RDCONGO: Scott Campbell, l'ONU pointe du doigt les Bana Mura qui ont massacré 251 Kasaïens !

RDCONGO: Scott Campbell, l'ONU pointe du doigt les Bana Mura qui ont massacré 251 Kasaïens !

Expulsé de la RDC, Scott Campbell est Responsable de l'Afrique centrale et occidentale au Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme

Le régime d'imposture de Kinshasa est plus que fâché avec le respect des droits de l'homme. L'un des attributs régaliens d'un pays est de protéger ses citoyens. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a pris en otage toutes les institutions de la République démocratique du Congo. Le régime de Kinshasa est prédateur, pillard et criminel ! L'enrichissement illicite des apparatchiks, pillage systématique des ressources congolaises, crimes et massacres de populations civiles ne se comptent plus sur le bout des doigts.

D'après Scott Campbell, responsable de l'Afrique centrale et occidentale au Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, des violences au Kasaï pourraient être utilisées par le gouvernement pour retarder encore la tenue de l'élection présidentielle. "Il est impossible de déterminer si le gouvernement essaye de retarder la tenue des élections", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Genève. "Nous craignons que (les violences) soient utilisées afin de décaler la tenue des élections, ce qui pourrait engendrer d'autres violences et violations des droits de l'homme."

En effet, quelque 251 personnes, dont 62 enfants, ont été exécutées par des milices dans la province du Kasaï, dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC), entre mars et juin, selon un rapport de l'Onu publié vendredi 4 août 2017 à Genève.

Les violences décrites dans ce rapport, basé sur des témoignages de personnes ayant fui le Kasaï, province de l'ouest de la République démocratique du Congo, pourraient relever de crimes contre l'humanité, selon les enquêteurs des Nations unies.

"À travers leurs récits, c’est un avertissement très sérieux qui est adressé au gouvernement de la RDC, afin d’agir sans délai pour empêcher que cette violence ne bascule dans un processus de purification ethnique à plus grande échelle", a dit Zeid Raad Al Hussein, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.

"J’appelle le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter de son obligation première de protection des personnes de toutes origines ethniques dans le Grand Kasaï", poursuit-il dans un communiqué.

La milice Kamuina Nsapu, qui combat les forces gouvernementales depuis août 2016, a exécuté au moins 79 personnes, selon l'Onu. Une grande partie des effectifs des Kamuina Nsapu sont des enfants - fille et garçon - pour beaucoup âgés de 7 à 13 ans.

D'après les témoignages, la milice Kamuina Nsapu aurait organisé des assassinats ciblés, y compris contre des militaires, des policiers et des agents de la fonction publique.

Une autre milice, les Bana Mura, aurait été armée et soutenue par les chefs traditionnels locaux et par l’armée et la police, selon le rapport, pour attaquer les communautés Luba et Lulua accusées de complicité avec les Kamuina Nsapu.

  Des témoins parmi les Luba et les Lulua ont déclaré que les Bana Mura avaient décapité, mutilé et abattu leurs victimes. Certaines ont même été brûlées vives dans leurs maisons.

Octobre 2014, Kinshasa avait demandé le rappel de Scott Campbell, chef du bureau de l'ONU pour les droits de l'homme en RDC, au lendemain de la publication d'un rapport de ses services dénonçant des crimes commis par des policiers congolais.

Entre les autorités congolaises et Scott Campbell, chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’Homme en République démocratique du Congo (RDC), le divorce était consommé. "Le moment est sans doute venu de nous séparer de lui et de demander au Secrétaire général des Nations unies de le retirer de notre pays pour manque de professionnalisme et d’honnêteté", avait déclaré jeudi 16 octobre 2014, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

Richard Muyej avait reproché également à Scott Campbell "ses prises de positions partisanes, de nature à compromettre la stabilité des institutions". "Nous estimons que M. Scott Campbell remplit désormais les conditions requises pour être déclaré persona non grata", a ajouté le ministre.

Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) que dirigeait Scott Campbell à Kinshasa avait publié un "rapport sur les violations des droits de l’Homme commises par des agents de la police nationale congolaise" lors d’un grande opération antibanditisme dans la capitale congolaise entre novembre 2013 et février. Dans ce document, l’équipe onusienne dénonce la mort ou la disparition de plusieurs dizaines de civils pendant cette opération baptisée "Likofi" ("coup de poing" en lingala). "L’opération ‘Likofi’ a fait au moins 41 victimes", neuf d’"exécutions sommaires" et 32 de "disparitions forcées", mais le nombre des victimes des violences policières pourrait être bien plus élevé, peut-on lire dans ce rapport.

"Jamais rapport ne donna une information aussi malveillante que mensongère", a rétorqué Richard Muyej.

Avec le rapport sur les crimes dans le Kasaï, Kinshasa tonne encore contre l'ONU ! De qui se moque-t-on ?

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