29/06/2012

Sommet de Bruxelles: Pour François Hollande, l’accord des 17 a déjà «des effets heureux» !

Sommet de Bruxelles: Pour François Hollande, l’accord des 17 a déjà «des effets heureux» !

Le président français s'est réjoui vendredi de l'accord trouvé entre les 17 pays européens, estimant que ses effets positifs se font déjà ressentir.

Le président français a estimé que l'accord trouvé comportait trois avancées majeures.

François Hollande a estimé vendredi matin que l’accord conclu dans la nuit par les pays de la zone euro sur la recapitalisation et la surveillance des banques avait déjà des «effets heureux». A son arrivée au Conseil européen pour la reprise des travaux des dirigeants des 27, le président français a estimé que cet accord comportait trois avancées.

«La première c’est sur la recapitalisation des banques, avec une supervision bancaire et avec un calendrier», a-t-il dit.

«La seconde, c’est de permettre qu’il puisse y avoir pour l’Espagne des solutions de facilité qui puissent être apportées, là encore dans un délai court. Et puis enfin qu’il y ait, d’une manière générale, une pleine utilisation des instruments FESF et MES pour donner aux Etats qui ont fait des efforts les protections nécessaires par rapport aux taux d’intérêt.»

«Je constate que ces premières annonces ont déjà eu des effet heureux», a-t-il conclu sans préciser à quoi il faisait allusion. Les écarts de taux entre les emprunts à dix ans de l’Allemagne et ceux de l’Espagne et de l’Italie se sont resserrés à la suite de l’accord de la nuit.

Les valeurs bancaires ont ouvert à la hausse vendredi matin, entraînant dans leur sillage les Bourses européennes, dopées par cet accord. La Bourse de Tokyo a pour sa part fini en nette hausse et franchi la barre des 9000 points pour la première fois depuis sept semaines.

26/06/2012

Hollande, Merkel, Monti et Rajoy à Rome pour accorder leurs violons

Hollande, Merkel, Monti et Rajoy à Rome pour accorder leurs violons

Les quatre dirigeants des principaux pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie et Espagne) se retrouvent ce vendredi à Rome. Objectif : déminer le sommet européen qui doit avoir lieu les 28 et 29 juin à Bruxelles. Arriveront-ils à s'entendre ? Les dirigeants des quatre principaux pays de la zone euro se retrouvent ce vendredi à Rome. La chancelière allemande Angela Merkel, le Président français François Hollande et le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy seront reçu par le Premier ministre italien Mario Monti pour rapprocher leurs positions avant le sommet européen des 28 et 29 juin. Et proposer à leurs homologues un paquet de mesures pour relancer la croissance et stabiliser les marchés.

Monti, Hollande et Merkel

Mais cette rencontre devrait également se pencher sur la crise du système bancaire espagnol, les tourments de la Grèce et la situation préoccupante de l'Italie. Revue des points qui seront abordés.

Toujours un "nein" aux euro-obligations

La chancelière allemande reste arc-boutée sur son refus d'envisager toute mutualisation des dettes des Etats de la zone euro, que ce soit sous la forme d'obligations européennes ou par un autre biais, avant une intégration politique plus poussée. Dans un mémorandum transmis la semaine passée à ses partenaires, François Hollande propose désormais d'inscrire la mise en place de véritables obligations européennes dans une perspective à 10 ans et non plus à court terme.

Avancer vers plus de fédéralisme européen

La France admet également la nécessité d'une intégration européenne accrue mais par étapes et strictement subordonnée à la mise en place de nouveaux instruments de relance économique, de solidarité et de stabilisation financières. Selon une source diplomatique, le Royaume-Uni, d'habitude opposé à une intégration européenne poussée, appuie pour sa part pour la première fois une approche de type fédéral de la gestion de la zone euro, dont il subit la crise économique.

Rachat de dettes par les fonds de secours

Le Premier ministre italien a souhaité mardi, au sommet du G20, au Mexique, que le Mécanisme et le Fonds européens de stabilité financière (MES et FESF) puissent acheter de la dette émise par les pays de l'euro les plus en difficulté pour en faire baisser le coût. Une proposition appuyée par François Hollande, qui a cependant admis que ce n'était encore qu'une idée.

"OK" pour relancer la croissance

Le volet qui semble poser le moins problème est celui des mesures immédiates de relance de la croissance, souhaitées par François Hollande et chiffrées par lui à 120 milliards d'euros. Un compromis sur ce volet devrait être facilité par l'accord conclu jeudi par le gouvernement conservateur allemand et son opposition sociale-démocrate sur des mesures en faveur de la croissance.

La taxe sur les transactions financières serait acquise

Gouvernement allemand et SPD ont aussi décidés d'œuvrer à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières dans l'Union européenne - une mesure également défendue par la France et qui paraît acquise, au moins sous forme de "coopération renforcée". Le Royaume-Uni a fait savoir qu'il ne s'opposerait pas à ce que cette taxe soit introduite au sein de l'UE dans le cadre d'une telle coopération entre Etats volontaires.

...et les nouvelles ententes au sein de la zone euro

Car avec l'arrivée de François Hollande, tout à changé. Jusque là, Nicolas Sarkozy rencontrait la chancelière allemande avant tout sommet pour trouver un accord et présenter des propositions communes lors des sommets avec leurs homologues. Le nouveau président français s'est trouvé un allié en Mario Monti, alors que des frictions demeurent dans les discussions avec l'Allemagne.

Coté allemand, les informations qui ont commencé à filtrer sur les intentions du gouvernement français en matière de rigueur budgétaire sont de nature à rassurer sur le "sérieux" de la nouvelle administration. Les dirigeants allemands ont en effet toujours craint que les propositions françaises, y compris quand elles émanaient du prédécesseur de droite de François Hollande, Nicolas Sarkozy, dissimulent une tentation inavouée de laxisme budgétaire.

12:07 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : rome, merkel, hollande, monti, rajoy, freddy mulongo, euro, réveil fm international | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

16/05/2012

Première rencontre du couple Merkel-Hollande à Berlin

Première rencontre du couple Merkel-Hollande à Berlin

Sous une pluie fine, le président français a été reçu avec les honneurs militaires comme le prévoit le protocole pour une première visite d'un chef d'Etat en Allemagne. La chancelière et François Hollande ont échangé poignées de main et sourires devant une foule de photographes, avec une heure de retard sur le programme. L'avion transportant François Hollande vers Berlin a été touché par la foudre et contraint de faire demi-tour. Le président français est reparti vers sa destination à bord d'un autre appareil. François Hollande et Angela Merkel devaient donner une conférence de presse commune vers 21h, après un entretien bilatéral d'environ une heure. Ils devaient ensuite dîner ensemble.

Angela Merkel, la chancelière allemande a affirmé que la France et l'Allemagne étaient "conscientes de la responsabilité qu'elles ont" pour l'Europe et que les deux pays avaient "le devoir" de travailler ensemble

François Hollande, le président français a dit pour sa part vouloir une "relation entre la France et l'Allemagne équilibrée et respectueuse de nos sensibilités politiques"

Mme Merkel a toutefois eu beau affirmer que la presse évoquait "des divergences plus importantes qu'elles ne le sont réellement" entre elle et M. Hollande, quelques points de désaccord sont apparus

M. Hollande, qui veut accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Mme Merkel donne la priorité à la rigueur, s'est dit "prêt à tout mettre sur la table lors du conseil européen (du 23 mai, ndlr), y compris les euro-bonds", des obligations communes européennes, jusqu'ici un tabou pour Berlin

François Hollande a aussi maintenu qu'il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. Ouvrant la porte à un compromis avec la chancelière sur ce sujet, il a aussitôt ajouté qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle

Angela Merkel a assuré qu'il y avait "des points d'accord" avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant "des signes de divergences"

Monnaie unique en chute libre

Les deux dirigeants sont sous pression, après l'échec de la tentative de la dernière chance de former un gouvernement de coalition en Grèce, au centre de la crise de la dette en Europe.

Athènes devra organiser de nouvelles élections législatives au mois de juin dans un contexte d'instabilité qui avive les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

L'actualité grecque a fait chuter la monnaie unique européenne, les Bourses européennes repassant dans le rouge après un timide rebond dans la matinée.

Pourfendeur de la politique d'austérité de Angela Merkel face à la crise dans la zone euro, François Hollande a déclaré, dans son allocution d'investiture mardi matin, vouloir «ouvrir une voie nouvelle en Europe» en proposant «un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l'indispensable stimulation de l'économie».

«Je vais rencontrer la chancelière d'Allemagne avec le souci de dire ce que je pense de la situation (en Europe, ndlr) - elle est grave - et de ce que nous pouvons faire ensemble, pour trouver ensemble les solutions pour que l'austérité ne soit pas une fatalité, pour que la croissance revienne, pour que la solidarité puisse être davantage marquée avec le souci que nous avons de la situation en Grèce», a-t-il déclaré avant de monter dans son avion.

Moteur de l'Union européenne

Avant d'être élu, François Hollande avait annoncé vouloir rouvrir les négociations sur le traité budgétaire - adopté en mars dernier par 25 des 27 pays de l'UE et déjà ratifié par plusieurs d'entre eux - pour y ajouter des mesures de croissance, ce à quoi Angela Merkel s'oppose fermement.

Selon Berlin, cette rencontre entre les deux dirigeants, résolus à continuer de faire du couple franco-allemand le moteur de l'Union européenne, ne vise pas à «prendre des décisions», mais à «faire connaissance».

Angela Merkel avait refusé de rencontrer le candidat socialiste avant le scrutin français, soutenant ostensiblement son rival, Nicolas Sarkozy, conservateur comme elle. Depuis, elle a promis de recevoir «à bras ouverts» François Hollande, qui avait lui-même appelé à une alternance en Allemagne en décembre dernier à Berlin à l'occasion d'un congrès du parti social-démocrate allemand (SPD).

Symbole positif

La nomination au poste de Premier ministre de Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand et fin connaisseur de l'Allemagne, constitue un symbole positif pour Berlin.

Il reste que Angela Merkel et François Hollande ne parlent pas le même langage. La chancelière est prête à compléter le traité budgétaire par des mesures de croissance, mais elle entend par là des mesures structurelles, notamment des réformes du marché du travail.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont eu à coeur mardi d'afficher leur harmonie sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, mais ont reconnu des divergences sur la croissance.

"Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro", a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse commune à la chancellerie à Berlin. "Je souhaite comme Mme Merkel que la Grèce reste dans la zone euro", a renchéri M. Hollande, en visite à Berlin quelques heures à peine après son investiture.

Tous deux se sont dits prêts à réfléchir à de nouvelles "mesures de croissance" pour aider le pays, en plein chaos politique et qui se prépare à de nouvelles élections.

La chancelière allemande a affirmé que la France et l'Allemagne étaient "conscientes de la responsabilité qu'elles ont" pour l'Europe et que les deux pays avaient "le devoir" de travailler ensemble.

Le président français a dit pour sa part vouloir une "relation entre la France et l'Allemagne équilibrée et respectueuse de nos sensibilités politiques".

Mme Merkel a toutefois eu beau affirmer que la presse évoquait "des divergences plus importantes qu'elles ne le sont réellement" entre elle et M. Hollande, quelques points de désaccord sont apparus.

M. Hollande, qui veut accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Mme Merkel donne la priorité à la rigueur, s'est dit "prêt à tout mettre sur la table lors du conseil européen (du 23 mai, ndlr), y compris les euro-bonds", des obligations communes européennes, jusqu'ici un tabou pour Berlin.

Il a aussi maintenu qu'il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. Ouvrant la porte à un compromis avec la chancelière sur ce sujet, il a aussitôt ajouté qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle.

Mme Merkel a assuré qu'il y avait "des points d'accord" avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant "des signes de divergences".

A l'issue de la conférence de presse, les deux dirigeants devaient dîner ensemble, avant que le président français ne rentre à Paris.