09/05/2012

Nicolas Sarkozy et François Hollande réunis pour le 8-Mai

Nicolas Sarkozy et François Hollande réunis pour le 8-Mai

Le président français en exercice et son successeur ont participé comme prévu à la cérémonie marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est la deuxième fois qu'un tel dispositif est mis en place. Les deux adversaires politiques ont échangé quelques mots en souriant. Le président français élu François Hollande et le sortant Nicolas Sarkozy ont déposé ensemble une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, à l’Arc de triomphe à Paris, pour la cérémonie du 8-Mai célébrant la fin de la seconde guerre mondiale. Les deux hommes, qui se sont durement affrontés pendant la campagne électorale, se sont serré la main avant de porter, ensemble, une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu puis de raviver la flamme sur la tombe. Ils ont ensuite écouté, dans une atmosphère très solennelle, François Hollande à la droite du président en exercice, un pas en arrière, l’hymne national français puis le Chant des partisans, un chant de la Résistance entonné par les chœurs de l’armée française. A la fin de cette courte cérémonie, l’élu et le sortant ont échangé quelques mots en souriant, avant d’aller saluer les personnalités et anonymes venues assister à la cérémonie. Ils se sont séparés après une dernière poignée de main, sans faire de déclaration officielle. "Il y a des enjeux qui nous réunissent tous, au-delà de la personne de Nicolas Sarkozy, de la mienne", a simplement déclaré à la presse François Hollande à l’issue de la cérémonie. La passation de pouvoir entre les deux hommes aura lieu le 15 mai.

Ce 8 mai est la dernière cérémonie de commémoration de Nicolas Sarkozy dans l'exercice de sa présidence.

Après avoir déposé une gerbe de fleurs devant la statue du général de Gaulle, le président en exercice Nicolas Sarkozy est allé à la rencontre de François Hollande pour l'associer dans ses gestes à la cérémonie de commémoration du 8 mai.

De nombreux militants UMP s'étaient rassemblés le long des Champs-Elysées pour saluer une dernière fois le président Nicolas Sarkozy.

Les deux présidents ont ensuite déposé une gerbe de fleur devant la tombe du soldat inconnu.

Après la Marseillaise, les deux hommes sont allés signer le Livre d'or du Comité de la Flamme.

Nicolas Sarkozy, comme le veut la tradition, a réallumé le flamme de la tombe du soldat inconnu.

François Hollande est apparu quelques instants le visage grave. Un moment solennel.

François Hollande y a retrouvé l'ancien Premier ministre Lionel Jospin et l'actuel président socialiste du Sénat Jean-Pierre Bel.

Les deux présidents ont salué les anciens combattants présents puis les élus.

Les deux hommes se sont quittés à l'issue de la cérémonie protocolaire, qui a duré une heure environ. Ils se retrouveront le 15 mai pour la passation de pouvoir.

02:19 Écrit par Freddy Mulongo | Tags : sarkozy, hollande, 8 mai, freddy mulongo, réveil fm international | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

08/05/2012

#RadioLondres sur Sarkozy-Hollande !

#RadioLondres sur Sarkozy-Hollande !

Comme lors du premier tour, des milliers d’adeptes de Twitter et de Twitpic ont commenté avec humour la journée électorale. Le site de microblogging a crépité dimanche de tweets et de photo humoristiques, dévoilaient les estimations avant l’heure autorisée et plaisantant sur le résultat du scrutin. Présidentielle française Les nouvelles perles de #RadioLondres. Florilège !

François appelle-moi, le changement c'est maintenant !

Pour vous rendre à la Concorde, prendre le bus 47, pour la Bastille, c'est le bus 53 !

Les voitures Ferrari des Français à la frontière suisse!

GPS des votes: dans 6h, tournez à gauche !

Visiblement même Paul le poulpe a fait son choix !

Comme en 1974 à Kinshasa Mohamed Ali (Cassius Clay) fatigue et frappe George Foreman, il promet un Ko , je répète le KO est inévitable !

Un président normal, c'est un type qui fraîchement élu va se faire Tulle-Paris en modeste bimoteur à hélices !

sarKOzy, nous ne lâcherons pas !

04/05/2012

Paris: L'avènement cathodique de François Hollande au débat présidentiel (Deuxième Partie)

Paris: L'avènement cathodique de François Hollande au débat présidentiel (Deuxième Partie)

Le candidat socialiste a nettement dominé un duel télévisé au cours duquel Nicolas Sarkozy a semblé plombé par le poids de son bilan. Tous les "experts" de la chose en conviennent, un face-à-face présidentiel ne permet de convaincre qu'une marge infime d'électeurs. C'est dire si ce débat de la dernière chance relevait de la gageure pour Nicolas Sarkozy, obligé de prendre l'ascendant sur son challenger pour espérer refaire un peu de son retard, toujours considérable dans les sondages. il n'en a rien été. Et, si le président sortant n'a guère commis de fautes majeurs, il s'est retrouvé à plusieurs reprises sur la défensive, et même dans les cordes, pour défendre les mesures les plus contestables de son quinquennat, comme le bouclier fiscal.

François Hollande, Laurence Ferrari, David Pujadas et Nicolas Sarkozy sur le plateau lors du débat présidentiel d'entre-deux tours.

Le casse-tête était à la fois simple à exposer, et presque impossible à résoudre : le candidat devait être pugnace, offensif, et pour autant s'efforcer de garder une hauteur de vue, une posture, un ton quasiment élyséens. Il devait attaquer son adversaire, le "débusquer", le faire sortir de sa réserve, sans perdre de sa stature. Incontestablement, la mission a été accomplie et le pari réussi.

Mais la surprise, c'est qu'on ne parle pas là du président sortant, Nicolas Sarkozy, mais de son challenger François Hollande. Le premier aurait dû bénéficier de la majesté acquise à l'homme qui achève un mandat de chef de l'Etat de cinq ans, et dont on sait qu'il est d'ordinaire mû par une énergie d'autant plus inépuisable qu'il n'est pas favori et doit combler son retard.

Mais c'est son concurrent, François Hollande qui est parvenu à se doter de ces atours. Fort de sa réputation de bateleur capable de crever l’écran, Nicolas Sarkozy s'était promis "[d']exploser" ce "nul" de Hollande. Au terme de plus de deux heures et demie d'affrontement, on ne peut que constater qu'il n'a pas atteint ce but. Et que c'est le député de Corrèze qui émerge comme la vraie révélation cathodique de la soirée.

L'équipe de François Hollande suivant le débat depuis la rue Solférino: Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurent Fabius, Michel Sapin...

Le "changement" comme totem

Dès lors, Nicolas Sarkozy aura le plus grand mal à renverser un rapport de forces qui le donne toujours nettement battu dans quatre jours au fond des urnes. Comme si, au final, le président sortant avait commis cette erreur que tant d'autres avant lui, à droite comme au PS, ont déjà payé : sous-estimer un François Hollande à la fois bien plus coriace, mais aussi bien plus dense qu'il ne l'envisageait.

Impitoyable avec les approximations de Nicolas Sarkozy, François Hollande a su conserver un profil "rassembleur", celui d'un futur Président de "tous les Français". A ce titre, la longue tirade "Moi, Président de la République, je serai...", qui avait été soigneusement préparée pour définir les engagements d'un président impartial en tous points en "rupture" avec la pratique du pouvoir de Nicolas Sarkozy, restera comme le morceau de bravoure de cette joute télévisée.

Surtout, en renvoyant sans cesse le "candidat sortant" à son bilan, en particulier sur le plan économique et social, en moquant son contentement de soi, et en fustigeant son incapacité à assumer ses responsabilités, le prétendant socialiste a constamment conservé la main sur un débat de haute tenue, à la fois tendu et précis. Avec le "changement" comme totem, il en a donné le tempo la majeure partie du temps, un peu comme François Mitterrand était parvenu à maîtriser son match retour face à Valéry Giscard d'Estaing en 1981.

Bateleur

Cet impératif de prendre l'avantage dans ce débat particulièrement tendu et musclé l'a contraint à vite l'a contraint à vite lâcher ses coups face à un adversaire-tout aussi pugnace que lui-qui sait les encaisser mais, surtout, les rendre.

Ainsi sur l'emploi: "Vous aviez dit 5% de chômage à la fin du quinquennat, c'est 10% de chômage aujourd'hui... Mais ça n'est jamais de votre faute." A Sarkozy qui le cherchait sur les "drapeaux rouges avec la faucille et le marteau", Hollande a répondu "justice", "redressement", "rassemblement" et accusé le président sortant d'avoir "divisé, monté les Français les uns contre les autres". leurs échanges virils sur les "mensonges" et autres "calomnies" ont égayé des échanges souvent sérieux et techniques. Mais le candidat socialiste s'est toujours efforcé de ramener le président sortant à ses "bilans" pour, ensuite, développer ses propositions.

Ce qui lui a conféré une autorité qui a souvent agacé son adversaire. Et avec pédagogie, il s'est appliqué à donner du sens à la présidence qu'il entend incarner.

Bateleur expérimenté, Nicolas Sarkozy était bien décidé à "débusquer Hollande", selon l'expression de ses conseillers. D'emblée, il a cherché à se placer au-dessus de la mêlée en jouant de sa stature de chef de l’État expérimenté " dans un monde extraordinairement complexe".

Mais, à aucun moment, il n'a pris en défaut son adversaire sur un dossier en lui assénant des chiffres souvent contestables.

Sur des sujets clivants comme l'immigration et le droit de vote de vote pour les ressortissants étrangers aux élections locales, il a tenté de jouer sur la peur du communautarisme.

Mais il a trouvé face à lui un candidat de gauche assumant ses positions au nom de la " continuité dans les idées" et lui renvoyant ses propres revirements sur le sujet. Même chose sur la burqa, où François Hollande a expliqué pourquoi il n'avait pas voté la loi mais qu'elle serait appliquée s'il était élu.

Chausse-trapes

En 2007, Nicolas Sarkozy était venu débattre avec Ségolène Royal "les mains dans les poches", selon son expression d'alors. Sûr de sa victoire finale, acquise au soir du premier tour avec ses 31%... Cinq ans plus tard, le challenger Sarkozy avait le dimanche soir rempli ses poches de chausse-trapes, formules ciselées et autres mots doux pour François Hollande. Il n' a rien perdu de sa verve et de sa combattivité, mais sa rhétorique tourne à vide, ses phrases ne percutent plus. le candidat UMP est tout simplement usé, à bout de souffle.

Tant le ton que la stratégie adoptés par François Hollande ont d'ailleurs parus directement inspirés par cette performance de l'ancien chef de l’État socialiste et c'est bien, cette fois, Nicolas Sarkozy qui a été renvoyé au rang "[d']homme du passif". Au point que le candidat UMP, constamment sur la défensive, n'a eu de cesse de critiquer le projet de son adversaire qui a occupé l'essentiel des échanges, sans parvenir à tracer lui-même les grandes lignes d'un second quinquennat.

L'extrême droite comme bouées de sauvetage Il n'y a somme toute que lorsqu'il a abordé le sujet de l'immigration, et plus particulièrement des centres de rétention pour les étrangers en situation irrégulière et de l'interdiction de la burqa que Nicolas Sarkozy a retrouvé du tonus. Comme si le candidat de l'UMP était beaucoup plus à l'aise dès lors qu'il se hasardait sur les terrains de chasse préférés du Front national.

Signe des temps, lorsque la droite, déboussolée, est sur le point de perdre le pouvoir, elle en est réduite à s'accrocher aux thèses de l'extrême droite comme à des bouées de sauvetage. Il ne s'agit pourtant que de poids morts prêts à l'envoyer par le fond de la défaite.