Erevan: Je suis Congolais, Arménien de cœur et Francophone!

Erevan: Je suis Congolais, Arménien de cœur et Francophone!

Freddy Mulongo au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie

Lorsqu'un journaliste débarque dans un pays qu'il ne connait pas, il prend souvent un taxi parle avec le taximan ou il va vers un agent de l'ordre pour demander des renseignements. A partir d'eux, on peut déjà apprendre beaucoup du pays. Chapeau bas aux Arméniens qui sont ouverts et accueillants. L'hospitalité et le partage sont des valeurs omniprésentes et toutes naturelles pour eux. Depuis des siècles, l’Arménie est connue pour son hospitalité. Peuple paisible, il est impossible d’éviter une vraie régalade lorsque vous êtes chez un Arménien. Outre l’étiquette d’hospitalité naturelle, c’est une question d’honneur pour lui ! L'Arménie, ce pays d'Asie centrale, ancienne république soviétique, a conquis notre cœur en moins d'une semaine de séjour. Erevan est une ville un peu tristounet mais très propre, la gentillesse des habitants donne la chaleur au cœur et vous attache au pays. Le cœur n'est pas un genou pour qu'on le plie, certes on ne commande pas à ses sentiments, le cœur ne parle qu'au cœur mais la bouche ne parle qu'à l'oreille dit-on. Un pays, c'est aussi des visages qui s’incrustent dans notre mémoire.

1. Aznive Aslikian, Komitas Action Suisse-Arménie

Aznive Aslikian et Freddy Mulongo au HCR-Arménie

Je suis personnellement retourné à l'aéroport international de zvartnots à Erevan et je suis reparti sans ma valisette. Aznive Aslikian parle arménien, anglais et Français. Elle est souriante, brave et dynamique. Alors que ma valisette était restée à Moscou. Elle a mis en marche ses réseaux, coups de fil au service des bagages à l'aéroport et coups de fil par par là...ma valisette a été retrouvée, une limousine est allé le chercher à l'hôtel Mariott d'Erevan où il était déposée par erreur. Ma valisette est parvenue scellée comme valise diplomatique au Multi Rest House à Tsaghkadzor. Grand Merci à Aznive Aslikian pour sa bravoure !

2. Satiné Mlirzoyan du Multi Rest House à Tsaghkadzor.

Jeune et belle, Satiné Mlirzoyan est réceptionniste au Multi Rest House à Tsaghkadzor. Disponible, avenante à l'égard des clients. L'hôtel "Multi Rest House", fondé en 2007, est situé dans la ville de Tsakhkadzor et est entouré d'une forêt dense. C'est un endroit idéal pour ceux qui apprécient la beauté et le tourisme de qualité. "Multi Rest House" est situé à 1 km du téléphérique. Hotel qui donne dans le luxueux : marbres et fer forgé. Il est confortable : grandes chambres et un bon buffet pour le petit déjeuner. Grande réception, grands salons, chambre convenable, de belle taille, Le service est attentionné. Cet hôtel offre des chambres très spacieuses à la déco très kitch mais il semblerait que c'est la norme dans ce pays. La propreté y est irréprochable, l'accueil y est correct et la literie convenable. L'hôtel est comme dans un château. Situé dans la station de ski de Tsaghkadzor, le Multi Rest House est équipé d'un court de tennis et d'un terrain de volley-ball. Il propose une salle de cinéma, un centre médical et des chambres dotées d'une connexion Wi-Fi gratuite.

L'hôtel "Multi Rest House" est également un lieu idéal pour des vacances en famille. Il propose non seulement des cottages ou des chambres d'hôtel confortables sur deux et trois étages, mais également des appartements familiaux. Toutes les conditions nécessaires aux loisirs pour les enfants sont réunies: aire de jeux pour enfants, mini-club, etc. Le personnel amical sert ses clients conformément aux normes internationales et a une approche individuelle pour chaque client.

Décorées dans un style classique, toutes les chambres du Multi Rest House disposent d'un réfrigérateur. Leur salle de bains est munie de peignoirs et de chaussons. Les remontées mécaniques vous attendent à 2 km du Multi Rest House, tandis que la ville d'Erevan est à 55 km. L'aéroport Zvartnots se situe quant à lui à 67 km. Cet établissement a également été bien noté pour son excellent emplacement à Tsaghkadzor ! Les clients en sont plus satisfaits en comparaison avec d'autres établissements dans cette ville.

3. Des jeunes bénévoles pour le Sommet de la Francophonie

Freddy Mulongo et des jeunes bénévoles Arméniens: Ghevondyan Arevik, Barseghyan Gor, Sargsyan Diana devant le centre de presse.

Ils étaient 1000 jeunes filles et garçons, reconnaissables à leur T-Shirt bleu, sur le dos le logo de la Francophonie à Erevan avec en grand "Vivre Ensemble" ! La majorité d'entre eux sont des jeunes étudiants. À l'occasion du XVIIè sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, des bénévoles francophones ont aidé l'organisation.

Ghevondyan Arevik, Alexanyan Erik, Barseghyan Gor et Sargsyan Diana

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution qui a été fondée principalement sur le partage d’une langue commune, le français. Il y a 274 millions de locuteurs francophones dans le monde et ce chiffre pourrait atteindre les 700 millions dans les prochaines décennies. Une augmentation portée par la croissance démographique du continent qui comptera 8 francophones sur 10 d’ici à 2060.

Le jeune bénévole Erik Alexanyan a 19 ans. Il est étudiant à l'université français, à la faculté de finance à Erevan en Arménie. Il a l'âge de mon fils, je lui ai prêté mon appareil photo Sony alpha 99 pour faire des photos à ma place. Il m'a accompagné sur le site du Sommet de la Francophonie en portant le pied de la caméra et m'a beaucoup aidé. Comme quoi on s'attacher à quelqu'un que l'on jamais vu de sa vie. Erik Alexanyan est devenu mon jeune frère que je n'oublierai jamais.

L’Organisation internationale de la Francophonie ne cesse de grandir et regroupe aujourd’hui 84 Etats et gouvernements dont 54 membres actifs, la plupart en Afrique. Créée pour promouvoir la langue française et diffuser les cultures de ses membres, la Francophonie a pris au fil des ans une dimension politique avec pour objectifs affichés «l’instauration et le développement de la démocratie» et «le soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’Homme».

4. Des policiers au service des citoyens

Dans certaines capitales africaines qui dit policier dit tracasseries ! Pas à Erevan où les policiers sont polis et jouent la proximité avec la population. Pour le XVIIè Sommet de la Francophonie, la police a été mise à contribution : un manuel de conversation a été publié pour les forces de l’ordre qui seront en service dans les rues d’Erevan. « Ce sont des phrases simples qui seront utiles aux policiers si des touristes viennent leur parler en français. Nous pourrons montrer les rues, les hôtels que cherchent les invités ou leur souhaiter un bon séjour », détaille le capitaine Iouri Ohanian, 32 ans. « En entendant des mots en français, nos invités se sentiront à l’aise et en sécurité. En plus de ce petit manuel, des cours de français de trois mois ont été organisés pour des groupes de policiers », ajoute-t-il.

Dans certaines capitales africaines qui dit policier dit tracasseries ! Pas à Erevan où les policiers sont polis et jouent la proximité avec la population.

Après trente années comme taxi, Armen Darbinian a vécu nombre d'événements internationaux. Mais pour le sommet de la Francophonie qui débute jeudi à Erevan, il s’est préparé comme jamais : il s’est procuré un dictionnaire et, entre deux courses, apprend le français. « Ils disent qu’il y aura beaucoup de touristes et d’invités. Alors j’apprends les mots les plus utiles, des mots simples comme : comment ça va ? Ou : où allez-vous ? », raconte ce chauffeur de taxi de 62 ans. « J’aimerais en connaître plus pour leur dire que nous sommes contents de les accueillir, parler de notre histoire, d’Erevan... Mais c’est une langue très difficile », poursuit-il avec un ton désolé. À Erevan, qui résonne depuis la semaine dernière des chansons de Charles Aznavour, décédé à 94 ans et qui était souvent qualifié de « fils du peuple » arménien, tout le monde, des serveurs des cafés aux vendeurs des magasins, semble s’être mis au français.

Marquée par des hauts-plateaux et de paysages montagneux, l'Arménie culmine souvent à 1000 mètres voire plus. A proximité d'Erevan,la capitale, on peut partir explorer le mont Ararat où Noé, lors du Déluge, s'échouera : il s'élève à 5160 mètres et domine la vallée où Noé donnera naissance à l'Humanité. Quant au mont Aragats, il est moins élevé puisqu'il ne dépasse pas les 4090 mètres.

 La vallée de l'Arpa riche d'oasis où femmes et hommes font prospérer de véritables vergers où poussent des abricotiers, des pêches et des vignes. La cuisine traditionnelle de ce pays où on prépare encore des khrovats c'est-à-dire des brochettes cuites dans un four en terre. Elles sont souvent accompagnées de sarmas, les célèbres feuilles de vignes farcies et du lavache, le pain préparé en cuisine. N'oubliez pas aussi de goûter les keuftas qui sont des boulettes de viande hachée et parfumée avec des épices.

Des centaines d'églises mais aussi de monastères rappellent que dans ce pays, on s'est converti au christianisme dès 301. La découverte de ce pays passe par ce voyage à travers l'histoire religieuse.

L'UNESCO ne s'y est pas trompée : nombre de ses monuments sont classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Eglises du VII° ou VIII° siècle, monastères du IX° ou du X° siècle témoignent de la vie menée par les théologiens mais aussi par des artistes et des scientifiques qui ont laissé le témoignage de leur travail dans de riches bibliothèques. Allez à la rencontre de ceux qui gèrent Maténadran, l'institut où sont conservés environ 17000 manuscrits dont les plus anciens datent du IX° siècle. Familiarisez-vous avec les khatchkars, croix sculptées qui s'inscrivent sur les murs et même les rochers. N'oubliez pas lors de votre voyage de visiter le temple de Garni qui est le seul temple païen en armenie : construit sur les ordres du roi Tiridate Ier vers 77 avant J.C, il est consacré au dieu Mithra.

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