Les partenaires financiers du Burundi sont réunis à Genève depuis hier, lundi 29 octobre, pour décider de l'aide à accorder au pays. Le gouvernement sollicite l'appui des bailleurs de fonds pour soutenir notamment sa lutte contre la pauvreté. Et pour montrer que les choses avancent au Burundi, le gouvernement met en avant ses réussites, notamment la réforme de l'administration fiscale.

S’il y a une réforme du gouvernement burundais qui est plébiscitée par les bailleurs de fonds internationaux, c’est sans discussion possible celle de l’Office burundais des recettes (OBR). Sous cette mystérieuse appellation se cache tout simplement l’administration fiscale. En un an, cet office a accru de 30% les impôts perçus par l’Etat burundais.

Aux yeux des experts internationaux et des spécialistes des questions des développement, cet office burundais des recettes incarne cependant, mieux que beaucoup de réformes, les efforts de bonne gouvernance de ce pays de la région des Grands Lacs.

Tout comme les progrès réalisés dans le classement de la Banque mondiale sur le climat des affaires, cet office signifie que le Burundi ne compte pas seulement sur l’aide internationale pour se développer, mais qu’il tente de mobiliser ses ressources internes pour créer de la richesse.

Une administration fiscale digne de ce nom, cela veut aussi dire renforcer l’Etat en lui donnant les moyens de fonctionner. C’est un gage de bonne gouvernance ultérieure, à condition bien sûr que la corruption soit éradiquée. Et là aussi, l’objectif « tolérance zéro corruption » adopté par le gouvernement burundais est salué par la communauté des bailleurs de fonds. Mais cet objectif, il faudra qu’il soit atteint.