RDCONGO: Paul Nsapu, SG de la Fidh tonne sur Delphin Kahimbi, le barbouze de la Demiap !

RDCONGO: Paul Nsapu, SG de la Fidh tonne sur Delphin Kahimbi, le barbouze de la Demiap !

Paul Nsapu, le Secrétaire Général de la Fidh

En République démocratique du Congo, nous avions deux amis activistes des droits de l'homme réputés et téméraires: Floribert Chebeya et Paul Nsapu. Depuis que Chebeya a été assassiné, à Kin Mazière le 1 juin en 2010, parle régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Mtwale, Paul Nsapu, le Secrétaire Général de la Fidh, contraint à l'exil, depuis Bruxelles, fait un travail titanesque pour que la RDC fâchée avec les droits de l'homme comprenne qu'ils sont universels, certaines de ses violations sont imprescriptibles et q'elle ne peut se dérober. En juillet dernier, Alexis Thambwe Mwamba, le Criminel du RCD-Goma qui avait reconnu sa responsabilité dans abattage de l'avion civil CAL avec 51 congolais, le fameux ministre de la justice de Kinshasa, a fui en Belgique par peur d'interpellation. A Paris pour prendre Air France pour Kinshasa, ATM, un homme arrogant, méprisant, imbu de lui-même a dû user du faux. En effet, l'Ambassadeur de la RDC en France, Atoki Ileka lui a délivré un Laissez-passer tenant lieu de passeport d’un ancien diplomate invalide qui est toujours en France. Et c’est avec ce faux papier que Thambwe Mwamba a quitté le territoire français et l’espace Schengen. La Fidh et Paul Nsapu se sont investis dans l'Affaire Pasteur Mukungubila en Afrique du sud, la Fidh suit l'Affaire Paul Mwilambwe à Dakar pour un procès international contre l'assassinat de Floribert Chebeya...

Avec ses lunettes de camouflage, le Général Delphin Kahimbi qui brandit son Master 2, de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques -France

Alors qu'il revient de l'Angola où avec ses collègues de la Fidh ont été dans des camps des réfugiés congolais qui fuient les tueries et massacres dans les Kasaï, à peine a-t-il déposé ses valises que le Secrétaire Général de la Fidh voit sur la RTNC-Télé Pprd : 15 congolais présentés à la Nation et à l'opinion internationale comme étant des terroristes de Kamwina Nsapu ! Un montage grotesque de mauvais, or parmi les 15 prévenus, on présente le jeune Reagen Lumenga, 21 ans, orphelin de père et de mère, comme l'un des meneurs de Kamwina Nsapu à Kinshasa. De la pire foutaise, car la Fidh était déjà saisie par la famille Lumenga de la disparition du jeune Reagen. La Fidh avait découvert qu'il était placé dans la cellule 3 de la Demiap. Et Paul Nsapu avait déjà interpellé le Général Delphin Kahimbi qui comme à ses habitudes n'a pas tenu parole. Dans cette conversation téléphonique, Paul Nsapu qui s'est senti floué par des promesses alambiquées d'un Général tortionnaire remet les pendules à l'heure.

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Lâchée par les Etats-Unis et l'Europe, la RDC se cherche de nouveaux alliés parmi les plus récalcitrants à la politique occidentale en Afrique. La démarche est hasardeuse. S'étant détournée de l'esprit et de la lettre de l'Accord de Saint-Sylvestre, acculées de toutes parts, depuis le blocage de la mise en œuvre de la dynamique du Centre interdiocésain, les autorités de Kinshasa tentent de se rallier des « nouveaux amis ». Il ya une volonté de Nkurunzisation de la RDC, par le régime d'imposture. la « nkurunzisation » du Burundi. En effet, le président Nkurunziza s'est maintenu contre une frange importante de sa population et l'ensemble de la communauté internationale. Le Général Delphin Kahimbi de la Demiap, la Gestapo du régime est bien introduit à Bujumbura.

Octobre 2015, Delphin Kahimbi en tenue burundaise à Bujumbura

Voici comment Human Right Watch décrit Delphin Kahimbi !

Le Général Delphin Kahimbi est impliqué dans de graves violations des droits humains en RD Congo, telles que des arrestations arbitraires, des tortures et des mauvais traitements infligés à des détenus, en particulier de l’ethnie tutsie.

Kahimbi est supposé avoir arrêté arbitrairement et détenu des personnes dans sa résidence privée de Goma en 2006, alors qu'il était commandant adjoint de la 8ème Région militaire. Un homme arrêté à Goma en décembre 2006 a affirmé qu’il avait été battu avec une ceinture et torturé avec des chocs électriques, y compris par Kahimbi en personne.

En 2008, en tant que commandant en second de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu et à la tête du commandement opérationnel des zones de Kiwanja and Rutshuru, pendant les opérations contre le groupe rebelle Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Kahimbi a fait preuve d’une hostilité considérable à l’égard des troupes de maintien de la paix de l’ONU. Il a sciemment exposé les Casques bleus et les civils rassemblés près de leurs camps au risque d’être piégés dans des tirs croisés. Entre autres actions entravant la coopération avec les Casques bleus, Kahimbi semble avoir joué un rôle dans l’incitation de manifestations anti-Casques bleus. Celles-ci ont entraîné des restrictions des patrouilles de l’ONU, ce qui fait que les Casques bleus étaient souvent absents lorsque des habitants étaient attaqués.

En 2014, dans ses fonctions de coordinateur du processus de pré-désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants, Kahimbi, aux côtés d’autres officiers, a failli à son devoir de fournir soins et nourriture correcte aux combattants démobilisés, à leurs femmes et à leurs enfants dans un camp militaire congolais isolé. Au moins une centaine de personnes y sont mortes de faim et de maladie.

Plus récemment, en tant que chef des renseignements militaires, Kahimbi a été impliqué dans des arrestations arbitraires, des détentions et des mauvais traitements à Kinshasa, entre autres dans le contexte de la répression des partis d’opposition. Ainsi Norbert Luyeye, président du parti d’opposition Union des Républicains (UR), a été arrêté chez lui, avec six autres personnes, le 7 août 2016. Le 4 août, au siège de son parti, Luyeye avait déclaré qu’il se produirait un vide juridique si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) échouait à convoquer des élections en septembre. Il avait appelé à se rassembler le 4 septembre, dans le quartier Ndjili de Kinshasa, pour préparer les manifestations du 19 septembre. Toutes ces personnes sont détenues par les services militaires de renseignements, sans avoir été légalement inculpées ni autorisées à voir leur famille ou un avocat.

Cubain Tshimbalanga, un membre du parti d’opposition Solidarité congolaise pour la démocratie (SCODE), a été arrêté à Kinshasa le 26 septembre. Détenu au quartier général des renseignements militaires de Kinshasa, il a été passé à tabac avant d’être libéré début octobre. Pendant sa détention, il n’a été ni inculpé, ni autorisé à rencontrer ses proches ou ses avocats. Martin Fayulu, leader d’opposition et président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE), a également été détenu pendant plusieurs heures au Q.G. des renseignements militaires de Kinshasa le 14 février 2016, et un certain nombre de ses biens ont été saisis.

L’Union européenne a imposé des sanctions contre Kahimbi le 12 décembre.

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