Revenons à l'Affaire Julian Assiange protégé par l'Equateur !

 

L'Australien reste confiné dans les locaux de l'ambassade de l'Équateur situés à deux pas des grands magasins Harrods afin d'échapper à une extradition vers la Suède, où il doit être jugé dans une affaire de viol et d'agressions sexuelles présumées. Des accusations qu'il rejette depuis le début. Et même si l'Équateur lui a accordé l'asile, la Grande-Bretagne a prévenu: s'il met ne serait-ce qu'un pied hors de l'ambassade, Londres appliquera le mandat d'arrêt suédois, et l'extradera. Un scénario que Julian Assange veut à tout prix éviter: une fois en Suède, il pourrait être transféré aux États-Unis, où il craint la vindicte de Washington: le fondateur de WikiLeaks pourrait encourir la peine de mort ou la prison à vie après la publication en 2010 par son site Internet de centaines de milliers de documents secrets américains.

Si l'Équateur a ouvert ses bras à l'Australien, le pays ne veut pas non plus sacrifier ses relations avec les pays impliqués. «Nous n'allons pas mettre M. Assange dans le coffre d'une voiture ou dans un souterrain», a ainsi déclaré Ricardo Patino, assurant que son pays agirait «légalement». «Quand M. Assange sortira de l'ambassade d'Équateur, il sortira par la grande porte. Il sortira par-devant, vers notre pays et vers la liberté».