24/02/2012

France 2: Marine Le Pen refuse de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, elle lit le journal "La Voix du Nord" !

France 2: Marine Le Pen refuse de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, elle lit le journal "La Voix du Nord" !

 

Paris, le non-débat entre Marine Le Pen, présidente du Front National lisant son journal et son contradicteur Jean-Luc Mélenchon, président du Front de Gauche sur le plateau de France 2

Sans lui répondre, ni le regarder, elle a accusé France 2 d'avoir maintenu ce duel malgré son refus répété, évoquant un "débat pour logique commerciale" et lançant au journaliste David Pujadas: "Vous êtes le Paul Amar des temps modernes vous auriez pu nous donner des gants de boxe", dans une allusion au fameux débat, dans les années 90, entre Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie.

"C'est une belle affiche, il va y avoir du sang" et de l'audimat, a-t-elle dit à M. Pujadas.

Après quoi, elle a refusé de débattre sauf à "deux conditions": que M. Mélenchon "présente des excuses aux millions de Français" qui votent pour elle et qu'il a "insultés" à travers elle et qu'il reconnaisse qu'il appellerait à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle.

S'en est suivi une succession de déclarations cassantes:

- Mme Le Pen: "Ce débat n'a pas de sens parce que d'abord, vous n'êtes pas du tout au même niveau électoral que moi"...

- M. Mélenchon: "Je vous ai battue aux européennes" de 2009

- Mme Le Pen: "Je débats avec des candidats à la présidentielle", pas avec "des candidats à des postes de ministres"...

Elle a ensuite égréné les "insultes" à son encontre proférées ces dernières semaines par M. Mélenchon: "semi-démente", "grand dérangement mental", "bête et stupide"... "Si vous m'aviez insultée, moi, je m'en moquerais (...) mais en m'insultant vous insultez des millions de Français et 40% des ouvriers qui s'apprêtent à voter pour moi".

M. Mélenchon l'a interrompue à plusieurs reprises en disant par exemple: "semi démente ? Ca vous laisse une bonne moitié", "ah oui, votre névrose contre les étrangers est un grave problème" avant de lâcher "cette femme va parler comme un moulin pendant combien de temps ?".

A chaque fois que Jean-Luc Mélenchon parlait, Marine Le Pen a tourné ostensiblement la tête, adopté un sourire moqueur, croisé les bras, rangé ses dossiers. "Vous ne servez à rien qu'à distiller de la haine, regardez-moi quand je vous parle", l'a apostrophée l'ex-ministre socialiste.

 

Le débat précédent avec Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, avait été en revanche très courtois. Mme Le Pen l'a d'ailleurs remercié pour cet échange "très agréable". "Je vous aurais bien échangé avec le prochain", a-t-elle ironisé.

13:40 Écrit par Freddy Mulongo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Qui veut faire peur au Cardinal Laurent Monsengwo Pansiya? Christian Monsengwo 22 ans, le neveu du Cardinal assassiné à Jo'bourg en Afrique du Sud !

Qui veut faire peur au Cardinal Laurent Monsengwo Pansiya? Christian Monsengwo 22 ans, le neveu du Cardinal assassiné à Jo'bourg en Afrique du Sud !

 

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Christian Monsengwo assassiné aujourd'hui à Johannesbourg en Afrique du Sud

Agé de 22 ans, Christian Monsengwo, fils du célèbre médecin congolais en Afrique du Sud, Docteur Eddy Monsengwo et propre neveu du Cardinal Laurent Monsengwo, a été assassiné d'une balle devant le domicile familial alors qu'il rentrait de la fac.

Cela ne confirme-t-il pas l'information qui nous est parvenue dernièrement que les tueurs à gage sont envoyés en Afrique du sud et en Europe pour nettoyer la résistance ? Sauf qu'en Europe, ces mercenaires ont été répérés par les résistants-patriotes-combattants qui sont désormais à leur trousse.

On se souvient il y a moins de deux ans, deux tueurs à gage du pouvoir habillés en soutane de prêtre exigaient un rendez-vous avec le Cardinal Monsengwo. Il semblerait qu'à l'Evêché de Kinshasa, on avait exigé aux prêtres de remplir leur rdv en latin en précisant leur diocèse. C'était l'astuce qui tue ! Remis à la police on avait découvert que les faux prêtres étaient armés sous leur soutane.

Comme les 65 millions de Congolais, l'Eglise catholique romaine du Congo est victime de la dictature totalitaire. Le 16 février dernier une répression sans précédent s'était abattue sur les prêtres et les fidèles qui voulaient commémorer le 20è anniversaire de la marche des chrétiens. Il ya eu profanation des lieux de culte, arrestations des prêtes dans les Eglises, bastonnades et gaz lacrymogène dans des paroisses, les fidèles ont étét embarqués et c'est la Monusco qui est intervenue pour leur libération.

Le cardinal Laurent Monsengwo est frondeur ! Il a exigé la vérité des urnes pour les élections du 28 novembre dernier, les usurpateurs, fraudeurs, tricheurs continuent à tergiverser et veulent diriger la République démocratique du Congo. En assassinant Christian Monsengwo, comme les disent les Congolais en Afrique du Sud, le pouvoir assassin de Kinshasa espère-t-il échapper à l'ouragan de l'histoire ?

Réveil FM International présente ses condoléances à la famille Monsengwo. Que l'âme de Christian Monsengwo répose en paix.

Démocratie en Afrique: La nécessité d’un second souffle !

Démocratie en Afrique: La nécessité d’un second souffle !

 

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La démocratie en Afrique, une utopie !

Le Sénégal et le Mali sont en la matière les deux exemples parfaits d’une désillusion aux conséquences non encore exhaustives mais qui s’annoncent assurément très fâcheuses. Ces deux pays sont le reflet d’une déception inattendue parce qu’intervenant après un admirable succès qui avait fini par faire d’eux des écoles qui recrutaient bien des adeptes. En plus de celle qui prévaut au Bénin, les démocraties malienne et sénégalaise n’avaient rien à envier à celles des pays anglophones africains dont certaines pâlissaient sûrement de jalousie devant les performances extraordinaires de pays situés dans une région où la boulimie du pouvoir est la chose la mieux partagée.

C’est d’ailleurs ce mauvais penchant pour un long règne à dévolution dynastique qui fait que le spectre d’une situation chaotique plane depuis un certain temps sur le pays de la Téranga. Tout semblait pourtant destiner ce pays à un avenir politique radieux. C’est alors que Me Abdoulaye Wade, grand juriste et éminent professeur d’université, opposant de longue date qui connaît la théorie de l’alternance démocratique sur le bout des doigts, décida d’écrire autrement, mais en pire, les pages de l’histoire du Sénégal. La négative métamorphose du président sénégalais traduit l’incapacité de l’homme politique à mettre en pratique ses connaissances théoriques en vue de concorder ses dires et ses faits.

L’image de l’intellectuel porteur de changement qu’il a donnée de sa personne en 2000, a été ternie par son incapacité à faire la distinction entre ce qu’il peut ou est en droit de faire et ce qu’il doit faire par décence politique ou morale. A l’opposé de Wade, Amadou Toumani Touré (ATT), chef de l’Etat malien, demeure le patriote et démocrate idéal que le Berceau de l’humanité n’a pas encore pu secréter en nombre suffisant. Les cordes de son arc n’ont eu de cesse de se multiplier depuis sa sage et responsable renonciation au pouvoir après son coup d’Etat pacifique et salutaire. La transition démocratique qu’il était en passe de réussir sans écueil, devait être le dernier acte qui viendrait consacrer son entrée triomphale au panthéon des grands. Mais une rébellion dont le requiem semblait pourtant avoir été célébré, vint troubler les favorables prévisions météo qui annonçaient pourtant un temps clément pour l’ex-Soudan français.

ATT est sans conteste un homme d’honneur, de parole et de paix. Il l’a du reste largement prouvé en privilégiant pendant longtemps la voie pacifique dans le règlement du conflit qui oppose les forces régulières au Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Toutefois, en tant que chef de la nation malienne, et au regard de la diversité des causes de la rébellion dont l’une a trait à la pauvreté de la région d’origine des rebelles, il ne saurait échapper aux critiques. Car, bien que leur marginalisation qu’ils dénoncent ne soit pas une raison suffisante pour prendre les armes et réclamer une partition du pays, les habitants du nord-Mali ont le droit d’exiger de leur gouvernement les ressources nécessaires à leur survie. La guerre qui se passe actuellement au Mali est donc aussi l’une des conséquences de l’échec de la gouvernance de ATT.

Les exemples malien et sénégalais révèlent ainsi la complexité de la gouvernance démocratique qui veut que l’on prenne en compte les aspects socioéconomiques du développement et l’ancrage de l’esprit et de la culture démocratiques. La régularité des scrutins ne suffit pas à garantir l’effectivité, la continuation et la stabilité démocratiques. Et loin d’être définitivement acquise du simple fait de l’existence d’institutions démocratiques, la démocratie africaine, comme celles des autres d’ailleurs, est un processus de longue haleine dont la fragilité, semblable à celle de l’œuf, exige que l’on en prenne constamment soin. Ni le Sénégal, ni le Mali n’avaient probablement imaginé ces scénarios catastrophiques qu’ils sont en train de vivre sans doute avec regret. Les autres pays, même ceux qui estiment ne pas être très loin du but, doivent se prémunir contre toute surprise désagréable en donnant un coup d’accélérateur à leur démocratie, quel que soit son niveau. Si les Etats africains veulent éviter d’emprunter des chemins à la fois longs et tortueux pour parvenir à un niveau acceptable, ils doivent s’inspirer dès maintenant des bons exemples, se détourner des mauvais et éviter surtout les erreurs déjà commises.

 

Les dirigeants africains doivent marcher dans les pas de certains de leurs prédécesseurs qui furent exemplaires et avoir pour ambition de servir de repères fiables à leurs successeurs. La vision qu’ils doivent avoir pour l’Afrique doit ressembler à celle suggérée par le président américain Barack Obama, qui consiste à préférer à l’apparition d’hommes forts, l’émergence d’institutions fortes. La démocratie africaine a impérativement besoin de ce second souffle.

Source: « Le Pays »

02:46 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : afrique, democratie, election, freddy mulongo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |