La contestation ukrainienne, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes ces derniers mois, a pris un nouveau tournant, mardi 18 février. De très violents affrontements ont éclaté aux abords de la place de l’Indépendance, Maïdan, épicentre de la contestation. Le ministère de la santé a fait état d'un nouveau bilan mercredi 18 février : 25 morts et 241 blessés ont été hospitalisés, dont 79 policiers.

Aux abords de la place de l’Indépendance. Les violences menaçaient de s'étendre au reste de l'Ukraine : à Lvov, un bastion de la contestation dans l'Ouest, les manifestants ont pris d'assaut les sièges de l'administration régionale et de la police, ainsi que de bâtiments militaires.

Un groupe de policiers est la cible de cocktails Molotov.

Sur une des barricades tenues par les opposants au gouvernement. Plusieurs étages de la Maison des syndicats, transformée en QG de la contestation, étaient en feu, a constaté un journaliste de l'AFP. Des opposants quittaient ce bâtiment, certains évacués sur des brancards.

Maïdan, au soir du 18 février. Pour se protéger des forces de l'ordre, les contestataires ont dressé un mur de feu. Un blindé a été incendié par des cocktails Molotov.

Un opposant provoque les policiers. Le pouvoir a imposé dès mardi une sorte d'état d'urgence qui ne dit pas son nom : le métro de la capitale a été fermé et les autorités ont annoncé que le trafic routier en direction de Kiev serait « limité » à partir de minuit, afin d'éviter « l'escalade des violences ».

Parmi les barricades. Dans son adresse à la nation diffusée en pleine nuit, après une rencontre sans résultat avec les chefs de l'opposition, le président Ianoukovitch les a accusés d'avoir « franchi les limites » en appelant, selon lui, à une « lutte armée » pour prendre le pouvoir.

Les forces de l'ordre, sur Maïdan. A l'issue d'affrontements, quelque 5 000 manifestants ont pris le contrôle des dépôts d'armes.