Bataille pour la CPI à Malabo: Alias Joseph Kabila veut "accréditer son juge" à La Haye en décembre 2014

Bataille pour la CPI à Malabo: Alias Joseph Kabila veut "accréditer son juge" à La Haye en décembre 2014

Qui a dit qu'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati a la bonne foi de quitter le pouvoir usurpé qui va à son terme en 2016, après des années calamiteuses et cahoteuses à la tête du Congo ? Pour preuve, bien qu'absent au 23ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui s'est tenu du 26 au 27 juin à Malabo, d'après plusieurs sources concordantes, le putatif ministre des Affaires étrangères d'alias Joseph Kabila a eu des mots très durs à l'adresse de la délégation béninoise à l'issue d'une réunion à huis clos extrêmement tendue. En effet, au mois de décembre prochain, les Etats signataires du Statut de Rome procéderont à l'élection des six nouveaux juges de la Cour pénale internationale (CPI). Les candidats doivent se déclarer avant le 20 juillet. A Malabo, en marge du sommet de l'Union africaine (UA), Raymond Tshibanda le Mammouth-Apparatchik d'alias Joseph Kabila a échoué dans son travail de lobbying. Après avoir inféodée, embrigadée, encartée, chosifiée et caporalisée la justice en République démocratique du Congo, le régime dictatoriale de Kinshasa souhaite présenter son candidat juge à la CPI et espérait le soutien de la Commission de l'UA. Las, "au dernier moment", le Bénin s'est déclaré intéressé aussi par le poste sans que l'UA réagisse. D'où la colère de Tshibanda à l'égard de la délégation béninoise.

Rayomond Tshibanda

La République démocratique du Congo est un Etat failli ! Et, les Etats faillis produisent de l'aliénation à grande échelle. Corruption démentielle et paralysie étatique ont fini par convaincre leurs pseudo-élites que la Justice siège en Occident et nulle part ailleurs. Il y a désormais deux Afriques: celle des élites dont la corruption condamne leur pays à devoir rendre l'indépendance et les Autres..

Pourquoi alias Joseph Kabila et ses Mammouths ventripotents tiennent tant à avoir leur "juge accrédité" à la CPI, alors qu'ils doivent partir en 2016 ? Pour quoi cette volonté d'avoir une main mise à la Cour pénale internationale ? Il faut dire qu'alias Joseph Kabila jusqu'aujourd'hui épargné des poursuites, a salué les poursuites engagées contre plusieurs chefs de milices de l'est de la RD Congo, qui ont commis de nombreuses exactions contre des civils. Son régime a remis quatre suspects au tribunal, dont Thomas Lubanga Dyilo (condamné) et Mathieu Ngudjolo Chui (acquitté). Un autre suspect rwandais, le criminel Bosco Ntaganda, s'est rendu, craignant apparemment pour sa vie. Les accusations de la CPI avaient contribué à l'affaiblir, le rendant même gênant pour le mouvement qu'il dirigeait et ses alliés rwandais. Sans oublier l'ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, Congolais, qui est devenu peintre à La Haye, emprisonné dans l'affaire centrafricaine.

Ceux qui croient aux élections en 2016 ou qui veulent y aller en tant que candidats doivent se raviser, ils risquent de pleurer comme en 2006 lors des élections Louis Michel, en novembre 2011 avec les fraudes massives orchestrées par Daniel Ngoyi Mulunda. Le défroqué abbé Malu Malu, tricheur et fraudeur patenté étant revenu à la Commission Électorale Nationale Indépendante, le décor de tripatouillage électorale est déjà plantée.

La CPI croule sous les feux de plusieurs critiques, delà à accepter d'être instrumentalisée par régime qui foule aux pieds les droits de l'homme, qui emprisonne à tour de bras les acteurs politiques, journalistes et activistes des droits de l'homme est une alliance à ne pas faire. Cela fait 4 ans que les Congolais attendent que les commanditaires de l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana soient appréhendés et jugés. Toujours rien !

Le Député national et «bras droit financier» d'alias «Joseph Kabila», Augustin Katumba Mwanke, 48 ans, «surnommé AK47» par ses détracteurs, est mort dimanche 12 février 2012 dans le crash d’un jet G4 (Golfstream) à Bukavu. Plusieurs autres passagers se trouvaient à bord de l’aéronef . A savoir notamment : Matata Ponyo Mapon (grièvement blessé), Marcellin Cishambo Ruhoya (grièvement blessé aux jambes), Antoine Ghonda Mangalibi (grièvement blessé au dos), respectivement ministre des Finances, gouverneur de la province du Sud Kivu et ambassadeur itinérant de «Joseph Kabila». Seul Augustin Katumba Mwanké est décédé. Depuis silence radio à Kingakati. Comment un régime qui n'a jamais rendu public ses enquêtes judiciaires peut se permettre d'avoir son "juge accrédité" à la CPI ?

La justice est l'un des 4 piliers de la démocratie dans un pays. Sous alias Joseph Kabila la justice suffoque, elle est embrigadée, encartée, caporalisée, chosifiée pour mieux la soumettre, l'incapacitaire de Kingakati veut avoir ses tentacules jusqu'à la CPI, n'est-ce pas du délire ?

Les commentaires sont fermés.