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  • Avec Reporters sans frontières pour le Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité

    Avec Reporters sans frontières pour le Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité

    Paris, mardi 4 mars 2014, Roger Bongos-Afrique Rédaction, Cléan Kahn-Sriber, Responsable du Bureau Afrique-RSF et Freddy Mulongo-Réveil FM International au siège de Reporters Sans Frontières

    "Silence, on zigouille en toute impunité" tel est le slogan qu'on pourrait affubler au régime qui sévit en République démocratique du Congo. Dans ce grand pays francophone, au "Coeur du Continent", en treize ans, seize journalistes ont été assassinés, Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo et Fidèle Bazana ont tués, Pasal Kabangulu, l'héritier de la justice , exécuté à Bakuvu. Après l'émotion qui a toujours accompagné chaque assassinat dans ce pays prédateur de la liberté de presse et droits de l'homme, des mascarades de procès sont organisés dans des tribunaux militaires. Les hommes en kaki et képi font du cirque, d'ailleurs n'entre dans une caserne militaire pour assister au procès qui veut. C'est toujours des "Kadogos enchanvrés" de la génération Kalachnikov présentés comme exécutants dont les déclarations alambiquées et contradictoires ne convainquent personne. Pendant ce temps, les commanditaires et gros bonnets se pavanent, jouissent de l'impunité totale et circulent dans des grosses 4X4 de l'Etat congolais.

     

    Pour Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH et orateur au Forum International de la Liberté de presse, droits de l'homme et contre l'impunité: "Les crimes contre les journalistes et activistes des droits de l'homme en République démocratique du Congo sont imprescriptibles, les auteurs doivent répondre de leurs crimes". Guillaume Ngefa, parrain du Forum renchérit que la "République démocratique du Congo ne pourrait s'en sortir par le haut qu'en respectant les droits de l'homme qui sont massivement violés dans ce pays"

    Le doyen Lilo Miangu étant empêché en dernière minute, c'est à deux: Roger Bongos et Freddy Mulongo que nous nous sommes rendus à Reporters Sans Frontières, partenaire incontournable pour la défense de la liberté de presse dans le monde. Avec Cléa Kahn et sa collaboratrice Salomé, une réunion de travaille a lieu, dans la bonne humeur.

     

    Des sources concordantes sûres, nous apprenons que Joseph kabila voudrait une paix de brave avec son homme de main John Numbi, le présumé commanditaire de l'assassinat de Floribert Chebeya. John Numbi qui après son interpellation le 23 février dernier dans sa ferme de Lubumbashi et sa fuite en Afrique du Sud, serait prêt à revenir à Kinshasa pour réoccuper son poste d'Inspecteur Général de la police nationale congolaise. Zut ! Face à cette combine des politicailleurs, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana seraient donc morts assassinés pour rien ?

    Que les médias soient caporalisés en République démocratique du Congo, cela est une chose. Mais que les assassins des journalistes et activistes des droits puissent jouir de l'impunité et circuler librement comme si de rien n'était, cela est autre chose !
  • Journée mondiale de la radio: Au moins 28 journalistes de radio emprisonnés et 18 tués depuis début 2012

    Journée mondiale de la radio: Au moins 28 journalistes de radio emprisonnés et 18 tués depuis début 2012

    A l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée le 13 février, Reporters sans frontières rappelle qu’au moins 28 journalistes de radio sont actuellement emprisonnés à travers le monde et que 18 ont été tués depuis le 1er janvier 2012, soit en l'espace de treize mois.

    "Nous exprimons toute notre solidarité à nos 28 confrères de radio emprisonnés, parmi lesquels Mam Sonando au Cambodge, Hassan Ruvakuki au Burundi, Nestor Omar Pasquini en Argentine. Nous pensons également à ces stations meurtries, dans le viseur des ennemis de la liberté de l'information : Radio Shabelle en Somalie, les radios communautaires du nord du Mali ou d'Amérique latine, ainsi que les stations des Philippines les plus exposées", a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de l'organisation.

    "A l'heure où l'attention se porte de plus en plus sur l'image et les nouveaux médias, la Journée mondiale de la radio offre l’occasion de rappeler que les médias traditionnels conservent un rôle crucial d’information pour de nombreuses populations à travers le monde, notamment dans les zones rurales ou reculées. Les journalistes de radio travaillent trop souvent dans de terribles conditions d'insécurité, au prix de leur liberté quand ce n'est pas de leur vie. Nous saluons leur courage et leur dévouement", a-t-il ajouté.

    Les pays qui maintiennent des journalistes de radio derrière les barreaux sont l'Erythrée (21), la Somalie (1), l'Argentine (1), l'Ouzbékistan (1), la Turquie (1), le Burundi (1), le Cambodge (1) et le Vietnam (1). Des professionnels ou collaborateurs de radio ont été tués depuis le 1er janvier 2012 en Somalie (9), aux Philippines (4), au Pakistan (1), au Paraguay (1), au Brésil (1), en République centrafricaine (1) et en Tanzanie (1). D'autres pays comme le Honduras et l’Afghanistan ont également enregistré des assassinats de journalistes, sans pour autant qu'on puisse affirmer avec certitude un lien avec l'activité professionnelle des victimes.

    Le continent africain, où tradition de l'oralité et niveau élevé d'équipement permettent à la radio de jouir encore d'un très fort impact auprès des populations, est le théâtre du plus grand nombre d'attaques et de violations à l'encontre de ce média et de ses collaborateurs. Les prises en otage de stations par les islamistes armés dans les pays où ils sévissent (Mali et Somalie notamment) en témoignent. Les suspensions et blocages de stations étrangères, comme, à une époque, RFI en République démocratique du Congo, la BBC au Rwanda ou Voice of America en Ethiopie, par exemple, ou le brouillage de radios en exil, comme Radio Erena dans la très fermée Erythrée, sont également le signe de la crispation de gouvernements autoritaires vis-à-vis de ce média.

    En Amérique latine, les radios communautaires occupent une place de premier plan. Emanations directes des communautés ou des minorités (indigènes, populations d’origine africaine, paysans, groupes de femmes), elles constituent un modèle de média à part entière, à la fois indépendant du giron de l’État et du secteur commercial. A but non lucratif et dirigées par leurs propres auditeurs, elles jouent bien souvent un rôle éducatif majeur auprès de populations tenues à l’écart des circuits institutionnels ou des principaux centres de décision. Elles constituent également un vecteur de mobilisation dans des pays marqués par de forts conflits locaux (fonciers, environnementaux…) et un niveau élevé d’atteintes aux droits de l’homme.

    Cibles de persécutions régulières à ce titre, les radios communautaires ou de structure associative se heurtent encore à des législations qui les criminalisent ou les empêchent d’accéder à une fréquence régulière. Ainsi au Brésil, où seules 4 600 d’entre elles disposent officiellement d’un espace de diffusion. Au Chili, où ces radios ont démontré leur utilité après le tremblement de terre de 2010 - de même qu’en Haïti - il ne fait toujours pas bon informer des conflits opposant les communautés Mapuches aux propriétaires terriens. Il en va de même dans la région militarisée de l’Aguán, au Honduras, où les locuteurs des radios paysannes paient souvent de leur vie la répression conjointe de l’armée et des milices privées. En Colombie, les radios indigènes du département du Cauca subissent le feu croisé des militaires et des FARC, toujours actifs dans cette zone, malgré les pourparlers en cours entre le gouvernement et la guérilla.

    Si l'Iran ne compte aucune radio privée, l'Afghanistan voisin jouit en revanche d'un paysage radiophonique très fourni avec plus de 150 radios privées. Dans ce pays, les stations font face à deux menaces principales : la censure (gouvernementale ou émanant de responsables locaux) et les attaques violentes menées par les Taliban. Ces derniers ont, en 2012, saccagé au moins deux stations de radio.

    Si la multiplicité des radios, notamment locales, contribue pleinement au maintien du pluralisme médiatique en Turquie, en Russie, en Géorgie ou au Kirghizstan par exemple, le secteur est l'un des premiers, avec la télévision, à avoir été repris en main par les gouvernements les plus autoritaires d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Nulle trace de débat politique ou social sur les quelques antennes turkmènes, toutes détenues par l'Etat ; nulle critique du pouvoir sur la FM azerbaïdjanaise, ouzbèke ou kazakhe.

    Et pourtant, des radios telles que Echos de Moscou, Radio Free Europe / Radio Liberty ou la BBC, basées à l'étranger et essentiellement diffusées sur Internet, jouent un rôle essentiel pour briser le blocus de l'information imposé à ces pays. Les services en langue locale de ces deux dernières (dont plusieurs sont menacés de fermeture) offrent une rare perspective d'emploi aux journalistes indépendants bélarusses, azerbaïdjanais, turkmènes ou ouzbeks. Les risques sont considérables. En témoignent la mort sous la torture d’Ogulsapar Mouradova au Turkménistan en 2006, l’emprisonnement de son collègue Dovletmyrat Yazguliyev en 2011, ou les manoeuvres calomnieuses auxquelles est soumise Khadija Ismaïlova en Azerbaïdjan. Pourtant, les journalistes de radio accomplissent un travail courageux et déterminant pour le droit à l'information de leurs concitoyens.

    Malgré une pénétration croissante de l'Internet, dans de nombreux pays asiatiques, les populations rurales dépendent toujours de la radio pour obtenir des informations indépendantes. Parce qu'ils animent des programmes politiques au ton libre, ou parce qu'ils contribuent à des émissions critiques, les journalistes des stations de radio locales qui parsèment les Philippines font régulièrement l'objet d'attaques meurtrières. En 2012, pas moins de quatre journalistes ont été tués : Julius Caesar Cauzo de DWJJ Radio (08-11-12) , Rommel "Jojo" Palma de dxMC - Bombo Radyo (30-05-12), Nestor Libaton de Radio dxHM (08-05-12) et Aldion Layao de Super Radyo - dxRP (08-04-12).

    Au Cambodge, où la presse écrite et audiovisuelle est largement contrôlée par le régime, Mam Sonando, le propriétaire de la radio indépendante Beehive, comptait, jusqu'à son arrestation, parmi les rares commentateurs politiques à pouvoir s'exprimer librement. Agé de 71 ans, il a été condamné par le tribunal de Phnom Penh, le 1er octobre 2012, à une peine de vingt ans de prison. Reporters sans frontières et le Centre Cambodgien pour les médias indépendants (CCIM) demandent sa libération immédiate et inconditionnelle.

    En Tunisie, les porteurs de projets radiophoniques n’ont aucun interlocuteur officiel à qui adresser leurs demandes d’obtention du droit d’occuper une fréquence. Ils sont les premières victimes de ce vide juridique. Malgré les demandes répétées du Syndicat tunisien des radios libres, aucun statut n’encadre l’existence des radios communautaires. Depuis la révolution, seules douze radios ont obtenu une licence et sont aujourd’hui menacées de disparition. Celles qui ont accepté de signer un contrat avec l’Office National de Télédiffusion (ONT) se trouvent toutes dans l’impossibilité de payer les sommes exorbitantes que cette entreprise publique leur réclame, tandis que celles qui ont refusé le monopole de l’ONT et émettent par leurs propres moyens sont actuellement dans l’illégalité.

    Elles pourraient se voir contraindre de fermer leur antenne si aucune réforme d’ouverture n’est mise en place rapidement.
  • Suisse: Sommaruga signe un accord de coopération avec le pouvoir de Kinshasa pour les déboutés de droit d'asile congolais !

    Suisse: Sommaruga signe un accord de coopération avec le pouvoir de Kinshasa pour les déboutés de droit d'asile congolais !

    La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et le ministre congolais de l'Intérieur, Richard Muyej Mangez ont signé un accord de coopération.

    L'accord de coopération vise à promouvoir et soutenir le retour volontaire de requérants d'asile congolais déboutés en Suisse. La Suisse et la République démocratique du Congo (RDC) ont signé lundi un accord de coopération dans le domaine de la migration à Kinshasa. L'accord a été signé par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et par le ministre congolais de l'Intérieur, Richard Muyej Mangez. Il prévoit d'encourager et d'assister les retours volontaires. La RDC s'engage aussi à réadmettre sur son territoire ses ressortissants n'ayant pas ou plus le droit de séjourner en Suisse.

    «L'accord signé aujourd'hui tient compte des intérêts des deux Etats, dans un esprit de partenariat et de coopération», a indiqué Simonetta Sommaruga lors de l'émission «Forum» sur la RTS. De tels accords sont importants pour avoir des relations stables entre les deux pays. Par ailleurs, l'aide au retour «peut vraiment donner des perspectives aux personnes déboutées».

    Migration irrégulière

    Tous les problèmes ne seront pas résolus, a-t-elle admis. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) a signalé que cet accord prévoit aussi une collaboration entre les deux pays, notamment via des projets sur la sensibilisation de la population sur les risques de l'émigration ou des microcrédits avec des femmes victimes de viol.

    La cheffe du DFJP s'est aussi entretenue avec la ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba Matipa. Durant leur entrevue, elles ont évoqué la situation en matière de droits de l'homme et abordé des questions humanitaires.

    Droits de l'homme

    Durant sa visite de travail, Simonetta Sommaruga a rencontré des représentants d'ONG. Ceux-ci lui ont exposé les défis que la RDC doit relever, du point de vue de la société civile, notamment suite aux élections contestées qui ont eu lieu à l'automne 2011.

    La conseillère fédérale a également visité la «Maison des Congolais de l'étranger et des migrants», financée par la Suisse. Ce centre d'assistance informe notamment sur les dangers de la migration irrégulière.

     

    Simonetta Sommaruga se rendra mardi en Angola où elle doit également signer un accord de coopération migratoire. Elle rentrera en Suisse jeudi.
  • Les 50 ans du Traité de l’Élysée

    Les 50 ans du Traité de l’Élysée

    Le 50e anniversaire du traité de l'Elysée paraissait relativement absent des journaux allemands hier, date anniversaire de la signature du texte par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, en 1963. Mais, au lendemain des festivités, la presse se rattrape. La Frankfurter Rundschau lance un "Vive l'amitié reçue en héritage" à sa une et note, perfide, que tout n'est pas perdu dans la relation franco-allemande puisque François Hollande et Angela Merkel ont entrepris de se tutoyer ce 22 janvier.

    François Hollande et Angela Merkel ont entrepris de se tutoyer ce 22 janvier.

    Les deux gouvernements franco-allemand au Reichstag.

    Les 50 ans du Traité de l’Élysée

    Pour la France et l’Allemagne, la signature du Traité de l’Élysée le 22 janvier 1963 a marqué une étape importante de leurs relations. Ce traité est à la base d’une amitié cordiale et d’une étroite coopération.

    C’est un rendez-vous franco-allemand très particulier : le 22 janvier 2013, le Reichstag à Berlin accueille les Parlements et les gouvernements des deux pays voisins. Dans la salle plénière, les députés du Bundestag allemand et de l’Assemblée nationale française se sont réunis alors pour une séance commune. Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel y ont tenu chacun un discours.

    Avec cette cérémonie politique à Berlin, l’Allemagne et la France célèbrent le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée (du 22 janvier 1963) et rappellent les débuts de leur partenariat. Avec ce traité, signé par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle, les deux pays plaçaient leurs relations assombries par plusieurs guerres sur une nouvelle base. L’accord est devenu le fondement d’une étroite coopération bilatérale au niveau politique, économique, culturel et sociétal. La réconciliation et l’amitié franco-allemandes ont aussi largement contribué à l’unification européenne. L’attribution en 2012 du prix Nobel de la paix à l’Union européenne rendait hommage à ce processus.

    Pour Andreas Schockenhoff, président du Groupe de parlementaires franco-allemands, la séance commune des deux Parlements à Berlin représente un événement exceptionnel. « Je n’en connais aucun autre exemple dans le monde. » Pour lui, cette séance est bien plus qu’un acte formel. Elle montre que « la coopération franco-allemande a une qualité différente, très spécifique », déclarait Schockenhoff au journal « Das Parlament ». Au niveau politique, la cérémonie du 22 janvier 2013 à Berlin constitue l’apogée de l’année franco-allemande 2012-2013.

    Avec ses nombreuses manifestations, cette année doit surtout toucher les nouvelles générations. C’est pourquoi l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) organise aussi pour le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée un Forum des jeunes de quatre jours à Berlin, jusqu’au 23 janvier 2013. Quelque 150 jeunes venant de France, d’Allemagne et d’autres pays partenaires de l’OFAJ y discuteront entre autres de la manière dont la jeunesse peut intervenir dans les débats franco-allemands et européens.

    Des contacts étroits

    Le partenariat entre les deux pays se fonde sur le Traité sur la coopération franco-allemande–le traité de l’Élysée signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle le 22 janvier 1963. Il prévoit des rencontres au sommet régulières et détermine les grandes lignes de la coopération.

    Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande

    Les Secrétaires généraux sont chargés de dynamiser la concertation gouvernementale entre les deux pays et s’appliquent à favoriser le rapprochement des sociétés civiles.

    Les conseils des ministres franco-allemands

    Dans une déclaration commune lors du 40e anniversaire du traité de l’Élysée en 2003, il fut décidé que les consultations gouver­nementales bisannuelles prendraient la forme de Conseils des ministres au cours desquels les ministres des deux pays se réunissent pour une session commune.

    Les rencontres de Blaesheim

    Les rencontres de Blaesheim sont des rencontres informelles entre la chancelière allemande et le président français. La première de ces rencontres se déroula le 31 janvier 2001 à Blaesheim, en Alsace.

    Le plénipotentiaire chargé des relations culturelles

    Le Plénipotentiaire chargé des relations culturelles – détenant un rang comparable à celui d’un ministre fédéral – représente l’Allemagne dans le cadre des compétences des Länder en matière d’éducation et de culture.

    Le Plénipotentiaire est nommé pour quatre ans sur proposition des chefs de gouvernement des Länder.
  • Mali : l'état-major des armées juge cette photo «inacceptable»

    Mali : l'état-major des armées juge cette photo «inacceptable»

    La photo «inacceptable» d'un soldat français, selon le chef des armées. La tête de mort qui fait le Buzz Une photo d’un soldat français au Mali, portant un masque de tête de mort, fait le tour du web, et déplaît à l’etat-major français. Crane rasé, tenue militaire, baignée d’une lumière qui perce à travers les arbres, un soldat français se tient droit devant un blindé. Particularité: il porte un foulard, censé le protéger du sable, qui lui donne un masque de tête de mort.

    C'est l'image qui fait le buzz sur internet. Photographié par Ies envoyés spéciaux de l'AFP et du «Parisien-Aujourd'hui en France» au Mali, un militaire français pose avec un masque en coton qui lui recouvre le visage d'une tête de mort. Ce cliché glaçant est retweeté des dizaines de fois par minute depuis ce lundi matin.

    Ce qui met en colère l'état-major des armées, qui estime «inacceptable» le comportement de ce soldat.

    «Cette image n'est pas représentative de l'action que conduit la France au Mali à la demande de l'Etat malien et de celle que mènent ses soldats, souvent au péril de leur vie», a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, lors d'un point de presse dans la journée. Interrogé sur d'éventuelles sanctions à l'encontre du militaire concerné, il a répondu qu'il était «en cours d'identification».

    La cagoule portée par le soldat est un accessoire vendu pour les fans de «Call of Duty», un jeu vidéo extrêmement violent et populaire. Les photos ont été prises à Niono, dimanche, une ville de 15 000 habitants. Cette bourgade est un avant-poste où les forces françaises et maliennes s'unissent contre les groupes de combattants islamistes qui contrôlent le nord du pays. A Niono sont stationnés deux cents soldats français, notamment des membres de l'infanterie de Marine et des légionnaires.

    Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty.

    Surréaliste, la photo fait rapidement le tour du monde, partagée sur les réseaux sociaux. Certains internautes la juge effrayante, choquante. Elle semble symboliser la mort. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Mais les plus jeunes générations, nourrie de jeux vidéos, comprend la référence culturelle: avec son foulard, le soldat français se donnait tout simplement un air de Ghost, personnage du jeu vidéo de guerre ultra-violent Call of Duty. « Pas acceptable » Quoi qu’il en soit, la hiérarchie n’a pas apprécié la référence, qui brouille sa communication. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées françaises, a jugé que “c’est un comportement qui n’est pas acceptable”. Il ajoute que “cette image n’est pas représentative de l’action que conduit la France au Mali à la demande de l’Etat malien” par des soldats, et ce “au péril de leur vie”. Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du militaire concerné, le colonel a répondu qu’il était « en cours d’identification ».

    Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du militaire concerné, le colonel a répondu qu’il était « en cours d’identification ».
  • Casablanca-Rabat, les deux interviews de Jean-Marc Ayrault aux journalistes !

    Casablanca-Rabat, les deux interviews de Jean-Marc Ayrault aux journalistes !

    Mercredi 13 décembre, Jean-Marc Ayrault accueilli à l'aéroport Mohammed V de Casablanca par son homologue Abdel-Ilah BenKiran, le chef du gouvernement marocain. Photo Réveil FM

    Le passage de troupe en revue par jean Marc Ayrault et Abdel-Ilah BenKiran. Photo Réveil FM

    Petite bousculade sans gravité à Hyatt Hôtel de Casablanca. Les confrères marocains estimaient qu'ils devraient avoir la primeur d' interviews de Jean-Marc Ayrault puisque le Premier ministre français était en visite officielle au Maroc. Les journalistes accrédités à Matignon qui avaient fait le déplacement pour le Maroc avaient besoin que le Premier ministre s'exprime pour les rédactions restées à Paris. Ajouter à cela la sécurité dont doit bénéficier le Premier ministre, pas facile.

    Jean-Marc Ayrault lors de la réception de la communauté française du Maroc à la résidence de France. Photo Réveil FM

    Comparativement à la majorité des pays africains du Sud Sahara, le Maroc est un beau pays, qui a des infrastructures d'un Etat. C'est une vue partielle de Rabat que nous vous proposons à travers cette vidéo.

    Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est le roi Mohammed VI, de la dynastie alaouite, établie depuis 1666 et l'une des plus anciennes du monde contemporain.

    Le Maroc est membre des organisations suivantes : Organisation des Nations unies, Ligue arabe, Union du Maghreb arabe, Francophonie, Organisation de la conférence islamique, Groupe des 77, Union pour la Méditerranée, Communauté des États sahélo-sahariens. Le Maroc est le seul pays africain à ne plus faire partie de l'Union africaine, mais peut bénéficier des services de cette organisation tels que les services de la banque africaine de développement. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d'adhérer à la CEE, et s'est vu octroyer en 2008 un « statut avancé » auprès de l'UE. Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe.
  • Maroc-France: Anticiper, inventer, agir, prévenir, protéger...pour les entreprises franco-marocaines !

    Maroc-France: Anticiper, inventer, agir, prévenir, protéger...pour les entreprises franco-marocaines !

    "Quel meilleur symbole que cette inauguration?" s'est réjoui Jean-Marc Ayrault, devant un parterre de chefs d'entreprise dont 150 patrons français réunis pour célébrer le "partenariat d'exception" entre les deux pays vanté à satiété tout au long de la journée. Oublié le mot de "relocalisation" lancé cet été par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif contre les centres d'appels implantés en Afrique du nord qui a fâché le Maroc! A la place, le premier ministre français a promu la "colocalisation", un "nouveau concept" a-t-il fait valoir, "gagnant-gagnant", où les entreprises françaises, en réalisant une partie de leur production au Maroc, sur des niches, en retireraient de la valeur ajoutée en France, avec, à la clé, de l'emploi aussi.

    Madame Miriam Bensalah, présidente de la CGEM. Photo Réveil FM

    «Entre le Maroc et la France, il n’y a ni difficultés du passé à transcender, ni péripéties historiques douloureuses. Entre le Maroc et la France, il y a une relation d’exception, empreinte d’estime, de confiance et d’une volonté partagée d’œuvrer en permanence à de nouvelles perspectives pour le développement économique de nos deux pays». «Notre confédération mesure avec lucidité le chemin parcouru, mais aussi l’ampleur des défis à relever. Les plus importants et les plus récurrents, nous le savons tous, relèvent de la réforme de la justice, de l’assouplissement du marché du travail, de la transparence, de la protection des investisseurs, du renforcement de la fiscalité et enfin de la compétitivité de l’offre Maroc». «Le Maroc est à la fois le premier et le plus sûr partenaire de la France dans cette région du monde en proie à des troubles politiques et sociaux. Pour toute la région, nos deux pays représentent un modèle de coopération politique et économique porteur d’espoir et de progrès». «Au total les échanges commerciaux entre la France et le Maroc représentent plus de 7 milliards d’euros avec un solde en faveur de la France sachant que les investissements français au Maroc sont chaque année de 1 milliard d’euros. Dans tous les secteurs, et sans parler de la coopération entre les puissances publiques, les entreprises françaises et marocaines travaillent dans une logique gagnant-gagnant.» «N’en déplaise aux esprits chagrins, il nous faut casser l’idée qu’au Maroc nous faisons du «dumping social». Cette idée est véhiculée par les adversaires des colocalisations qui font semblant d’ignorer que ceci participe d’abord à la croissance des entreprises françaises».

    Le chef du Gouvernement du Royaume du Maroc, Monsieur Abdelilah Benkiran. Photo Réveil FM

    "Ne nous considérez plus comme un marché mais comme un partenaire, ensemble nous pouvons conquérir d'autres marchés", a exhorté Abdelillah Benkirane, le chef du gouvernement marocain qui a mis les rieurs de son côté. "Je sais, nous traversons tous les deux une crise. Mais crise, crise, crise, vous nous crispez! La France est un grand pays, il va dépasser la crise! Au Maroc (...) de toute façon, on a l'habitude..." "Faisons comme si la Méditerranée n'existait pas, a-t-il poursuivi, mais un grand marché, ensemble ça ira toujours mieux. La politique c'est bien, la démocratie c'est bien, mais l'économie c'est indispensable".

    Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français au Forum de Haut niveau France-Maroc. Photo Réveil FM

    Madame Christiane Taubira, La Garde des sceaux, Laurent Fabius (3è à partir de la gauche), Ministre des Affaires étrangères, Madame Elisabeth Guigou, Présidente de la Comission Affaires étrangères au Sénat, Madame Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur. Photo Réveil FM

    Il existe d’excellents rapports sur la politique étrangère française, comme celui d’Hubert Védrine «la France dans le monde» ou celui moins connu qui le précède d’Henri Nallet intitulé «Le monde en face» publié en 2008. Ancien ministre de l’Agriculture et de la Justice, Henri Nallet est vice-président de la Fondation Jean-Jaurès et vice-président de la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS).

    Dans ce rapport qui n’a pas pris une seule ride, l’auteur fait état des «instabilités économiques qui sont les plus visibles. La mondialisation actuelle, dit-il, atteint une ampleur inédite, et les conséquences en sont très largement imprévisibles… Face à la crise financière et au drame alimentaire que nous connaissons, des réponses fermes et courageuses sont nécessaires de manière urgente, car si le pire n’est pas sûr, il ne doit cependant pas être écarté. On ne peut donc pas se contenter d’un discours nous exhortant encore une fois à nous “adapter” à la mondialisation, à nous soumettre au “fait inéluctable”, dans une attitude largement passive. Il nous faut au contraire prévoir, agir, prévenir et protéger…»

    Agir en pensant parfois aux scénarios du pire, car le pire n’est jamais incertain. Au lieu donc de nous préparer à une «multipolarité», écrit Henri Nallet peut-être devons nous au contraire nous préparer à agir dans un monde «sans polarité», extraordinairement complexe à maîtriser et face auquel nous sommes, pour l’instant, culturellement et institutionnellement plutôt désarmés. Dans ce monde instable, où les grands équilibres sont à définir, des questions clefs, comme celle de la sécurité alimentaire qui a fait l’objet d’une session au Conseil économique et social, d’une intervention au Parlement du chef du gouvernement M. Benkirane, sont mises en évidence par l’ancien ministre français de l’Agriculture : «l’approvisionnement en matières premières, y compris agricoles, risque de remettre en cause profondément la cohésion de nos sociétés par la multiplicité des chocs externes, etc. Ils mettent déjà en cause l’unité de nos sociétés. Ils pourraient les menacer plus gravement encore. Les ressources alimentaires sont le grand enjeu d’avenir : l’explosion démographique exige de repenser en profondeur le système productif et d’échanges agricoles dans une optique bien différente de celle qui fut imposée par les organisations internationales et les États-Unis depuis quarante ans. Y parviendrons-nous ?» se demande Henri Nallet.

    Regarder «le monde en face» : un contexte incertain et déstabilisé

    «La mondialisation, dit-il encore, fragilise également des pans entiers du système productif global. Là encore, nous devrions tirer les conséquences de la crise alimentaire : l’instabilité des prix alimentaires depuis trente ans a abouti aujourd’hui à des pénuries qui pourraient créer les conditions d’affrontements entre nations. Ce type de crise peut se reproduire à l’identique dans d’autres secteurs où existe un sous-investissement chronique. Il serait dangereux d’éluder cette probabilité. Des risques sur l’accès aux ressources vitales émergent ensuite. Nous entrons dans une ère de compétition qui sera de plus en plus aiguë avec tous les grands ensembles consommateurs d’énergie. Les difficultés concernant les sources, les transports, les coûts, le stockage des ressources énergétiques, autant de questions face auxquelles nous sommes mal préparés, représentent autant de dangers pour notre propre appareil productif. Tout ceci évidemment surplombé par un risque environnemental qui met en jeu très directement l’avenir de la planète, voire sa survie.

    La crise des subprimes, totalement imprévue, devrait nous alerter sur le sujet : d’autres crises de ce genre, aux conséquences incertaines, mais potentiellement dévastatrices pour l’économie, peuvent à tout moment surgir. On nous les annonce déjà… Il faut s’y préparer», conclut-il dans cet excellent rapport intitulé «Le monde en face». Prise dans l’engrenage des crises, notre région, malgré les discours lénifiants, n’échappe pas à ces crises dévastatrices, rattrapée par le réel douloureux financier, économique et social.

    Pourtant, comme le soulignait à Casablanca Jean Louis Guigou, président de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), présent à la rencontre France-Maroc, il existe une réelle complémentarité entre la Rive-Nord et la Rive-Sud de la Méditerranée, la région est un espace pertinent pour servir «de laboratoires» à de nouvelles pratiques innovantes comme la coproduction et la colocalisation, nouvelles formes innovantes de partenariat entre le Nord et le Sud, dans la grande région euroméditerranéenne qui intégrera l’Afrique subsaharienne.

    Un travail de réflexion est actuellement initié, comme l’a indiqué la ministre française du Commerce extérieur, Nicole Bricq, qui a déclaré : «c’est un chantier important où il faut identifier les avantages comparatifs de nos pays et créer des activités pérennes et créatrices d’emplois. L’idée est que le Maroc et la France pourraient ensemble produire et conquérir des marchés aux États-Unis, en Afrique.

    C’est aussi une manière de trouver ensemble les bonnes coopérations, les bons partenariats, qui nous permettent non seulement de développer de l’emploi au Maroc et de l’emploi en France, des investissements au Maroc, des investissements en France, mais dans une politique de partenariat beaucoup plus ambitieux, d’aller aussi comme une plateforme, ensemble, vers d’autres pays, vers d’autres marchés avec les Marocains et les Français ensemble», a telle expliqué en donnant l’exemple des secteurs de l’«aéronautique et l’automobile». «C’est bon pour l’export marocain comme pour l’export français.

    La colocalisation, c’est ne pas se faire la guerre, c’est ne pas parler de délocalisation parce qu’on produit ici», a-t-elle poursuivi.

    «Quand on produit ici (...) ça produit de l’emploi et de l’activité en France». Ce à quoi répond la présidente de la CGEM, Mme Bensalah : «Nous sommes prêts à œuvrer dans les faits pour que cette ambition française, mais également marocaine, devienne notre projet commun. Nous sommes prêts à renforcer notre partenariat qui préfigure une plateforme pouvant devenir un poumon de compétitivité et un relais de croissance pour les entreprises françaises et marocaines, au profit de toute la région et du continent africain».

    Une étude a été initiée pour identifier les filières, les complémentarités et les potentiels. C’est Dominique Bocquet, ex-chef du service économique de l’ambassade de France au Maroc qui sera en charge de la partie consacrée aux potentiels du Maroc.

    «Faire plus et mieux»

    En septembre 2005 à Rabat, à l’occasion de la réunion mixte franco-marocaine, les chefs de gouvernement marocain et français avaient décidé la création d’un groupe de travail composé de chefs d’entreprise de leurs pays respectifs. Dominique de Villepin, Premier ministre français, nous déclarait qu’il fallait «faire plus et mieux», impliquer davantage la communauté des affaires des deux pays en lui donnant un mandat de promotion d’investissements et d’impulsion de partenariats entre leurs entreprises.

    L’objectif fixé à ce groupe, baptisé GIEFM, était de contribuer par des propositions concrètes à la dynamisation des relations économiques entre les deux pays en associant des chefs d’entreprise leaders, français et marocains, capables d’apporter par leur expérience, leur poids, leur notoriété et leur rayonnement, des idées et des propositions qui peuvent aider à atteindre les objectifs fixés.

    Les objectifs portés par le plan Émergence ont été atteints comme l’a souligné le coprésident du Club des chefs d’entreprise France-Maroc Mohamed Kettani. «60 chefs d’entreprises avec une parité strictement respectée entre Marocains et Français ont été, dit-il dans son discours, mobilisés depuis 18 mois dans nos travaux avec les services de l’ambassade de France et n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de nos travaux. Ces travaux font état d’avancées incontestables enregistrées par le Royaume et portées par les stratégies sectorielles qui ont permis l’émergence d’une industrie de l’offshoring, le positionnement du Maroc sur la carte mondiale de l’industrie aéronautique et une accélération considérable des transports, le renouveau d’une offre marocaine ciblée dans le secteur de l’automobile, fournissant un cap incitatif aux équipementiers, une rupture apportée par le Plan Azur qui a enregistré une hausse significative de ses indicateurs, le développement des filières agricoles à fort potentiel d’exportation et la concrétisation des agropoles, la mise en place progressive de 16 plateformes industrielles intégrées dans diverses régions du pays qui ont permis la mise à disposition de 2 000 hectares répondant à la demande du foncier industriel viabilisé de centaines d’investisseurs.»

    Comment, dans un contexte de stabilité du Maroc et au-delà des questions classiques de la fiscalité, des coûts des facteurs de production et des ressources humaines, renforcer la dynamique des relations France-Maroc dans un contexte de coopération triangulaire France-Maroc-Afrique, France-Maroc-pays du Golfe ? Pour lui, cette idée de colocalisation est recevable.

    «La réaffirmation des politiques sectorielles à l’horizon 2020 permet de donner de nouvelles perspectives d’affaires à nos opérateurs économiques dans différents secteurs d’activité et ouvre la voie à un développement plus soutenu de la colocalisation compétitive créatrice de richesses et d’emplois en France et au Maroc, comme en témoignent les expériences dans les secteurs de l’automobile ou de l’aéronautique…»

    Le co-investissement des entreprises françaises et marocaines en Afrique est une voie d’avenir qui donne une dimension nouvelle à notre partenariat, capitalisant ainsi sur la dimension hub du Maroc en tant que plateforme commerciale et d’investissement régional. Tout ceci crée les conditions d’une confiance renouvelée en l’avenir pour exploiter ensemble les formidables opportunités de croissance et de création de richesses.»

    Comment aller plus loin ?

    Le contexte politique s’y prête, les relations entre le Maroc et la France, deux pays à forte culture, comme le soulignait dans son discours le chef du gouvernement, n’ont cessé de se «bonifier». «Malgré une période de crise, la France qui reste un grand pays, dit-il, ne doit plus considérer le Maroc, qui a su traverser avec intelligence le Printemps arabe, comme un simple marché, mais comme un partenaire avec qui il faut construire ensemble et conquérir d’autres marchés».

    «Le gouvernement, dit-il, travaillera dans ce sens, celui de renforcer la relation France-Maroc, de rendre la vie plus facile aux hommes d’affaires, d’améliorer les services de l’administration, de réformer la justice, la fiscalité et d’écouter et trouver les solutions». Un discours «fort, éclairant, stimulant» que le Premier ministre français a écouté avec attention avant de défricher «ce qui peut se faire ensemble, dans une période de mutation et d’aspiration démocratiques où nos destins sont liés, alors même que les deux pays sont confrontés à des défis majeurs : trop faible croissance, chômage qui monte et endettement public».

    Dans un discours passionnant où il a réaffirmé toute l’importance que le Président François Hollande et le gouvernement français accordent aux relations France Maroc, M. Ayrault rappelle que l’un des enjeux de cette nouvelle situation, c’est la place de nos pays, de l’espace euro-méditerranéen dans la compétition économique mondiale qui est en train de se jouer. Que peut-on faire ensemble au-delà du partenariat d’exception, comment tirer parti de ce monde qui est en train de se construire ?

    Comment aller plus loin dans un contexte de concurrence, comment être au rendez-vous ? En déclinant un partenariat d’exception au service d’une compétitivité partagée.

    En dépassant le modèle traditionnel d’échanges fondés sur la simple fourniture de marchandises, en mettant en place des modes d’organisation, des méthodes de production innovantes qui doivent être mises en partage au profit des deux économies. Telle est la colocalisation qui peut être bénéfique des deux côtés de la Méditerranée et qui fait l’objet d’un accord signé entre les deux gouvernements.

    Il s’agira de renforcer une logique de cercles vertueux combinant la recherche de l’excellence et du meilleur coût qui fonctionnera en améliorant les fédérations et les coopérations professionnelles entre des acteurs de terrain du Maroc et de France, mais aussi d’Afrique et du Proche-Orient.»

    Colocalisation, le concept est lancé, répété, applaudi. Il reste qu’il faut au-delà de l’effet d’annonce, y travailler, sans cesser d’anticiper, d’inventer, de proposer. Car assurément, au milieu des grandes reconfigurations structurelles, des acteurs qui changent, des doutes qui émergent, comme le souligne l’auteur du rapport «le monde en face», la prime ira à celui qui arrivera le mieux à anticiper et à utiliser les interstices de ce système mondial très largement imprévisible, fragmenté et éclaté».

  • France-Maroc, un partenariat exceptionnel...avec les droits de l'homme !

    France-Maroc, un partenariat exceptionnel...avec les droits de l'homme !

    Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a vanté jeudi 13 décembre au Maroc la "colocalisation" industrielle, un partenariat qui permettrait à la France de faire au Maghreb ce que l'Allemagne a réalisé avec les pays de l'Est après la chute du Mur de Berlin. Il a vanté le concept de "colocalisation" dans un pays dont la France est le premier partenaire économique. Ce sujet en vogue à l'heure de la mondialisation a fait l'objet d'un accord à l'issue d'une "réunion de haut niveau" rassemblant à Rabat le chef du gouvernement français, huit ministres, et leurs homologues marocains. Plutôt que de se tourner le dos, c'est se tendre la main et avoir des partenariats stratégiques. Dans une déclaration commune, France-Maroc s'engagent à développer des "projets spécifiques" et promettent de se concerter "sur les thématiques et projets à privilégier, notamment dans les secteurs des infrastructures de l'aménagement et des transports urbains, de l'agro-alimentaire, des énergies renouvelables, de l'automobile et de l'aéronautique". "Notre objectif, c'est d'éviter ce que souvent on craint en France, les délocalisations", a-t-il déclaré mercredi devant des patrons réunis en forum à Casablanca. "On est dans une démarche 'gagnant-gagnant' où la coproduction industrielle bénéficie aux deux pays et c'est essentiel", a-t-il ajouté le lendemain devant la communauté française de Rabat. A la conférence de presse au Ministère des Affaires étrangères et de la coopération, Jean-Marc Ayrault , le Premier ministre français à soulevé le problème du Sahara occidental en précisant que la France soutient la résolution des Nations Unies. Pourtant après son voyage, sa réception au Palais Royal par le roi Mohammed VI, l'inauguration tous les deux du tram de Casablanca, son intervention au Forum des entreprises franco-marocaine, le trajet Casablanca-Rabat, il est 23h28 lorsque Jean-Marc Ayrault en off répond à ma question sur le Sahara occidental et rassure tous les confrères que les problèmes des droits de l'homme seront abordés avec les autorités marocaines, sans que cela mette en péril les bonnes relations franco-marocaines.

    Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (2e à gauche), le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault (3e à gauche), son homologue marocain Abdelilah Benkirane (au centre) et le chef de la diplomatie du Maroc Saad-Eddine El-Othmani (2e à droite). Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français et Abdelilah Benkiran, le chef du gouvernement marocain, lors de la conférence de presse au Minsitère des Affaires étrangères à Rabat. Photo Réveil FM

    Le Sahara occidental est un territoire de 266 000 km² du nord-ouest de l'Afrique, bordé par la province marocaine de Tarfaya au nord, l'Algérie au nord-est, la Mauritanie à l'est et au sud, tandis que sa côte ouest donne sur l'Atlantique.

    Territoire non autonome selon l'ONU, cette ancienne colonie espagnole n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente-cinq ans après le départ des Espagnols, en 1976. Le Sahara occidental est en proie à un conflit opposant les indépendantistes sahraouis du front Polisario au Maroc qui revendique sa souveraineté sur l'ensemble du territoire. Devenu un enjeu global illustrant la rivalité entre le Maroc et l'Algérie, le dossier saharien bloque toujours la construction de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

    Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc (lequel l'appelle « Sahara marocain ») et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement dont l'objectif est l'indépendance totale du Sahara occidental, revendication soutenue par l'Algérie.

     

    Depuis le cessez-le-feu de 1991, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, tandis que le Front Polisario en contrôle 20 % laissés par le Maroc derrière une longue ceinture de sécurité, le « mur marocain ».
  • Rabat: Jean- Marc Ayrault, le Premier ministre français visite le Mausolée Mohammed V

    Rabat: Jean- Marc Ayrault, le Premier ministre français visite le Mausolée Mohammed V

    En visite officielle au Maroc, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre Français, a visité jeudi 13 décembre le Mausolée Mohammed V à Rabat, où il s’est recueilli sur les tombes des regrettés Souverains, Feus S.M. Mohammed V et S.M. Hassan II. A cette occasion, Jean-Marc Ayrault a déposé une gerbe de fleurs et signé le livre d’or du Mausolée.

    Le mausolée Mohammed-V est un tombeau royal situé à Rabat, capitale du Maroc. Il se trouve sur l'esplanade de la tour Hassan et en surplomb de l'embouchure du fleuve Bouregreg. Le mausolée abrite la tombe de Mohammed V, et ses fils Moulay Abdellah et Hassan II. Il a été construit entre 1961 et 1971, soit 10 ans de travaux auxquels collaborèrent 400 artisans marocains. L'architecture du mausolée a été conçue par l'architecte vietnamien Eric Vo Toan, cet édifice est caractérisé par son style classique arabo-andalou selon l'art traditionnel marocain.

    Depuis 2012, il fait partie de l'ensemble des sites de Rabat inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en tant que bien culturel.

    Le sultan Mohammed Ben Youssef, connu également en tant que roi Mohammed V (après l'indépendance), était un monarque très apprécié par le peuple marocain, le sultan est également populaire pour avoir refusé d'appliquer les lois anti-sémites du régime de Vichy, protégeant ainsi quelque 400 000 juifs marocains. Il est considéré comme « le père de la nation marocaine moderne » et l'un des personnages clés des négociations de l'indépendance du Maroc.

    Le sultan a été exilé en 1944 en Corse puis à Madagascar pour son soutien des mouvements indépendantistes de l'Istiqlal dans le pays. Cette décision du protectorat français provoquera des vagues de violences qui amèneront le retour du souverain en 1955 et l'indépendance du royaume en 1956.

    De retour de Madagascar, le sultan accomplit la première prière du vendredi après l'indépendance du Maroc sur l'esplanade de la célèbre Tour Hassan, qui fait aujourd'hui face au mausolée. Par cette occasion, le sultan a annoncé officiellement l'indépendance au peuple marocain. C'est ainsi qu'a été choisi le lieu de la construction du tombeau. En effet, cet endroit est hautement symbolique pour les marocains.

    La tour Hassan est un minaret historique jamais terminé situé à Rabat, cet édifice devait être non seulement la plus grande mosquée, mais aussi le plus grand monument religieux du monde au XIIe siècle. Les travaux de construction de cette mosquée ont commencé en 1196 sous l'initiative du sultan almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (1184-1199), petit-fils d'Abd al-Mumin, fondateur de la ville impériale de Rabat en 1150, le sultan al-Mansur voulait faire de Rabat la capitale de son empire qui, au XIIe siècle, s'étendait de la Tripolitaine (Libye) à Castille (Espagne).

    Cependant, les travaux furent abandonnés juste après la mort du sultan en 1199. La tour devait culminer à plus de 80 m, mais n'atteignit que 44 m.

    L'édifice a ensuite été négligé par les successeurs de Yaqub Al-Mansour et se dégrada avec le temps.

    En 1755, le tremblement de terre de Lisbonne toucha Rabat et détruisit entièrement les colonnades de l'esplanade. L'espace de la Tour Hassan a été restauré à partir des années soixante du XXe siècle, lors de la construction du mausolée alaouite sur une partie de son esplanade.

    Le mausolée a été édifié selon le style traditionnel arabo-musulman sur une superficie de 1 500 m². À l'extérieur, le monument est bâti de marbre blanc italien et recouvert d'un toit pyramidal de tuiles vertes, comme le vert de l'étoile du drapeau marocain, symbole de la royauté alaouite.

    Les murs de l'intérieur sont ciselés de calligraphies coraniques et recouverts du zellige traditionnel. La coupole est en cèdre de l'Atlas dorée à la feuille et en acajou peint, sous cette coupole se trouve le sarcophage royal d'onyx blanc pakistanais contenant la dépouille de Mohammed V (1909-1961).

    Dans les angles, se trouvent les tombeaux du prince Moulay Abdellah (1935-1983), fils cadet de Mohammed V, et frère de Hassan II, roi du Maroc de 1961 à 1999.
  • La ville de Lens compte sur "son" Louvre pour renaître

    La ville de Lens compte sur "son" Louvre pour renaître

    Le Louvre-Lens, antenne régionale en pays ch’ti du prestigieux musée, ouvre aujourd’hui, en présence de François Hollande. Un pari fou au milieu des terrils dans une région durement marquée par la crise.

    François Hollande lors de l'inauguration du Louvre-Lens, le 4 décembre 2012. Le président François Hollande a "salué" mardi la décision de Jacques Chirac qui avait choisi Lens en 2004 pour accueillir une antenne du Louvre, lors de l'inauguration de ce nouveau et prestigieux musée.

     
     

    « Ce serait ridicule ? » C’est par ces trois mots que Daniel Percheron, président (PS) de la région Nord-Pas-de-Calais et passionné d’égyptologie, a sondé la candidature de Lens auprès d’Henri Loyrette, patron du Louvre, quand le plus grand musée du monde a annoncé en 2003 l’ouverture d’une antenne en région, dans le cadre d’un plan gouvernemental de décentralisation.

    Ridicule, une ville de 36 000 habitants qui abriterait un mini-Louvre, alors qu’elle compte surtout un maximum de chômeurs? Une ex-cité minière à bout de souffle, qui fait pâle figure à côté de Lille, plus rayonnante culturellement, et même d’Arras, la sous-préfecture dont elle dépend, nantie d’hôtels qu’elle lui envie. Lens n’avait que son équipe de foot, championne de France en 1998, pour rêver, qui végète actuellement en L 2. Mais aussi son « énergie du désespoir », comme dit Daniel Percheron. Une fierté qui a fait sortir de terre une mine d’art.

    Le Louvre-Lens est bâti sur le carreau de la fosse 9 des anciennes mines, face à des terrils classés depuis peu au Patrimoine mondial par l’Unesco. Le musée s’élève — façon de parler pour un bâtiment en longueur, d’un dépouillement très japonais, signature du cabinet nippon Saana — juste à côté du stade Bollaert. Les dieux du stade et de l’art pour oublier la crise qui fait rage sans discontinuer depuis la fermeture des dernières mines de charbon, dans les années 1980.

    Ils espèrent plus de 500 000 visiteurs par an

    Lens exploite aujourd’hui un nouveau filon. La région a investi dans ce projet colossal qui va présenter des sculptures grecques, égyptiennes et mésopotamiennes, des tableaux de Vinci, Raphaël, Delacroix et Ingres aux locaux, mais aussi aux touristes belges et britanniques. Le conseil régional finance 59% d’un budget de départ de 150 M€, et qui a été dépassé, l’Europe en a fourni 25%, Lens et la communauté urbaine 8%, le département du Pas-de-Calais 7%, et l’Etat 1%.

    Le Louvre agit « comme un réparateur de crise industrielle », souligne l’ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, qui a participé au choix de Lens sous le second mandat de Jacques Chirac. A l’époque, seule la région Nord avait répondu à l’appel à candidatures, et Lens avait devancé cinq autres villes de la région, Valenciennes, Calais, Arras, Boulogne-sur-Mer et Amiens.

    Son nouveau musée espère marcher sur les traces de ses deux modèles, nés dans des régions elles aussi sinistrées : le musée Guggenheim de Bilbao, qui a transformé cet ancien désert sidérurgique du Pays basque espagnol en pôle touristique européen de premier plan, et Beaubourg Metz, qui a attiré plus de 1,5 million de visiteurs depuis son ouverture au printemps 2010, au cœur d’une terre dévastée par l’effondrement de l’acier.

    Et si l’avenir passait par les bronzes antiques? Le guide touristique Lens Liévin propose déjà des balades, des lieux de mémoire miniers au nouveau Louvre.

    Les Lensois vont au charbon pour sauver leur région. Ils espèrent plus de 500000 visiteurs par an.