Panthéon: Hommage de Manuel Valls à Jean Jaurès "Grand tribun pacifiste qui 100 ans après demeure contemporain et éternel" !

Panthéon: Hommage de Manuel Valls à Jean Jaurès "Grand tribun pacifiste qui 100 ans après demeure contemporain et éternel" !

Panthéon, Manuel Valls, premier ministre lors de son discours après l'inauguration de l'exposition sur Jean Jaurès. Photos Réveil FM International

Le 25 juin a lieu dans le cadre grandiose du Panthéon l’inauguration d’une passionnante exposition consacrée à Jean-Jaurès, figure majeure du socialisme, qui continue à inspirer au-delà des divisions partisanes. Dans un peu plus d’un mois, cela fera cent ans que ce pacifiste et dreyfusard, qui a tant œuvré pour contrer la marche à la guerre, a été assassiné par un membre de l’extrême droite, a expliqué l’historien Vincent Duclert, commissaire de l’exposition, qui en a fait les honneurs notamment à Manuel Valls.

Valls exhorte les socialistes à être "unis dans l'exercice du pouvoir". Pour l'inauguration d'une exposition sur Jaurès au Panthéon, le Premier ministre a livré un vibrant appel pour "tous les socialistes".

Il lance un vibrant appel aux socialistes. A l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Jaurès contemporain 1914-2014", au Panthéon, le Premier ministre a exhorté les socialistes à "l'unité dans l'exercice du pouvoir". "La synthèse jauressienne, c'est l'ambition de maintenir l'unité sans pour autant renoncer à agir. L'unité et l'unité dans l'exercice du pouvoir. Voilà un message que je veux adresser modestement mais avec beaucoup de conviction à tous les socialistes aujourd'hui", a déclaré Manuel Valls, à l'intention évidente des parlementaires socialistes qui se rebiffent à l'Assemblée nationale à l'idée d'adopter le budget rectificatif.

"Chaque fois que, dans son histoire, le Parti Socialiste s'est présenté divisé devant les Français, il en a lourdement payé le prix", a-t-il rappelé.

Dans la lignée de Jaurès

Jean Jaurès aurait "sans doute, au nom même de la responsabilité, parce qu'il voulait le rassemblement des socialistes", voté en faveur du Pacte de responsabilité, avait même risqué auparavant, un peu amusé, le Premier ministre, en réponse à la question d'une journaliste. "Il aurait été aux côtés de ceux, avait-il ajouté plus sérieusement, qui veulent gouverner et qui veulent que la gauche gouverne dans la durée".

"Chacun peut avoir "son" Jaurès, a appuyé Manuel Valls dans son discours. Et permettez-moi de ne pas me ranger aux côtés de ceux qui voudraient qu'après lui, le socialisme ait perdu de sa force, parce qu'il se serait compromis dans l'exercice du pouvoir". "Jaurès, a-t-il poursuivi, fut même le premier à gauche peut-être, à théoriser la réforme, à la souhaiter, à la revendiquer".

"A ce pays et à cette gauche tourmentés par la nostalgie révolutionnaire et par la radicalité, il a su montrer avec panache que l'exercice du pouvoir était un honneur, un devoir et aussi un dépassement", a ajouté le Premier ministre avec d'évidentes connotations contemporaines.

Dépasser les postures

Il a d'ailleurs appelé à "un dépassement des postures, des dogmes qui enferment dans l'inaction et interdisent de confronter l'idéal au réel". "La gauche gouverne avec François Hollande. Elle agit avec courage, détermination. Pour changer la société, pour la rendre plus juste, pour redresser notre pays", a ajouté le Premier ministre.

Avant de plaider encore en direction des socialistes: "Soyons fiers de ce que nous accomplissons derrière le président de la République. Et soyons conscients de la tâche difficile qu'il assume".

Reportage photos Réveil FM International

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