29/06/2012

Kinshasa: Pour mater Eugène Diomi Ndongala, député élu mais qui ne siège pas au Palais du Peuple, le pouvoir usurpateur l'accuse de viol des mineurs !

Kinshasa: Pour mater Eugène Diomi Ndongala, député élu mais qui ne siège pas au Palais du Peuple, le pouvoir usurpateur l'accuse de viol des mineurs !

Le procédé est très connu dans les républiques bananières et Etats policiers. Pour éliminer des oppossants, journalistes et activistes des droits de l'homme on les accusent de tous les maux. Il y a deux ans, en assassinant Floribert Chebeya, le soldat des droits de l'homme au Congo-Kinshasa, pour maquiller leur forfait, les policiers-ripoux n'avaient mieux trouvé de mettre des préservatifs dans sa voiture, le corps de Fidèle Bazana, son ami, beau-frère et chauffeur n'a jamais été retrouvé. En février dernier, Augustin Katumba Mwaké a été assassiné dans un faux-vrai crash, personne n'a jamais la boîte noire de l'avion ni son corps, il est le seul congolais à avoir eu besoin de deux cercueil, l'un à Bukavu au Sud Kivu et l'autre à Lubumbashi au Katanga. La RDC étant devenue "La capitale mondiale du viol", ce sont d'ailleurs,les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais qui dénoncent et se mobilisent contre. Il n' y a pas très longtemps, notre Vuvuzélateur National, Lambert Mende Omalanga niait devant les caméras et micros, qu'il n' ya pas de viol au Congo.

Eugène Diomi Ndongala, Président de Démocratie Chrétienne

Effectivement accuser Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chretienne, député élu qui par convictions et engagements à réfuser de sièger, à l'Assemblée nationale au Palais du Peuple, dans un parlement godillot, il faut nécessairement le faire taire. L'accuser de viol, c'est le pousser à la vindicte populaire. C'est lui couper tous les soutiens. Quel est ce partenaire qui voudra soutenir un violeur ? C'est pousser les Résistants-Patriotes- Combattants à crucifier Eugène Diomi Ndongala. Et pourtant la vérité est ailleurs. Eugène Diomi Ndongala contrairement aux députés godillots achetés avec des salaires mirobolants, pendant que la majorité des congolais est chosifiée et des Jeeps 4x4 neuves, pour rouler sur des routes de cinq chantiers inexistants, n'a pas voulu aller à la mangeoire. Pourquoi condamner d'avance Diomi Ndongala avant que la justice ait statué sur son cas ? Pourquoi cette démonstration de force pour aller arrêter le président de Démocratie Chrétienne ? Il ne manquait plus que de sortir des chars à canons pour Eugène Diomi Ndongala. Dans une république bananière, par cynisme, les preuves sont souvent fabriquées pour mieux tenir les personnalités génântes.

L'Affaire Diomi, une Affaire Dreyfus à la congolaise en perspective?

Le Congo risque d'être partagé entre les "Anti-Diomi" et les "Pro-Diomi". Tant que la justice n'a pas tranché Eugène Diomi Dongala est présumé innocent ! Nous n'ignorons pas que la justice au Congo est caporalisée par Joseph Kabila, qui a tous les pouvoirs. La justice au Congo n'est pas un pilier de la démocratie comme ailleurs. C'est une justice acquise au pouvoir en place. Zoé Kabila n'a jamais étét interpellé pour avoir tabassé deux policiers roulages au rond point Socimat. Lorsque Joseph Kabila sans consulter ni l'Assemblée nationale, ni le Sénat invite des soudards rwandais à entrer en République démocratique du Congo, viole-t-il la Constitution de Liège ou non ? Lorsqu'il nomme des bourgmestres, des gouverneurs qui rouspète ? Empêcher un acteur politique de remplir sa mission puisqu'il n'est pas bien pensant pour le pouvoir est très grave ! Au Congo, où l'achat de consciences est fréquente, il faut une justice indépendante pour plancher sur le cas Diomi Ndongala.

Souvenons de l'Affaire Dreyfus en France

L’affaire Dreyfus est un conflit social et politique majeur de la Troisième République survenu à la fin du XIXe siècle, autour de l’accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus, Français d’origine alsacienne et de confession juive, qui sera finalement innocenté. Elle a bouleversé la société française pendant douze ans, de 1894 à 1906, la divisant profondément et durablement en deux camps opposés, les « dreyfusards » partisans de l’innocence de Dreyfus, et les « antidreyfusards » partisans de sa culpabilité.

La condamnation fin 1894 du capitaine Dreyfus — pour avoir prétendument livré des documents secrets français à l’Empire allemand — était une erreur judiciaire, sur fond d’espionnage et d’antisémitisme, dans un contexte social particulièrement propice à l’antisémitisme, et à la haine de l’Empire allemand suite à son annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine en 1871. La révélation de ce scandale en 1898, par Émile Zola dans l’article de presse intitulé « J’Accuse…! », provoqua une succession de crises politiques et sociales uniques en France.

À son paroxysme en 1899, l’affaire révéla les clivages de la France de la Troisième République, où l’opposition entre le camp des dreyfusards et celui des anti-dreyfusards suscita de très violentes polémiques nationalistes et antisémites, diffusées par une presse influente. Elle ne s’acheva véritablement qu’en 1906, par un arrêt de la Cour de cassation qui innocenta et réhabilita définitivement Dreyfus.

Cette affaire est le symbole moderne et universel de l’iniquité au nom de la raison d’État, et reste l’un des exemples les plus marquants d’une erreur judiciaire difficilement réparée, avec un rôle majeur joué par la presse et l’opinion publique.Le pouvoir usurpateur, illégitime et illégal de Kinshasa est aux abois donc capable de malvélliance !