Cameroun: Paul Biya, dictateur et la gérontocratie de son système à l'Afrique en miniature !

Cameroun: Paul Biya, dictateur et la gérontocratie de son système à l'Afrique en miniature !

Paul Biya, le dictateur indéboulonnable !

Ceux qui ont félicité le gérontocrate Paul Biya pour sa énième réélection sur le trône du Cameroun ne rendent pas un bon service à ce pays et au Continent africain. Le Cameroun est un pays d’une incroyable diversité. Souvent qualifié d’«Afrique en miniature» pour sa diversité géographique et humaine. Parmi des facteurs en exergue figurent en bonne place : une situation idéale au centre du continent, entre l’Afrique des plaines et des plateaux, l’Afrique des forêts et des savanes, l’Afrique des chrétiens et des musulmans, l’Afrique anglophone et francophone...

Le roi fainéant Paul Biya défendu par des journalistes camerounais à Erevan. C'est à peine croyable mais c'est ça la réalité. "Paul Biya n'est pas dictateur, il est notre président élu", clame un thuriféraire sans complaisance dans le bus presse qui nous ramène à Tsakhkadzor ! Pardieu, un pays sans alternance est une démocratie ! Si mêmes les journalistes Camerounais réfléchissent, le Cameroun est mal parti. Comment peut-on éclairer ses lecteurs, auditeurs et téléspectateurs en affirmant des niaiseries pareilles. Le Cameroun est une démocratie à la camerounaise ! Les journalistes sont thuriféraires, la presse est muselée, la société civile bâillonnée, l'opposition divisée par le régime...Paul Biya est le seul Camerounais capable de diriger ce pays. On croirait entendre Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" avec son Kabila Désir TO Tondi Yo Nanu Té !

Le président Paul Biya, c'est connu participe rarement aux sommets africains et internationaux. Il occupe 8 mois par an, un étage de l'hôtel International de Genève. Il se pavane, fait du ski, dépense des folles sommes d'argent..et ne connais même pas certains de ses ministres camerounais. Paul Biya âgé de 85 ans connu, pulvérise le record du plus vieux président du monde avec 36 ans de règne. Seulement, la gérontocratie des principaux acteurs du système Biya, reste un sujet de questionnement pour un pays où l’extrême longévité politique du régime semble de plus en plus écoeurer les citoyens de bonne foi.

Le Cameroun a aussi le plus vieux sénateur du monde avec Chief Victor Muketé âgé de 100 ans

Le plus ancien député du monde est Camerounais, en la personne de Cavaye Yeguié Djibril élu pour la première fois en 1958

Le plus vieux patron de la police nationale du monde est Camerounais Martin Mbarga Nguele âgé de nos jours à 85 ans

Tout comme le doyen des chefs des missions diplomatiques du monde est Camerounais: il s'agit de Koué Ntonga, actuel ambassadeur du Cameroun au Sénégal dont l'âge est de 85 ans.

Le plus ancien membre du gouvernement de la planète est du Cameroun, et a pour nom Amadou Ali, actuel vice-Premier ministre, chargé des Relations avec l'Assemblée. Voilà 35 ans qu'il est ministre !

Le sortant a usé de tous les moyens pour conserver le poste qu’il occupe depuis 1982. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir depuis trente-six ans, est parti une fois encore favori dans la bataille. Bien avant la convocation du corps électoral, ce parti a occupé la scène politique de manière permanente et large. De nombreux meetings ont été organisés sur toute l’étendue du territoire avec, en toile de fond, un appel à soutenir la candidature du président Paul Biya. Ses membres, en guise de bilan, Paul Biya, candidat du peuple. L’ensemble de ces actions a été assorti d’un grand tapage médiatique, mais aussi d’une présence constante dans des débats qualifiés de libres sur des chaînes de télévision privées.

Du côté de l’opposition, lorsque ce n’est pas la confusion qui régnait au sein des partis, c’est le pouvoir en place qui créait toutes sortes d’obstacles. Des autorisations de manifester délivrées au compte-gouttes, un accès aux médias publics très limité alors même que ces médias sont financés par les impôts des citoyens. Au sein de la société civile et d’une partie de l’opposition, on a d’autres préoccupations. Déjà l’absence, dit-on, d’ouverture dans la manière dont le scrutin se prépare. Les arguments ne manquent pas. Le régime a réussi à mettre en place une instance de supervision des élections telle qu’il l’avait voulue [Elections Cameroun (Elecam)]. Le vote de la diaspora est complètement verrouillé en l’absence de toute statistique fiable et connue. Face à un régime prêt à tout pour conserver le pouvoir, on retrouve une opposition qui semble essoufflée.

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