nicolas sarkozy

  • Impôts: Le bouclier fiscal a coûté 735 millions

    Impôts: Le bouclier fiscal a coûté 735 millions

    Le «bouclier fiscal», mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy a coûté 735 millions d’euros (883 millions de francs) à la France en 2011, révèle Le Parisien/Aujourd’hui en France dans son édition de mardi.

    Le bouclier fiscal est une mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

    «Le bouclier fiscal, qui consiste à limiter à 50% de ses revenus le montant des impôts d’un contribuable, a coûté 735 M (883 millions de francs suisses) à l’Etat l’an dernier.

    «C’est presque 100 de plus que l’année précédente. C’est surtout plus que ce qui était prévu dans le budget», indique mardi le quotidien français Le Parisien/Aujourd’hui en France qui s’est procuré une note signée du directeur général des finances publiques, Philippe Parini.

    «Cette note met également en avant une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés», ajoute le journal.

    «Ce document de 21 pages, précise que 13'034 contribuables ont bénéficié du bouclier fiscal en 2011. Ce chiffre est largement inférieur à celui de 2010 (16'223). Pour autant le coût pour l’Etat n’a pas diminué. Bien au contraire. D’une année sur l’autre, il est en hausse de 100 M», poursuit le quotidien.

    Plus de foyers fortunés

    «L’augmentation du nombre des foyers les plus fortunés explique la forte hausse du montant total des restitutions et du montant moyen restitué au titre de 2011: 735 M; pour un montant moyen de 56'400 contre 636 M pour un montant moyen de 39'230 l’année précédente», détaille la fameuse note qui souligne: «Il s’agit des montants les plus élevés constaté depuis la création du dispositif».

    «Depuis son entrée en vigueur, le bouclier fiscal a représenté un coût de près de 3M pour le Trésor public», selon le chiffrage de la direction générale des finances publiques", précise Le Parisien/Aujourd’hui en France.

    La suppression du «bouclier fiscal» a été votée en juillet 2011 en même temps que la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

    Pourtant, affirme le quotidien, «pour cette année et l’an prochain, les dernières restitutions se traduiront par une nouvelle dépense de 800 M;. ce sont 120 M; de plus que ce qui a été annoncé».
  • UMP, l'embarrassant héritage de Sarkozy !

    UMP, l'embarrassant héritage de Sarkozy !

    UMP-Pendant que le Parti socialiste se partage les places à l'Assemblée nationale, les ténors de l'UMP se positionnent pour la présidence du parti qui sera remise en jeu à l'automne prochain. Alors que François Fillon, Jean-François Copé et, dans une moindre mesure, Alain Juppé, font d'ores et déjà figure de favoris pour ce scrutin interne à l'issue incertaine, les ralliements s'enchaînent et les candidatures alternatives se dessinent.

     

    Un présage… Dessin de Deven paru dans Le Mauricien

    Dernière en date, Nathalie Kosciusko-Morizet, tenante d'une ligne progressiste au sein du parti conservateur, a clairement laissé entendre ce lundi 25 juin qu'elle n'excluait pas de concourir si ses idées n'étaient pas représentées. Une menace plus qu'une déclaration de candidature à l'image de celles qu'on laissé filtrer d'autres anciens ministres comme Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez ou Chantal Jouanno.

    Le chant du départ ! Dessin de Burki paru dans 24 Heures

    Dans cette bataille d'influence qui s'annonce, c'est bien l'héritage de Nicolas Sarkozy et de sa campagne présidentielle qui sont en jeu. Que faut-il conserver des cinq années de la présidence Sarkozy? Faut-il revendiquer ou remettre en cause la droitisation de l'UMP qui connut son paroxysme entre les deux tours de la présidentielle? Faute de consensus à droite, les langues se délient et les esprits s'échauffent.

    Sur le départ. Dessin de Dilem paru dans Liberté

    Le casse-tête du droit d'inventaire

    Première pomme de discorde, personne pour l'heure ne s'accorde sur le bilan collectif des années Sarkozy. L'ancienne ministre et très proche de François Fillon, Roselyne Bachelot, a ouvert les hostilités ce week-end en réclamant sur un ton très dur un droit d'inventaire sur le quinquennat passé. "Qu'est ce qu'on va faire, on ne va rien dire ? On a perdu la présidentielle et les législatives. On a laissé une centaine de nos compagnons sur le terrain, on va passer au milieu des cadavres en chantonnant?", a-t-elle tonné dans Le Journal du Dimanche. Avant de conclure sur un constat tranchant: "Nicolas Sarkozy a installé le désordre dans sa maison".

    Adieu Sarkozy ! Dessin de Cagle

    Alors que ces déclarations ont fait sortir de leurs gonds les sarkozystes historiques, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé est monté au créneau ce lundi matin pour tuer le débat dans l'oeuf. "Si c'est pour désigner des boucs-émissaires, je n'en serai pas", a-t-il écarté sur France Inter. "Quand je vois un certain nombre de personnalités qui ont été ministres de Nicolas Sarkozy, ont eu une très grande proximité avec lui, les entendre dire des choses à l'opposé de ce qu'elles ont fait, ce qu'elles ont dit, ça me stupéfie un petit peu !", a-t-il regretté, rappelant au passage la proximité de Roselyne Bachelot avec son adversaire François Fillon.

    L'affaire l'Oréal, un rouleau compresseur !

    Jean-François Copé par franceinter

    Les anciens proches de Nicolas Sarkozy s'étaient donnés le mot dès ce week-end. "Je suis très surpris que l'on puisse aujourd'hui réclamer un droit d'inventaire à l'intérieur de notre famille politique, surtout lorsque l'on a été pendant cinq ans membre du gouvernement sortant durant toute la durée du mandat de Nicolas Sarkozy", a taclé le député-maire de Nice, Christian Estrosi, dans un communiqué. "Le droit d'inventaire, je suis contre. Parce que l'inventaire, c'est le passé. Le droit d'inventer, je suis pour. Parce que ça, c'est pour l'avenir", a répondu de son côté Brice Hortefeux sur BFMTV-RMC.

    Présidentielle: de la "bête à trois têtes" à Charles Maurras

    Outre le bilan politique des années Sarkozy, la gestion de sa campagne présidentielle continue d'animer les discussions à l'UMP. Le rôle de ses conseillers, Claude Guéant, Emmanuelle Mignon, et surtout Patrick Buisson, est ainsi régulièrement épinglé par les partisans d'un recentrage politique de l'ancien parti majoritaire.

    Roselyne Bachelot, qui ne les épargne guère, s'est indignée dans son livre "A feu et à sang" (Flammarion), de l'influence néfaste à ses yeux de "la bête à trois têtes" chargée de ddéfinir la stratégie de Nicolas Sarkozy envers et contre ses ministres. Ex-porte-parole du candidat Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet s'en est pris quand à elle à Patrick Buisson, qu'elle a accusé ce week-end d'avoir davantage fait campagne pour "réhabiliter Charles Maurras", figure de l'extrême-droite, que pour faire réélire l'ancien président.

    Des critiques publiques qui ne sont pas toutefois du goût de tout le monde, y compris dans le camp des fillonistes et des proches d'Alain Juppé. "On a tous validé cette stratégie électorale", "on l'assume", "NKM l'a assumée", a réagi sur LCI le député et ancien ministre Benoît Apparu, non sans regretter à son tour que la campagne soit allée "trop loin dans la droitisation".

    "Je crois que Patrick Buisson a fait gagner Nicolas Sarkozy en 2007", estime de son côté Valérie Pécresse, jugeant que l'ancien patron de Minute avait "mis toute son énergie à essayer de lui faire gagner à nouveau les élections en 2012".

    FN, droitisation... Le flou des valeurs

    Au-delà de la figure de Nicolas Sarkozy ou de ses conseillers, c'est donc surtout le positionnement idéologique et stratégique de l'UMP vis-à-vis du Front national qui continue d'agiter le parti. Une ligne de tension illustrée par un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche selon lequel un sympathisant UMP sur deux (48%) et environ deux sympathisants du Front national sur trois (72%) souhaitent que ces deux formations "passent des accords électoraux" aux élections locales.

    "Il y a un trouble dans notre électorat, mais notre rôle n'est pas de reproduire ce qui se dit sur les marchés, de suivre les tendances, il faut tracer une voie", a tranché Alain Juppé dans Le Monde, tout en s'inquiétant d'entendre "certains de nos amis affirmer qu'ils se reconnaissent dans les valeurs du Front national".

    Officiellement, l'UMP de Jean-François Copé a clairement exclu tout accord entre les deux partis. Mais la stratégie du "ni-ni" (ni front républicain contre l'extrême-droite, ni alliance avec le FN) a démontré ses limites sur le terrain comme sur les résultats des élections législatives. "Ceux qui ont tenté de se rapprocher du FN ont été défaits". "Cela doit être une source de réflexion pour eux comme pour l'UMP", relevait récemment le chiraquien François Baroin.

    "C’est bien parce que la droite au pouvoir n’a pas été suffisamment la droite que l’extrême droite affaiblie en 2007 est redevenue forte en 2012", rétorquent les rescapés de la Droite populaire, en déplorant "des mesures en demi-teinte sur la sécurité et l’immigration" sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

    Le débat ne fait que commencer.

  • Kadhafi, Bettencourt, Karachi : Nicolas Sarkozy perd son immunité ...

    Kadhafi, Bettencourt, Karachi : Nicolas Sarkozy perd son immunité ...

    Nicolas Sarkozy est devenu un justiciable français comme les autres ce vendredi 15 juin 2012. L'ancien chef de l'Etat est redevenu ce vendredi un justiciable comme les autres et pourrait devoir rendre des comptes dans l'affaire Bettencourt, mais aussi les sondages de l'Elysée, Karachi ou la Libye.

    Nicolas Sarkozy

    Les choses sérieuses commencent pour Nicolas Sarkozy. Un mois après son départ de l'Elysée, l'ex-chef de l'Etat est redevenu ce vendredi un justiciable ordinaire, privé de son immunité présidentielle. Il s'expose ainsi à d'éventuelles poursuites ou à une audition comme témoin dans plusieurs affaires, comme le dossier Bettencourt.

    L'article 67 de la Constitution stipule que le président de la République ne peut durant son mandat "être requis de témoigner" ni "faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite". Cette interdiction est levée un mois après la cessation de ses fonctions. A partir de ce moment, l'ancien président de 57 ans peut répondre aux convocations des magistrats enquêtant sur des affaires où son nom est cité.

    Les premiers à vouloir l'entendre pourraient être les juges bordelais qui instruisent l'affaire Bettencourt, dont l'un des volets porte sur des soupçons de financement illégal de sa campagne électorale de 2007. Depuis l'incarcération, le 23 mars, de Patrice de Maistre, l'ex-conseiller financier de Liliane Bettencourt, ce volet politique semble concentrer l'attention des juges qui ont organisé, avant le 15 juin, une série de confrontations clé.

    A l'annonce du troisième refus de mise en liberté de leur client début juin, les avocats de l'ex-conseiller financier avaient d'ailleurs pointé, à mots couverts, le "timing" de ces confrontations, juste avant la fin de l'immunité présidentielle.

    La Libye et Karachi pourraient suivre

    Le financement de la campagne de 2007, côté libyen cette fois, est également au coeur d'une controverse née entre les deux tours de la publication d'un document attribué à un ex-homme de confiance du colonel Kadhafi, faisant état d'un "accord de principe" conclu en 2006 avec Tripoli pour apporter à la campagne du candidat Sarkozy 50 millions d'euros.

    Nicolas Sarkozy avait à l'époque parlé d'"infamie" et porté plainte pour "faux" et "publication de fausses nouvelles" contre Mediapart. Lequel a riposté en déposant une plainte en dénonciation calomnieuse contre le président sortant. Aucune enquête judiciaire n'est cependant en cours sur le fond de ce dossier.

    Dans l'affaire Karachi, les juges enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, par le biais de rétrocommissions présumées versées dans le cadre de contrats d'armement, mises en lumière dans l'enquête sur l'attentat de Karachi (Pakistan) du 8 mai 2002.

    "Le coeur de l'enquête, c'est François Léotard"

    Nicolas Sarkozy était en 1995 ministre du Budget et porte-parole de campagne de M. Balladur mais "il y a beaucoup d'investigations à réaliser avant son éventuelle audition" par les enquêteurs, estime un avocat sous couvert d'anonymat.

    "Le coeur de l'enquête, c'est François Léotard - alors ministre de la Défense - Balladur et le financement du Parti républicain", selon cet avocat qui ne juge pas "urgente" l'audition de l'ex-président. Dans ce dossier, comme dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy a démenti toute irrégularité.

    Enfin, il est possible que l'affaire dite des sondages de l'Elysée, visant une convention signée entre l'Elysée et le cabinet d'études Publifact -dirigé par Patrick Buisson- rebondisse après la levée de l'immunité présidentielle qui, en novembre 2011, avait fait barrage à l'enquête.

    Jacques Chirac avait été le premier chef d'Etat français rattrapé par ses démêlés judiciaires après son mandat. Cité dans une demi-douzaine d'affaires, il avait été entendu comme témoin dans quelques unes, la première fois deux mois après son départ de l'Elysée, le 19 juillet 2007. Dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis, le 15 décembre 2011 et n'a pas fait appel.
  • Nicolas Sarkozy, les 100 photos de son quinquennat ! Deuxième Partie

    Nicolas Sarkozy, les 100 photos de son quinquennat ! Deuxième Partie

    La France est un pays où les institutions fonctionnent, Nicolas Sarkozy président de la République sortant a été battu et depuis le 15 mai dernier, il a laissé sa place à François Hollande, le nouveau président. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila s'inscruste tel un sangsue au trône de la République comme si le Congo était son ligablo ! Joseph Kabila qui n'a jamais gagné aucune élection en République démocratique du Congo, vient de commettre son second hold-up électoral, en novembre 2011. Il est tricheur, fraudeur et usurpateur. Joseph Kabila n'a aucune légitimité et légalité au Congo. Il est une parenthèse de l'histoire de la République démocratique du Congo, qui est arrivé comme les cheveux dans la soupe et sortira par la petite porte de l'histoire. Avec lui, des dinosaures Mobutistes sont devenus des Mammouths Joséphistes rampants pour des miettes, des journalistes coupagistes et caporalisés encenseurs de la dictature totalitaire. L'aphone de la République et l'incapacitaire de 5 chantiers bidon joue un à un Mobutu bis prenant des Congolais pour des nigeaux. Le Congo est 178è pays au monde, la paupérisation des congolais est équivalent lorsqu'on sait les potentialités que régorgent la République démocratique du Congo. A Kinshasa, les écoles et terrains de football sont vendus aux agents immobiliers, sacrifiant l'avenir de toute une nation. Avec 450 rivières, Joseph Kabila croit que la construction d'un nouveau barrage à Zongo va résoudre le problème récurrent du délestage alors qu'avec une bonne décentralisation, la construction de plusieurs petites barrages est une solution viable. Mauvaise élève, la RDC ne pourrait se connecter à la fibre optique...Le lancement du projet WACS (West africain submarin cable system) a eu lieu le mardi 15 mai 2012 en Afrique du Sud. Tous les pays qui avaient pris à bras-le-corps la mise en œuvre et s’étaient préparés sur le terrain en mettant en place les infrastructures y afférentes y ont accès. La RDC reste encore hors course ! La RDC n’a pas répondu présente à ce rendez-vous de connexion à cette technologie de pointe. Ici, on en est encore à la construction de la station d’atterrage au niveau de Muanda. Les Congolais de l'est de la République sont devenus des réfugiés sans abris dans leur propre pays. Et paix que ne cesse de promettre le fermier de Kingakati, une chimère ! En France, Nicolas Sarkozy n'a pas démeriter. Il a fait une politique d'ouverture, des réformes emblématiques, il a connu des succès diplomatiques...Qu'a fait Joseph Kabila sur son compteur depuis qu'il trône en République démocratique du Congo ? Rien, un grand zéro. Le bohomme préfère faire des rallyes sur des pistes congolaises et jouer au Nintendo. Le Congo mérite mieux qu'un imposteur à la tête de notre pays. Les 100 photos du quinquennat de Nicolas Sarkozy, suite:

    Nicolas Sarkozy, président de la République française de 2007-2012

    Retrouvez les temps forts du quinquennat 2007-2012 en images

    Juin 2009: Europe-Ecologie enflamme les européennes

    Répit pour le gouvernement dont la liste se classe en tête des élections européennes, conséquence de la présidence de l'UE couronnée de succès de Nicolas Sarkozy. Le PS s'effondre et c'est un nouveau mouvement, Europe-Ecologie, piloté par Daniel Cohn-Bendit et associé aux Verts, qui crée la surprise.

    Juin 2009: un Congrès et un grand emprunt

    Devant le Congrès réuni comme la révision constitutionnelle le lui permet, Nicolas Sarkozy annonce sa stratégie de relance et préconise un grand emprunt national pour investir dans la croissance de demain. La commission Juppé-Rocard sera chargée d'en fixer les modalités. Recherche, PME innovantes... Cinq secteurs stratégiques seront retenus pour se partager le pactole de 35 milliards d'euros.

    Juillet 2009: la baisse de la TVA dans la restauration

    Promesse de Jacques Chirac, la baisse de la TVA dans la restauration est actée par Nicolas Sarkozy. Son secrétaire d'Etat en charge de la consommation, Hervé Novelli, négocie des contreparties en matière de salaires et d'emploi et promet une baisse des prix. Son bilan est mitigé et son coût important pour le budget de l'Etat, même si la baisse de la TVA permet à la profession de faire face à la crise.

    Septembre 2009: début du procès Clearstream

    "Je suis ici par la volonté d'un homme: Nicolas Sarkozy". Alors que s'ouvre le procès des listings falsifiés de Clearstream, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy s'affrontent à distance. Blanchi en première instance puis en appel, l'ancien premier ministre n'a jamais renoué avec son rival.

    Octobre 2009: le scandale de l'Epad

    Elu conseiller général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy, fils du chef de l'Etat, provoque une vaste polémique en briguant la présidence de l'Epad, établissement en charge de la gestion de La Défense. Les accusations en népotisme volent contre le président et son fils, qui n'a pas encore son diplôme de droit et choque jusqu'à Neuilly, fief du clan Sarkozy. Jean Sarkozy finira par renoncer sur le plateau de TF1, mais l'affaire marquera durablement les esprits.

    Décembre 2009: débuts du débat sur l'identité nationale

    Thème de campagne de 2007, l'identité nationale fait l'objet d'un débat fin 2008 et début 2009 piloté par le ministre de l'Immigration Eric Besson. Destiné à raviver la "fierté d'être Français", le débat se prête néanmoins rapidement aux dérapages xénophobes et islamophobes alors qu'un autre débat sur les minarets secoue la Suisse. Les soupçons d'instrumentalisation politique, alors que le FN reprend du poil de la bête, achèveront de décrédibiliser l'entreprise.

    Janvier 2010: affaire Proglio

    La double rémunération du nouveau patron d'EDF, l'ancien PDG de Veolia et proche de Nicolas Sarkozy, enflamme une nouvelle fois les débats. L'affaire tombe mal alors que l'action du gouvernement est empêtrée dans les polémiques et que la crise sévit de plus en plus durement.

    Février 2010: le Quick halal ne passe pas

    L'expérimentation menée par l'enseigne de fast-food visant à ne proposer que des sandwichs halal et sans porc tourne à la polémique. Lancé par le FN et relayé par l'UMP, la bataille du Quick halal révèle les fractures communautaires du pays. Au bénéfice d'un Front national dont les critiques se focalisent de plus en plus sur la religion musulmane.

    Février 2010: la tempête Xynthia

    Dans la nuit du 27 février, une tempête violente frappe les côtes atlantiques de la France. Les digues cèdent, des villages sont inondés, faisant une cinquantaine de morts et entraînant un désastre économique. Décision est prise de raser les maisons construites en dessous du niveau de la mer, ce qui provoque un tollé dans les départements les plus touchés, la Charente-Maritime et la Vendée.

    Février 2010: le chantier explosif des retraites

    Alors que les déficits se creusent, Nicolas Sarkozy décide d'ouvrir des négociations en vue de réformer le régime général des retraites. Une consultation s'ouvre avec les syndicats. Mais la piste de revenir sur le départ à 60 ans va mettre le feu aux poudres sociales, précipitant ce qui deviendra le conflit le plus dur du quinquennat.

    Mars 2010: la fin de la taxe carbone

    Impopulaire et contestée, la taxe carbone est reportée sine die, malgré les efforts de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno. Promesse du Grenelle de l'Environnement, l'abandon de la contribution climat marque le début de la fin du positionnement écolo du gouvernement.

    Mars 2010: la débâcle des régionales

    Malgré les espoirs de la majorité, les listes UMP-NC ne parviennent pas à reprendre la moindre région aux socialistes qui réalisent un carton plein. Seule l'Alsace reste aux mains de la droite. Symbole de la déroute, Valérie Pécresse est défaite en Ile-de-France face au socialiste Jean-Paul Huchon.

    Mai 2010: Eyjafjoll affole l'Europe

    Un gigantesque nuage de cendre craché par un volcan islandais paralyse le trafic aérien européen. Situation inédite à laquelle le gouvernement ne peut pas grand chose. Mais les milliers de passagers bloqués loin de chez eux pendant plusieurs jours sont fous de rage.

    Juin 2010: le rebond de l'Affaire Karachi

    Le site Mediapart, dirigé par Edwy Plenel, relance l'affaire Karachi et fait état de soupçons de financement illégal de la campagne de 1995 de Edouard Balladur. Nicolas Sarkozy, qui était alors ministre du Budget, est visé par l'enquête.

    Juin 2010: l'humiliation de la Coupe du Monde

    La déroute des Bleus en Afrique du Sud, symbolisée par la grève inédite des joueurs enfermé dans leur bus, tourne à l'affaire d'Etat. Nicolas Sarkozy convoquera des "Etats généraux" du football. La France quitte la Coupe du Monde par la petite porte.

    Eté 2010: l'affaire Woerth-Bettencourt

    Alors que la famille Bettencourt, actionnaire principal de L'Oréal, se déchire, des enregistrements révèlent l'existence de possibles remises d'argent liquide au trésorier de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Les révélations s'enchaînent contre Eric Woerth, ex-ministre du Budget et actuel ministre du Travail chargé de piloter la réforme des retraites. L'affaire, qui fait toujours l'objet d'enquêtes, restera comme le principal scandale politico-financier du quinquennat.

    Juin 2010: Pflimlin aux commandes de l'audiovisuel public

    En vertu des nouvelles règles en vigueur dans l'audiovisuel public, le président de la République nomme désormais directement le patron de France Télévisions. Exit le chiraquien Patrick de Carolis, jugé peu favorable à la réforme de la publicité et remplacé par Rémi Pflimlin.

    Juin 2010: Carla Bruni, égérie de Woody

    Evénement, la première dame fait du cinéma. Le cinéaste Woody Allen, en tournage dans la capitale, a choisi Carla Bruni pour apparaître dans son film "Midnight in Paris". Discret, le couple présidentiel est toutefois victime de plusieurs rumeurs malveillantes, dont certaines sont alimentées par la droite.

    30 juin 2010: le tournant de Grenoble

    Après des incidents violents dans le Loir-et-Cher impliquant des gens du voyage ainsi que des nuits d'émeutes dans l'Isère, Nicolas Sarkozy livre un discours qui fera date dans le quinquennat. Ultrasécuritaire, faisant pour la première fois le lien entre immigration et délinquance, le chef de l'Etat entreprend une reconquête de l'opinion en flirtant ouvertement avec les thèses de l'extrême-droite. L'aile modérée de l'UMP est outrée. Deux annonces retiennent l'attention: la déchéance de la nationalité pour les agresseurs de personnes dépositaires de l'autorité de l'Etat, et le démantèlement de camps de Roms.

    Août 2010: Fillon se démarque et s'impose

    Toujours aussi populaire, particulièrement dans l'électorat de droite, le Premier ministre affiche son malaise après la droitisation entamée par le chef de l'Etat. Une popularité dont Nicolas Sarkozy prend ombrage mais dont il doit tenir compte alors que des divisions apparaissent dans la majorité. Alors que les rumeurs de son débarquement s'accélèrent, François Fillon recadre les ministres sarkozystes, dont Brice Hortefeux et finit par s'imposer à Nicolas Sarkozy, au détriment de Jean-Louis Borloo qui quittera le gouvernement à l'automne.

    Rentrée 2010: mobilisation contre la réforme des retraites

    Les syndicats mobilisent massivement et à plusieurs reprises contre la réforme du régime général des retraites, qui prévoit le recul de l'âge de départ. Sur fond d'affaire Woerth, le bras de fer avec le gouvernement touche les ports et les raffineries de pétrole. Nicolas Sarkozy ne cèdera sur presque rien. La réforme sera adoptée.

    Septembre 2010: les remontrances de l'UE

    La question Rom brouille les relations entre l'Etat français et la Commission européenne. La commissaire luxembourgeoise Viviane Reding compare les démantèlements de camps à la Seconde Guerre Mondiale. Tollé général.

    Octobre 2010: la burqa est interdite

    Par une loi votée au Parlement et qui divise l'opposition, le port du voile intégral est interdit dans l'espace public. Si la burqa fait l'objet d'un rejet unanime dans la classe politique, les mesures visant les musulmans sont désormais accueillies avec défiance.

    Décembre 2010: la neige prend de court le pays

    Alors que l'hiver s'annonce rigoureux, des tempêtes de neige paralysent le pays et les aéroports. Des Français sont coincés sur les autoroutes, entre deux avions, déclenchant un mouvement de colère. En réalité, toute l'Europe est saisie par le froid.

    Janvier 2011: Marine Le Pen présidente... du FN

    La transition est organisée à Tours, berceau du syndicalisme. A la suite d'une primaire sans suspense, Marine Le Pen est élue présidente du Front national, parti fondé par son père qui devient président d'honneur. Candidate affichée pour la présidentielle de 2012, la benjamine du clan Le Pen, qui veut dédiaboliser le parti d'extrême-droite, flirte avec les 20% d'intentions de vote.

    Janvier 2011: la faute de MAM

    Ministre sans interruption depuis presque dix ans, Michèle Alliot-Marie commet une "faute" à l'Assemblée nationale en semblant prendre le parti de Ben Ali dans le printemps tunisien qui se dessine. Alors qu'éclatent au grand jour ses liens avec le dictateur de Tunis, la ministre des Affaires étrangères doit quitter le gouvernement. Brice Hortefeux prend la porte par la même occasion.

    Février 2011: la grève des magistrats

    Grande première sous la Ve République, les magistrats annoncent une grève des audiences d'une semaine. Ulcérés par les critiques émises par Nicolas Sarkozy contre la justice après le meurtre de Laetitia Perrais, juges, avocats et greffiers n'ont guère été ménagés pendant le quinquennat.

    Février 2011: nouveau débat, mais sur la laïcité

    Prévu à l'origine comme un débat sur l'islam, le débat sur la laïcité conduit par le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé, entraîne une nouvelle levée de boucliers ainsi que de nombreux dérapages islamophobes. Plus que le sujet du débat, c'est l'instrumentalisation politique du débat qui est visée par l'opposition.

    Mars 2011: Fukushima, l'argument anti-nucléaire

    La catastrophe de Fukushima au Japon donne des arguments aux partisans d'une sortie du nucléaire. Alors qu'une partie du territoire nippon est contaminé, le gouvernement lance un audit de sécurité sur toutes les centrales nucléaires du pays. Si l'Allemagne décidera d'abandonner l'atome, Nicolas Sarkozy s'affirme en défenseur farouche des capacités de production nucléaires.

    Avril 2011: l'ISF démantelé, le bouclier fiscal condamné

    Le nouveau ministre des Finances, François Baroin, annonce la fin du bouclier fiscal, devenu insupportable en période de crise, pour l'année suivante. En contrepartie, l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera allégé, ce que ne manque pas de dénoncer l'opposition. L'heure de l'allègement de la fiscalité est pourtant bien finie. Creusés par la crise, les déficits sont lourds et la crise de la dette menace.

    Mai 2011: la Côte-d'Ivoire tourne la page Gbagbo

    Alors que l'élection présidentielle a tournée à la guerre civile en Côte d'Ivoire, l'armée française intervient sous mandat de l'ONU pour déloger Laurent Gbagbo à Abidjan. Nicolas Sarkozy évite le procès en néo-colonialisme et sera l'un des seuls chefs d'Etat présents pour l'intronisation de Alassane Ouattara.

    Avril 2011: un bébé à l'Elysée

    Ce qui n'est encore qu'une rumeur s'étale déjà à la Une de la presse people: Carla Bruni est enceinte. Si le couple présidentiel choisit de ne jamais confirmer l'information, malgré le ventre arrondi de la première dame, la première naissance à l'Elysée sous la République est un événement.

    Mai 2011: la vraie-fausse fin des panneaux avertisseurs de radars

    Après des années de baisse, la mortalité routière reprend de plus belle. Le gouvernement décide de supprimer les panneaux avertisseurs de radars et de rendre illégaux les détecteurs de radars. La bronca qui s'ensuite à l'Assemblée nationale, qui y voit un suicide électoral, aura raison de ces mesures soutenues par les associations de victimes de la route.

    Mai 2011: le tournant du Sofitel

    Alors que l'opposition socialiste se cherche un champion, le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn est arrêté puis incarcéré à New York sur la base des accusations de viol d'une femme de chambre de l'hôtel du Sofitel. Si les poursuites pénales ont depuis été abandonnées, le favori des sondages est éliminé d'office au profit de François Hollande, promis à un bel avenir.

    Juin 2011: Chrisine Lagarde au FMI

    Poste laissé vacant après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) est confiée à la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Elle sera remplacée par François Baroin à Bercy.

    Juillet 2011: l'échec d'Annecy 2018

    La mobilisation du gouvernement tout entier derrière la candidature d'Annecy pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2018 n'y fera rien. La candidature sud-coréenne de Pyeongchang obtient dès le premier tour la majorité absolue avec 63 voix contre 25 pour Munich et seulement 7 pour la ville savoyarde.

    Août 2011: les algues vertes envahissent la Bretagne

    La mort brutale d'un cheval sur une plage bretonne relance les inquiétudes concernant les algues vertes qui prolifèrent. Leur toxicité au moment de leur décomposition est mise en avant. Reste à savoir d'où elles proviennent. L'élevage intensif de porcs, qui dégage des nitrates, est pointé du doigt.

    Août 2011: le premier plan de rigueur

    Face à la crise de la dette qui menace, François Fillon présente un plan d'économies de 12 milliards d'euros. De nouvelles taxes voient le jour, comme celle sur les sodas et le relèvement de la TVA sur les parcs d'attraction. Face à la révolte de Philippe de Villiers et Jean-Pierre Raffarin, ce sont les hôtels de luxe qui seront taxés in fine.

    Juin 2011: Tron contraint à la démission

    Accusé de harcèlement sexuel par deux anciennes employées de sa mairie, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, ex-villepiniste, doit démissionner.

    Septembre 2011: Sarkozy en Libye

    Très impliqué dans la crise libyenne, Nicolas Sarkozy a très vite pris fait et cause pour le CNT anti-Kadhafi. L'aviation française pilonnera les forces du dictateur tandis que la rébellion progresse sur le terrain. Après la mort du guide suprême, la visite du président français sous les hourras en septembre 2011 à Benghazi, siège de l'insurrection, est un succès diplomatique retentissant.

    Septembre 2011: le Sénat passe à gauche

    Après le mécontentement provoqué par la réforme des collectivités locales et les victoires du PS aux élections intermédiaires, le PS réalise l'impensable: la conquête du Sénat. Patron des sénateurs socialistes et proche de François Hollande, Jean-Pierre Bel prend la présidence.

    Octobre 2011: les primaires citoyennes

    Six candidats, un vainqueur: dominé par les primaires citoyennes, le mois d'octobre est socialiste. Manuel Valls, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Jean-Michel Baylet, Martine Aubry et François Hollande se dispute l'investiture socialiste. C'est le député de Corrèze qui l'emportera au terme d'une campagne entamée début 2009.

    Octobre 2011: la riposte aux primaires socialistes

    Après le grand succès populaire des primaires citoyennes organisées par le PS, l'UMP organise une convention destinée à dénoncer "les mensonges" et le coût du projet PS. L'exercice n'empêche pas le candidat socialiste, François Hollande, de caracoler en tête des sondages, loin devant Nicolas Sarkozy.

    Octobre 2011: Giulia Sarkozy est née

    Le premier enfant conçu à l'Elysée naît à Paris dans le XVIe arrondissement. Le couple Sarkozy-Bruni aura fait preuve d'une immense discrétion. L'officialisation de la naissance de la petite Giulia intervient sur le site de la Fondation Carla Bruni.

    Octobre 2011: l'affaire des fadettes du Monde

    C'est un très proche de Nicolas Sarkozy qui est mis en examen. Bernard Squarcini, patron de la DCRI, est soupçonné d'avoir commandité une enquête téléphonique illégale visant un journaliste du Monde pour débusquer les fuites dans l'affiare Woerth-Bettencourt. D'autres mises en examen suivront, dont celle du procureur Philippe Courroye, également proche du chef de l'Etat.

    Décembre 2011: nouveau discours de Toulon

    Cherchant à reprendre la main, Nicolas Sarkozy livre un nouveau discours à Toulon dans ce qui s'apparente à un meeting électoral. Valorisation de son bilan, défense de la réforme des retraites, future réforme de la protection sociale, maintien du nucléaire... Tous les thèmes de sa future campagne sont d'ores et déjà posés.

    Décembre 2011: le traité budgétaire européen

    Pour mettre fin à la tourmente grecque, et alors que la France redoute de voir sa note abaissée par Standard & Poor's, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui ne se quittent plus, s'accordent sur le principe d'un traité budgétaire européen visant à imposer une discipline anti-déficit. Le couple franco-allemand, rebaptisé "Merkozy", n'a jamais été aussi proche.

    Janvier 2012: retrait anticipé d'Afghanistan

    Suite à la mort de soldats français en Afghanistan, Nicolas Sarkozy pose la question d'un retrait anticipé des troupes. Mais alors que François Hollande se prononce pour un retrait avant la fin 2012, Nicolas Sarkozy n'évoque que 2013.

    Janvier 2011: la perte du AAA

    L'agence de notation Standard & Poor's met sa menace à exécution. La note de la France, le fameux AAA, est dégradée à AA+. Nicolas Sarkozy avait conditionné la réussite de sa fin de quinquennat à la préservation de cette note, garante de taux d'emprunts attractifs sur les marchés financiers.

  • Nicolas Sarkozy, les 100 photos de son quinquennat ! Première Partie

    Nicolas Sarkozy, les 100 photos de son quinquennat ! Première Partie

    Joseph Kabila à tout faux en République démocratique du Congo! Arrivée au Congo-démocratique comme un Kadogo, après avoir contribué à l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, le "bonhomme" a été parachuté comme président de la République, puis la transition, l'élection Louis Michel 2006 fut frauduleuse: Joseph kabila a brillé par l'absenteisme à toutes les grandes rencontres internationales, au parlement belge il a fait l'éloge de la colonisation, du génocidaire Léopold II...Il a invité un autre génocidaire aux festivités du cinquantenaire de la République démocratique du congo, il a fait entrer dans notre pays l'armée étrangère Rwandaise sans l'aval du parlement... Il a fait assassiné à la pelle des journalistes, activistes ded droits de l'homme. En décembre 2012, il a été proclammé président de la République alors que le fermier de kingakati était battu à plate couture ! Son bouée de sauvetage, le XIVè sommet de la Francophonie du 12 au 14 octobre prochain pour légitimer et légaliser son hold-up électoral ! Pourtant en France le mardi 15 mai dernier a été programmée la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande à l'Elysée. A l'aube d'un nouveau mandat présidentiel, une page se tourne sur le quinquennat qui s'achève. Cinq années marquées au fer rouge par la brutalité d'une triple crise financière, économique et budgétaire. Cinq années de crispations et de polémiques, plus ou moins négociées par un gouvernement dont les marges de manoeuvre n'ont cessé de se réduire. Cinq années incarnées par le style hors-norme du président Nicolas Sarkozy, battu dans les urnes le 6 mai dernier comme la plupart des gouvernements sortants occidentaux, et dont le style et l'héritage font encore débat aujourd'hui. Les 100 photos du quinquennat de Nicolas Sarkozy:

    Nicolas Sarkozy, président de la République française de 2007-2012

    Retrouvez les temps forts du quinquennat 2007-2012 en images

    Mai 2007: une élection sans tâche... ou presque

    Elu confortablement avec plus de 53% des suffrages face à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy peut savourer son triomphe sur la scène de la Concorde où se pressent ses partisans. A posteriori, les ennuis ont déjà commencé pour le président. Sa femme, Cécilia, est prête à le quitter et la soirée de la victoire organisée au Fouquet's en présence de magnats du CAC40 restera comme un symbole du "président des riches".

    Mai 2007: le yacht de Bolloré

    Parti se ressourcer en Méditerranée, le président de la République opte pour une croisière au large de Malte. Problème, le luxueux yacht qui l'accueille lui et sa famille a été gracieusement mis à disposition par l'industriel Vincent Bolloré. Nouveau tollé qui servira d'antienne à ses adversaires cinq ans plus tard.

    Juin 2007: un gouvernement remanié

    Au lendemain d'élections législatives moins belles que prévues, Nicolas Sarkozy et François Fillon nomment un gouvernement de combat. Battu à Bordeaux, Alain Juppé quitte l'exécutif et cède son grand ministère de l'Environnement à Jean-Louis Borloo.

    Juin 2007: l'heure de l'ouverture

    Nouveauté, Nicolas Sarkozy ouvre son gouvernement à des personnalités issues de la gauche et du centre-gauche. Martin Hirsch (Solidarités actives), Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Jean-Marie Bockel (Coopération) et Fadela Amara (Ville) font leur entrée sous le regard envieux des sarkozystes historiques.

    Juin 2007: le Traité de Lisbonne

    Destiné à dépasser l'échec de la Constitution européenne, le futur Traité de Lisbonne est soutenu activement par le président Nicolas Sarkozy, qui veut refermer la page des divisions européennes, tant à l'échelle du continent que sur la scène intérieure. Le traité sera ratifié par voie parlementaire plutôt que par référendum.

    Eté 2007: le paquet fiscal entre en scène

    Voté au pas de charge pendant l'été 2007 sous la houlette de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le paquet fiscal, surnom de la loi TEPA (travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat), devait provoquer "un choc de croissance" par une baisse brutale des prélèvements. Allègement des droits de succession, défiscalisation des heures supplémentaires, bouclier fiscal à 50%... Très critiquée par l'opposition, on oublie souvent que cette même loi donna naissance au RSA.

    23 juillet 2007: la libération des infirmières bulgares

    Dans un avion en provenance de Tripoli, la première dame, Cécilia Sarkozy secondée du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, ramène avec elle les infirmières bulgares, emprisonnées pendant 8 ans par le régime de Kadhafi. Copieusement médiatisée, cette libération est un retentissant succès diplomatique, au prix d'une normalisation des relations avec la Libye.

    26 juillet 2007: le discours de Dakar

    "L'homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire." En prononçant ces mots lors de son premier déplacement au Sénégal, Nicolas Sarkozy froisse une partie du continent africain et s'attire les foudres de l'opposition, qui dénonce un discours néo-colonialiste. La responsabilité de sa plume, Henri Guaino, est alors pointée du doigt.

    Août 2007: en vacances avec George W. Bush

    Eté 2007, "Sarko l'Américain" choisit les Etats-Unis pour ses vacances en famille. Une manière de retisser les liens abîmés par la crise irakienne. La rencontre avec un George W. Bush en bout de course se déroule sans accroc, hormis l'absence remarquée de Cécilia Sarkozy.

    Septembre 2007: tests ADN pour les immigrés

    L'affaire provoque un scandale, un des tous premiers du quinquennat. Un amendement au projet de loi sur l'immigration de Brice Hortefeux propose aux candidats au regroupement familial d'avoir recours aux tests ADN pour prouver un lien de filiation. La gauche mais aussi une partie de la droite évoquent "un problème d'éthique". Conservée, la disposition sera revue et corrigée de manière à devenir inapplicable.

    Octobre 2007: l'Environnement fait son Grenelle

    Lancé dans la foulée de l'élection de Nicolas Sarkozy, le Grenelle de l'Environnement constitue un tournant autant qu'une prise de conscience de la prise en compte des enjeux écologiques en France. Agriculture biologique, isolement des logements, développement des transports en commun... La vaste consultation associant collectivités, ONG et entreprises aboutit à des objectifs ambitieux. Davantage que les résultats.

    Octobre 2007: le divorce

    Mettant fin aux rumeurs de disputes, Nicolas et Cécilia Sarkozy annoncent leur divorce par communiqué le 18 octobre 2007. L'ex-Première dame quitte la France pour les Etats-Unis. Pour la première fois sous la Ve République, l'hôte de l'Elysée est célibataire.

    Novembre 2007: la réforme des universités dérange

    Votée pendant l'été, la réforme instaurant l'autonomie des universités crée des remous dans les milieux étudiants. La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, est prise pour cible mais elle tient bon. Aujourd'hui en application, la réforme fait désormais consensus dans la classe politique et une grande partie du monde universitaire.

    Novembre 2007: réforme des régimes spéciaux

    Fidèle à sa promesse de campagne, Nicolas Sarkozy annonce une réforme des régimes spéciaux de retraite. Objectif: les "harmoniser avec le régime de la fonction publique". S'ensuit un long conflit social dans lequel le gouvernement affiche son inflexibilité. Votée, la réforme sera ensuite appliquée puis éclipsée par un second conflit social sur la fin de la retraite à 60 ans en fin de mandat.

    Décembre 2007: Kadhafi plante sa tente à Paris

    Le dirigeant libyen savoure son retour en grâce international. Reçu en grandes pompes à Paris pour une visite d'Etat qui fera couler beaucoup d'encre, Kadhafi plante sa tente dans les jardins de l'hôtel Marigny. La publicité liée à cette visite embarrasse la diplomatie française, d'autant que les critiques de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, remuent le couteau dans la plaie.

    Décembre 2007: le nouveau couple présidentiel s'exhibe

    Fraîchement divorcé, Nicolas Sarkozy s'affiche au bras de la mannequin et chanteuse Carla Bruni. Leur liaison éclate au grand jour à l'occasion d'un voyage privé en Egypte. Si la presse people se régale, le style Jeans et Ray-ban alimente le procès en "bling-bling" du président de la République.

    Janvier 2008: la fin de la pub sur France Télévision


    Sarkozy lance la Télé Publique 2.0 par iPolTV

    L'idée, présentée alors comme "une révolution", est annoncée lors d'une grande conférence de presse élyséenne. A la stupeur générale (même la ministre de la Culture n'est pas au courant), Nicolas Sarkozy fait part de son intention de supprimer la publicité dans l'audiovisuel public. Jadis évoquée par la gauche, l'idée fait néanmoins bondir dans les coulisses des chaînes publiques, où l'on ignore encore comment ce manque à gagner sera compensé. Au final, la publicité ne sera retirée des ondes qu'après 20h.

    Janvier 2008: l'affaire Kerviel

    Séisme à la Société Générale. Son PDG, Daniel Bouton, annonce une fraude de 4,82 milliards1, due à un "trader fou", Jérôme Kerviel, qui avait engagé la banque sur des positions proches de 50 milliards d'euros. La banque échappe de justesse à la faillite. Fou de rage de n'avoir pas été prévenu, Nicolas Sarkozy obtiendra la tête de Daniel Bouton et multipliera les critiques contre "la finance folle", ciblant banquiers et traders.

    Février 2008: un remariage très discret

    Pression protocolaire ou coup de foudre? Moins de trois mois après l'officialisation de leur liaison, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se marient dans le VIIIe arrondissement de Paris. La leçon du week-end hypermédiatisé à Petra (Jordanie) au mois de janvier a été retenue: pas de photos ni de caméras. D'autant que le cote de popularité du président s'effrite dangereusement depuis trois mois.

    Février 2008: le symbole des Gandrange

    Début 2008, une usine d'ArcelorMittal de Moselle est menacée de fermeture. Nicolas Sarkozy fait le déplacement et promet de sauver les emplois. 2009, malgré les efforts du gouvernement, l'usine de Gandrange ferme, devenant un symbole des promesses non tenues du chef de l'Etat.

    Février 2008: les enfants de la Shoah

    Lors du dîner annuel du CRIF, Nicolas Sarkozy souhaite que chaque enfant de CM2 porte la mémoire "d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah". Si l'initiative part d'un bon sentiment, une polémique s'ensuit sur les conséquences psychiques de cet exercice mémoriel sur les enfants. "Inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste", critique Simone Veil. Débattue, l'idée sera finalement abandonnée.

    23 février 2008: l'insulte du Salon de l'Agriculture

    Visite du Salon de l'Agriculture. Nicolas Sarkozy, dont la cote ne cesse de décliner, essuie quelques huées. Un visiteur agacé refuse de lui serrer la main et l'éconduit grossièrement. Le chef de l'Etat lui répond sur le même ton: "bin alors casse-toi pov' con". La vidéo tournée par Le Parisien marquera le quinquennat.

     

    Mars 2008: échec cuisant aux municipales

    Symbole de la déroute de l'UMP, la greffe de David Martinon, ancien porte-parole de l'Elysée parachuté à Neuilly-sur-Seine, ne prend pas. Le rôle du fils du président, Jean Sarkozy, est déjà pointé du doigt. C'est un candidat de centre-droit, Jean-Christophe Fromantin, qui l'emportera. Ce dernier n'a toujours pas pris sa carte à l'UMP.

    Avril 2008: le fiasco de la flamme olympique

    Le passage de la flamme olympique à Paris, partie de Grèce pour la Chine, vire à l'incident diplomatique. Des manifestants pro-tibétains, dont certains élus, tentent de perturber l'événement. La championne paralympique Jin Jing s'est dite agressée dans sa course. L'incident entamera durablement les relations franco-chinoises.

    Juillet 2008: Ingrid Betancourt libre

    Libérée par l'armée colombienne après des années de captivité dans la jungle, Ingrid Betancourt est accueillie en héroïne par le chef de l'Etat. C'est la fin d'une mobilisation du pays tout entier. L'ex-otage, qui a traversé une crise mystique, soutiendra Nicolas Sarkozy pour sa réélection.

     

    Juillet 2008: Jack Lang fait basculer la réforme constitutionnelle

    Révision d'ampleur qui accorde davantage de droits au Parlement, crée les questions prioritaires de constitutionnalité et amorce le référendum d'initiative populaire, la réforme constitutionnelle fait l'objet d'une véritable guerre de tranchées politiques. Elle ne sera adoptée au congrès que grâce au concours de la voix du socialiste Jack Lang.

    Juillet 2008: l'Union pour la Méditerranée

    Après avoir pris la présidence tournante de l'UE au début du mois, Nicolas Sarkozy concrétise son grand projet d'Union pour la Méditerranée. "Bâtir un avenir de paix et de démocratie", voilà le slogan qui réunit alors 40 pays, dont la Syrie de Bachar al-Assad. L'initiative, très remarquée alors, passera au second plan avec les révolutions arabes qui recomposeront la carte du pourtour méditerranéen à partir de 2011.

     

    Août 2008: la crise géorgienne

    Un conflit éclate entre la Russie et la Géorgie autour de la province sécessionniste d'Ossétie du Sud. En tant que président de l'UE, Nicolas Sarkozy intervient et tente d'imposer un cessez-le-feu. Si l'accord prévoit le retrait des troupes russes, il ne ferme pas la porte à un démembrement d'une partie de la Géorgie. Le rôle joué par Nicolas Sarkozy est toutefois salué.

     

    Septembre 2008: Toulon et la crise

    Alors que la crise financière fait rage, Nicolas Sarkozy livre un discours de combat destiné à rassurer les Français depuis Toulon. Détaillant la gravité de la tempête provoquée par l'effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, dénonçant les « dérives » de la finance, le chef de l'Etat assure que l'épargne sera garantie pour éviter la panique aux guichets.

    29 janvier 2009: la grogne sociale

    En pleine hémorragie de chômage et de stagnation des salaires depuis un an, un vaste mouvement syndical se met en branle, réunissant plus d'un million de personnes en France. En cause: la crise financière dont les premiers effets se font sentir sur l'économie. Le chômage repart à la hausse.

    Février 2009: crise de la vie chère en Guadeloupe

    Une crise sociale éclate en Guadeloupe avant de se répandre dans les collectivités d'outre-mer. Motif de la grogne: la vie chère qui pèse sur le pouvoir d'achat de ces régions minées par le chômage. En tête des cortèges en Guadeloupe, le LKP, mouvement indépendantiste qui défie le gouvernement.

     

    Février 2009: l'affaire Pérol

    Nicolas Sarkozy impose la nomination d'un proche, François Pérol, à la tête du groupe né de la fusion entre Banque Populaire et la Caisse d'Epargne. Mais ce choix pose des problèmes de déontologie que le chef de l'Etat a volontairement ou pas négligé. Nouvelle polémique.

    Avril 2009: le feuilleton Hadopi

    Déterminé à faire reculer le téléchargement illégal, le gouvernement tente d'instaurer une Haute autorité qui disposerait du pouvoir de surveiller et sanctionner le partage illégal de fichiers sur Internet. Quelle sanction? Celle de suspendre l'abonnement Internet du pirate après trois avertissements. Rejeté, renégocié, jugé inconstitutionnel, le projet de loi Hadopi, que ses détracteurs estiment liberticide, vire au mauvais feuilleton.

    Mai 2009: la grippe A enfièvre la France

    L'épidémie de grippe A qui se déclare déclenche un début de panique. La France lance alors une vaste campagne de vaccination qui se heurte à la résistance d'une partie de la population, sceptique quant au caractère inoffensif du vaccin. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, se fait alors inoculer le vaccin devant les caméras pour montrer l'exemple.

  • François Hollande: Investiture pluvieuse, investiture heureuse !

    François Hollande: Investiture pluvieuse, investiture heureuse !

    François Hollande, président de la République française a eu à braver les intempéries en ce mardi 15 mai , jour de son investiture. En remontant le champs-Elysée pour l'Arc-de-triomphe pour déposer le gerbe au monument du soldat inconnu, François Hollande a tellement été trempé, on croirait qu'il avait plongé dans le fleuve Congo mais cela n'a pas empêché le président français de remplir d'abord sa mission et de se rentre au contact des Français qui étaient aussi mouillés que lui. Le socialiste François Hollande a pris officiellement ses fonctions de président de la République en promettant de «rassembler» les Français, lors d’une journée forte en symboles. Elle devait être encore marquée par le déplacement du nouveau chef de l’Etat à Berlin.

    François Hollande tout trempé saluant le peuple de France

    Investiture pluvieuse pour François Hollande

    Dame pluie n'a eu raison sur la confiance affichée par François Hollande de rassembler les Français. François Hollande salue la foule depuis le toit de sa Citroën DS5 hybride

     

    «A compter de ce jour, vous incarnez la France», a proclamé le président du Conseil constitutionnel. Élu le 6 mai avec 51,6% des suffrages, François Hollande, 57 ans, est devenu le septième président de la Ve République, qui restera cinq ans à la tête d’une des principales puissances mondiales. Et le premier socialiste à s’installer à l’Elysée depuis 17 ans.

    A peine investi, M. Hollande a voulu adresser un «message de confiance» aux Français. «Le pays a besoin de réconciliation, de rassemblement, c’est le rôle du président de la République d’y contribuer, faire vivre ensemble tous les Français sans distinction (...) autour des mêmes valeurs, celles de la République, tel est mon impérieux devoir», a-t-il dit en promettant «simplicité et dignité» à la tête de l’Etat.

    Selon un protocole minutieux, M. Hollande était arrivé à 10 heures au palais de l’Elysée, accueilli dans la cour d’honneur par son prédécesseur et rival malheureux à la présidentielle Nicolas Sarkozy. Après une poignée de mains, les deux hommes se sont isolés pour la passation de pouvoir au cours de laquelle le sortant a remis à l’élu les codes nucléaires.

    Sobriété

    Puis sous les applaudissements du personnel et cinq ans après y être entré triomphalement, Nicolas Sarkozy a foulé le tapis rouge dans le sens inverse, main dans la main avec son épouse Carla Bruni, avant de quitter l’Elysée en voiture en faisant le geste de l’au-revoir.

    François Hollande qui prône l’idée d’une «présidence normale» avait souhaité une cérémonie d’investiture «sobre» pour marquer le début de son quinquennat qui s’ouvre sous le sceau de la crise et du chômage et pour lequel il sait qu’il n’aura pas d’état de grâce.

    L’événement était organisé sans la présence de ses quatre enfants ni ceux de sa compagne, la journaliste Valérie Trierweiler, en rupture avec l’image de famille recomposée qu’avait montrée Nicolas Sarkozy en 2007. Et il n’avait convié qu’une trentaine d’invités personnels.

    Marseillaise, honneurs militaires et coups de canon. Le nouveau chef de l’Etat a continué de suivre la tradition, avant de remonter, sous une pluie battante, l’avenue des Champs-Elysées jusqu’à l’Arc de Triomphe pour raviver la flamme du tombeau du soldat inconnu.

    Voiture hybride

    Mais nouveauté, il a fait ce déplacement en voiture hybride, une Citroën décapotable, suivi par la Garde républicaine à cheval. Il s’est aussi livré à son premier bain de foule de président en exercice.

    Pour marquer ses priorités - éducation et intégration - à l’orée de son mandat, François Hollande tenait aussi à rendre hommage à deux figures de l’histoire française: Jules ferry, père de l’école laïque, gratuite et obligatoire, et Marie Curie, née en Pologne et devenue double prix Nobel français de physique et de chimie.

    Et pour fêter l’événement avec ses amis et la foule de Parisiens conviés par leur maire socialiste Bertrand Delanoë, c’est à l’Hôtel de Ville de la capitale qu’il achèvera les cérémonies d’entrée en fonctions.

    Premier ministre

    Rites et symboles accomplis, le nouveau chef de l’Etat, qui a passé 11 ans à la tête du PS mais n’a jamais exercé de fonction ministérielle, devait entrer tout de suite dans le vif du sujet.

    Son premier acte a été de nommer son premier ministre Jean-Marc Ayrault, chef des députés socialistes. La composition du gouvernement sera connue mercredi soir pour un premier conseil des ministres qui pourrait avoir lieu dès le lendemain.

    Le deuxième acte de chef de l’Etat de M. Hollande a été de s’envoler dans l’après-midi vers Berlin pour une première prise de contact avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait soutenu son rival Sarkozy pendant la campagne. Dans son discours d’investiture François Hollande a souhaité «ouvrir une voie nouvelle en Europe».

    En route vers Berlin, l'avion présidentiel a dû rentrer à Paris après avoir été victime d'intempéries. François Hollande est ensuite reparti pour la capitale allemande sur un autre avion.

     

    L’avion transportant le président François Hollande vers Berlin a été contraint de faire demi-tour mardi à cause des intempéries et le chef de l’Etat est reparti vers sa destination à bord d’un autre avion, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense.

    "L’avion aurait pu être touché par la foudre. Pour des raisons de sécurité, il a fait demi-tour. A l’heure qu’il est, le président est reparti" vers l’Allemagne.

    Le chef de l’Etat, investi 7e président de la Ve République mardi en fin de matinée, avait quitté la base militaire de Villacoublay vers 17h15, à bord d’un falcon 7X. Rapidement, l’appareil a été contraint de faire demi-tour. Le président est finalement reparti très vite pour Berlin, à bord d’un autre avion, un falcon 900.

    François Hollande doit rencontrer à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel pour un dîner de travail.

    Reportage Photos

    La garde républicaine

    François Hollande marche sur le tapis rouge à la rencontre de son prédécesseur Nicolas Sarkozy

    Carla Bruni (à gauche) accueille Valérie Trierweiler

    Première poignée de main entre Nicolas Sarkozy et françois Hollande sur le perron de l'Elysée

    Deuxième poignée de main entre Nicolas Sarkozy et François Hollande

    Francois Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler disent au revoir à Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy

    Nicolas Sarkozy et sa femme Carla Bruni-Sarkozy quittent l'Elysée

    Nicolas Sarkozy dans sa voiture au moment de quitter l'Elysée

    Nicolas Sarkozy quitte l'Elysée

    François Hollande appose sa signature après avoir été fait Grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur

    François Hollande salue le grand chancelier de la Légion d'Honneur Jean-Louis Georgelin

    Après l'investiture de François Hollande, Nicolas Sarkozy fait...du jogging

    François Hollande est arrivé à berlin vers 19h45, il a été accueilli par la chancellière Angele Merkel.
  • Qui de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy dirigera la France pour les cinq ans à venir?

    Qui de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy dirigera la France pour les cinq ans à venir?

    Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en France métropolitaine pour le second tour de l'élection présidentielle. Au total, plus de 44 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour départager le socialiste François Hollande, arrivé en tête du premier tour avec 28,63% des voix, et le président sortant Nicolas Sarkozy qui en a recueilli 27,18%. Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 8 heures en France métropolitaine. Le vote se déroule dans quelque 65'000 bureaux de vote en France métropolitaine et dans les ambassades et consulats. Le scrutin a été anticipé pour les électeurs allant de Saint-Pierre-et-Miquelon à la Polynésie française, qui ont voté samedi pour éviter de se rendre aux urnes en connaissant parfois déjà les résultats à cause du décalage horaire. Dimanche, outre la métropole, on votait à Wallis-et-Futuna, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion et à Mayotte.

    Cette photo prise dans un supermarché français circule sur Twitter depuis dimanche matin. Le camembert Président et les Flanby sont dans le même panier.

    Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, a voté au lycée Jean de la Fontaine, son bureau de vote, dans le XVIème arrondissement peu avant midi.

    François Hollande est le premier des deux finalistes à avoir voté vers 10h30 dans sa ville de Tulle en Corrèze.

    Place de la Bastille des grues s'affairent pour préparer le grand rassemblement prévu par les socialistes.

    14:49

    Selon nos informations, la tendance annoncée se précise: François Hollande obtiendrait 52,5% et Nicolas Sarkozy 47,5%(BVA, Ipsos, OW). D'autres instituts annoncent: Hollande 53,5%-Sarkozy 46,5% (TNS) ou encore Hollande 53%-Sarkozy 47% (CSA, Ifop, Harris).

    14:41

    La Guadeloupe a vu la participation exploser au second tour. Elle est passée de 47 à 61,8%.

    14:23

    Idem pour Lille, autre place forte socialiste, qui voit la participation baisser de 3% par rapport au premier tour.

    14:21

    A Toulouse, bastion de la gauche, la participation a baissé de 3% par rapport au premier tour, selon JSSNews.

     

    13:50

    Selon un sondage sortie des urnes au Japon, relayé par des sites internet francophone. Nicolas Sarkozy flirte avec les 50% à Kyoto et à Tokyo (entre 49 et 50 %)

    13:48

    Candidate défaite par Nicolas Sarkozy en 2007, Ségolène Royal a voté dimanche à La Rochelle.

    13:43

    Valérie Trierweiler a remercié sur son compte Twitter une amie ayant voté par procuration pour elle. Elle se trouve en effet à Tulle aux côtés de François Hollande. "Merci à mon amie Karine d' avoir voté en mon nom pour ce deuxième tour de l'élection présidentielle si particulière pour moi."

    13:28

    DSK a voté aux alentours de 13 heures dans son fief de Sarcelles. Jean François Copé a lui voté à Meaux. Alain Juppé vient de voter dans son fief de Bordeaux. Enfin Marine Le Pen vient de quitter son bureau de vote : elle a voté dans un bureau vide de tout électeur.

    13:16

    Voici les résultats officiels pour l'Outre-Mer, d'après une source du ministère de l'Intérieur: St-Pierre-et-Miquelon 65,31%(FH)/34,69% (NS) Martinique 68,46% (FH)/31,54% (NS)

    Guadeloupe 71,93% (FH)/28,07% (NS)

    Guyane 62% (FH)/38% (NS)

    St-Martin 51,5% (FH)/48,5% (NS)

    St-Barthélémy 17,3% (FH)/82,7% (NS)

    Montreal 57,74% (FH)/42,26% (NS)

    New York 37,5% (FH)/62,5% (NS)

    13:11

    Nicolas Sarkozy aurait gagné au Venezuela (72%) et au Salvador(70%)

    12:57

    Au Costa Rica, les Français auraient voté à 55,9% pour Nicolas Sarkozy.

    12:51

    La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a voté dimanche en fin de matinée dans une école de Lille pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, sereine et confiante, mais appelant à rester « concentrés » jusqu’à l’issue du vote.

    12:24

    Des sondages annonçant une victoire de François Hollande par 53% des voix circulent déjà sur les réseaux sociaux et certains sites francophones. Ils ne paraissent cependant pas très fiables car les instituts, qui se sont engagés à ne pas effectuer de sondage sortie des urnes, n'ont jamais livré de résultats avant, au moins, le milieu d'après-midi. Ces sondages livrent de plus exactement les mêmes chiffres que les deux dernières enquêtes publiées vendredi après-midi.

    12:14

    A l'étranger François Hollande l'emporterait au Pérou (55%), en Argentine (51,7%), en Colombie (58,82%) et au Honduras (56%). Par ailleurs la ville de Toronto au Canada aurait aussi voté pour le socialiste (ce qui n'était jamais arrivé auparavant). Nicolas Sarkozy l'emporterait pour sa part au Mexique (53,7%), au Brésil (53%) mais François Hollande serait devant à Rio et Brasilia , au Costa Rica (53,9%) et au Chili (56%).

    12:07

    A midi, la participation au second tour de l'élection à midi est de 30,66%, selon le ministère de l'Intérieur. Ce taux est en hausse par rapport au premier tour où le chiffre atteignait 28,29% à la même heure. Selon des projections, la participation devrait donc dépasser les 80% pour cette élection.

    La participation au vote à la mi-journée était cependant en baisse par rapport à l'élection de 2007, qui avait suscité une mobilisation exceptionnelle. A la même heure, elle s'était établie à 34,11%.

    12:05

    A St-Pierre-et-Miquelon François Hollande obtiendrait 65,31% contre 34,69% pour le président candidat. Enfin à Wallis-et-Futuna, le socialiste obtiendrait 65%.

    12:02

    Nicolas Sarkozy en tête en Nouvelle-Calédonie. Il obtiendrait 72% contre 28% pour son rival socialiste.

    11:52

    Nicolas Sarkozy a voté dans le XVIe arrondissement de Paris.

    11:50

    Alors qu'on lui demandait, à son arrivée, comment il se sentait, François Hollande a répondu: «Comme un dimanche de second tour». Il venait de passer un assez long moment à saluer les badauds attroupés le long de barrières, tandis qu'une foule de journalistes l'attendait. Interrogé sur son état d'esprit, après le vote, il a répondu: «Votant, voilà mon état d'esprit. Je souhaite qu'il y'en ait beaucoup comme moi qui fassent ce geste», a-t-il dit. Vous avez bien dormi ? «Oui, brièvement». «Ca va être une longue journée, après je ne sais pas si ça va être une belle journée, ce sont les Français qui vont en décider. Pour une partie d'entre eux ce sera forcément une belle journée, pour d'autres non.», a-t-il ajouté.

    11:49

    Plusieurs bureaux de vote ont été vandalisés à Marseille dans la nuit de samedi à dimanche, sans retarder toutefois leur ouverture pour le second tour de la présidentielle, a-t-on appris auprès de la mairie et du député UMP Renaud Muselier.

    11:44

    Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, vient d’arriver au lycée Jean de la Fontaine, son bureau de vote, dans le XVIème arrondissement. Il est accueilli par une foule nombreuse qui lui crie son soutien.

    11:38

    A St-Martin le score serait très serré. Le candidat socialiste obtiendrait 51,5% contre 48,5 pour Nicolas Sarkozy.

    11:31

    En Israël, selon un sondage sortie des urnes le candidat de l'UMP obtiendrait environ 85% des voix.

    11:26

    A Montréal, au Canada François Hollande l'emporterait avec 57,74% des voix contre 42,26% à soin rival. A New-York par contre, Nicolas Sarkozy recueillerait 62,5% contre 37,5% pour le socialiste.

    11:20

    Les premiers chiffres des DOM-TOM sont tombés. En Martinique, François Hollande (FH) recueillerait 68,4% contre 31,5% pour Nicolas Sarkozy (NS). En Guadeloupe FH 71,9% / NS 28%. En Guyane FH 62% / NS 37,9%. En St-Barthélemy FH 17,3% / NS 82,7%

    11:16

    Un peu partout en France comme dans les DOM-TOM la mobilisation semble très importante. Les premiers chiffres officiels de la participation devrait tomber vers 12 heures.

    10:54

    Selon un dernier sondage communiqué par le correspondant de Sky News à Paris, Andrew Wilson, le score de François Hollande serait de 52% et celui de Nicolas Sarkozy de 48%.

    10:47

    Plusieurs sms ont circulé samedi concernant le 2nd tour: "Information importante du ministère de l'Intérieur. Afin d'éviter l'engorgement des bureaux de vote, veuillez prendre note des changements suivants : les électeurs de François Hollande devront se rendre aux urnes le dimanche 6 mai, pour ceux de Nicolas Sarkozy, le lundi 7 mai". Ce texto existe aussi dans l'autre sens appelant les électeurs de François Hollande a se rendre aux urnes lundi. Il s'agit bien évidemment d'un gag.

    10:37

    Nicolas Sarkozy est lui attendu vers 11h30 dans un bureau de vote du XVIe arrondissement de Paris (ouest de la capitale).

    10:34

    François Hollande est le premier des deux finalistes à avoir voté dans sa ville de Tulle. Il devrait ensuite déjeuner avec sa compagne Valérie Trierweiler et les membres de son équipe de campagne dans une brasserie de la ville de Corrèze. Il devrait rester toute la journée à Tulle avant de regagner Paris au cours de la soirée.

    10:31

    Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche a voté à Paris peu après 10 heures du matin.

    10:26

    François Bayrou est le premier des candidats éliminés au premier tour à avoir voté. Il a accompli son devoir citoyen à Pau (sud-ouest). Le candidat centriste a annoncé jeudi soir à l'issue du débat d'entre-deux tours qu'il soutenait François Hollande.

    10:16

    En Nouvelle-Calédonie, peu avant 17 heures, le taux de participation au second tour était de 56,39%, soit une hausse de quatre points par rapport au premier tour, selon les chiffres diffusés par le Haut-commissariat de la République.

    10:12

    Le site internet d'Europe 1 croit savoir qu'un chapiteau sera monté dimanche dès 18h place de la Bastille en vue d'un rassemblement pour François Hollande, et ce quel que soit le résultat du second tour de la présidentielle.

    10:10

    Nicolas Sarkozy est aussi passé en fin de journée à son quartier général à Paris pour remercier son équipe de campagne. Le président-candidat, sans cravate, chemise bleue et écharpe noire, a été accueilli sous la pluie par quelques centaines de personnes criant "Sarko président".

    10:05

    samedi pour la dernière journée avant le vote, Nicolas Sarkozy a passé une partie de son temps à l'Elysée avant de rejoindre sa compagne Carla Bruni-Sarkozy à son domicile. De son côté, François Hollande était dans sa ville de Tulle (Corrèze). Il a notamment pris un bain de foule au marché.

    10:03

    Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures en France métropolitaine. Auparavant les Français de l'étranger et ceux habitant dans les DOM-TOM ont déjà accompli leur devoir citoyen.

    Ouverts à 8h (6h GMT), les bureaux de vote fermeront à 18h (16h GMT), voire à 20h (18h GMT) dans les grandes villes. Le nom du vainqueur devrait être connu dès 20h, quand seront publiées les premières estimations des instituts de sondage.

    Le candidat socialiste votera vers 10h dans son fief de Tulle (Corrèze), avant de regagner Paris en soirée. Son rival de l'UMP, accompagné de son épouse Carla, glissera un bulletin dans l'urne vers 11h30 au lycée Jean de la Fontaine à Paris.

  • Nicolas Sarkozy, son parcours en photos !

    Nicolas Sarkozy, son parcours en photos !

    Les Congolais de France doivent réfléchir mille fois sur la situation du hold-up électoral qui prévaut en République démocratique du Congo. La République appartient à tous. Mais lorsque les fossoyeurs prennent en otage les institutions républicaines, lorsque des tricheurs, usurpateurs veulent diriger par défi après avoir falsifié l'histoire, il y a danger pour la nation. La République démocratique du Congo est le seul pays au monde où celui qui trône par défi à sa tête: Joseph Kabila n'a aucune traçabilité de son parcours. Le kadogo est tombé dans la marmite congolaise avec son Kalachnikov et ses bottes de jardinier. Personne ne sait d'où vient-il ? Quelle école a-t-il fréquenté ? Où a-t-il vécu ? Les flagorneurs et thuriféraires payés pour ça nous abreuvent des grosses mensonges pour justifier leur positionnement social. Les politicailleurs du ventre, applaudisseurs sans morale et vergogne, djaléloïstes- échangeurs de vestes sont des marchands du temple, ils cachent la poussière sous le tapis ! En France, c'est vraiment différent, voici En l'ascension politique de Nicolas Sarkozy en images. Nicolas Sarkozy s'est frotté très jeune à la politique. Parcours en images, de son poste de maire de Neuilly-sur-Seine en 1983 à sa campagne pour son second mandat.

    10 avril 1976

    Assis au centre, Nicolas Sarkozy, délégué départemental jeunes, assiste à l'ouverture de la convention nationale des jeunes de l'Union des Démocrates Républicains. Il milite à l'Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) à l'âge de 19 ans, avant de devenir en 1976 un responsable des jeunes du RPR (néo-gaulliste).

    24 mars 1981

    Le maire de Paris et président du RPR Jacques Chirac, une cigarette aux lèvres, s'entretient à Paris, lors d'un dîner, avec Nicolas Sarkozy, alors âgé de 26 ans, membre du comité central du RPR (Rassemblement pour la République) depuis 1979 et chargé de la jeunesse.

    29 avril 1983

    Nicolas Sarkozy, 28 ans, s'adresse à l'Hôtel de Ville de Neuilly-sur-Seine à ses supporteurs après son élection au poste de maire, en remplacement d'Achille Peretti , son père spirituel. Né le 28 janvier 1955 à Paris, fils d'un Hongrois réfugié en France après la guerre, Nicolas Sarkozy, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et titulaire d'une maîtrise de droit privé, est l'avocat de la Cour d'appel de Paris. Photo, AFP

    29 avril 1983

    Sa femme Marie-Dominique le félicite après son élection au poste de maire, en remplacement d'Achille Peretti. Leur mariage durera de 1982 à 1996.

    27 avril 1993

    Nicolas Sarkozy est nommé ministre du Budget d'Edouard Balladur et porte-parole du RPR le 30 mars 1993. On le voit ici en conversation avec Philippe Seguin, au centre et Alain Juppé, alors président du RPR, le 27 avril de la même année. Photo, AFP

    1er février 1994

    Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, Nicolas Sarkozy présente, à Paris, son livre consacré à Georges Mandel.

    14 février 1994

    Nicolas Sarkozy maîtrise déjà bien la mise en scène médiatique. Il pose ici, à Paris, près d'un panneau de douane, quelques instants avant de présenter le bilan des activités des douanes françaises en matière de répression des fraudes. Photo, AFP

    1er décembre 1996

    Nicolas Sarkozy, toujours maire de Neuilly, participe au 20ème anniversaire du RPR, au côté de son épouse Cécilia Sarkozy, au parc floral de Vincennes. Leur mariage durera de 1996 à 2007. Photo, AFP

    16 juillet 1997

    Nicolas Sarkozy devient coordinateur et porte-parole de «l'équipe de transition» du RPR, Nicolas Sarkozy. On le voit ici aux côté d'Edouard Balladur avant une réunion avec 40 parlementaires pour faire le point sur la réorganisation du RPR. Photo, AFP

    31 janvier 1998

    Porte-parole du RPR, Nicolas Sarkozy, s'adresse aux militants, au Parc des Expositions à Paris, au premier jour des assises du parti à l'issue desquelles il deviendra secrétaire général du parti gaulliste. Photo, AFP

    10 mai 2002

    Coup dur en 2002. Pressenti comme premier ministre, Nicolas Sarkozy sera finalement nommé ministre de l'Intérieur par Jacques Chirac, élu président. Jean-Pierre Raffarin devient, lui, premier ministre. On les voit réunis ici pour le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement.

    1er avril 2004

    Après un joli succès au sein de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy passe ministre de l’Économie et des Finances lors du remaniement ministériel de mars 2004. Il siège également à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Photo, AFP

    6 décembre 2005

    Au côté du Premier ministre Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy prépare sa candidature à la présidentielle de 2007 lors d'une réunion politique de l'UMP visant à modifier les statuts du parti pour permettre aux adhérents de désigner leur candidat. Il est alors président de l'UMP. Photo, AFP

    14 janvier 2007

    Lors d'une réunion de l'UMP où il annoncera sa candidature pour la présidentielle de 2007. Photo, AFP

    14 janvier 2007

    Nicolas Sarkozy donne un discours alors qu'il vient d'être nommé candidat à la présidentielle par les membres de l'UMP, à 98% des voix, sur 338'000 membres.

    2 mai 2007

    Il sera opposé à la socialiste Ségolène Royale, ex-épouse de François Hollande. Photo, AFP

    6 mai 2007

    Les premières estimations tombent dimanche soir à 20h. Quelque 44,5 millions d'électeurs ont participé au scrutin. Jacques Chirac se retire après 12 ans passé au pouvoir. Photo, AFP

    7 mai 2007

    Désormais président de la République, Nicolas Sarkozy sort du Fouquet's où il a fêté sa victoire toute la nuit.

    16 mai 2007

    La famille Sarkozy est au complet lors de l'investiture de Nicolas Sarkozy. De gauche à droite, son fils Jean, sa belle-fille Judith, son épouse Cécilia, son fils Louis, sa belle-fille Jeanne-Marie, et son fils Pierre.

    18 mars 2007

    Nicolas Sarkozy affronte un second divorce. Son ex-femme Cécilia Sarkozy se fiance alors à l'homme d'affaires marocain Richard Attias. Photo, AFP

    3 février 2008

    Nicolas Sarkozy et Carla Bruni viennent de se marier. Un mariage d'où naîtra en 2011 Giulia.

    10 juillet 2008

    Nicolas Sarkozy prend pour 6 mois la présidence tournante de l'Union européenne. Photo, AFP

    24 janvier 2011

    Nicolas Sarkozy devient président du G8 et du G20 en 2011. Photo, AFP

    22 mars 2012

    Concourant pour un nouveau mandat le 6 mai, Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne sous un nouveau slogan: «La France forte». Photo, AFP

  • Paris: De la Bastille à la Concorde, la soirée se prépare !

    Paris: De la Bastille à la Concorde, la soirée se prépare !

    Les préparatifs sont déjà en cours sur les deux places symboliques, où les candidats sont attendus en cas de victoire. Ne pas vendre la peau de l'ours... Dans l'équipe de campagne de François Hollande, peu d'informations filtrent sur l'organisation de la fête qui suivra l'éventuelle victoire du candidat socialiste. Le début de soirée du candidat se passera à Tulle, où il aura voté et passé tout le week-end. François Hollande s'exprimera peu après 20h sur la place de la Cathédrale de la préfecture corrézienne, quel que soit le résultat. Il partira ensuite pour Paris et devrait se rendre place de la Bastille avec ses partisans en cas de victoire, une information que son équipe de campagne se refuse toutefois à confirmer officiellement.

    Des militants socialistes, le 1er mai, place de la Bastille.

    Mais à Paris, les préparatifs semblent avoir déjà commencé. Sur cette place symbolique, où la victoire de François Mitterrand avait été célébrée en 1981, des ouvriers en gilets fluorescents montés sur des mini-grues installaient des projecteurs sur les lampadaires devant l'Opéra. Des empilements de barrières métalliques grises étaient placés sur différents coins de la place, y compris au pied de la colonne. Cinq mini-chapiteaux blancs ont été montés sur les trottoirs, auxquels s'ajoute une structure plus grande installée sur le terre-plein central du boulevard Richard-Lenoir. Aucun employé interrogé par n'a cependant confirmé que ces structures étaient destinées à la soirée électorale. Selon les informations du Figaro, le PS a réservé un camion qui servirait de scène à François Hollande et aux autres intervenants.

    La Concorde pour Sarkozy, comme en 2007

    Au siège du Parti socialiste, rue de Solférino, 1.200 journalistes de toutes nationalités, notamment Coréens, Israéliens, Danois, Japonais, Russes, Américains, avaient demandé une accréditation pour y suivre la soirée présidentielle, mais, faute de places suffisantes, seuls 600 ont pu l'obtenir, selon le service de presse. Dans cette rue proche du Musée d'Orsay, un praticable de 20 mètres, plus long qu'au premier tour, sera installé, permettant l'installation de 20 pieds de caméra et un grand écran de 17m2 barrera cette artère qui sera fermée à la circulation pour accueillir militants et sympathisants. Le boulevard Saint-Germain pourrait être également fermé en cas d'affluence.

    Pour sa part, Nicolas Sarkozy, là aussi quel que soit le résultat, interviendra à la Mutualité devant les militants et supporters, et en cas de victoire, ira ensuite à la Concorde, a indiqué son entourage. Sur la place, cinq mini-grues, à l'arrêt, étaient stationnées à la sortie du jardin des Tuileries, où touristes et familles se promenaient en nombre samedi après-midi. Deux vastes zones entre le parc et les voies de la place étaient délimitées par des barrières métalliques.

    L'équipe de campagne du candidat UMP a réservé un camion podium, qui sera tout de suite opérationnel si c'est nécessaire, avec un système de sonorisation et une scène.
  • François Bayrou, sa "rupture historique" avec la droite-droitière et droitisante !

    François Bayrou, sa "rupture historique" avec la droite-droitière et droitisante !

    C'est une vraie surprise. Et l'aboutissement d'une révolution personnelle. C'est, aussi, le dernier coup de théâtre de la campagne, un ultime coup dur pour un Nicolas Sarkozy déjà en mauvaise posture.

    Paris, jeudi 3 mai, François Hollande à son siège de MoDem


    Bayrou ou Sarkozy, une voix vaut une voix par Europe1fr

    Jeudi 4 mai, François Bayrou a cessé de tergiverser. A 19 h 20, après s'être isolé dans son bureau du MoDem, rue de l'Université, àParis, pour choisir ses mots, il est venu, face aux caméras, annoncer une position claire pour le second tour. Il votera, sans faux-fuyant, pour François Hollande. M. Bayrou, pour autant, n'a pas donné de consigne de vote aux 9,1 % d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour, en expliquant qu'il "respecte les expressions différentes" au sein de son parti, le MoDem.

    Unanimité

    C'est une drôle de journée, où tout a basculé. Quand M. Bayrou a-t-il pris sa décision ? "Le matin", pense un proche. "Dans la nuit", spécule un autre. Jusqu'à la veille, l'hypothèse dominante était, pour lui, d'annoncer un vote blanc.

    Mercredi soir, il a regardé à la télévision, chez Marielle de Sarnez, sa fidèle directrice de campagne, le débat télévisé entre M. Hollande et M. Sarkozy, en compagnie de Philippe Douste-Blazy, Robert Rochefort et Bernard Bosson. Dans la petite assemblée, une même analyse est partagée : le candidat du PS s'est imposé. "François m'a semblé agacé par cette unanimité", raconte un participant.

    Jeudi matin, M. Bayrou a réuni son comité stratégique de campagne, pour évoquer la décision à prendre. Dans l'après-midi, il a convié le conseil national du MoDem, sorte de parlement de son parti, pour poursuivre la discussion. Puis il s'est exprimé.

    "Obsession des frontières"

    "J'ai examiné, depuis deux semaines, l'évolution du second tour de l'élection présidentielle", a affirmé M. Bayrou. Le président du MoDem y a vu, selon ses termes, un Nicolas Sarkozy qui "s'est livré à une course-poursuite à l'extrême droite", avec une "obsession de l'immigration" et une "obsession des frontières". "Je ne veux pas voter blanc, ce serait de l'indécision", a jugé le député des Pyrénées-Atlantiques. "Reste le vote pour François Hollande. C'est le choix que je fais", a-t-il dit.

    M. Bayrou ne signe pas un chèque en blanc au candidat socialiste. "J'ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays", a-t-il poursuivi. Mais, juge-t-il, dans une phrase qui ressemble à un appel, "devant cette crise inéluctable, il n'y aura qu'une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d'horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir".

    "Si François Hollande en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive", a-t-il précisé. Et d'ajouter : "Je ne suis pas, et ne deviendrai pas, un homme de gauche." Durant la journée, la rumeur de son choix a circulé. "On a compris, mais il n'a rien dit clairement à personne", rapporte un membre de la direction du MoDem.

    Large majorité

    Jeudi matin, M. Bayrou a testé, en un tour de table, la position des quelque trente membres de son comité stratégique. Une large majorité a affirmé un vote en faveur de M. Hollande. Pas un n'a exprimé un choix en faveur de M. Sarkozy. Les sénateurs Jean Arthuis et François Zocchetto, qui ont pris position en faveur du président, n'étaient pas là. L'affaire était pliée.

    "Ce n'est pas ça qui l'a convaincu, mais l'avis de ses amis, depuis quelque temps", estime cependant le secrétaire général adjoint du MoDem, Christophe Madrolle. "Il a compris qu'il n'y aurait pas de casus belli, que l'unité ne serait pas mise en cause", analyse Jean-François Martins, le directeur de la communication du MoDem.

    "Rupture historique"

    Lors du conseil national, l'après-midi, M. Bayrou a écouté les prises de position des partisans d'un choix en faveur du candidat socialiste, du candidat de l'UMP ou d'un vote blanc, sans s'avancer personnellement. Mais quand Mme de Sarnez a dit qu'elle se prononcerait pour M. Hollande, en expliquant que le discours de M. Sarkozy sur les frontières, à Toulouse, l'avait convaincue de choisir, tout le monde a compris. "C'est émouvant. Une rupture historique. C'est énorme, ce qui se passe", a confié en sortant avant la fin une représentante du MoDem marseillais, Florence Bistagne.

    En disant clairement qu'il votera pour M. Hollande le 6 mai, M. Bayrou poursuit, en franchissant un grand pas, la mutation qu'il avait commencée en 2007. Entre les deux tours, il avait alors confié, en rupture avec la tradition de centre-droit de l'UDF, qu'il ne voterait pas pour M. Sarkozy. S'étaient ensuivies cinq difficiles années de solitude politique. La quasi-totalité des députés qui le soutenaient ont quitté leur collègue des Pyrénées-Atlantiques pour s'arrimer à l'UMP, assurant ainsi leur réélection.

    Ressouder la famille

    Ces derniers jours, M. Bayrou affirmait qu'il voulait ressouder la famille centriste éparpillée, depuis 2002, dans la lente désagrégation de l'UDF. Il a parlé, au téléphone, avec Hervé Morin, le président du Nouveau Centre, après s'être entretenu avec le premier ministre, François Fillon, pendant le week-end. Il a également rencontré Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical.

    M. Bayrou s'est rendu compte de la difficulté de la tâche. Chantre du centre "indépendant", il s'est heurté, chez ses interlocuteurs, à l'axiome de François Mitterrand : "Le centre n'est ni à gauche ni à gauche." "Cette fois, il coche la case, il démontre que le centre est indépendant", se félicite M. Rochefort.

    "Il n'y avait pas d'autre solution. Il vaut mieux s'emmerder avec un type responsable comme Hollande qu'avec les centristes. Face à eux, même Sisyphe aurait abandonné. Et il ne pouvait pas ne rien dire. L'année 2007 a été un échec stratégique. Il s'est retrouvé au rancart pendant cinq ans", estime un proche, qui ajoute : "Mais c'est dur pour François Bayrou. Il s'arrache à une famille, à une histoire."

    L'axe Bayrou-Hollande a vu le jour, en réalité, il y a deux ans. Les deux hommes ont alors beaucoup échangé, d'accord sur l'essentiel. La campagne les a ensuite éloignés, M. Bayrou répétant qu'il trouvait le programme du socialiste "insoutenable". "Les valeurs l'ont emporté", constate son ami Bernard Lehideux.

    La suite reste à écrire. La balle est dans le camp de M. Hollande. Le centriste peut-il espérer un groupe à l'Assemblée nationale ? "La partie va être très, très serrée. On va voir comment, dimanche soir et lundi, François Hollande répond à tout ça", estime Jean-Luc Bennahmias, vice-président du MoDem.

    "C'est une vraie transgression. Mais il n'y avait, de toute façon, pas de solution qui fabriquait des élus", constate M. Rochefort. Voilà François Bayrou devant une feuille blanche.