congo

  • Barbaries, maltraitances, xénophobies contre les Congolais de la RDC: Si le dictateur Sassou Nguesso arrive à placer son protéger Henry Lopez à la Francophonie, la RDC devra revoir sa participation !

    Barbaries, maltraitances, xénophobies contre les Congolais de la RDC: Si le dictateur Sassou Nguesso arrive à placer son protéger Henry Lopez à la Francophonie, la RDC devra revoir sa participation !

    RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

    Le vrai problème de la République démocratique du Congo, c'est alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Cela fait treize ans que Louis Michel "Big Loulou" et la mafia internationale ont placé à la tête du Congo alias Joseph Kabila pour mieux piller ses ressources, sauf que l'intéressé n' a toujours pas appris le job. Usurpateur, fraudeur, tricheur, parachuté, illégitime et illégal ne connait pas les missions de la fonction de Président de la République, qu'il assume par défi et catapultage. Comme alias Joseph Kabila ne fait pas son boulot et ne sait même pas qu'il doit défendre les Congolais, les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais du monde entier prennent leurs responsabilités: un méga sit-in est organisé le jeudi 30 avril 2014 devant l'ambassade de la République du Congo à Paris , sise au 37 bis rue Paul Valery dans le 16è arrondissement, Métro: Victor Hugo. Depuis le 4 avril des milliers de nos compatriotes RD Congolais sont refoulés dans des conditions infra-humaines par le régime du dictateur Denis Sassou Nguesso adepte de la dépigmentation de la peau, dans le cadre d'une opération au nom barbare: "Mbata ya Bakolo"-"gifles des aînés", qui était supposé traqué les sans papiers et hors la loi, uniquement RDciens ! Des nombreux cas de vols, viols, brimades et autres violences sont enregistrés. Réputées capitales les plus rapprochées au monde, Kinshasa et Brazzaville, Kinois et Brazzavillois se regardent en chiens de faïence et, à la limite, des frères ennemis.

    RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

    Pour mieux asseoir sa dictature Denis Sassou Nguesso vise la francophonie. Il souhaite placé son homme de main, Henry Lopez, ambassadeur du Congo-Brazzaville à la tête de l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) en remplacement d'Abdou Diouf qui aura passé douze ans comme Secrétaire Général. Or la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone d'Afrique. Il faut réfuter la candidature d'Henry Lopez à la tête de l'OIF. Au pire s'il passe, la République démocratique du Congo devra suspendra sa participation, tant que c'est le dictateur Denis Sassou Nguesso qui va piloter l'OIF avec sa marionnette comme Secrétaire général.

    RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

    Pour combien de temps encore Denis Sassou Ngessou continuera-t-il à piller les ressources du Congo en toute impunité ? A la tête du Congo depuis 1979, excepté un intermède entre 1992 et 1997, Sassou Nguesso se distingue particulièrement par une boulimie de détournements de fonds publics. Ceux-ci sont notamment issus de la manne pétrolière dont l’envolée du prix en 2010 et 2011 a permis au pays d’enregistrer des taux de croissance du PIB de 10,2% et de 8,4% respectivement. Il n’est donc pas étonnant que Sassou Ngessou fasse l’objet d’une plainte en France pour "recel et détournement de fonds publics" par les associations Transparency International et Sherpa dans le cadre des biens mal acquis. Au-delà de ces détournements, Sassou Nguesso exacerbe les reflexes tribalistes et communautaristes qui rongent l'histoire du Congo depuis son indépendance. Ce pays au potentiel immense mérite mieux que cet homme à sa tête. Il faut que Sassou dégage !

    Il faut empêcher par tous les moyens que le dictateur Denis Sassou Nguesso fasse main basse sur l'OIF !
  • Dialogue Inter-congolais, pour quoi faire? Avec ou sans les miliciens tutsi Rwandais du M23?

    Dialogue Inter-congolais, pour quoi faire? Avec ou sans les miliciens tutsi Rwandais du M23?

    Les per diemistes, coupagistes et lobbyistes de tous poils se frottent les mains. Avec cette annonce canularesque d'un dialogue inter-congolais pour début 2013, Joseph Kabila veut détourner l'attention de Congolais. Son annonce au contours abracandabresques apparait comme une sordide manipulation, une ruse et reculade ! Les ricanements intempestifs des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais sur ce piège de Joseph Kabila doit faire réfléchir. Comme dans un bal des chauves, les traites à la nation congolaise, les assoiffés du pouvoir, les mangeristes et affabulateurs vont se dévoiler. Les zigzags d'un destin, c'est Joseph Kabila ! Arrivé au pouvoir de la manière dont on sait, avec l'appui de Louis Michel "Big Loulou" et d'une mafia internationale pour mieux piller les richesses de la République démocratique du Congo, Joseph kabila l'incapacitaire en tout a échoué sur tous les plans. Un proverbe arabe dit: "On ne cache pas le soleil avec un tamis" et une sagesse bantoue nous enseigne ceci: "Quand on a pas de bâton à la main pour se débarrasser d´un serpent qui fait effraction dans la maison, et y sème déjà mort et terreur, on a tout au moins le devoir de crier haut et fort: au serpent !; afin de prévenir les autres du danger, pour ne pas qu´il ne les extermine tous". Il n'existe pas en République démocratique du Congo des Congolais d'expression kinyarwandaise !

    Joseph Kabila, après les cinq chantiers, la révolution de la modernité, l'heure est au dialogue inter-congolais avec le M23. Photo Réveil FM, archives

    Lui qui a toujours caché son jeu, le 30 juin 2010 alors que la République démocratique du Congo fêtait le cinquantenaire de son indépendance acquise au prix du sang et des morts, Joseph Kabila a prouvé à la face du monde, qu'il n'était qu'un valet, un laquais à la solde de Paul Kagamé et du Rwanda. Les Chefs d'État étrangers et le Roi des belges ont dû attendre 2 heures de plus, l'arrivée du génocidaire de Kigali avant de commencer les festivités ! Quelle image Joseph Kabila lèguera-t-il aux générations futures de la République démocratique du Congo lorsqu’on assiste impuissant à la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est du pays ? Il avait invité officiellement les forces de l’APR à venir opérer impunément sur le territoire sacré de la République démocratique du Congo et son tueur de président, Paul Kagamé à défier et narguer les Congolais, ainsi que leurs martyrs le jour sacré de ses 50 ans d’Indépendance ?

    Joseph Kabila a signé plusieurs décrets de nomination des soudards rwandais comme Officiers des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Aujourd'hui, l'armée congolaise est infectée des infiltrés rwandais ! Et à chaque fois que cette armée reprend les poils de bête pour bouter les soudards rwandais hors du Congo, c'est Joseph Kabila qui demande aux militaires congolais de ne pas défendre l'intégrité territoriale du Congo, d'abandonner armes et munitions aux miliciens rwandais qui pillent, violent, sèment la terreur au sein des populations civiles sans défense. Les militaires Congolais sont humiliés à cause de Joseph Kabila, qui a donné l'uniforme des Fardc aux infiltrés rwandais pour tuer les Congolais !

    Un dialogue inter-congolais pour quoi faire ? Le Grand Congo est sous occupation Rwando-Ougandaise, il mérite d'abord la libération avant toute chose. En politique, il y a des signes qui ne trompent pas : La répression tragique des adeptes du mouvement « Bundu dia Kongo » ; La répression brutale de l’insurrection Enyele dans Équateur, mal digérée par bon nombre des ressortissants de cette province, les tueries et assassinats politiques: Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Fidèle Bazana, Franck Ngycke, Bampuwa wa Mulamba, Serge Maheshe...

    La résistance congolaise, seule alternative aux propositions alambiquées de Joseph Kabila !

    « Dans certains pays d’Asie que j’ai visités, les gens s’identifient par leurs ethnies, tandis qu’en RDC tout le monde se réclame Congolais et est fier de l’être, même vivant en refuge en dehors du pays » : déclaration faite à Kinshasa le 28 juillet 2010 par Antonio Guterres, Haut commissaire aux réfugiés. Mr. Antonio Guterres a avoué son admiration pour le peuple congolais qui s’accroche à son pays, à l’unité nationale et à l’intégrité de son territoire national.

    Plutôt que produire un effet de "balkanisation" de la République démocratique du Congo, force est de constater que les agressions successives subies par ce pays ont émergé un profond sentiment d’ "Unité Nationale" et de "nationalisme" congolais. Les résistants-patriotes-combattants Congolais existent ! Qui sont ces résistants-patriotes-combattants congolais qui scandent à travers le monde: "Kabila dégage'' ?

    1. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui portent le poids social de la République démocratique du Congo à la place du vernis d'Etat pris en otage par des jouisseurs irresponsables sous Joseph Kabila!

    2. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui interviennent financièrement pour plus d'1 milliard de dollars US chaque année (D'après les statistiques de Western Union) pour donner du pouvoir d'achat à leurs familles et investir dans nombreux secteurs économiques notamment le transport, le logement...

    3. Ils et Elles sontcadres, ingénieurs, techniciens, médecins, ouvriers, employés, entrepreneurs, chercheurs, infirmiers, aide-soignants, enseignants à l'université et à l'enseignement secondaire, informaticiens, éducateurs spécialisés, avocats, étudiants, prêtres, pasteurs, évangélistes, journalistes, commerçants, sportifs de haut niveau (professionnels et amateurs), artistes, artisans, avocats.... Parmi eux, denombreux jeunes congolais nés à l'étranger qui découvrent leur pays, leur patrie et les abominations qui s'y déroulent impunément!

    Ils et Elles sont parents et grands parents congolais résidant à l'étranger!...

    Ces résistants-patriotes-combattanssont tout ce qui précède, sauf voyous!

    Ils ont toujours été présents pour exprimer, tous, le Ras-le-bol par le mot d'ordre "Kabila dégage!"

    Pays de plus de 300 ethnies, regroupées ou divisées à la suite du Traité de Berlin en 1885 qui a permis un agrégat des ethnies et des races (bantoues, pygmées,…), sans forcément avoir mis en place un mécanisme permettant leur cohabitation en osmose, la République démocratique du Congo a malgré cela su se construire UNE réelle Identité Nationale Indivisible. Ce sentiment de nationalisme de type nouveau se traduit aujourd’hui sous forme de « patriotisme national » par des résistants-patriotes-combattants congolais, résultant de diverses agressions injustes et autres injustices historiques subies par la République démocratique du Congo.

    Un sentiment qui s’impose peu à peu comme une nouvelle arme de résistance s’érigeant comme un rempart devant permettre de résoudre un conflit opposant d’un côté un Etat (en tant que Nation) et de l’autre une Ethnie.

    Il s’agit d’une stratégie non conflictuelle utilisant le mode de mobilisation patriotique, non sur base ethnique mais bien en référence au sentiment d’appartenance à la fois dans un Etat et une Nation Souveraine, Indépendante, Une et Indivisible qu’est La République Démocratique du Congo.

    la démarche des résistants-patriotes-combattants congolais peut aujourd’hui être comprise comme étant "le substrat sur lequel s’appuient les défenseurs de la Nation République démocratique du Congo en péril pour résister bon an mal an contre toutes les velléités de démembrement de la République démocratique du Congo". Les résistants-partiotes-combattants congolais fondent leur argumentation sur le principe selon lequel Chaque peuple a des origines, un territoire de référence, des racines, une généalogie, une histoire et un destin communs. Il a un droit inaliénable à une NATION, à une appartenance …La question est de savoir si cette appartenance doit se concrétiser par des frontières et des institutions = Etat.

    Or pour le cas de la République démocratique du Congo, le Traité de Berlin a de façon claire et sans équivoque répondu à cette question. Le Grand Congo est placé est cœur de l'Afrique, il a 2 345 000 km2 !

    Le Grand Congo est le deuxième plus vaste pays d'Afrique après l'Algérie. Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le Grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des Grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan du Sud au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud. Plusieurs centaines d’ethnies forment la population du pays ; le français est la langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tshiluba, swahili) ont le statut de langue nationale. L'économie repose principalement sur le secteur primaire (agriculture et exploitation minière).

    Pour les résistants-patriotes-combattants, le « patriotisme national congolais » doit être compris comme cette idéologie de se plier au principe de la théorie de l’Etat-Nation, c.à.d. que « chaque Nation doit former un Etat et chaque Etat comprendre une Nation » (=qui est plus qu’une simple juxtaposition des ethnies), à l’opposé de la théorie de l’ethnicité (tribalisme). Malgré les flux migratoires des populations et les déplacements volontaires des populations afin de créer des espaces de peuplement et des territoires spécifiques à certaines pseudo-ethnies, l’issue des différentes guerres d’agression et de déstabilisation de la République démocratique du Congo nous apprend que ces Etats-ethniques éprouvent du mal à naître.

    Cela suite à une farouche résistance éprouvée grâce au sentiment d'appartenance au Congo, manifesté par les populations congolaises du nord et du sud, de l’Est et de l’Ouest, ainsi que du centre et de la diaspora. Cette dimension de transcender les ethnies par le refus de traiter les minorités comme des nationalités et qu’elles doivent exister, comme toute autre ethnie, à l’intérieur des limites territoriales de la République démocratique du Congo est une victoire pour les Congolais.

    Cette façon de ne pas considérer les minorités comme des entités distinctes aspirant à une certaine autonomie (ou émancipation) mais bien comme des groupes qui, en raison de leurs caractéristiques particulières et leurs situations exceptionnelles, pourraient bénéficier, le cas échéant, d’une attention spéciale de l’Etat Congolais, conformément aux règles constitutionnelles et aux lois de la République Démocratique du Congo.

    La solution à leurs problèmes ne devrait pas résulter d’une modification des frontières ou à un déplacement des populations mais doit être trouvée au regard du respect des principes directeurs d’un Etat de droit.

    Les minorités ne devraient surtout pas s’engager dans une dialectique belliqueuse visant à lutter contre l’Etat par des voies de contrainte ou l’usage de la force armée ou en ayant recours à leurs congénères extra-frontalières via une sorte de solidarité négative contre la République démocratique du Congo. Toutes les tribus sont minoritaires au Congo, n'en déplaisent aux affabulateurs et lobbyistes écervelés.

    Les résistants-patriotes-combattants se consacrent, de défendre jalousement l’Unité nationale de la République démocratique du Congo et son Indépendance.

    En effet, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationales de la République démocratique du Congo sont des acquis qui ne pourront jamais faire l’objet d’aucune transaction politique, encore moins diplomatique. Il appartient aux gouvernants d’en assurer la garantie et de se comporter réellement en véritables « Hommes d’Etat », défenseurs de la Nation Congolaise.

    Patrice Emery Lumumba a versé son sang dans la lutte en faveur du « Nationalisme Congolais ». Mobutu Sese Seko, malgré lui, s’est personnellement investi pour la sauvegarde de l’Unité nationale. M'zée Laurent-Désiré Kabila a connu le destin de Lumumba lorsqu’il a pris conscience qu’il fallait inculquer au peuple congolais le « patriotisme national congolais » le jour où les envahisseurs rwandais se sont retrouvés aux portes de Kinshasa.

    Les résistants-patriotes-combattants Congolais veillent au grain. Lors de son voeu annuel, Joseph kabila s'est moqué des Congolais lors de son voeu annuel. Il n'a jamais eu le courage de citer les pays agresseurs du Congo, le Rwanda et l'Ouganda. Il n'a jamais dénoncer les exactions, tueries, barbaries, massacres des Congolais. Joseph kabila ne s'est jamais exprimé avec le sens de gravité sur le génocide congolais commis par ses parrains et alliés tutsi terroristes rwandais de l'actuel régime de Kigali et de leur groupe terroriste dit RCD-CNDP-M23. Joseph Kabila a pris les institutions républicaines en otage. Il est l'armée, la sécurité, la justice, les médias... Son appel à la cohésion nationale est ironique et inapproprié !

    Dialogue Inter-congolais pour quoi faire ?

  • Affaire Ambassade de Berne: Le torchon brûle entre Sébastien Mutomb Mujing et des Congolais en Suisse

    Affaire Ambassade de Berne: Le torchon brûle entre Sébastien Mutomb Mujing et des Congolais en Suisse

    Depuis des lustres, la République démocratique du Congo n'a pas d'ambassadeur accrédité en Suisse. Elle n'a qu'un chargé d'affaires a.i, Ad vitam æternam, le dénommé Sébastien Mutomb Mujing à la Mission Permanente de l'ONU, qui occupe un petit appartement deux pièces transformé en bureau dans un immeuble que la Confédération helvétique à mis à la disposition de la République démocratique du Congo, qui se situe derrière l'hôtel Intercontinental à Genève. La diplomatie sans dents caractérise la Mission permanente de la République démocratique du Congo à Genève. Cette diplomatie est mollassonne, sans épaisseur ! L'absenteisme caractériel de Sébastien Mutomb Mujing au Conseil des droits de l'homme, ne se justifie pas. Si par un hasard, il s'y rend et doit intervenir, avec sa voix casserole enrouée, non seulement on ne comprends pas ce qu'il dit et de quoi il parle, on finit par s'arracher les cheveux. On peut défendre son pays, sans défendre un régime, surtout s'il est issu des élections frauduleuses. Un régime qui tue, pille, vole et viole...Un régime assassin ! Sébastien Mutomb Mujing assène des contre-vérités et brouille des pistes sur la situation de la République démocratique du Congo. Et pourtant, il aurait profité de la place qu'occupe Genève, pour mieux faire entendre la voix de la République démocratique du Congo.

    Sébastien Mutomb Mujing, Chargé d'Affaires de la République démocratique du Congo à la Mission Permanente de l'ONU

    Parler de Genève en tant que ville de paix est presque une évidence, tant est intense le lien entre la ville - son histoire, sa culture - et sa vocation universelle. Genève dans son rôle de ville hôte des organisations internationales est appelée "la Genève internationale".

    Elle accueille différents types d'organisations qui traitent de domaines aussi variés que l'action humanitaire, le commerce, les droits de l'homme, l'environnement et le développement durable, la formation et l'éducation, le maintien de la paix et de la sécurité, la météorologie, la propriété intellectuelle, la recherche nucléaire, la santé, les télécommunications et le travail.

    La Genève internationale, au sens large, est composée par des organisations internationales (gouvernementales ou non-gouvernementales), par les représentations d'Etats étrangers auprès des organisations et par le personnel de ces entités.

    En 1920, 200 diplomates et fonctionnaires internationaux travaillaient à Genève. Aujourd'hui, ils sont quelque 40'000, chiffre auquel il convient encore d'ajouter quelque 2400 employés des organisations non-gouvernementales (ONG).

    Genève et New York, siège de l'Organisation des Nations Unies (ONU), sont les deux centres de coopération internationale les plus importants du monde.

    Genève étant le plus grand en nombre de réunions. L'Office des Nations Unies à Genève (ONUG) est le centre de diplomatie multilatérale le plus actif du monde et il a été le théâtre de bien des négociations historiques. La Suisse est le siège de 36 organisations qui sont au bénéfice d'un accord de siège, d'un accord de nature fiscale ou d'un accord sur les privilèges et immunités signé avec le Conseil fédéral suisse.

    Environ 250 organisations non gouvernementales (ONG) sont installées à Genève. Il s'agit par exemple du Conseil oecuménique des églises (COE), de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et de bien d'autres encore.

    170 Etats étrangers (171 en comptant la Suisse) sont représentés à Genève et disposent d'une mission ou une représentation permanente auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales, de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et/ou de la Conférence du désarmement (CD).

    La République démocratique du Congo a une ambassade à Berne, située sur l'avenue Sulgenheimweg 21, Case postal 5261, 3001 Berne. Notre ambassade donne l'impression d'une maison hantée, abandonnée. Une maison fantôme. Il n' y a jamais personne. Madame Thérese Nseka Koko, la chargée des affaires administratives, vient lorsqu'elle peut. Surchagée par le travail, plusieurs congolais attendent toujours le fameux passeport-biométriques de Tambwe Mwamba. On comprend la nevrosité qui colle à la peau de Madame Thérèse Nseka Koko. Au fronton de l'ambassade, le drapeau de la République démocratique du Congo est un blessé de guerre.

    En début décembre 2011, les reporters de Réveil FM International et Kongo Telema avaient fait une descente à Berne pour découvrir l'ambassade la République démocratique du Congo.

    Coup de bol, c'est le jour que le livreur est venu faire la livraison de la commande des chaussures de Madame Thérèse Nseka Koko! Ne trouvant personne les chaussures de 490 CH ont été déposées à la porte de l'ambassade.

    La clôture en bois de l'ambassade laissée à désirer, le drapeau de la République était un blessé de guerre, les plantes rampantes avaient rampé jusqu'à proximité de la porte, l'ambassade de la République démocratique avait l'allure d'une maison fantome et abandonnée.

    La facture Zalando.ch (vente par Internet) de trois paires de chaussures de Madame Thérèse Nseka Koko, commande effectuée le 6 décembre 2011, livrée à l'ambassade de la RDC à Berne. Photo Réveil FM

    Les trois paires de chaussures de Madame Thérèse nseka Koko ont couté 409,90 CH. Photo Réveil FM

    Abandonné par le livreur à la porte de l'ambassade, un carton ouvert. Photo Réveil FM

    Les trois paires de chaussures de Madame Thérèse Nseka Koko. Photo Réveil FM

    Madame Thérèse Nseka Koko, chargé adminstrative à Berne. Photo Réveil FM, archives

    Regardez bien cette vidéo pour constater dans quel état était notre ambassade le 6 décembre 2011

    En guise d'application de l'article 64 de la Constitution de Liège qui régit la République démocratique du Congo car adoptée le 18 février 2006 et qui stipule: "(...) Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'invidus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la présente Constitution...(...)"Le 10 décembre dernier, une trentaine de Congolais de la Suisse s'étaient donnés rdv à l'ambassade de la RDC à Berne pour protester contre le hold-up de Joseph Kabila ochestrée et programmée par Daniel Ngoyi Mulunda et sa bande de la CENI. Ils étaient entrés normalement dans cette ambassade hantée, ils avaient chanté, dénoncé l'imposture et l'usurpation de Kadogo Joseph Kabila. Les Congolais se sentaient chez eux, forte erreur. La police suisse était venue pour déguerpir les Congolais dans leur propre ambassade, munis de gaz lacrymogène, ils ont gazé les Congolais dans l'enceinte de l'ambassade. Ils y avaient des femmes et des hommes. Regardez ce qui s'était passé ce jour là.

    L'occasion faisant le larron, Sébastien Mutomb Mujing chargé d'affaires a.i, Ad vitam æternam impayé par le régime de Kinshasa s'est empressé d'aller porter plainte à la police contre ses compatriotes qui n'étaient à l'ambassade de la RDC pour manifester leur indignation contre le vol électoral. Les Congolais sont accusés d'émeute (art.260 CP),violation de domicile (art.189 CP), dommages à la propriété (art.144 CP) et insoumission à une décision de l'autorité (art.292 CP). Alors que l'ambassade de la RDC à Berne était une maison abandonnée, pour faire marcher les assurances suisses, Sébastien Mutomb Mujing s'est empressé de faire des travaux à l'ambassade qui s'élevent à 6.800 CHF.

    La justice suisse réclame à chaque Congolais interpellée dans l'encente de l'ambassade de la RDC à Berne, la somme de 210 CHF. Or la majorité de Congolais ont fait opposition et réfusent de payer cette somme. Ils réfutent les accusations d'émeute, violation de domicile, dommages à la propriété et insoumission à une décision de l'autorité. Non pas que la somme soit exhorbitante mais par principes et convictions politiques.

    Au procureur fédéral suppléant, Ludoc Schmied qui instruit le dossier, les Congolais ont clairement dit que l'ambassade de la RDC à Berne est une propriété de la République appartenant à tous les Congolais et non la propriété de Sébastien Mutomb Mujing fut-il Chargé d'affaires a.i, Ad vitam æternam. Le 10 décembre 2010, ils ont manifesté leur indignation dans la maison commune de la RDC et non contre la Suisse ni son peuple. Les Congolais sont en résistance contre le pouvoir usurpateur et imposteur de Kinshasa.

    Chaque Congolais qui a été entendu a trimbalé devant le procureur Schmied, des coupures des journaux, des DVds sur la situation des droits de l'homme, de pillages, viols des femmes, crimes, exploitation des minerais en la République démocratique du Congo.

    Même le reportage du Petit journal de Canal + sur l'humiliation de Joseph Kabila par François Hollande lors du Sommet de la Francophonie à Kinshasa fait partie du lot !

    Les Congolais souhaitent plaider au tribunal d'aller la cause du Congo. Leur démarche est politique et ils ne reconnaissent pas le régime assassin, mafieux et dictactorial que soutient Sébastien Mutomb Mujing.

    En Suisse, Sébastien Mutomb Mujing s'est mis la communauté congolaise sur le dos. Tout le monde attend la décision finale du procureur Ludovic Schmeid. Mais les Congolais sont prêts à aller au tribunal pour affronter Sébastien Mutomb Mujing et le régime qu'il défend !
  • Genève: La Haut-Commissaire aux droits de l'homme craint de nouvelles violations des droits de l'homme par le mouvement M23 au Congo !

    Genève: La Haut-Commissaire aux droits de l'homme craint de nouvelles violations des droits de l'homme par le mouvement M23 au Congo !

    La Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a exprimé sa profonde préoccupation mardi par rapport à la sécurité de la population civile habitant dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que les combats entre l'armée congolaise et le mouvement M23, qui est à l'origine d'une mutinerie dans la province du Nord-Kivu, sous la direction d'un groupe tristement célèbre d'auteurs de violations des droits de l'homme.

    Madame Navi Pillay, Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU-Genève. Photo Réveil FM, archives

    «Les dirigeants du M23 figurent parmi les auteurs des pires violations des droits de l'homme en RDC, et même dans le monde,» a souligné Mme Pillay. «Beaucoup d'entre eux ont un passé consternant, comprenant des allégations de participation à des viols de masse, la responsabilité de massacres, et le recrutement et l'utilisation d'enfants.»

    Les soldats rwandais du M23 équipés par Kigali qui sèment en toute impunité la mort et désolation à l'est de la République démocratique du Congo

    L'est de la République démocratique du Congo est le ventre mou de la république !

    «Beaucoup d'entre eux pourraient être responsables de crimes de guerre», a-t-elle ajouté. «Je crains la possibilité qu'ils imposent davantage d'horreurs à la population civile lors d'attaques de villages à l'est de la RDC. »

    Le M23 est composé de déserteurs de l'armée qui appartenaient auparavant aux groupes armés CNDP et PARECO, qui ont été intégrés dans l'armée nationale suite à un accord de paix conclu en 2009. La haute direction du M23 comprend Sultani Makenga, un colonel et ancien chef rebelle qui aurait été impliqué dans des massacres de civils et le recrutement d'enfants pour les faire participer activement à des hostilités, et Bosco Ntaganda, un général de l'armée recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre pour recrutement et utilisation d'enfants dans les combats dans le district de l'Ituri, au nord-est de la RDC, en 2002-2003.

    Au Nord-Kivu uniquement, des affrontements entre le M23 et l'armée congolaise ont déjà entraîné la fuite de quelque 218 000 personnes depuis avril 2012.

    «Tous les efforts doivent être entrepris pour tenir ces hommes, et les soldats sous leur commandement, responsables des violations des droits de l'homme commises contre des civils – à la fois pour les crimes commis dans le cadre de la présente mutinerie, ainsi que pour les infractions commises antérieurement,» a déclaré Mme Pillay.

    En particulier, Mme Pillay a exprimé son inquiétude quant au fait que le pratique du recrutement et de l'utilisation d'enfants a été maintenue jusqu'à très récemment, comme constaté plus tôt ce mois-ci lorsque la MONUSCO a réussi à secourir 20 mineurs faisant partie du 811ème Régiment de l'armée congolaise (FARDC), auparavant sous le commandement du colonel Innocent Zimurinda, actuel membre du M23 et ancien commandant du CNDP. Les enfants ont été recrutés dans la province du Nord-Kivu entre 2008 et janvier 2012.

    Pillay a appelé toutes les parties, y compris les FARDC, à respecter le droit international humanitaire et les droits de l'homme et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection de la population civile.

    Les principaux dirigeants du M23 comprennent les personnes suivantes, qui ont toutes été mentionnées dans le Rapport final du Groupe d'experts sur la RDC (S/2009/603) comme faisant partie du commandement des FARDC avec un passé établi d'abus des droits de l'homme:

    Le colonel Sultani Makenga. En plus du recrutement et de l'utilisation d'enfants, les violations attribuées à Makenga inclues sa participation dans le massacre de Kiwandja commis entre les 4 et 5 novembre 2008, lorsque des troupes CNDP ont exécuté au moins 67 civils – principalement de jeunes hommes – à Kiwandja, au Nord-Kivu; et le massacre de Buramba de mars 2007, lorsque des troupes FARDC (anciennement Brigade Bravo) auraient exécuté au moins 14 civils Hutu et Nande dans la zone de Buramba, au Nord-Kivu.

    Le colonel Baudouin Ngaruye. En plus du recrutement et de l'utilisation d'enfants, les abus des droits de l'homme attribués à Ngaruye, comprennent la responsabilité pour le soi-disant massacre de Shalio commis entre les 27 et 30 avril 2009, lorsque des troupes FARDC (principalement des anciens CNDP) ont attaqué les réfugiés Hutu et des dépendants des FDLR à Shalio, au Nord-Kivu, et auraient tué ou fait disparaître 139 personnes et enlevé environ 40 femmes, dont certaines ont été victimes de viol collectif et mutilées.

    Le colonel Innocent Zimurinda. Zimurinda serait responsable en tant que chef hiérarchique des massacres de Kiwandja et Shalio. Il est aussi accusé de recrutement et d'utilisation d'enfants. Pour ces raisons, le 1er décembre 2010, son nom a été inclus dans la «Liste d'individus et d'entités visés par l'interdiction de voyager et le gel des avoirs» administrée par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo.

    Le colonel Innocent Kaina. Kaina aurait participé à une série d'abus des droits de l'homme, comprenant des crimes commis en Ituri, province Orientale, en 2004, quand il était – avec Bosco Ntaganda – un membre de l'Union des patriotes congolais (UPC) / Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) de Thomas Lubanga Dyilo. Arrêté par les autorités de la RDC en juin 2006, il a été libéré en janvier 2009, sans avoir été jugé.

    Le général Bosco Ntaganda. Ntaganda a été inculpé par la Cour pénale internationale le 22 août 2006 pour crimes de guerre – à savoir le recrutement et l'utilisation d'enfants de moins de 15 ans – commis en Ituri, province Orientale, en 2002-2003, quand il était le Chef adjoint de l'état-major de l'UPC / FPLC. Le FPLC a été le bras armé de l'UPC, fondée en septembre 2001 par Thomas Lubanga Dyilo, qui est récemment devenu la première personne reconnue coupable par la CPI.

    Ntaganda est mentionné dans le Rapport final de 2009 du Groupe d'experts sur la RDC (S/2009/603) parmi les commandants des FARDC avec un passé établi d'abus des droits de l'homme, y compris la responsabilité en tant que chef hiérarchique, en tant que Chef d'état-major du CNDP, pour le massacre de Kiwandja commis entre les 4 et 5 novembre 2008, ainsi que pour le recrutement et l'utilisation d'enfants. Il est également mentionné dans la «Liste d'individus et d'entités visés par l'interdiction de voyager et le gel des avoirs» administrée par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo.

    Droits de l´homme par pays – RD Congo: http://www.ohchr.org/FR/countries/AfricaRegion/Pages/ZRIndex.aspx

  • Justine Masika Bihamba, combattante de l’impunité contre le viol des femmes à l'Est de la République démocratique du Congo

    Justine Masika Bihamba, combattante de l’impunité contre le viol des femmes à l'Est de la République démocratique du Congo

    L'épée de Damoclès, de Bosco Ntangana et des seigneurs de la guerre qui sévissent en toute impunité à l'Est de la République démocratique du Congo, est suspendue sur sa tête ! Ménacée à plusieurs reprises, femme courage et déterminée, Justine Masika Bihamba, coordinatrice de la plateforme Synergie des femmes pour les victimes de violences sexuelles (SFVS), partenaire du Secours Catholique, était à Paris afin de témoigner de la situation dans son pays, la République démocratique du Congo.

    Madame Justine Masika Bihambaest une femme courage pour les femmes violées du Kivu

    Inlassablement, Justine Masika Bihamba défend la cause des femmes congolaises victimes de viols et de violences


    RDC: OBS: Témoignage de Justine Masika Bihamba par OMCTdailymotion

    Quelle est la situation actuelle à l’Est de la RD Congo ?

    Justine Masika Bihamba: De nouveaux affrontements ont éclaté, il y a un mois, à la suite de la désertion d’anciens rebelles qui avait été intégrés dans l’armée congolaise. Ces affrontements entrainent un déplacement massif de populations vers les pays voisins. Par ailleurs, de nombreux viols et violations des droits humains sont commis dans ce contexte. Les déserteurs ont créé une nouvelle milice rebelle, appelée le M23. Son leader charismatique, Bosco Ntaganda, ancien général dans l’armée congolaise, est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes qu’il a commis entre 2002 et 2003 en Itouri, au nord-est de la RDC. Lorsque La CPI a condamné Thomas Lubanga, [ancien chef milicien congolais, dont Bosco Ntaganda était l’adjoint], la société civile congolaise et moi-même avions salué cette décision mais nous avons également demandé à ce que les co-auteurs de ses crimes, tels que Bosco Ntaganda, payent aussi. Cela m’a valu des intimidations des fidèles de Ntaganda pour me faire taire.

    Joseph Kabila, le président congolais, a justement affirmé qu’il souhaitait arrêter Ntaganda, mais que cela ne se fera pas sous la pression internationale… Oui, le gouvernement congolais souhaite que Bosco Ntaganda soit jugé en RDC. Mais nous savons tous que les juridictions congolaises n’ont pas la compétence. C’est une nouvelle façon pour le gouvernement de le protéger, comme il l’a toujours fait. Toutefois, le fait est que pour la première fois un responsable de crimes dans l’est du Congo [Thomas Lubanga] a été condamné par la CPI. C’est un signal fort. Cela signifie que les personnes qui violent les droits humains savent qu’elles seront jugées un jour.

    Vous ne cessez de dénoncer l’impunité, en particulier pour ce qui concerne les auteurs de violences sexuelles. Arrivez-vous à obtenir réparation et justice pour les victimes ?

    Justine Masika Bihamba: Certains violeurs des femmes que nous accompagnons ont été condamnés en justice. Toutefois, malgré la loi sur la répression des violences sexuelles qui les punit de 5 à 20 ans de prison, le viol est banalisé et ses auteurs sont souvent condamnés à des peines qui excédent rarement trois ans. De leur côté, les femmes accèdent peu à la réparation.

    Par ailleurs, le viol reste encore un tabou en RDC. Je dis souvent que les femmes victimes de violences sexuelles sont deux fois victimes : la première fois, lorsqu’elles sont abusées sexuellement et, la deuxième fois, lorsqu’elles sont ensuite rejetées par leurs proches.

    En outre, lorsque les victimes ont le courage de porter plainte, elles doivent parcourir des kilomètres pour atteindre les tribunaux, puis faire face à leur lenteur et à leur manque de moyens. Souvent, les victimes n’ont pas les moyens financiers pour se lancer dans une procédure judiciaire. Dans ces cas là, la Synergie leur paye les frais.

    Devant tous ces obstacles, les femmes se découragent et préfèrent, lorsqu’elles connaissent leur agresseur, obtenir un arrangement à l’amiable. Nous plaidons donc pour la création de tribunaux de paix dans chaque territoire.

    Depuis la création de la Synergie des femmes, quelles sont les avancées et quels sont les obstacles auxquels vous avez du faire face ?

    Justine Masika Bihamba: La Synergie a trois objectifs : créer une prise de conscience par la population des violences sexuelles commises sur les femmes ; donner une prise en charge globale aux victimes (médicale, psychosociale, réinsertion économique et sociale, etc.) ; et enfin obtenir réparation et justice pour ces victimes.

    Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons presque atteint les deux premiers objectifs. Il y a une réelle prise de conscience du viol en RDC au niveau local, national et international.

    Le nombre de dénonciations de viols a considérablement augmenté alors qu’il était auparavant banalisé.

    Nous impliquons également les communautés dans la prévention des violences sexuelles et la protection des victimes et faisons de l’acceptation des victimes par leur communauté une priorité. Toutefois, comme je vous le disais précédemment nous avons des difficultés à obtenir justice et réparation. C’est donc notre plus grand défi.

    Vous avez adressé, le 3 mai dernier, une lettre à la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, afin qu’elle s’assure que les compagnies minières n’achètent plus aux groupes armés les minerais dans l’est du Congo. Pour quelles raisons ce sujet vous préoccupe-t-il ?

    Justine Masika Bihamba: Tout le malheur qui nous arrive à l’est de la RDC est lié à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Dans les carrés miniers, les femmes sont violées, exploitées sexuellement. Elles travaillent toute la journée à concasser les minerais et à les transporter sur de longs trajets. Si nous arrivons à légaliser l’exploitation des minerais en RDC, cela profitera aux populations mais aussi au gouvernement. Nous voulons une traçabilité des minerais de RDC.

    Comment êtes-vous devenue une activiste pour le respect des droits des femmes et la protection des victimes de violences sexuelles ?

    Justice Masika Bihamba : Lorsque j’ai terminé mes études, j’ai trouvé un travail dans une organisation de défense des droits des femmes paysannes, tout à fait par hasard. J’ai compris que ces femmes avaient des problèmes et je me suis investie pour la promotion des droits de la femme. En 2002, mon chemin a croisé celui d’une femme de 80 ans qui venait d’être violée. Je l’ai emmenée à l’Hôpital général de Goma, qui a refusé de la soigner car elle n’avait pas d’argent. Cette femme est décédée. J’ai donc lancé un SOS pour ces victimes. La Coopération suisse a répondu. Ainsi est née la Synergie.

    Qu’est ce qui vous pousse à continuer malgré les menaces qui pèsent sur vous ?

    Justine Masika Bihamba: Je crois en la dignité de la femme. En RDC, le grand problème est l’ignorance. Si la femme arrive à comprendre qu’elle a des droits et qu’elle doit les revendiquer, ce sera une grande force. Je me bats donc pour que les femmes les plus soumises au poids des traditions et des coutumes puissent comprendre cela. Par ailleurs, ma foi chrétienne m’aide à continuer à militer pour le droit des femmes et des victimes de violences sexuelles. Je sais que tout ce qui nous arrive est la volonté de Dieu et qu’Il nous protège.

    Menaces à l’encontre de Mme Justine Masika Bihamba

    28 mars 2012

    COD 003 / 0312 / OBS 029

    L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en République démocratique du Congo (RDC).

    Description des faits :

    L’Observatoire a été informé par des sources fiables de menaces à l’encontre de Mme Justine Masika Bihamba, coordinatrice de la Synergie des femmes pour les victimes des violences sexuelles (SFVS) et vice-présidente de la Société civile du Nord Kivu.

    Selon les informations reçues, le 14 mars 2012, Mme Justine Masika Bihamba a accordé une interview à la radio BBC au cours de laquelle elle a salué le verdict que venait de rendre le jour même la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre de Thomas Lubanga Dyilo, déclaré coupable des crimes de guerre de recrutement, enrôlement et utilisation d’enfants soldats en Ituri, et a demandé à la CPI et au gouvernement congolais de mettre à exécution les mandats d’arrêt qui sont en cours contre les autres auteurs présumés de crimes graves commis à l’est de la RDC, en particulier le général Bosco Ntaganda.

    Suite à cette interview, le général Bosco Ntaganda et certains colonels des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) proches du général auraient tenu une réunion dans un hôtel de Goma afin de discuter de la déclaration de Mme Justine Masika appelant la CPI et le Gouvernement congolais à arrêter le général Bosco Ntaganda, et de planifier des “actions” visant à faire taire cette dernière.

    Par ailleurs, le 27 mars 2012, à 18h32, Mme Justine Masika Bihamba a reçu un message de menaces anonyme sur son téléphone en ces termes : "Justine Masika arrête de te mêler de ce qui ne te regarde pas (HATUTAKU RATE IYI TOUR TUNAYUWA UKO GOMA YOTE ITAFIKA)".

    Mme Justine Masika a l’intention de porter plainte.

    L’Observatoire exprime sa plus vive inquiétude suite aux menaces qui pèsent à l’encontre de la sécurité et l’intégrité physique de Mme Justine Masika, qui s’inscrivent dans un contexte plus large d’intimidations et de répression contre l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en RDC, et rappelle aux autorités congolaises qu’au regard des standards internationaux, il leur incombe de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique.

    Actions demandées :

    Merci d’écrire aux autorités de la RDC et de leur demander de :

    i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mme Justine Masika et de tous les défenseurs des droits de l’Homme en RDC ;

    ii. Mener sans délais une enquête exhaustive, impartiale, indépendante, effective, rigoureuse, et transparente sur les menaces mentionnées ci-dessus, afin d’en identifier les auteurs, de les traduire devant un tribunal indépendant, compétent et impartial conformément aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;

    iii. Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de Mme Justine Masika et de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en RDC ;

    iv. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement :

    à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”, et à son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

    v. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.

  • Bwana Paul Kahumbu n'a pas son drapeau congolais dans sa poche !

    Bwana Paul Kahumbu n'a pas son drapeau congolais dans sa poche !

    Très agréable de parler avec Bwana Paul Kahumbu qui n'a pas son drapeau congolais dans sa poche. Contrairement aux politicailleurs congolais à la mangeoire qui n'osent pas parler puisqu'ils ont la bouche pleine, Bwana Paul Kahumbu est pugiliste , il répond aux quart de tour. Il est jusqu'au-boutiste décomplexé pour les solutions radicales et innovantes à trouver pour remettre la République démocratique du Congo sur le rail, mis au ban des nations à cause de la mauvaise gouvernance. L'imposture et le hold-up électoral de Joseph Kabila ne font qu'aggraver l'illégitimé et l'illégalité de celui que la mafia a imposé à la tête du Congo et qui trône dans sa dictature totalitaire. En mai dernier, avant qu'un gouvernement fantoche de Matata Pognon soit mis en place , nous avions rencontré Bwana Paul Kalama à Lausanne. L'année dernière, il avait une veillée d'armes: Kongo dia Ntotila. Le dimanche 27 mai, il organise une journée culturelle Kongolaise avec un thème plus qu'évocateur: Kongolais qui sont-ils ? De 12h à 22h au Foyer paroissial de Malley, Rue Rionza 2, 1020 Renens, Près-Lausanne.

    Genève, Bwana Paul Kahumbu au studio radio ONU, Palais des Nations. Photo Réveil FM

    Genève, Palais des Nations: Bwana Paul Kahumbu, Sarah Katanga, Gaston Katanga Muyapandi et Gabriel après l'émission radio. Photo Réveil FM

    Le programme détaillé de la journée culturelle Kongolaise: Kongolais qui sont-ils ? sera mis en ligne ultérieurement !
  • Deux semaines dans l’est de la RDC : l’information en danger !

    Deux semaines dans l’est de la RDC : l’information en danger !

    Reporters sans frontières s’inquiète de la multiplication des cas d’entraves à la liberté d’informer recensés dans les régions à l’est de la République démocratique du Congo, au cours des deux semaines. En quinze jours, une radio a été fermée manu militari, onze journalistes ont été interpellés, dont trois sont toujours détenus, et des menaces ont été proférées à l’encontre de deux journalistes.

    Ambroise Pierre, responsable du Bureau Afrique de Reporters sans frontières

    Au Nord-Kivu, des autorités locales hostiles aux médias

    Le 13 mai 2012 au matin, la radio Liberté, située à Butembo dans la province du Nord-Kivu, a été fermée pour trois mois, sur ordre du maire de la ville. Les neufs journalistes présents sur les lieux ont été arrêtés par l’Agence nationale de renseignement (ANR), tandis que l’animateur Kashigwe Binjamin avait été arrêté plus tôt à son domicile.

    "Nous sommes choqués par cette décision arbitraire de fermer la station, alors que les habitants ont un besoin vital d’informations en ces temps de grande insécurité. De quel droit se prévaut une autorité exécutive locale pour se substituer à la justice et imposer le verrouillage d’une radio ? Au nom de quelle procédure, cette même autorité procède-t-elle à l’interpellation de l’ensemble des journalistes qui y travaillent ? Depuis quand les agents de l’ANR opèrent-ils à des fins privées et partisanes, au mépris des lois ? Consternés par ces abus de pouvoir, nous demandons la libération de l’animateur encore détenu, et la réouverture immédiate de la radio", a réagi Reporters sans frontières.

    Il est aux alentours de sept heures, lorsque des agents de l’ANR ainsi que des forces de police et de l’armée (FARDC) pénètrent dans les locaux de la station Liberté, propriété de Jean-Pierre Bemba. Ils viennent exécuter l’ordre du maire d’arrêter les émissions. Les forces de sécurité agressent les journalistes présents avant de les emmener de force dans les locaux de l’ANR, dans le quartier de Furu. L’émetteur de la radio, le groupe électrogène ainsi que les téléphones portables sont confisqués.

    En début d’après midi, les habitants du quartier de Furu, informés par les médias locaux, se rassemblent devant les bâtiments de l’ANR pour protester contre l’interpellation des journalistes. Ceux-ci sont finalement relâchés, à l’exception de l’animateur Kashigwe Binjamin, qui est gardé à vue par la police criminelle.

    L’affaire fait suite à l’émission matinale "Animation Volcan" du 7 mai 2012, présentée par Kashigwe Binjamin, lequel interviewe, par téléphone, le général La Fontaine et le colonel déserteur Kahasha, qui combattent l’armée régulière dans les territoires de Lubero et Rutshuru, au sud de Butembo.

    Par un arrêté en date du 12 mai 2012, le maire de Butembo juge que les deux entretiens constituent "une campagne de dénigrement du gouvernement de la RDC et de démoralisation des troupes loyalistes ; ce qui constitue une infraction d’atteinte à la sûreté de l’Etat". Il exige alors la suspension temporaire de la station pour une durée de trois mois.

    Selon les sources de Reporters sans frontières, l’ordre de fermer la station pourrait émaner du gouverneur de la province Nord-Kivu, Julien Paluku, farouche adversaire des médias. Dix jours plus tôt, le gouverneur avait adressé plusieurs menaces à l’égard de la journaliste de Radio Okapi, Gisèle Kaj Kaung, l’accusant d’accointances avec les mouvements rebelles. Suite à un reportage diffusé le 30 avril 2012, pour lequel la journaliste avait recueilli des témoignages des populations locales et de l’ANR indiquant le contrôle de certaines localités par des soldats mutins et la fuite d’habitants vers la frontière rwandaise, le gouverneur avait accusé la journaliste de partialité.

    "Dans une région en proie à la violence généralisée, où agit une rébellion armée, nous appelons le gouverneur à la retenue. Les responsabilités que lui confère ses fonctions imposent à M. Paluku de protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier, non d’entretenir la situation d’insécurité dans laquelle ils sont contraints d’évoluer, en calomniant tel ou tel professionnel de l’information", a déclaré Reporters sans frontières.

    Selon Journalistes en danger, organisation partenaire de Reporters sans frontières, le discours de M. Paluku, dans le climat de violence actuel, équivaut "à un appel au meurtre" de la journaliste Gisèle Kaj Kaung. C’est la deuxième fois que cette journaliste est menacée directement par Julien Paluku, qui, en 2008, avait accusé la reporter d’être la concubine d’un ancien leader de la rébellion, Laurent Nkunda.

    Dans la Province-orientale, arrestation de deux journalistes accusés de diffamation

    Dans la Province-orientale, à Kisangani, le 9 mai 2012, Sébastien Mulamba et Mbuyi Mukadi, respectivement éditeur et directeur de publication du journal Kisangani News, ont été arrêtés par les services de renseignement de la police, alors qu’ils se rendaient à un rendez-vous avec le député Alphonse Awenze. Après 48 heures passées dans les locaux de la police, ils ont été écroués à la prison centrale de Kisangani.

    "Sans juger le fond de l’affaire, nous regrettons amèrement que deux journalistes soient incarcérés pour avoir exercé leur profession. Nous condamnons cette détention qu’aucune procédure légale et judiciaire n’autorise. Nous demandons la remise en liberté immédiate des deux journalistes, afin qu’ils puissent préparer leur défense dans le cadre d’un procès impartial", a déclaré Reporters sans frontières, qui poursuit son engagement en faveur de la dépénalisation des délits de presse.

    Il est reproché aux deux journalistes la publication le 15 avril 2012 d’un article intitulé, "Folie du pouvoir : l’honorable Awenze dépouille M. Lokadi de sa femme Ekodi Liliane" dans lequel M. Mulamba évoquait la relation extra-conjugale du député Alphonse Awenze et de Mme Ekodi. Le député a porté plainte pour "diffamation" et "dénonciation calomnieuse" contre les deux journalistes. Or, paradoxalement, avant leur arrestation, les deux journalistes avaient accordé à M. Awenze la publication d’un droit de réponse à l’article contesté, et ce avant le 15 mai 2012. Si les deux journalistes sont déférés devant le Parquet, ils risquent jusqu’à trois ans de prison.

    Au Sud-Kivu, agression d’un journaliste par des individus armés

    Après avoir reçu des menaces de mort par téléphone pour des informations qu’il aurait divulguées, David Mambo Munyaga, directeur de la radio rurale Ondese FM, à Kiliba (Sud-Kivu), a été agressé, le 30 avril 2012, dans une embuscade tendue par trois individus armés et masqués alors qu’il rentrait d’un reportage, avec son confrère Malega Muyuku. Les deux journalistes ont réussi à s’enfuir en moto. M. Munyaga a porté plainte afin que soient identifiés l’auteur des menaces téléphoniques ainsi que ses trois agresseurs. Craignant pour sa vie, il est contraint de vivre dans la clandestinité.

    Reporters sans frontières dénonce le climat d’insécurité qui règne dans cette région, et demande aux autorités locales de tout mettre en œuvre pour que cessent rapidement menaces et agressions à l’égard des journalistes.
  • Deux semaines dans l’est de la RDC : l’information en danger !

    Deux semaines dans l’est de la RDC : l’information en danger !

    Reporters sans frontières s’inquiète de la multiplication des cas d’entraves à la liberté d’informer recensés dans les régions à l’est de la République démocratique du Congo, au cours des deux semaines. En quinze jours, une radio a été fermée manu militari, onze journalistes ont été interpellés, dont trois sont toujours détenus, et des menaces ont été proférées à l’encontre de deux journalistes.

    Ambroise Pierre, responsable du Bureau Afrique de Reporters sans frontières

    Au Nord-Kivu, des autorités locales hostiles aux médias

    Le 13 mai 2012 au matin, la radio Liberté, située à Butembo dans la province du Nord-Kivu, a été fermée pour trois mois, sur ordre du maire de la ville. Les neufs journalistes présents sur les lieux ont été arrêtés par l’Agence nationale de renseignement (ANR), tandis que l’animateur Kashigwe Binjamin avait été arrêté plus tôt à son domicile.

    "Nous sommes choqués par cette décision arbitraire de fermer la station, alors que les habitants ont un besoin vital d’informations en ces temps de grande insécurité. De quel droit se prévaut une autorité exécutive locale pour se substituer à la justice et imposer le verrouillage d’une radio ? Au nom de quelle procédure, cette même autorité procède-t-elle à l’interpellation de l’ensemble des journalistes qui y travaillent ? Depuis quand les agents de l’ANR opèrent-ils à des fins privées et partisanes, au mépris des lois ? Consternés par ces abus de pouvoir, nous demandons la libération de l’animateur encore détenu, et la réouverture immédiate de la radio", a réagi Reporters sans frontières.

    Il est aux alentours de sept heures, lorsque des agents de l’ANR ainsi que des forces de police et de l’armée (FARDC) pénètrent dans les locaux de la station Liberté, propriété de Jean-Pierre Bemba. Ils viennent exécuter l’ordre du maire d’arrêter les émissions. Les forces de sécurité agressent les journalistes présents avant de les emmener de force dans les locaux de l’ANR, dans le quartier de Furu. L’émetteur de la radio, le groupe électrogène ainsi que les téléphones portables sont confisqués.

    En début d’après midi, les habitants du quartier de Furu, informés par les médias locaux, se rassemblent devant les bâtiments de l’ANR pour protester contre l’interpellation des journalistes. Ceux-ci sont finalement relâchés, à l’exception de l’animateur Kashigwe Binjamin, qui est gardé à vue par la police criminelle.

    L’affaire fait suite à l’émission matinale "Animation Volcan" du 7 mai 2012, présentée par Kashigwe Binjamin, lequel interviewe, par téléphone, le général La Fontaine et le colonel déserteur Kahasha, qui combattent l’armée régulière dans les territoires de Lubero et Rutshuru, au sud de Butembo.

    Par un arrêté en date du 12 mai 2012, le maire de Butembo juge que les deux entretiens constituent "une campagne de dénigrement du gouvernement de la RDC et de démoralisation des troupes loyalistes ; ce qui constitue une infraction d’atteinte à la sûreté de l’Etat". Il exige alors la suspension temporaire de la station pour une durée de trois mois.

    Selon les sources de Reporters sans frontières, l’ordre de fermer la station pourrait émaner du gouverneur de la province Nord-Kivu, Julien Paluku, farouche adversaire des médias. Dix jours plus tôt, le gouverneur avait adressé plusieurs menaces à l’égard de la journaliste de Radio Okapi, Gisèle Kaj Kaung, l’accusant d’accointances avec les mouvements rebelles. Suite à un reportage diffusé le 30 avril 2012, pour lequel la journaliste avait recueilli des témoignages des populations locales et de l’ANR indiquant le contrôle de certaines localités par des soldats mutins et la fuite d’habitants vers la frontière rwandaise, le gouverneur avait accusé la journaliste de partialité.

    "Dans une région en proie à la violence généralisée, où agit une rébellion armée, nous appelons le gouverneur à la retenue. Les responsabilités que lui confère ses fonctions imposent à M. Paluku de protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier, non d’entretenir la situation d’insécurité dans laquelle ils sont contraints d’évoluer, en calomniant tel ou tel professionnel de l’information", a déclaré Reporters sans frontières.

    Selon Journalistes en danger, organisation partenaire de Reporters sans frontières, le discours de M. Paluku, dans le climat de violence actuel, équivaut "à un appel au meurtre" de la journaliste Gisèle Kaj Kaung. C’est la deuxième fois que cette journaliste est menacée directement par Julien Paluku, qui, en 2008, avait accusé la reporter d’être la concubine d’un ancien leader de la rébellion, Laurent Nkunda.

    Dans la Province-orientale, arrestation de deux journalistes accusés de diffamation

    Dans la Province-orientale, à Kisangani, le 9 mai 2012, Sébastien Mulamba et Mbuyi Mukadi, respectivement éditeur et directeur de publication du journal Kisangani News, ont été arrêtés par les services de renseignement de la police, alors qu’ils se rendaient à un rendez-vous avec le député Alphonse Awenze. Après 48 heures passées dans les locaux de la police, ils ont été écroués à la prison centrale de Kisangani.

    "Sans juger le fond de l’affaire, nous regrettons amèrement que deux journalistes soient incarcérés pour avoir exercé leur profession. Nous condamnons cette détention qu’aucune procédure légale et judiciaire n’autorise. Nous demandons la remise en liberté immédiate des deux journalistes, afin qu’ils puissent préparer leur défense dans le cadre d’un procès impartial", a déclaré Reporters sans frontières, qui poursuit son engagement en faveur de la dépénalisation des délits de presse.

    Il est reproché aux deux journalistes la publication le 15 avril 2012 d’un article intitulé, "Folie du pouvoir : l’honorable Awenze dépouille M. Lokadi de sa femme Ekodi Liliane" dans lequel M. Mulamba évoquait la relation extra-conjugale du député Alphonse Awenze et de Mme Ekodi. Le député a porté plainte pour "diffamation" et "dénonciation calomnieuse" contre les deux journalistes. Or, paradoxalement, avant leur arrestation, les deux journalistes avaient accordé à M. Awenze la publication d’un droit de réponse à l’article contesté, et ce avant le 15 mai 2012. Si les deux journalistes sont déférés devant le Parquet, ils risquent jusqu’à trois ans de prison.

    Au Sud-Kivu, agression d’un journaliste par des individus armés

    Après avoir reçu des menaces de mort par téléphone pour des informations qu’il aurait divulguées, David Mambo Munyaga, directeur de la radio rurale Ondese FM, à Kiliba (Sud-Kivu), a été agressé, le 30 avril 2012, dans une embuscade tendue par trois individus armés et masqués alors qu’il rentrait d’un reportage, avec son confrère Malega Muyuku. Les deux journalistes ont réussi à s’enfuir en moto. M. Munyaga a porté plainte afin que soient identifiés l’auteur des menaces téléphoniques ainsi que ses trois agresseurs. Craignant pour sa vie, il est contraint de vivre dans la clandestinité.

     

    Reporters sans frontières dénonce le climat d’insécurité qui règne dans cette région, et demande aux autorités locales de tout mettre en œuvre pour que cessent rapidement menaces et agressions à l’égard des journalistes.
  • La guerre pour le coltan change de forme sur Internet, les Anonymous contre les entreprises prédatrices du Congo-démocratique !

    La guerre pour le coltan change de forme sur Internet, les Anonymous contre les entreprises prédatrices du Congo-démocratique !

    Les Anonymous ont lancé "Opération coltan " du nom de ce minerai indispensable à la construction de téléphone mobile qui a été lancée le 10 mai, rapporte le site d’information Owni.fr

    Cette semaine le monde des Hacktivistes s’est saisi d’un dossier trop méconnu. Les Anonymous ont mis leur puissance en matière de communication pour dénoncer et punir les multinationales qui profitent du coltan sans tenir compte des dégâts causés sur les hommes et la nature en République démocratique du Congo.

    Cette opération a autant pour but d’informer que d’attaquer quelques grandes multinationales qui font leurs profits du le commerce de cette matière première au mépris des conséquences. Le coltan est un minerai radioactif utilisé en chimie mais surtout dans tous les téléphones mobiles. 80 % des réserves sont en RDC et particulièrement dans la région du Kivu. Des bandes armées sont en lutte pour le contrôle de mines illégales à ciel ouvert, faisant de nombreuses victimes. Ce sont principalement des enfants qui extraient à mains nues ce minerai radioactif, ce qui fait également des ravages. En outre les mines illégales à ciel ouvert détruisent l’écosystème de la région. La guerre pour le contrôle des matières premières au Congo a fait 8 millions de victimes depuis 1998.

    L'Allemand Bayer premier sur le coltan

    Les entreprises qui en profitent sont avant tout l’Allemand Bayer (via sa filiale HC Stark) qui raffine (en tantalite) la moitié du Coltan en circulation. Sony, Samsung LG et tous les constructeurs de téléphones portables en premier lieu, mais aussi les téléviseurs à plasma, GPS, ordinateurs portables... Ce sont dont les entreprises ciblées depuis le 10 mai par Anonymous. Les moyens d’action sont habituels même s’ils se perfectionnent. Ainsi mettent-ils hors service les sites Internet des entreprises visés, les participants n’ont même plus à télécharger de programme, ils peuvent se joindre à l’attaque directement depuis leur navigateur. Les anonymes ont repéré plusieurs failles de sécurité chez les sites attaqués, on ne sait pas encore si et de quelle manière elles seront exploitées même si on peut miser sur une publication de données confidentielles. A noter que l'opération d'Anonymous se fait dans le cadre de l'OP Greenrights, dont la cible principale jusque là était Monsento.

    Mais certainement plus important, Anonymous informe. La communication est efficace, avec vidéos et communiqué. Les chiffres avancés interpellent, mais ne sont malheureusement pas sourcés, on n’a pas réussi pour l’heure à tous les vérifier.

    Par exemple :

    – Chaque kilo de coltan extrait coûte la vie à deux enfants

    – La population d’éléphants aurait diminué de 80% dans la région

    – La population de gorilles aurait chuté de 90%

    D’importants documentaires commencent à être faits sur la question, d’autant que le coltan est au cœur d’un conflit en RDC qui a fait déjà 8 millions de morts. Le pionnier étant le film allemand : Blood in the mobile.

     

    En République démocratique du Congo, le coltan est synonyme de conflits. Cet «or gris», est un composant que l'on retrouve dans tous les téléphones portables, les ordinateurs et autres outils électroniques. Son extraction massive et sauvage dans la région du Nord Kivu, aux frontières de l’Ouganda et du Rwanda, finance indirectement les rebelles. Les entreprises multinationales ferment souvent les yeux sur la réalité du terrain. C’est par une attaque de déni de service, leur action classique, que les anonymous s’en sont pris aux quatre entreprises High Tech. Ils mitraillent les sites web de requêtes pour les rendre inaccessibles pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. «L'opération coltan» a été un succès, les sites web ont été indisponibles pendant plusieurs heures. Les Anonymous sont venus à nouveau au secours de l’Afrique, et plus précisément à la République Démocratique du Congo !
  • Felix Ibara Ndeli, l'écrivain congolais-Brazzavillois répond aux questions de Réveil FM international

    Felix Ibara Ndeli, l'écrivain congolais-Brazzavillois répond aux questions de Réveil FM international

    Les occidentaux ont des montres et les africains ont le temps, dit-on. Écrire en Afrique, ce n'est pas une sinécure ! Pas facile non plus d'être écrivain en Afrique. La majorité des chefs d’État africains meurent sans avoir eu le temps d'écrire leurs mémoires. Lorsqu'un africain publie son ouvrage en France alors que lui même réside sur le continent chapeau-bas. Écrivain, député, universitaire, enseignant, Félix Ibara Ndeli, est président du groupe d'amitié Congo-Brésil à l'Assemblée Nationale de la République du Congo. Depuis Brazzaville, il a répondu aux questions de Réveil FM International concernant ses deux ouvrages: "Météore et Brésil: terre d'avenir".

    Felix Ibara Ndeli, un écrivain atypique !

     

    1.Réveil FM International: Avant d'aborder le fond de Brésil: terre d'avenir, votre ouvrage publié aux éditions Flammarion BPC, notre attention s'est focalisée sur Météore, cet autre livre publié par le même éditeur, qui révèle vos talents d'immense poète! En effet, en parcourant Météore, on est saisi par la profondeur du chant, on se sent emporter du monde physique vers le spirituel, du visible vers l'invisible. On plonge dans un cocktail d'émotions, de douleur, d'espérance, de colère, de désespoir, du paradoxe, de l'incompréhensible, de l'absurde, du bonheur fauché, que seul, l'auteur, vous Félix Ibara est en mesure de dégager la quintessence de cette élégie captivante, bouleversante, déstabilisante même, pour tout lecteur! Est-ce la grande douleur contenue consécutive à la disparition d'un proche, d'un être cher à savoir madame Edith Bongo Odimba, fille du président Denis Sassou-Nguesso, épouse du défunt président Omar Bongo, qui a constitué le facteur déclencheur de cette explosion poétique?

    Felix Ibara Ndeli :Je tiens d'abord à vous remercier, Madame, Monsieur les journalistes pour la pertinence de votre question d'essence très critique, qui relève plusieurs thématiques. Comme à travers celle-ci, je me sens très honoré, car elle me paraît synthétique et analytique.

    Laissez-moi vous dire qu'elle est d'une valeur académique indéniable. Je puis donc me sentir ravi, car elle fait preuve de votre degré d' érudition, en tant que lecteur averti. Je ne voudrais, pr conséquent, ne pas affirmer le contraire de votre observation, à savoir que la mort de Madame Edith-Lucie Bongo Ondimba a bel et bien été le facteur déclencheur de mon texte poétique, « Météore». Edith-Lucie ne symbolise-t-elle pas une icône, baptisée à bon escient « Météore» par son père, le président Denis Sassou Nguesso, ce jour-là le cœur meurtri?

    En effet, Madame, Monsieur, vous avez trouvé avec bonheur, je dirais savamment que mon œuvre est un cumul d'émotions, de douleur, serti de sentiments de colère, de désespoir, de paradoxe, mais aussi d'espérance. Car, l’espérance est la base d'un futur existentiel, que nul ne maîtrise, incapable de le définir. Encore une fois, la mort de Madame Edith-Lucie Bongo symbolise pour moi la naissance de ma poésie d'aspect humaniste.

    Et à travers votre question, se profilent différentes réponses. Je ne parlerai même pas de question, mais surtout d'une contribution de votre part, qui suggère un éclairage conséquent qui vient décoder mon œuvre. Je puis vous affirmer qu'à travers la quintessence de celle-ci, vous rejoignez l'écrivain-poète et critique littéraire Raphaël Misere-Kouka, qui a été fortement inspiré par mon œuvre « Météore », en confectionnant une étude, à mon avis, magistrale, car analytique et synthétique, à paraître dans un très proche avenir aux éditions L'Harmattan, intitulée: « Météore », la Genèse d'une parole poétique polysémique ». C'est cette polysémie qui resurgit de votre question.

    Madame Edith-Lucie Bongo: « Météore », la Genèse d'une parole poétique polysémique »

    2. Réveil FM International: Météore est, sans aucun doute, une œuvre qui n'appelle pas à l'indifférence! Comme titre de cette œuvre littéraire majeure, il est le résumé absolu du contenu de toutes ses pages d'expression écrite saisissante et originale! Au regard de ce triste événement survenu dans la famille du président Denis Sassou-Nguesso qui est à la base de votre inspiration, partagez- vous avec nous cet avis selon lequel la forte douleur intérieure ressentie par le président Sassou-Nguesso avait brisé la carapace du soldat à qui, selon les idées reçues, il est interdit de pleurer ni d'extérioriser les émotions, pour révéler un homme simple, un père désespéré par la perte de sa progéniture, impuissant face à l'inacceptable, lorsque, devant tout le monde, nous 'avions vu se fondre en larmes?

    Felix Ibara Ndeli : Une fois de plus, Madame, Monsieur, vous me surprenez à plus d'un titre. Car, votre question suggère déjà des éléments de réponse aisément décelables. Assurément, ce titre « Météore » résume parfaitement la somme de douleur intérieure d'un père bouleversé dans tout son être pluriel, tant charnel, spirituel que psychologique, qui est Denis Sassou-Nguessou. Mais aussi, par voie de conséquence directe ou indirecte, cette œuvre traduit la douleur du poète que je suis, et celle des deux peuples du Congo et du Gabon, bref, celle de tous les hommes au sens générique du terme, qui côtoient le président Sassou et ceux-là qui ont connu plus ou moins cette adorable étoile qu'est Edith-Lucie Bongo-Ondimba. Ainsi, d'une douleur microscopique, en d'autres termes, individuelle, celle-ci est devenue macroscopique, c'est-à-dire endémique et collective.

    Et puis, le président Denis Sassou-Nguesso n'est pas né soldat, ni général d''armée, ni président de la république. Il est avant tout un homme fait de chair, qui loge en lui toutes les émotions humaines. Pensez au maréchal Mobutu lors du décès de sa première épouse et celui de ses fils, avant la chute de son régime! Pensez au général Charles de Gaulle déboussolé à l'extrême, se tenant main dans la main dans l'amertume la plus totale avec son anonyme Yvonne, lors de l'extinction de leur mignotée fille Yvonne en 1948. Pensez encore au maréchal et empereur Jean Bedel Bokassa, lorsque celui-ci fondit en larmes , bouleversant l'auguste assemblée en plein recueillement autour de la bière toute sobre du général de GAULLE à Colombey-les-deux-Eglises!

    Bref, la mort a toujours fait fléchir les grands hommes de ce monde, les réduisant à la simple expression humaine, dépourvus de titres et de grades! Pour reprendre vos termes « impuissant devant l'inacceptable », j'ajouterais devant l'irréparable. En outre, pour une petite révélation, s'il en est une: le président Denis Sassou-Nguesso, bien que soldat et général est un homme très discret, comme l'exige la judicature ancestrale mbôsi « otwerè, mais très très sensible devant la perte d'un proche. Il ne peut en aucun cas être blâmé pour cause. C'est foncièrement humain!

    3. Réveil FM International: « Lettre ouverte à Jésus Christ » Est-ce, de votre part, l'expression d'une colère contenue consécutive à la forte douleur qui a atteint le paroxysme? Felix Ibara Ndeli, qui êtes-vous vraiment? Avec le recul, actuellement, où en sont vos relations avec Jésus Christ? Est-ce que les chrétiens vous en veulent-ils pour cette lettre ouverte à Jésus Christ, la poutre centrale qui soutient la case et à laquelle on s'essuie les mains sales après avoir mangé, dit-on? Vous ont-ils compris et pardonné?

    Felix Ibara Ndeli : Question paradoxale! Question complexe, dirais-je! Car, à travers celle-ci vous soulignez plusieurs aspects: «Lettre ouverte à Jésus Christ», expression d'une colère? Oui. C'est le cri de désespoir.

    C'est le pathétisme dans toute sa cruauté qui frappe l'homme de chair que je suis. C'est aussi le poète au cœur déchiré qui « maudit », son Dieu! Je mets ce verbe entre guillemets, pour m'éviter un quelconque blasphème. Pensez à la réaction d'un Victor HUGO, suite à la noyade de sa fille Léopoldine, qui compare la mer à une faucheuse, évoquant un « châtiment » de sa personne par la nature mais aussi par Dieu, pour faire allusion au panthéisme.

    Pensez à mon aîné de plume et d'âge, mon compatriote et immortel poète Félix Tchicaya U Tamsi versant ses névroses sur Dieu et Jésus-Christ devant la mort de Lumumba, Okito et Mpolo, compagnons de ce dernier; devant celle qui émaille l'histoire politique du Congo-Brazzaville etc.

    Quant à savoir, qui suis-je? Et quelles relations j'entretiens avec Jésus-Christ? Je vous dirais simplement que je suis un homme fait de corps et d'esprit, comme tous mes frères et sœurs de la terre. J'entretiens des relations intimes, sans faille, avec Jésus-Christ, en tant que chrétien convaincu. C'est parce que je l'aime et sais qu'il existe et que je peux lui adresser une lettre ouverte,en me sentant proche de lui , pour lui confier mon désespoir, ma déchéance. Lui qui est Roi des rois , Seigneur des seigneurs. C'est parce que je reconnais comme vous, lecteurs, et les autres fidèles, et les autres autres fidèles, qu'il est la poutre centrale de la chrétienneté. Peu importe la virulence de mon discours poétique. Mon « coup de gueule », si j'ose user d'un terme vulgaire (qu'on me le pardonne), véhicule mes lamentations et vociférations à l'endroit d'un père, en tant qu' enfant qui se sent dans la déréliction absolue, suite à un choc dramatique ou un traumatisme psychologique, en quête d'une consolation. L'imaginaire collectif n'affirme-t-il pas: « Qui aime bien châtie bien »?

    Et puis, Madame, Monsieur, je ne quête point le pardon d'un pécheur comme moi. Le pardon ou la miséricorde est d'ordre divin. C'est parce que j'ai foi en Jésus que je me suis exprimé en ces termes!

    C'est une forme de credo qui ne traduit aucunement des relations conflictuelles entre le fils que je suis et le fils de Dieu qu'il est. En règle générale, jamais les colères d'un fils à l'égard de son père géniteur ne signifient une quelconque trahison ou un quelconque blasphème. Non , chère Madame, cher Monsieur, au lecteur d'entrevoir à travers cette « lettre ouverte », nonobstant ses accents pamphlétaires une véritable prière, une forme d'antidote à la douleur qui venait de nous bouleverser, bref une catharsis au vrai sens du terme.

    4. Réveil FM International: Base historique, indispensable pour la construction des scenarii en vue d'un futur maîtrisé et désiré, qui a nécessité, pour son élaboration, une analyse structurelle approfondie, « Brésil: terre d'avenir» nous révèle non seulement votre fascination sinon votre passion pour ce grand pays forestier émergent, mais votre érudition sur les enjeux géostratégiques du moment dans le monde! N'est-ce pas un appel à l'attention de l'Afrique, en général, et la république du Congo, en particulier vers l'adoption voire l'appropriation du modèle de développement brésilien, ou tout simplement un vibrant appel pour une coopération Sud-Sud, quantitativement comme qualitativement, pour espérer la construction de l'avenir autrement? Est-ce, par hasard, le football (Selecao) et son rôle dans la cohésion sociale au Brésil, qui est à la base de votre première fascination pour ce grand pays qui fascine dans bien d'autres domaines notamment économique, technique, scientifique, de la recherche...?

    Felix Ibara Ndeli : Laissez-moi vous dire que toutes vos questions me semblent embarrassantes et très complexes; car elles soulèvent avec simultanéité multiples sujets ou problèmes. Comme celles-ci charrient ou proposent déjà des éléments de réponses! « Brésil, Terre d'Avenir » est une expression qui émane du nouvelliste et essayiste autrichien, ayant émigré au Brésil et mort en 1942 à Petropolis. Expression qui « illustre parfaitement un pays qui a toujours cru en son potentiel ».

    Potentiel dû à la diversité linguistique, celle des peuples immigrés, comme elle est tout aussi d'ordre économique, en tant que vaste continent aux multiples essences forestières, qui font du Brésil « un géant vert » et qui révèlent le gigantisme de ses richesses amazoniennes; sans omettre le dynamisme d'une économie nationale basée sur l'explosion industrielle dans le domaine de l'agro-alimentaire et pétrolier.

    Vous parlez de « mon érudition sur les enjeux géostratégiques du moment dans le monde ». Je vous remercie de cette allusion, qui laisse profiler une marque de compliment. Ce n'est que normal pour le docteur en scientifique po que je suis, mais aussi pour le parlementaire présidant le groupe d'amitié Congo-Brésil. Vous me faites là un grand honneur! Cela me fait chaud au cœur! Une fois de plus, je vous en rends grâces!

    Vous me demandez en écrivant « Brésil, Terre d'avenir », si ce n'est pas un acte qui représente un appel à l'attention de l'Afrique, en général, et la république du Congo, certes; qui honore cette coopération multilatérale Sud-Sud, mais surtout un modèle de « construction de l'avenir autrement tant quantitativement que qualitativement » Vous le signalez si bien que le « Brésil constitue de nos jours un pays émergent ».

    Telle doit être la finalité de nos institutions sociales administratives, culturelles, économiques et politiques Le Brésil représente une chance inouïe pour l'Afrique et le Congo, dans la mesure où en tant que colonisés, nous partageons plus ou moins la même la même histoire.

    N'omettons pas que les populations noires du Brésil, estimées à 11% et les mulâtres d'origine noire composant 22% sur les 191.043.691 de la population globale, proviennent du golfe de Guinée. Donc de l'Afrique noire!

    C'est dire que les succès de cette nation tant politiques qu'économiques doivent interpeller notre conscience collective voire continentale. Et c'est à juste titre que le professeur brésilien Paulo Ventisini en relations internationales à Porto Allègre, pour justifier l'intensification des alliances diplomatiques du Brésil avec l'Afrique, faisant qu'en sept ans le président Luiz Inacio Lula da Silva ait visité huit(8) fois l'Afrique, déclare:

    « … On ne peut pas changer le monde sur la base unique de la solidarité. Nous devons soutenir l'Afrique. Une Afrique faible n'est pas un bon partenaire ».

    Enfin, il est bien entendu que la seleçao, pour évoquer la question du football brésilien, m'a été d'une fascination extraordinaire, et ce , depuis ma jeunesse. Cependant, aujourd'hui, sans se faire supplanter par le domaine économique, technique, scientifique, etc.le football ne demeure plus l'unique référence de réussite du peuple brésilien. Naturellement, il en constitue une parmi tant d'autres. Ce qui nous enchante en tant qu'Africains, afin de booster nos économies encore chancelantes ou à l'état embryonnaire, si je n'ose point vous frustrer.

    5. Réveil FM International: Écrivain, député, universitaire, enseignant, Félix Ibara Ndeli, vous êtes président du groupe d'amitié Congo-Brésil à l'Assemblée Nationale de la République du Congo. Visiblement et objectivement, lorsqu'on visite la république du Congo, aujourd'hui, on ressent des réels frémissements positifs de la mise en place des bases structurelles dans tous les secteurs de la vie active de la Nation. Êtes- vous d'avis que le modèle brésilien est source d'inspiration aux pouvoirs publics congolais dans l'action politique qualitative actuelle grâce à cette amitié? Quel regard avez-vous sur l'expérience de la démocratie participative au Brésil ? Trouvez-vous que cette forme de démocratie est le modèle adéquat pour l'Afrique, en général, et au Congo, en particulier?

    Felix Ibara Ndeli : Votre question me paraît très pertinente. Comme cette dernière n'est en fait que le prolongement de la précédente. Aussi ai-je déjà esquissé quelque élément de réponse à celle-ci, en référence au modèle de développement multisectoriel brésilien, qui interpelle nos compétences. « Brésil, Terre d'Avenir », sans risque de me fourvoyer, a bel et bien inspiré notre projet de société « Le Chemin d'Avenir » initié par un homme aux actions concrètes, le président Denis Sassou-Nguesso du Congo.

    Le Brésil symbolise, sans ambages, une « source d'inspiration aux pouvoirs public congolais dans l'action politique qualitative actuelle », en tant que 10ème économie mondial, selon la classification des puissances en 2007. La modernisation et industrialisation du Congo demeure le socle du projet de société intitulé « Le chemin d'Avenir ». Et les relations congo-brésiliennes basées sur une coopération bilatérale qui convient à un partenariat socioéconomique gagnant-gagnant sont concrètes, car visibles et palpables, par le biais des grands travaux initiés par la présidence de la république. Travaux complétés par ceux ayant trait au processus interprovincial de la « municipalisation accélérée », qui ont travesti le Congo en un vaste chantier. Et les sociétés brésilienne de construction, telles que Andrade Guitierrez pour la réalisation de la route Boundji-Ewo, le route Makoua-Itoumbi sont un exemple concret. Je pourrais faire un bond en arrière en mentionnant que depuis le plan quinquennal 1982-1986 nos partenaires Brésiliens sont présent en territoire congolais avec la réalisation de la route Impfondo-Dongou-Epéna, en pleine vasière dans la Likouala.

    Aujourd'hui, l'entreprise nationale Brésilienne d'exploitation pétrolière Petrobras souhaite coopérer avec le Congo dans le domaine des hydrocarbures, etc.

    Quant aux deux ultimes aspect de votre question, à savoir: « Quel regardai-je sur l'expérience de la démocratie participative au Brésil? Et si cette forme de démocratie est le modèle adéquat pour l'Afrique, en général, et le Congo, en particulier »; je dirais c qui suit. Loin de tenter de réecrire une seconde version de l'ouvrage « Brésil,Terre d'Avenir », pour redéfinir ici l'expression « démocratie participative » basée sur une ouverture politique,qui respecte toutes les composantes du Brésil et la constitution national comme acte fondateur de l'Etat fédéral de ce pays, qui fait école pour ses voisins de l'Amérique du Sud, ce système de gouvernance est une réussite indéniable.

    En effet, avec la double mandature du président Luiz Inacio Lula da Silva du parti des travailleurs, allant de 2003 à 2010, succédé à la tête de l’État par élection d'une femme, la toute première dans l'histoire sociopolitique du Brésil, l'économiste Dilma Roussef, depuis janvier 2011 du même parti et comme 40ème président du pays, le Brésil confirme une certaine santé démocratique.

    Toutefois, on évitera de procéder par des clichés standards d'une idéologie donnée, surtout dans le domaine politique, qui est celui du choc des idées souvent complexes et controversées.

    Évidemment modèle brésilien peut faire école en Afrique comme au Congo, sans pour autant procéder par une logique rigide qui serai de l'ordre du « copier-coller », et sans pour autant tenir compte des réalités sociologiques ou environnementales.

    Chaque pays incarne ses réalités spécifiques, ses habitudes culturelles, sa psychologie nationale ou son moi collectif, qui ne sont point identiques. Cependant, apprendre auprès des autres ayant réussi, au regard de leur expérience, partant du stade de « pays pauvre » ou « économiquement faible » à celui de « pays émergent », requiert une formation et étude du milieu adéquates, pour une adaptation des principes basiques ou théoriques d'un modèle. A ce effet, il serait souhaitable d'éviter de déstabiliser 'équilibre socio- environnemental préétabli pouvant entraîner à une incohérence de gestion, à une crise sociopolitique insurmontable. Ne dit-on pas souvent que « même les changements les plus souhaités ont leur mélancolie » ?

    Néanmoins, embarqués dans le train de la mondialisation des échanges tant socioculturels, sociopolitiques que socioéconomiques, nos gouvernants se doivent être animés du goût de parfaire et de réussir comme le Brésil, qui se trouve en posture de locomotive économique des pays du sud.