• Francophonie: Ces pays membres qui "Khashoggisent" des journalistes !

    Francophonie: Ces pays membres qui "Khashoggisent" des journalistes !

    Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de l'OIF

    Silence radio à l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), pas de communiqué officiel pour dénoncer l'odieux assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Faut-il attendre en janvier 2019, lorsque Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale "désignée" de l'OIF va prendre ses fonctions, pour qu'il y ait un communiqué de condamnation de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi ? Et sur le Continent Africain, le président Macky Sall du Sénégal et Mohamed VI roi du Maroc, deux pays piliers de la Francophonie et les plus ardents avocats de l’adhésion du Royaume d'Arabie Saoudite à la Francophonie, sont devenus silencieux et aphones depuis l'assassinat barbare en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, très critique envers le pouvoir.

    Accusée notamment de violations des droits humains, l’Arabie saoudite a décidé de retirer sa demande, très contestée, d’adhésion à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le jeudi 11 octobre, c'est-à-dire le premier jour de l'ouverture du XIVè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie. La Gambie, l’Irlande, l’État américain de la Louisiane et Malte ont demandé à intégrer l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors du Sommet de la Francophonie à Erevan. En août dernier, Riyad a en effet expulsé l’ambassadeur canadien Dennis Horak, après que la diplomatie canadienne avait demandé la « libération immédiate » de militants des droits humains dans le pays. En Arabie Saoudite, les femmes ne jouissent pas du statut d’adulte majeur. Le royaume pétrolier applique la peine de mort par décapitation et ne respecte pas l’égalité homme-femme.

    Des journalistes pris en otages, tués, disparus dans des conditions mystérieuses ou encore emprisonnés en raison de leurs idées, cela fait, désormais, partie du lot quotidien. Le risque du métier, dit-on…Les attaques dont sont victimes les journalistes constituent un abus de pouvoir et une négation totale de la liberté d'expression, c'est-à-dire une violation des droits de l'Homme. Les internautes se sont déchaînés sur les réseaux sociaux: "Jamal Kashoggi a été tué par l'état qui est le principal représentant de l'islam sunnite dans le monde !", "Un journaliste s’est fait dépecer au couteau pendant 7 min avant qu’il ne meurt au consulat d’Arabie Saoudite en Turquie. Pas un mot de la profession", "Si un journaliste avait reçu une baffe au consulat de Russie, qu’est-ce qu’on n’aurait pas entendu sur Poutine!", "L'Arabie reconnait que le journaliste Khashoggi est bien mort dans son consulat - "accidentellement" (pendant qu'ils découpaient son corps ?)" !, "Comment une "rixe" dans un Consulat peut entraîner la mort d'un homme? Qui étaient les adversaires de Khashoggi et que faisaient-ils là au Consulat? Pourquoi en sont-ils venus aux mains avec le journaliste? Qu'ont-ils fait de son corps?"... Réponse: Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

    Le corps sans vie de Viktoria Marinova, 30 ans, journaliste dans une télévision bulgare a été retrouvé , dans un parc de la ville. Elle a été, selon le procureur régional, « frappée à la tête et étranglée ». Le jour même, les autorités turques ont annoncé que le célèbre journaliste saoudien, Jamel Khashoggi, porté disparu avait été supprimé à l’intérieur du consulat de son pays à Istanbul. Les deux journalistes ont en commun de ne pas être en odeur de sainteté dans les hautes sphères de leurs pays respectifs. Marinova qui animait une émission sur les questions de société, avait, la veille de son assassinat, diffusé un reportage sur « des soupçons de fraude aux subventions européennes qui impliqueraient des hommes d’affaires et des élus ». Alors que Khashoggi, est un pourfendeur du régime saoudien et de son actuel homme fort, l’Emir Mohamed Ben Salmane. Entré au consulat, le mardi 2 octobre 2018, pour obtenir une attestation de divorce de sa femme saoudienne afin d’épouser une jeune turque, il n’en est jamais ressorti. Khashoggi, 60 ans, le 13 octobre, était un célèbre éditorialiste saoudien. Il a été interdit d’exercer son métier de journaliste dans son pays en raison de ses critiques contre le président américain Donald Trump. Il avait décidé de s’exiler dans le pays de Trump pour pouvoir le critiquer à son aise, et critiquer son jeune allié le prince héritier Mohamed Ben Salmane, MBS, dans le « Washington Post » où il collaborait depuis 2017, ainsi que dans des journaux arabophones. Il était souvent sollicité par des chaines de télévision pour commenter l’actualité dans le monde et dans son pays.

    Caricaturer Paul Kagame, le roitelet au Rwanda: 7 ans de prison !

    Au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018, le Rwanda est 154e. Parmi les 58 Etats membres de l’OIF, seuls cinq pays ont un bilan pire que le Rwanda en matière de liberté d’information. Censure, menaces, arrestations, violences, assassinats… Le régime dirigé d’une main de fer par Paul Kagamé depuis 2000, et dont Louise Mushikiwabo est ministre depuis près de 10 ans, dispose de l’un des pires systèmes de répression à l’égard des médias et des journalistes. Son président occupe une place de choix dans la galerie des prédateurs de la presse constituée par RSF.

    Caricaturer le président rwandais Paul Kagamé peut toujours conduire les journalistes rwandais en prison. Le nouveau code pénal adopté le 27 septembre dernier reste extrêmement répressif. L’outrage d’un parlementaire ou d’un agent de la fonction publique par la parole, l’écrit ou la caricature est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 490 euros d’amende. La peine est même doublée lorsque les faits concernent les "Hautes Autorités du pays".

    Le nouveau texte supprime la diffamation envers les particuliers mais crée des délits d’injure et de diffamation envers le président assortis de peines allant de cinq à sept ans de prison et d’un maximum de 6 860 euros d’amende. L’article 156 fait également peser une épée de Damoclès sur la production de reportages audiovisuels en considérant que tout montage de photos ou d’images qui ne sera pas précisé comme tel constituera une infraction passible d’une peine maximum d’un an de prison.

    Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de l'OIF aura-t-elle le courage de dénoncer les exactions qui se passent dans son propre pays le Rwanda ? Alors que c'est Paul Kagamé, le dictateur rwandais qui a usé de son poids de Président de l'Union africaine pour la hisser au prestigieux poste de SG la Francophonie ?

    Trois journalistes Russes assassinés en Centrafrique !

    La République Centrafricaine occupe la 112e place sur 180 dans le classement 2018 de la liberté de la presse établi par RSF. Les assassins, en août 2018, de trois journalistes russes toujours encore identifiés: « Orhan Djemal, célèbre reporter de guerre indépendant, Kirill Radtchenko, caméraman, et Alexandre Rasstorgouïev, documentariste, ont été assassinés par un groupe d’hommes armés non-identifiés » alors qu’ils enquêtaient sur l’implication de mercenaires russes en Centrafrique pour Tsour, « un média d’investigation en ligne appartenant à Mikhaïl Khodorkovski, l’un des principaux opposants de Vladimir Poutine » les trois journalistes se trouvaient sur le territoire centrafricain depuis quelques jours pour enquêter sur la présence et le rôle de mercenaires appartenant à Wagner, une société militaire privée russe également connue pour ses activités en Syrie » Plus de quatre ans après la mort de la photojournaliste Camille Lepage, ce triple assassinat vient rappeler à quel point il reste extrêmement dangereux pour les journalistes de témoigner du conflit en République centrafricaine !

    RDC: 18 journalistes et activistes des droits humains "Khashoggisés" par le régime de Kinshasa

    Floribert Chebeya sur la place de la Bastille à Paris. Photo Réveil FM International

    Fondateur de l'ONG de défense des droits de l'homme la Voix des sans voix, Floribert Chebeya était retrouvé mort dans sa voiture et son chauffeur et beau-frère Fidèle Bazana porté disparu. Floribert Chebeya s'était rendu la veille à une convocation de l'inspecteur général de la police nationale, le général John Numbi. Floribert Chebeya, l'icône des droits humains en République démocratique du Congo, a été Khashoggisé dans un poste de police !

    L'affaire Chebeya-Bazana a déjà fait l'objet de deux procès devant la justice congolaise. En 2011, la Cour militaire de Kinshasa poursuit huit policiers dont trois sont en fuite. Quatre sont condamnés à mort, un autre à la perpétuité. En 2015, l'affaire est jugée en appel par la Haute cour militaire de Kinshasa. Au procès, quatre des policiers sont acquittés à leur tour, faute de preuves. Le cinquième, le colonel Daniel Mukalay, voit sa peine réduite à 15 ans de prison. Quant aux poursuites contre les trois fugitifs, elles sont suspendues.

    Depuis 2014, une procédure est en cours, du côté du Sénégal-pays qui soutient l'adhésion de l'Arabie Saoudite à l'OIF ! Paul Mwilambwe, le policier congolais s'est mis à la disposition de la justice sénégalaise, qui a compétence universelle, traîne l'affaire malgré une plainte des familles des deux victimes de ce double assassinat. Démuni, Paul Mwilambwe depuis qu'il s'est déclaré témoin est tourné en bourrique par les autorités sénégalaises qui ne souhaitent pas que la vérité éclate, de l’implication de certains hauts gradés de la police congolaise dans ce double assassinat, à commencer par le général John Numbi, chef de la police à l'époque des faits.

    La situation des défenseurs des droits humains s’est encore dégradée. Les violences dans la région du Kasaï ont fait des milliers de morts, provoqué le déplacement à l’intérieur du pays d’au moins un million d’habitants et contraint plus de 35 000 personnes à fuir en Angola, pays frontalier. Dans l’est du pays, des groupes armés et les forces gouvernementales ont continué, en toute impunité, de s’en prendre aux civils et d’exploiter illégalement les ressources naturelles. La police, les services du renseignement et les tribunaux ont cette année encore réprimé les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés, intimidés, arrêtés arbitrairement, expulsés ou tués.

    La République démocratique du Congo est le pays qui occupe le 152e place du classement mondial établi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Plusieurs cas d’assassinat de journalistes sont enregistrés depuis qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale trône abusivement en toute illégalité et illégitimité à la tête de la RDC. Alias Joseph Kabila reste en poste malgré l’expiration, le 19 décembre 2016, de son deuxième mandat, le dernier autorisé par la Constitution. Les arrestations arbitraires de journalistes sont monnaie courante au Congo.

    En novembre 2016, un journaliste de la radiotélévision publique nationale congolaise (RTNC) a été tué par balle à son domicile dans la nuit de lundi à mardi, à Mbuji-Mayi, dans le centre de la République démocratique du Congo. Dix huit journalistes tués en RDC et trop souvent les auteurs et commanditaires ne sont jamais sanctionnés.

    Makoko Musheni de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), mort de chagrin en 1993 après l'assassinat de son fils Willy Makoko, alors conseiller au ministère de l'Information, abattu en plein centre de Kinshasa. Les deux autres journalistes, Pierre Kabeya de l'Hebdomadaire Kin-Matin, enlevé et torturé et Adolphe Kavula Massamba du journal Nsemo, activiste de l'UDPS (Union pour la démocratie et le Progrès social),enlevé et mort mystérieusement.

    Deux nouveaux meurtres sont venus secouer le monde de la presse en RDC, celui de Belmonde Magloire, un béninois exerçant comme photographe au quotidien Salongo et fondateur du journal le Point, disparu en 1998 après un bref séjour en prison ainsi que celui de Fabien Fortune Bitumbo de Radio Liberté, pris en otage et abattu par une milice.

    En 2000, Crispin Kandolo de la presse de l'UNESCO est tué dans une embuscade et son corps brûlé alors qu'en 2003, Akite Kisembo, correspondant de l'AFP est enlevé et exécuté par les rebelles. Le 3 novembre 2005, Franck Kangundu Ngyke, ancien reporter à l'Agence Congolaise de Presse (ACP) et journaliste au quotidien La Référence Plus est abattu avec son épouse, Hélène Mpaka devant leur résidence à Limete-Mombele, à Kinshasa ; suivi en 2006 de Bapuwa mwamba, blessé à mort par des tirs de trois agresseurs qui s'étaient introduits dans sa résidence.

    Serge Maheshe de la Radio Okapi, est abattu le 13 juin 2007 en sa résidence à Bukavu dans le Sud-Kivu. Didace Namujimbo est assassiné le 21 novembre 2008, Koko Bruno Chirhambiza est tué le 27 août 2009, et un cameraman-Patient Chebeya Bankome-est assassiné le 5 avril 2010) dans le Nord-Kivu !

    Dans l’affaire Maheshe, les condamnés affirment avoir été mandatés pour tuer le journaliste. On connaît d’où ils sont venus et combien de temps ils ont mis à attendre leur cible, sans s’attaquer à quiconque d’autre. Deux militaires initialement accusés et détenus au cachot ont été relâchés dans des conditions étonnantes au détriment de deux amis du journaliste, accusés d’être les commanditaires du crime.

    Pour le procès Namujimbo, trois militaires et un civil accusés affirment que leur objectif était seulement d’arracher l’ordinateur du journaliste. Le groupe d’accusés a marché environ sur cinq kilomètres, sans inquiéter personne sur la route. Il ne s’est attaqué qu’au journaliste. La victime était ciblée.

    Le cas de Chirhambiza est tout drôle. Il revenait d’une fête, la nuit, et c’est vrai qu’il est entré dans un quartier où des bandits s’attaquent souvent aux passants. Mais le seul accusé s’avère être l’ami du défunt avec qui il revenait le même soir de la fête.

     

    Le jeudi 11 octobre, Reporters sans frontières a fait état de 56 journalistes tués dans le monde au cours de l’année 2018. Un bilan qui dépasse déjà les chiffres globaux de l’année 2017, qui s’élevait à 55 tués.

    L'OIF doit cesser avec sa politique de deux poids deux mesures en sein. L'Arabie Saoudite qui tenait mordicus à devenir membre de la Francophonie qui use et abuse de la barbarie contre des journalistes. La majorité des pays africains membres de l'OIF sont des dictatures en puissance et la liberté de la presse n'est qu'un vilain mot à dégommer.

  • Cédric Herrou, le barbu décontracté et héros du documentaire "Libre" !

    Cédric Herrou, le barbu décontracté et héros du documentaire "Libre" !

    Couthures-sur-Garonne, Cédric Hérrou au Festival International du journalisme. Photo Réveil FM International

    Cédric Herrou a 41 ans, il est le défenseur emblématique des migrants. De gardes à vue en procès médiatiques, l'homme qui a fait entrer dans le droit français le "principe de fraternité" continue son action, qui l'expose à des menaces régulières. Cédric Herrou est le symbole de l'aide aux migrants en France. Condamné en 2017 à quatre mois de prison avec sursis pour aide à l'immigration clandestine, il a obtenu cet été une victoire emblématique: le Conseil constitutionnel a consacré pour la première fois le "principe de fraternité" comme l'un des grands principes du droit français, estimant qu'une aide désintéressée au "séjour irrégulier" des étrangers ne saurait être passible de poursuites.

    Cédric Herrou passe au contrôle de sécurité. Photo Réveil FM International

    Couthures-sur-Garonne est un village qui reste calme même en été. Sa petite plage n'attire pas au delà de la commune. Et ses 390 habitants voient peu de touristes. Petit village du Lot-et-Garonne qui ne fait jamais parler de lui, sauf pendant le festival international de journalisme. Du 13 au 15 juillet, il attire tous les médias et des grands noms de la profession. Une notoriété éphémère mais appréciable pour Couthures-sur-Garonne. Situé au bord de la Garonne et en zone inondable, le village de Couthures, qui accueille le Festival international du journalisme, se bat pour exister. Les ressources économiques ont disparu, les habitants ont vieilli, mais la solidarité est toujours là. Le bus qui récupère les journalistes et conférenciers pour le Festival International du journalisme à Couthures-sur-Garonne vient d'arriver, à mon gîte de Marmande, à 10 kilomètres du site du Festival.

    Je monte et mon voisin c'est Cédric Herrou, il est serein, zen, décontracté et d'un calme olympien. Reconnaissable par ses lunettes rondes du philosophe Jean-Paul Sartre et barbe, je m'empresse de sortir mon appareil photo. A ma question pourquoi aide-t-il des migrants ? Il me répond qu'à l'âge de 18 ans, il voulait aller en Afrique mais n'avait visité qu'un pays du Maghreb. Il est rentré en France, maintenant c'est l'Afrique qui vient à lui.

    Depuis 2015, un modeste agriculteur français, de la vallée de la Roya, région frontalière de l’Italie, engagé auprès des migrants. Producteur d'olives bio et éleveur de 500 poules sur les pentes rocailleuses de la vallée de la Roya, il accueille des migrants, jusqu'à 80 à la fois, chez lui, sur son terrain en pente, dans un campement en fortune. Cédric Herrou, a décidé, avec le soutien d’habitants de la vallée, d’accueillir des réfugiés, qui, venus des camps de Vintimille, passent la frontière pour déposer une demande d’asile en France. Des migrants venus du Nigeria, d'Ethiopie,, d’Érythrée fuyant la guerre, la faim; des femmes enceintes, des jeunes gens, qui se retrouvent bloqués à Vintimille et échouent dans la vallée de la Roya en tentant de passer la frontière Franco-italienne.

    Cédric Herrou, longtemps, se revendiquait "délinquant". Mais il n'est plus hors-la-loi, avec la reconnaissance du principe de fraternité au cœur de son combat humanitaire auprès des réfugiés. Il n'empêche : cet homme intègre divise et dérange. A la fois les autorités, le préfet des Alpes-Maritimes qui le poursuit devant la justice, et l'extrême droite. Cet homme, Cédric Herrou, n'est pas seul: il est entouré d'autres habitants de la Roya, tout aussi solidaires, notamment d'une infirmière, d'une avocate, d'un cinéaste, Michel Toesca, qui l'a filmé depuis le début de son engagement dans l'anonymat, en 2015. Deux années filmées en amateur durant cette lutte quotidienne, altruiste et triviale, paradoxale.

    Distingué à Cannes par une mention spéciale à l'OEIL d'or, ce documentaire en immersion est exceptionnel. Il fait saisir sur le vif le sens d'un combat pour la dignité et fait peu à peu émerger la figure d'un vrai héros, d'un héros tout simple, qui ne se prend au sérieux mais sait aussi tenir tête aux forces de l'ordre et représentants de l'Etat...Juste parce qu'il veut continuer d'être "Libre", libre de manifester sa fraternité avec des clandestins, libre de leur permettre d'exercer leur droit d'asile en France...

    Pour le cinéaste, Michel Toesca, ce documentaire "n'est pas un film militant". "Pour moi, c'est un film politique. Cédric n'a jamais été un militant, moi non plus, c'est simplement une réaction humaine".

    La simplicité du film fait donc sa force. Disponibilité et connivence avec le milieu filmé. Absence d’équipe. Débrouille. Tournage à l’épaule avec une caméra périmée. En cela aussi, le film est en cohérence avec l’objet filmé.
  • Affaire Ndaywel: Les activités du CLC suspendues dans toutes les paroisses catholiques de Kinshasa!

    Affaire Ndaywel: Les activités du CLC suspendues dans toutes les paroisses catholiques de Kinshasa!

    Kinshasa, le 9 février 2018, le cardinal Laurent Monsengwo devant la cathédrale Notre-Dame-du-Congo

    Si le spirituel peut être un business rentable en République démocratique du Congo, il est aussi un enjeu de pouvoir ! Et en ces temps de crise politique, les leaders religieux, pressés par leurs fidèles et soucieux de préserver ou d’accroître leurs intérêts, font évoluer leurs positions face au régime d'imposture, d'occupation, d'usurpation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. A deux mois des élections hypothétiques en République démocratique du Congo, le Comité laïc de coordination (CLC), cheville ouvrière des marches pacifiques réprimées dans le sang fin 2017 et début 2018, qui est pris en otage par l'autocrate Isidore Ndaywel è Nziem, qui envoie les enfants des autres au casse-pipe, est dans la tourmente. A 74 ans, Isidore Ndaywel è Nziem joue au dictateur au sein du CLC, quelle honte ! Fallait-il  sacrifier des centaines de morts et de blessés ainsi que des arrestations et détentions arbitraires massives pour rien ? Avec ses communiqués alambiqués, le CLC a perdu, depuis longtemps, la saveur de son sel.

    Isidore Ndaywel è Nziem, l'autocrate du CLC

    L'info est affichée sur le site Actu 30 de Rachel KisitaDans une correspondance adressée aux curés de l’archidiocèse de Kinshasa, l’abbé chancelier demande de suspendre toutes les conférences du Comité Laïc Catholique. La lettre du chancelier fait suite aux doutes qui persistent sur l’usage ou non de la machine à voter lors des élections prévues le 23 décembre prochain en RDC. L’abbé Georges Njila demande aux curés d’attendre les conclusions d’une réunion entre l’Eglise et le CLC. Pour rappel le CLC avait annoncé le 5 octobre dernier dans un communiqué qu’il entreprendra des actions pour exiger à la Ceni l’impression des bulletins à papier selon le calendrier électoral publié le 5 novembre 2017 et ainsi dire Non à la machine à voter.

    Maman Getrude Ekombe, CLC et membre du MSR

    Le CLC est une coquille vide, qui biberonne aux frais financiers de Pierre Numbi Okongo, l'ancien Conseiller spécial en matière de sécurité d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale de 2011 à 2015, qui a été Ministre d'État chargé des infrastructures, des travaux publics et de la reconstruction de 5 février 2007 à février 2010, en Juillet 1994, qui a été Ministre d'État chargé des infrastructures, des travaux publics et de la reconstruction; ministre des Affaires étrangères d'août 1992 à juillet 1994 et qui est le Président du Mouvement social pour le Renouveau (MSR) ! Comment le Comité laïc de coordination (CLC) s'est-il laissé inféodé par Pierre Lumbi, un apparatchik qui a contribué à asseoir le régime d'Alias Joseph Kabila? Comment peut-on combattre le régime tout en étant du régime ? Comment ne pas comprendre que le CLC avec Isidore Ndaywel è Nziem travaille pour le régime d'Alias Joseph Kabila ? Les membres du CLC avaient pour élément fédérateur leur appartenance à l'Église catholique, leur condition de chrétien. Ils sont tous des croyants catholiques et l'autre trait qui les rassemblaient était la laïcité. Ils se positionnent toujours comme des laïcs. Pourquoi ce suivisme vers Pierre Lumbi ?

    La majorité des membres du CLC sont aussi membres du MSR de Pierre Numbi: Justin Okana (Ex-PDG de la Régie des Voies Aériennes (RVA) a des accointances avec Pierre Lumbi), Julien Lukengu (Est un proche collaborateur de Pierre Lumbi), Gertrude Ekombe (Ex ministre de Transition, ex-PCA à Okimo. Elle a fait la campagne de l'élection pour la députation en 2011 dans la Province de l'Equateur pour le compte du MSR) et Franklin Mbokolo (Membre du MSR. Il est fonctionnaire et président des charismatiques).

    Jonas Jonas Tshiombela n'est pas membre du MSR. Ancien comptable au journal le Potentiel, il est le neveu de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi. Or, après avoir évolué pendant longtemps aux côtés de Pierre Lumbi au sein du Mouvement Social pour le Renouveau (MSR), c'est seulement en mars 2018, que le fourbe, roublard et grand requin, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a créé son propre parti: Parti démocrate pour la gouvernance. Après avoir avoir profité de sa position de Président de la Haute Autorité des Médias (HAM de 2002-2007), pour museler des journalistes, bâillonner des médias et clouer de bec aux opposants, il a été nommé par Alias Joseph Kabila, Rapporteur au Sénat ! C'est d'ailleurs ce félon-ventriote de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui a proposé une loi au Sénat pour protéger le Chef d'Etat Alias Joseph Kabila malgré ses crimes politiques, sociaux et économiques. Immunité après des crimes !

    C'est le même "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a placé son autre neveu Freddy Mulumba Kabuayi, un ombrageux personnage, qui a été nommé DGA à la RTNC, média public caporalisé par Alias Joseph Kabila ! Avec un discours anti-Occident depuis quelques années et un faux un chantre de la renaissance africaine, il a toujours roulé pour le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Freddy Mulumba Kabuayi a usurpé le slogan de la diaspora congolaise, lors des manifestations "Kabila dégage" organisées par des Anti-Alias Joseph Kabila, à Paris, Londres, Bruxelles, Washington... Non à la Balkanisation de la RDC ! Freddy Mulumba Kabuayi a vite été encouragé par la Tutsi Power. Le Potentiel, journal coupagiste et thuriféraire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a même récupéré le slogan de la diaspora en l'affichant à la Une. Freddy Mulumba Kabuayi en a fait des tonnes à tel point que lorsqu' on le voit, on l'appelle "Monsieur Non Balkanisation de la RDC". Il a fait cela non par conviction mais son boulot a été monnayé par la Tutsi-Power. C'est depuis avril 2018, que Freddy Mulumba Kabuayi a été DGA de la RTNC, sur instigation et recommandation de la Tutsi-Power, à quelques mois des élections en République démocratique du Congo !

    Isidore Ndaywel a voulu jouer au potentat, sans vision au sein du CLC. Alors que si ce dernier avait intégré en son sein d'autres confessions religieuses: des protestants, Kimbanguistes, musulmans, orthodoxes...et que le CLC se transformait en mouvement œcuménique, avec des actions concrètes sur terrain, cela aurait plus d'effet que de s'agglutiner aux mamelles d'un apparatchik dont les ambitions politiques sont floues. Le CLC a échoué dans sa mission de contribuer à la démocratisation du pays. Homme du système, Isidore Ndaywel est un mangeur à tous les râteliers ! Le CLC est un mort-né de quelques mois ! Isidore Ndaywel et ses acolytes clament qu'ils sont en clandestinité alors qu'ils se pavanent dans les rues à Kinshasa, l'Eglise catholique vient d'offrir aux membres du CLC d'entre véritablement en clandestinité. 
  • Affaire 3 millions: Boketshu wa Yambo fulmine contre Felix Tshisekedi de l'Udps !

    Affaire 3 millions: Boketshu wa Yambo fulmine contre Felix Tshisekedi de l'Udps !

    Boketshu wa Yambo fulmine contre Felix Tshisekedi

    Le poisson pourrit par la tête. Jamais Felix Tshisekedi n'a été allumé et interpellé comme le fait bravement Boketshu wa Yambo. Avec sa pratique politique de poisson suit le sillon de la rivière "Mbisi elanda se epayi mayi ekotshiolaka ..". Pour avoir reçu 3 millions de $ d'Alias Joseph Kabila pour accepter d'aller aux élections avec des machines à voter et de se désolidariser de l'opposition, Felix Tshisekedi, le ventriote de la République, cristallise la colère du peuple congolais contre lui. Sur les réseaux sociaux, le président de l'Udps qui n'arrive pas à enterrer son père, est la cible de toutes les critiques. Etienne Tshisekedi est décédé depuis plus de deux ans, sans tombe sans sépulcre, son corps est toujours en Belgique. Ya Tshitshi de son vivant travaillait chez lui, dans son petit bureau dans sa maison, il ne montrait jamais des signes ostentatoires de richesses matérielles. Depuis sa mort, après des rencontres secrètes de Felix Tshisekedi avec l'ANR-La Gestapo à Venise, Ibiza, Paris...Il roule carrosse, construit des immeubles et un businessman politique, il monnaye tout. Et profite surtout du non de son défunt père. Après avoir rencontré, le 8 octobre 2018, Yoweri Museveni Kanguta à Kampala en Ouganda, Felix Tshisekedi a viré à 800° ! Depuis Bruxelles en Belgique, Boketshu wa Yambo qui est monté au créneau ! Artiste engagé, le prophète de la Nation fulmine contre Felix Tshisekedi, de l'Udps, parti familio-tribalo ethnique. Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Boketshu wa Yambo, surnommé le prophète de la Nation, dénonce la corruption coupable de Félix Tshisekedi qui aurait perçu 3 millions d'Alias Joseph Kabila .

    Cela fait des années que Boketshu wa Yambo se bat pour le Congo pas pour des individus. Que l'on aime ou non Boketshu wa Yambo, aime de dire la vérité, réveiller la conscience de ses compatriotes... Par son rituel habituel Boketshu wa Yambo" "Panthéonise" les morts Congolais pour la libération du Congo: "Tout d'abord na Kumisi Nzambe oyo asala likolo na se, na remercier makila ya Nfumu Simon kimbangu, notre prophète, na remercier makila ya Patrice Emery Lumumba, na remercier makila ya 12 millions de morts, na remercier makila ya Floribert Chebeya, na remercier makila ya Armand Tungulu, Pasteur Lukusa, Cédric Nyanza...". Ce rituel fait appel au sang de tous ceux qui ont été arbitrairement tués soit par les coloniaux belges : Prophète Simon Kimbangu, son crime avoir prêché l’Évangile de libération à ses contemporains, il a été enfermé durant 30 ans par les esclavagistes belges. Simon Kimbangu est le plus long prisonnier politique de la colonisation belge et de l'histoire de l'Afrique, il dépasse de trois ans Nelson Mandela. Patrice Emery Lumumba, le Ier Premier ministre congolais, son corps fut jeté dans un tonneau de l'acide sulfurique. Son crime avoir dénoncé la barbarie et le pillage des Belges. En Belgique, ses tortionnaires ont eu même l'outrecuidance d'exhiber à la télévision ses deux dents sans être inquiétés ! Patrice Emery Lumumba, héros national congolais n'a pas de tombe au Congo. Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo, a été assassiné, à cause de sa défense des sans voix, Armand Tungulu pour avoir lancé une pierre sur le cortège de l'imposteur qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo, le Pasteur Lukusa a été assassiné pour avoir prêché la vérité, le jeune Cédric Nyanza s'est immolé à cause du second hold up électoral de Joseph Kabila face à Etienne Tshisekedi en novembre 2011...

    Felix Tshisekedi, l'homme qu'Alias Joseph Kabila tient !

    Facile de crier que l'Udps a 36 ans d'existence ! Avec un seul congrès qui n'a eu lieu qu'en 2017, avec une cohorte des félons, traîtres, collabos et traverseurs de rue qui ont souvent réjoints la mangeoire du régime dictatorial...l'Udps est-il fier de son patrimoine de rebuffade ? On sait aussi qu'Emmanuel Ramazani Shadari, le dauphin de l’imposteur de Kingakati a été nourri aux mamelles idéologiques de l’Udps qui fabrique des inconstants, versatiles, girouettes, politicailleurs, mangéristes et félons ! Des personnes sans scrupule, empreintes de déloyauté ! Avec ses 3 millions, Felix Tshisekedi peut toujours blanchir l'argent sale de sa corruption, l'argent immaculé du sang des millions de Congolais, avec l'opération Bindo-Nguma: "1 dollar pour la campagne de l'Udps" ! Etre incapable d'enterrer son père, marchander l'enterrement de son défunt père pour un poste ministériel est indécent. Boketshu wa Yambo déclare clairement que Patricia Tshisekedi, la petite sœur de Felix travaille à la Primature avec Bruno Tshibala, le traitre de l'Udps qui a permis à Alias Joseph Kabila de glisser. Felix Tshisekedi n'a jamais dénoncé Samy Badibanga, le chékuleur qui est passé de l'Udps dans les mains d'Alias Joseph Kabila !

    Les Congolais de l'étranger, les résistants-patriotes-combattants sont décidés d'en finir avec le régime la dictature totalitaire de Kinshasa. Alias Joseph Kabila, des Joséphistes et des collabos de la fameuse de l'opposition, qui considèrent la République démocratique du Congo comme leur "Ligablo", qui ont confisqués tous les pouvoirs aux Congolais-sans contre pouvoirs, qui font d'Alias Joseph Kabila, le petit Napoléon du Congo...doivent savoir que leur régime décadent à des jours sombres devant lui, malgré ses assassinats politiques, ses empoisonnements, ses menaces, arrestations arbitraires...Felix Tshisekedi a 3 millions d'Alias Joseph Kabila pour jouer le jeu du régime ! Son père nous avait dit de dormir comme des bébés ! Sauf que les 3 millions de corruption réveillent les Congolais comme un seul homme face au corrompu Felix Tshisekedi qu'Alias Joseph Kabila tient !
  • Ambition Africa 2018: Entreprises africaines et françaises partagent leurs expertises à Paris-Bercy!

    Ambition Africa 2018: Entreprises africaines et françaises partagent leurs expertises à Paris-Bercy!

    Paris-Bercy, Ambition Africa, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Photo Réveil FM International

    La Tribune Afrique-Les 22 et 23 octobre, Business France organisera le très attendu forum Ambition Africa. Placé sous l'égide du ministère de l'Economie et des finances et du Quai d'Orsay, l'événement rassemblera 600 entreprises à Bercy, signe de l'importance stratégique de ce rendez-vous d'affaires, sur fond d'hyper-compétitivité des acteurs.

    « Ambition Africa 2018 sera l'une des plus importantes, sinon la plus importante manifestation de nature économique franco-africaine depuis plusieurs années », annonce Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, l'opérateur du forum. Un lieu de référence pour un « événement de référence » a donc été choisi et c'est symboliquement au sein du Cercle de conférences Pierre Mendès France du ministère de l'Economie et des finances que se tiendront ces rencontres de haut niveau.

    Ambition Africa 2018, signature du protocole. Photo Réveil FM International

    Inscrit dans le prolongement du discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou (28 novembre 2017), Ambition Africa devrait permettre de resserrer les liens économiques et commerciaux entre l'Afrique et la France, en réunissant délégations d'entreprises françaises et africaines et décideurs publics et privés, venus des quatre coins du Continent. 3 000 rendez-vous BtoB sont programmés et 250 entreprises françaises et 350 entreprises africaines sont attendues. Ambition Africa proposera également une séance plénière, 12 ateliers thématiques et sectoriels, ainsi qu'un village d'experts.

    « C'est le bon moment pour un tel événement », souligne Christophe Lecourtier, au regard des partenaires impliqués : l'Agence française de développement (AFD), BpiFrance, le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), le Medef et le Medef International, les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), le Conseil présidentiel pour l'Afrique (CPA) et les chambres de commerce françaises...

    Ambition Africa 2018, une partie de l'assistance dans la salle Pierre Mendès France à Bercy. Photo Réveil FM International

    Si la priorité est donnée aux acteurs privés, la dimension politique ne sera pas occultée, comme en témoignent la présence du Premier ministre de l'Ethiopie ou celle du ministre des Finances du Nigéria et autres ministres venus du Kenya, du Ghana ou d'Afrique du Sud en particulier, sans compter les membres du gouvernement français...

    48 heures de « tropisme africain » à Bercy

    Parallèlement aux délégations officielles, le fleuron des entreprises et des institutions financières françaises sera représenté par des groupes tels que Orange, CFAO, Air France, Engie, Veolia, JC. Decaux, Total ou encore Bolloré Logistics. La Société Générale sera « Master Partenaire » de l'événement. «Nous sommes la Banque européenne la plus impliquée en Afrique », rappelle Alexandre Maymat, en charge de la région Afrique pour la Société Générale qui compte 3,7 millions de clients sur le Continent, dont 150 000 entreprises, à travers 19 pays. La France représente encore près de 11 milliards d'euros d'exportations en Afrique où plus de 1 000 entreprises françaises sont implantées, dont les entreprises du CAC 40.

    Marwane Ben Yamed- Modérateur, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Amadou Kone, Ministre des transports de la République de Côte d'Ivoire, Rémy Rioux, Directeur Général de l'Agence Française de développement (AFD), Sambou Wague, Ministre de l'Energie et de l'Eau au Mali. Photo Réveil FM International

    Par ailleurs, un certain nombre d'enjeux liés à la pression démographique, aux dérèglements climatiques ou encore à l'accélération de l'urbanisation africaine, sont autant de défis que de perspectives communes pour l'Europe et le continent africain. « L'Europe et l'Afrique affrontent un certain nombre de défis de part et d'autre de la Méditerranée. Or, soit on réussit ensemble, soit on échoue ensemble », a prévenu Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, lors de la conférence de presse d'Ambition Africa, le 11 septembre dernier.

    Pour « réussir » à redynamiser les échanges commerciaux entre la France et le Continent, les PME françaises sont mobilisées et le Forum représente une vitrine de choix pour celles qui cherchent à s'implanter ou à développer leur présence en Afrique, et qui pourront à cette occasion, s'appuyer sur le réseau de Business France.

    Marwane Ben Yamed- Modérateur, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Amadou Kone, Ministre des transports de la République de Côte d'Ivoire, Rémy Rioux, Directeur Général de l'Agence Française de développement (AFD), Sambou Wague, Ministre de l'Energie et de l'Eau au Mali. Photo Réveil FM International

    C'est notamment le cas de Toutenkamion, un carrossier, constructeur d'unités mobiles sur mesure, basé non loin de Montargis, qui réalise près de 50 % de son chiffre d'affaires à l'international. « Notre chiffre d'affaires en Afrique est passé de 9 % en 2016 à 14 % en 2017 et il devrait encore augmenter en 2018 », se réjouit Bertrand Plouviez, directeur commercial Afrique et Asie de la PME familiale, invité au forum d'affaires parisien. D'après Business France, 80 % des entreprises implantées dans l'Hexagone identifient la France comme un « hub commercial » vers l'Afrique.

    Un forum et une ambition pour gagner en attractivité

    En dépit des liens historiques entre la France et l'Afrique, « la mondialisation est passée par là et il n'y a plus d'interlocuteurs évidents face à la concurrence très active sur le continent, comme on a pu le constater récemment lors du sommet Chine-Afrique, impressionnant par les moyens mobilisés », déclare Jean-Baptiste Lemoyne. Difficile en effet de rivaliser avec le géant chinois. Pékin a annoncé l'annulation partielle de la dette des Etats africains « les plus pauvres, enclavés ou insulaires », tout en débloquant 15 milliards de dollars de prêts sans intérêt et de prêts concessionnels ; une ligne de crédit de 20 milliards de dollars ; un fonds spécial de 10 milliards et 5 autres milliards pour soutenir les importations africaines vers la Chine.

    Quant aux 10 000 entreprises chinoises déjà présentes en Afrique, elles doivent investir au moins 10 milliards de dollars sur le Continent sur les trois prochaines années. Au total, ce sont 60 milliards de dollars d'investissements promis par Pékin, en septembre dernier.

    Cela étant, la Chine n'est pas seule et les Etats-Unis, l'Inde, la Turquie, le Brésil ou la Russie sont autant d'acteurs-clés qui viennent désormais concurrencer les positions commerciales de la France en Afrique. L'excédent commercial s'est réduit, passant de 3,5 milliards d'euros en 2016 à 2,9 milliards en 2017. Les parts de marché françaises à l'exportation ont été divisées par deux depuis l'an 2000 et l'évolution des investissements africains en Europe reflète une évolution sensible. Les entreprises sud-africaines qui concentrent 55 % des investissements étrangers dans les pays européens, devant le Maroc (17 %), l'Algérie (7 %), la Tunisie (6 %) et le Nigéria (6 %), s'intéressent aujourd'hui davantage à l'Allemagne qu'à la France...

    Toutefois, les stocks d'IDE français en Afrique ont été multipliés par 7 entre 2002 et 2017 et s'élèvent à 53,5 milliards d'euros à fin 2017, tandis que le stock d'IDE africains en France a été multiplié par trois entre 2002 et 2017 (2,3 milliards d'euros à fin 2017). Les projets d'investissements d'origines africaines en France ont enregistré une progression de 50 % en 2017, et malgré une présence limitée, la centaine d'entreprises africaines (hors Maghreb) basées en France, dont le sud-africain Steinhoff International Holding (maison-mère de Conforama), emploie près de 12 000 personnes. Enfin, l'Hexagone dispose de belles marges de progression en Afrique anglophone où ses exportations ont augmenté de 70 % depuis 2014.

    Ambition Africa veut s'inscrire dans la durée

    Le programme du forum sera intensif. Ambition Africa s'ouvrira sur une séance plénière réunissant Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des finances ; Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères ; Christophe Lecourtier, directeur général de Business France ; et Rémy Rioux, directeur général de l'Agence française de développement (AFD).

    L'environnement des affaires en Afrique, le financement des entreprises françaises et africaines, le mix énergétique, l'agro-industrie, l'accès à l'eau, la gestion des déchets et l'entrepreneuriat en Afrique sont autant de thèmes qui ponctueront la première journée.

    Le programme promet d'être tout aussi chargé le lendemain, avec des rencontres consacrées aux transports urbains, aux nouveaux usages du numérique, à la santé, aux infrastructures de transport et logistique multimodale, à la formation professionnelle, aux biens de consommation français sur le continent et enfin, au rôle de la diaspora dans le renforcement des échanges avec l'Afrique.

     

    Ambition Africa devrait permettre de présenter « l'expertise française en Afrique », mais aussi « l'apport du Continent » pour la France, car « les relations doivent être fécondes des deux côtés », souligne J.-B. Lemoyne, suivant une logique de partenariat « gagnant-gagnant ».

    « A la fin de ces journées, il faut que le bilan soit extrêmement précis au niveau du business [...] Nous avons l'espoir de rééditer cette première édition, car Ambition Africa est appelé à se pérenniser », explique Christophe Lecourtier pragmatique, qui réfléchit déjà au prochain forum Ambition Africa...Marie-France Réveillard

  • Affaire Ndaywel: Evariste Mpwo, un tribalo-ethnique incorrigible !

    Affaire Ndaywel: Evariste Mpwo, un tribalo-ethnique incorrigible !

    Evariste Mpwo, un ethno-tribaliste de Bandundu

    "Je suis du Bandundu, et je souscris aux propos du compatriote Freddy Mulongo. Si les congolais n'arrivent pas a faire la différence entre le Congo en tant patrie et leurs origines tribales rien n'avancera. Mobutu avait fait un effort pour que les gens aient la conscience nationale, il est dommage de constater que nous devons encore reculer avec ce genre de culte de personnalité. Les Ndaywel ont trempe leurs mains dans ce système, et c'est pourquoi le soit disant CLC ne pouvait rien apporter comme solution. Ou sont ils aujourd'hui?-Terre des Hommes sur Facebook

    Merci à Dieu le Créateur po alakisi biso Ba Collabos Ya Zaïre sort na Bongo ekozala Kitano-Chrles Esalo sur Facebook

    Réveil FM International n'a pas d'amis. Notre rôle est de poser des questions, que cela plaise à Evariste Mpwo ou non. C'est le Grand Congo, la mère patrie, qui nous intéressent pas nos ethnies ou tribus. Nous défendons la République démocratique du Congo, pays de nos ancêtres. Les petits intérêts mesquins, tribalo-ethniques ne nous concernent pas. Notre ligne éditoriale est claire et connue.

    Bizarre, qu'un vieux personnage réfléchisse avec ses pieds au lieu de son cerveau. La réaction tribalo-ethnique d'Evariste Mpwo, pour défendre son frère de tribu Isidore Ndaywel, est plus qu'incompréhensible, il est épidermique. Etre Bandundois ne signifie pas qu'il faut défendre tout Bandundois parce qu'il est Bandundois ! Le faire avec des arguments d'un bébé, c'est le comble. Etre du 4ème âge, signifie en Afrique devenir sage et être un exemple pour des jeunes générations. Mais le tribalo-ethnique Evariste Mpwo, malgré les quelques années passées aux Etats-Unis, est demeuré un petit villageois du Bandundu. Il pense villageois du Bandundu, mange villageois Bandundu et agit en vrai villageois Bandundois. Pauvre type, Evariste Mpwo déconne ! Il racontes des conneries qui ne l'honore pas, il doit avoir honte à son âge.

    Isidore Ndaywel, est un joséphiste patenté, traître et Collabo ! En 2010, le frère de tribu d'Evariste Mpwo avait participé aux préparatifs des festivités des 50 ans de l’indépendance du pays, aux côtés du Général Kalumé. Et Isidore Ndaywel avait pris la tête du comité national d’organisation du XIVe sommet de la Francophonie, qui s’était tenu à Kinshasa en 2012, en violation de la Charte de l'OIF. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ayant commis son second hold-up électoral lors de l'élection présidentielle de novembre 2011. L'autocrate Ndaywel à la tête du CLC, il en écarte le prof Thierry Nlandu et Mama Léonie Kandolo. Il fait tuer nos jeunes compatriotes et ne prend même pas la peine d'aller visiter des familles endeuillées.

    Evariste Mpwo, Mukolo Ya Zoba Zoba, tu dois avoir honte. Un intellectuel est celui réfléchit sans passion à un problème. Mais tu ne l'es pas, tu es sentimental. Si Isidore Ndaywel est de ta tribu dans le Bandundu, il pose des actes pour la République. J'ai le droit d'être critique. Si le Collabo Isidore Ndaywel ne faisait pas partie de la République démocratique du Congo, je m'en foutrais, je n'aurais rien dis et j'aurai passé mon chemin. Te voilà sorti de ta brousse pour me chercher, sache que j'ai du répondant. On ne pas badine pas avec la République. Cette dernière a ses lois, idéaux et valeurs. La démocratie est une exigence de tous pour tous. Isidore Ndaywel est un traître et collabo. Il n'est pas en clandestinité, il ment.

    A Réveil FM International, nous argumentons ! Evariste Mpwo en est incapable pour défendre son frère de clan Isidore Ndaywel. Les Congolais ont droit de connaître la vérité crue ! Nous avons dénoncé les fourberies et roublardises d'Isidore Ndaywel, jusque là personne n'a contredit les faits dénoncés. Le troubadour Evariste Mpwo a emprunté le sentier du village, alors que nous sommes sur l'autoroute !
  • Jean Vanier, le sacrement de la tendresse projeté à l'ONU !

    Jean Vanier, le sacrement de la tendresse projeté à l'ONU !

    Jean Vanier à l'ONU à New-York

    Le documentaire ''Le sacrement de la tendresse'' a été présenté le jeudi 18 octobre, au Siège de l'ONU à New York. Il a été suivi d'un débat. La réalisatrice de ce long métrage, Frédérique Bedos, part du constat qu’un habitant de la planète sur quatre sera affecté par des désordres mentaux ou neurologiques au cours de sa vie – Ainsi, à l'heure actuelle, 450 millions de personnes souffrent de tels désordres.

    L’événement représente une occasion de mobiliser l’attention pour résoudre les problèmes de santé mentale par la recherche, la prévention, l’éducation et la sensibilisation.

    Aux côtés de mère Teresa, de l'abbé Pierre, de sœur Emmanuelle, Jean Vanier fait aujourd'hui figure de prophète dans un monde dominé par la compétition, le pouvoir et l'argent. Il a fondé les communautés de l'Arche autour de la pire des exclusions, celle dont sont victimes les personnes qui souffrent d'un handicap mental.

    Ce film rend hommage à Jean Vanier, fondateur de l'Arche et humaniste. Ce film rend hommage à un grand humaniste : Jean Vanier, le fondateur de l’Arche. Promis à une brillante carrière militaire, ce fils du Gouverneur Général du Canada fait le choix de mettre sa vie au service des plus faibles. L’Arche est née en 1964 d’une rencontre entre Jean Vanier et deux hommes avec un handicap mental.

    Profondément touché par leur détresse, Jean Vanier décide de vivre avec eux dans une petite maison dans l’Oise. C’est le début de l’aventure ! Aujourd’hui, L’Arche est présente dans près de 35 pays avec 147 communautés sur les 5 continents. Le message de Jean Vanier bouscule les tabous et rend hommage à la vulnérabilité. Ce film au message puissant et universel est un véritable plaidoyer pour la Paix.

    Jean Vanier apporte un message d'espoir et montre comment aider les personnes les plus atteintes de handicap mental et de discrimination nous permet de nous aider nous-mêmes.

  • RDC: Isidore Ndaywel è Nziem se fourvoie avec son CLC!

    RDC: Isidore Ndaywel è Nziem se fourvoie avec son CLC!

    Isidore Ndaywel traître et collabo ?

    Réveil FM International est le premier média a avoir dénoncé fourberies et roublardises d'Isidore N'Daywel è Nziem, 74 ans. Le Comité laïc de coordination (CLC), à l’origine des « marches des chrétiens », réclame une alternance pacifique à la tête de l’État et l’application intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre, conclu fin 2016, se borne à faire de la communication au lieu de faire des actions sur terrain. Et pourtant c'est le Comité laïque de coordination (CLC) qui avait appelé à la marche des chrétiens du 31 décembre 2017. Manifestations anti-Kabila violemment réprimées dans des paroisses de la capitale où elles devaient démarrer, faisant au moins cinq morts.

    Nos jeunes compatriotes: Rossy Mukendi, Thérèse Kampinga et autres sont-ils morts en vain ? L'accord de la Saint-Sylvestre est caduque ! A partir du moment où le CLC a publiquement a réfuté la candidature du Cardinal Laurent Monsenggwo pour présider la transition Sans Alias Joseph Kabila, le CLC s'est dévoilé. Il roule pour Alias Joseph Kabila et son régime d'imposture, d'occupation, d'usurpation et de prédation. D'ailleurs Isidore Ndaywel è Nziem n'est-il pas l'homme de main de Pierre Numbi, comme l'est "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a privé les Congolais d'un débat démocratique qui devait opposer Jean-Pierre à Alias Joseph Kabila, inscrite dans la Constitution de transition, lors de l'élection Louis Michel 2006 ? Dieu seul sait, le poids de Pierre Numbi au Congo-démocratique, n'est-ce pas lui le financier du CLC ?

    Isidore Ndaywel è Nziem ment au peuple au Congolais qu'il vit en clandestinité. Dans un régime dictatorial, peut-on inviter des journalistes et faire tranquillement ses conférences de presse, comme le fait régulièrement à Kinshasa, Isidore Ndaywel è Nziem, sans que des agents de l'ANR-La Gestapo d'Alias Joseph Kabila fassent la descente ? Pourquoi Isidore Ndaywel è Nziem cache au peuple congolais, que c'est son fils à la Direction Générale des Migrations (DGM) qui autorise à chaque passager d'entrée ou d'être refoulé à l'aéroport international de Ndjili ? C'est même le fils de NDaywel qui empêche les Congolais de la diaspora-Anti Alias Joseph Kabila de fouler le sol de leurs ancêtres !

    Le CLC doit laisser aux partis politiques de sensibiliser contre les machines à voter. Pourquoi le CLC ne fait plus des actions sur terrain et se transforme en organe de communication avec des communiqués alambiqués ? Isidore Ndaywel è Nziem se fourvoie.

    Aux Congolais d'ouvrir l’œil et le bon ! Congolais Luzibula Meso !
  • Erevan: Avec Alias Joseph Kabila sans Kanambe Kazembere Mtwale !

    Erevan: Avec Alias Joseph Kabila sans Kanambe Kazembere Mtwale !

    C'est un butin de guerre que nous ramenons d'Erevan en Arménie. Alors que comme à l'accoutumée, le barbu et incapacitaire de Kingakati a brillé par l’absentéisme au XVIIè Sommet de la Francophonie, l'Udpsien Bruno Tshibala Nzenze n'a même toussé et sa bande des vadrouilleurs grouillaient de partout pour des emplettes. Ce sont des journalistes venus de la République démocratique du Congo qui ont ramené les deux ouvrages sur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Ces thuriféraires ne se sont jamais gênés de se transformer en propagandistes, d'un imposteur-usurpateur qui trône par défi en République démocratique du Congo. Entre journalistes, on se partage des infos, on s'échange de cartes de visite...on distribue pas deux ouvrages qui avec des fautes historiques. Dans Alias "Kabila" s'exprime...nous apprenons que le Maréchal Mobutu Sese Seko a quitté le pouvoir en 1990. Qui a donc dirigé le Zaïre de cette année à 1997 ? Il y a-t-il une volonté de falsifier l'histoire de notre pays ? Une imposture de plus.

    Arrivée avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui a contribué à l'assassinat de son père putatif M'zée Laurent-Désiré Kabila, a été catapulté sur le trône du Congo, par la mafia internationale, pour mieux piller ses ressources. 17 ans de crimes contre l’humanité, de pillages des ressources, des atteintes massives de droits humains, le sosie de Léopold II est aphone. Il s'enrichit comme Crésus, lui n'arrivait même pas à s'acheter une cigarette, il peut jouer au Nintendo avec acharnement.

    La République démocratique du Congo est tombé très bas. Des journalistes thuriféraires-propagandistes ont distribué les ouvrages de l'imposteur, sans gène. Ils sont incapables de parler des tueries à Beni et en Ituri. Mais ils veulent nous faire croire que le barbu a travaillé et travaille avec ses 5 chantiers et la Révolution de la Modernité bidon !

    Etre journaliste "coupagiste" et mendiant dans un régime dictatorial est un naufrage pour le pays.
  • Erevan: Discours de Macron à la Maison Charles Aznavour !

    Erevan: Discours de Macron à la Maison Charles Aznavour !

    Emmanuel Macron, Président de la République signant le livre d'or

    Charles Aznavour, qui s’est éteint il y a douze jours, devait fouler les terres de ses parents, à Erevan, pour l’inauguration de la Maison Charles Aznavour, chargée de la promotion de la langue française. Le Président de la République a rendu un nouvel hommage à Charles Aznavour à Erevan. Dans son discours, le Président Emmanuel Macron a insisté d’ailleurs sur ce «trait d’union» qu’était l’artiste «totalement arménien et totalement français». «Il incarnait une forme du “en même temps” qui m’est cher…» sourit-il, visiblement content de s’extraire, durant ces deux jours en Arménie, des contingences parisiennes.

    Charles Aznavour avait trois pays: La France, l'Arménie et la langue française. Le chanteur le plus connu de la diaspora arménienne n'a jamais renié ses origines. Tout au long de sa carrière, ce fils d'immigrés a défendu la cause de ce petit pays du Caucase tant sur le plan humanitaire que diplomatique. "Je suis 100 % français, 100 % arménien", se plaisait-il à dire. " Les deux sont inséparables comme le lait et le café". Il était un géant de la chanson française.

    Nicolas Aznavour et Emmanuel Macron, Président de la République

    Tout au long de ses 70 ans de carrière, le chanteur aura marqué des générations. La carrière de l’artiste franco-arménien débute dans les années 1950.

    Ses textes sont d’abord interprétés par les plus grands, comme Édith Piaf, Juliette Gréco ou Gilbert Bécaud. Il faut attendre les années 1960 pour que le chanteur se retrouve lui-même "en haut de l’affiche" grâce au titre J’me voyais déjà.

    C'est en 1975 que l'auteur revendique son "arménité" dans ses chansons. Il écrit et interprète "Ils sont tombés" pour évoquer le génocide arménien ("Ils sont tombés/Sans trop savoir pourquoi/Hommes, femmes et enfants/Qui ne voulaient que vivre/Avec des gestes lourds comme des hommes ivres/Mutilés, massacrés, les yeux ouverts parfois"). La musique était signée par son beau-frère Georges Garvarentz (fils du poète Kevork Garvarentz, auteur de l'hymne national révolutionnaire arménien). Ce titre est enregistré à Londres dans la nuit du 23 au 24 avril 1975, soit exactement soixante ans après la rafle des intellectuels arméniens du 24 avril 1915 à Constantinople.

    Depuis, les chiffres donnent le vertige : 180 millions de disques vendus, plus de 1 200 chansons et un nombre inchiffrable de concerts donnés dans le monde entier. Dans son discours, le chef de l’Etat insiste d’ailleurs sur ce «trait d’union» qu’était l’artiste «totalement arménien et totalement français». Vues du mont Ararat, connu pour être le refuge de l’arche de Noé, les turpitudes du remaniement ministériel paraissent lointaines.

    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinien et le Président Emmanuel Macron devant le cercueil de Charles Aznavour

     

    Paris, 5 octobre Cour des Invalides. Empreint d’émotion, le Premier ministre Arménien Nikol Pachinian a dit toute son admiration pour Charles Aznavour dans son éloge funèbre. « Je n’ai pas eu le temps personnellement de connaître le grand maître Charles Aznavour mais chacun le considère comme un proche parent, a-t-il souligné. Il a porté le nom des Arméniens sur le toit du monde et donné un nouvel élan à la fierté arménienne. Je m’incline devant vous, grand Français, grand Arménien, grand artiste, grand humaniste. Repose en paix cher maître. »

    "Charles Aznavour est devenu naturellement, unanimement un des visages de la France", a déclaré le président Macron, dans son éloge funèbre. "On devient aussi Français par la langue. C'est par là qu'Aznavour devint si français et même disait-il Parisien, ancrant par les mots son imaginaire dans une identité qui n'était pas celle de ses parents, prenant pied dans la longue tradition des conteurs, des poètes", a-t-il souligné, saluant celui dont les "chansons furent pour des millions de personnes un baume, un remède, un réconfort".

    Un hommage littéraire du Président Emmanuel Macron. « En France, les poètes ne meurent jamais. » Emmanuel Macron a, lui, souligné toute la force des mots dans les chansons de Charles Aznavour. « Les chansons d’Aznavour sont d’abord des paroles. Leurs titres ou leurs refrains sont rentrés dans le patrimoine commun. C’est là que se vérifie le génie d’un artiste. » Devant la famille, les amis du chanteur, le chef de l’État a souligné que « Charles Aznavour est devenu unanimement un des visages de la France. Au fil des années, cette présence, cette voix, cette intonation reconnaissable entre toutes s’est installée dans nos vies, quelle que soit notre condition, quel que soit notre âge ». Ses chansons « ne furent jamais ces rengaines d’un été qui nous amusent et qu’on oublie » et sont même devenues des « remèdes ».

    Selon lui, « certains héros chez nous deviennent français par le sang versé. Mais on devient aussi français par la langue parlée, la langue aimée, travaillée, ouvragée, célébrée. Aussi français que Kessel et Gary, qu’Apollinaire et Ionesco, aussi Français qu’Aznavour ». Dans son discours, Emmanuel Macron n’a pas non plus oublié les Arméniens qui ont fui leur pays pour rejoindre la France : « Il ne s’agit pas de diversité. Il s’agit de destins croisés, entremêlés, et pour finir, il s’agit de grandeur. »

    « Les chansons d'Aznavour sont d'abord de paroles. Ce sont des mots qui sont venus nous toucher au cœur. Leurs titres ou leur refrains sont rentrés dans le patrimoine commun et une grande majorité de Français sait spontanément poursuivre quand on commence à dire 'Je m'voyais déjà », 'Je vous parle d'un temps', 'J'habite seul avec maman', 'Hier encore', 'Emmenez-moi', 'J'ai travaillé des années', 'Que c'est triste Venise' »

    Un hommage binational et solennel pour un grand chanteur mort à l’âge de 94 ans.

    Un grand hommage lui a été rendu aux Invalides par le Premier ministre arménien Nikol Pachinien, le Président de la république française Emmanuel Macron, quelque 200 personnalités et autres français et arméniens réunis autour de la famille et des proches du chanteur. L’hommage était simple mais solennel. « Amplement mérité et à son image », diront certains fans qui suivaient la cérémonie sur des écrans géants à l’extérieur.