RDC: Le Dr. Fweley Diangitukwa remet Léonbitch Kengo à sa place !

RDC: Le Dr. Fweley Diangitukwa remet Léonbitch Kengo à sa place !

Dr. Fweley Diangitukwa

Acteur politique dans la diaspora congolaise, le professeur Fweley Diangitukwa est l'un des nos meilleurs analystes politiques. Personne n'a écrit autant que lui sur la République démocratique du Congo. Les Congolais lisent-ils ? Prennent-ils le temps de lire Fweley Diangitukwa ? A Réveil FM International, nous rigolons à chaudes larmes. En effet en hommage à l'ancien secrétaire Général de l'ONU, nous avions volontairement titré: RDC, Kofi Annan n'a jamais teint ses cheveux ! Dans l'article, nous avions mis en exergue le cas de Léonbitch Kengo wa Dondo, édenté de la Gare du Nord et président illégitime depuis 2012 du sénat godillot de la République démocratique du Congo, plus âgé que Kofi Annan, qui se teint les cheveux. Cela n'a pas tardé, des lobbyistes patentés l'ont fait passer sur RFI, le lendemain. Lui qui était silencieux depuis des lustres, comment Léonbitch Kengo, a-t-il pu sans gène s'exprimer sur RFI, avec un raisonnement biaisé et alambiqué? Et les Congolais envoûtés scandent sans rire: "Kengo Alobi ehh" ! Léonbitch Kengo en tant que juriste ne sait-il pas que demander l'amnistie à un imposteur-usurpateur et illégitime de Chef d'Etat, c'est reconnaître sa culpabilité et reconnaître aussi la légitimité d'un illégitime ? Voilà un individu Léonbitch Kengo qui a occupé des hautes fonctions dans notre pays, qui réfléchit comme un primairien. Sur RFI, Léonbitch Kengo dévoile le macabre complot contre le peuple congolais, Emmanuel Ramazani Shadary n'est qu'un potiche, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est pas disposé à lâcher les manettes de la RDC, il s'accroche !

Léonbitch Kengo 83 ans se teint les cheveux !

Avant la lecture de l'appel de Fweley aux leaders et compatriotes de l'opposition, relisons-ceci: "Notre pays est arrivé à un tournant de son histoire qui nécessite l’union de notre intelligence collective. À trois reprises, notre pays a été dominé et sauvagement pillé : d’abord par le roi des Belges, Léopold II, qui avait donné la forme actuelle de notre pays et qui en avait fait sa propriété privée en s’appuyant sur les hommes qu’il envoyait dans sa colonie pour l’exploiter à son compte. Ces derniers en avaient profité pour s’enrichir eux aussi. À partir de 1908, l’État belge avait poursuivi l’œuvre macabre de son Roi ; ensuite, le 24 novembre 1965, le colonel Joseph-Désiré Mobutu avait fait un coup d’État en s’appuyant sur ses « compagnons de la révolution ». L’enrichissement rapide et illicite était la seule préoccupation de différents dirigeants du Mouvement populaire de la Révolution (MPR) ; enfin, depuis 1997, le Congo est tombé entre les mains d’un conglomérat d’aventuriers venus du Rwanda et de l’Ouganda épaulés par des Congolais qui ont vendu leur âme au diable. Tous, sous la conduite de Joseph Kabila, poursuivent les mêmes ambitions que les colons de Léopold II et les « compagnons de la révolution » de Joseph-Désiré Mobutu. À présent, notre aujourd’hui est bloqué et notre avenir commun est incertain."Appel à tous les intellectuels congolais de souche : l’avenir du Congo est notre responsabilité commune. Agissons ensemble. 21 avril 2018, www.fweley.wordpress.com

Nous n'aimons pas lire et nous ne voulons pas lire. Ceux qui s'époumonent pour écrire

Aux leaders et Compatriotes de l’opposition,

En date du mercredi 8 août 2018 à 21:52, j’ai largué un très court message qui a suscité le courroux de l’un de nos compatriotes qui l’a vite qualifié de « piètre sortie pour un professeur ». Plusieurs échanges ont suivi que vous pouvez lire ci-dessous. Le président du Sénat, sans mandat depuis 2012, M. Léon Kendo wa Dongo, vient de me donner raison en vendant publiquement la mèche du plan minutieusement concocté par le PPRD en accord avec la CENI. Celui qui s’est attaqué à moi peut boire sa honte en cachette et mesurer la longueur d’avance que je n’ai cessé de prendre dans l’analyse de la politique de notre pays. Sans prétention aucune, j’ai un avantage sur beaucoup de compatriotes puisque je réfléchis à l’intérieur de ma discipline de prédilection qui est la science politique, contrairement à celui qui a qualifié mes propos de « piètre sortie pour un professeur » qui n’est pas un expert dans ce domaine. Le professeur que je suis a vu juste sur la stratégie conçue par le PPRD pour le court et long terme.

Dans ce papier, je reprends d’abord ce que j’ai dit le 8 août qui a suscité colère, injure publique et multiples commentaires de mes compatriotes. Ensuite, je reprends les propos du président Joseph Kabila sans mandat depuis décembre 2016 puis les propos du président du Sénat, M. Kengo – lui aussi sans mandat depuis 2012 –, qui confirment les propos que j’ai jetés précocement comme un poisson dans la mare. Je conclus par un unième appel aux leaders de l’opposition et aux compatriotes. Je précise que je ne suis candidat à rien, sinon à l’unité de l’opposition.

Voici ce que j’ai écrit le 8 août 2018 :

"Désormais, la mort dans l’âme, les laudateurs doivent apprendre à intégrer, à prononcer et à écrire un autre nom pour poursuivre leur culte de la personnalité... Ils doivent faire le deuil de l’ancien pour porter les habits neufs de l’autre, à moins qu’ils acceptent de disparaître avec leur ancien maître. Après combien de temps vont-ils réapparaître sur la toile et quel sera leur nouveau discours, eux qui ne juraient jusqu’à hier que sur le nom de leur Raïs ?

La roue de l’histoire commence à tourner.

Dans la République à démocratiser du Congo (RDC), le scénario de la Russie (Poutine - Medvedev - Poutine) vient d’être planté. Il appartient maintenant aux Congolais d’empêcher sa réalisation".

Voici ce qu’a dit, au sommet de la SADC en Namibie, M. Joseph Kabila, président sans mandat depuis décembre 2016 :

"Depuis hier je réfléchis sur un discours d’adieu (rires dans la salle). Ce sacrifice n’est pas vain parce qu’il a consolidé un processus de démocratie irréversible. Nous allons continuer de l’avant avec les prochaines élections à la fin de cette année. Il est clair qu’en dehors de la démocratie et des élections, la stabilité économique et sécuritaire demeurent nos préoccupations. Je conclus par des mots de remerciements. A tous les anciens chefs d’État de la SADC. Certains sont dans la salle. Merci de m’avoir partagé de votre expérience pendant 17ans. A mes collègues merci de m’avoir aidé à rendre ma vie un peu facile. A notre organisation, notre famille je dis simplement soyez forts, n’oubliez jamais le passé de notre région. Je suis très ému. Ma préférence n’est pas de dire adieu mais à nous revoir bientôt". Très lourd de sens pour un président qui prétend quitter ses fonctions.

Voici ce qu’a dit M. Léon Kengo wa Dongo, président du Sénat sans mandat depuis 2012 :

Au cours d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo estime que Joseph Kabila a toutes les chances de revenir aux affaires au cas où son dauphin remportait la présidentielle du 23 décembre. Kengo wa Dondo essaie de justifier son idée par le scénario russe entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, qui se partagent les postes de président de la République et du chef du gouvernement, depuis près de 20 ans. Pour lui, la désignation d’Emmanuel Shadary pourrait permettre à Joseph Kabila de revenir aux affaires plus tard sans obstacle. « Le président est le garant de la Constitution. Il a respecté cette Constitution, personne ne peut émettre des critiques. Analysons tout, il fait passer Ramazani, Ramazani peut être élu une fois, lui peut revenir. Moi, je crois qu’il a bien joué. S’il revient après, il peut rester autant qu’il veut », a-t-il déclaré. Signataire de la charte du FCC (Front Commun pour le Congo), Léon Kengo wa Dondo a, lors de cet entretien, plaidé pour le retour de Moïse Katumbi en vue de participer au scrutin. Il a également promis de choisir librement le candidat président qu’il soutiendra pour la présidentielle. Sé/Fonseca Mansianga, in e-mail/Internet envoyé le 22 août 2018 par Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana (Canada).

Le président du Sénat, sans mandat depuis 2012, a dit (je ne reprends pas ses idées mot à mot mais je les résume), plaidant pour le retour de M. Moïse Katumbi au Congo, que celui-ci peut revenir et déposer sa candidature. [Il a vite ajouté, je le cite :] « Il n’est pas dit qu’il va gagner. S’il gagne, bon c’est un fils du pays ». Il faut noter que, dans sa plaidoirie, il a commencé par la négation ou le refus : « il n’est pas dit qu’il va gagner ». Par ces mots, il a informé le président sans mandat, que tout a été préparé pour que M. Moïse Katumbi ne gagne pas l’élection présidentielle. La phrase qui a suivi – à l’affirmative – n’est qu’une formalité qui complète sa pensée négative. L’emploi du conditionnel n’est qu’une volonté de voiler son plan. Notez que M. Kengo n’accorde aucune chance à M. Shadary de briguer un second mandat (quelles que soient ses performances au cas où il gagnerait), exactement comme dans le cas de la Russie. Ceci signifie en clair qu’après l’élection présidentielle de décembre 2018 – si l’opposition et le peuple congolais ne font rien pour la sortie définitive du PPRD du pouvoir –, le Parlement et le Sénat feront sauter les articles verrouillés de la Constitution pour permettre le retour et la permanence de M. Joseph Kabila au pouvoir. Un avenir très sombre !!!!

Mon unième appel à l’opposition

Ce qui précède montre clairement le choix cynique du camp au pouvoir qui cherche par tous les moyens à conserver le pouvoir en organisant des élections de formalité pour montrer à l’opinion internationale que l’État à démocratiser du Congo (RDC) a organisé des élections « prétendument transparentes ». Il faut croire que certaines puissances appuient les dirigeants actuels dans cette voie.

Pendant ce temps, on apprend qu’« en attendant la liste provisoire de la présidentielle au prochain scrutin qui sera publiée ce 24 août 2018 (c’est-à-dire demain), les questions ne cessent de se poser concernant la candidature commune de l’opposition. Alors qu’au sein de l’UDPS, tout est bien clair. Au cas où leur candidat sera éligible à la présidentielle, pas question de céder la candidature commune à un autre parti de l’opposition. Peut-être dans le cas d’une inéligibilité de Félix Tshisekedi que les choses pourront se négocier autour de cette affaire ». Que se passera-t-il si chaque parti de l’opposition suit l’exemple de l’UDPS ? N’est-ce pas que M. Nangaa et le PPRD applaudiront ?

Alors que les gestionnaires de deux derniers mandants 2001-2011 et 2012-2016 (plus deux ans sans mandat électif, 2017-2018) n’ont pas été jugés par le peuple congolais pour établir ce qu’ils ont fait et n’ont pas fait.

Alors que M. Nangaa et sa CENI s’entêtent à ne pas prendre en considération toutes les accusations : machine à voler les voix des électeurs, 10 millions d’électeurs sans empreinte digital, mineurs sur les listes électorales, bureaux fictifs, électeurs de la diaspora non recensés, lieu réel du Serveur non indiqué, etc., l’opposition accepte d’aller aveuglément aux élections comme un mouton qu’on amène à l’abattoir pour être égorgé. À la différence que le mouton ne sait pas ce qui lui arrivera, en revanche, pour les candidats à l’élection présidentielle dans la République à démocratiser du Congo (RDC), par la voir du président du Sénat sans mandat depuis 2012, M. Léon Kengo, vient de leur dire clairement ce qui va se passer pour que le PPRD conserve le pouvoir qu’il chérit bien depuis 2001.

Malgré la cruauté des aveux de M. Léon Kengo wa Dondo sous forme de « révélations qui ne disent pas leur nom », l’opposition commence à refuser l’idée de la candidature commune. À la place de l’Union qui fait la force (devise belge), c’est l’égoïsme partisan qui prend le dessus. M. Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS), s’est déjà exprimé sans mâcher les mots, en disant que « la seule candidature que l’UDPS soutiendra, pour briguer la magistrature suprême est celle de Félix Tshisekedi, pas une autre ». Cette prise de position s’expliquerait si notre pays était un État normal, or nous sommes un pays sans État (dixit pasteur Ekofo). Dans un tel contexte, l’incitation à ne voter que pour le candidat de son parti est un choix qui facilite le travail de Corneille Nangaa, du PPRD et Congolais corrompus de la FCC qui travaillent en commun pour l’échec de l’opposition. Le dernier voyage de M. Corneille Nangaa en Namibie avec M. Kabila est lourd de conséquence.

Chers Compatriotes de l’opposition Qu’est-ce qui est mieux : gagner l’élection présidentielle en se mettant ensemble ou échouer ensemble à cause de l’égoïsme de chaque parti ? La réponse à cette question permettra à notre pays de retrouver la stabilité et le développement à défaut il sombrera dans l’anarchie. Je m’adresse à la conscience de chaque leader de l’opposition et de chaque Congolais qui aspire à un changement de paradigme après tant de morts inutiles et d’années perdues.

 

Pour conclure, après les propos de M. Léon Kengo wa Dongo, le compatriote qui a qualifié mon message de « piètre sortie pour un professeur » doit comprendre que c’est lui qui est un piètre analyste car il a été incapable de lire plus loin que la longueur de son nombril.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

Le 23 août 2018.

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