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  • François Hollande, les défis de l'an II de son quinquennat

    François Hollande, les défis de l'an II de son quinquennat

    François Hollande a tenu jeudi sa deuxième grande conférence de presse, un an après sa prise de fonctions à l'Elysée. Un grand oral pour faire le bilan sa première année de quinquennat et lancer "l'offensive de l'an deux".

    François Hollande, hier dans la salle des fêtes de l'Elysée, devant un parterre de journalistes réunis pour sa conférence de presse.

    400 journalistes accrédités pour la conférence de presse de François Hollande

    Récession, chômage, réforme du marché du travail, polémique sur la sécurité après les incidents au Trocadéro lors de la fête du PSG... La liste des dossiers sur lesquels François Hollande était attendu est longue, alors que le président a tenu jeudi sa deuxième grande conférence de presse, un an après sa prise de fonctions à l'Elysée.

    C'est avec huit petites minutes de retard que François Hollande s'est présenté pour sa conférence de presse à l'Elysée, jeudi. "Je vous avais donné rendez-vous tous les six mois. Je suis donc à l'heure pour cette deuxième rencontre", a-t-il déclaré en préambule de son intervention placée sous le signe du bilan de l'année écoulée et "les orientations à venir". Costume noir, cravate bleu et ton solennel tout en se permettant quelques traits d'humour, François Hollande a défendu les réformes qu'il souhaitait mener. "Ce que je veux, c'est laisser une trace en 2017", a-t-il souligné. Le point sur ses principales déclarations.

    Le gouvernement conforté

    Un remaniement n'est "pas d'actualité". François Hollande l'avait évoqué lui-même: un remaniement est possible et "aucun ministre n'est protégé". Justement interrogé sur l'échéance envisagée pour procéder à ce remaniement du gouvernement, le chef de l'Etat est resté évasif, jeudi en marge de sa conférence de presse. "Est-ce qu'il y aura un remaniement? Oui, un jour mais pas aujourd'hui", a-t-il affirmé, en profitant au passage pour "renouvelle toute (sa) confiance à Jean-Marc Ayrault pour les mois qui viennent."

    Ayrault conforté, les ministres rappelés à l'ordre l'air de rien. "Jean-Marc Ayrault est un ministre désintéressé qui cherche simplement à faire réussir la politique que j'ai décidée pour le pays", a défendu François Hollande. Puis, interrogé sur les propos de Laurent Fabius qui estime que "Bercy avait besoin d'un patron", François Hollande a éludé. "Trop de ministres à Bercy? Aujourd'hui, il y a beaucoup de compétences économiques, a-t-il fait valoir. Ce qui m'importe au-delà des personnes et au-delà du nombre, c'est la ligne. Il ne doit y avoir qu'une seule ligne au sein du gouvernement. Tous les ministres sont liés les uns aux autres par un pacte qui va de soi: faire réussir la politique que j'ai décidée pour le pays."

    L'objectif d'inverser la courbe du chômage maintenu

    Objectif chômage. Refusant de voir dans la récession une impasse, le chef de l'Etat a réaffirmé que l'enjeu était "la croissance". "Notre économie est à l'arrêt depuis 2008. Je sais que cette situation engendre des difficultés pour bon nombre de mes compatriotes, de ceux qui espèrent un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants, a poursuivi François Hollande, au point de douter de leur gouvernants, ce qui est une menace pour la démocratie." Malgré un contexte économique difficile, François Hollande a de nouveau défendu l'idée que "la courbe du chômage pouvait être inversée d'ici à la fin de l'année".

    Impopulaire, et alors? "Tant que le chômage progressera, il sera difficile de redresser ma courbe de popularité". Interrogé sur son impopularité record pour un président français en exercice, François Hollande a invoqué un contexte économique particulier et demandé à être jugé à la toute fin de son quinquennat. "Je suis président au pire moment. J'ai assumé en étant candidat, ce que j'allais trouvé. Et je savais que c'était une crise, même si on ignorait l'ampleur de cette crise en Europe. Mais ce qui doit être déterminant, c'est l'état de notre pays à la fin de mon mandat. Je ne demande pas à être jugé par les sondages mais, je jour venu, sur ce que j'aurai fait pour la France."

    Mariage homo, droit de vote des étrangers... des mesures sociétales assumées

    Le droit de vote des étrangers après les municipales. "Vous ne m'avez pas posé de questions sur le droit de vote des étrangers. Je n'ai pas soumis ce texte au Parlement parce que je sais d'avance que l'opposition n'en veut pas. Ce texte sera soumis après les élections municipales comme ça il n'y aura pas d'enjeu électoral, a fait valoir François Hollande. Il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l'adoption s'il le souhaite."

    "Le débat sur le mariage homo était légitime". Puis François Hollande a défendu la loi sur le mariage homosexuel, revenant sur les mois de débats intenses qui ont précédé son adoption. "Le débat sur le mariage homosexuel était légitime". "Dès que le Conseil constitutionnel aura fait connaître sa décision, je promulguerai le texte. Je suis convaincu qu'au fur et à mesure, cette loi sera regardée comme ce qu'elle est: une loi pour l'égalité".

    Retraites: travailler "un peu plus longtemps"

    A l'automne, le gouvernement planchera sur la réforme des retraites. Un enjeu autant économique que sociétal et qui ne sera pas sans condition, a prévenu jeudi François Hollande. A ce sujet, le chef de l'état a défendu trois principes: "Rétablir durablement des régimes de répartition, en tenant compte de notre démographie. On vit plus longtemps, on devra travailler un peu plus longtemps. Deuxième principe: tenir compte des carrières longues. Troisième principe: le dialogue, la concertation avec les partenaires sociaux comme cela sera le cas lors de la conférence sociale du mois de juin", a détaillé François Hollande.

    Réponse à Jérôme Cahuzac

    "C'est moins grave de mentir pendant quinze secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande…!", aurait déclaré Jérôme Cahuzac à certains de ses collaborateurs, selon Le Figaro. Interrogé à ce sujet, François Hollande a répondu: "Le mensonge déshonore la politique". Avant de conseiller à son ancien ministre du Budget, qui tâte actuellement le terrain pour se représenter à la législative partielle du Lot-et-Garonne, de renoncer à la vie politique. "Jérôme Cahuzac ne devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit".

    "Sortir l'Europe de sa langueur"

    Passer à l'offensive. "La première année de mon quinquennat a été entièrement consacrée à la défense de notre souveraineté et la remise en ordre de notre économie. L'an deux doit être celui de l'offensive", a estimé François Hollande. "Mon devoir doit être de sortir l'Europe de sa langueur", a-t-il soutenu après avoir défendu "le bienfondé des décisions engagées depuis le début de mon élection pour faire bouger les lignes en Europe" et "l'indispensable couple franco-allemand sans lequel l'Europe ne peut pas avancer".

    Un plan européen en quatre points. "Si l'Europe n'avance pas, elle tombe. Il est plus que temps de porter cette nouvelle ambition", a-t-il fait valoir, défendant l'objectif de "deux ans pour parvenir" à la mise en place d'un plan européen en quatre points, avec notamment l'instauration d'un gouvernement économique qui se réunirait tous les mois.

    Amnistie sociale: au cas par cas

    François Hollande se dit prêt à examiner certains cas "exceptionnels". "Il est exact que Jean-Luc Mélechon était venu me présenter un certain nombre de situations que nous pourrons regarder, pas nécessairement dans une loi d'amnistie d'ailleurs", a-t-il déclaré, sans plus de précision.

    Incidents au Trocadéro: Hollande défend Valls

    "Ce qui s'est passé au Trocadéro est inadmissible mais ceux qu'il faut d'abord condamner, ce sont les casseurs", a estimé François Hollande, interrogé sur la responsabilité de son ministre de l'Intérieur, pointé du doigt par l'opposition. "A l'évidence, ceux qui ont organisé ont pensé qu'il n'y avait pas de risques. Maintenant, on sait qu'ils existent. Et les fonctionnaires doivent être sanctionnés lorsqu'ils ont commis des fautes. Lorsqu'ils n'en ont pas commise, ils ne doivent pas être montrés du doigt. Quand à l'action du ministre de l'Intérieur, il est aujourd'hui reconnu être un républicain capable de faire respecter la loi. En tout cas je préfère son action à celui de son prédécesseur."

    Incidents au Trocadéro: Hollande défend Valls

    "Ce qui s'est passé au Trocadéro est inadmissible mais ceux qu'il faut d'abord condamner, ce sont les casseurs", a estimé François Hollande, interrogé sur la responsabilité de son ministre de l'Intérieur, pointé du doigt par l'opposition. "A l'évidence, ceux qui ont organisé ont pensé qu'il n'y avait pas de risques. Maintenant, on sait qu'ils existent. Et les fonctionnaires doivent être sanctionnés lorsqu'ils ont commis des fautes. Lorsqu'ils n'en ont pas commise, ils ne doivent pas être montrés du doigt. Quand à l'action du ministre de l'Intérieur, il est aujourd'hui reconnu être un républicain capable de faire respecter la loi. En tout cas je préfère son action à celui de son prédécesseur."

  • François Hollande, un président "à l'offensive"

    François Hollande, un président "à l'offensive"

    François Hollande a tenu hier la deuxième conférence de presse de son quinquennat, alors que la crise s’aggrave. Avec son leitmotiv « l’offensive », François Hollande décide de passer à l’attaque et veut rassurer les Français. L’an II sera donc placé sous le signe de l’«offensive». C’est en tout cas ce que François Hollande a martelé, hier, lors de sa conférence semestrielle devant la presse. Réveil FM International passe en revue ce qu’il faut retenir de cette intervention du chef de l’Etat.

    François Hollande a fixé le cap pour l'an II de son mandat, hier lors d'une conférence de presse à l'Elysée. Dans un contexte de récession, le chef de l'Etat a affiché son volontarisme durant plus de 2h30

    Le style

    Vous avez dit mou ? Face aux critiques, le Président a souhaité afficher une certaine fermeté : « Je ne cherche aucune défausse, ni sur le passé ni sur l’extérieur », a-t-il indiqué, avant de mettre en avant ses succès – en tête, avoir fait passer «des réformes essentielles ». Sur le plan européen, le Président a même frôlé la vantardise, en listant comment l’UE parvenait à sortir la tête de l’eau aujourd’hui. «Ce résultat, je le revendique », a-t-il affirmé.

    La phrase

    Non sans une pointe d’humour, le Président est revenu sur son impopularité record : «Ce n’était pas un objectif que je m’étais fixé. » Pour autant, il a tenu à couper court aux critiques, rappelant qu’il souhaitait être jugé sur ses actions sur « le chômage », « la croissance », à l’issue de son quinquennat. Avant de lâcher cette pépite : « Je suis président au pire moment.»

    son gouvernement

    Ses proches avaient prévenu : il n’y aurait pas de grandes annonces. Notamment pas d’un remaniement, « pas d’actualité » selon le Président. Fait rare, François Hollande a salué le « courageux » et « désintéressé » Jean-Marc Ayrault, avant de lui renouveler toute sa confiance. En revanche, il a mollement soutenu le patron de Bercy, Pierre Moscovici, pourtant chahuté. Et sur les différents couacs : « Il ne doit y avoir qu’une seule ligne au gouvernement, faire réussir la politique que j’ai décidée. » Le rappel à l’ordre est clair.

    La feuille de route

    Son «offensive» se décline en plusieurs points. L’Europe d’abord, avec la création d’un gouvernement économique européen, pour lutter contre « l’austérité » et « les paradis fiscaux». Côté national, le locataire de l’Elysée a une fois de plus défendu sa boîte à outils, mettant l’accent sur la réorientation de l’épargne, l’ouverture des emplois d’avenir au privé et élargir les contrats de génération à la création d’entreprise. Et une nouveauté : pour les particuliers, le silence de l’administration «vaudra désormais autorisation et non plus rejet» dans certains domaines. Plus de détails en septembre. Son engagement d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année ? « Je m’y tiens», a-t-il réaffirmé.

    Bilan

    François Hollande a « soigné sa com». Avec un discours axé sur le volontarisme et l’offensive, le Président tente ainsi de donner un second souffle à son quinquennat. Et d’assurer aux Français, d’un même coup, qu’il n’a pas dit son dernier mot. « Je suis pour le mouvement », a-t-il insisté, à plusieurs reprises. Une phrase qui aurait pu être prononcée par son prédécesseur. Sauf qu’il ne dégaine rien de nouveau. Difficile, dans ce cas, de convaincre des Français qui attendent, et dont la patience risque d’être encore mise à l’épreuve, «an II » ou pas.

    Difficile, dans ce cas, de convaincre des Français qui attendent, et dont la patience risque d’être encore mise à l’épreuve, «an II » ou pas.
  • François Hollande, Président de la République devrait revisiter son discours du Bourget !

    François Hollande, Président de la République devrait revisiter son discours du Bourget !

    Dix mois après l'avoir emporté face à Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, François Hollande continue de s'effondrer dans les sondages. Le chef de l'Etat, qui s'exprimera longuement sur France 2 dans la soirée, est considéré comme un "mauvais président de la République" par 51 % des Français, et seuls 22 % d'entre eux estiment qu'il remplit correctement son rôle de chef de l'Etat, selon un sondage CSA pour la chaîne BFMTV diffusé jeudi 28 mars. A noter que 27 % des personnes interrogées pour cette enquête n'ont pas souhaité se prononcer.

    François Hollande, Président de la République

    Lors de la campagne présidentielle 2012, Réveil FM International était accrédité pour suivre le candidat François Hollande. A Paris comme en provinces, nous avons couvert. De tous les discours entendus, celui du Bourget du 22 janvier 2012 était un vibrant discours programme fédérateur que le Président Hollande devrait revisiter pour garder son cap.

    "Les cadres (63 % de jugements négatifs) et les personnes travaillant à leur compte (59 %), ainsi que les retraités (55 %), sont particulièrement sévères", souligne l'institut. CSA observe également que le socialiste "est considéré comme un bon président de la République par 60 % de ses électeurs de premier tour, proportion qui n'est que de 48 % parmi ceux qui l'ont choisi au second".

    Seules 29 % des personnes interrogées estiment que le chef de l'Etat est "compétent", 27 % qu'il "a l'esprit de décision", 22 % qu'il "tient ses promesses de campagne", 21 % qu'il est dynamique et 20 % qu'il est "rassembleur". Ils sont un peu plus nombreux à le trouver "courageux" et "déterminé" (38 %), ainsi qu'"honnête" (43 %).

    Sarkozy n'en profite pas

    Toutefois, ces faibles taux de satisfaction du président Hollande ne bénéficient pas à son prédécesseur. 54 % des personnes interrogées affirment ne pas regretter Nicolas Sarkozy (- 1 par rapport à octobre 2012), contre 40 % qui le regrettent (- 4).

    Ce sondage suit la même pente que l'enquête de l'IFOP publiée ce week-end par Le Journal du dimanche qui montrait une chute de popularité de 6 points du président par rapport au mois précédent. Selon l'institut, 68 % des personnes interrogées (contre 62 % en février) se déclaraient mécontentes de M. Hollande comme président de la République, contre 31 % se disant satisfaites, 1 % étant sans opinion.

    Il s'agissait non seulement du plus mauvais résultat enregistré par le chef de l'Etat depuis son élection en mai 2012, mais aussi du plus mauvais résultat enregistré par un président français dix mois après sa prise de fonction, souligne l'enquête.

    Il s'agissait non seulement du plus mauvais résultat enregistré par le chef de l'Etat depuis son élection en mai 2012, mais aussi du plus mauvais résultat enregistré par un président français dix mois après sa prise de fonction, souligne l'enquête.
  • François Hollande, des voeux à la presse sous le signe de la gravité

    François Hollande, des voeux à la presse sous le signe de la gravité

    François Hollande, président de la République lors des vœux à la presse à l'Elysée.

     


    François Hollande a délivré ses voeux à la presse, mercredi 16 janvier, en commençant par un propos grave sur la crise au Mali et l'opération ratée de libération de Denis Allex en Somalie.

    En 2012, Nicolas Sarkozy avait choisi l'humour. En 2013, son successeur François Hollande a souligné avec gravité le «contexte exceptionnel» dans lequel ses vœux à la presse interviennent. Le président de la République a commencé son intervention par une nouvelle justification de l'intervention au Mali. «Si ce choix n'avait pas été fait, il serait trop tard», a-t-il lancé. La décision d'intervenir, a-t-il assuré, est «légitime». «La France, si elle a été la première, ne sera pas seule.» Le président a également rendu hommage au soldat tombé vendredi au Mali. «Je salue la mémoire de Damien Boiteux», dit le président de la République.

    François Hollande est revenu aussi sur l'intervention menée en Somalie pour libérer Denis Allex. «J'ai une pensée particulière pour ces agents de la DGSE qui sont allés chercher au péril de leur vie l'un des leurs», a expliqué le chef de l'Etat. «Cette opération, je l'ai décidée il y a plusieurs semaines. Elle aurait pu réussir. Aussi lourdes soient les conséquence, puisqu'il y a eu la mort de l'otage et deux soldats tués, je revendique cette opération pleinement. C'est un message que nous envoyons: la France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus», a-t-il ajouté avec fermeté.

    La "taxe Google" sera imposée si les négociations n'aboutissent pas

    Le Président a ensuite évoqué la situation de la presse. François Hollande en a profité pour se moquer d'une initiative de son prédécesseur, «des États généraux de la presse qui n’ont abouti à aucune révolution», a-t-il pointé. Le chef de l'Etat a confirmé que les aides à la presse seraient revues. «La presse d’information politique et générale [sera] au premier rang des titres qui doivent en bénéficier», a expliqué le président de la République. François Hollande veut aussi «favoriser l'accompagnement des titres qui veulent aller vers le numérique». La «taxe Google» sera également au menu, et «si les négociations n’aboutissent pas, il y aura une disposition législative et fiscale qui sera introduite» pour imposer cette «contribution des moteurs de recherche au financement de la presse».

    François Hollande s'est légèrement détendu à la fin de son intervention, au moment d'évoquer ses rapports personnels avec les médias. «Soit [le Président] est trop proche et il devient banal, je n’ose pas dire normal, soit il est distant et il s’enferme», a-t-il souligné, avant de promettre également «une disposition législative pour protéger vos sources». Le chef de l'Etat n'a pu s'empêcher alors de glisser une petite plaisanterie: «Nous ne cherchons pas qui vous informe. Ce serait un très mauvais calcul, car on découvrirait souvent que c’est du plus haut niveau que l’information vient».Point final

     


    Nicolas Sarkozy, voeux à la presse par publicsenat

     


    13h05: Avant de fermer ce live, nous vous rappelons les principaux points évoqués par le président de la République:

    - MALI: Le président a débuté son intervention en évoquant l'opération Serval en cours. Il a rappelé que, sans cette intervention, les terroristes auraient pris le dessus au Mali, tout en répétant que la France n'était pas «seule» dans ce conflit. Il a également évoqué la mémoire de Damien Boiteux, mort au combat et de l'otage Denis Allex, «assassiné» en Somalie.

    - Une situation internationale tendue qui ne doit pas occulter le reste de l'actualité: la jeunesse, l'emploi, et le reste de l'actualité internationale, notamment la Syrie.

    - PRESSE: François Hollande a rappelé que 89 journalistes étaient morts dans le monde en 2012, dont deux français en Syrie.

    Il a souligné l'importance de la diversité de la presse en crise, confrontée à la gratuité et aux évolutions numériques, et a souligné la réussite du système semi-payant.

    Le président a annoncé que les aides à la presse seront revues dans l'année. Il a également prévenu que, si les négociations sur la «taxe Google» n'aboutissent pas, une disposition fiscale sera imposée, pour que les moteurs de recherche participent à financer la presse. Autre annonce: une disposition législative «pour protéger les sources des journalistes».

    Le président a enfin évoqué sa «posture» face à la presse, «suffisamment proche pour rester près de vous mais aussi distant pour faire comprendre aux Français que le pays est dirigé».

    13h04: Sur place, notre journaliste remarque l'absence de la Première dame, elle même journaliste, pendant la cérémonie.

    Maud Pierron @Maud_Pierron Tandis que Valérie #Trierweiler a attendu la fin des #vœux pour faire son apparition 16 Janv 13 13h: François Hollande a également évoqué les kiosquiers, «une profession essentielle pour la presse», ajoutant que les villes doivent protéger ce réseau.

    ✔ @Elysee Une disposition législative sera introduite pour protéger les sources des journalistes. L'indépendance de la justice sera garantie. 16 Janv 13

    12h55: François Hollande a aussi évoqué son rapport à la presse, affirmant «J'aime les journalistes. D'ailleurs, ils me le rendent bien...» «J'ai régulièrement l'impression que nous sommes ensemble, même quand vous n'êtes pas là» a-t-il déclaré. Et aussi, «Avec la presse j'essaie d'avoir la bonne posture, suffisamment proche et suffisamment distante».

    12h50: Les voeux de François Hollande à la presse sont à présent terminés. Le président de la République a également évoqué le rôle des moteurs de recherche qui participeront au financement de la presse.

    Charlotte Chaffanjon @CChaffanjon "Nous ne cherchons pas qui vous informe, ce serait un mauvais calcul, on découvrirait que c'est au plus haut sommet" Hollande #voeux #presse 16 Janv 13

    12h47: François Hollande annonce «une disposition législative» qui garantisse le secret des sources, réclamant «une relation apaisée, pacifiée» avec la presse à qui il souhaite une Bonne année, avant de quitter la scène sous les applaudissements.

    12h45: «C'est le CSA qui assurera la nomination des responsables des chaines publiques.» «Il y aura une loi sur l'audiovisuel qui rapprochera le CSA de l'Arsep». Et «c'est le CSA qui assurera la nomination des responsables des chaines publiques» déclare le président.

    12h45: «Quand un titre ne parait pas, c'est une privation de liberté», affirme François Hollande au sujet de Presstalis, tout en affirmant respecter les revendications. Au sujet des aides à la presse «dont on annonce toujours leur réforme», «nous aurons à revoir les aides à la presse». «Avec une volonté de mettre la presse d'information politique et générale au premier rang», une réforme présentée « au cours de l'année 2013, avec «l'accompagnement des titres qui veulent aller vers le numérique».

    12h40: François Hollande évoque la crise de la presse François Hollande assure vouloir veiller à ce qu'il «puisse y avoir une presse libre, indépendante» alors que la presse est frappée par la crise. «La crise est surtout structurelle avec internet et surtout la gratuité (...), Nous devons faire en sorte que cette transition numérique aboutisse avec de nouvelles exigences»

    12h37: «Une pensée pour vos camarades qui ont été tués» en faisant leur métier. L'intervention au Mali ne doit pas «occulter» les sujets internationaux comme la Syrie, affirme le président de la République. Il rend hommage aux deux journalistes français morts en Syrie.

    12h35: La jeunesse: «Nous sommes le pays d'Europe qui a la démographie la plus active».

    12h35: François Hollande évoque «une autre doctrine entre la France et l'Afrique» avant de revenir sur les problématiques nationales: l'emploi et la lutte contre le chômage.

    12h31: François Hollande évoque maintenant l'opération de libération de Denis Allex en Somalie, et l'«assassinat» de l'otage. «La France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus». «Je pense à chaque instants à la situation de nos otages». François Hollande veut faire «céder» les ravisseurs en «étant ferme».

    12h30: François Hollande parle tout de suite du Mali et de l'intervention «nécessaire» et «légitime» lancée vendredi dernier. «Si ce choix n'avait pas été fait, il serait trop tard». La France est «soutenue par l'Europe» et le «Conseil de Sécurité».Le président salue la mémoire du lieutenant Damien Boiteux, mort au combat dès les premières heures du conflit.

    12h30: François Hollande évoque ses souvenirs, à l'époque où il «n'y avait qu'une seule chaine» et où, « la communication présidentielle était bien plus simple».

    12h26: François Hollande prend la parole.

    12h24: C'est Alain Barluet, président de l'APP,qui présente les vœux de la presse: «Nous sommes prêts à nous lever très tôt pour vous suivre dans le froid (...) Nous allons vous suivre partout», à Paris, en Province, en Afrique...

    12h22: François Hollande est arrivé sur scène.

    12h20: Environ 700 journalistes auraient été invités pour les voeux à la presse de François Hollande.

  • Kinshasa: Le "bluffant discours" de Joseph Kabila au Sommet de la Francophonie !

    Kinshasa: Le "bluffant discours" de Joseph Kabila au Sommet de la Francophonie !

    Sans culture...démocratique mais rusé, Joseph Kabila a roulé François Hollande dans la farine. Le président Français n'a été mis au courant que dans l'avion qui le ramenait à Paris: pendant son discours à la tribune de la Francophonie, François Hollande titillant un peu fort le Kadogo devenu président du Congo, sur les violations des droits humains en République démocratique du Congo, la capitale congolaise Kinshasa et plusieurs autres grandes villes du Congo ont connu le délestage d'électricité. Pas d'image à la télévision ni de son à la radio ! Le fait d'empêcher que le discours du président Français François Hollande soit entendu par tous les Congolais au même moment, n'est-pas un muselement ? On ne badine pas à Kinshasa avec la liberté d'expression. Hôte du sommet, l'autoritaire Joseph Kabila, à la tête de la République démocratique du Congo depuis 11 ans, a vanté à l’ouverture du sommet « la tolérance, l’Etat de droit et la démocratie […] consubstantiels de la Francophonie », alors même que des Congolais opposés à sa dictature totalitaire , étaient interdits de manifestation et avaient appelé à un boycott du sommet pour ne pas légitimer sa réélection frauduleuse et contestée en 2011. Joseph Kabila, dont le régime reste sous le feu des critiques pour ses violations des droits de l’homme, a pourtant assuré que la République démocratique du Congo s’était engagée à « traduire ces valeurs universelles dans la vie de ses institutions et de ses populations ».Evoquant le conflit dans l’Est du pays, le chef de l’Etat congolais a dénoncé « une guerre imposée » par « des forces négatives à la solde d’intérêts extérieurs », sans toutefois citer le Rwanda voisin, accusé par l’Onu de soutenir militairement la rébellion du M23. "Toute la journée, on a parlé du Rwanda sans jamais vraiment le citer", constatait en soirée une source française. Le président rwandais, Paul Kagame, qui nie toute implication de son pays dans la rébellion en RDC, n'avait pas répondu à l'invitation de Kinshasa.

    Kinshasa, samedi 13 octobre 2012, Joseph Kabila lors de son bluffant discours au sommet de la Francophonie.

    François Hollande se gardant d'applaudir le discours du Kadogo Joseph Kabila : c'est l'une des images fortes de l'ouverture, samedi 13 octobre, du sommet de la Francophonie de Kinshasa, où le président français s'est posé en garant des libertés. La question des droits de l'homme a constitué le fil rouge de la visite d'une journée du chef de l'Etat dans l'ancien Zaïre, où il a invité les 56 pays du monde francophone à mettre leur langue "au service du monde et de la liberté". "Je suis venu aussi ici, à Kinshasa, pour parler clair comme je m'y suis engagé à Dakar, c'est-à-dire que je ne change pas de discours selon les lieux ou selon les interlocuteurs", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse finale dans la capitale congolaise. "Je dis non pas ce que je pense mais ce que la France porte comme message, comme principes, comme valeurs", a-t-il ajouté.

    Kinshasa, samedi 13 octobre 2012, les policiers-robots de Joseph Kabila empêchent des mamans congolaises de manifester à Limeté.

    François Hollande a critiqué très directement la situation des droits de l'Homme en RDC qui revêt encore des "réalités inacceptables", a-t-il dit. "La bataille pour les droits de l'homme demeure" dans ce pays, a-t-il déclaré, en inaugurant à l'Institut français de Kinshasa une médiathèque baptisée du nom d'un militant des droits de l'Homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en 2010. "Ici, nous sommes dans une démocratie où le processus n'a pas été encore complet, c'est le moins que l'on puisse dire", a insisté M. Hollande. A la cérémonie d'ouverture, il était placé juste à côté de son hôte, avec lequel il avait eu le matin même un entretien d'une trentaine de minutes qualifié de "franc et direct" par l'Elysée.

    A la tribune du sommet, M. Hollande a cependant condamné "les agressions extérieures" visant la RDC, réaffirmant que les frontières de ce pays étaient "intangibles". Et il a souligné la nécessité d'accroître l'efficacité des actions des Nations unies, se disant "favorable" à un élargissement du mandat de la mission de l'ONU en RDC (Monusco) "si nécessaire". Quant au président français François Hollande, il a critiqué très directement la situation des droits de l’Homme en RDC qui revêt encore des « réalités inacceptables », a-t-il dit. « La bataille pour les droits de l’homme demeure » dans ce pays, a-t-il déclaré, en inaugurant à l’Institut français de Kinshasa une médiathèque baptisée du nom d’un militant des droits de l’Homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en 2010.

    A la cérémonie d'ouverture, il était placé juste à côté de son hôte, avec lequel il avait eu le matin même un entretien d'une trentaine de minutes qualifié de "franc et direct" par l'Elysée.
  • Francophonie à Kinshasa: Joseph Kabila, un hôte bien encombrant !

    Francophonie à Kinshasa: Joseph Kabila, un hôte bien encombrant !

    Joseph Kabila accueille le Sommet de la Francophonie dans un Etat-nation au bord du chaos : élections truquées, corruption généralisée, violations massives des droits de l'homme, fausses rebellions entretenues, violences institutionnalisées, institutions pris en otage par des Mammouths Joséphistes, criminels de guerre récompensés...

    Joseph Kabila, en décembre 2011, soit un mois après sa réélection frauduleuse, contestée et truquéee !

    Le président français François Hollande est arrivé samedi matin à Kinshasa pour participer au 14e sommet de la Francophonie aux côtés d'une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement. Accompagné de sa compagne Valérie Trierweiler, le président français est descendu à 06h15 (05h15 GMT) de l'avion présidentiel. Il a été accueilli à l'aéroport par le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo. M. Hollande devait repartir samedi soir pour la France. Seule une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement "ayant le français en partage" devaient ouvrir samedi à 8H45 GMT (9H45 locales) le 14e sommet de la Francophonie à Kinshasa, alors qu'ils étaient une quarantaine au 13e sommet en 2010 en Suisse. Avant même l'ouverture du sommet, M. Hollande a rencontré Joseph Kabila, au pouvoir d'usurpation depuis onze ans. En fin d'après-midi, après une brève conférence de presse, M. Hollande devait aussi rencontrer, Etienne Tshisekedi, qui, depuis le scrutin contesté de 2011, se présente comme le véritable "président élu".

    La pagne de la francophonie à Kinshasa

    Le village de la Francophonie au stade des Martyrs

    Malgré les hourras de l’assistance et la profusion d’officiels en grand apparat, il arbore un air encore plus taciturne que d’ordinaire, comme s’il venait soudain de prendre la mesure de son isolement. En ce 20 décembre 2011, Joseph Kabila prête serment devant un parterre réduit à ses fidèles. Cinq ans auparavant, lors de sa première investiture à la tête du Congo, les chefs d’Etat étrangers se bousculaient pour le féliciter. Cette fois, ils sont absents. Américains et Européens boycottent la cérémonie. Même les dirigeants africains font défaut. A une exception : Robert Mugabe, l’inamovible dictateur zimbabwéen. Comme faire-valoir, on peut trouver mieux.

    La raison de cet abandon ? La tenue un mois plus tôt d’une élection présidentielle catastrophique marquée par le chaos, la fraude et la violence. Une liste électorale incomplète, des bureaux de vote incendiés, 1,3 million de bulletins disparus, des résultats défiant les règles les plus élémentaires de l’arithmétique… Joseph Kabila avait déjà bousculé la Constitution en limitant le scrutin à un seul tour, histoire de mettre toutes les chances de son côté. Face à neuf candidats, il l’a emporté avec 48,95% des voix, contre 32,33% à son principal adversaire, Etienne Tshisekedi. Du moins officiellement. "Jusqu’à ce jour, on ignore qui a gagné", avoue un diplomate français.

    Un enjeu crucial

    Depuis, la situation ne cesse d’empirer. Les atteintes aux droits de l’homme se multiplient. Dans l’est du Congo, la guerre qui, en vingt ans, a déjà causé des millions de victimes directes ou indirectes, a repris en mai dernier, provoquant un nouvel exode. L’enjeu ? Toujours le même : le contrôle du Kivu et, surtout, de son sous-sol riche en minerais. Avec la complicité du Rwanda, une énième guérilla, baptisée M23, le Mouvement du 23 Mars, occupe une partie de la province et menace sa capitale, Goma. Mal élu, affaibli par les défections dans l’armée, en crise à nouveau avec son voisin rwandais, le président congolais a plus que jamais besoin de soutiens internationaux. D’où l’importance du Sommet de la Francophonie qui a lieu pour la première fois à Kinshasa du 12 au 14 octobre. "L’enjeu pour Kabila est crucial, explique Thierry Vircoulon, chercheur à l’International Crisis Group. C’est l’occasion de relégitimer son pouvoir et aussi d’obtenir une manifestation de solidarité face à Kigali." Le désastre a été évité de peu.

    Dans ce contexte, plusieurs invités menaçaient de ne pas venir. Le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, s’est excusé. Raison invoquée ? Des élections communales. Hollande a longtemps hésité. Sa dérobade risquait d’entraîner celle du Canadien Stephen Harper et d’autres. Une fois de plus, la communauté internationale a choisi, faute de mieux, de "faire avec" ce président aux traits juvéniles et au regard vague, par peur de voir son pays, grand comme l’Europe, se désintégrer (...)

     

    Les dirigeants africains forment l'essentiel des participants à ce sommet qui doit célébrer, durant deux jours, l'apport essentiel de l'Afrique à la Francophonie. Selon les projections de l'organisation, les Africains pourraient représenter, en 2050, 85% des 715 millions de francophones dans le monde. La cérémonie d'ouverture devait s'ouvrir par un discours du président hôte, Joseph Kabila. Sept autres discours étaient ensuite prévu, dont celui de M. Hollande et du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf.
  • François Hollande : le Vel d'Hiv, «un crime commis en France par la France»

    François Hollande : le Vel d'Hiv, «un crime commis en France par la France»

    François Hollande a reconnu à son tour dimanche que l’arrestation de milliers de juifs lors de la rafle du Vél d’hiv, en juillet 1942. «Ce crime fut commis en France, par la France», a lancé le chef de l’Etat dans son discours prononcé sur les lieux du Vélodrome d’hiver, dans le XVe arrondissement de Paris.

    VEL D'HIV - "Ce crime fut commis en France, par la France", a lancé le chef de l'Etat dans son discours prononcé sur les lieux du Vélodrome d'hiver, dans le XVe arrondissement de Paris.

    vidéo Hier, dimanche matin s'est déroulée la commémoration de la rafle de juifs les 16 et 17 juillet 1942, en présence du président de la République.

    Il y a 70 ans, 13.152 hommes, femmes et enfants juifs de Paris et sa banlieue furent arrêtés les 16 et 17 juillet 1942, la plupart d’entre eux parqués dans le Vélodrome d’hiver (le Vél d’hiv, démoli en 1959), avant d’être envoyés vers les camps de la mort nazis.

    «La reconnaissance de cette faute a été énoncée pour la première fois, avec lucidité et courage, par le président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995», a souligné Hollande dans le livret publié par l’Elysée et distribué à l’occasion de la cérémonie de commémoration de cette rafle. Ce crime «fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs. Ces mêmes valeurs que la Résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l’honneur», selon le chef de l’Etat.

    Arrivé peu avant 10 heures sur les lieux du Vél d’Hiv, le président Hollande y a déposé une gerbe et s’est incliné devant une plaque commémorative, en présence du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de très nombreux ministres.

    Dans son discours, il a réaffirmé la responsabilité entière de la France en soulignant que «la vérité est dure, cruelle». «Pas un seul soldat allemand ne fut mobilisé» pour ces arrestations menées par des policiers et gendarmes français, a-t-il rappelé. «C’est le grand mérite de Jacques Chirac» de l’avoir reconnu le premier, a-t-il répété.

    Evoquant «la singularité de la Shoah», Hollande a assuré qu’il n’y aurait «pas un établissement scolaire où ne puisse être enseignée» la Shoah. Il n’y aura «pas de mémoire perdue», il faut «lutter sans relâche contre toute forme de falsification», a-t-il ajouté.

    Le chef de l’Etat a également prévenu que la République pourchasserait «avec la plus grande détermination» l’antisémitisme, qui n’est «pas une opinion mais une abjection». L’antisémitisme, «partout où il se déploie, doit être démasqué et puni. Toutes les idéologies d’exclusion, toutes les formes d’intolérance, tous les fanatismes, la xénophobie, qui tentent de développer la logique de la haine, trouveront la République sur leur chemin», a-t-il insisté.

    Présent à la cérémonie, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), s’est félicité sur BFM-TV que François Hollande se soit inscrit, dans son discours, «dans la lignée» de Jacques Chirac et a jugé «très importantes» ses déclarations contre l’antisémitisme.

    Intervenant avant le chef de l’Etat, Serge Klarsfeld, président de l’association des Fils et filles des déportés juifs de France, a souligné que «si 11.000 enfants juifs ont été déportés» de France pendant la Deuxième Guerre mondiale, «60.000 furent sauvés par la population française, qui, dans son ensemble, mérite d’être qualifiée de juste». Mais «la haine antijuive tue à nouveau des juifs, des enfants juifs», a dit Klarsfled, faisant allusion à l’assassinat de trois enfants juifs et d’un rabbin en mars dernier à Toulouse par Mohamed Merah, également assassin de trois militaires. «Aujourd’hui, la République n’est pas menacée, nous avons confiance en elle pour endiguer et maîtriser ce nouvel antisémitisme qui jette aujourd’hui une ombre sur notre hommage aux victimes de la rafle du Vél d’hiv», a-t-il affirmé.

    «La communauté juive vous fait confiance et fait confiance à la République», a lancé pour sa part Richard Prasquier à François Hollande.

  • 14-juillet, François Hollande ,aux Tonnerres de Brest en fin d’après-midi, Freddy Mulongo

    14-juillet: François Hollande aux Tonnerres de Brest en fin d’après-midi !

    Après le défilé du 14 juillet et une intervention télévisée pendant le journal de 13 h, François Hollande est arrivé aux Tonnerres de Brest en fin d’après-midi.Les Tonnerres sous la pluie, pas drôle pour les touristes. Pas un problème pour François Hollande attendu samedi à Brest : le chef de l'Etat déclenche des trombes d'eau à chacun de ses déplacements, parait-il. Donc il a l'habitude. C'est du moins ce qu'on se plait à souligner Outre-Manche, où François Hollande s'est rendu mardi dernier. A Brest, le chef de l'Etat prendra deux bains de foule.

    Tonnerre de Brest 20 ans déja !

    François Hollande aux Tonnerre de Brest

    Belle fête à Brest !

    La fête en fanfare !

    Une brestoise heureuse de s'être fait photographier avec le président !

    21h15. Un dernier tour en mer

    François Hollande a visité le village des sciences de la mer, guidé par les commentaires avisés de Philippe Le Niliot, du parc naturel marin d’Iroise. Il en est ressorti vers 21 h, a traversé l’espace du Fourneau, fabrique nationale des arts de rue, puis il a fendu la foule une dernière fois pour rejoindre son bateau. Quelques poignées de mains encore. Le Président de la République rejoint par la mer un véhicule qui le conduira à l’aéroport. Dans le bateau, Irène Frachon l'accompagne. C'est par cette pneumologue brestoise qu'a éclaté le scandale du médicament Médiator commercialisé par le groupe Servier. Des représentants des pêcheurs sont également à bord.

    20h20. Encore dans la foule !

    Après un court passage à bord du remorqueur de sauvetage en haute mer Abeille Bourbon, le Président a été déposé en bateau sur un quai du premier bassin du port de commerce pour une deuxième rencontre avec la foule. Derrière des barrières de sécurité d’abord, puis à travers une masse compacte vers le village des sciences, mettant en avant toutes les compétences brestoises en matière d’océanographie. Concentrant plusieurs instituts (Ifremer, Ipev, Shom, IRD…), qui emploient des centaines de chercheurs et techniciens, Brest est le premier pôle en la matière en Europe.

    19h : « Je voulais être à Brest pour mon premier 14-juillet de président »

    François Hollande vient de prononcer un court discours sous le pont de Recouvrance : « Je voulais être à Brest pour mon premier 14-juillet en tant que président ». Avant d’ironiser : « Venez à Brest vous serez accueillis comme un chef d’Etat ». Après avoir encore serré de nombreuses mains il a pris la direction du ponton. Il doit embarquer à bord du remorqueur l’Abeille Bourbon.

    18h45. Les journalistes ne peuvent débarquer

    François Hollande effectue son bain de foule au milieu des Brestois sur la rive droite de la Penfeld avant de se rendre sous le pont de Revouvrance. Mais les autorités ont refusé de laisser débarquer les journalistes qui le suivaient lors de la visite des bassins ainsi que le bateau affrété par le service communication de l’Elysée.

    18h15. La visite des bassins terminée

    L’équipage du Nyami 54 F vient de terminer la visite des bassins et se rend vers le Penfeld. François Hollande va débarquer port Jean Bart afin de partir à la rencontre du village « Avoir 20 ans dans les ports européens ». Plusieurs centaines de personnes attendent le président dans un esprit bon enfant, alors que les forces de l’ordre tentent de retenir les bateaux qui veulent appareiller.

     

    17h30. François Hollande accueilli par Erik Orsenna, Olivier de Kersauson et François Régis Hutin

    Le président de la République vient de quitter Oceanopolis. Il a été accueilli à sa sortie par le romancier Erik Orsenna, le navigateur Olivier de Kersauson et le président du groupe Sipa Ouest France, François Régis Hutin. À bord du catamaran électrique Nyami 54, ils doivent effectuer une traversée au milieu des flottilles.

    17h20. François Hollande est à Brest

    Initialement prévue à 17 h 10 pour la visite d’Oceanopolis, l’arrivée de François Hollande à Brest a été légèrement retardée. Le président de la République vient d’atterrir sur l’aéroport de Brest. Le cortège présidentiel se dirige maintenant vers le centre de découverte des océans Oceanopolis pour une rapide visite des lieux.

    Un président amoureux de la Bretagne

    Le président de la République aime le Finistère et le montre. Le 5 juillet François Hollande était monté à bord du sous-marin nucléaire le Terrible. Hier samedi, il a posé pieds à terre pour les Tonnerres de Brest. Invité par le président des fêtes maritimes et maire de Brest François Cuillandre le 30 janvier dernier lors de son meeting de campagne, celui qui est aujourd’hui chef de l’Etat a honoré sa promesse et est parti à la rencontre du public brestois. François Hollande, qui est aussi chef des armées, était monté à bord d'un sous marin nucléaire, le Terrible. Une visite qui n'avait pas été annoncée. C’est en toute discrétion que François Hollande avait préparé sa visite à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Terrible qui a été mis en service il y a deux ans. Revenant d’une mission de patrouille, les militaires avaient donc reçu le président sur leur lieu de travail après que celui-ci eut été hélitreuillé à environ une heure des côtes bretonnes. Il est le premier président à le faire depuis Valéry Giscard d’Estaing en 1974.

    François Hollande se trouvait ce mercredi à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, en plongée au large de la Bretagne avait annoncé l'Elysée.

    «Par sa présence, il a souhaité réaffirmer l'attachement de la France à la force de dissuasion. Il a salué l'engagement et le professionnalisme des personnels qui se dévouent pour la réalisation de cette mission», avait ajouté l'Elysée.

    Une première depuis VGE.

    A 17h, le président Hollande se trouvait toujours à bord du sous-marin, avait précisé l'Elysée.

    C'était «la première fois depuis près de quarante ans qu'un chef de l'Etat se trouv(ait) à bord d'un sous-marin nucléaire en plongée», depuis Valéry Giscard d'Estaing, en octobre 1974.

    La plongée a débuté à 14h45 et devait s'achever trois heures plus tard, à 17h45, avait-on précisé à l'Elysée.

  • François Hollande réclame plus de démocratie en République démocratique du Congo

    François Hollande réclame plus de démocratie en République démocratique du Congo

    La France a appelé lundi 9 juillet les autorités de la République démocratique du Congo à "démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l'Etat de droit" dans la perspective du sommet de la Francophonie prévu en octobre à Kinshasa.

    Paris, lundi 9 juillet, François Hollande et Abdiou Diouf sur le perron de l'Elysée.

    Mission Impossible pour Abdiou Diouf, il doit convaincre Joseph Kabila de l'importance de la démocratie au Congo

    Le président François Hollande n'a pas encore fait savoir s'il se rendrait à cette réunion internationale organisée du 12 au 14 octobre dans la capitale congolaise. Le sujet a été évoqué à l'Elysée entre le président français et le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), l'ancien président sénégalais Abdou Diouf.

    Les deux hommes "ont évoqué le XIVe sommet de la francophonie qui est prévu du 12 au 14 octobre prochain à Kinshasa", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée.
  • François Hollande reçu par la reine Elizabeth II mardi au château de Windsor

    François Hollande reçu par la reine Elizabeth II mardi au château de Windsor

    Le président français François Hollande sera reçu par la reine Elizabeth II, au château de Windsor, lors de son déplacement en Grande-Bretagne mardi, ont indiqué lundi l'Elysée et le secrétariat de Sa Majesté.

    La reine Elisabeth II a déjà fêté ses 60 ans de règne.

    L'entretien en tête-à-tête est prévu à 16H00 locales (15H00 GMT), en conclusion de la visite du président français en Grande-Bretagne. Au préalable, M. Hollande doit s'adresser à la communauté française, puis rencontrer le Premier ministre David Cameron au 10 Downing Street (à partir de 11H45 GMT).

    Un déjeuner de travail (12H15 GMT), puis une conférence de presse conjointe (13H15 GMT) sont prévus.

    La souveraine réside généralement à Windsor, tout près de Londres, le week-end et une partie de l'été, tandis que le palais de Buckingham est ouvert aux touristes.

    Avant de recevoir François Hollande, la reine doit accueillir sur ses terres à Windsor le passage de la flamme olympique.

    La rencontre doit se dérouler en tête-à-tête. Un photographe français et un photographe britannique seront toutefois autorisés à prendre quelques clichés au début de la rencontre, a précisé le secrétariat de Sa Majesté.

    La reine est très heureuse d'être en mesure de recevoir le nouveau président français à Windsor demain, a indiqué le porte-parole de Sa Majesté, précisant que la rencontre se ferait sans recourir à l'apparat des salons de réception, puisqu'il s'agit d'une rencontre entre deux chefs d'Etat en privé.

    A l'occasion de son déplacement au Royaume-Uni, François Hollande abordera, outre la coopération bilatérale, notamment en matière de défense et d'énergie, la mise en oeuvre des décisions du Conseil européen en faveur de la croissance et de la stabilité financière, selon l'Elysée.

    La Syrie, le Sahel et le nucléaire iranien seront également au menu des discussions, conclut la présidence de la République.

    Les discussions porteront sur un large spectre de sujets, notamment la zone euro, avait auparavant indiqué Downing Street.

    David Cameron et François Hollande avaient eu un premier entretien avant le sommet du G8 à Washington en mai.