21/06/2012

François Hollande à Kinshasa ? Les deux "kabilannat" de Joseph au Congo riment avec hautes trahisons, hold-up électoral, violences, assassinats, tueries, massacres...

François Hollande à Kinshasa ? Les deux "kabilannat" de Joseph au Congo riment avec hautes trahisons, hold-up électoral, violences, assassinats, tueries, massacres...

François Hollande connait l'importance et la valeur du souverain primaire. Il a battu Nicolas Sarkozy par les urnes. Sa légitimité, il la tire des français eux-mêmes. Les législatives qui viennent de se dérouler en France prouve encore une fois aux yeux du monde, que la légitimité vient du peuple. Ni Ségolène Royal, François Bayrou, Claude Guéant, Jack Lang, Michèle-Alliot Marie, Jean-Luc Mélenchon, Nadine Morano, Rama Yade...battus ne peuvent s'imposer au Palais-Bourbon pour sièger de force à l'Assemblée nationale. Depuis que Joseph Kabila a été parachuté à la tête de la République démocratique du Congo, notre pays est plus que terre. Bizarre que les Joséphistes-Kanambistes ne brandissent plus les 5 chantiers "bidon" pour s'accrocher au pouvoir. Le sommet de la Francophonie est devenu un boué de sauvetage pour les usurpateurs , fraudeurs et tricheurs au pour pour à Kinshasa pour se légitimer. Les deux "Kabilannat" de Joseph sont jonchés des cadavres, des hautes trahisons à l'égard de la République, d'imposture outrageante, des massacres, des tueries, des arrestations arbitraites, des atteintes massives aux droits de l'homme.

François Hollande: "Le changement, c'est maintenant !" Photo Réveil FM

Voici les 10 raisons pour François Hollande, le Président de la République française de réfuter sa présence à Kinshasa:

1. Joseph Kabila est un président illégitime et illégal. Il est tricheur et fraudeur. Lors de son second hold-up électoral, il s'est octroyé 42% des suffrages, conscients de sa tricherie ses partisans n’ont pas osé mettre leur nez dehors pour fêter la victoire de leur candidat ! Partout ailleurs en Afrique c’est plutôt la situation inverse qui se produit: lorsqu'on a gagné on exalte sa joie. Sa prestation de serment, à côté de Robert Mugabe, le dictateur Zimbabwéen, le 20 décembre dernier s'est fait, à la Cité de l'union Africaine, loin de la population, avec des chars! S'il est vrai que la République démocratique du Congo, ex-Zaïre est le plus grand pays francophone au monde, comment après tripatouillage de la Constitution de Liège que le scrutin présidentiel soit à un tour ? Y compris législatif ? Pourquoi avoir tripatouillé la Constitution à quelques mois des élections ? Dans une démocratie, change-t-on les règles pour soi et à quelques mois de la compétition ? Pour son deuxième hold-up électoral, Joseph Kabila a obtenu 110% dans la province du Katanga. Chose invraisemblable ! Voici les vrais résultats que la CENI a toujours réfusé de publier ! Les Congolais ont voté pour Etienne Tshisekedi comme Président de la République démocratique du Congo avec 54%. Un vrai vote sanction face aux Vuvuzélateurs, Prédateurs, Mammouths et Dinosaures qui ont trucider la IIIème République qu'ils étaient pourtant censés protéger. Vaste manœuvre au sein de la CENI de Daniel Ngoy Mulunda, ils ont propulsé Joseph Kabila qui a été à 25% et ramener Etienne Tshisekedi de 54% à 32% en jouant comme lors des élections Louis Michel de 2006 que le Katanga et les Kivus ont plus d'électeurs que Kinshasa et les deux Kasaï. Mensonges et balivernes, Etienne Tshisekedi a caracolé en tête de 6 sur 11 provinces, (Kinshasa 74%, Bas-Congo 69%, Equateur 50%, Kasaï Oriental 87%, Kasaï Occidental 89%, Bandundu 59%), il est au coude à coude avec Joseph Kabila dans 3 provinces (Katanga, Joseph Kabila 42% et Etienne Tshisekedi 41%, Maniema, Joseph Kabila 48% et Etienne Tshisekedi 45%, Province Orientale, Joseph Kabila 39% et Etienne Tshisekedi 35%). Dans le sud Kivu, c'est Vital Kamerhe- et non pas Joseph Kabila- qui arrive en tête avec 50%, 27% pour Joseph Kabila et 25 % pour Etienne Tshisekedi. Joseph Kabila n'a distancé Etienne Tshisekedi que dans le Nord-Kivu 36% et Etienne Tshisekedi 27%. Et pourtant Etienne Tshisekedi a battu Joseph Kabila à plate couture dans les provinces où il est en tête (Kinshasa Joseph Kabila 11%, Bas-Congo Joseph Kabila 11%, Bandundu Joseph Kabila 27%, Kasaï Occidental Joseph Kabila 5%, Kasaï Oriental Joseph kabila 7%, Equateur Joseph Kabila 25%).

Le tableau provisoire des résultats que la CENI n'a jamais voulu publier !

Au Kasai occidental, Joseph Kabila, le Président-candidat sortant aurait obtenu moins de 20%, contre 77% pour Etienne tshisekedi. Au Kasai-Oriental, Joseph Kabila a obtenu 15 % contre 78 % pour Etienne tshisekedi. Dans la province de l'Equateur Joseph Kabila a obtenu 25% contre 60% pour Etienne Tshisekedi A Kinshasa au centre N° 10473, C.S.Interface, Commune de Mont-Ngafula, District de Lukunga,Ville de Kinshasa: Etienne Tshisekedi a obtenu 2.966 et Joseph Kabila a obtenu 1.889. 4 bureaux aux CS LEMBO à Bayaka-Commune de Kasa-Vubu Bureau 10093-I: Etienne Tshisekedi 117 voix contre 61 voix pour Joseph Kabila. Bureau 10093-T: Etienne Tshisekedi 139 voix contre 49 voix pour Joseph Kabila. Bureau 10093-U: Etienne Tshisekedi 197 voix contre 65 pour Joseph Kabila. A la fermeture des bureaux de vote de la Commune de Matété : Etienne Tshisekedi était voté à plus de 76 %, Vital Kamerhé 17 % et 7 % pour Joseph Kabila; A la circonscription de la Tshiangu, le vote a été un vote sanction contre Joseph Kabila et sa dictature totalitaire : Etienne TSHISEKEDI voté à 97 % , Joseph Kabila voté à 0,2

2. Joseph Kabila s'est permis de nommer les magistrats de la Cour Suprême de justice à moins de trois mois de scrutin. Trois semaines avant le scrutin, les magistrats nommés de la Cour Suprême de Justice ont été internés à l'hôtel Vénus de Kinshasa par Joseph kabila, pour quoi faire ? Or c'est la Cour suprême de Justice qui valide les résultats après proclamation de la fameuse Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Il y aurait même des députés nommés par la CENI au Palais du Peuple. A la botte de Joseph Kabila et Instrumentaliséé à outrance, la CENI n'a d'institution citoyenne d'appui à la démocratie que le nom. Incapable d'organiser les élections dignes, elle s'est autorisée à faire voter des Congolais le 29 et 30 novembre dernier , alors même que les élections étaient prévuues pour 28 novembre sur toute l'étendue de la République démocratique du Congo.

3. Est-il normal de placer en résidence surveillé Monsieur Etienne Tshisekedi, homme politique respecté et respectable au Congo ? L'empêcher de sortir chez lui et circuler librement ? Alors que Bosco Ntangana un seigneur de guerre, sans formation, bradé au titre de Général dans les Fardc par Joseph Kabila se pavanne librement et celui qui se fait appeler "Raïs" réfuse de le livrer à la Cour Pénale Internationale (CPI). Quant à Laurent Nkundabatwaré depuis ses massacres et tueries en terre congolaise, Joseph Kabila le protège. Enfin, Gédéon Kyungu Mutanga,le chef Maï-Maï, est recherché depuis son évasion avec neuf cent soixante deux autres détenus, le mercredi 7 septembre 2011, de la prison de Kasapa à Lubumbashi. Il était incarcéré après avoir été condamné à la peine capitale. Depuis sa fuite de la prison de Kasapa à Lubumbashi au Katanga, il se cancanne dans le Nord-Katanga causa une catastrophe humanitaire. Comment dans un pays démocratique peut-on emprisonner les paisibles citoyens et laisser les criminels, seigneurs de guerre en vadrouille ?

4. Monsieur le Président de la République française en allant à Kinshasa pour le sommet de la Francophonie, vous ne pourriez même pas tweeter à votre guise ou envoyer des mails à vos proches ! Pour raisons des magouilles financières et manque de volonté politique, la République démocratique du Congo est l’unique pays africain, sur quatorze, à ne pas être connecté à la fibre optique, alors que la République du Congo et le Togo sont officiellement connectés. L’accès facile à l’internet et l’éraducation de la vraie information populaire et fiable, donnent des frustractions aux gouvernants-usurpateurs de la très très démocratique Republique du Congo. Pourquoi des Joséphistes-Kanambistes craignent-ils que le peuple congolais soit suffisament informé comme dans d’autres pays? Une flopée de prédateurs et vautours a déjà décidé de maintenir le pays qui voudrait organiser le Sommet de la Francophonie dans le sous-développement télécommunicationnel. A cause de la boulimie financière des prédateurs-usurpateurs-fraudeurs au pouvoir, le câble sous-marin porteur de la fibre optique, cette technologie de pointe « dort » sur la côte de l’Océan Atlantique, une lourde hypothèque continue de peser sur l’entrée de la RDC dans dans le monde de la fibre optique. Les tenants du pouvoir par défi ont privilégié leur confort personnel au détriment de l’intérêt général de tous les Congolais. Des réseaux maffieux dites « Messieurs 40 % », ces chasseurs invétérés des commissions à Kinshasa mettent la République démocratique du Congo sens dessus-dessous. Les Congolais sont privés de l'eau, de l'électricité et même de haut de débit pour l'accès à l'internet. Le délestage récurrente de Kinshasa ! Accepterez-vous onsieur le président de la République que le Sommet de la Francophonie se fasse sous des lampes tempête à cause du déléstage ? Kinshasa est certes le lieu d'institutions mais Kinshasa n'est pas la République démocratique du Congo. Que diriez-vous aux populations du Nord-Kivu qui ne pourront même pas suivre ce sommet de la Francophonie puisque cachés en forêt et réfugiés dans les pays voisins. Que diriez-vous de tous les Congolais qui croupissent dans les geôles de Jo Ka ? Si vraiment vous tenez à participer à ce sommet. Réfusez qu'on vous escorte par des chars, prenez le temps de renconter et parler avec des Congolais que vous même aurez choisi de dialoguer avec. N'hésitez pas de vous rendre au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa ( ex-Prison de Makala), il y a dedans des prisonniers politiques, des activistes des droits de l'homme, des hommes d'Eglise, des femmes et enfants. Certains prisonniers ont 15 ans sans jugement !

5. Dans la province du Katanga, sud-est de la RDC, de nombreuses familles connaissent l’expérience des enfants qui naissent soit sans cerveau, sans abdomen, soit avec de sérieux problèmes de croissance. Selon les statistiques du ministère de la santé, concernant la ville de Lubumbashi « Le taux de naissance des bébés avec des déficiences est passé de 5 en 2008 à 60 en 2011. »

 

Au Katanga, sud-est de la RDC, la pollution de l’environnement par des entreprises minières s’amplifie au grand dam des habitants. Trop puissantes et protégées pour être inquiétées, les plaintes des communautés locales et des Ong contre elles ne sont suivies d’aucun effet. Les habitants de Kabetsha, un des quartiers de la commune de Kampemba, à l’est de Lubumbashi au sud-est de la RDC, n’ont pas de rapports faciles avec leur voisine, une entreprise minière implantée sur place. Ils ne cessent de l’accuser de polluer l’air, la couche aquifère, la végétation… avec les acides qu’elle produit et la fumée qui sort de ses fours. "Plus d’une fois la délégation des notables du quartier a tenté en vain de rencontrer les responsables de cette entreprise", affirme, dépité, un habitant de Kabetsha. "Les habitants de ce quartier comme nos voisins de Tshamilemba, sont victimes des effets de son exploitation minière", poursuit-il.

En février dernier, un camion citerne de l’entreprise incriminée a même déversé de l’acide sulfurique dans les parcelles environnantes. Croyant avoir affaire à du gasoil, certains habitants du quartier ont afflué sur le liquide. Quelques uns s’y sont trempés et en sont sortis avec des brûlures. Saisie du dossier, la mairie de Lubumbashi a ordonné de verser de la chaux sur les lieux acidifiés. "Notre rôle est de protéger cette population", avait affirmé à l’occasion le maire, sans plus.

Le Réseau des ressources naturelles, qui a jugé cette situation très délicate, a résolu de déposer une plainte au Tribunal de grande instance de Lubumbashi contre l’entreprise pollueuse. "Tout citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de le défendre", a fait savoir Sabin Mande, coordonnateur provincial du réseau.

Des plaintes sans effet

Trente kilomètres plus à l’ouest de Lubumbashi, dans le territoire de Kipushi, les rivières Kafubu et Kipushi y compris la végétation sont fortement polluées. La société civile de la place et les propriétaires des fermes situées le long de ces rivières pointent du doigt deux entreprises minières qui y exercent leurs activités. "Elles déversent des eaux contenant du cyanure et de l’arsenic, substances qui détruisent la vie aquatique et la végétation", rapporte un activiste de la société civile locale qui se plaint de la passivité des autorités. "Il y a une année, le conseil des ministres du gouvernement provincial du Katanga avait inscrit la question parmi les points à l’ordre du jour, affirme-t-il. Il a promis, au regard de la gravité de la situation, de faire venir sur place des spécialistes en toxico-environnementale et de sévèrement sanctionner ceux qui seront formellement reconnus comme auteurs de cette pollution. Mais rien n’est fait malgré les plaintes des habitants et les dénonciations des organisations de la société civile". Résigné, un fermier de Kipushi lâche : "Il y a des acteurs politiques congolais qui ont leurs actions dans toutes ces entreprises. Et comme les loups ne se mangent pas entre eux, nos plaintes ne changent rien".

6. Monsieur le Ptrésident, à la fin de toutes vos interventions par "Vive la République ! Vive la France !". Le peuple est éternel, mais les individus passent ! En allant au Sommet de la Francophonie à Kinshasa, vous allez d'une manière ou d'une autre légitimer un usurpateur et fraudeur. Votre quinquennat qui a très bien débuté risque d'en prendre un coup. Le discours de Dakar "L'Afrique n'est pas entré dans l'histoire !" est demeuré un boulet pour votre prédécesseur Nicolas Sarkozy ! Le problème pour la République démocratique du Congo n'est pas dans le schéma de "Contraindre ou convaincre". Diriger par défi sans aucune légitimiter telle est l'option choisie par Joseph Kabila et ses partisans au pouvoir. Tout ce qu'ils rêvent est de légitimer leur pouvoir. Or la France et la Francophonie ont des valeurs démocratiques universelles qui doivent s'appliquer à tous.

La France est notre pays d'adoption. Elle est un pays magnifique et merveilleuse ! Cela 11 ans que Joseph Kabila trône à la tête de la République démocratique du Congo sans aucune légitimité. La légitimité on a de son peuple, pas de l'extérieur. Et lorsqu'on veut à tout prix légitimer son pouvoir par l'extérieur et de l'extérieur, c'est qu'il ya de graves problèmes à l'intérieur. Joseph Kabila n'a pas à utiliser le sommet de la Francophonie comme une blanchisserie pour se laver de ses forfaits, impostures, fraudes électorales, tueries et massacres.

L'argument selon lequel que la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone n'est pas un argument valable pour vous convaincre d'y aller. L'adage selon lequel "Les Etats n'ont ques des intérêts, pas d'amis" ne doit pas s'appliquer à vous car nous sommes au XXIè siècle, où la connaissance du monde a beaucoup évolué. Que le sommet de la Francophonie à Kinshasa ne soit ni un piège ni un boomerang qui pourrait vous revenir.

Vous avez été honorablement été élu par les Français, grâce à vous l'image de la France et ses valeurs intrinsèques doivent être défendues.

7. Les 70 millions des Congolais sont francophones, pas Joseph Kabila. Il n'a jamais étudié à l'école française de Dar es salam comme les prétendent des lobbiyistes mafieux, falsifacateurs de l'histoire de celui qui trône à la tête de la République démocratique du Congo. Le peuple congolais est plus important qu'un individu parachuté et se se maintient par défi. Lorsqu'il menace que s'il n' ya pas de Sommet de Francophone, la RDC va se tourner vers l'Anglophonie comme le Rwanda. C'est de lui seul qu'il parle , pas des Congolais qui sont attachés à la langue française. Il est navrant que celui qui se fait appeler "Joseph Kabila" qui dirige le Congo par défi participe à la dégradation de la République démocratique du Congo, il laisse les pays voisins: Rwanda, Ouganda, Burundi semer la terreur au Congo et piller les richesses...L'insécurité à l'Est est devenu son petit fond de commerce. Depuis 11 ans, le Congo n' a pas d'armée républicaine. Il a fait infiltrer des Rwandais et Ougandais dans l'armée congolaise et ne se préoccupe guère. La population est choisifiée voire paupérisée, les Congolais meurent de faim comme dans aucun pays au monde !

A l'Est, les Congolais se font massacrer comme des mouches ! Pendant ce temps Joseph Kabila s'est enrichi plus que Mobutu et ses 32 ans de dictature.

17/04/2012

Le géant minier suisse Glencore lié au travail des enfants en République démocratique du Congo

Le géant minier suisse Glencore lié au travail des enfants en République démocratique du Congo

La plus grande entreprise de Suisse a acheté du minerai de cuivre extrait par des enfants dans une de ses concessions en République démocratique du Congo. C'est ce que révèle une enquête exclusive menée par la RTS et la BBC. Un enfant de dix ans dans une mine. L'idée est choquante. C'est pourtant un fait avéré dans la mine de Tilwezembe, située à 30 kilomètres de Kolwezi dans la province du Katanga. Une équipe conjointe de la RTS et de la BBC l'a constaté en février dernier.

Le siège de Glencore dans le canton de Zoug. Le groupe minier Glencore, qui dirige ses activités mondiales depuis le petit village de Baar dans le centre de la Suisse, est côté en Bourse !

La concession de Tilwezembe appartient depuis 2008 à Kamoto Copper Company (KCC), une entreprise elle-même détenue par Glencore via sa filiale Katanga Mining Limited (KML). En novembre 2008, la crise financière internationale et la chute du prix des matières premières entraînent une suspension de l'exploitation industrielle du site. Fin 2010, des centaines de mineurs artisanaux envahissent la mine.

Aujourd'hui, ils sont près de 1600 à y extraire du cuivre et du cobalt avec des moyens rudimentaires. Parmi eux, de nombreux adolescents, et même des enfants. L'absence de mesures de sécurité fait de Tilwezembe l'une des mines les plus dangereuses au monde, avec une trentaine de décès par an liés à des éboulements dans des galeries de fortune descendant jusqu'à 40 mètres sous terre.

Une filière bien organisée

Glencore s'estime victime d'une occupation illégale et insiste sur le fait qu'elle n'achète aucun minerai de Tilwezembe. Pour le géant minier, une évacuation du site serait pour l'heure trop dangereuse car elle pourrait engendrer des heurts entre mineurs artisanaux et forces de l’ordre.

Pourtant, notre enquête révèle que, loin d'être un lieu d'extraction anarchique, la mine de Tilwezembe est très bien organisée. Les creuseurs ont l’obligation de vendre leur minerai à un Libanais nommé Ismaël qui possède l'entreprise Misa Mining.

Suivant la filière de ce minerais, notre enquête a établi que des camions se rendent à Likasi, une ville située à 150 kilomètres à l'est de Tilwezembe. Ils livrent leur marchandise à l'usine du Groupe Bazano, une importante entreprise minière elle aussi en mains libanaises. Ismaël, l'homme qui achète le cuivre et le cobalt à Tilwezembe, est d'ailleurs un ancien employé du Groupe Bazano.

Sur la base de plusieurs témoignages et documents, nous pouvons révéler que le Groupe Bazano a revendu du minerai de Tilwezembe à l'entreprise zambienne Mopani Copper Company, une autre filiale de Glencore.

A cette filière indirecte s'ajouterait un lien direct. Plusieurs chauffeurs de camion indiquent avoir effectué le trajet de Tilwezembe à Mopani sans passer par l'intermédiaire du Groupe Bazano.

Glencore conteste en bloc

Confronté à ces accusations, le PDG de Glencore, Ivan Glasenberg, a accordé une interview exclusive à la RTS et à la BBC. "Nous n'achetons ni cuivre, ni cobalt des mineurs artisanaux de Tilwezembe. Je suis certain que, sur la base de nos instructions, aucun de nos sites de production ne prend ce type de minerai", explique-t-il. Il assure par ailleurs que son entreprise n'achète pas de cuivre auprès du Groupe Bazano.

Selon lui, l'usine de Mopani en Zambie n'utilise que du minerai extrait de manière industrielle par les filiales congolaises de Glencore. "Les sacs contenant le minerai sont scellés avant de quitter nos mines industrielles et chaque sac est répertorié dans notre système informatique", ajoute Ivan Glasenberg. Le Groupe Bazano, quant à lui, réfute tout lien avec l’exploitation artisanale de Tilwezembe et nie que son usine de Likasi fournisse quelque minerai que ce soit à l'usine de Mopani.

Son entrée en bourse l'an dernier a obligé Glencore à faire preuve de plus transparence, notamment vis-à-vis de ses actionnaires. Première entreprise de Suisse en termes de chiffres d’affaires (170 milliards de francs suisses en 2011), la société zougoise a donc publié son premier rapport de durabilité en septembre dernier.

Dans ce document de plus de cent pages, la problématique des mineurs artisanaux en RDC n’occupe qu'un seul paragraphe dans lequel la société ne se reconnaît aucune responsabilité.

Pollution à l'acide

Les problèmes posés par ses activités en République démocratique du Congo ne se limitent pas à l'extraction artisanale. Le rejet d'acide sulfurique dans la rivière Luilu, à proximité de Kolwezi, en est un exemple. KCC, l'une des filiales de Glencore, y a repris il y a trois ans l’exploitation d'une usine hydrométallurgique dont les effluents ont contaminé le cours d’eau.

Lors de son entretien avec la RTS et la BBC enregistré le 4 avril dernier, Ivan Glasenberg a indiqué que cette pratique remontait à l'époque coloniale et qu'elle était sur le point de cesser. "Nous aurions aimé résoudre le problème dès le rachat de l'usine. Mais pour ce faire, nous aurions dû interrompre temporairement la production et mettre nos employés au chômage technique, ce que les autorités ne voulaient pas.

Voilà pourquoi cela nous a pris trois ans avant de pouvoir traiter ces effluents correctement. Aurais-je aimé résoudre le problème plus vite? Bien sûr. Et aujourd'hui, je suis fier de dire que, si cela est sur le point de cesser après cinquante ans, c'est grâce à Glencore." Dans un complément de réponse reçu par écrit le 11 avril, la société indique que les rejets d’acide ont définitivement

Le géant suisse des matières premières Glencore a révélé des détails supplémentaires, très attendus des investisseurs et analystes, de son introduction en Bourse, l'une des plus importantes des dernières années.

"Nous sommes ravis du grand intérêt des investisseurs (...) et nous espérons accueillir de nouveaux actionnaires comme partenaires à long terme", a indiqué le directeur général de Glencore, Ivan Glasenberg.

Le groupe minier, qui dirige ses activités mondiales depuis le petit village de Baar dans le centre de la Suisse, a d'ores et déjà placé une grande partie de son offre auprès "d'investisseurs clés" non identifiés et qui ont souscrit à environ 31% de l'offre, soit 3,1 milliards de dollars.

Le groupe serait composé des fonds souverains de Singapour et d'Abou Dhabi, ainsi que des gestionnaires d'actifs et des banques privées, selon les médias. Glencore, dont les origines remontent aux années 1970, n'a pas vraiment créé de surprise mercredi, un grand nombre de détails ayant déjà filtré dans la presse ces derniers mois. Il va proposer ses actions entre 480 et 580 pence par titre pour son introduction en Bourse à Londres et à Hong Kong, afin de lever environ 10 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros). Ce chiffre pourrait être révisé à la hausse, car la société a prévu une rallonge pour ses investisseurs. Dans le cas d'une demande supérieure aux attentes, Glencore émettrait jusqu'à 10% d'actions supplémentaires, permettant au groupe de lever au total quelque 12 milliards de dollars.

L'introduction de quelque 6,4 milliards d'actions sur les places financières de Londres et d'Hong Kong par Glencore valorise ce dernier à environ 61 milliards de dollars, a-t-il précisé.

Ces chiffres "sont globalement conformes à nos attentes", a indiqué Miriam Hehir, analyste à RBC Capital Markets.

Les dates communiquées par Glencore sont également en ligne avec les éléments ayant jusqu'à présent été divulgués dans la presse.

Le prix final doit ainsi être annoncé le, ou "aux alentours" du 19 mai, date à laquelle les titres Glencore commenceront à être négociés de manière restreinte à la Bourse de Londres. Les actions seront échangées sans restriction le 24 mai à Londres et le lendemain à Hong Kong ou aux alentours de ces dates.

L'entrée en Bourse permettra au groupe d'assouvir ses appétits de développement. Glencore va ainsi pouvoir relever de 50,7% à 93% sa participation dans le producteur kazakhe de zinc Kazzinc, financer d'autres investissements et réduire sa dette.

Cette opération permettra également au groupe d'améliorer sa flexibilité financière en lui donnant accès à d'autres sources de financement sur les marchés et lui permettant d'utiliser ses actions pour de futures acquisitions, selon l'agence de notation Moody's. Partie de presque rien, la société fait aujourd'hui figure de géant des matières premières, avec un bénéfice net de 3,8 milliards de dollars en 2010.

Elle ne se contente pas seulement d'être un acteur majeur du négoce, mais détient également une grande partie de ses actifs miniers (zinc, cuivre, plomb, aluminium etc.), énergétiques (pétrole et charbon) et agricoles (coton, tournesol, blé, sucre...). Elle s'approvisionne aussi auprès de 7.000 sous-traitants.

Glencore détient par ailleurs en propre des installations portuaires, des entrepôts et une flotte de navires pour fournir ses clients à travers le monde.

 

Cette omniprésence a permis au groupe de "bénéficier de l'amélioration des conditions de marché" au premier trimestre.

La tendance devrait se poursuivre au deuxième trimestre, où la demande en matières premières devrait rester soutenue malgré le séisme et le tsunami au Japon ainsi que les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.