15/06/2016

RDC: Le Katangais Flory Kabange Numbi fait retourner un autre Katangais Jean-Claude Muyambo en prison !

RDC: Le Katangais Flory Kabange Numbi fait retourner un autre Katangais Jean-Claude Muyambo en prison !

Dans une lettre datée du 9 juin, Flory Kabange Numbi écrit que "le détenu Jean-Claude Muyambo, au lieu de se trouver sur son lit de malade, se promène à travers toute la ville de Kinshasa "

Etre procureur de la République, c'est être droit, juste et humain. La liberté doit être la règle et l'emprisonnement une exception. Il faut dégager le respect et non-la terreur à ses concitoyens. Servir son pays ne veut en aucun cas dire sombrer dans l'arbitraire, accepter d'être le bras armé ou le petit couteau du régime à la dérive autocratique et dictatorial. La justice est la colonne vertébrale d'une nation. Elle est l'un des quatre piliers d'une démocratie dans un pays. Une justice à la tête du client, expéditive, embrigadée et aux ordres comme celle la République démocratique du Congo ne mérite aucune compassion ni respect.

En tout cas, ils sont nombreux des Katangais qui font la honte du Katanga par leur servilité à servir un régime anti-Congo, contre le peuple congolais. Flory Kabange Numbi est le Procureur de la République de pacotille. Il est Instrumentalisé à outrance par le régime tortionnaire et dictatorial de Kinshasa. Par ses agissements alambiqués, il contribue à asseoir la dictature joséphiste en République démocratique du Congo. A beaucoup de congolais, Flory Kabange Numbi rappelle son collègue Polycarpe Mongulu Tapangane qui fut instrumentalisé sous la défunte deuxième République de la dictature de Mobutu: Arrestations arbitraires, intimidations des opposants...A la fuite du Maréchal Mobutu, le procureur Polycarpe Mongulu broya du noir à Kinshasa. C'est grâce au gouvernement 1+4=0 issu du dialogue intercongolais de Sun City, qu'il fut récupérer par Jean-Pierre Bemba qui en fit un Sénateur. S'il avait l'occasion de redevenir Procureur de la République, Mongulu serait incapable d'exceller dans les méfaits des atteintes aux libertés et droits de ses compatriotes. Il a beaucoup compris et appris de la vie.

Devant l'ouragan de l'histoire mûr ou pas le fruit tombe quand même. Flory Kabange Numbi, en homme de main d'Hippolyte Kanambe Kazembere alias Joseph Kabila, le jour que ce dernier sera capturé ou prendra la fuite comme Mobutu, Flory Kabange Numbi sera-t-il dans ses bagages ? Dans une République, on ne traite pas les opposants des ennemis, on tient compte de leurs propos et revendications. On ne jette pas les opposants en prison puisqu'on est au pouvoir et on se croit tout puissant. Même un opposant emprisonné il a droit aux soins sanitaires. Le cas de Jean-Claude Muyambo est navrant. Le prisonnier politique qui était en soins, Flory Kabange Numbi décidé qu'il doit rentrer en prison uniquement puisque la Conclave de l'opposition se tient à Bruxelles et que les résolutions prises n’arrangent pas le régime.

Les avocats de Jean-Claude Muyambo protestent contre son retour en prison

Des Katangais mangeristes qui soutiennent à bras le corps le régime dictatorial d'alias Joseph Kabila, jettent l'opprobre sur tous les Katangais. Fort heureusement, nous sommes nombreux à n'avoir jamais courbé l'échine à l'imposteur Hippolyte Kanambe Kazemberé alias Joseph Kabila.

En détention à la prison centrale de Makala à Kinshasa depuis le 20 janvier 2015, Jean-Claude Muyambo est accusé de stellionat, manœuvre frauduleuse consistant à vendre un bien dont on sait ne pas être propriétaire, dans un dossier judiciaire de son client par le parquet de Lubumbashi. Sa demande d’évacuation médicale pour se faire soigner à l’étranger a été maintes fois rejetée, de même que sa demande de liberté provisoire.

12:40 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : rdc, rsf, radios | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

RSF: Des radios à nouveau menacées en République démocratique du Congo !

RSF: Des radios à nouveau menacées en République démocratique du Congo !

Reporters sans frontières (RSF) condamne vigoureusement les pressions exercées contre les radios émettant à l’Est de la République démocratique du Congo. L’organisation y voit une tentative de mettre les médias sous pression alors que le report des élections très attendues n’a toujours pas été annoncé officiellement.

La pression s’accentue sur les médias dans l’Est de la RDC. Depuis le mois de juin, plusieurs radios ont été fermées pour raisons administratives. Un enchaînement qui paraît peu fortuit alors que le gouvernement redoute les réactions hostiles à l’annonce très probable du report de l’élection présidentielle prévue pour octobre 2016.

Le 8 juin, les médias du territoire de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, dans l’Est du pays, ont reçu l’information qu’elles seraient suspendues, si elle ne s’acquittaient pas d’une “autorisation d’émission” de 1500 USD. Une somme très importante pour ces radios essentiellement communautaires; qui ne pourront majoritairement pas s’en acquitter. Selon le chef local des postes et télécommunications du territoire de Baraka, l’ordre émane de l’administration centrale et devrait être appliqué à l’échelle nationale.

Cette menace intervient quelques jours à peine après la fermeture forcée le 2 juin de la radio Iriba FM, de Bukavu, toujours au Sud Kivu, sur ordre de la direction provinciale des impôts. Motif invoqué: la radio n’avait pas encore payé la totalité de se taxes. Le directeur de la radio, Donat Musema, conteste la décision et rappelle qu’il s’est acquitté de la majorité de son impôt, contrairement à d’autres radios de la ville qui continuent de fonctionner. Il y voit des représailles politique après des émissions qui ont donné la parole à l’opposition. Le journaliste avait déjà fait face à des pressions et notamment à des menaces de morts, pour lesquels un agent de l’Etat a été reconnu coupable dans un procès en mars dernier.

Au Nord-Kivu, c’est la Radio Paon de Munguredjipa qui a été victime d’un acte de censure de la part des militaires et des agents de l’Agence nationale de Renseignements (ANR). Le directeur de la radio, Aimé Kibendelwa a été arrêté du 4 au 7 juin, et s’est vu confisquer l’émetteur de la radio. Le journaliste a été libéré sur intervention de la Monusco mais le responsable local de l’ANR refuse de remettre l’émetteur et demande une rançon de 500 USD.

“Dans ces trois cas, les actions des autorités ne se fondent sur aucune décision de justice, et sont donc en violation totale de la loi congolaise qui prévoit que seule le procureur a l’autoité pour déclarer une fermeture de média, rappelle Reporters sans frontières. Alors que le contexte politique est déjà très tendu, il est indispensable que ce type d’intimidations politiques des médias cessent afin que ceux-ci puissent mener leur travail d'information librement.”

Dans le même temps, les entreprises de téléphonies mobiles ont annoncé des hausses tarifaires des services internet allant de 35 à 500%, semant la panique parmi la communauté journalistique qui repose énormément sur l’usage de l’internet mobile pour transmettre et recevoir des informations. Une telle hausse empêcherait également la population de s’informer librement en ligne, la plupart des congolais ne disposant pas d’une connexion internet chez eux. Le vice-ministre en charge des questions internet a dit qu’il examinerait cette décision qui s’apparente à une “politique d’entente”’ en violation des règles de concurrence.

 

La RDC est classée 152ème sur 180 pays au Classement de la liberté de la presse établi par RSF en 2016.

12:37 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : rsf, rdc, radios, liberté de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |