11/02/2017

Benoît Hamon quitte la Tour Montparnasse et inaugure son QG de campagne au 48 rue Château d'eau, quartier populaire à Paris !

Benoît Hamon quitte la Tour Montparnasse et inaugure son QG de campagne au 48 rue Château d'eau, quartier populaire à Paris !

Benoît Hamon a présenté samedi son équipe pour la campagne présidentielle, qui rassemble des membres des différentes sensibilités socialistes après de profondes divergences pendant la primaire. Donné quatrième du premier tour par les sondages à moins de trois mois du scrutin, l'ancien ministre de l'Education veut rassembler son camp sans renier sa ligne, en rupture avec celle du quinquennat de François Hollande, qu'il juge trop libérale. Rue du château d'eau dans le Xè arrondissement à Paris, l'ancien ministre de l'Education sera dans un quartier qui a porté chance à deux anciens candidats à la présidentielle. En 2002, Jacques Chirac avait loué des locaux au Tapis rouge à moins de 100 mètres de ceux de Benoît Hamon alors qu'en 2007 c'est à 500 mètres de là, rue d'Enghien, que Nicolas Sarkozy s'était établi.

Benoît Hamon a dévoilé une grande partie de son équipe de campagne ce samedi. Thomas Piketty, Julia Cagé ou encore Aurélie Filippetti figurent dans l'organigramme. Après l'inauguration de son QG ce samedi, Benoît Hamon a dévoilé une grande partie de son équipe de campagne. A la tête de cette équipe, Mathieu Hanotin, fidèle du candidat et député de Seine-Saint-Denis et Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, seront ses directeurs de campagne.

Alexis Bachelay (à droite) l'un des porte-paroles de Benoît Hamon. Photo Réveil FM International

Quelques noms de son secrétariat général ont été révélés avec Agathe Cagé à sa tête. Cette ancienne conseillère de la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, a en partie pensé la réforme du collège. Sa soeur, Julia Cagé, économiste et professeur à Sciences po, se retrouve aussi dans l'équipe, au pôle économie de la gouvernance citoyenne. Toujours au sein du secrétariat général, Ali Rabeh, proche et conseiller de l'ombre de Benoît Hamon, est désormais son chef de cabinet.

Beaucoup de Montebourg, une pincée de Peillon, un soupçon de Valls... Le candidat PS Benoît Hamon a présenté ses porte-parole et un conseil citoyen pour alimenter sa campagne.

Le bureau de Benoît Hamon est très épuré, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. On y découvre une affiche de Mohamed Ali et des gants de boxe, une pochette d'un disque de Miles Davis ou encore une photo de Barack Obama. Le candidat PS a aussi posé un buste de Jean Jaures et quelques livres dont ceux de l'économiste grec Yanis Varoufakis, d'Arnaud Montebourg, de son porte-parole Michel Pouzol ou encore de l'économiste libérale Agnès Vardier-Molinié.

Pas d'armée mexicaine chez Hamon mais sept porte-parole tout de même : le député de l'Essonne Michel Pouzol, un fidèle, la sénatrice Frédérique Espagnac, ancienne attachée de presse de François Hollande, l'ancienne ministre Aurélie Filippetti, épouse d'Arnaud Montebourg, ainsi que Jérôme Guedj, autre pro-Montebourg, l'élue de bondy Aïssata Seck, Naïma Charaï et Sébastien Denaja, proche de Hollande qui avait soutenu Peillon, seront ainsi chargés d'expliquer la parole hamoniste. L'économiste Thomas Piketty a accepté de conseiller Hamon sur l'Europe et les traités européens. Sa compagne, l'économiste Julia Cagé, la philosophe Sandra Laugier et Salah Amokrane, ancien « Motivé » lié au groupe toulousain de musique Zebda, figurent au rang des personnalités qui rejoignent le conseil citoyen du candidat. Ils accompagneront les citoyens tirés au sort qui doivent nourrir la campagne du député des Yvelines.

Concurrencé à sa gauche par Jean-Luc Mélenchon et à sa droite par Emmanuel Macron, Benoît Hamon est devancé par Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En marche !) et François Fillon (Les Républicains) dans les sondages pour le premier tour, mais il fait mieux que Jean-Luc Mélenchon.

A ce stade, un seul proche de Manuel Valls rejoint l'équipe de campagne de Benoît Hamon. Le sénateur-maire Luc Carvounas est chargé de coordonner l'ensemble des parlementaires, « quand même un poste stratégique », a relevé Jean-Christophe Cambadélis. C'est lui qui aura la charge d'unifier les députés, sénateurs, députés européens, frondeurs et progressistes. Pas évident.

20:08 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : hamon, paris, qg | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

02/02/2017

Présidentielle 2017: Jean-Luc Mélenchon, grand tribun et partisan de la vague du "dégagisme" interpelle Benoît Hamon !

Présidentielle 2017: Jean-Luc Mélenchon, grand tribun et partisan de la vague du "dégagisme" interpelle Benoît Hamon !

Jean-Luc Mélenchon est le premier homme politique français a avoir sa chaîne You tube, son initiative est copiée par d'autres mais pas égalé. Cela n'a pas empêché François Fillon, le candidat présidentiel de la droite et du centre de le qualifier de"Fidel Castro de YouTube", de "rouge de chez les durs"! Jean-Luc Mélenchon, le Président de la "France Insoumise", est partisan de la vague du "dégagisme" dans la classe politique française. Dans sa vidéo reçue sur notre comtre twitter https://twitter.com/FreddyMulongo, Jean-Luc Mélenchon interpelle Benoît Hamon "Choisissez entre nous et eux". Ancien Ministre de Mitterrand et Jospin, Sénateur PS, après 32 ans de bons et loyaux services a quitté le parti socialiste. Après le Front de gauche, le grand tribun préside la France insoumise.

Ancien Ministre de Mitterrand et Jospin, Sénateur PS, après 32 ans de bons et loyaux services a quitté le parti socialiste, après le Front de gauche, le grand tribun préside la France insoumise. Sur son blog, Jean Luc Mélenchon donne des précisions sur le dégagisme !Après une semaine d’ubuesques publications de résultats, qui ne furent jamais ni définitifs ni exacts, le deuxième tour de la primaire du PS s’est déroulé dans les conditions ordinaires : saturation médiatique intense, amandine cécité sur le bilan des candidats et le contenu précis de ce qu’ils avançaient. Mais cela n’est pas une nouveauté et, par conséquent, cela ne mérite pas qu’on s’y arrête. L’évènement c’est que le PS a organisé une primaire hors du commun. Sa tenue a d’abord auto-bloqué et asphyxié son président sortant en exercice. Puis elle a conduit à faire voter massivement contre le Premier ministre qui a été l’inspirateur du quinquennat. Le fait n’est donc plus la primaire mais ce qui s’exprime à travers elle.

Considérée vue de haut, la situation manifeste un moment particulièrement fort dans la maturation du phénomène «qu’ils s’en aillent tous». L’insoumission, annoncée par le nom de notre mouvement, partait du constat que ce phénomène travaille en profondeur notre société. Ce phénomène que les Tunisiens avaient nommé le « dégagisme » par référence au slogan omniprésent de leur révolution démocratique à l’adresse du PS de Ben Ali : « dégage ». Car ce résultat est totalement inédit pour un exercice du type d’une primaire.

On doit donc en déduire que tout cela constitue une tendance lourde du moment politique. C’est cette pulsion « dégagiste » qui ouvre les saisons de grand remuement des sociétés. L’épisode Fillon et ses emplois familiaux au Parlement vont sans aucun doute accroitre la rage et le dégoût qui labourent la profondeur de la société. Peu de fois dans ma vie politique j’ai senti autant d’exaspération que j’en observe maintenant. Et on devine que la tendance « dégagiste » de la société va s’amplifier après ce qui sera ressenti comme un succès. Que l’instrument au PS en ait été Benoît Hamon, qui a chanté des paroles si proches des nôtres, est une source de satisfaction supplémentaire. Car dans le combat politique il est essentiel de commencer par l’élargissement de la surface d’usage des mots que vous employez.

Lire la suite

12:44 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : hamon, mélenchon, 2017, présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

31/01/2017

Présidentiel 2017: Valls "Out" ! La tendance est-il au "ON": Mélench..., Ham..., Macr..., Fill...?

Présidentiel 2017: Valls "Out" ! La tendance est-il au "ON": Mélench..., Ham..., Macr..., Fill...?

C'est chaque jour que l'on apprend de la démocratie au pays de Voltaire. On mesure à quel point, pourquoi les dictateurs africains ont peur et sont réfractaires à la démocratie. Les Français sont incorrigibles, ils sont très attachés à la démocratie et ils savent qu'un bulletin de vote est un vrai pouvoir.Cfr. https://twitter.com/FreddyMulongo. Les primaires de droite et ceux de la gauche ont été des lessiveuses pour tous ceux qui ont gouverné en France. Les Gaulois ont dégagé: Nicolas Sarkozy, ex-Président de la République de 2007-2012, battu sèchement au 1er tour de la primaire à droite, les électeurs de gauche sont allés massivement voter pour le dégager, Alain Juppé, ex-Premier ministre de Chirac distancé au second, il a été dégagé, Cécile Duflot, ex-Ministre de l'écologie et chef de Parti Europe Ecologie Les Verts du gouvernement Ayrault, a été dégagée par les militants écologistes, Manuel Valls ex-Premier ministre vient d'être écarté par la primaire de la gauche. Les Mélenchionnistes sont allés voter en masse pour dégager Valls. François Hollande a eu raison de ne se frotter à la primaire citoyenne. Pour la présidentielle 2017, qui dit primaire dit massacre ! Le dégagisme est en marche.

A la maison Latine, les Vallsistes sont amères et pourtant c'est dans ce même lieu en 2011 que les Hollandais festoyaient lors de la victoire de François Hollande aux primaires de la gauche. Manuel Valls n’a pas tardé à reconnaître sa défaite. Quelques minutes après l’annonce des premiers résultats du second tour de la primaire du PS dimanche soir, qui donne une large victoire à son adversaire Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre s'est exprimé. "Benoît Hamon l’a emporté nettement, et je tiens chaleureusement à le féliciter", a-t-il déclaré devant ses partisans. Manuel Valls a aussi assuré de sa loyauté. "J’ai depuis toujours le sens de l’action collective et de la loyauté. Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique. Et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement. Je veux lui souhaiter bonne chance" ! L'ex-Premier ministre qui a décidé de prendre du recul et de s'occuper de sa famille, son avenir s'écrit en pointillés, entre législatives et congrès du PS.

D'après les analystes politiques, nos confrères de Franceinfo sont à la pointe. Nous vous livrons leur refléxion. Manuel Valls a perdu la primaire pour plusieurs raisons:

Il a traîné le bilan du quinquennat comme un boulet

François Hollande absent de cette primaire, c'est naturellement vers celui qui a occupé le poste de chef du gouvernement de 2014 à 2016 que se sont portées toutes les critiques. Le premier débat de la primaire, le 12 janvier, a donné le ton d'emblée. "Difficile à défendre", "un sentiment d'incompréhension"… Tous les candidats à la primaire se sont dissociés du bilan d'un président au plus bas dans les sondages. Manuel Valls, obligé d'évoquer sa "fierté" d'avoir servi son pays, s'est retrouvé bien seul, avec le modeste appui de la radicale Sylvia Pinel, à défendre le quinquennat écoulé.

Il a porté le 49.3 "comme un stigmate"

"C'est une connerie qu'il a faite tout seul." Un très proche du candidat l'affirme : sa proposition de supprimer l'article 49.3 de la Constitution a été une énorme erreur. Aux yeux de l'opinion, cette initiative semble incompréhensible de la part du Premier ministre qui a eu recours à cet article à six reprises.

Début janvier, un de ses soutiens affirmait : "Il le portera comme un stigmate." Et cela n'a pas manqué. Tel le sparadrap du capitaine Haddock, le 49.3 poursuit Manuel Valls sur tous les terrains de la campagne : après une enfarinade lors d'un déplacement à Strasbourg, ses meetings sont perturbés. A Paris, dans le public du Trianon, un opposant hurle "49.3 on n'oublie pas", avant d'être expulsé par la sécurité. Comme un symbole, dimanche soir, c'est au bar Le 49.3, dans le 11e arrondissement de Paris, que des dizaines de militants anti-Valls sont allés fêter la défaite de l'ancien Premier ministre.

Il n'était pas prêt

Il a beau avoir contribué lui-même au renoncement de François Hollande, Manuel Valls était mal préparé pour cette compétition, "engagée dans des conditions imprévues", a souligné le vaincu dans son discours. "Il était prêt psychologiquement et intellectuellement, sa volonté était là, mais il n'avait rien préparé", reconnaissait un député pro-Valls dimanche soir.

En réalité, Manuel Valls, qui lorgnait plutôt la présidentielle de 2022, ne pensait pas devoir descendre dans l'arène dès cette année. Son début de campagne, début décembre, a été plus que poussif. Alors que ses équipes hésitent sur la stratégie à suivre, il présente début janvier un programme insipide : une accumulation de grands principes et peu de mesures fortes, si ce n'est le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'un des marqueurs du mandat de… Nicolas Sarkozy.

Il n'a pas réussi à changer son image

"J'ai changé." Tout au long de sa (courte) campagne, Manuel Valls a tenté de présenter un nouveau visage. Le candidat de 2017 voulait faire oublier à la fois celui de 2011, au positionnement très droitier, et le Valls Premier ministre, qui avait théorisé l'existence de deux gauches "irréconciliables". Mais le revirement, trop brutal pour paraître sincère, n'a pas convaincu. "Si Valls renie Valls, il tombe dans le pot commun. En plus, cela lui injecte le soupçon de l'insincérité", reconnaissait l'un de ses soutiens pendant la campagne.

Comment Manuel Valls pouvait-il apparaître comme un candidat rassembleur après avoir autant divisé ? L'ancien Premier ministre n'a jamais réussi à résoudre cette difficile équation. "Le temps a été trop court pour changer de costume", reconnaît un de ses plus chauds partisans. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a changé de stratégie dans la dernière ligne droite, avec une position plus dure sur la laïcité et la mise en avant de son "expérience" gouvernementale.

Il a été "parasité" par Macron

Emmanuel Macron a réussi son travail de sape. En se plaçant à l'extérieur de cette compétition, le leader d'En marche ! a détourné des milliers d'électeurs pro-Valls potentiels. Avant le second tour, l'un des partisans de l'ex-Premier ministre se désolait : "Je ne vois pas comment Valls peut gagner la primaire. Ses réserves de voix sont énormes mais elles sont figées à l'extérieur du PS, elles sont chez Macron."

Proches sur les sujets économiques, les deux hommes ont suivi chacun leur propre stratégie depuis plusieurs mois : l'émancipation pour Macron, la loyauté pour Valls. La première a été plus payante que la seconde dans la course à la qualification pour la présidentielle.

 

Les Français sont incorrigibles. Même De Gaulle de la "France libre" fut dégagé par une défaite au réferendum du 27 avril 1969 qu'il avait lui même organisé. La victoire du "Non" avait été immédiatement suivie par la démission de De Gaulle. Il n'a pas été chassé mais a du quitter le pouvoir. La démocratie, c'est toujours le peuple qui décide... surtout en France !

18:54 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : valls, hamon, 2017, présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |