Jean-Louis Tshimbalanga de Convergence pour l'émergence du Congo:"J'accuse Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie d'avoir très mal conseillé le président François Hollande et de l'avoir induit en erreur" !
Jean-Louis Tshimbalanga de Convergence pour l'émergence du Congo:"J'accuse Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie d'avoir très mal conseillé le président François Hollande et de l'avoir induit en erreur" !
Par Freddy Mulongo, mercredi 29 août 2012 à 21:24
Depuis l'annonce de la décision de François Hollande, président de la République française de se rendre au XIVè sommet de la francophonie à Kinshasa, en République démocratique du Congo, dans un pays où les droits de l’Homme sont bafoués, la liberté d'expression inexistante, les fraudes électorales érigées en systhème, les bavures policières sont quotidiennes, les assassinats politiques sont cabalistiques, les procès sont opaques, les rébellions sont soutenues par le pouvoir des Joséphistes, les viols de femmes utilisés comme arme de guerre... Les réseaux sociaux s'emballent, l'indignation dans la communauté congolaise est à son comble. Jean-Louis Tshimbalanga ne mâche pas ses mots : « J'accuse Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie d'avoir très mal conseillé le président François Hollande et de l'avoir induit en erreur. François Hollande ne sera plus un président normal s'il contribue à la violation des textes régissant la Francophonie. Le choix du président de la République de se rendre à ce sommet est un manque de considération pour le peuple congolais et français !»
Paris, lundi 27 août, François Hollande, le président de la République lors de son discours devant les ambassadeurs.
L'association Convergence pour l'émergence du Congo que préside Jean-Louis Tshimbalanga a saisi la justice française pour que le sommet n’ait pas lieu en République démocratique du Congo (RDC), où les droits de l’Homme sont bafoués. « En ne respectant pas les règles qu’elle a établies, la Francophonie se déshonore ! Or, elle défend des valeurs et réunit plusieurs pays autour de la langue française. Il y a une culture qui accompagne cette langue. Et c’est cette culture dont il faut faire la promotion », « Mais à quoi bon établir une charte et des règles si elles ne sont pas respectées ! », fustige-t-il.
Adoptée lors du Symposium International sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone (1er-3 novembre 2000, Bamako, Mali), la « Déclaration de Bamako » est le texte normatif et de référence de la Francophonie dans ces domaines. Elle dote la Francophonie de moyens d’action en cas de rupture de la légalité démocratique, ou de violation grave des droits de l’homme dans un de ses pays membres. Cette déclaration, est un instrument normatif adopté en 2000 à Bamako par l’Organisation internationale de la francophonie pour la promotion de la paix, de l’Etat de droit et de la démocratie dans les pays membres.
Elle stipule, que dans chaque pays membre, il faut prendre les dispositions pour mettre en place les mécanismes nécessaires afin d’accompagner les actions sur le plan institutionnel dans la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit. Cette déclaration fait ressortir, la collégialité au sein de la francophonie, la légitimité politique, la légalité constitutionnelle ( c’est-à- dire que la francophonie rejette toute prise de pouvoir par la force).
Les idéaux et les valeurs de la francophonie à travers la déclaration de Bamako notamment en matière de démocratie et des droits de l’Homme. La République démocratique du Congo est loin d'être un pays dmocratique. S'appuyer uniquement sur le fait que la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone après la France équivaut à cautionner une dictature totalitaire, un régime usurpateur du hold-up électoral. La décision de François Hollande d'aller à Kinshasa est un pain béni pour Joseph Kabila, un imposteur usurpateur qui souhaite vivement légitimer son hold-up électoral.
La justice française saisie à son audience du 6 septembre 2012 d’une demande de délocalisation du 14 ème sommet O.I.F. de la Francophonie hors de la République démocratique du Congo.
L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement). Selon son site web, en octobre 2010 elle regroupe 75 pays ou gouvernements (56 membres de plein exercice2 et 19 observateurs), principalement issus d'anciens protectorats ou colonies françaises, soit plus de 890 millions d’habitants répartis sur les cinq continents.
Le 20 mars de chaque année est célébrée dans le monde la « Journée internationale de la francophonie ».
Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le secrétaire général depuis le IXe Sommet de la francophonie d’octobre 2002.
Elle s’appuie sur quatre opérateurs directs (l'Agence universitaire de la francophonie, TV5, l’Université Senghor d'Alexandrie, l’Association internationale des maires francophones) et une assemblée consultative. Elle coopère avec de nombreuses associations comme l’Association francophone d'amitié et de liaison (AFAL), la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues (ADIFLOR), etc.
L’OIF veut contribuer à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favoriser la consolidation de l’état de droit et de la démocratie, et agir pour la promotion et l’effectivité des droits de l'homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement.
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