18/04/2012

Présidentielle 2012: Eva Joly, la candidate écologique, fait le pied de grue devant le siège d'UBS à Paris

Présidentielle 2012: Eva Joly, la candidate écologique, fait le pied de grue devant le siège d'UBS à Paris

«Évasion fiscale», La candidate écologiste à la présidentielle s'est rendue devant le siège de la banque UBS à Paris pour «dénoncer les pratiques des paradis fiscaux qui permettent l'évasion fiscale».Sur son compte Twitter, Eva Joly s'est attaquée ouvertement à l'UBS (UBSN 11.82 3.96%) mardi 17 avril matin: «Je me rends ce matin à l'Union des Banques Suisses à Paris pour dénoncer les pratiques des paradis fiscaux qui permettent l'évasion fiscale». Avant de rajouter une minute après: «Je veux en finir avec le secret bancaire, et empêcher les banques d'opérer dans les paradis fiscaux, sous peine de perdre leur licence».

Paris, mardi 17 avril, Eva Joly devant le siège de la Banque suisse UBS.

En fin de matinée, Eva Joly s'est rendue devant le siège de la banque UBS à Paris, afin de présenter, en compagnie de représentants du Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire, un chèque de 100 milliards d'euros que les «banques et les multinationales» devraient selon elle payer aux «citoyens» en raison de la fraude fiscale.

Eva Joly, la candidate écologiste à la présidentielle, a dénoncé mardi à deux reprises une «absence d'enquête sur le financement» qu'elle a qualifié d'«illicite», par Liliane Bettencourt, de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. «Nous pouvons parler du scandale que constituent l'impunité et l'absence d'enquête sur le financement illicite de Nicolas Sarkozy en 2007, ou le scandale de l'UBS, une fraude fiscale massive sur laquelle le parquet n'a pas enquêté et dont a bénéficié Mme Bettencourt», a lancé l'ancienne magistrate sur France Info.

«Je vous rappelle que dans cette structure de Mme Bettencourt, il y avait Mme (Florence) Woerth, je vous rappelle également que Mme Bettencourt n'a pas été contrôlée par les impôts depuis 1995», a relevé Eva Joly. «On ne peut solliciter un mandat des Français sans s'expliquer, alors qu'il y a des éléments graves et concordants qui montrent qu'il y a eu un abus de faiblesse», a-t-elle estimé, évoquant l'«exigence d'une transparence démocratique».

«Et ce qui me choque, c'est que je sois la seule pour l'exiger», a-t-elle précisé.