Cet entretien, s'il est publié un jour, dévoilera-t-il autre chose que cette soif de reconnaissance, cette prédilection pour les positions extrêmes, ce goût immodéré pour la transgression? "Si je ne fais pas ça, je ne suis pas Le Pen, réplique-t-il à Ménard, qui s'étonne de ce travers. Et si je ne suis pas Le Pen, je ne sers à rien. J'aurais pu être un député moyen, modéré, poursuivant une carrière. J'aurais plutôt rejoint Giscard d'Estaing que l'Algérie française en 1962. J'aurais été ministre. Je serais un ancien ministre bedonnant, cancéreux, probablement, et je serais un quidam... Mais ça n'a aucun intérêt. Je n'ai d'intérêt que parce que je suis un homme libre, qui est capable de faire des bêtises ou d'en dire, mais qui le fait avec une grande naïveté. Peut-être, en fait, ne suis-je pas du tout un homme politique... Je suis un imprécateur."