OIF: Michaëlle Jean-femme 4 ans, Abdou Diouf-homme 12 ans !

OIF: Michaëlle Jean-femme 4 ans, Abdou Diouf-homme 12 ans !

Michaëlle Jean, la brave Secrétaire Générale de l'OIF

Le centre de presse est à moitié pleine, donc presque vide, alors que hier, il grouillait des journalistes, caméra-mens, photographes...Pourquoi ? Parce que le XVIIè Sommet de la Francophonie n'a plus d'enjeu important et majeur. L'élection de Louise Mushikiwabo, la Kagamiste ministre du dictateur-autocrate Paul Kagamé, au poste du Secrétaire Général de l'OIF est "Boutiquée" ! Sa pseudo-élection grugée sera actée dans quelques heures. La France qui a placé sur orbite la candidature Louise Mushikiwabo, dans 4 ans ne risque-t-elle pas de regretter son choix actuel ?

Pour Michaëlle Jean, l'OIF aura été une essoreuse 4 ans seulement, pour la première femme francophone qui aura occupé ce poste. Et pourtant, pendant 12 ans, Abdou Diouf a été la voix et le visage de la Francophonie institutionnelle. Personne n'avait rien à dire ! N'est-ce pas le même Abdou Diouf qui avait organisé le XIVè Sommet de la Francophonie à Kinshasa en 2012, alors même qu'Alias Joseph Kabila venait de commettre un second hold-up électoral, aux élections présidentielles de novembre 2011, en République démocratique du Congo ? A-t-on oublié, que les Congolais voulaient intenté un procès contre Abdou Diouf pour son Sommet à Kinshasa ? La parade était toute trouvée: La Francophonie a intérêt d'aller dans des pays à démocratiser...et la charte de la Francophonie donc ? Et cela fait 17 ans maintenant qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne par défi.

Louise Mushikiwabo, la kagamiste ministre du dictateur rwandais Paul Kagamé

Le Rwanda obtient tout ce qu'il veut au nom du génocide de 1994. Le denier butin en date, le Secrétariat Général de la Francophonie. Pendant ce temps, la diplomatie du plus grand pays francophone la République démocratique du Congo demeure aphone et inaudible. Que dire de plus des 10 millions des congolais morts à l'Est de la République ? Le Rwanda n'est pas un pays démocratique. Le Rwanda n'a pas du coltan dans son sous-sol mais par miracle, il est le premier producteur de ce minerai stratégique. Le Rwanda pille les ressources de la République démocratique du Congo. "Sommes-nous prêts à accepter que la démocratie, les droits et les libertés soient réduits à de simples mots que l’on vide de leur sens au nom de la réal politique, de petits arrangements entre États, ou d’intérêts particuliers?", s'interroge Michaëlle Jean dans son discours devant aux Chefs d'Etat.

La Francophonie des peuples va à l'encontre de la Francophonie institutionnelle. La politisation de la Francophonie n’a pas commencé avec Abdou Diouf. La Francophonie institutionnelle qui est née à Niamey le 20 mars 1970, à l’initiative des pères fondateurs qui s’appelaient Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Hamani Diori (Niger) et Habib Bourguiba (Tunisie), avait des visées d’abord culturelles et techniques, comme le nom de l’organisation que crée la charte signée par 21 États francophones le rappelle : Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).

La dimension politique de la Francophonie s’affirme peu à peu avec l’apparition des Sommets des chefs d’États et de gouvernements dont la première édition a eu lieu en 1986. Mais c’est avec la désignation d’un secrétaire général à partir de 1997 que le versant politique a été formellement intégré dans la structure institutionnelle de la Francophonie. Haut fonctionnaire et diplomate sur le modèle du patron de l’ONU, le secrétaire général de la Francophonie est le porte-parole politique de cette communauté et assure sa visibilité au niveau international.

Ce n’est sans doute pas un hasard si le tout premier secrétaire général de la Francophonie ne fut autre que l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1997-2002), l’ancien secrétaire général de l’ONU. La désignation de ce dernier aux manettes de l’OIF révèle l’orientation résolument politique que les chefs d’État et de gouvernement de l’espace francophone voulaient donner à leur mouvement, afin sans doute de mieux peser sur les grands débats mondiaux. Cette politisation était d’autant plus indispensable que la Francophonie était devenue entre-temps un mouvement transcontinental, avec de plus en plus d’États, plus francophiles que francophones, rejoignant ses rangs. L’enjeu est devenu désormais planétaire.

 

Nous sommes dans l'attente de la "Nomination par consensus" de Louise Mushikiwabo comme Secrétaire Général de l'OIF.

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