19/06/2012

Ségolène Royal détournée par les internautes !

Ségolène Royal détournée par les internautes !

Une affiche «Ici, c'est Falorni» placardée sur la porte de Ségolène Royal a été détournée par les adeptes de photomontage qui ont même créé un blog.

Ségolène Royal pose devant la porte de son appartement à La Rochelle, sur laquelle une affiche de son adversaire a été placardée. Elle porte plainte contre cette «intimidation», mais convoque surtout un photographe de l'AFP sur place pour s'assurer que l'incident soit connu de tous.

Cette image a amusé et inspiré les internautes adeptes de photomontages. Un blog a même été créé pour l'occasion.

Pôle-emploi.fr

Ici ! Ici ! C'est Paris

Docteur Olivier Falorni, proctologue

Ici ! Ici ! C'est le confessionnal

C'est Easy Easy !

Ici ! Ici ! C'est Panzani

Ici ! Ici ! C'est Houdini

Ici ! Ici ! C'est le pyjama party

Maison à vendre !

Musée Grévin !

Si tu le tweetes j'annule Tout !

Législatives: Mais que reste-t-il à Ségolène Royal ?

Législatives: Mais que reste-t-il à Ségolène Royal ?

Après sa défaite aux législatives à La Rochelle, l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée voit ses rêves nationaux s'envoler. Elle souhaite cependant rebondir et vise désormais la tête du PS.

Ségolène Royal pose devant la porte de son appartement à La Rochelle, sur laquelle une affiche de son adversaire a été placardée. Elle porte plainte contre cette «intimidation», mais convoque surtout un photographe de l'AFP sur place pour s'assurer que l'incident soit connu de tous.

Mais comment fait Ségolène Royal pour garder la tête haute après les échecs en série que la socialiste subit ces derniers mois? Dernier revers en date, celui de dimanche soir à La Rochelle, où elle a dû s'incliner face au dissident PS Olivier Falorni qui l'a emporté avec 63% des voix.

La gifle est cinglante pour Ségolène Royal qui, il y a 5 ans, était la chouchou des socialistes, tenant tête à Nicolas Sarkozy jusqu'au second tour de la présidentielle de 2007. L'échec est d'autant plus pénible aujourd'hui, que sa non-réélection dimanche dans son fief de Poitou-Charentes la prive désormais de moyens d'exister au niveau national, elle qui rêvait d'accéder à la présidence de l'Assemblée nationale grâce à sa victoire.

Veste rouge écarlate, sourire figé, elle a fait face dimanche soir. D'un ton mécanique, elle a débité devant la presse les lignes qu'elle venait d'écrire: «C'est le résultat d'une trahison politique. C'est un député de droite qui a été élu», dit-elle citant ensuite Victor Hugo: «Toujours la trahison trahit le traître. »

Semaine rude

La semaine a été particulièrement rude pour la socialiste qui a fini par succomber au «tout sauf Ségolène». Et au coup porté sous forme de tweet par Valérie Trierweiler, la compagne du président de la République, pour soutenir son adversaire. Mais elle a tenu bon quand même, faisant compagne jusqu'à la dernière minute, affirmant dimanche matin encore: «Croyons-y jusqu'au bout», rappelle Le Parisien.

Ses fans crient au scandale. «On ne lui a rien épargné», s'indignent ses supporters dans la presse. La gauche, elle aussi, a rendu hommage à la perdante. «Ce qu'elle vit est douloureux. Je voudrais lui adresser un message de sympathie», a déclaré la Première secrétaire du parti Martine Aubry dans un discours dimanche soir.

Malgré la défaite, Ségolène Royal donne le change et annonce la couleur pour la suite. «J'ai perdu cette élection mais je continuerai à peser sur les choix de la politique nationale», a-t-elle prévenu.

A la direction du PS?

Hic: quelle place faire désormais à Ségolène Royal au sein de la famille PS? La principale intéressée a déjà une idée sur la question. Elle a ainsi émis l'hypothèse dimanche soir de rebondir à la direction du PS, que Martine Aubry va abandonner ces prochains mois.

Interrogée sur l'intérêt qu'elle porte au poste de premier secrétaire, elle a affirmé: «Je n'exclus rien. Je réfléchis et je veux de toutes mes forces continuer à mettre mon expérience et mon savoir-faire et mon amour de la France au service des Français», a-t-elle expliqué dans L'Express.

Chances très maigres

Mais ses chances sont plus que maigres. Elle qui doit déjà faire face à l'hostilité des caciques du parti depuis sa campagne présidentielle de 2007, ne voit pas sa cote d'amour remonter depuis son nouvel échec de dimanche. Et tout le monde se souvient de sa cinglante 4e place, lors de la primaire socialiste pour la course à l'Elysée en octobre dernier et de ses larmes de dépit.

Sans parler que personne n'avait oublié son échec dans sa tentative de briguer le poste de premier secrétaire du PS en novembre 2008, alors en plein déchirement, rappelle Europe 1. Elle avait raté son élection pour 42 voix face à Martine Aubry. S'en était suivi alors un psychodrame sur fond d’accusations de fraude venus des deux camps.

Après recomptage, la maire de Lille avait finalement été déclarée gagnante pour 102 voix, sonnant du coup, déjà, le glas des ambitions nationales de Ségolène Royal.

15/06/2012

Législatives 2012: Ségolène Royal meurtie !

Législatives 2012: Ségolène Royal meurtie !

Ségolène Royal a expliqué mercredi 14 juin au soir à La Rochelle ne pas avoir réagi à chaud au tweet de Valérie Trierweiler soutenant son adversaire car "le coup était trop violent", comparant dans Libération "la trahison politique" du dissident Olivier Falorni à celle d'Eric Besson en 2007.

Ségolène Royal

"Je n'ai pas voulu volontairement réagir hier (mardi) car le coup était trop violent, ça ne veut pas dire que je ne suis pas meurtrie, je ne suis pas un robot...", a déclaré Ségolène Royal lors d'une réunion électorale à La Rochelle dont les images étaient diffusées sur les chaînes de télévision. "Je demande le respect par rapport à une mère de famille dont les enfants entendent ce qui se dit...", a ajouté l'ancienne candidate à la présidentielle.

Dans un entretien jeudi à Libération, elle explique à nouveau : "face à la violence du coup, je n'ai pas voulu réagir à chaud, car je mène un combat politique difficile et je me dois de tenir bon". "En tant que femme politique, je demande à être respectée tout comme doit être respecté le soutien politique que m'apporte le président de la République en tant qu'unique candidate de la majorité présidentielle", ajoute-t-elle dans le quotidien.

Au cours de ce même entretien, la candidate du PS soutenue par tous les partis de gauche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime estime que le maintien de la candidature d'Olivier Falorni face à la sienne est "une forme de trahison politique qui s'apparente à celle d'Eric Besson en 2007".

Alors membre de la direction du PS, Eric Besson avait démissionné du parti en pleine campagne présidentielle, pour apporter quelques semaines plus tard son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy.

Cette "trahison" est "intolérable", insiste Ségolène Royal. "C'est accepter de faire perdre une candidate de gauche avec les voix de la droite et de l'extrême droite", explicite la présidente de la région Poitou-Charentes, en relevant que, selon ce sondage, Olivier Falorni "récupère 83% des voix de Nicolas Sarkozy et 55% des voix de Marine Le Pen" à la dernière présidentielle.

Pour Ségolène Royal, le socialiste dissident "n'est pas l'homme de la majorité présidentielle, mais bien l'instrument du 'tout sauf Ségolène'". Il bénéficie aussi, affirme-t-elle, "de certaines vieilles complicités d'appareil" parmi les "revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau".

"Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique", déclare encore la candidate, pour qui un vote des militants socialistes entre les candidats à la candidature dans cette circonscription (La Rochelle et l'île de Ré) "aurait divisé les socialistes locaux".