L'Algérie a indiqué souscrire à toutes les initiatives visant à réserver l'espace à des utilisations pacifiques. Elle a rappelé que la Conférence est saisie de la question de la prévention d'une course aux armements dans l'espace en vertu du « décalogue » adopté lors de la première session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée au désarmement. L'Algérie estime que la compilation préparée par le Secrétariat de la Conférence (avec le soutien de l'UNIDIR) sur les quatre questions essentielles inscrites à l'ordre du jour de la Conférence offre une source d'informations utiles permettant de saisir l'évolution des discussions sur cette question de la prévention d'une course aux armements dans l'espace.

La Fédération de Russie a attiré l'attention sur le fait que la présidence a demandé aux délégations de participer de manière aussi interactive que possible à la discussion et a donc exprimé l'espoir que la discussion qui va suivre allait précisément être interactive. Répondant alors à la France qui semble s'interroger sur la manière de formuler l'interdiction du déploiement d'armes antisatellites basées sur terre, la Fédération de Russie a rappelé qu'en 1981 déjà, le groupe des pays d'Europe occidentale avaient fait part de son intérêt pour cette question de l'interdiction de telles armes antisatellites. Peut-être que le groupe des pays d'Europe occidentale, qui s'interrogeait déjà sur cette question en 1981, pourrait donc présenter des propositions concrètes sur cette question? Peut-être le groupe des pays d'Europe occidentale pourrait-il de la même manière présenter des propositions concrètes concernant des éléments de vérification d'un traité d'interdiction du déploiement d'armes dans l'espace, s'est interrogée la Fédération de Russie?

La France a indiqué avoir soulevé un certain nombre de questions afin de montrer que les sujets en question étaient complexes et que les négociations prendraient du temps. En aucun cas la France n'a affirmé que ces questions n'étaient pas susceptibles de trouver des solutions. La Fédération de Russie a souligné que le débat est nécessaire pour que la Conférence puisse parvenir à l'adoption d'un programme de travail.

L'Algérie a constaté que le projet de code de conduite sur les activités spatiales présenté par l'Union européenne repose sur trois principes dont celui indiquant que ce code vise à assurer la préservation de la sécurité et de l'intégrité des objets placés en orbite. Mais alors, contre qui et contre quoi s'agit-il de préserver la sécurité et l'intégrité de ces objets: contre les accidents ou contre les actions délibérées également? Un autre principe énoncé dans le projet de texte relatif au code de conduite proposé par l'Union européenne stipule que ce code tient compte des besoins légitimes de sécurité et de défense : or, comment concilier le principe de sécurité des objets placés en orbite avec l'objectif de défense des besoins légitimes de sécurité?

Le Bélarus a souligné que la question de l'utilisation pacifique de l'espace doit être appréhendée et résolue dans son ensemble. La question qu'examine la Conférence est celle de la prévention d'une course aux armements dans l'espace, a rappelé le pays. Or, le fait est que certains ne veulent pas commencer à discuter concrètement de cette question précise de la prévention d'une course aux armements dans l'espace.