17/01/2013

François Hollande, des voeux à la presse sous le signe de la gravité

François Hollande, des voeux à la presse sous le signe de la gravité

François Hollande, président de la République lors des vœux à la presse à l'Elysée.

 


François Hollande a délivré ses voeux à la presse, mercredi 16 janvier, en commençant par un propos grave sur la crise au Mali et l'opération ratée de libération de Denis Allex en Somalie.

En 2012, Nicolas Sarkozy avait choisi l'humour. En 2013, son successeur François Hollande a souligné avec gravité le «contexte exceptionnel» dans lequel ses vœux à la presse interviennent. Le président de la République a commencé son intervention par une nouvelle justification de l'intervention au Mali. «Si ce choix n'avait pas été fait, il serait trop tard», a-t-il lancé. La décision d'intervenir, a-t-il assuré, est «légitime». «La France, si elle a été la première, ne sera pas seule.» Le président a également rendu hommage au soldat tombé vendredi au Mali. «Je salue la mémoire de Damien Boiteux», dit le président de la République.

François Hollande est revenu aussi sur l'intervention menée en Somalie pour libérer Denis Allex. «J'ai une pensée particulière pour ces agents de la DGSE qui sont allés chercher au péril de leur vie l'un des leurs», a expliqué le chef de l'Etat. «Cette opération, je l'ai décidée il y a plusieurs semaines. Elle aurait pu réussir. Aussi lourdes soient les conséquence, puisqu'il y a eu la mort de l'otage et deux soldats tués, je revendique cette opération pleinement. C'est un message que nous envoyons: la France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus», a-t-il ajouté avec fermeté.

La "taxe Google" sera imposée si les négociations n'aboutissent pas

Le Président a ensuite évoqué la situation de la presse. François Hollande en a profité pour se moquer d'une initiative de son prédécesseur, «des États généraux de la presse qui n’ont abouti à aucune révolution», a-t-il pointé. Le chef de l'Etat a confirmé que les aides à la presse seraient revues. «La presse d’information politique et générale [sera] au premier rang des titres qui doivent en bénéficier», a expliqué le président de la République. François Hollande veut aussi «favoriser l'accompagnement des titres qui veulent aller vers le numérique». La «taxe Google» sera également au menu, et «si les négociations n’aboutissent pas, il y aura une disposition législative et fiscale qui sera introduite» pour imposer cette «contribution des moteurs de recherche au financement de la presse».

François Hollande s'est légèrement détendu à la fin de son intervention, au moment d'évoquer ses rapports personnels avec les médias. «Soit [le Président] est trop proche et il devient banal, je n’ose pas dire normal, soit il est distant et il s’enferme», a-t-il souligné, avant de promettre également «une disposition législative pour protéger vos sources». Le chef de l'Etat n'a pu s'empêcher alors de glisser une petite plaisanterie: «Nous ne cherchons pas qui vous informe. Ce serait un très mauvais calcul, car on découvrirait souvent que c’est du plus haut niveau que l’information vient».Point final

 


Nicolas Sarkozy, voeux à la presse par publicsenat

 


13h05: Avant de fermer ce live, nous vous rappelons les principaux points évoqués par le président de la République:

- MALI: Le président a débuté son intervention en évoquant l'opération Serval en cours. Il a rappelé que, sans cette intervention, les terroristes auraient pris le dessus au Mali, tout en répétant que la France n'était pas «seule» dans ce conflit. Il a également évoqué la mémoire de Damien Boiteux, mort au combat et de l'otage Denis Allex, «assassiné» en Somalie.

- Une situation internationale tendue qui ne doit pas occulter le reste de l'actualité: la jeunesse, l'emploi, et le reste de l'actualité internationale, notamment la Syrie.

- PRESSE: François Hollande a rappelé que 89 journalistes étaient morts dans le monde en 2012, dont deux français en Syrie.

Il a souligné l'importance de la diversité de la presse en crise, confrontée à la gratuité et aux évolutions numériques, et a souligné la réussite du système semi-payant.

Le président a annoncé que les aides à la presse seront revues dans l'année. Il a également prévenu que, si les négociations sur la «taxe Google» n'aboutissent pas, une disposition fiscale sera imposée, pour que les moteurs de recherche participent à financer la presse. Autre annonce: une disposition législative «pour protéger les sources des journalistes».

Le président a enfin évoqué sa «posture» face à la presse, «suffisamment proche pour rester près de vous mais aussi distant pour faire comprendre aux Français que le pays est dirigé».

13h04: Sur place, notre journaliste remarque l'absence de la Première dame, elle même journaliste, pendant la cérémonie.

Maud Pierron @Maud_Pierron Tandis que Valérie #Trierweiler a attendu la fin des #vœux pour faire son apparition 16 Janv 13 13h: François Hollande a également évoqué les kiosquiers, «une profession essentielle pour la presse», ajoutant que les villes doivent protéger ce réseau.

✔ @Elysee Une disposition législative sera introduite pour protéger les sources des journalistes. L'indépendance de la justice sera garantie. 16 Janv 13

12h55: François Hollande a aussi évoqué son rapport à la presse, affirmant «J'aime les journalistes. D'ailleurs, ils me le rendent bien...» «J'ai régulièrement l'impression que nous sommes ensemble, même quand vous n'êtes pas là» a-t-il déclaré. Et aussi, «Avec la presse j'essaie d'avoir la bonne posture, suffisamment proche et suffisamment distante».

12h50: Les voeux de François Hollande à la presse sont à présent terminés. Le président de la République a également évoqué le rôle des moteurs de recherche qui participeront au financement de la presse.

Charlotte Chaffanjon @CChaffanjon "Nous ne cherchons pas qui vous informe, ce serait un mauvais calcul, on découvrirait que c'est au plus haut sommet" Hollande #voeux #presse 16 Janv 13

12h47: François Hollande annonce «une disposition législative» qui garantisse le secret des sources, réclamant «une relation apaisée, pacifiée» avec la presse à qui il souhaite une Bonne année, avant de quitter la scène sous les applaudissements.

12h45: «C'est le CSA qui assurera la nomination des responsables des chaines publiques.» «Il y aura une loi sur l'audiovisuel qui rapprochera le CSA de l'Arsep». Et «c'est le CSA qui assurera la nomination des responsables des chaines publiques» déclare le président.

12h45: «Quand un titre ne parait pas, c'est une privation de liberté», affirme François Hollande au sujet de Presstalis, tout en affirmant respecter les revendications. Au sujet des aides à la presse «dont on annonce toujours leur réforme», «nous aurons à revoir les aides à la presse». «Avec une volonté de mettre la presse d'information politique et générale au premier rang», une réforme présentée « au cours de l'année 2013, avec «l'accompagnement des titres qui veulent aller vers le numérique».

12h40: François Hollande évoque la crise de la presse François Hollande assure vouloir veiller à ce qu'il «puisse y avoir une presse libre, indépendante» alors que la presse est frappée par la crise. «La crise est surtout structurelle avec internet et surtout la gratuité (...), Nous devons faire en sorte que cette transition numérique aboutisse avec de nouvelles exigences»

12h37: «Une pensée pour vos camarades qui ont été tués» en faisant leur métier. L'intervention au Mali ne doit pas «occulter» les sujets internationaux comme la Syrie, affirme le président de la République. Il rend hommage aux deux journalistes français morts en Syrie.

12h35: La jeunesse: «Nous sommes le pays d'Europe qui a la démographie la plus active».

12h35: François Hollande évoque «une autre doctrine entre la France et l'Afrique» avant de revenir sur les problématiques nationales: l'emploi et la lutte contre le chômage.

12h31: François Hollande évoque maintenant l'opération de libération de Denis Allex en Somalie, et l'«assassinat» de l'otage. «La France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus». «Je pense à chaque instants à la situation de nos otages». François Hollande veut faire «céder» les ravisseurs en «étant ferme».

12h30: François Hollande parle tout de suite du Mali et de l'intervention «nécessaire» et «légitime» lancée vendredi dernier. «Si ce choix n'avait pas été fait, il serait trop tard». La France est «soutenue par l'Europe» et le «Conseil de Sécurité».Le président salue la mémoire du lieutenant Damien Boiteux, mort au combat dès les premières heures du conflit.

12h30: François Hollande évoque ses souvenirs, à l'époque où il «n'y avait qu'une seule chaine» et où, « la communication présidentielle était bien plus simple».

12h26: François Hollande prend la parole.

12h24: C'est Alain Barluet, président de l'APP,qui présente les vœux de la presse: «Nous sommes prêts à nous lever très tôt pour vous suivre dans le froid (...) Nous allons vous suivre partout», à Paris, en Province, en Afrique...

12h22: François Hollande est arrivé sur scène.

12h20: Environ 700 journalistes auraient été invités pour les voeux à la presse de François Hollande.

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