14/06/2012

Législatives 2012 : Vers une majorité rêvée pour Hollande-Ayrault

Législatives 2012 : Vers une majorité rêvée pour Hollande-Ayrault

Le PS et ses alliés disposeraient de la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec un nombre de sièges compris entre 297 et 332, selon une projection de l'institut Ifop publiée jeudi. Le Front de gauche n'obtiendrait que 8 à 10 sièges.

 

L'Assemblée nationale française à Paris

Un premier tour des législatives de bon augure pour le couple de l'exécutif François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Selon une projectif de l'institut Ifop publiée jeudi, le PS et ses alliés disposeraient de la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec un nombre de sièges compris entre 297 et 332, alors que la majorité absolue est de 288 sièges. "Le Parti Socialiste et apparentés, le Parti Radical de Gauche et le Mouvement Républicain et Citoyen, n'auraient pas à compter nécessairement sur l'appui des autres forces de gauche que sont le Front de Gauche et Europe Ecologie Les Verts pour faire passer certains textes de lois", avance Jérôme Fourquet, politologue à l'Ifop.

De son côté, grâce à l'accord conclu avec le PS, Europe Ecologie Les Verts obtiendrait entre 13 et 20 sièges et serait en mesure de constituer un groupe parlementaire En revanche, le Front de Gauche n'est pas sûr d'être dans ce cas de figure avec une fourchette comprise entre 8 et 10 sièges, alors qu'il en faut actuellement 15 pour constituer un groupe.

1 ou 2 sièges pour le MoDem

A droite, l'UMP et ses alliés (apparentés, Nouveau centre, Parti radical) remporteraient de 210 à 277 sièges, loin des 343 sièges gagnés en 2007 et en-dessous des 253 sièges de 1997, après la désastreuse dissolution de l'Assemblée par Jacques Chirac. Le Front National pourrait faire son retour à l'Assemblée, obtenant de 0 à 3 sièges. Le MoDem en aurait entre 1 et 2. Deux à cinq sièges reviendraient à d'autres députés.

Ces projections en nombre de sièges ont été élaborées à partir des résultats du premier tour des législatives et de l'analyse des scrutins précédents dans chaque circonscription.

"Les résultats de ces projections doivent être appréciés dans leur globalité et ne peuvent pas faire l'objet d'une exploitation au cas par cas, en raison des incertitudes liées aux reports de voix et à la participation au second tour", souligne l'Ifop.