28/06/2016

Affaire Ripou Kanyama: Kimbuta refuse l'autorisation de la marche contre les Etats-Unis

Affaire Ripou Kanyama: Kimbuta refuse l'autorisation de la marche contre les Etats-Unis

La lettre de Kimbuta qui annule la manifestation pro-Kanyama

Tortionnaire et ripou, Célestin Kanyama, chef de l'inspection Provinciale de la police congolaise de Kinshasa est déjà abandonné par le régime dictatorial qu'il a servi. "Esprit de mort" qui s'est pompeusement enrichi avec la vente des organes de ses victimes dont les nombreuses familles continuent de réclamer les corps. Se croyant à l'abri, Célestin Kanyama a placé l'argent des organes dans les banques américaines qui ont gelé ses avoirs. Pour ce fameux fidèle de l'Eglise de Branham, le "Tu ne tuera point" biblique n'est qu'un commandement en l'air.

Célestin kanyama est un criminel qui a profité de son rang de Général dans la police congolaise pour assassiner des congolais, s'approprier de leurs organes et s'enrichir avec. Il est un congolais qui a tué d'autres congolais. Qu'il ait été sous les ordres, Célestin Kanyama n'a-t-il pas une conscience ? Comme dans tout régime dictatorial, un obscur Ong "Café Kinois" sorti de nulle part, est venu à la rescousse de Célestin Kanyama voulant organiser une marche pro-Kanyama contre les Etats-Unis qui vient de geler ses avoirs au pays de l'Oncle Sam. Par peur et se sachant blacklistés par les américains, des apparatchiks et Mammouths Joséphistes ont pris la défense de l'Esprit de mort. André Kimbuta vient de sentir le piège et il s'est démarqué en annulant la marche pro-régime et pro-Kanyama.

Il est étonnant qu'un régime puisse assassiner ses propres citoyens les traitant d'indigents. Faire commerce des organes humains, est un crime contre l'humanité.

21:38 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : kanyama, rdc, police, etats-unis | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

21/07/2013

Etats-Unis, pays des homicides justifiables: La Floride et son "permis de tuer" !

Etats-Unis, pays des homicides justifiables: La Floride et son "permis de tuer" !

Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi 20 juillet dans plusieurs villes des Etats-Unis pour rendre hommage à Trayvon Martin, une semaine après l'acquittement de son meurtrier, et réclamer "justice et équité".

"La mort de mon fils doit apporter des changements dans notre société et contribuer à abroger les lois qui permettent de tuer quelqu'un simplement parce qu'il est considéré comme suspect", a lancé depuis Miami Tracy Martin, le père du jeune Noir de 17 ans tué en février 2012. Son meurtrier, George Zimmerman, s'est prévalu du droit à la légitime défense et a été acquitté samedi dernier par un jury de Floride (sud-est).

Mais nombre de manifestants de Miami, qui devait être le point d'orgue du mouvement, ont fait part de leur déception quant à la faible participation. L'événement a d'ailleurs été suspendu une demi-heure après avoir commencé en raison de fortes pluies. A New York, ils étaient plusieurs milliers à exiger justice sous une chaleur accablante.

Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, a affirmé que son fils aurait été "fier" de la détermination des manifestants. A ses côtés, le couple de stars Beyoncé et Jay Z a fait une apparition. Al Sharpton, la figure des droits civiques qui avait appelé à manifester a assuré que les chanteurs n'étaient "pas venus pour se faire photographier mais par solidarité avec la famille" de Trayvon Martin. "Comme Jay Z me l'a dit, il est père et Beyoncé est mère. Nous avons tous des enfants et nous avons peur. Les lois doivent protéger tout le monde", a encore expliqué Al Sharpton.

Les applaudissements de la foule new-yorkaise ont été les plus chaleureux lorsque l'un des orateurs a cité l'intervention très remarquée de Barack Obama vendredi. Visiblement très ému, le président américain, premier président noir des Etats-Unis, a souligné qu'il "aurait pu être Trayvon Martin, il y a 35 ans". M. Obama s'est gardé de critiquer le verdict des jurés qui ont estimé que Zimmerman avait agi en état de légitime défense.

"Une fois que le jury a parlé, c'est ainsi que fonctionne notre système", a-t-il fait valoir. Il a néanmoins évoqué la résonance particulière et même la "douleur" provoquée par ce verdict au sein de la communauté noire, illustrant du même coup le malaise toujours présent aux Etats-Unis à l'heure d'évoquer les préjugés raciaux.

Des centaines de personnes ont défilé à New York dimanche après-midi pour protester contre l'acquittement de George Zimmerman, accusé du meurtre du jeune noir Trayvon Martin.

Le revolver Kel-Tec 9 mm avec lequel George Zimmerman a tué Trayvon Martin le 26 février 2012 à Sanford (Floride) va lui être restitué. C'est l'une des conséquences de l'acquittement prononcé, samedi 13 juillet, au bénéfice du vigile autoproclamé. Son arme, il en a besoin "encore plus" qu'auparavant, a justifié son avocat, Mark O'Mara : "Il y a beaucoup de gens qui le haïssent."

Revolver acheté et porté librement, coup de feu mortel contre un jeune Noir, lotissement clos dans une petite ville du Sud, "légitime défense" au bénéfice du meurtrier blanc... Si l'affaire Trayvon Martin a passionné les Etats-Unis, c'est qu'elle réunit, jusqu'à la caricature, tous les éléments d'une tragédie américaine.

Mais le pays n'est plus celui d'Emmett Till, cet adolescent noir tué en 1955 dans le Mississippi parce qu'il s'était montré familier avec une épicière et dont les meurtriers furent acquittés. Dans l'Amérique de Barack Obama, le racisme ne s'exprime plus nécessairement de façon aussi directe.

Lorsque, patrouillant en voiture, George Zimmerman a appelé la police pour signaler un jeune "suspect", il n'a pas fait d'emblée allusion à la couleur de sa peau. Encore un de ces "enculés de voyous ", a-t-il marmonné. Le garçon rentrait chez son père, portant seulement une cannette de thé glacé Arizona et un sachet de bonbons Skittles. Il pleuvait et il avait abaissé la capuche de son sweat-shirt : l'uniforme du jeune délinquant aux yeux de Zimmerman, qui s'était fait une spécialité de chasser les cambrioleurs.

Le poids du préjugé

Pourquoi un garçon noir encapuchonné qui marche tranquillement est-il a priori perçu comme un voleur ? Le procès aurait dû s'interroger sur ce point. Le poids du préjugé est tel que tout parent d'un garçon noir lui enseigne très tôt à faire profil bas dans ce type de situation.

Si les trois semaines d'audience ont évité ces questions, c'est probablement pour des raisons de stratégie judiciaire – évidentes pour la défense, plus ambiguës pour l'accusation, représentée par l'Etat de Floride.

Mais c'est surtout parce que la loi "Stand your ground" ("Défendez votre territoire") votée en 2005 dans cet Etat sous l'influence de la NRA (National Rifle Association), le lobby des armes à feu, a imposé son extravagante rhétorique. Le texte exonère de poursuites quiconque aura défendu son droit de demeurer là où il se trouve (même dans la rue), y compris en tuant et même si l'intéressé avait la possibilité de fuir (ce que, par téléphone, les policiers avaient conseillé à George Zimmerman).

Dès les minutes qui ont suivi la mort de Trayvon Martin, la loi a enclenché l'engrenage de l'acquittement. Bien qu'ayant reconnu avoir tué, George Zimmerman a immédiatement été remis en liberté par les policiers en vertu de ce texte.

Certains d'avoir "plié" l'affaire, ces derniers n'ont guère recherché de témoins ni d'indices et très peu interrogé le meurtrier. Seule la rumeur de l'injustice raciale, bientôt transformée en mouvement national d'opinion, a conduit, après six semaines, à l'ouverture de poursuites.

Pour calmer une opinion surchauffée, Angela Correy, la procureure, a retenu en avril 2012 la qualification de "meurtre" qui, aux Etats-Unis, suppose de prouver que la mort a été donnée "par méchanceté, haine ou rancoeur". Ce qu'elle n'a pas réussi à faire à l'audience en raison des carences de l'enquête initiale, de la médiocrité des témoins de l'accusation, mais surtout de la mécanique "Stand your ground".

Prouver l'existence d'une menace

La loi revient à poser une présomption de légitime défense en faveur de l'accusé. Alors qu'en France il reviendrait à la défense de prouver l'existence d'une menace, à Stanford, c'était à l'accusation d'apporter la preuve que Trayvon Martin n'était pas menaçant.

En l'absence de témoin direct, les débats se sont focalisés sur le récit du seul survivant : le jeune lycéen l'avait assailli et plaqué au sol, puis lui avait frappé la tête sur le bitume, a insisté la défense de M. Zimmerman, photos de blessures à l'appui. Les raisons pour lesquelles ce dernier, qui était seul armé, s'était permis de suivre le garçon comme une proie n'ont, elles, pratiquement pas été débattues.

L'accusation a échoué à convaincre le jury que le lycéen, lui aussi, avait pu se sentir agressé. Comme si George Zimmerman jouissait d'un droit à la légitime défense dont Trayvon Martin ne disposait pas.

En huit années d'application en Floride, la loi "Stand your ground" a été mise en œuvre à 200 reprises selon le Tampa Bay Times, avec pour corolaire un triplement du nombre de permis de port d'arme et une série d'acquittements absurdes. Le soupçon existe d'ailleurs, que George Zimmerman, qui avait suivi une formation juridique, a agi en étant informé de son impunité.

Autant que l'expression d'un racisme latent, son acquittement illustre le scandale de cette loi dont les militants américains des droits de l'homme ont désigné l'auteur : l'American Legislative Exchange Council (ALEC), lobby parrainé par de grands groupes industriels, qui rédige puis offre clés en main aux élus des Etats des lois ultra-sécuritaires.

Éclaboussées par ces révélations, certaines sociétés, telles Général Motors, Amazon et Coca-Cola, ont retiré leur participation à ALEC après le meurtre de Trayvon Martin. Mais le texte a fait florès : une vingtaine d'Etats l'ont adopté, légalisant une sorte de "permis de tuer".

 

"Il est libre ? C'est normal : il n'a fait que son travail !" L'homme dont il est question n'est autre que George Zimmerman, ce vigile de quartier autoproclamé mais armé qui a abattu le lycéen noir Trayvon Martin, le 26 février.

Sa mise en liberté immédiate a fait resurgir les vieux démons raciaux de l'Amérique et suscité un vaste mouvement de protestation. Mais Frank Taaffe, son voisin et compagnon de patrouille, un quinquagénaire tiré à quatre épingles, enchaîne les interviews pour le défendre. Archétype du lotissement sécurisé ultra-tranquille, Retreat at Twin Lakes, où a eu lieu le drame, a connu récemment une série de cambriolages qui avait resserré les liens entre les deux hommes.

"Le jeune (Trayvon Martin) tenait quelque chose caché sous son sweat au niveau de la ceinture (alors qu'il pleuvait). Comment George aurait-il pu deviner que c'était une canette de thé glacé ?", argumente le propriétaire d'une des 263 maisonnettes couleur sable, sur le ton de l'évidence. L'affaire rappelle que la Floride, avec ses 6 millions de détenteurs d'armes sur 19 millions d'habitants, n'est pas seulement le paradis tropical de Disney, mais aussi l'Etat américain qui a le plus banalisé le port d'armes à feu.

A entendre certains militants non violents, le Sunshine State ("l'Etat où le soleil brille", son surnom usuel) serait devenu le "Gunshine State" ("l'Etat où les fusils brillent").