• Affaire Khashoggi: Agnès Callamard menacée de poursuite judiciaire par l'Arabie Saoudite !

    Affaire Khashoggi: Agnès Callamard menacée de poursuite judiciaire par l'Arabie Saoudite !

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Photo Réveil FM International

    Hier, au palais des Nations,lors de la conférence de presse accordée aux journalistes accrédités à l'ONU, répondant à ma question sur sa sécurité et éventuels menaces, Madame Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, a répondu q'elle ne tient pas trop compte des menaces sur les réseaux sociaux, que l'Arabie Saoudite l'a officiellement menacée de poursuites judiciaires. Mais elle est calme et sereine".

    Pour elle, le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi relève "sans aucun doute" de la responsabilité de l'Etat saoudien. Elle préconise désormais une enquête criminelle internationale.

    Le meurtre de l'éditorialiste saoudien le 2 octobre 2018 au consulat de son pays à Istanbul est "un acte commis par des représentants de l'Etat d'Arabie saoudite, qui ont utilisé les ressources de l'Etat et son immunité diplomatique pour mettre en oeuvre leur crime. Il ne fait aucun doute que la responsabilité de l'Etat saoudien est engagée".

    Après avoir elle-même enquêté pendant six mois sur l'affaire, Agnès Callamard a indiqué dans un rapport dévoilé la semaine dernière avoir déterminé qu'il existe des éléments de preuve crédibles justifiant une investigation supplémentaire.

    La « paralysie » de l'ONU a empêché de trouver les responsables de l'assassinat du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, et les Nations unies ont besoin d'un groupe de travail pour garantir la justice dans les meurtres ciblés, a déclaré mercredi une experte des droits de l'Homme.

    La rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, a exhorté l'ONU à renforcer son rôle pour prévenir les assassinats de journalistes et de dissidents.

    Elle a spécifiquement demandé aux Nations unies de mettre en place des mécanismes pour protéger les journalistes, réagir rapidement aux menaces les visant, enquêter sur des cas suspects de disparition ou de meurtre, et contribuer à la constitution de dossiers en vue de poursuites judiciaires.

    Mme Callamard a fait ces recommandations devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, où elle a présenté un rapport d'enquête accablant sur l'assassinat de Jamal Khashoggi en octobre 2018 au consulat d'Arabie saoudite d'Istanbul, dans lequel elle cible de hauts responsables saoudiens, dont le prince héritier Mohammed ben Salmane.

    Les preuves rassemblées par l'enquête suggèrent que le meurtre de M. Khashoggi constitue une exécution extrajudiciaire, une disparition forcée et probablement un acte de torture pour lesquels le Royaume d'Arabie saoudite est responsable, a-t-elle déclaré devant le Conseil.

    L'enquête a découvert des preuves crédibles, justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité de hauts responsables saoudiens, y compris le prince héritier d'Arabie saoudite, a-t-elle souligné.

    L'ambassadeur saoudien auprès de l'ONU à Genève, Abdulaziz Alwasil, a rejeté catégoriquement les conclusions du rapport de Mme Callamard, en affirmant qu'il était basé sur des préjugés et des idées préconçues et en accusant l'experte française d'avoir outrepassé son mandat.

    Agnès Callamard, une experte indépendante qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, a souligné que son rapport n'était pas une enquête criminelle, mais une enquête sur les droits de la personne.

    Elle a confié qu'elle avait été encouragée à enquêter sur la mort de Jamal Khashoggipar ce que j'ai perçu comme une paralysie des Nations unies.

    Elle a appelé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à lancer une enquête internationale sur cet assassinat, mais a reconnu mercredi qu'il fallait d'abord qu'au moins un pays membre de l'ONU en fasse la demande.

    L'experte a appelé à la création d'un groupe de travail d'intervention rapide pour enquêter sur des cas spécifiques, aider les autorités locales à enquêter et aider à identifier les acteurs internationaux responsables de la protection des journalistes menacés.

    Elle a également réclamé la mise en place d'un instrument permanent pour enquêter sur les allégations de meurtres ciblés ou de disparitions et pour constituer les dossiers en vue de procès.

    Les représentants des 47 pays membres du Conseil des droits de l’homme assistaient à sa présentation, suivie d’une prise de parole pour chacun d’entre eux, mais sans vote. Disparition de Jamal Khashoggi, l’onde de choc Jusqu’à maintenant, les réactions des pays occidentaux à son rapport ont été quasi inexistantes. Seul Donald Trump s’est fendu d’un commentaire pour minimiser l’impact de l’enquête de l’experte onusienne. L’Administration américaine est la principale alliée de MBS. Paris a été plus que discret.

    Devant le Conseil des droits de l’homme, Mme Callamard a également demandé un moratoire sur les exportations de matériel de surveillance en direction de l’Arabie saoudite. Riyad utiliserait ces équipements pour écouter et surveiller des opposants.

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  • Affaire Khashoggi: Agnès Callamard pointe le Crime d'Etat!

    Affaire Khashoggi: Agnès Callamard pointe le Crime d'Etat!

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

    Femme courage ! Agnès Callamard ne lâche rien. Elle a chevillée au corps les valeurs des droits humains, chevillée au corps. Rien ne semble pouvoir l’ébranler. Avec Agnès Callamard on prend l'espoir que les valeurs des droits humains sont universels. Agnès Callamard est une experte française des droits de l'homme et rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. Elle est également directrice du projet Global Freedom of Expression de la Columbia University.

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

    Contrairement aux activistes de la République démocratique du Congo qui ont rejoint la mangeoire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, par coterie tribale et souci de positionnement, alors que l'imposteur-usurpateur-faussaire Tshilombo est le masque et bouclier d'Alias Kabila, le commanditaire du crime d'Etat contre Floribert Chebeya, icone des droits humains et de Fidèle Bazana, dont la famille n'a jamais récupérer le corps, mangé par des chiens de la police. Floribert Chebeya a été assassiné à l'inspectorat général la police nationale congolaise, avant de trimbaler son corps dans la commune de Mont-Ngafula.

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

    En rassemblant des preuves dans toute une série d’Etats (mais non en Arabie saoudite, qui ne lui a pas ouvert ses portes), l’experte de l’ONU et son équipe sont arrivées à des conclusions définitives sur le meurtre de Jamal Khashoggi, survenu le 2 octobre au consulat saoudien d’Istanbul. Ce meurtre était prémédité, il avait été décidé aux plus hauts échelons du pouvoir saoudien et, de surcroît, les responsables du royaume ont tout fait pour faire disparaître les preuves, en envoyant notamment une équipe de nettoyage sur la scène du crime.

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

    Le journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi a été «victime d’une exécution préméditée dont est responsable l’Etat d’Arabie saoudite». L’accusation sans appel figure dans un document de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard. Très attendu, le rapport de 100 pages a été publié mercredi à l’ONU à Genève. Il demande au secrétaire général des Nations unies d’ouvrir une enquête pénale contre le prince héritier Mohammed ben Salmane en relation avec ce crime.

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

    Riyad avait commencé par nier l’évidence, avant de mettre le meurtre sur le compte d’une opération de gens qui avaient agi de leur propre initiative. Mais le rapport arrive à des conclusions différentes: «Il existe des preuves crédibles justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité individuelle d’officiels saoudiens de haut niveau, y compris le prince héritier», note Agnès Callamard. L’experte de l’ONU a pu avoir accès notamment à une partie des enregistrements effectués par les services de renseignement turcs à l’intérieur même du consulat.

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

    Ces enregistrements suggèrent notamment une «lutte» entre Jamal Khashoggi et les hommes qui étaient arrivés d’Arabie saoudite pour l’attendre. Un sédatif lui aurait été administré avant que sa tête ne soit recouverte d’un sac plastique et qu’il se mette à suffoquer. «Le meurtre est le résultat d’une planification élaborée qui implique une forte coordination ainsi que des ressources financières et humaines significatives. Il a été supervisé, planifié et soutenu par des officiels de haut niveau. Il était prémédité», insiste le rapport.

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  • RDC: Félix Tshilombo est-il devenu un Ayatollah des églisettes ?

    RDC: Félix Tshilombo est-il devenu un Ayatollah des églisettes ?

    La République démocratique du Congo est un pays laïc, où toutes les religions ont droit de s'exprimer. Le Congolais a droit de croire et de ne pas croire. Gagner l'élection présidentielle, vous donne la légitimité pour agir. 6 mois après sa NOMINATION ÉLECTORALE, par un deal avec Alias Kabila, contre le peuple congolais, il est devenu le masque et bouclier, d'Alias Kabila et ses 18 ans d'imposture et d'occupation. En quête de légitimité de sa présidence usurpée et volée, l'inconscient et l'envoûté Félix Tshilombo devient un chef religieux et se met à demander pardon au nom du peuple. On écarquille les yeux pour mieux voir...Tout est faux en Félix Tshilombo, il a tout faux ! Ce inculte-faussaire né, voleur du destin de tout un peuple sombre dans un charlatanisme politique. Rien n'empêche l'imposteur-usurpateur d'assister à une messe ou un culte. De là à se transformer en un Ayatollah religieux, cela viole la Constitution :

    « ... J’endosse la responsabilité de toutes nos fautes et te demande pardon pour tout abus de pouvoir contre les faibles, pardonne nous aussi de n’avoir pas été de bons gérants de toutes nos richesses que tu nous a données... Je confesse mes péchés, ceux de mon peuple et ceux commis par les autres sur le sol de mon pays. Pardonne nous d’avoir donné ta place aux hommes, en les adorant comme des dieux... Pardonne nous pour le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société. Au nom de toutes les autorités anciennes comme présentes, je te demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par des simples erreurs... Au nom de tous les enfants de Dieu ici présents et ceux partout dans le pays, Moi Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo Président de la république, je dédie solennellement en ce jour la république démocratique du Congo entre les mains de l’Éternel Dieu Tout-Puissant... Je recommande et soumets ma nation toute entière à ton autorité suprême. Assieds-toi sur le trône de ce Pays et règne en Maître absolu. Sois le Roi du Congo et prends la place qui t’est due... »-Extrait de la prière du Président du 23 juin 2019 au stade des Martyrs.

    De quel droit, Félix Tshilombo peut-il du jour au lendemain, sans connaissances bibliques, se prévaloir de devenir un Ayatollah ! Si la guerre des religions se déclenchent en RDC, Félix Tshilombo ne pourra pas tenir. Se choisir quelques églisettes, pour organiser une journée nationale d'action de grâce (JNAG) alors que le pays en compte plusieurs, c'est légitimer les églisettes. Félix Tshilombo qui a passé son temps en Belgique, à l'école buissonnière et aux Nganda de Matongé pour se soûler, il aurait su que l'on ne badine pas avec les histoires religieuses. Une guerre peut se déclencher et l'emporter lui-même. Si les mêmes du monde viennent au secours des musulmans congolais, puisqu'ils sont minoritaires...Félix Tshilombo ne saura pas où se cacher. L'histoire de la France est instructive par rapport aux religions.

    La France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la grande majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu’une importante minorité rejoint la Réforme. Le principe de la coexistence de deux confessions dans le Royaume se révèle inapplicable. La guerre ne peut être évitée, signe de l’échec de la coexistence pacifique entre catholiques et protestants. Huit guerres vont se succéder sur une durée de 36 ans, entrecoupées de périodes de paix fragile. Elles s’achèvent avec l’édit de Nantes (30 avril 1598) qui établit une dualité confessionnelle. Pendant la fin du règne d’Henri IV, assassiné en 1610, le roi fait respecter l’édit, ce qui protège les protestants. La Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat.

    Le Sénat et la chambre des députés ont adopté,

    Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

    Titre Ier : Principes.

    Article 1

    La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

    Article 2

    La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

    Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

    Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

    La fonction première de la laïcité n'est pas de "former l'homme", mais de créer les conditions pour que la formation des individus soit organisée dans le strict respect de leur conscience. Dans le passé, on aurait dit : "former et non conformer". Aujourd'hui, on dirait plutôt : "éduquer dans le respect de la personnalité et des convictions des individus".La laïcité est le cadre juridique qui protège une des libertés les plus fondamentales qui soient, la liberté de conscience. Mais dès l'origine du concept, la laïcité a été associée à une ambition morale, difficile à atteindre : concourir à former "des consciences autonomes". " se fabriquer soi-même " une conscience autonome, c'est-à-dire une conscience qui n'ait nul besoin d'un recours extérieur à elle-même pour s'épanouir pleinement. La laïcité ne vise pas l'éradication de la foi. les dispositions juridiques établissent la liberté pour chaque individu de croire, de ne pas croire ou de changer de croyance en toute conscience, c'est-à-dire en toute liberté. " L'autonomie " doit être considérée comme la forme supérieure d'une liberté conquise à force de travail sur soi, de connaissances acquises, de réflexions, de va-et-vient entre la raison et la foi, entre l'analyse et l'intuition. L'autorité publique ne doit pas régir les consciences. Cette philosophie politique de 1905 repose sur une haute conception de la liberté de conscience qui interdit toute intervention d'autorité - en particulier de la puissance publique et de ses agents - dans le champ intime des convictions et des représentations individuelles. Conséquences pratiques : les agents de l'État, dans l'exercice de leur fonction, n'ont pas à interpréter les signes religieux, ni a fortiori à s'appuyer sur cette interprétation pour juger, discriminer, sanctionner, exclure...

    Dans son livre Les Présidents face à Dieu, Marc Tronchot, ancien directeur de la rédaction d’Europe 1, a mené une enquête minutieuse sur les présidents de la Ve République, dans leur expression publique comme dans l’intimité de leur foi. S’ils ont occupé la même fonction, ces hommes ont chacun adopté une approche très différente du fait religieux. La foi ardente et intime du général de Gaulle « Je suis un Français libre. Je crois en Dieu et en ma patrie. Je ne suis l’homme de personne », affirme le général de Gaulle en 1941. Devenu président, il ne conçoit pas qu’elle rentre en contradiction avec les fonctions de chef d’un État laïc. Il poursuit son devoir de chrétien et va régulièrement à la messe mais lorsqu’il y assiste en tant que chef de l’État, il se refuse à communier car il incarne alors l’État dans l’Église. Locataire de l’Élysée, il y fait installer une chapelle donnant sur la cour d’honneur. D’une quinzaine de mètres carrés, la pièce a été aménagée à ses frais, avec un autel contre le mur, cinq chaises, cinq prie-Dieu.

    Le septennat de Valéry Giscard d’Estaing aura été marqué par la loi Veil, promulguée en janvier 1975, qui dépénalise le recours des femmes à l’avortement. Cette loi a marqué durablement les relations du président avec le pape Paul VI d’abord puis Jean Paul II. À l’issue de sa première visite en France en 1980, ce dernier posera la question : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ». Un appel à l’introspection qui s’adresse tout autant aux évêques de France qu’au président de la République. S’il a peut-être raisonné en lui il ne l’empêchera pas, en 1981, lors de son départ du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, de confier la France à la providence. Avec un p minuscule.

    François Mitterrand est l’homme mystique. Celui qui commence son septennat par une visite au Panthéon, le « Temple de la République », termine sa vie quelques années avec une image de saint François sur sa table de chevet. Dualité de cet être habité par le doute, « en permanence en quête de connaissances et en recherche de certitudes », selon Marc Tronchot. Né dans une famille bourgeoise de province, il grandit dans une tradition catholique et conservatrice. Les événements de la seconde guerre mondiale émoussent sa foi et ébranlent ses croyances. Cet homme à l’intelligence brillante s’intéresse de plus en plus à la politique et s’éloigne peu à peu de la religion. Cependant, sur les affiches électorales de 1981, une église de campagne se dessine en arrière-plan. D’aucuns diront que c’est de la pure communication, d’autres y voient la volonté de n’exclure personne de la part d’un homme pour lequel certains « liens ne devaient pas être rompus ». Il a « une sensibilité esthétique pour certains grands lieux de spiritualité ». On sent chez lui quelque chose de l’ordre du mysticisme.

    Jacques Chirac, entre croyances et spiritualité. Sur le plan politique, Jacques Chirac et François Hollande s’opposent. Mais sur le plan religieux, les deux hommes se rejoignent : ils aiment garder leurs distances avec la religion. Pour le journaliste Marc Tronchot, Jacques Chirac est « humaniste », plus que religieux. « Il préfère l’homme à son divin créateur ! », précise-t-il dans son livre. « Grand républicain partageant avec la gauche les valeurs fondatrices de l’humanisme français, catholique modéré, constant dans ses convictions, épris de tolérance, très libre vis-à-vis de l’épiscopat, gallican plutôt qu’ultramontain, attaché à la laïcité, curieux et respectueux des autres religions ».

    Nicolas Sarkozy, le croyant dissipé. Décrit par Marc Tronchot comme un « mélange d’opportunisme impatient, et de réactivité exigeante », orgueilleux, démesuré et affectif, Nicolas Sarkozy grandit dans un univers qui laisse peu de place au spirituel. Son grand-père maternel est juif séfarade mais ne pratique pas. Lui-même a grandi dans la religion catholique, sans jamais être pour autant un pilier de sacristie. Il semble chrétien davantage par tradition et culture que par conviction personnelle. Cependant, au cours de sa vie politique, la religion n’est pas laissée de côté. Regain de spiritualité ? Manipulation politique ? On est partagé entre sa bonne foi et son côté opportuniste qui fait songer, selon Marc Tronchot, à un « golden boy matérialiste, sans foi ni loi ».

    François Hollande le non-croyant « Jamais sans doute la France n’aura eu à sa tête un président aussi peu concerné officiellement par le salut de son âme », écrit Marc Tronchot. Né dans une famille croyante, François Hollande est passé chez les lassaliens, frères des écoles chrétiennes, disciples de saint Jean-Baptiste. Mais « un beau jour, au milieu de ses études d’après ce que j’ai cru comprendre, il rompt avec la religion. Qui ne lui inspirera dès lors que prudence et réserve. Sans verser pour autant dans quelque anticléricalisme que ce soit »

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  • RDC: Mobiyicratie en marche ! Le beau-fils de Kengo, Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire aux Affaires étrangères bloque le paiement de 10 ans de cotisation de la RDC à l'UNSAC !

    RDC: Mobiyicratie en marche ! Le beau-fils de Kengo, Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire aux Affaires étrangères bloque le paiement de 10 ans de cotisation de la RDC à l'UNSAC !

    Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire aux Affaires étrangères qui bloque le paiement des cotisations de l'UNSAC

    La 48è réunion du Comté Consultatif Permanent des Nations-Unies chargé sur des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) a tenu ses assises du 27 au 31 mai 2019 à Kinshasa. La République Démocratique du Congo qui n'a jamais payé ses cotisations depuis 10 ans a eu cet honneur d'organiser ses assises. Et elle a pris le ferme engagement de payer ses cotisations. Or il fait que depuis la fin des assises, Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire et beau-fils de l'édenté de la Gare du Nord, Léonbitch Kengo wa Dondo joue aux abonnés absents. La RDC a déjà libéré ses cotisations, sauf que Franck Malila bloque. Veut-il une commission qu'il le dise publiquement ? A-t-il déjà emprunté l'argent des cotisations de la RDC à l'UNSAC, qu'il restitue tout de suite.

    Pays sous occupation et agressée, la RDC ne doit se donner le luxe de fouler aux pieds des partenaires sensés lui venir en aide pendant des moments critiques. Les cotisations de l'UNSAC, c'est l'argent de la République et non de la famille Kengo.

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  • RDC: Jean-Pierre Bemba, son discours bidon à Sainte-Thérèse !

    RDC: Jean-Pierre Bemba, son discours bidon à Sainte-Thérèse !

    Bruxelles, Jean-Pierre Bemba avec Didier Reynders, ministre Belge des Affaires étrangères avant son retour à Kinshasa

    Le vrai problème de la RDC, ce n'est pas faire le plein avec des foules. Etienne Tshisekedi l'avait fait. Martin Fayulu, le Président élu est le champion toutes catégories de pleins et foules. Le problème du Congo est de respecter le choix du peuple pour ses dirigeants.

    La vérité des urnes est la porte d'entrée et de sortie de la démocratie. Et la fin des diverses crises de légitimité dont souffrent notre pays.

    Jean-Pierre Bemba retourne au pays, le président Élu Martin Fayulu va à l’aéroport l'accueillir. Igwe ne prend même pas la peine de l'inviter dans son jeep pour saluer les Kinois ensemble. A Sainte-Thérèse, Jean-Pierre Bemba embrouille le peuple avec son jeu des questions réponses. Comme si le peuple affamé qui s'est déplacé avait besoin d'un professeur. Jean-Pierre Bemba ne parle pas de la vérité des urnes.

    Si lui considère que c'est du passé, il se trompe. C'est le passage obligé. Nous ne devons pas accepter la NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, après un odieux deal avec Alias Kabila. Angwalima, Fakwa, Ballados n'a pas gagné l'élection présidentielle. Il a été Nommé. Trop c'est trop. Le respect de notre peuple passe par le respect du choix qu'il fait de ses dirigeants.

    Avant de rentrer à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba était reçu par Didier Reynders, ministre Belge des Affaires étrangères, que lui a-t-il dit ? Jean-Pierre Bemba a-t-il oublié que c'est Louis Michel qui l avait fait arrêter en Belgique pour la CPI ? Souffre-t-il du complexe des " Décideurs" comme l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ? Si Jean-Pierre Bemba est dans la logique d'accepter l'inacceptable, le peuple congolais n'en a cure. Le peuple congolais doit se libérer de l'occupation Ougando-Rwandaise. La RDC est sous occupation.

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  • L'UIP se rapproche de l'universalité à l'occasion de son 130 e anniversaire!

    L'UIP se rapproche de l'universalité à l'occasion de son 130 e anniversaire!

    Martin Chungong, le Secrétaire général de l'UIP et Michael Møller, Directeur général de l’Office des Nations-Unies à Genève

    Le 30 juin, l'UIP célébrera son 130 e  anniversaire et ce sera la Journée internationale du parlementarisme. Ce qui a débuté en 1889 par un petit groupe de parlementaires désireux de promouvoir la paix au moyen de la diplomatie et du dialogue parlementaires, est devenu aujourd'hui l'Organisation mondiale des parlements nationaux. D'ici la fin de 2019, l'UIP se rapprochera de son objectif d'universalité, en comptant 180 Parlements nationaux membres, 12 instances parlementaires supranationales Membres associées et un nombre croissant de parlementaires qui participent à ses réunions.

    « La démocratie, les droits de l'homme, le multilatéralisme et l'état de droit sont de plus en plus menacés dans le monde d'aujourd'hui. Il est donc urgent de prendre les devants et de donner un nouveau sens à nos institutions, de les mettre au service des peuples que nous représentons », a déclaré Gabriela Cuevas Barron, la Présidente de l'UIP.

    « L'UIP est déterminée à renforcer la diplomatie parlementaire en tant que principal moteur du dialogue politique pour la paix et le développement, et à contribuer par là même au renforcement de la démocratie dans le monde. Celle-ci ne peut véritablement fonctionner que si les parlements sont efficaces, dynamiques et transparents, et contribuent au bien-être de tous, en particulier celui des femmes et des jeunes. C'est pourquoi l'UIP, 130 ans après sa création, est aujourd'hui, plus que jamais, indispensable. »

    « L'UIP a résisté à l'épreuve du temps, ne cessant de croître depuis 13 décennies et de s'adapter aux enjeux mondiaux », a déclaré Martin Chungong, Secrétaire général de l'UIP.

    « Cependant, malgré notre croissance, nous n'avons jamais perdu de vue les principes de nos fondateurs – l'importance d'être un forum ouvert consacré au dialogue et à la diplomatie parlementaires pour résoudre les différends et aider à jeter des ponts entre les nations. »

    Sous le slogan général 130 ans d'action en faveur des parlementaires, l'UIP célébrera son anniversaire de plusieurs manières.

    Le jour-même, le dimanche 30 juin 2019, les Présidents des récentes et futures Assemblées de l'UIP se réuniront au sein d'un "quintette" des dirigeants actuels de l'UIP. Mme Valentina Matvienko, Présidente du Conseil de la Fédération de Assemblée fédérale de la Fédération de Russie et Présidente de la 137 e Assemblée de l'UIP (Saint-Pétersbourg, octobre 2017), Mme Gabriela Cuevas Barron, Présidente de l'UIP et Présidente des 138 e et 139 e Assemblées de l'UIP (Genève, mars et octobre 2018), M. Ahmad Bin Abdulla Bin Zaid Al Mahmoud, Président du Conseil de la choura du Qatar et Président de la 140 e Assemblée de l'UIP (Doha, avril 2019), et Mme Maja Gojković, Présidente de l'Assemblée nationale de la République de Serbie et Présidente de la 141 e Assemblée de l'UIP (Belgrade, octobre 2019), rejoindront M. Martin Chungong au Siège de l'UIP, à la Maison des Parlements, à Genève.

    Les Présidents et les dirigeants de l'UIP débattront de la pertinence des valeurs et des principes fondateurs de l'UIP après 130 ans, des réalisations des précédentes Assemblées et des actions futures.

    Les Parlements membres de l'UIP du monde entier célébreront cet anniversaire. Des parlementaires britanniques participeront, avec leurs homologues français, à la reconstitution de la première réunion fondatrice de l'UIP en 1889, à Paris, le jeudi 27 juin.

    Le Parlement hongrois, l'un des Membres fondateurs de l'UIP, a émis un timbre commémoratif spécial pour le 130 e anniversaire de l'UIP, comme l'a également fait le Parlement russe. D'autres Parlements membres de l'UIP, de l'Autriche au Zimbabwe, organiseront des expositions ou des manifestations spéciales pour marquer cet anniversaire.

    Les Membres de l'UIP contribueront également à la production d'un livre anniversaire spécial ainsi qu'à l'élaboration d'une charte consacrée à la diplomatie parlementaire.

    Afin de souligner les liens étroits qui unissent l'UIP à l'ONU, une exposition intitulée 1889-2019 : célébration des 130 ans de l'UIP sera présentée à l'Office des Nations Unies à Genève, du 24 juin au 12 juillet, et au Siège des Nations Unies à New York, du 20 juin au 20 juillet.

    Faits et chiffres concernant l'UIP

    L'UIP a été fondée le 30 juin 1889, à Paris, comme la première organisation politique multilatérale au monde, avec pour objectif d'encourager la coopération et le dialogue entre toutes les nations.

    Elle a été fondée par deux parlementaires – l'un britannique, William Randal Cremer, et l'autre français, Frédéric Passy. Passy a remporté le premier prix Nobel de la paix en 1901, suivi de Cremer en 1903.

    En 1899, l'UIP a contribué à la création de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, qui est toujours opérationnelle aujourd'hui.

    Depuis les années 1950, l'UIP a fourni une assistance technique à plus de 100 parlements. À ce jour, 120 parlements nationaux ont adhéré aux Principes communs en matière d'assistance aux parlements de l'UIP.

    L'UIP s'emploie à autonomiser les femmes parlementaires depuis la Conférence de l'UIP de 1921 à Stockholm, où les femmes déléguées ont été accueillies pour la première fois.

    En 1974, l'UIP a innové dans le domaine de l'égalité des sexes, en créant un programme spécifique et en commençant à recueillir des données sur les femmes en politique, devenant ainsi une référence en la matière. Le pourcentage de femmes au sein des parlements est passé de 11,3 pour cent en 1995 à 24 pour cent aujourd'hui.

    En 1976, l'UIP a créé le Comité des droits de l'homme des parlementaires, seul mécanisme international au monde dont la mission est de défendre les droits fondamentaux des parlementaires. Au fil des décennies, le Comité a apporté son aide à des centaines de parlementaires dont les droits de l'homme ont été bafoués.

    Elle est actuellement saisie des dossiers de plus de 500 parlementaires d'une quarantaine de pays. En 1994, l'UIP a publié la Déclaration sur les critères pour des élections libres et régulières.

    En 1997, l'UIP a adopté la Déclaration universelle sur la démocratie. En 2010, l'UIP a créé le Forum des jeunes parlementaires, un mécanisme international visant à favoriser la participation des jeunes à la démocratie. En suivant l'exemple de l'UIP, certains pays ont maintenant instauré des quotas et des objectifs électoraux, abaissé l'âge d'éligibilité et mis en place des réseaux de jeunes parlementaires.

    Depuis qu'elle a commencé à organiser ses séminaires régionaux sur les Objectifs de développement durable en 2015, l'UIP a mobilisé près de la moitié des parlements du monde pour qu'ils prennent des mesures notamment dans les domaines des changements climatiques et d'une meilleure santé pour tous. Cent trente ans après sa création, l'UIP offre toujours un espace mondial unique consacré à la diplomatie parlementaire en réunissant autour de la table des parties opposées, par exemple l'Est et l'Ouest pendant la Guerre froide, les protagonistes du Moyen-Orient, et la Corée du Nord et la Corée du Sud.

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  • L’ONU réclame, au nom des droits humains, le rapatriement des familles de l’EI

    L’ONU réclame, au nom des droits humains, le rapatriement des familles de l’EI

    Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, demande aux Etats de rapatrier les proches de djihadistes

    La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a demandé lundi que les proches des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak, dont des milliers d'enfants, soient "rapatriés, à moins qu'ils ne soient poursuivis pour des crimes".

    C'est à l'occasion de la 41e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, tenu lundi à Genève, que la cheffe de l'ONU pour les droits humains, Michelle Bachelet, a demandé à la communauté internationale d'intervenir.

    Depuis la chute en mars du « califat » de l’organisation Etat islamique (EI), la communauté internationale est confrontée au casse-tête du rapatriement des familles des jihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak. « Les membres des familles (...) doivent être rapatriés, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour des crimes », a affirmé Michelle Bachelet à l’ouverture de la 41e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

    Elle ajoute que "si des citoyens sont soupçonnés d'avoir commis des crimes graves dans un autre pays, ou s'ils sont détenus pour quelque motif que ce soit, l'Etat d'origine devrait tout mettre en oeuvre pour qu'ils soient traités conformément au droit international". La Haut-commissaire a également lancé un appel auprès des Etats pour qu'ils accordent la nationalité "aux enfants nés de leurs ressortissants" dans les zones de conflit.

    Près de 29'000 enfants en Syrie« Pas acceptable »

    « Les enfants, en particulier, ont subi de graves violations de leurs droits, y compris ceux qui ont pu être endoctrinés ou recrutés (...) pour commettre des actes violents. La considération première doit être leur réadaptation, leur protection », a-t-elle ajouté.

    Selon Mme Bachelet, plus de 11 000 membres présumés de familles de combattants de Daech (acronyme de l’EI en arabe) sont détenus au camp d’Al-Hol (Syrie), administré par les autorités kurdes. Le Fonds onusien pour l’enfance (Unicef) estime qu’il y a 29 000 enfants de combattants étrangers en Syrie, dont 20 000 d’Irak, a indiqué la Haut-Commissaire, précisant que la plupart ont moins de 12 ans.

    « Le maintien en détention de personnes qui ne sont pas soupçonnées de crimes, en l’absence de fondement légal et d’un contrôle judiciaire indépendant régulier, n’est pas acceptable », a affirmé Mme Bachelet.

    Près de 29'000 enfants étrangers, la plupart âgés de moins de 12 ans, sont bloqués en Syrie, selon les estimations du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Parmi eux, 20'000 viendraient d'Irak et plus de 9000 seraient originaires de 60 autres pays. Quelque 1200 enfants de combattants étrangers se trouvent également en Irak, selon l'Unicef.

    « Acte de cruauté »

    Elle a lancé un appel auprès des Etats pour qu’ils accordent la nationalité « aux enfants nés de leurs ressortissants » dans les zones de conflit, arguant qu’infliger le statut d’apatride à ces enfants est un «acte de cruauté ». « Les enfants apatrides sont souvent privés d’éducation, d’accès aux soins de santé et d’autres éléments fondamentaux de la dignité », a-t-elle fait valoir.

    Mme Bachelet a relevé que « quelques pays ont fait des efforts pour rapatrier certains ressortissants, notamment des enfants », sans toutefois citer ces pays.

    Elle a également souligné que « quatre cas ont été portés à l’attention du Comité des droits de l’enfant et du Comité contre la torture par les grands-parents français d’enfants actuellement détenus en Syrie ou en Irak ».

    Certains pays, comme l'Allemagne, les rapatrient s'ils ont des proches pour les recueillir, d'autres, comme la France et la Belgique, les rapatrient "au cas par cas". Washington, qui pousse les autres pays au rapatriement, a de son côté récemment commencé à rapatrier ses propres ressortissants.

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  • L’ONU réclame, au nom des droits humains, le rapatriement des familles de l’EI

    L’ONU réclame, au nom des droits humains, le rapatriement des familles de l’EI

    Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, demande aux Etats de rapatrier les proches de djihadistes

    La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a demandé lundi que les proches des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak, dont des milliers d'enfants, soient "rapatriés, à moins qu'ils ne soient poursuivis pour des crimes".

    C'est à l'occasion de la 41e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, tenu lundi à Genève, que la cheffe de l'ONU pour les droits humains, Michelle Bachelet, a demandé à la communauté internationale d'intervenir.

    Depuis la chute en mars du « califat » de l’organisation Etat islamique (EI), la communauté internationale est confrontée au casse-tête du rapatriement des familles des jihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak. « Les membres des familles (...) doivent être rapatriés, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour des crimes », a affirmé Michelle Bachelet à l’ouverture de la 41e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

    Elle ajoute que "si des citoyens sont soupçonnés d'avoir commis des crimes graves dans un autre pays, ou s'ils sont détenus pour quelque motif que ce soit, l'Etat d'origine devrait tout mettre en oeuvre pour qu'ils soient traités conformément au droit international". La Haut-commissaire a également lancé un appel auprès des Etats pour qu'ils accordent la nationalité "aux enfants nés de leurs ressortissants" dans les zones de conflit.

    Près de 29'000 enfants en Syrie« Pas acceptable »

    « Les enfants, en particulier, ont subi de graves violations de leurs droits, y compris ceux qui ont pu être endoctrinés ou recrutés (...) pour commettre des actes violents. La considération première doit être leur réadaptation, leur protection », a-t-elle ajouté.

    Selon Mme Bachelet, plus de 11 000 membres présumés de familles de combattants de Daech (acronyme de l’EI en arabe) sont détenus au camp d’Al-Hol (Syrie), administré par les autorités kurdes. Le Fonds onusien pour l’enfance (Unicef) estime qu’il y a 29 000 enfants de combattants étrangers en Syrie, dont 20 000 d’Irak, a indiqué la Haut-Commissaire, précisant que la plupart ont moins de 12 ans.

    « Le maintien en détention de personnes qui ne sont pas soupçonnées de crimes, en l’absence de fondement légal et d’un contrôle judiciaire indépendant régulier, n’est pas acceptable », a affirmé Mme Bachelet.

    Près de 29'000 enfants étrangers, la plupart âgés de moins de 12 ans, sont bloqués en Syrie, selon les estimations du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Parmi eux, 20'000 viendraient d'Irak et plus de 9000 seraient originaires de 60 autres pays. Quelque 1200 enfants de combattants étrangers se trouvent également en Irak, selon l'Unicef.

    « Acte de cruauté »

    Elle a lancé un appel auprès des Etats pour qu’ils accordent la nationalité « aux enfants nés de leurs ressortissants » dans les zones de conflit, arguant qu’infliger le statut d’apatride à ces enfants est un «acte de cruauté ». « Les enfants apatrides sont souvent privés d’éducation, d’accès aux soins de santé et d’autres éléments fondamentaux de la dignité », a-t-elle fait valoir.

    Mme Bachelet a relevé que « quelques pays ont fait des efforts pour rapatrier certains ressortissants, notamment des enfants », sans toutefois citer ces pays.

    Elle a également souligné que « quatre cas ont été portés à l’attention du Comité des droits de l’enfant et du Comité contre la torture par les grands-parents français d’enfants actuellement détenus en Syrie ou en Irak ».

    Certains pays, comme l'Allemagne, les rapatrient s'ils ont des proches pour les recueillir, d'autres, comme la France et la Belgique, les rapatrient "au cas par cas". Washington, qui pousse les autres pays au rapatriement, a de son côté récemment commencé à rapatrier ses propres ressortissants.

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  • ONU: Ouverture de la 41è session du Conseil des droits de l'homme !

    ONU: Ouverture de la 41è session du Conseil des droits de l'homme !

    Michelle Bachelet, Haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU

    Le Conseil entend une mise à jour de la Haute-Commissaire aux droits de l’homme et plusieurs allocutions de hauts dignitaires

    Le Conseil des droits de l’homme a ouvert, ce matin, les travaux de sa quarante et unième session en adoptant son programme de travail et en entendant une déclaration de la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, qui l’a informé des activités du Haut-Commissariat aux droits de l’homme depuis la précédente session du Conseil, tenue en mars dernier.

    Les délégations dialogueront demain matin avec la Haute-Commissaire au sujet de sa mise à jour.

    Le Conseil a ensuite entendu les allocutions prononcées par M. Rumen Radev, Président de la République de Bulgarie ; Mme Hilda C. Heine, Présidente de la République des Îles Marshall ; M. Zohrab Mnatsakanyan, Ministre des affaires étrangères de l’Arménie ; Mme Deqa Yasin, Ministre de la condition féminine et de la promotion des droits de l’homme de la Somalie ; Mme Yoka Brandt, Ministre adjointe des affaires étrangères des Pays-Bas ; Mme Tatiana Molcean, Secrétaire d’État auprès du Ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne de la République de Moldova ; et M. Ankel Jakobsen, Ministre adjoint au développement au Ministère des affaires étrangères de la Norvège.

    Le Président du Conseil, l’Ambassadeur Coly Seck du Sénégal, a souhaité la bienvenue à la Haute-Commissaire, ainsi qu’au Directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève, M. Michael Møller – qu’il a remercié pour avoir, depuis sa nomination en 2013, contribué à accroître la sensibilisation du public aux travaux des Nations Unies à Genève. M. Seck a en outre rappelé que c’est grâce au soutien du Fonds d’affectation spéciale pour l’assistance technique à l’appui de la participation des pays les moins avancés et des petits Etats insulaires en développement qu’une quinzaine de délégués de ces pays participent pour la première fois à une session régulière du Conseil.

    Ce matin, le Conseil poursuit ses travaux par un dialogue groupé avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz, et avec le Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et avocats, M. Diego García-Sayán.

    Mise à jour par la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

    MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a d’emblée évoqué le sort de quelque 55 000 combattants allégués de l’État islamique et de leurs familles détenus en Syrie et en Iraq, la majorité de ces personnes étant de nationalité syrienne ou iraquienne. Des combattants étrangers originaires d’une cinquantaine de pays figurent parmi ces personnes. Il est clair que toutes les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes, indépendamment de leur pays d’origine et de la nature de leur crime, doivent faire l’objet d’une enquête et de poursuites, dans le respect des garanties procédurales, a souligné la Haute-Commissaire. L’obligation redditionnelle, avec des procès équitables, protège les sociétés contre de futures radicalisations et violences, a poursuivi Mme Bachelet, avant d’ajouter que le mépris de la justice, les procès inéquitables et les conditions de détention inhumaines ne peuvent qu’alimenter les griefs et le désir de vengeance.

    Mme Bachelet a insisté sur le fait que les États ont d’importantes responsabilités s’agissant de leurs propres ressortissants. Si des citoyens sont soupçonnés d’avoir commis des crimes graves dans un autre pays, l’État d’origine doit tout faire pour garantir que ces personnes seront traitées conformément au droit international. Les enfants, en particulier, ont subi de graves violations de leurs droits – y compris les enfants endoctrinés ou recrutés par l’État islamique pour perpétrer des actes violents. Quelques pays ont fait des efforts pour rapatrier certains de leurs ressortissants, notamment des enfants, s’est félicitée Mme Bachelet, avant d’appeler les États à apporter des réponses fondées sur les droits de l’homme à la situation des combattants étrangers et de leurs familles et à assumer leur responsabilité envers leurs ressortissants.

    S’agissant ensuite de la Syrie, Mme Bachelet s’est dite très préoccupée par l’escalade militaire récente dans ce pays, à Idlib et dans Alep-ouest, le Haut-Commissariat ayant été informé de centaines de décès de civils et de la destruction d’infrastructures civiles. Plus de 200 000 personnes ont été déplacées. Mme Bachelet a appelé toutes les parties à relâcher les milliers de Syriens détenus dans de très mauvaises conditions et qui sont exposés à un risque élevé de torture. Elle a demandé aux belligérants de prendre toutes les mesures pour protéger les civils.

    Mme Bachelet a par ailleurs regretté que l’Arabie saoudite ait rejeté le rapport de la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; la Haute-Commissaire a condamné l’exécution de masse de 37 hommes, dont certains étaient des enfants au moment de la commission de leur crime, dans ce pays en avril dernier. Elle s’est aussi dite scandalisée par l’exécution en Iran de deux mineurs, également en avril. Mme Bachelet a rappelé que 2019 marquait le trentième anniversaire du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui vise l’abolition de la peine de mort.

    D’autre part, la Haute-Commissaire a souligné que le cadre des droits de l’homme jouera un rôle essentiel pour faire en sorte que les entreprises technologiques et les gouvernements répondent de manière efficace aux défis que constituent, notamment, la sécurité des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des autres personnes qui dépendent du cryptage et de l’anonymat en ligne ; le respect de la liberté d’expression et d’association en ligne ; la lutte contre la promotion du terrorisme en ligne ; et les menaces croissantes des cyberattaques et de la cybercriminalité. Ces prochains mois, le Haut-Commissariat se lancera dans la rédaction d’orientations sur l’application aux technologues numériques des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, a indiqué Mme Bachelet.

    Mme Bachelet a ensuite cité la Tunisie en exemple pour son action dans le domaine des réformes constitutionnelles et législatives, ainsi qu’en matière de justice transitionnelle.

    Préoccupée par la violence et l’incitation à la violence sur la base de la religion, Mme Bachelet s’est dite troublée par les agressions contre des musulmans à Sri Lanka, soulignant que les attaques contre les minorités religieuses nous affectent tous.

    Évoquant sa visite au Cameroun, Mme Bachelet a appelé les autorités de ce pays à respecter le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique, de même qu’à considérer l’opposition comme un partenaire dans le dialogue inclusif qui sera indispensable pour jeter les bases d’une paix durable au Cameroun ; elle les a également appelées à enquêter sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme par les forces de sécurité.

    S’agissant du Soudan, Mme Bachelet a regretté que le Gouvernement n’ait pas répondu à la demande d’accès du Haut-Commissariat pour y mener des enquêtes sur les violations graves des droits de l’homme qui auraient été commises par les forces de sécurité pendant la répression du soulèvement populaire pacifique pour la gouvernance démocratique et la justice.

    Au Myanmar, a poursuivi la Haute-Commissaire, les preuves indiquent que la persécution des Rohingya qui vivent encore dans l’État rakhine se poursuit, avec pas ou peu d’efforts de la part des autorités pour créer les conditions propices au retour volontaire et sûr des réfugiés.

    La Haute-Commissaire a par ailleurs salué la sage décision des autorités de Hong-Kong de retarder l’adoption de la loi sur l’extradition, en réaction à la démonstration massive d’esprit civique par une grande partie de la population. Elle a ajouté continuer de porter bilatéralement à l’attention du Gouvernement chinois certains problèmes liés au Xinjiang ainsi que d’autres questions et a indiqué que des discussions concernant un accès inconditionnel du Haut-Commissariat dans cette province étaient en cours.

    Observant d’autre part que les violations des droits de l’homme sont alimentées par l’impunité, Mme Bachelet a fait part de sa satisfaction que le Panama et le Mexique aient pris des mesures importantes en faveur de la vérité et de l’admission de dures réalités s’agissant des violations des droits de l’homme. Elle a regretté en revanche que le Nicaragua ait adopté, au début du mois, une loi d’amnistie, et que des démarches similaires aient eu lieu au Guatemala et à El Salvador.

    D’autre part, le Haut-Commissariat suit de près la situation des droits de l’homme aux Philippines, où persistent un nombre extraordinairement élevé de morts et les informations faisant état d’exécutions extrajudiciaires dans le contexte de campagnes antidrogues. Même le nombre officiel de décès – 5425 – serait préoccupant pour n’importe quel pays, a souligné Mme Bachelet. Elle a ensuite indiqué avoir assisté au Portugal à un congrès sur les politiques liées aux stupéfiants et la réduction des risques et méfaits. La Haute-Commissaire a en outre salué la politique migratoire ouverte et avant-gardiste du Portugal, qui vise à offrir aux migrants un accès aisé à l’aide sociale et juridique et encourage leur accès au marché du travail. Insistant sur le fait que l’intégration des migrants est bénéfique pour les sociétés d’accueil – y compris en termes de contribution financière nette –, la Haute-Commissaire a invité les États à considérer l’exemple du Portugal et a déploré la tendance à la criminalisation de la compassion humaine à l’égard des migrants en Europe et aux États-Unis.

    Mme Bachelet a ensuite demandé à la communauté internationale de s’unir pour soutenir le cheminement vers le retour à une paix durable en Libye. Elle s’est enfin dite heureuse d’avoir pu informer le Conseil de sécurité, à New York, de la situation en Haïti, où, a souligné la Haute-Commissaire, l’obligation redditionnelle pour les violations des droits de l’homme, de même que les mesures pour garantir la plus grande participation possible aux décisions, sont essentielles pour construire la confiance, prévenir de nouvelles violations des droits de l’homme et assurer un avenir durable. Déclarations de hauts dignitaires

    M. RUMEN RADEV, Président de la Bulgarie, a déclaré que plus de 70 ans après la création des Nations Unies, la coopération internationale en matière de protection et de promotion des droits de l’homme reste une des valeurs clés des Nations Unies. La Bulgarie apporte un soutien ferme aux efforts des Nations Unies visant à renforcer le multilatéralisme, a-t-il indiqué, avant de préciser qu’il y a deux semaines, cette question avait été portée par la Bulgarie devant le Secrétaire général des Nations Unies. La coopération avec les organes des Nations Unies doit être renforcée, a insisté M. Radev. Le changement climatique est l’un des défis les plus sérieux de l’époque contemporaine, a poursuivi le Président bulgare. Ce changement empêche la jouissance des droits de l’homme dans de nombreux pays. En vertu de l’Accord de Paris, la Bulgarie a adopté un plan d’action national afin de diminuer les gaz à effet de serre. La Bulgarie a en outre entamé une réflexion autour de l’impact des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, sur les droits de l’homme.

    C’est la première fois que la Bulgarie est membre du Conseil des droits de l’homme et elle veille à renforcer ce mécanisme, a poursuivi M. Radev. Le pays s’efforce de contribuer au renforcement de l’intégrité et de l’indépendance du Haut-Commissariat, du Conseil des droits de l’homme et de ses procédures spéciales, a-t-il insisté. La Bulgarie reconnaît par ailleurs le succès de l’Examen périodique universel (EPU), ce processus ayant renforcé l’idée que la question des droits de l’homme n’est pas une question interne aux États mais qu’elle doit faire l’objet d’un examen international. Malheureusement, l’antisémitisme continue de montrer son visage dans de nombreux pays, a ensuite déploré le Président bulgare. Il a par ailleurs indiqué que la Bulgarie avait lancé une stratégie pour développer une école inclusive à l’intention des enfants vivant avec un handicap. La Bulgarie a aussi beaucoup progressé s’agissant de l’autonomisation des femmes et le pays occupe la première place de l’Union européenne dans le domaine de la place des femmes dans le secteur des nouvelles technologies. Le pays défend en outre fermement une implication plus profonde des jeunes dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a ajouté M. Radev.

    MME HILDA C. HEINE, Présidente des Îles Marshall, a plaidé pour une approche multilatérale partagée dans le domaine des droits de l’homme. Il faut garantir l’obligation redditionnelle pour ne pas détourner le regard et l’attention du Conseil du sort des communautés vulnérables. Il faut mettre un terme aux essais nucléaires aux abords des Îles Marshall, a ajouté la Présidente de l’archipel.

    Il faut garantir que personne ne soit laissé pour compte, a poursuivi Mme Heine. Beaucoup reste à faire pour défendre la diversité plutôt que d’en faire un obstacle,a-t-elle en outre souligné. Par ailleurs, il faut arrêter d’empêcher le Conseil d’enquêter sur certaines situations, afin de prévenir certains conflits. La Présidente des Îles Marshall a d’autre part déploré que certains États recourent aux représailles envers ceux qui coopèrent avec le Conseil. La Présidente a ensuite évoqué l’engagement régional visant à garantir que le secteur de la pêche internationale respecte les droits de l’homme. Les Îles Marshall ont lancé leur candidature pour être membre du Conseil des droits de l’homme en 2020, a-t-elle par ailleurs indiqué. Le changement climatique représente un risque pour l’avenir ; les menaces qui, dans ce domaine, étaient théoriques, donnent désormais lieu à des décisions politiques, avec 5% du budget du pays octroyés à la lutte contre la montée des eaux, a-t-elle précisé. La Présidente a affirmé qu’il fallait renforcer le Conseil et a indiqué que la nouvelle mission des Îles Marshall auprès des Nations Unies à Genève a été inaugurée la semaine dernière.

    M. ZOHRAB MNATSAKANYAN, Ministre des affaires étrangères de l’Arménie, a rappelé que le peuple arménien avait témoigné de son attachement aux valeurs démocratiques à l’occasion des dernières élections générales tenues dans le pays. Le Gouvernement s’est vu confier un mandat important de consolidation de la démocratie et des droits de l’homme et il a entamé la réforme du pouvoir judiciaire, qui est aujourd’hui une priorité du pays, a précisé le Ministre. Le succès de la révolution de velours en Arménie a pu bénéficier d’une véritable implication des femmes, a-t-il poursuivi ; elles jouent un rôle déterminant dans la vie sociale et politique du pays, raison pour laquelle l’Arménie veut ériger en priorité l’égalité entre hommes et femmes. Des mesures ont été prises afin d’assurer une meilleure représentation des femmes au Parlement et au début du mois de février dernier, le Gouvernement a adopté un plan d’action sur les femmes et la sécurité, qui a notamment pour but d’accélérer l’autonomisation des femmes dans l’objectif de prévenir les conflits, a précisé le Ministre arménien des affaires étrangères.

    Le Ministre a ensuite déclaré que l’Arménie condamnait les politiques de déni du génocide arménien et des victimes, notamment de la part des autorités turques. Le Conseil et ses procédures spéciales doivent jouer le rôle de chef de file afin de prévenir le crime de génocide. D’autres mesures doivent être prises pour assurer un mécanisme d’alerte précoce face à des situations susceptibles de sombrer dans un véritable génocide. L’Arménie appuie la stratégie lancée par le Secrétaire général des Nations Unies contre le discours de haine. Imposer des limitations aux populations vivant dans des zones en conflit est contraire au droit humanitaire international. Dans le Haut-Karabagh, plus de 150 000 personnes voient leurs droits de l’homme violés, notamment leur droit de déterminer elles-mêmes leur développement socioéconomique et culturel. Dans ce contexte, le droit à la vie est menacé. Pour régler la situation, il faut reconnaître les droits de la population du Haut-Karabagh. L’Arménie a présenté sa candidature au Conseil pour 2020, a en outre indiqué le Ministre.

    MME DEQA YASIN, Ministre de la condition féminine et de la promotion des droits de l’homme de la Somalie, a plaidé pour une meilleure coordination, au sein des Nations Unies, des activités menées dans le domaine des droits de l’homme. Une telle coordination permettra de soutenir l’élan vers la réalisation des objectifs fixés en 1993 dans la Déclaration et le Programme d’action de Vienne. Mme Yasin a indiqué que son pays, en tant que nouveau membre du Conseil, était déterminé à s’engager sur cette voie de manière positive afin de traiter les situations de droits de l’homme dont il est saisi. Les leçons et contributions de la Somalie – pays qui émerge d’un long conflit – seront utiles, a-t-elle insisté.

    Saluant ensuite le travail exemplaire du Conseil des droits de l’homme, Mme Yasin a fait observer que cette institution doit tenir les États pour redevables de leurs obligations en matière de droits de l’homme et les inciter à les appliquer afin de changer concrètement la situation sur le terrain. La Ministre a par ailleurs décrit les mesures prises par son pays pour respecter les principes et normes en matière de droits de l’homme. Elle a notamment fait état de l’adoption d’une charte des droits des femmes et d’une charte des personnes handicapées, tandis que la nouvelle loi sur l’enfance est en cours de rédaction. Quant à la nouvelle commission nationale des droits de l’homme, qui a été créée récemment, le processus de sélection de ses membres est en cours, a indiqué Mme Yasin.

    MME YOKA BRANDT, Ministre adjointe des affaires étrangères des Pays-Bas, a rappelé que chacun, riche ou pauvre, était titulaire des droits de l’homme et a souligné que les Pays-Bas appuient sans réserve tous les droits de l’homme. Chaque individu a le droit de vivre librement ; la liberté est à la base du développement inclusif, a poursuivi Mme Brandt. Les pays n’arriveront pas à réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sans promouvoir et protéger les droits de l’homme, a-t-elle souligné, ajoutant que le Conseil des droits de l’homme joue un rôle primordial dans ce domaine, lui qui permet notamment aux États et aux représentations de la société civile de dialoguer. Dans le contexte actuel, il faut renforcer le rôle du Conseil, a souligné la Ministre adjointe, rappelant que les membres du Conseil doivent se montrer irréprochables en matière de droits de l’homme. Il est aussi essentiel de veiller à ce que le travail des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme soit suffisamment financé. Les Pays-Bas ont mis à disposition davantage de fonds pour promouvoir les droits de l’homme et vont augmenter leur contribution à l’attention du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a indiqué Mme Brandt.

    Les Pays-Bas ont pris des mesures pour protéger les journalistes et les personnes LGBTI, notamment, a poursuivi la Ministre adjointe. Le pays promeut aussi le travail des défenseurs des droits de l’homme partout dans le monde ; il décerne la « Tulipe des droits de l’homme » à un homme ou une organisation qui promeut les droits de l’homme de manière novatrice dans le monde. Les Pays-Bas estiment que le Conseil est le lieu idoine pour échanger les bonnes pratiques ; il est aussi une opportunité de rassembler et de rappeler à chacun la base de notre humanité commune, à savoir la dignité humaine.

    MME TATIANA MOLCEAN, Secrétaire d’État auprès du Ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne de la République de Moldova, a recommandé que l’on n’oublie pas le conflit gelé au sein des frontières constitutionnelles de son pays et les souffrances de la population vivant dans cette région. La République de Moldova assure qu’elle continuera à prendre des mesures actives pour protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales des personnes vivant dans la région de Transnistrie de la République de Moldova, a précisé la Secrétaire d’État. De même, au niveau international, la République de Moldova continuera de promouvoir la protection des droits de l’homme dans les conflits non résolus, en donnant la priorité aux besoins des personnes affectées, au-delà de toute divergence politique et sans que cela ne porte préjudice aux formats existants de règlement de ces conflits, a précisé Mme Molcean.

    La Secrétaire d’État a ensuite indiqué que le plan d’intégration à l’Europe et le plan d’action pour les droits de l’homme adoptés par son pays reflétaient la vision de la manière dont la République de Moldova entendait se développer dans les prochaines années, à savoir comme un pays où les droits de l’homme sont au cœur du système de valeurs et constituent le fondement des politiques publiques. Elle a assuré que son pays, en tant que futur membre du Conseil, s’engageait à appliquer les normes les plus élevées de promotion et de protection des droits de l’homme.

    M. AKSEL JAKOBSEN, Ministre adjoint au développement au Ministère des affaires étrangères de la Norvège, a déclaré que le développement durable pour tous dépend de la réalisation des droits de l’homme. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est ancré dans la droit international des droits de l’homme et offre un cadre international pour créer un monde de respect universel de l’égalité et de la non-discrimination. Il faut faire une réalité du message visant à « ne laisser personne pour compte », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Durant la décennie écoulée, l’aide au développement de la Norvège s’est maintenue à 1% du PIB, un niveau parmi les plus élevés au monde, a rappelé le Ministre adjoint.

    Les droits de l’homme et l’égalité sont deux priorités en matière de coopération internationale, a poursuivi M. Jakobsen, avant de déplorer la pression sur les droits de l’homme qui persiste un peu partout dans le monde. C’est pourquoi la Norvège a développé une approche du développement axée sur les droits de l’homme. Le Ministre adjoint a par ailleurs rappelé que de nombreuses personnes handicapées vivaient dans l’exclusion et que l’esclavage persistait dans le monde. Il a ajouté que de nombreuses personnes vivaient dans la peur en raison de leur conviction religieuse. L’espace accordé à la société civile se restreint dans le monde, a-t-il poursuivi. La Norvège soutient les défenseurs des droits environnementaux, dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, a-t-il en outre souligné. L’égalité de genre permet de développer le plein potentiel d’un pays, a d’autre part indiqué M. Jakobsen, avant d’insister sur l’importance des droits sexuels et génésiques et de rappeler que l’éducation et les services de santé doivent avoir un impact positif pour les filles.

     

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  • RDC: Syndrome des Bena Mpuka,"Faux pardon bidonné" de Félix Tshilombo !

    RDC: Syndrome des Bena Mpuka,"Faux pardon bidonné" de Félix Tshilombo !

    Usage de faux, de la prière de pardon d'u sénateur Américain Joe Wright au stade des Martyrs à Kinshasa. Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula Nkuuasa" se retourne tous les jours dans sa tombe à Bruxelles, suite aux bévues, magouilles et faussetés de l'enfant qu'il n'a jamais voulu qu'il porte son nom "Tshisekedi","Muana Ya Libabe" ! L'enfant de Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est l'incarnation de la calamité en République démocratique du Congo.

    Faussaire patenté, Angwalima, Fakwa, Ballados, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a cru bon d'enfariner encore une fois de plus le peuple congolais,avec un pardon bidon. comme l' l'a si bien signifié notre confrère Roger Bongos,il y a plusieurs étapes au pardon:

    1. La reconnaissance du tord causé à autrui.

    2. Une contrition intérieure qui s'accompagne des remords profonds.

    3. Aller vers la personne offensée, parler avec elle et lui demander pardon.

    4. Restituer comme Zachée les biens volés, et s'engager à ne plus recommencer les mêmes fautes et erreurs.

    #Voleur du destin de tout un peuple,#Voleur des rêves, #Voleur des voix, #Voleurs d'espoirs du peuple congolais,Félix Pétain Bizimungu Tshilombo doit demander "Pardon" aux Congolais et la diaspora congolaise,pour son putsch électoral. Le peuple a congolais a bravé la pluie et le soleil, le 30 décembre dernier. Le peuple a voté le changement et le "dégagisme" du régime d'imposture et d'occupation d'Alias Kabila. Et lui Arsène Lupin, Félix Tshilombo est allé en catimini négocier et il a fait un deal odieux avec Alias Kabila, pour sa #NOMINATION ÉLECTORALE. Tshilombo a volé et contourner les voix du peuple congolais.

    C'est folklorique sa démarche du "Pardon" avec quelques églisettes du sommeil au stade des Martyrs de Kinshasa. S'il veut demander "Pardon" pour son vol du destin du peuple qu'il le fasse de manière solennelle. Dans l'enceinte du palais de la Nation ou de la cité de l'Union africaine. Le drapeau de la RDC bien visible. Son allocution audible et intelligible: "Moi, Félix Tshilombo, je suis un faussaire. Je vous ai menti. J'ai volé l'élection du 30 décembre dernier, par mon deal avec mon prédécesseur. J'ai volé votre élection. Le vrai gagnant est Martin Fayulu. Par ma cupidité et ambition démesurée, j'ai volé l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. Je me rends de plus en plus compte de la détresse et désastre que j'ai causé à mon pays. Je suis la cause de la cause de cette situation. Je demande pardon à chaque Congolais et à la diaspora. Je démissionne illico presto de ma présidence usurpée. Et je remets mon sort au souverain primaire, que vous êtes. Vive la République! Vive la RDC" !

    Félix Tshilombo n'a pas à demander pardon avec un texte d'un sénateur Américain Joe Wright. Il doit demander pardon avec ses propres mots. Pas plagier le sénateur Américain. Voici sa demande de pardon: "Je confesse mes péchés, ceux de mon peuple et ceux commis par les autres sur le sol de mon pays.Pardonne nous d d'avoir donné ta place aux Hommes, en les adorant comme des dieux. Pardonne nous pour le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société. Aux noms de toutes les autorités, anciennes comme présentes,je te demande pardon pour le sang des des innocents qui a été versé intentionnellement ou par simple erreurs" !

    Primo: A qui s'adresse le pardon de Tshilombo à Dieu le père, fils et Saint- Esprit ? A la trinité ou à quelqu'un d'autre ? A aucun moment dans son pardon , il n'indique le destinataire !

    Secundo: Dans le Nouveau Testament, c'est Jésus-Christ qui a versé son sang pour le salut du monde. Le salut est individuel, il n'est plus collectif comme dans l'Ancien Testament où l'on parle beaucoup plus du peuple d'Israël. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un embrouilleur de la Primacuria. Il agit en non en un non appris et non instruit. Il est un véritable Pharisien de temps moderne.De quel droit peut-il demander pardon au nom du peuple congolais ? Un #Voleur patenté qui se prend pour je ne sais pas qui. Dans les Évangiles et Épîtres du Nouveau testament, il y a un "Christocentrisme" réel.Jésus-Christ est le Dieu fait homme. Il est la lumière du monde, la porte du salut et du Royaume. Ignorer cela et commencer à divaguer comme le fait Tshilombo est déjà un signe d'inconscience et d’envoûtement !

    Tertio: Le peuple congolais n'a rien demander à l'Inconscient National, traître et Collabo. Avec plus de 12 millions de morts Congolais, Félix Tshilombo a le toupet de déclarer : "Je demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par simple erreurs" ! N'est-ce pas la même phrase que Tshilombo avait écrit dans le livre d'or du mémorial rwandais à Kigali ? Les Congolais sont morts par "Effets collatéraux", c'est-à-dire par erreurs!

    Quarto: Comment Félix Tshilombo Pétain Bizimungu Tshilombo ose-t-il demander pardon pour les autorités présentes ? Alors que cela fait 6 mois que la RDC n'a pas de gouvernement. Il dirige la RDC comme un monarque avec son directeur de cabinet Vital Kamerhéon. L'Alliance FCC-Cach est une continuité dans le non changement.

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