30/04/2013

Souvenirs: Formation des radioteurs à Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu dans le Kasaï-Oriental

Souvenirs: Formation des radioteurs à Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu dans le Kasaï-Oriental

A quelques mois des élections présidentielles et législatives de 2006, plus précisement du 16 au 28 octobre 2005, Freddy Mulongo, ex-président de l'Association des Radios Associatives et communautaires du Congo (ARCO de 2001-2007) et Président-Directeur Général de Réveil FM, Christophe Boisbouvier de RFI, journaliste-formateur, étions à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental pour une formation aux radioteurs du Grand Kasaï sur le reportage en période électorale... Sans aucune nostalgie mais des souvenirs qui reviennent.

Rétrouvailles, Christophe Boisbouvier de RFI et Freddy Mulongo au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris.

17 octobre 2005, Mbuji-Mayi, Freddy Mulongo prononce le discours d'ouverture de la formation sur reportage en periode électorale.

La formation des radioteurs à Mbuji -Mayi

Notre ami et confrère Ghislain Banza Kamuela que la HAM avait débauché en le nommant coordonnateur adjoint de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) pour la Province du Kasaï-Oriental, Christophe Boisbouvier, Freddy Mulongo et Willy Muka.

Christophe Boisbouvier est un icône en République Démocratique du Congo, sa notoriété le poursuit partout en Afrique. Venu dans la capitale du diamant pour animer un séminaire de formation, d'une semaine avec 15 journalistes des radios associatives et communautaires sur le reportage radio en période électorale, sa pédagogie conviviale a mis aussitôt les stagiaires de Mbuji-Mayi, Mwene Ditu, Kananga, Tshikapa, Senge et Kamako sous la magie de son charme. Il n’a fallu d’ailleurs à cette icône de la radio mondiale que deux jours pour connaître les noms de tous les séminaristes. Homme d’une très grande simplicité, le journaliste interviewer patenté de l’invité de RFI des éditions africaines est très cordial. D’un abord facile, il répondait avec sollicitude à toutes les préoccupations de ses confrères congolais. Par souci d’intégration et de solidarité journalistique, il accepta d’organiser à l’issue du séminaire de Mbuji-Mayi une causerie radiophonique axée sur « les élections en RDC : pièges et dérapages à éviter par les professionnels des médias ». Pour ce faire, M. Auguy Ilunga de la Radio Télé débout Kasaï, à l’étonnement général, loua une salle pour que tout son personnel puisse participer à cette entrevue. L’interviewer vedette de RFI se livra alors à coeur ouvert pour examiner avec ses pairs toutes les implications de la donne électorale congolaise. Et trois heures durant, Christophe Boisbouvier se prêta sans broncher au jeu des questions - réponses.

Visite de la Radio-Télé Fraternité Bwena Muntu (catholique ) à Mbuji Mayi

Willy Munka, Christophe Boisbouvier et la technicienne de la Radio Fraternité Bwena Muntu

Photo de famille avec l'équipe de la Radio-Télé Fraternité Bwena Muntu de l'époque

Durant la formation, avec un brin de dérision, subjugués par les matos up to date de leur maître, les séminaristes congolais qualifièrent leurs matériels d’enregistrement désuets « d’Antonov ». En effet, ces enregistreurs démodés de marque asiatique utilisés par les stagiaires pour leur reportage faisaient plutôt des bruits au lieu de donner un son approprié. Et le reporter se trouvait obligé d’expliquer lui-même le contenu de son reportage, le son de son vieil arsenal étant souvent inaudible. Mais cela n’était souvent qu’une façon de détendre l’atmosphère.

Le 26 octobre 2005, la fin de session de formation et remise de brevet. La stagiaire Rachel de la RTNC de Mwéné-Ditu

Le vice-gouverneur du Kasaï-Oriental

D’ailleurs, cette cocasserie n’épargna personne. Se moquant de la guimbarde qui servait de moyen de locomotion à Christophe Boibouvier, la multitude la surnomma « voiture amphibie », parce que prenant eau de toutes parts lorsqu’elle passait au travers des mares abondantes des rues de Mbuji-Mayi wa Balengela après les averses tropicales.

Visite du polygone de la Miba et reportage

La Société minière de Bakwanga ou « Miba » est l'une des principales entreprises de la République démocratique du Congo, peut-être la principale après la Gécamines. Autrefois, l'entreprise s'appelait Forminière (Générale des forestières et minières). C'est une société mixte dont 80 % des actions sont détenues par l'État congolais, le reste par des investisseurs étrangers dont le principal est la compagnie belge Sibeka. Elle est principalement active dans l'exploitation diamantaire au Kasaï (Mbujimayi et Tshikapa). Une partie de ses actifs a été repris par la société Sengamines disparue depuis. L'industrie minière est en plein boom à l'époque coloniale mais, à partir des années 1970, la corruption et la mauvaise gestion du régime Mobutu ont ruiné l'industrie. Désormais, la Miba croule sous les dettes (200 millions de dollars) ; les salariés accusent des retards de salaires de plusieurs mois. Certaines mines ont même été fermées pendant plusieurs années.

Freddy Mulongo, Christophe Boisbouvier et l'ingénieur de la Miba.

L'ingénieur répond aux questions de Freddy Mulongo.

Interview d'un autre ingénieur de la Miba par Freddy Mulongo.

Visite du concasseur des pierres.

Visite de la grue géante, la « Dragline » que la Miba venait d’acheter à une société américaine de Pennsylvanie.

Vue des laveries de la Miba.

Visite de la ville de Mwene-Ditu

Mwene-Ditu est une ville au sud du Kasaï-Oriental. Elle est à 135 km de la ville de Mbuji-Mayi, elle a acquis le statut officiel de ville en 2003, en même temps que Tshikapa. Hormis la superficie de la ville, le territoire serait dorénavant repris sous la nouvelle appellation de territoire de Luilu. La ville a largement grandi en 1992, avec l'arrivée de Kasaïens expulsés du Katanga.

Sur la route de Mbuji Mayi à Mwéné-Ditu : Robert Ndaya de la Radio Télévision Privée de RTOP, Christophe Boisbouvier et Freddy Mulongo.

Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier avec des confrères de la Radio Mont Carmel Télévision (RMC.TV)

Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier avec des confrères de la Radio Télé Mwene Ditu

Après l'interview de Christophe à la radio

A la RTNC de Mwene Ditu

De bons souvenirs ! Un bon conducteur a l'habitude de consulter son rétroviseur à chaque instant. En nous, nous n'avons pas la culture passéiste encore moins nostalgique ! Nous regardons devant nous. Le passé est passé mais il fait partie de notre histoire. Avec du recul, nous sommes moins naïf et sentimental que nous étions. Mais nous sommes demeurer "Constant". La liberté d'expression que nous défendions au Congo, nous le faisons aujourd'hui en France avec la même ardeur multiplié par 100 avec le numérique !

RDC : Le journaliste Blaise Bahisha, accusé d’espionnage à Goma, a été transféré à la prison centrale, alors que la Ministre de la Justice séjourne dans la ville de Goma !

RDC : Le journaliste Blaise Bahisha, accusé d’espionnage à Goma, a été transféré à la prison centrale, alors que la Ministre de la Justice séjourne dans la ville de Goma !

Journaliste en danger (JED) demande instamment à Mme la Ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba, en séjour d’inspection dans la ville de Goma, d’ordonner immédiatement la libération de Blaise Bahisha, journaliste et directeur de la « Radio Sauti ya Rutshuru », une station privée passée de force sous contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et émettant à Rutshuru, un territoire situé à environ 70 kms au Nord de Goma, qui vient de totaliser 13 jours de détention à la police et à l’auditorat militaire.

La prison pourdes journalistes insoumis !

Selon nos informations, le journaliste a été transféré, lundi 29 avril 2013 tôt le matin, à la prison centrale de Munzenze de Goma pour échapper au regard de la Ministre de la Justice et Droits humains qui séjourne actuellement dans la ville de Goma, en mission d’inspection dans les différents lieux de détention, dont celui de l’auditorat militaire qui serait vidé de tous ses détenus.

Pour rappel, Blaise Bahisha a été arrêté, mercredi 17 avril 2013 à Goma, et placé au cachot de la police avant d’être conduit, mardi 23 avril 2013, à l’auditorat militaire. Le journaliste est inculpé « d’espionnage » au profit du M23. Bahisha s’était rendu à Goma après avoir été menacé de mort par les membres du M23 à Rutshuru.

L’administrateur du territoire de Rutshuru l’avait démis de ses fonctions de directeur pour avoir refusé de diffuser des messages hostiles au pouvoir du Président Joseph Kabila.

28/04/2013

CPI: Jean-Pierre Bemba se découvre une passion pour la peinture au lieu d'écrire ses mémoires !

CPI: Jean-Pierre Bemba se découvre une passion pour la peinture au lieu d'écrire ses mémoires !

Jean-Pierre Bemba aurait beaucoup à dire aux Congolais, lui qui a battu à plate couture Joseph Kabila lors des élections Louis Michel de 2006. Corrompu, fourbe, roublard, dribbleur patenté Modeste Mutinga Mutuishayi alors Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) annula le débat démocratique entre Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba. Au cours du 2e Tour, Jean-Pierre Bemba arrive en tête à Kinshasa, dans l'Équateur, dans le Bas-Congo, dans le Bandundu et dans les deux Kasaï. L'abbé Malu Malu dont l'âme a été vendu au diable, sera transporté dans un char de la Monuc pour aller annoncer à la RTNC la victoire de Joseph Kabila, candidat de la communauté internationale. Ce dernier sera proclamé frauduleusement gagnant et Président de la République. Face au premier hold-up électoral de celui qui se prénomme "Joseph Kabila", convaincu par des lobbyistes internationaux mafieux, Jean-Pierre Bemba devant les Conglais s'écria: "J'ai accepté l'inacceptable". Après une tentative de son assassinat, il a quitté le Congo avec sa famille pour le Portugal. Naïf dans ses relations à l'international, Jean-Pierre Bemba a oublié que Louis Michel "Big Loulou" et sa bande mafieuse étaient des vrais instigateurs de la perte du pouvoir qu'il avait pourtant gagné, il a continué à les voir comme si de rien n'était. II est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale, en raison d'accusations de crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Il est ensuite transféré à La Haye le 3 juillet 2008.

Liliane Bemba n'est-elle pas la bonne "Ambassadrice itinérante" de son mari ? Photo Réveil FM

Le procès de Bemba a débuté à La Haye le 22 novembre 2010 plusieurs médias congolais de Paris ont été invités par la CPI dont Réveil FM International.

C'est bien de faire de la peinture, mais Jean-Pierre Bemba aurait mieux fait d'écrire ses mémoires. Les Congolais ont droit de savoir. Comment est né le MLC ? A part Youweri Museveni et des Ougandais qui étaient d'autres parrains ? Pourquoi s'est-il agglutiné avec des Mobustistes traites: François Mwamba Tshiyimbi, Olivier Kamitatu, Tambwe Mwamba, Antoine Ghonda Mangalibi, Thomas Luhaka, Jacques Ndjoli...Pourquoi le MLC apparaît aux yeux de la population congolaise comme un parti des taupes ? Des politicailleurs sans vergogne qui marchandent leur opposition à Joseph Kabila. Est-il vrai que le MLC pratiquait du cannibalisme notamment contre les populations pygmées ? Jean-Pierre Bemba est nommé vice-président chargé de l'Economie et Finances (Ecofin) du Gouvernement de transition dans le cadre du processus de paix le 30 juin 2003, avec un salaire mensuel de 100 000 $ par mois, qu'a-t-il concrètement réalisé pour les Congolais ? Depuis son incarcération à La Haye, le MLC n'a même pas organisé une seule manifestation de soutien à son leader comme les font les Ivoiriens pour Laurent Gbagbo. Adam Bombole en acceptant d'être candidat présidentiel furtif au profit de Joseph Kabila n'a-t-il consacré la traîtrise qui caractérise les pseudos politiques du MLC ? Jean-Pierre Bemba devrait raconter son histoire ! C'est très bien de faire de la peinture, c'est encore mieux d'écrire ! Les deux sont complémentaires.

En 2011, avec Roger Bongos-Afrique Rédaction, nous avions suggéré que Bemba nomme son épouse Lilianne "Ambassadrice Itinérante pour défendre sa cause". Elle est la seule qui le voit souvent, qui connait son état d'esprit et qui peut le défendre sans faillir. Et lorsque les politicailleurs du MLC trompettent à Kinshasa qu'ils font de l'opposition républicaine, nous rigolons à chaudes larmes ! Il n' y a pas d'opposition en République démocratique du Congo. Les institutions sont prises en otage par Joseph Kabila et à son seul profit. Les parlementaires godillots et corrompus du Palais du Peuple font du cirque, ils sont des troubadours politiques !

Aphone, moribonde, le MLC n'est plus un parti politique, c'est un moziki de "Copains-Coquins" qui collabore avec l'imposture qui sévit en République démocratique du Congo. Seule la résistance populaire peut mettre fin à la dictature totalitaire qui règne au Congo !