28/08/2013

Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

Si Jean-Marc Ayrault et les cadres du Parti socialiste qualifient cette réforme de "responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle", tel n'est pas l'avis de nombreux responsables de l'UMP, qui dénoncent des hausses d'impôt sans réforme structurelle, et de l'aile gauche du PS, qui regrette l'allongement de la durée de cotisation à quarante-trois ans.

Matignon, mardi 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault, ses ministres et les partenaires sociaux. Photos Réveil FM

Le projet de réforme des retraites, dévoilé mardi 27 août par Jean-Marc Ayrault, a immédiatement été rejeté à la fois par les syndicats contestataires (CGT, FO) et par le Medef ainsi que par une large partie de la classe politique. Financée par une hausse des cotisations sociales, la réforme prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à quarante-trois années en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015.

Les partenaires sociaux divisés !

Matignon, Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires. Photo Réveil FM

"Sur la pénibilité, il y aura une participation des employeurs avec la volonté de mettre en place le compte à partir du 1er janvier 2015", a annoné Jean-Claude Mailly (FO) après son passage à Matignon.

Jean-Claude Mailly (FO) à son arrivée à Matignon. Photo Réveil FM

Jean-Claude Mailly répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Du côté de la CGT, Eric Aubin, membre de la direction du syndicat, a affirmé que "la CGT n'a pas été entendue par le gouvernement" et s'est dit "formellement opposé à un transfert des cotisations famille vers l'impôt", alors que le premier ministre a annoncé une prochaine réforme pour que le financement de la branche famille pèse moins sur le coût du travail.

"Nous avions fait des propositions de réforme de fond avec des mesures de court terme et de long terme mais le premier ministre a balayé d'un revers de main les propositions de la CGT. Plus que jamais la manifestation du 10 septembre est nécessaire pour peser sur les choix et faire en sorte que d'autres choix soient faits."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a estimé pour sa part sur Europe 1 que l'allongement de la durée de cotisation après 2020 "n'est pas un signe d'espoir pour les jeunes". Il s'est dit en revanche satisfait de voir l'augmentation de la cotisation "privilégiée" à une hausse de la CSG, et la création d'un compte pénibilité, "quelque chose que nous demandions".

"Le premier ministre a pris les chaussons de M. Fillon puisqu'il prolonge ce qu'avait fait M. Fillon en 2003, à une époque où il n'était pas d'accord. Personne ne peut garantir que cette réforme sera la der des ders, ce qui justifie qu'on appelle à mobiliser le 10 septembre."

A l'inverse, la direction de la CFDT s'est félicitée des "mesures de justice" obtenues :

"La CFDT prend acte des efforts partagés et mesurés qui sont demandés, et restera vigilante sur la concrétisation des mesures de justice annoncées, et se félicite de la création d'un compte personnel pénibilité, une évolution majeure de notre système de retraite."

Côté patronal, Pierre Gattaz, président du Medef, a dénoncé dans une interview au Figaro "une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous".

"A vrai dire, c'est même une non-réforme : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer. Les mesures annoncées ce soir par le premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme. Il est irresponsable aujourd'hui d'augmenter les charges et les contraintes sur les entreprises [alors que] la situation économique de notre pays est grave."

Enfin, Jean-François Roubaud, président de la CGPME, a affirmé que son organisation "est assez inquiète".

"On voit peu de réformes, mais une augmentation des prélèvements et une augmentation des dépenses. Une réforme ce n'est pas ça. Ce que je demande, c'est que le premier ministre et le gouvernement s'engagent à une annulation de ces charges supplémentaires."

PS et gouvernement à la défense

Michel Sapin , ministre du travail. Photo Réveil FM

Marisol Touraine, ministre des affaires sociale et santé à Matignon. Photo Réveil FM

Maryse Lebranchu, ministre de la Réforme d'Etat et de la Décentralisation et fonction publique à Matignon. Photo Réveil FM

La ministre des affaires sociales, était évidemment la première à défendre le projet de réforme de son gouvernement. Invitée par TF1, la ministre a estimé que, "pour la première fois, une réforme des retraites est aussi synonyme de droits nouveaux, de progrès, de justice sociale".

"Cette réforme est courageuse parce que nous ne pouvions pas laisser filer les déficits tels qu'ils existent, et qu'ils seront totalement comblés par la réforme que nous engageons. C'est une réforme audacieuse, ambitieuse, parce que, contrairement à ce qui a été fait au cours des dernières réformes, elle s'inscrit dans la durée : nous réfléchissons à l'horizon 2035, 2040, nous ne nous contentons pas de replâtrer les comptes, nous introduisons de véritables transformations du système."

Le président des députés PS, Bruno Le Roux, a défendu "une réforme globale, juste et progressiste."

"Cette réforme tranche enfin avec les précédentes par son souci de concevoir un compromis fécond avec les partenaires sociaux. Beaucoup de leurs remarques et de leurs propositions ont été prises en compte et [ont] contribué à l'équilibre général du projet. Le groupe socialiste est totalement solidaire de cette réforme qui correspond point par point à ce que nous défendons. Le gouvernement prouve qu'on peut rénover notre modèle social sans saper ses fondements comme l'a fait l'ancienne majorité de droite."

La droite réplique fort

Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, la réforme des retraites est "simplement une hausse de taxes qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés, qui va pénaliser la compétitivité des entreprises, à un moment où le chômage continue d'augmenter".

Pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général chargé du projet des retraites à l'UMP, "les comptes pour 2020 n'y sont pas".

"Rien n'est réglé à plus long terme, rien n'est fait pour rapprocher les régimes et assurer la justice, et les Français vont payer davantage. Le gouvernement achète, sur le dos des Français, un sursis de trois ou quatre ans, mais ne règle rien. Cette 'réformette' n'est ni efficace, ni juste, ni durable."

La gauche de la gauche dénonce

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé au JT de France 2 que les mesures proposées constitueraient une "série de ponctions" au détriment des salariés.

"Au-delà de tout, qu'est-ce qui va commencer tout de suite ? Une baisse des salaires, c'est ça qui commence (...) sur la feuille de paie, le salaire baisse. Quand vous prenez sur les salaires, ça réduit la consommation. Quand vous réduisez la consommation, ça réduit l'activité, donc ça réduit mécaniquement l'emploi."

Le Parti communiste français a pour sa part considéré que Jean-Marc Ayrault se détournait des Français.

 

"En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à quarante-trois ans d'ici [à] 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite."

Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

Si Jean-Marc Ayrault et les cadres du Parti socialiste qualifient cette réforme de "responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle", tel n'est pas l'avis de nombreux responsables de l'UMP, qui dénoncent des hausses d'impôt sans réforme structurelle, et de l'aile gauche du PS, qui regrette l'allongement de la durée de cotisation à quarante-trois ans.

Matignon, mardi 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault, ses ministres et les partenaires sociaux. Photos Réveil FM

Le projet de réforme des retraites, dévoilé mardi 27 août par Jean-Marc Ayrault, a immédiatement été rejeté à la fois par les syndicats contestataires (CGT, FO) et par le Medef ainsi que par une large partie de la classe politique. Financée par une hausse des cotisations sociales, la réforme prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à quarante-trois années en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015.

Les partenaires sociaux divisés !

Matignon, Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires. Photo Réveil FM

"Sur la pénibilité, il y aura une participation des employeurs avec la volonté de mettre en place le compte à partir du 1er janvier 2015", a annoné Jean-Claude Mailly (FO) après son passage à Matignon.

Jean-Claude Mailly (FO) à son arrivée à Matignon. Photo Réveil FM


Jean-Claude Mailly répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Du côté de la CGT, Eric Aubin, membre de la direction du syndicat, a affirmé que "la CGT n'a pas été entendue par le gouvernement" et s'est dit "formellement opposé à un transfert des cotisations famille vers l'impôt", alors que le premier ministre a annoncé une prochaine réforme pour que le financement de la branche famille pèse moins sur le coût du travail.

"Nous avions fait des propositions de réforme de fond avec des mesures de court terme et de long terme mais le premier ministre a balayé d'un revers de main les propositions de la CGT. Plus que jamais la manifestation du 10 septembre est nécessaire pour peser sur les choix et faire en sorte que d'autres choix soient faits."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a estimé pour sa part sur Europe 1 que l'allongement de la durée de cotisation après 2020 "n'est pas un signe d'espoir pour les jeunes". Il s'est dit en revanche satisfait de voir l'augmentation de la cotisation "privilégiée" à une hausse de la CSG, et la création d'un compte pénibilité, "quelque chose que nous demandions".

"Le premier ministre a pris les chaussons de M. Fillon puisqu'il prolonge ce qu'avait fait M. Fillon en 2003, à une époque où il n'était pas d'accord. Personne ne peut garantir que cette réforme sera la der des ders, ce qui justifie qu'on appelle à mobiliser le 10 septembre."

A l'inverse, la direction de la CFDT s'est félicitée des "mesures de justice" obtenues :

"La CFDT prend acte des efforts partagés et mesurés qui sont demandés, et restera vigilante sur la concrétisation des mesures de justice annoncées, et se félicite de la création d'un compte personnel pénibilité, une évolution majeure de notre système de retraite."

Côté patronal, Pierre Gattaz, président du Medef, a dénoncé dans une interview au Figaro "une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous".

"A vrai dire, c'est même une non-réforme : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer. Les mesures annoncées ce soir par le premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme. Il est irresponsable aujourd'hui d'augmenter les charges et les contraintes sur les entreprises [alors que] la situation économique de notre pays est grave."

Enfin, Jean-François Roubaud, président de la CGPME, a affirmé que son organisation "est assez inquiète".

"On voit peu de réformes, mais une augmentation des prélèvements et une augmentation des dépenses. Une réforme ce n'est pas ça. Ce que je demande, c'est que le premier ministre et le gouvernement s'engagent à une annulation de ces charges supplémentaires."

PS et gouvernement à la défense

Michel Sapin , ministre du travail. Photo Réveil FM

Marisol Touraine, ministre des affaires sociale et santé à Matignon. Photo Réveil FM

Maryse Lebranchu, ministre de la Réforme d'Etat et de la Décentralisation et fonction publique à Matignon. Photo Réveil FM

La ministre des affaires sociales, était évidemment la première à défendre le projet de réforme de son gouvernement. Invitée par TF1, la ministre a estimé que, "pour la première fois, une réforme des retraites est aussi synonyme de droits nouveaux, de progrès, de justice sociale".

"Cette réforme est courageuse parce que nous ne pouvions pas laisser filer les déficits tels qu'ils existent, et qu'ils seront totalement comblés par la réforme que nous engageons. C'est une réforme audacieuse, ambitieuse, parce que, contrairement à ce qui a été fait au cours des dernières réformes, elle s'inscrit dans la durée : nous réfléchissons à l'horizon 2035, 2040, nous ne nous contentons pas de replâtrer les comptes, nous introduisons de véritables transformations du système."

Le président des députés PS, Bruno Le Roux, a défendu "une réforme globale, juste et progressiste."

"Cette réforme tranche enfin avec les précédentes par son souci de concevoir un compromis fécond avec les partenaires sociaux. Beaucoup de leurs remarques et de leurs propositions ont été prises en compte et [ont] contribué à l'équilibre général du projet. Le groupe socialiste est totalement solidaire de cette réforme qui correspond point par point à ce que nous défendons. Le gouvernement prouve qu'on peut rénover notre modèle social sans saper ses fondements comme l'a fait l'ancienne majorité de droite."

La droite réplique fort

Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, la réforme des retraites est "simplement une hausse de taxes qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés, qui va pénaliser la compétitivité des entreprises, à un moment où le chômage continue d'augmenter".

Pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général chargé du projet des retraites à l'UMP, "les comptes pour 2020 n'y sont pas".

"Rien n'est réglé à plus long terme, rien n'est fait pour rapprocher les régimes et assurer la justice, et les Français vont payer davantage. Le gouvernement achète, sur le dos des Français, un sursis de trois ou quatre ans, mais ne règle rien. Cette 'réformette' n'est ni efficace, ni juste, ni durable."

La gauche de la gauche dénonce

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé au JT de France 2 que les mesures proposées constitueraient une "série de ponctions" au détriment des salariés.

"Au-delà de tout, qu'est-ce qui va commencer tout de suite ? Une baisse des salaires, c'est ça qui commence (...) sur la feuille de paie, le salaire baisse. Quand vous prenez sur les salaires, ça réduit la consommation. Quand vous réduisez la consommation, ça réduit l'activité, donc ça réduit mécaniquement l'emploi."

Le Parti communiste français a pour sa part considéré que Jean-Marc Ayrault se détournait des Français.

 

"En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à quarante-trois ans d'ici [à] 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite."

27/08/2013

Matignon: Retraites, pas de relèvement de la CSG mais une hausse des cotisations

Matignon: Retraites, pas de relèvement de la CSG mais une hausse des cotisations

Matignon a annoncé ce soir le contenu de sa réforme des retraites. La hausse des cotisations et l'allongement de la durée de cotisation rapporteront 7,3 milliards d'euros en 2020.

Après deux jours de négociations avec les organisations patronales et syndicales, Jean-Marc Ayrault dessine les contours de la future réforme des retraites, «juste, équilibrée et structurelle», qui sera présentée au conseil des ministres le 18 septembre prochain. Les principales mesures annoncées doivent rapporter 7,3 milliards d'euros en 2020, ce qui permettrait de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards à cette date.

• L'allongement de la durée de cotisation

«Il n'y a pas d'autre solution», a assuré Jean-Marc Ayrault. «Ne pas le faire, ce serait s'exposer soit à une diminution des pensions des actuels comme des futurs retraités, soit à une augmentation insupportable des prélèvements, ce que le gouvernement ne veut pas.» La durée de cotisation sera donc portée à 43 ans en 2035, contre 41,5 années en 2020. L'allongement sera progressif: de 42 ans en 2023, la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein passera à 42 ans et un trimestre en 2026, puis 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032 et enfin 43 ans en 2035. Jean-Marc Ayrault s'est engagé à ce qu'il n'y ait plus d'allongement de la durée de cotisation après 2035.

Une mesure en demi-teinte, puisque le rapport Moreau avait préconisé un allongement jusqu'à 44 ans pour la génération née en 1989. La CFDT, seul syndicat qui n'était pas radicalement opposé à cette mesure, a eu gain de cause: elle avait prévenu qu'elle serait réfractaire à une augmentation de plus de 43 ans à l'horizon 2035. Le premier ministre a exclu que le mode de calcul des fonctionnaires soit aligné sur celui des agents du privé, arguant que «la durée de cotisation des agents publics est déjà alignée sur celle du privé alors qu'ils partent à la retraite sans apport financier».

 Pas de hausse de la CSG

Contrairement à ce qui était un temps évoqué, la CSG ne sera en aucun cas augmentée. Si une hausse généralisée était d'ores et déjà exclue, la CGPME évoquait hier un relèvement de la CSG des retraités (6,6% à l'heure actuelle) au niveau de celle des actifs (7,5%). Cette option n'a finalement pas été retenue. «La CSG n'a pas été créée pour financer les retraites», a déclaré le premier ministre, estimant qu'un relèvement «pèserait sur tous les ménages». «Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées, à un faible niveau», a ajouté Jean-Marc Ayrault.

• Augmentation des cotisations patronales et salariales

Les cotisations patronales et salariales augmenteront pour financer la réforme. La hausse sera progressive: 0,15 point en 2014, puis 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit 0,3 point au total, du côté des actifs comme des employeurs. Le Medef avait consenti cette hausse en échange d'une baisse du coût du travail qui doit être négociée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, à l'automne.

 Mise en place d'un compte pénibilité

A partir du 1er janvier 2015, un compte personnel de prévention de la pénibilité financé par les entreprises sera mis en place. Il combinera un financement collectif des entreprises et une cotisation de chaque entreprise en fonction de la pénibilité qui lui est propre. Il pourra servir à financer «la formation pour une reconversion, un temps partiel en fin de carrière» ou permettre à un salarié en situation de pénibilité de partir «plus tôt à la retraite».

• Des mesures spécifiques pour les femmes et les jeunes

Comme attendu, la majoration des pensions de 10% pour les parents d'au moins trois enfants va disparaître, jugée plus profitable aux hommes qu'aux femmes étant donné qu'ils bénéficient en moyenne de pensions plus élevées. Elle sera remplacée par un forfait de pension par enfant pour toutes les femmes, à partir du premier enfant. Aucun montant n'a pour l'instant été annoncé.

Une aide forfaitaire sera également mise en place pour permettre aux jeunes diplômés de racheter leurs années d'études, dans la limite de quatre trimestres. Jean-Marc Ayrault s'est également engagé à mener une réforme «pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail», comme il l'avait promis au Medef. Cette réforme concernera notamment la «branche famille».

«Cette évolution serait engagée dès 2014, de sorte qu'il n'y ait pas de hausse du coût du travail l'année prochaine.»