24/03/2017

Photos. Vidéos. Bernard Cazeneuve a planté un "Magnolia kobus" à Matignon !

Photos. Vidéos. Bernard Cazeneuve a planté un "Magnolia kobus" à Matignon !

Le mercredi 22 mars 2017, le jardin de Matignon s'est enrichi avec le 14e arbre des Premiers ministres, celui de Bernard Cazeneuve, qui a planté du magnolia kobus.

Le jardin de Matignon est situé derrière l'hôtel, il se compose d'une immense pelouse savamment entretenue, bordée d'une double allée de tilleuls. Sa particularité réside dans la présence de très beaux arbres, qui créent une série de jardins dans le jardin.

D'une taille de trois hectares, il est le plus grand parc privé de Paris, et sans doute parmi les plus beaux. Il fut d'abord dessiné en 1724 par Claude Desgots, petit-neveu de Le Nôtre, lors de la construction de l'hôtel (qui n'appartient à l'État que depuis 1922). Il fut ensuite remanié, en 1902, par Achille Duchêne.

Pour son «arbre de Premier ministre», Bernard Cazeneuve a choisi un magnolia à floraison précoce, un «symbole de fidélité». Pour perpétuer la tradition initiée par Raymond Barre, l'ancien maire de Cherbourg a choisi un «magnolia kobus» ou magnolia de Kobé, originaire du Japon, un des premiers magnolias à fleurir au printemps.

Planter l'arbre de son choix dans le superbe jardin de Matignon est une tradition inventée par Raymond Barre et suivie par tous les locataires de Matignon depuis, à l'exception de Jacques Chirac lors de son deuxième passage au 57 rue de Varenne (1986-1988), pour la première cohabitation avec François Mitterrand, n'a pas sacrifié à la tradition.

En 1992, le jardinage a même été intense à Matignon. Edith Cresson, qui était restée un peu plus de 10 mois au poste de Premier ministre, avait planté un arbre aux quarante écus, également connu sous le nom de Ginkgo Biloba. Selon le site du Jardin des Plantes, l'arbre doit son nom à un botaniste montpelliérain qui, en 1788, «acheta 5 plants de cet arbre à un collègue anglais pour la somme faramineuse de 40 écus d'or chaque plant».

Quelques mois plus tard, la même année, c'est un nouveau Premier ministre, Pierre Bérégovoy, qui plante un tulipier de Virginie. En 1994, son successeur de droite, Edouard Balladur, choisit un érable argenté, originaire d'Amérique du Nord.

Alain Juppé, lui, se tourne vers l'Est, lorsqu'il plante en 1996 un cercidiphyllum, arbre d'origine asiatique. Lionel Jospin, l'année d'après, apparaît tout sourire, pelle en main, lorsqu'il creuse la terre pour installer son orme.

En 2002, Jean-Pierre Raffarin a opté pour un parrotie de Perse, dont le nom vernaculaire l'a sans doute inspiré : l'arbre de fer, ainsi baptisé pour la dureté de son bois, souligne le Jardin des Plantes. Dominique de Villepin, en 2005, a choisi un chêne pédonculé. François Fillon, en 2007, a choisi un cornouiller des pagodes.

 

Cinq ans plus tard, Jean-Marc Ayrault a planté un magnolia grandiflora, dont Matignon avait souligné à l'époque que l'espèce est arrivée en France il y a trois siècles... par le port de Nantes, la ville dont Jean-Marc Ayrault fut le maire pendant 23 ans.

A Matignon, les arbres des Premiers ministres successifs sont plantés à différents endroits du parc. Tous les arbres plantés sont toujours debout, assure-t-on à Matignon. Manuel Valls avait choisi, comme Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Dominique de Villepin, un chêne. Il s'agit d'un chêne fastigié qui ressemble à un cyprès !

 

 

 

19:23 Écrit par Freddy Mulongo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

22/03/2017

RDC: 2017-2006, 11 ans que "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, censeur et prédateur, a privé les Congolais d'un débat JP Bemba-Alias Jo Ka !

RDC: 2017-2006, 11 ans que "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, censeur et prédateur, a privé les Congolais d'un débat JP Bemba-Alias Jo Ka !

Avec bonheur, je couvre la campagne présidentielle en France pour Réveil FM International. C'est claire ma tête et mon esprit,les différences entre la gauche, la droite, l'écologie, l'extrême droite...j'ai appris à découvrir, apprécier le programme de chaque candidat surtout le quinté des favoris de la prochaine élection présidentielle. Hier soir j'étais vraiment heureux de vivre à Paris, la ville lumière, dans cette douce France, mon pays d'adoption. Les principaux candidats à la présidentielle se sont affronter dans l'arène, sans coups de poings et pieds. Les idées priment à la place des muscles ni kalachnikov. Après le débat, aucun journaliste qui a posé des questions aux candidats n'a été interpellé ni arrêté ni jeté en prison.

Cinq candidats sont montés sur le ring:

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la 6è République contre la Monarchie présidentielle. Pour le Président de la France Insoumise, à la verve facile, il est temps de changer de logitiel politique.

Emmanuel Macron, candidat d'En Marche, légitime dans ce premier grand débat qui est aussi sa "Primaire". Le plus jeune de tous est un vieux briscard qui ne s'est pas laissé faire. "Madame Le Pen. Je ne vous fais pas parler. Je n'ai pas besoin d'un ventriloque ". Nocice dans l'exercice de débat, Macron a servi de punching-Ball aux quatre autres mais a bien résisté et ena étonné plus d'un. Décidement, "Vous vous ennuyerez sans moi" a-t-il lancé à ses débateurs !

François Fillon, candidat des Républicains, avec ses casseroles retentissantes, mis en examen pour détournements de fonds publics...L'ancien Premier ministre, plus expérimenté, plus matois sans modestie assure que lui aurait une majorité parlementaire s'il était élu président.

Benoit Hamon, le breton qui n'a pas la nuque raide est allé chercher Macron dans son coin. Il a mis Macron en demeure de s'engagger à faire la lumière sur le financement de sa campagne avec ses gros donateurs. Il s'attaque à Macron qui fait exposer le parti socialiste.

Marine Le Pen sa marque de fabrique ses invectives. Programme du répli de soi, anti-européen, anti-immigrés, pro-rétablissement des frontières...

En République démocratique du Congo, même la bêtise, on la fait mal. Etre le singe de l'autre n'est pas facile. Nous sommes en 2002 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à l'issue du fameux dialogue Inter-congolais à Sun-City un gouvernement 1+4=0 des profito-situationnistes, politicailleurs, criminels et seigneurs de guerre est mis en place. Un gouvernement blancherie des pillards, voleurs, bandits de grand chemin...Après avoir usé et abusé des armes contre les populations civiles, ils sont contraints de gouverner ensemble. Ils se tiennent tous à la barbichette.

Placé à la tête de la Haute Autorité des Médias, une institution d'appui à la démocratie, par Alias Joseph Kabila, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi devint un grand prédateur de la liberté de la presse en République démocratique du Congo. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga Mutuishayi, le chauve de Ngaba fut un deal avec Hippolyte Kanambe Kazembere Alias Joseph Kabila : Museler, baîlloner des journalistes, médias et opposants durant la transition, surtout ne pas organiser le débat démocratique inscrit dans la Constitution de transition entre les deux candidats arrivés en lice, en occurrence Jean-Pierre Bemba-Alias Jo Kabila. Le débat devait être radio-télévisée par tous les médias à travaers la République. Ventriote, Modeste Mutinga Mutuishayi priva 65 millions de congolais d'un débat démocratique pour un enrichissement personnel.

Élection Louis Michel 2006, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi convoque les responsables des médias dans l’enceinte de la Monuc, ils sont contraint de signer un "contrat de bonne conduite" devant les Ambassadeurs de la CIAT. C'est bien Johan Swinnen, l’ancien Ambassadeur de la Belgique en RDC qui est derrière Modeste Mutinga Mutuishayi et derrière Kimpolongo de la RTNC, Roger Meece, ancien ambassadeur des Etats-Unis. Dans quel pays a-t-on vu des ambassadeurs porter caution à la répression contre les médias et s'immiscer dans les affaires de la presse ? Réveil FM n'a jamais posé sa signature sur un code bidon de "Bonne conduite". Photo Réveil FM, archives

Lors des élections Louis Michel 2006, fourbe, roublard et grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi excella dans un autocratisme Brejnevienne. En toute impunité, la Haute Autorité des Médias (HAM) devint le bras armé d'Alias Joseph Kabila, distribuant des sanctions à la pelle aux journalistes, médias et acteurs politiques de l'opposition. On compris très vite que l'arriviste et parvenu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi roulait pour Alias Joseph Kabila pour bâillonner et museler les journalistes et médias congolais. Prédateur de la liberté d'expression, celui qui devint l'autocrate de la HAM, dans son deal avec Joseph Kabila avait négocié son parachutage au Sénat comme Rapporteur. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, le Matador contre la liberté de presse en République démocratique du Congo, l'ogre de la HAM avait pu quitter la maison familiale de Ngaba-Makala pour se construire plusieurs villas dans la capitale villa à Mbinza et un appartement à la Gombé.

corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutunga Mutuishayi a retrouvé ses anciens réflexes de gendarme de Mobutu: méthodes de flicages, accusations fortuites des confrères auprès de services, médisances, livraison des journalistes à l'ANR...Sous le rire narquois de Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est un pitbull tueur et corrompu qui s'y est caché. Venant de la presse écrite sans aucune notion de l'audiovisuel, on aurait pensé dans l'esprit de la confrérie que Modeste Mutinga Mutuishayi serait proche des journalistes et médias. Erreur, l'homme de Ngaba-Makala s'est révélé être un prédateur de presse, avec sa HAM, étouffoir des libertés, il a muselé des journalistes, bâillonné des médias.

Kinshasa, le vendredi 28 juillet 2006, la Haute Autorité des Médias (HAM), institution la plus controversée, scélérate a été saccagée, pillée et incendiée par les Congolais furieux. Photo Réveil FM, archives

Pour s'assurer que son contrat avec Jo Ka allait être respecté, l'orgre et chauve de la HAM ne savait pas "déléguer", il lisait tout seul ses farfelues suspensions des journalistes et des médias, des acteurs politiques etc. Par manque de pédagogie et la volonté de personnaliser à outrance le pouvoir de la HAM, institution d'appui à la démocratie qui devint folle et anti-démocratique. D'ailleurs, les suspensions étaient lues à la RTNC et les chaines privées sans au préalable que les intéressés soient signifiés. Un confrère avait même appris sa suspension en écoutant la radio dans un taxi à Kinshasa.

La photocopieuse de la fameuse et défunte HAM.

La volonté de dominer voire d'écraser les journalistes était manifeste dans le chef de Modeste Mutinga Mutuishayi, lui qui n'avait rien eu de Mobutu ni de M'zée Laurent-Désiré Kabila, il avait une chance inouïe avec le Kadogo. Censeur et prédateur de la liberté de presse, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est passé à côté de l'histoire. Il est bon pour la poubelle de celle-ci. "Momo" aurait dû organiser le premier débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition. En voyant son pauvre ventre, en se faisant corrompre pour museler journalistes, médias et opposants pour sefaire nommer Rapporteur au Sénat, le chauve de Ngaba demeurera dans l'histoire du Congo comme l'un des insconscient de la République.

Les dossiers éparpillés, sans doute aussi des BI que la HAM transmettait à l'ANR contre des journalistes, médias et acteurs politiques.

La notion de pouvoir, sa lecture , sa compréhension chez une partie de l’intelligentsia congolaise sont empreintes d'un caractère "féodal". La féodalité ayant pour faculté dans l'existence sociétale de générer le rapport "Dominant- Dominé" et non pas citoyen ni républicain. Les Bantous disent:"Un chef qui crie pour se faire entendre ce qu'il lui manque quelque chose". L'autoritarisme affichait par certains hauts fonctionnaires en République démocratique du Congo est le signe patent du complexe les habitant. Il est révélateur du déficit argumentaire du détenteur de la petite parcelle du pouvoir face a son contradicteur. La culture de l'excellence a pour terroir le choc des idées. N'est pas chef ni autorité celui qui use des stratagèmes liberticides, qui étouffe " les vérités" des autres; car personne n'a de science infuse. L' abus de pouvoir est la concaténation d'une conception dégénérative du pouvoir. Museler les autres devient ainsi facteur et vecteur d'affirmation de sa toute puissance, preuve de "Haute" autorité.

 

Les cinq (5) Institutions d’appui à la démocratie en République démocratique du Congo (RDC) sont prévues au Chapitre II de la Constitution de transition promulguée le 04 avril 2003.

Aux termes de l’article 154, les Institutions d'appui à la démocratie sont la Commission électorale indépendante, l'Observatoire national des droits de l'Homme, la Haute autorité des médias, la Commission vérité et réconciliation et la Commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption.

« Les Institutions d'appui à la démocratie ont pour mission de garantir la neutralité et l'impartialité dans l'organisation d'élections libres démocratiques et transparentes ; d'assurer la neutralité des médias ; de consolider l'unité nationale grâce à une véritable réconciliation entre les Congolais ; de promouvoir et de protéger les droits de l'Homme ; de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines », dispose l’article 155.

Elles « jouissent de l'indépendance d'action entre elles et par rapport aux autres institutions de la République » et « disposent de la personnalité juridique » (article 156).

« Les Institutions d'appui à la démocratie sont présidées par les représentants de la Composante +Forces Vives+, conformément aux dispositions pertinentes de l'Accord global et inclusif. Les autres Composantes et Entités du Dialogue inter-congolais font partie de leurs bureaux respectifs » (article 157). «Les Présidents des Institutions d'appui à la démocratie ont rang de « Ministre», conformément au prescrit du point V 4 c de l'Accord global et inclusif », (article 158).

Selon l’article 159, « les Présidents et les membres des Institutions d'appui à la démocratie sont désignés pour toute la durée de la transition ».

Les Institutions d'appui à la démocratie sont régies par les lois suivantes :

1. Loi n° 04/009 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante (5 juin 2004)

2. Loi n° 04/017 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Haute Autorité des Médias (30 juillet 2004)

3. Loi n° 04/018 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Vérité et Réconciliation de RDC (30 juillet 2004)

4. Loi n° 04/019 portant organisation, attributions et fonctionnement de l’Observatoire National des Droits de l’Homme (30 juillet 2004).

5. Loi n° 04/020 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission de l’Ethique et de la Lutte Contre la Corruption (30 juillet 2004)

La Haute Autorité des Médias-HAM

Aux termes de l’article 9 de la organique la créant, la Haute Autorité des Médias a pour missions, notamment de :

Garantir la neutralité et l’équité des médias publics vis-à-vis des forces politiques et sociales, notamment lors des consultations politiques et électorales; - Réguler le secteur des médias publics et privés commerciaux, confessionnels, associatifs et communautaires ;

Mener, en cas de conflit des actions de médiation entre les différents protagonistes intéressés et intervenants dans le domaine des médias ;

Veiller à la conformité des productions des radios, des télévisions et de la presse écrite aux lois de la République et l’éthique.

Dans l’accomplissement de ses missions, la Haute Autorité des Médias a été responsabilisée pour les tâches spécifiques suivantes :

Veiller au respect de la loi sur les modalités de l’exercice de la liberté de la presse tant écrite qu’audiovisuel, en République Démocratique du Congo ;

Veiller au développement technique et à l’accès des Médias congolais aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ;

Conseiller le Gouvernement par des avis techniques à priori etlou à posteriori sur toutes les matières concernant les médias audiovisuels, notamment dans l’attribution des fréquences, et s’assurer du respect des Cahiers des charges par les opérateurs du secteur ;

Veiller à la diffusion dans les médias de la culture de la paix, de la démocrate, et des informations favorisant le développement socio-économique ;

Œuvrer pour la production des émissions, des programmes, des documentaires éducatifs et d’articles des journaux qui respectent les valeurs humaines, notamment la dignité de la femme, de la jeunesse, des personnes fiées et celles défavorisées ou vivant avec handicap ;

Amener la presse à observer son propre code d’éthique et de déontologie ; - Encourager la corporation de la presse à assurer son professionnalisme en formant et en recyclant ses membres ;

Promouvoir la Culture de l’excellence ; - Élaborer son Règlement Intérieur ; - Déposer à l’Assemblée Nationale et au Sénat un rapport financier et d’activités semestrielles ;

Assurer la coordination entre les organisations - internationales du secteur des médias sur le plan technique et les opérateurs nationaux.

L’Assemblée Plénière, organe de décision de la Haute Autorité des Médias, comprend 21 membres. Le Bureau, son organe d’exécution et de gestion, est composé de 8 membres dont un Président, trois Vice-Présidents, un Rapporteur et trois Rapporteurs Adjoint désignés par les Composantes et Entités du Dialogue Intercongolais.

La Haute Autorité des Médias est constitué de Commissions spéciales, organes techniques chargés de traiter des questions spécifiques ayant trait à ses missions. Elle dispose d’une représentation dans chaque province.

02:14 Écrit par Freddy Mulongo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

21/03/2017

Présidentielle 2017: Le Premier Grand Débat de 3h20, des 5 candidats en tête dans les sondages: "Mélenchon, Le Pen, Macron, Hamon, Fillon" sur onze !

Présidentielle 2017: Le Premier Grand Débat de 3h20, des 5 candidats en tête dans les sondages: "Mélenchon, Le Pen, Macron, Hamon, Fillon" sur onze !

Les médias, spécialistes et bouches autorisées disaient que Macron a tout à perdre dans ce débat. Mais hier soir, le candidat d'En Marche a fait face aux coups surtout qu'il est le candidat à dégommer. A la fin du débat, Emmanuel Macron est jugé le plus convaincant à 26% par les téléspectateurs devant Jean Luc Mélenchon à 20%, Francois Fillon et Marine le Pen à 19% et Benoît Hamon à 11%.

Marine Le Pen mise face à ses incompétences techniques, son agressivité, et ses mensonges. Elle est apparue à la fois faible en arguments et pugnace en invectives. Peu présidentielle, trop vindicative. Marine Le Pen vraiment faible à tout coller sur le dos de l'Europe. elle prend la présidentielle pour un référendum.

Sobre, François Fillon droit dans ses bottes, trop sûr de son programme, un peu éteint mais toujours là.

Puncheur, Jean-Luc Mélenchon avec un vrai talent de débatteur, authentique à souhait. Il a été le plus lyrique, le plus littéraire, le plus utopiste, le plus romantique et révolutionnaire.

Tatillon et Modrant, Benoît Hamon a été plus irrégulier. Le candidat du PS n'a pas ménagé ses coups. Sa cible préférée Emmanuel Macron, qui menace d'imploser sa famille socialiste.

Très scolaire, Emmanuel Macron est là tel un vieux briscard alors qu'il n'a que 39 ans, il est le plus optimiste et volontariste.

Pendant plus de trois heures, le quinté des favoris de la prochaine élection présidentielle a debattu ce lundi soir sur TF1, une première avant un premier tour dans l'histoire de cette élection. Articulé autour de trois grands thèmes, «Quel modèle de société?», «quel modèle économique?» et «quelle place pour la France dans le monde?», il a été le théâtre de quelques belles passes d'armes.

 

00h25. Le débat est terminé

00h20.

C'est l'heure de la conclusion pour les candidats.

François Fillon commence : "Mes chers compatriotes l’enjeu de cette élection, c’est l’alternance. je suis le seul candidat qui peut la rendre possible. Entre la révolution des extrêmes ou la conduite par d’autres moyens de la politique de François Hollande je suis le seul à vous proposer un vrai changement pour le redressement de notre pays. je suis le seul qui pourra disposer d’une majorité cohérente et stable."

Benoît Hamon : "Je vous propose un vote utile, un vote qui vous est utile, utile à vos enfants et à vos petits-enfants. Nous avons pris l'habitude depuis longtemps de voter contre, par dépit, par déprime. Je vous propose de voter pour."

Marine Le Pen : "Je vous propose de vous rendre compte que la plupart des promesses prononcées ce soir ne pourront pas être mise en place, à cause de l'Europe, qui empêche de mettre en place des mesures de bon sens. Vous, Français, vous avez le droit de décider pour vous-mêmes."

Jean-Luc Mélenchon : "Le monde entre dans une saison des tempêtes, au sens propre, avec le changement climatique, et au sens figuré avec les montées des guerres. Nous ne pouvons pas affronter cette situation les pieds liés par les pouvoirs de l'argent."

00h05. Dernière question, et pas la plus simple : comment éviter un nouvel attentat?

Jean-Luc Mélenchon : "Aujourd’hui les actes terroristes sont pour l’essentiel le fait de l’islamisme politique. Dans tout ça la religion est un prétexte. Que faire ? Premièrement, arrêter les guerres. Deuxièmement, apprendre à se passer de gaz et de pétrole. Troisièmement, combattre l’ennemi là-bas."

Benoît Hamon : "Il faut arrêter les partenariats avec des pays comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. Nous devons avoir une position beaucoup plus centrale dans la capacité à discuter avec les acteurs du monde chiite, sunnite de façon à ne pas nous retrouver embarqués."

Marine Le Pen : "Je ne vois pas comment on peut se préserver des terroristes quand on ne sait pas qui entre sur notre territoire. Tout n'a pas été fait, c'est le moins qu'on puisse dire, pour mener la guerre contre le terrorisme islamique."

François Fillon : "C'est une guerre de longue durée qui va nous occuper dans la décennie qui vient, voire plus, et qui nécessite l'alliance que j'évoquais plus tôt [avec la Russie]."

Emmanuel Macron : "Personne ne peut dire qu'il garantit qu'avec lui ou elle il n'y aura pas de nouvel attentat."

23h45. Le troisième et dernier grand thème est abordée : la place de la France dans le monde

Benoît Hamon : "Toute intervention militaire de la France à l'étranger doit se faire dans un mandat des Nations unies."

François Fillon : "Personne ne doit décider à notre place. Beaucoup proposent des défenses européennes, si ça avait existé pendant la guerre en Irak, on aurait dû aller faire la guerre là-bas alors que Chirac avait dit non. J'ai beaucoup aimé Chirac."

Jean-Luc Mélenchon : "Vraiment, le monde est devenu dangereux. (...) Il faut faire une conférence de la paix en Europe, car toute l'insécurité en Europe vient du fait que quand l'empire soviétique s'est effondré, personne n'a discuté les frontières. La frontière entre la Russie et l'Ukraine, où est-elle ? La décision du bureau politique de Khrouchtchev, ou celle de Vladimir Poutine ?"

François Fillon : "Il faut beaucoup moins engager les armées que vous ne l'avez fait avec votre président [Hollande]. La France, c'est la France, elle ne peut pas assumer toutes ces responsabilités-là, elle doit partager le fardeau avec les autres pays européens. Les Allemands ne peuvent pas rester assis sur leurs excédents budgétaires regarder les soldats français risquer leur vie au Sahel."

Emmanuel Macron : "Le mandat que m'aura donné le peuple français sera de défendre son indépendance et sa sécurité."

Marine Le Pen pouffe : "Son indépendance ?"

Marine Le Pen : "Vous arrivez à parler sept minutes, je suis incapable de résumer votre pensée, vous n'avez rien dit ! C'est le vide sidéral !"

Emmanuel Macron : "Contrairement à vous, je ne veux pas pactiser avec Poutine, je veux une politique française forte mais responsable, contrairement à vous, une France forte mais dans l'Europe !"

23h40. Les candidats sont interrogés sur la santé

Benoît Hamon : "Les maladies chroniques, elles sont liées à nos modes de vie. Elles peuvent être évitées par des politiques environnementales qui s’attachent à ce qu’on interdise les perturbateurs endocriniens que l’on trouve dans les produits de consommation courante."

Jean-Luc Mélenchon : "Il faut faire une Sécurité sociale intégrale en finançant 100% tous les besoins de santé. On sait le financer, si on rapatrie dans la Sécu les complémentaires."

François Fillon : "La priorité, c'est de débureaucratiser notre système de santé et de remettre les médecins généralistes au coeur du dispositif."

Emmanuel Macron : "On soigne bien, mais on prévient mal. C'est pour ça que j'ai souhaité que dans les écoles et les entreprises, les étudiants en santé viennent faire un trimestre pour prévenir les risques."

Marine Le Pen : "Il y a un gaspillage incroyable en ce qui concerne les médicaments. J'ai eu trois enfants, la mère de famille que je suis aurait pu ouvrir une pharmacie tant j'en avais à leurs 18 ans. Je veux préserver la sécurité sociale, je suis étonné que Monsieur Fillon ait renoncé à son idée de la privatiser."

23h30. Quelle retraite pour les Français ?

Jean-Luc Mélenchon : "J'abaisse l'âge de la retraite à 60 ans avec 40 annuités, car je trouve incroyable qu'on soit revenu au niveau où on était quand on les a créées en 1910."

Marine Le Pen : "Si les retraites vont mal, c'est parce que vous n'avez pas réussi à créer de l'emploi dans notre pays. (...) On ne cesse de faire des réformes pour allonger la durée de cotisation, mais l'espérance de vie en bonne santé a tendance à reculer."

Et là, François Fillon se réveille : "Le programme de Madame Le Pen sur les retraites, c'est le programme commun de la gauche de 1981."

Emmanuel Macron : "Ce qui est proposé par François Fillon, c'est de faire des économies sur celles et ceux qui sont en âge de partir, donc des économies sur le dos des Français. Je ne propose pas de faire la énième réforme qui consiste à bouger l'âge de départ, je propose une réforme en profondeur comme dans les pays scandinaves. Tout le monde n'a pas les mêmes droits. Je veux qu'un euro cotisé donne droit aux mêmes droits, quelle que soit votre situation."

23h20. Marine Le Pen attaquée par Fillon et Macron sur la sortie de l'Euro.

C'est François Fillon qui commence à s'attaquer à la présidente du FN : "Le vrai serial-killer du pouvoir d'achat des Français, c'est madame Le Pen avec la sortie de l'euro. (...) On ne sort pas de la monnaie européenne pour une aventure qui aboutirait à la ruine des emprunteurs et des épargnants."

Réponse de Marine Le Pen : "C'est ce qu'on appelle le projet peur, comme avant le Brexit ou avec l'élection de Donald Trump. Les résultats de la Grande Bretagne sont formidables !"

Emmanuel Macron décide alors d'entrée dans la mêlée : "Et tout ceux qui voulaient le Brexit se sont carapatés et n'ont pas voulu être au pouvoir."

23h10. L'émission pose la question des impôts et recentre le débat sur le "ras-le-bol" fiscal de Français

Benoît Hamon commence et évoque sa mesure phare, largement détricotée depuis la primaire de la gauche : "La seule idée innovante de cette campagne électorale, c'est le revenu universel. Comment augmenter le pouvoir d'achat et relancer votre économie."

François Fillon : "Il faut que l’économie française ne passe plus massivement sous le contrôle de pays étranger. Je veux aussi baisser les charges sur les salaires pour augmenter le salaire net. Je veux aussi rétablir l’universalité des allocations familiales."

Emmanuel Macron : "Je ne suis pas favorable au revenu universel. L'idée est belle, mais pas raisonnable et pas réaliste. A la fin, quelqu'un paiera l'addition, et [ça se soldera par] plus d'impôts. La taxe d'habitation est injuste, payé par les ménages sans tenir compte de leurs revenus, et beaucoup plus chère dans la France périphérique."

23h. Les candidats s'écharpent de manière confuse sur le travail

François Fillon : "Monsieur Macron et Monsieur Mélenchon sont d'accord, on ne sait pas sur quoi, ce sont des mots, un 'salaire décent', il n'y a pas de chiffres, on ne sait pas comment on y arrive."

Benoît Hamon : "Vous avez été premier ministre pendant cinq ans, et vous avez échoué gravement. Laissez nous expérimenter !"

François réplique : "On a deux ministres de François Hollande, et eux ont échoué gravement. Cette façon de présenter l'Allemagne comme un épouvantail, c'est une façon de nier la réalité."

Marine Le Pen, très en retard dans son temps de parole, voit un boulevard s'ouvrir devant elle : "Je ne voulais pas intervenir dans ce débat d'ultralibéraux. Chacun propose une loi El Khomri puissance 1.000 qui montre aux Français à quelle sauce ils vont être mangés. Le trou de la sécurité sociale, c'est de la faute des malades qui devraient arrêter de se soigner, c'est là où Monsieur Fillon a failli arriver. Je ne sais pas où il se trouve aujourd'hui."

22h50. Le débat reprend sur les questions économiques et sociales après une pause publicitaire

François Fillon : "La situation est inexplicable. PLus il y a d’heures travaillées, plus il y a de pouvoir d’achat et conduire leurs projets. Je veux donner la liberté de négociations dans les entreprises. Donnons la liberté aux Français."

Emmanuel Macron : "Je ne propose pas de supprimer les 35h dans la loi car la réalité est différentes suivant les entreprises. Si le problème fondamental de l’économie française était là, j’ose espérer que vous les auriez supprimées lorsque vous étiez Premier Ministre, Monsieur Fillon. Je ne propose pas le Far West, je propose que [la durée du travail] soit négociée. C'est de la souplesse, c'est de la liberté."

Benoît Hamon : "Penser le nouveau pilier de notre protection sociale: le revenu universel, comme voulu par le Conseil National de la Résistance. Je serai le candidat du travail, de la feuille de paie, et d'une rémunération décente par rapport au travail. Et le revenu universel permettra d'augmenter de 200 euros le revenu sans toucher au niveau du smic." Jean-Luc Mélenchon : "Je mets 100 milliards d'investissements dans les secteurs du futur, la mer, les énergies renouvelables, 300 000 emplois de chaque côté et on revient au plein emploi." Et le candidat de la France insoumise d'interpeller François Fillon : "Arrêtez de dire qu'on ne travaille pas en France. Vous connaissez le nombre d'heures de travail en Roumanie ?"

Réponse du candidat de la droite : "On ne se compare pas à la Roumanie, mais à la Hollande, à l'Allemagne, au Danemark."

Jean-Luc Mélenchon : "Quand vous êtes au smic, vous estimez que vous avez de la chance d'avoir un emploi, mais vous êtes 100 euros au-dessus du seuil de pauvreté."

Emmanuel Macron répond aussi à Jean-Luc Mélenchon : "Vous avez de beaux principes, mais ils ne défendent plus. je suis pour le salaire décent. Je veux que les heures sup' soient rémunérées."

22h35. Le débat se porte maintenant sur l'écologie, et la question du nucléaire

Benoît Hamon : "Il faut investir dans les énergies renouvelables." François Fillon : "Je veux réconcilier la croissance et l’environnement. On a une énergie nucléaire moderne et sûre. Il faut développer les filières d’énergie renouvelable."

Emmanuel Macron : "Il faut réduire notre dépendance au nucléaire mais le faire de façon responsable économiquement. Pour la pollution de l’air: dans les déplacements, il faut rapprocher la fiscalité du diesel et de l’essence. Je propose une prime à l’achat d’un véhicule moins polluant que l’ancien."

Marine Le Pen : "On a poussé les familles modestes à acheter du diesel, et maintenant on leur tape dessus pour leur dire d'acheter autre chose."

22h25. Question moralisation de la vie publique désormais

Benoît Hamon : "La transparence sur le financement des campagnes politiques me parait indispensable pour éclairer car je l’ai dit en introduction tout à l’heure. par l’expérience que j’ai de l’exercice du pouvoir, pour avoir été ministre j’ai pu mesurer combien était fort le poids de ces lobbies."

François Fillon : "Je mettrai en place cette commission qui sera chargée de faire des propositions sur la prévention des conflits d’intérêts et la transparence."

Emmanuel Macron : "Comment on lutte contre les lobbies ? Qu'on s'assure qu'aucun parlementaire ne soit rémunéré ou ait des intérêts alors qu'il a en charge de faire la loi. (...) Enfin de rendre transparente la rémunération des parlementaires. En interdisant d'embaucher un membre de sa famille."

Jean-Luc Mélenchon : "J'ai admiré vos pudeurs de gazelles, quand on dit que la campagne a été polluée par vos affaires d'argent. Nous trois on a rien à voir avec tout ça, ne nous mettez pas dans le même sac. Les électeurs pourraient récompenser les vertueux et châtier ceux qui le sont moins."

Marine Le Pen : "Cette campagne présidentielle a un avantage. Elle fait découvrir aux Français qu'un certains nombres de candidats défendent l'intérêt de grands groupes. (...) Il y a quelque chose qui me choque, car certains sont concernés, c'est ce qu'on appelle le pantouflage. On est fonctionnaire, on devient banquier..."

Emmanuel Macron : "Ca c'est encore pour moi. Heureusement que je suis là. Je ne vais pas répondre aux attaques ad hominem. Mais il y a une justice indépendante dans notre pays, elle fera son office."

22h20. Macron et Hamon s'écharpent sur le financement de la campagne

Emmanuel Macron, qui se sent visé par les propos de Benoît Hamon : "Je pense que c'est pour moi, donc je vais répondre. J'ai lancé un mouvement nouveau, qui ne vit pas des subventions publiques, car nous n'avons pas d'élu. Ma campagne est financée dès le premier jour par des dons de personne physiques, aucun lobby ne donne. Toutes ces personnes ont donné leur nom à une commission nationale qui vérifie les noms. 32 000 personnes ont donné, le don moyen, c'est 50 euros." S'ensuit alors un échange entre les deux candidats :

Hamon : "Pouvez vous prendre l'engagement dans les personnes qui ont donné, il n'y a pas de cadre de l'industrie pharmaceutique, pétrolière et chimique ?"

Macron : "L'identité des donateurs est protégée."

Hamon : "Je vous fais confiance, mais quand il s'agira de prendre des engagements, il ne faudra être tenu par les gens qui ont financé votre campagne."

Macron : "J'en prends l'engagement."

Jusqu'à ce Mélenchon s'introduise encore dans le débat : "Tiens, il y a un débat au PS."

22h10. Les candidats sont interrogé sur leurs réformes des institutions

Jean-Luc Mélenchon : "Oui, je veux abolir la monarchie présidentielle, qui a trompé les Français à plusieurs reprises. Les Français contestent l’autorité. Notre peuple peut se refonder en refondant sa Constitution. Je veux abolir la monarchie présidentielle. Je propose le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc."

Marine Le Pen : "Le référendum d’initiative populaire est une promesse de Nicolas Sarkozy qu’il n’a pas pu tenir. Les politiques ont transféré leur pouvoir à l'Union européenne. Le peuple est souverain, il faut qu’il reprenne le pouvoir. Moi j'aime bien la Ve République, Jean-Luc Mélenchon, je trouve qu'elle fonctionne bien."

Benoît Hamon : "Je suis favorable à un 49.3 citoyen. Si 450 000 personnes le demandent, un thème peut être abordé à l'Assemblée nationale. Je veux que les citoyens puissent faire irruption dans la démocratie, et pas que tous les cinq ans. Je tiens à ce que sur la moralisation de la vie publique, nous soyons intransigeants sur le poids des lobbies et de l'argent. La clarté avec laquelle nous montrerons que nous n'avons pas de don de gens appartenant à des grands groupes, qui ne peuvent pas nous lier pour demain."

22h05. Attaqué sur le burkini, Macron répond vertement à Le Pen

Marine Le Pen a décidé de s'en prendre au candidat d'En marche ! : "Il y a quelques années, il n'y avait pas de burkini sur les plages, je sais que vous êtes pour Monsieur Macron". Emmanuel Macron répond qu'il n'est "pas ventriloque", et qu'il n'aime pas qu'on le fasse parler. Il enchaîne ensuite que c'est "un problème public", en montant dans les tours niveau vocal. Il continue : "Vous mentez aux Français en déformant la vérité Madame Le Pen".

Jean-Luc Mélenchon s'immisce alors dans le débat : "Vous ne pouvez pas établir une police des vêtements dans la rue. Vous avez l'intention d'interdire les gens aux cheveux verts ou aux jupes trop courtes."

François Fillon tente alors de reprendre la parole : "C'est un débat entre Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon ou on peut parler ?"

22h. Le thème de la laïcité est maintenant abordée

Emmanuel Macron : "La laïcité, c'est ce qui protège, et ce qui permet de croire et de ne pas croire."

Jean-Luc Mélenchon : "Je suis pour une laïcité respectée au plus haut niveau de l'Etat, avec les responsables politiques qui évitent de montrer leur sympathie pour telle ou telle religion au niveau local. (...) Encore faudrait-il que la laïcité ne serve pas de prétexte pour s'en prendre aux musulmans."

Benoît Hamon : "Je suis pour la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi 1905. (...) Son article 31 permet de punir toute personne qui vous oblige à croire ou à ne pas croire."

Marine Le Pen : "La laïcité n'a été contestée par personne depuis un siècle, jusqu'à la montée du fondamentalisme islamiste depuis un certain nombre d'années, si on ne le dit pas, on ne regarde pas réalité en face."

21h50. On passe aux questions sur l'immigration et la crise migratoire

Emmanuel Macron : "Il faut avoir une politique réaliste en matière migratoire et faire notre devoir. Le problème, c'est l'immigration illégale. Il faut donc avoir une vraie politique de reconduite à la frontière. (...) Je propose de raccourcir la procédure d'asile et les recours, pour qu'en moins de six mois, le titre de séjour soit délivré ou pas."

François Fillon : "J'ai un désaccord profond avec Emmanuel Macron qui à Berlin a félicité Merkel pour la politique qu’elle a conduite ajd critiquée par ses propres amis en Allemagne. il y a une partie de ces hommes et femmes qui fuyaient la guerre en Syrie mais l’immense majorité de ces hommes et femmes fuient la pauvreté et viennent de toutes les régions du monde."

Benoît Hamon : "La proportion d’étrangers en France est stable depuis les années 1930. Et il y a des problèmes dès lors que subsiste l’immigration clandestine. Mais 200.000 entrées et plus de 150.000 qui repartent."

Jean-Luc Mélenchon : "une limite aux illégaux ? et comment vous les comptez. c’est une vieille discussion. Pn propose des épuisettes qui ont des trous dedans. Vous pouvez inventer des quotas, des tickets. vous le jetez à la mer ? vous le frapper ? Ce n’est pas sérieux. Moi je suis un enfant d'immigrés, [mes parents] sont partis de misère."

Marine Le Pen : "Je veux arrêter l’immigration légale et illégale. Je le dis je l'assume. Cela a fait dix ans, je le dis car je ne veux pas inquiéter les Français, que 200 000 étrangers entrent chaque année, et autant d'illégaux. Il faut avoir des frontières, car ce n'est pas la Grèce ruinée ou l'Italie submergée qui vont arrêter ces flux. Nous n'avons rien à leur offrir : sept millions de chômeurs et neuf millions de pauvres doivent concentrer toute notre énergie."

21h45. Faut-il abaisser la la majorité pénale à 16 ans, co pmme le propose Fillon ?

François Fillon parle en premier : "Chacun constate aujourd'hui qu'il y a des adolescents qui ont perdu tout contrôle. Des bandes attaquent des voitures de police, et je ne crois pas que la police de proximité y changera quelque chose. Quand Lionel Jospin avait créé cette police de proximité, la délinquance avait beaucoup augmenté."

Réponse d'Emmanuel Macron : "Plutôt que d'agiter des symboles qui ne régleront rien [abaisser la majorité pénale de 16 ans], on a une justice des mineurs, qui permettent des mesures coercitives dès l'âge de 10 ans."

Jean-Luc Mélenchon a acquiescé aux propos de Emmanuel Macron : "C’est une idée qui est très mauvaise. Le juge peut passer outre l’excuse de minorité. Nous avons à nous souvenir qu’un jeune de 16 ans est d’abord un jeune esprit."

Marine Le Pen : "Je me souviens d'avoir entendu Monsieur Fillon promettre d'abaisser la majorité pénale à 16 ans en 2006, on se demande pourquoi il ne l'a pas mis en place."

Benoît Hamon : "Être droguée aux pages faits divers, c'est une chose, mais aspirer à gouverner le pays, c'en est une autre", fustige le candidat socialiste qui vise Marine Le Pen.

21h35. On passe aux questions de sécurité et de justice

Marine Le Pen : "Aujourd'hui, notre police a besoin d'être réarmée, en effectif, et en matériel, car elle travaille dans des conditions déplorables. Mais aussi réarmée psychologiquement. Je suis pour la présomption de légitime défense des forces de l'ordre (...) face à de véritables milices factieuses."

François Fillon : "la première réponse que j'entends, c'est toujours plus d'effectif. Ce n'est pas la bonne réponse. Si elles sont mises en place, provoqueront la faillite de la France dont je parle depuis un moment."

Benoît Hamon : "Je rétablirai la police de proximité en créant 5000 postes mais je veux aller plus loin : attribuer une prime aux policers qui travaillent en zone de sécurité prioritaire. Comme dans l’éducation nationale. Il a dans certains territoires une forme d’hostilité. C'est la raison pour laquelle je veux expérimenter le récépissé de contrôle d'identité."

Jean-Luc Mélenchon : "La France se fait voler chaque année 85 milliards par les tricheurs du fisc, pour ne pas parler du reste. (...) Et il faut finir avec la clochardisation de la justice, dont on n'a pas parlé. Sur la police, les tableaux on les connaît. La société va mal ce n’est pas une découverte. Mais en l’espace de 10 ans nous avons voté 15 lois sécuritaires et personne n’a fait le bilan de l’efficacité des mesures votées alors que c’est une surenchère permanente. Il faut revenir à une logique de gardien de la paix, de la paix."

Emmanuel Macron : "Il faut raison garder. Il faut répondre au problème de l’insécurité, garder les proportions. Vouloir une situation de guerre civile, c'est semer la peur. Il y a une délinquance. Mais il y a aussi des personnes. Pour ma part, je propose de libérer du temps utile pour les policiers et de créer une police du quotidien, avec un pouvoir d’amende immédiat pour les petites infractions."

21h30. Hamon s'en prend à Le Pen aussi

Benoît Hamon : "La réalité de notre école, c'est quoi ? Ce n'est pas ce qu'entend de la part de Marine le Pen. La priorité de mon quinquennat sera de mettre la priorité du CP, CE1, CE2. C'est là que tout se joue (...) en recréant des postes."

21h30. Légère passe d'armes entre Mélenchon et Le Pen sur l'école

Marine Le Pen souhaite mettre l'accent sur les fondamentaux, plus que François Fillon assure-t-elle, et veut consacrer beaucoup de temps à l'apprentissage du français. Jean-Luc Mélenchon n'hésite pas à entrer dans l'arène et lui rappelle que toute l'école primaire se fait en français, quelle que soit la discipline.

21h20. Premier thème : l'éducation, quel modèle ?

François Fillon : "Ma priorité est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, dans lesquels j’inclue le respect. Deuxième priorité, que la fllière de l’apprentissage devienne central dans l’accès au marché du travail. Il faut que les enseignants acceptent un temps de présence à l’intérieur de l’établissement un peu plus élevé."

Emmanuel Macron : "Je veux remettre plus d’heures de cours pour les élèves en primaire. Il faut qu'on porte le nombre d’élèves par classe à 12 pour corriger les inégalités de départ. Je veux plus d’orientation à la fin du collège."

Jean-Luc Mélenchon, interpellé sur le nombre d'enseignants qu'il souhaite embaucher : "L'éducation, c'est devenu un problème de moyens, il ne faut pas tourner autour du pot. Je propose de verser une allocation d’étude aux jeunes qui font ce choix dès l’âge de 16 ans. Plus on partage le savoir, plus il y en a. Il faut que l’école soit totalement gratuite, même la cantine. Ce qui compte, et c’est à ça que sert l’école, c’est de se grandir."

 

21h07. "Quel président voulez vous être ?"

François Fillon, le candidat de la droite commence par critiquer l'organisation du débat de TF1 : "On est 11 candidats à l'élection présidentielle. Il y en a 5 ici. C'est un problème démocratique. Avec cette règle, je n'aurai pas pu être au débat de la primaire de la droite. Je tenais à le dire." Et d'enchaîner : "J'ai un projet que je mettrai en oeuvre avec une majorité cohérente et stable que je suis le seul à pouvoir obtenir."

Jean-Luc Mélenchon : "Je serais le dernier président de la Ve République car sitôt élu, je convoquerai une assemblée constituante qui préparera une nouvelle constitution. Pendant ce temps, on appliquera mon programme. Je serais le président d'une France insoumise. Je serais le président de la paix"

Emmanuel Macron : "Je ne fais pas parti de la vie politique depuis des années ou des décennies. Je crois avoir fait des choses utiles. J’ai vu aussi ce qui bloquait notre pays. J’ai décidé de prendre mes responsabilités. Je me suis battu pour cela et c'est pour cela que j’ai décide de prendre mes responsabilités, que j’ai lancé une force politique nouvelle, que j’ai quitté le gouvernement, la fonction publique pour déplacer justement les lignes, un clivage ancien."

Marine Le Pen : "Je veux être la présidente de la République Française, vraiment. Je ne souhaite pas être la vice-chancelière de madame Merkel. Je n'aspire pas à administrer une vague région de l'Union européenne."

Benoît Hamon : "Je préfère vous poser une question : Quel peuple voulons nous être au soir du 7 mai ? Quelle république voulons nous ? Quel message voulons nous adresser au monde ? Je serai un président honnête et juste. Honnete, cela suppose d’assumer les grandes révolutions."

21h05. Le débat commence

16:33 Écrit par Freddy Mulongo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |