23/07/2016

A Paris, le sud-africain Zuma s'est transformé en lobbyiste d'alias Joseph Kabila et son troisième mandat !

A Paris, le sud-africain Zuma s'est transformé en lobbyiste d'alias Joseph Kabila et son troisième mandat !

Le "Niet" de François Hollande, l'insistance et l'encouragement à l'alternance politique en République démocratique du Congo auront refroidi les ardeurs de Jacob Zuma, le président sudafricain qui était en visite d'Etat en France le 11 juillet dernier. La constance et l'attitude du président français dans le dossier RDC finiront par payer.

Le petit journal de canal plus dévoile le régime de Joseph Kabila from Etienne Ngandu on Vimeo.

Pourquoi Jacob Zuma qui est un président sud-africain très affaibli, qui traîne derrière lui des casseroles retentissantes et qui a de démêlés judiciaires dans son propre pays s'est-il empressé d'oublier ses soucis et se travestir en lobbyiste engagé pour alias Joseph Kabila et son troisième mandat ?

Alias Joseph Kabila-Jacob Zuma, deux présidents affairistes liés par des contrats léonins et scrabeux !

1. Joseph Kabila et Jacob Zuma ont des relations politico-mafieuses !

Il existe des liens plus opaques entre Pretoria et Kinshasa.Les relations entre alias Joseph Kabila et Jacob Zuma sont plus que mafieuses. Après le dialogue intercongolais qui s'est tenu à Sun City en Afrique du Sud, c'est le pays de Jacob Zuma qui a livré les bulletins de vote de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 et de novembre 2011.

Pour passer de deux tours à l’élection présidentielle, Joseph Kabila a corrompu des parlementaires godillots du Palais du Peuple qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, sans conscience ni morale, ont tripatouillé la Constitution de Liège pour le scrutin du 28 novembre 2011. Cela a quand même alerté des congolais de l’étranger et la communauté internationale.

Isolé au niveau international, Joseph Kabila a trouvé un allié de taille en la personne de Jacob Zuma, le président sud-africain qui a des intérêts miniers au Congo. Pour réussir les fraudes électorales, alias Joseph Kabila et sa bande des mammouths joséphistes-mobutistes corrompus ont confié à Robert Gumede, un homme d'affaire proche du Congrès national africain (ANC, le parti sud-africain au pouvoir), le contrat d'impression des bulletins de vote. Des palettes partiront de Jo'bourg avec des bulletins cochés candidat N°3: Joseph Kabila !

Lundi 28 novembre 2011, au quartier Bel Air, Commune de Kampemba à Lubumbashi dans la province du Katanga, des Congolais ont brûlé un jeep pick up bourrée des bulletins de vote déjà cochés candidat N°3 Joseph Kabila ! Photo Réveil FM International, archives

Des jeeps de la CENI et bulletins de vote seront brûles par des congolais dans plusieurs villes où le pot de rose a été découvert dont la ville de Lubumbashi. Au Katanga, Joseph Kabila 42% et Etienne Tshisekedi 41%. Pourtant Daniel Ngoyi Mulunda et sa CENI proclameront Joseph Kabila gagnant à 110% au Katanga.

Après le scrutin, plusieurs observateurs dont le "Centre Carter" et la mission d'observation de l'Union européenne dénonceront de "nombreuses irrégularités et fraudes", mais la Belgique néocoloniale-léopoldienne et Pretoria féliciteront le tricheur Joseph Kabila pour sa réélection.

 

2. Khulubuse, neveu de Jacob Zuma, acteur dans le pillage des ressources de la RDC

D'après l'agence Bloomberg, le neveu de Jacob Zuma, Khulubuse, a obtenu en 2010 des concessions pétrolières sur le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda. Les deux sociétés ayant acquis les permis, Caprikat et Foxwhelp, avaient été immatriculées aux îles Vierges britanniques trois mois avant la transaction, jugée défavorable aux intérêts de l'État congolais par l'ONG britannique Platform.

Khulubuse Zuma s'est rapidement enrichi depuis que son oncle Jacob Zuma est devenu président de la République sud africaine.

Une autorisation de Joseph Kabila à Petrol Caprikat et Foxwhelp pour exploiter les réserves pétrolières des ces deux blocs et prévoyaient déjà la production courant 2011 sur les deux blocs pourtant litigieux. C’était sans compter sur la hargne de Tullow Oil, dans la course sur les mêmes blocs depuis 2006 mais qui n’a jamais pu obtenir l’ordonnance présidentielle, sésame pour devenir propriétaire d’un bloc pétrolier, selon la loi congolaise. Tullow portera donc plainte auprès de la Haute Cour de Justice des Iles Vierges. Contre toute attente, dans une décision temporaire prise le 21 septembre 2010, la division commerciale de la Haute cour de Justice des Iles vierges interdit à Caprikat et Foxwhelp de s’engager dans l’exploitation des blocs 1 et 2 du Graben Albertine. Une victoire de courte durée pour le britannique Tullow Oil car deux mois plus tard suite à un recours des deux sociétés sud-africaines, la Haute Cour de Justice des Iles Vierges suspend son interdiction et ouvre la voie à l’exploration à cause des « maigres chances » d’obtention de l’autorisation présidentielle par Tullow Oil, pourtant présente en RDC depuis 2006.

Avec son embonpoint et son sourire, Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain, passe rarement inaperçu.

Les Ituriens et Ituriennes en premier et le peuple congolais entier ont été consultés pour la production et l'exploitation du pétrole du Lac Albert (ex-Mobutu) ? Outre l'avocat Michael Hulley, qui avait assisté Khulubuse et est devenu, depuis, conseiller juridique de la présidence sud-africaine, l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, très proche de Kabila, a également été cité comme un possible bénéficiaire de cette opération. Jusqu'à récemment, on retrouvait aussi sur la Place congolaise African Rainbow Minerals, la société du milliardaire Patrice Motsepe, et SacOil, un groupe en partie détenu par la famille de Dikgang Moseneke, vice-président de la Cour constitutionnelle sud-africaine. La compagnie Dig Oil possède, elle, des participations dans des concessions pétrolières dans l'est de la RD Congo. Dirigée par Andrea Brown, une femme d'affaires proche de l'ANC, elle s'était déjà fait remarquer en se lançant dans l'exploration en Centrafrique, du temps où François Bozizé était encore au pouvoir. En janvier 2013, alors que le président centrafricain vacillait face à la rébellion qui allait le renverser, Pretoria n'avait pas hésité à envoyer un contingent de 400 hommes pour lui prêter main-forte.

L'Afrique du Sud sait, bien sûr, où se trouve son intérêt. Sa compagnie de téléphone mobile, Vodacom dont 51% appartient à alias Joseph Kabila, domine le marché congolais, ses experts miniers sont nombreux à travailler au Katanga et une partie du cuivre de cette province transite par l'Afrique du Sud, d'où il est exporté. Quant au projet de barrages hydroélectriques de Grand Inga (articulé autour de deux centrales déjà existantes, Inga I et Inga II), il intéresse tout particulièrement Pretoria, confronté à un important déficit énergétique. L'Afrique du Sud s'est donc engagée à acquérir plus de 50 % du courant qui doit être produit par le futur barrage d'Inga III. "Le soutien des Sud-Africains nous crédibilise et devrait faciliter la récolte de fonds auprès des bailleurs, reconnaît un conseiller à la primature congolaise. Sans eux, cela aurait été très difficile.

Une vigilance tous azimuts s'impose pour les congolais de tous bords. Complice de Joseph Kabila, le sud-africain Jacob Zuma n'est pas l'ami du Congo et des congolais mais plutôt un politico-affairo-mafieux qui pille les ressources de la République démocratique du Congo et soutient par ricochet un régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation au Congo. A croire que Jacob Zuma parle de l’apartheid qui a brimé les noirs sud africains, les congolais ne doivent pas le croire. La vérité vraie, il arrive souvent qu'un enfant martyr devienne un parent bourreau. Sauf que la mafia des Zuma en République démocratique du Congo est quasi familiale, même l'ANC, le parti de Mandela est mis à contribution.

Rien d'étonnant que Jacob Zuma oublie ses casseroles à Paris pour faire du lobbying pour alias Joseph Kabila, "Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur." !

21:52 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : rdc, zuma, paris, hollande, kabila | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

22/07/2016

A Paris, le sud-africain Zuma s'est transformé en lobbyiste d'alias Joseph Kabila et son troisième mandat !

A Paris, le sud-africain Zuma s'est transformé en lobbyiste d'alias Joseph Kabila et son troisième mandat !

Le "Niet" de François Hollande, l'insistance et l'encouragement à l'alternance politique en République démocratique du Congo auront refroidi les ardeurs de Jacob Zuma, le président sudafricain qui était en visite d'Etat en France le 11 juillet dernier. La constance et l'attitude du président français dans le dossier RDC finiront par payer.

Le petit journal de canal plus dévoile le régime de Joseph Kabila from Etienne Ngandu on Vimeo.

Pourquoi Jacob Zuma qui est un président sud-africain très affaibli, qui traîne derrière lui des casseroles retentissantes et qui a de démêlés judiciaires dans son propre pays s'est-il empressé d'oublier ses soucis et se travestir en lobbyiste engagé pour alias Joseph Kabila et son troisième mandat ?

Alias Joseph Kabila-Jacob Zuma, deux présidents affairistes liés par des contrats léonins et scrabeux !

1. Joseph Kabila et Jacob Zuma ont des relations politico-mafieuses !

Il existe des liens plus opaques entre Pretoria et Kinshasa.Les relations entre alias Joseph Kabila et Jacob Zuma sont plus que mafieuses. Après le dialogue intercongolais qui s'est tenu à Sun City en Afrique du Sud, c'est le pays de Jacob Zuma qui a livré les bulletins de vote de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 et de novembre 2011.

Pour passer de deux tours à l’élection présidentielle, Joseph Kabila a corrompu des parlementaires godillots du Palais du Peuple qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, sans conscience ni morale, ont tripatouillé la Constitution de Liège pour le scrutin du 28 novembre 2011. Cela a quand même alerté des congolais de l’étranger et la communauté internationale.

Isolé au niveau international, Joseph Kabila a trouvé un allié de taille en la personne de Jacob Zuma, le président sud-africain qui a des intérêts miniers au Congo. Pour réussir les fraudes électorales, alias Joseph Kabila et sa bande des mammouths joséphistes-mobutistes corrompus ont confié à Robert Gumede, un homme d'affaire proche du Congrès national africain (ANC, le parti sud-africain au pouvoir), le contrat d'impression des bulletins de vote. Des palettes partiront de Jo'bourg avec des bulletins cochés candidat N°3: Joseph Kabila !

Lundi 28 novembre 2011, au quartier Bel Air, Commune de Kampemba à Lubumbashi dans la province du Katanga, des Congolais ont brûlé un jeep pick up bourrée des bulletins de vote déjà cochés candidat N°3 Joseph Kabila ! Photo Réveil FM International, archives

Des jeeps de la CENI et bulletins de vote seront brûles par des congolais dans plusieurs villes où le pot de rose a été découvert dont la ville de Lubumbashi. Au Katanga, Joseph Kabila 42% et Etienne Tshisekedi 41%. Pourtant Daniel Ngoyi Mulunda et sa CENI proclameront Joseph Kabila gagnant à 110% au Katanga.

Après le scrutin, plusieurs observateurs dont le "Centre Carter" et la mission d'observation de l'Union européenne dénonceront de "nombreuses irrégularités et fraudes", mais la Belgique néocoloniale-léopoldienne et Pretoria féliciteront le tricheur Joseph Kabila pour sa réélection.

 

2. Khulubuse, neveu de Jacob Zuma, acteur dans le pillage des ressources de la RDC

D'après l'agence Bloomberg, le neveu de Jacob Zuma, Khulubuse, a obtenu en 2010 des concessions pétrolières sur le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda. Les deux sociétés ayant acquis les permis, Caprikat et Foxwhelp, avaient été immatriculées aux îles Vierges britanniques trois mois avant la transaction, jugée défavorable aux intérêts de l'État congolais par l'ONG britannique Platform.

Khulubuse Zuma s'est rapidement enrichi depuis que son oncle Jacob Zuma est devenu président de la République sud africaine.

Une autorisation de Joseph Kabila à Petrol Caprikat et Foxwhelp pour exploiter les réserves pétrolières des ces deux blocs et prévoyaient déjà la production courant 2011 sur les deux blocs pourtant litigieux. C’était sans compter sur la hargne de Tullow Oil, dans la course sur les mêmes blocs depuis 2006 mais qui n’a jamais pu obtenir l’ordonnance présidentielle, sésame pour devenir propriétaire d’un bloc pétrolier, selon la loi congolaise. Tullow portera donc plainte auprès de la Haute Cour de Justice des Iles Vierges. Contre toute attente, dans une décision temporaire prise le 21 septembre 2010, la division commerciale de la Haute cour de Justice des Iles vierges interdit à Caprikat et Foxwhelp de s’engager dans l’exploitation des blocs 1 et 2 du Graben Albertine. Une victoire de courte durée pour le britannique Tullow Oil car deux mois plus tard suite à un recours des deux sociétés sud-africaines, la Haute Cour de Justice des Iles Vierges suspend son interdiction et ouvre la voie à l’exploration à cause des « maigres chances » d’obtention de l’autorisation présidentielle par Tullow Oil, pourtant présente en RDC depuis 2006.

Avec son embonpoint et son sourire, Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain, passe rarement inaperçu.

Les Ituriens et Ituriennes en premier et le peuple congolais entier ont été consultés pour la production et l'exploitation du pétrole du Lac Albert (ex-Mobutu) ? Outre l'avocat Michael Hulley, qui avait assisté Khulubuse et est devenu, depuis, conseiller juridique de la présidence sud-africaine, l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, très proche de Kabila, a également été cité comme un possible bénéficiaire de cette opération. Jusqu'à récemment, on retrouvait aussi sur la Place congolaise African Rainbow Minerals, la société du milliardaire Patrice Motsepe, et SacOil, un groupe en partie détenu par la famille de Dikgang Moseneke, vice-président de la Cour constitutionnelle sud-africaine. La compagnie Dig Oil possède, elle, des participations dans des concessions pétrolières dans l'est de la RD Congo. Dirigée par Andrea Brown, une femme d'affaires proche de l'ANC, elle s'était déjà fait remarquer en se lançant dans l'exploration en Centrafrique, du temps où François Bozizé était encore au pouvoir. En janvier 2013, alors que le président centrafricain vacillait face à la rébellion qui allait le renverser, Pretoria n'avait pas hésité à envoyer un contingent de 400 hommes pour lui prêter main-forte.

L'Afrique du Sud sait, bien sûr, où se trouve son intérêt. Sa compagnie de téléphone mobile, Vodacom dont 51% appartient à alias Joseph Kabila, domine le marché congolais, ses experts miniers sont nombreux à travailler au Katanga et une partie du cuivre de cette province transite par l'Afrique du Sud, d'où il est exporté. Quant au projet de barrages hydroélectriques de Grand Inga (articulé autour de deux centrales déjà existantes, Inga I et Inga II), il intéresse tout particulièrement Pretoria, confronté à un important déficit énergétique. L'Afrique du Sud s'est donc engagée à acquérir plus de 50 % du courant qui doit être produit par le futur barrage d'Inga III. "Le soutien des Sud-Africains nous crédibilise et devrait faciliter la récolte de fonds auprès des bailleurs, reconnaît un conseiller à la primature congolaise. Sans eux, cela aurait été très difficile.

Une vigilance tous azimuts s'impose pour les congolais de tous bords. Complice de Joseph Kabila, le sud-africain Jacob Zuma n'est pas l'ami du Congo et des congolais mais plutôt un politico-affairo-mafieux qui pille les ressources de la République démocratique du Congo et soutient par ricochet un régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation au Congo. A croire que Jacob Zuma parle de l’apartheid qui a brimé les noirs sud africains, les congolais ne doivent pas le croire. La vérité vraie, il arrive souvent qu'un enfant martyr devienne un parent bourreau. Sauf que la mafia des Zuma en République démocratique du Congo est quasi familiale, même l'ANC, le parti de Mandela est mis à contribution.

Rien d'étonnant que Jacob Zuma oublie ses casseroles à Paris pour faire du lobbying pour alias Joseph Kabila, "Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur." !

10:08 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : rdc, zuma, paris, hollande, afrique du sud | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

26/06/2012

Hollande, Merkel, Monti et Rajoy à Rome pour accorder leurs violons

Hollande, Merkel, Monti et Rajoy à Rome pour accorder leurs violons

Les quatre dirigeants des principaux pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie et Espagne) se retrouvent ce vendredi à Rome. Objectif : déminer le sommet européen qui doit avoir lieu les 28 et 29 juin à Bruxelles. Arriveront-ils à s'entendre ? Les dirigeants des quatre principaux pays de la zone euro se retrouvent ce vendredi à Rome. La chancelière allemande Angela Merkel, le Président français François Hollande et le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy seront reçu par le Premier ministre italien Mario Monti pour rapprocher leurs positions avant le sommet européen des 28 et 29 juin. Et proposer à leurs homologues un paquet de mesures pour relancer la croissance et stabiliser les marchés.

Monti, Hollande et Merkel

Mais cette rencontre devrait également se pencher sur la crise du système bancaire espagnol, les tourments de la Grèce et la situation préoccupante de l'Italie. Revue des points qui seront abordés.

Toujours un "nein" aux euro-obligations

La chancelière allemande reste arc-boutée sur son refus d'envisager toute mutualisation des dettes des Etats de la zone euro, que ce soit sous la forme d'obligations européennes ou par un autre biais, avant une intégration politique plus poussée. Dans un mémorandum transmis la semaine passée à ses partenaires, François Hollande propose désormais d'inscrire la mise en place de véritables obligations européennes dans une perspective à 10 ans et non plus à court terme.

Avancer vers plus de fédéralisme européen

La France admet également la nécessité d'une intégration européenne accrue mais par étapes et strictement subordonnée à la mise en place de nouveaux instruments de relance économique, de solidarité et de stabilisation financières. Selon une source diplomatique, le Royaume-Uni, d'habitude opposé à une intégration européenne poussée, appuie pour sa part pour la première fois une approche de type fédéral de la gestion de la zone euro, dont il subit la crise économique.

Rachat de dettes par les fonds de secours

Le Premier ministre italien a souhaité mardi, au sommet du G20, au Mexique, que le Mécanisme et le Fonds européens de stabilité financière (MES et FESF) puissent acheter de la dette émise par les pays de l'euro les plus en difficulté pour en faire baisser le coût. Une proposition appuyée par François Hollande, qui a cependant admis que ce n'était encore qu'une idée.

"OK" pour relancer la croissance

Le volet qui semble poser le moins problème est celui des mesures immédiates de relance de la croissance, souhaitées par François Hollande et chiffrées par lui à 120 milliards d'euros. Un compromis sur ce volet devrait être facilité par l'accord conclu jeudi par le gouvernement conservateur allemand et son opposition sociale-démocrate sur des mesures en faveur de la croissance.

La taxe sur les transactions financières serait acquise

Gouvernement allemand et SPD ont aussi décidés d'œuvrer à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières dans l'Union européenne - une mesure également défendue par la France et qui paraît acquise, au moins sous forme de "coopération renforcée". Le Royaume-Uni a fait savoir qu'il ne s'opposerait pas à ce que cette taxe soit introduite au sein de l'UE dans le cadre d'une telle coopération entre Etats volontaires.

...et les nouvelles ententes au sein de la zone euro

Car avec l'arrivée de François Hollande, tout à changé. Jusque là, Nicolas Sarkozy rencontrait la chancelière allemande avant tout sommet pour trouver un accord et présenter des propositions communes lors des sommets avec leurs homologues. Le nouveau président français s'est trouvé un allié en Mario Monti, alors que des frictions demeurent dans les discussions avec l'Allemagne.

Coté allemand, les informations qui ont commencé à filtrer sur les intentions du gouvernement français en matière de rigueur budgétaire sont de nature à rassurer sur le "sérieux" de la nouvelle administration. Les dirigeants allemands ont en effet toujours craint que les propositions françaises, y compris quand elles émanaient du prédécesseur de droite de François Hollande, Nicolas Sarkozy, dissimulent une tentation inavouée de laxisme budgétaire.

12:07 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : rome, merkel, hollande, monti, rajoy, freddy mulongo, euro, réveil fm international | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |