Brest en Bretagne: Pays des "Bonnets Rouges", région réputée pour ses coups de gueule !

Brest en Bretagne: Pays des "Bonnets Rouges", région réputée pour ses coups de gueule !

Dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis à Brest, devant les élus, personnalités autres notables bretons, dans un ton calme mais ferme, Manuel Valls clame: "En République, rien ne doit justifier la violence !"

Les "Bonnets Rouges", c'est la Bretagne

Faut-il coiffer le bonnet rouge qu’utilisèrent les « besogneux » bretons au 17ème siècle pour défier Louis XIV pour être un Bonnet Rouge ? Il y a un an, exploitant le désarroi engendré par les plans de licenciements et par l’austérité ambiante, un cartel de gros entrepreneurs, de notables UMP et d’Ayatollahs régionalistes dévoient contre Paris la légitime colère des salariés et des petits entrepreneurs bretons. Le mouvement des Bonnets Rouges est né !

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Une année après la poussée éruptive des Bonnets Rouges, Manuel Valls, l'ancien ministre de l'Intérieur est revenu en Bretagne comme Premier ministre dans un climat relativement pacifié. Les difficultés sont toujours là mais l'État a joué incontestablement son rôle d'accompagnement durant la crise. Bien sûr, parmi les élus, chefs d'entreprise ou syndicalistes qui se pressaient à Océanopolis, beaucoup avaient des motifs d'insatisfaction. Mais, quoi qu'on en dise, le Pacte d'avenir n'est pas insignifiant et il se situe à la charnière de deux mondes, l'ancien et le nouveau qui coexistent encore, tant dans le domaine agricole que maritime.

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c'est aussi pour montrer que cette région n'est forte de son indépendance que dans l'interdépendance française redessinée par la réforme territoriale. Alors que le président de la Région, Pierrick Massiot, semble s'affirmer sous l'ombre tutélaire de Jean-Yves Le Drian, le travail d'implantation des socialistes dans cette région depuis plusieurs décennies risque d'être balayé par les vents du populisme qui soufflent fort en Europe. Car, pour certains, comme le leader des bonnets rouges, Thierry Merret, l'année à venir ne s'annonce pas mieux que la précédente. Toutefois, le pire n'est jamais sûr. Parfois, il faut se risquer à positiver même dans une région réputée pour ses coups de gueule.

Manuel Valls s'est donc livré à un exercice quasi-inédit, à Brest, en venant mettre ses pas dans ceux de Jean-Marc Ayrault pour confirmer, point par point, les promesses qui avaient été faites, il y a un an, avec le lancement du Pacte d'avenir pour la Bretagne.

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