RDC: Le cercueil volant "Fula Fula" de la nouvelle compagnie aérienne Congo Airways déjà sur liste noire de l'Union européenne

RDC: Le cercueil volant "Fula Fula" de la nouvelle compagnie aérienne Congo Airways déjà sur liste noire de l'Union européenne

Le cercueil volant de Congo Airways acheté à Alitalia

Depuis 2007, 65 crashes ont tué au moins 210 passagers et membres d’équipage en République démocratique du Congo. Plus riche que le Maréchal Mobutu avec ses 32 ans de dictature féroce, alias Joseph Kabila planque plus de 25 milliards de dollars américains dans les îles vierges britanniques. Le Kadogo qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et un kalachnikov en bandoulière est devenu en 14 ans de règne d'imposture, d'usurpation et défi plus riche que riche.

Le cercueil volant de Congo Airways acheté à Alitalia

Le cercueil volant de Congo Airways acheté à Alitalia

L'ironie du sort est que la République démocratique du Congo a acheté deux Airbus A320 d'occasion auprès du transporteur italien Alitalia pour la compagnie aérienne nationale Congo Airways. Le montant de la transaction est estimé à 50 millions de dollars. Des clopinettes pour deux vieux coucous qui valent déjà à la République démocratique du Congo l'interdiction de survol d l'espace aérien européen. Deux cercueils volants "Fula Fula".

Crashes à répétition

Les accidents d’avion se produisent régulièrement en République démocratique du Congo. A quoi acheter des avions d'occasion qui risquent de se crasher et ternir encore une fois l'image du pays. Un rappel peut nous aider:

Un avion-cargo s’est écrasé dimanche 28 décembre sur la montagne de Kafinda, à 25 kilomètres de la cité d’Uvira (Sud-Kivu). Cet appareil de marque Antonov 4 ASS a percuté la montagne avant de prendre feu. Des sources militaires avancent un bilan provisoire de 6 morts, tous membres de l’équipage. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues ni le nombre de passagers qui étaient à bord de l’appareil. L’accident s’est produit vers 3 heures du matin, quelques minutes seulement après le décollage de l’appareil de l’aéroport de Bujumbura au Burundi. Les autorités territoriales d’Uvira affirment que l’avion provenait d’Entebbe en Ouganda et se rendait à destination de Pointe noire, au Congo Brazzaville. Il avait fait une escale à l’aéroport de Bujumbura pour se ravitailler. C’est en survolant Uvira que l’appareil aurait percuté le sommet de la montagne Kafinda avant d’aller terminer sa course dans la forêt. Selon les habitants du village de Kataka, proche du lieu du drame, on pouvait encore observer de la fumée se dégager de l’épave de l’avion dimanche dans la soirée. D’autres témoins, notamment des pêcheurs qui se trouvaient la même nuit sur le lac Tanganyika, affirment avoir aperçu l’avion en détresse vers 1 heure du matin. Selon eux, l’engin volait à très basse altitude avant la catastrophe. L’administrateur du territoire d’Uvira, Samuel Lunganga Lenga, indique qu’il est difficile pour l’instant de déterminer l’identité de 6 membres de l’équipage décédés dans le drame.

Le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères, certains députés nationaux ainsi que d’autres personnalités congolaises ont échappé mardi 2 décembre 2014 à un crash. L’avion du gouvernement congolais qui les ramenait de Dakar où ils ont participé au XVe sommet de la Francophonie a connu un déséquilibre alors qu’il était en plein vol. Un communiqué lu au cours de la plénière de l’Assemblée nationale indique que ce déséquilibre a été causé par la « déflagration » d’un hublot. Le pilote aurait alors décidé de ramener l’appareil à Dakar pour éviter une catastrophe. Prenant la parole dans le cadre d’une motion d’information à la suite de cet incident, Jean-Claude Vuemba avait demandé que le ministre de Transports soit entendu par les députés nationaux à ce sujet. « Admettons que c’était n’importe quel aéronef d’une autre société. Est-ce qu’on aurait pu se taire ? C’est pour cela que nous nous sommes dits qu’il doit y avoir une invitation du ministre. Vous vous rendez compte que l’hublot a été déchiqueté. Ils étaient déjà en vol. N’eût été la maîtrise de ce pilote, je crois hélas qu’on aurait pu franchir un cap de détresse grave », avait affirmé Jean-Claude Vuemba. Le député avait dit attendre du ministre qu’il lise le rapport que ses services lui auront donné. Mais il avait également affirmé avoir des questions à poser au sujet de l’avion. « Cet aéronef est un aéronef du gouvernement. Où est-ce qu’il a été acheté ? Est-ce que le contrôle technique continue ? On ne peut pas commencer à mettre les autorités de la RDC dans des avions peu sûrs », avait-t-il déclaré.

Mis en service début décembre 2014, un des deux drones d'observation de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) s'est écrasé mercredi lors de son atterrissage à l'aéroport de Goma. L'accident n'a pas fait de victime. "Nous avons enregistré l’accident d’un aéronef sans pilote […] de retour de mission, a annoncé, le 15 janvier, le colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco lors d’une conférence de presse à Kinshasa, heureusement, il n’y a pas eu de blessé ni de mort". "Nous sommes en train de mener des enquêtes pour savoir quelle est la cause technique à l’origine de cet accident", avait-t-il ajouté. Selon une source au sein de la Monusco, "l’accident a eu lieu vers 11 heures à l’atterrissage à l’aéroport de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu". Il s’agirait d’un problème technique a priori. "L’appareil a été complètement détruit", avait commenté un officier de la force aérienne congolaise à l’aéroport de Goma. La Monusco est la première force de l’ONU à utiliser des drones. Ceux-ci avaient été lancés en fanfare début décembre. Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies avait alors déclaré que ces appareils étaient un outil incomparable pour pouvoir s’attaquer aux nombreux groupes armés actifs dans les régions du Nord et du Sud-Kivu et que les Casques bleus ont pour mission de neutraliser. À terme, la Monusco doit être dotée de cinq drones d’observation fabriqués par Selex ES, filiale du groupe italien d’aéronautique et de défense Finmeccanica.

Octobre 2012 : un avion de la Cetraca aviation service (CAS) rate son atterrissage à l’aérodrome de Ruenda dans la ville de Butembo au Nord-Kivu. Le pilote réussit à immobiliser l’appareil, un LT 410, au bout de la piste. Quinze passagers et trois membres d’équipage sont sains et saufs.

Février 2012 : un avion s’écrase au bout de la piste de l’aéroport de Kavumu (Bukavu) dans l’est de la RDC. Six personnes sont tuées dans l’accident dont Augustin Katumba Mwanke, l’un des conseillers le plus influents du président Kabila.

Janvier 2012 : un Antonov 28 de la compagnie Tracep Congo fait un crash à10 km à vol d’oiseau de Namoya dans la province du Maniema. Six mois plus tôt, un autre appareil appartenant à la même compagnie s’était crashé dans le parc national de Kahuzi Biega. Tous les membres d’équipage avaient péri.

Juillet 2011 : un Boeing 727 de la compagnie Hewa Bora s’écrase à Kisangani dans la Province-Orientale, au Nord-Est de la RDC. Soixante quatorze morts sont enregistrés. Les premiers éléments de l’enquête privilégient deux pistes, celles d’une erreur de guidage et de surcharge de l’appareil. La compagnie a été fermée depuis cet accident, les autorités ayant retiré son permis d’exploitation. Fly Congo, une autre compagnie aérienne, est né des cendres de Hewa Bora début 2012. Avant de fusionner avec CAA, fin 2012, pour créer Fly CAA.

Août 2010 : un Let-410 de la compagnie privée Filair appartenant à un homme d’affaires belge s’écrase dans un quartier résidentiel de la ville de Bandundu dans l’ouest de la RDC. L’appareil aurait connu une panne sèche, selon les techniciens d’aviation contactés sur le lieu du drame. Le propriétaire de l’appareil périt dans cet accident.

Avril 2010 : un Antonov de la Monusco, la Mission des Nations unies en RDC, rate son atterrissage à l’aéroport de N’djili à Kinshasa et tue 31 personnes. Un passager a survécu à cette catastrophe aérienne consécutive au mauvais temps. Ce fut le premier crash d’un avion de la Monusco, dont la flotte est réputée pour sa sécurité, depuis 11 ans.

Novembre 2009 : un avion de la CAA qui transporte 117 passagers dont le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, atterrit en catastrophe au bout de la piste de l’aéroport de Goma et termine sa course dans la lave asséchée du volcan Nyiragongo. Aucun mort. 20 blessés enregistrés.

 

Avril 2008 : un avion de la compagnie Hewa Bora s’écrase au décollage sur un quartier populaire à Goma, faisant 40 morts une soixantaine de blessés et 13 disparus.

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