28/10/2012

Edgard, le bus jaune à 1,5 euros dans le Gard !

Edgard, le bus jaune à 1,5 euros dans le Gard !

Une première ! On peut circuler dans tout le département du Gard en payant sa course à 1,5 euros.

Un chauffeur du bus jaune au départ de Nîmes. Photo Réveil FM

Observer,évaluer, imaginer... Le réseau de transports collectifs EDGARD est une nouvelle instance participative mise en place par le Conseil général du Gard pour améliorer la qualité du service rendu et mieux répondre aux besoins sociaux et enjeux sociétaux en matière de transports publics. Associations, élus locaux mais aussi 30 citoyens volontaires tirés au sort, ce sont au total 60 membres qui vont s’atteler à observer, analyser les effets de la « politique EDGARD » et prospecter pour imaginer les transports publics de demain…un enjeu majeur pour un Gard durable.

Une vue à partir du bus jaune. Photo Réveil FM

Le bus jaune Edgard est reconnaissable par sa couleur. Photo Réveil FM

Après un an de fonctionnement : un premier bilan a été fait. Installé en février 2010, l'OCTD, composé de citoyens gardois, d’élus locaux et d’associations, a travaillé sur l’amélioration de la qualité du service Edgard. Son a été plus qu'encourageant. 25 indicateurs ont été examinés à la loupe par le groupe “observation” de l’OCTD. La qualité de conduite des bus Edgard a fait l’unanimité. Les incivilités en hausse du début ont été régulièrement surveillées. Les réclamations des usagers en matière de confort dans les bus sont en baisse. En ce qui concerne le nombre de voyages en bus, il est passé de 450 000 à 750 000, atteignant quasiment dès la première année l’objectif fixé était de 800 000 voyages par an. Les membres de l’Observatoire ont par ailleurs répondu au questionnaire adressé par le Département. 65 % des sondés estiment que le fonctionnement de l’OCTD est transparent, 88 % reconnaissent une vraie liberté de parole. 76 % des répondants, et 100 % des citoyens interrogés, estiment que leur participation à l’Observatoire a été un facteur d’enrichissement personnel fort.

Le bus jaune 1,50 euros ! Photo Réveil FM

Les lignes principales du réseau

Plan touristique

Le département du Gard est un département français qui tient son nom du Gard (Gard en occitan), plus souvent appelé Gardon, une rivière qui le traverse. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 30. Le Gard fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Il est limitrophe des départements des Bouches-du-Rhône, de l'Ardèche, du Vaucluse, de l'Hérault, de l'Aveyron et de la Lozère. Son point culminant est le mont Aigoual dans les Cévennes à 1567 m d'altitude. Points extrêmes du département du Gard :

Nord : Malons-et-Elze

Sud : Le Grau-du-Roi

Est : Villeneuve-lès-Avignon

Ouest : Revens

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de l'ancienne province de Languedoc.Le département du Gard est riche culturellement. Il est un point de rencontre entre la Provence, le Languedoc, les Cévennes et la Camargue, et borde la Méditerranée.

Le département du Gard sur la carte de la République française.

Au XVIe et au XVIIe siècle, les diocèses de Nîmes, d'Alais et d'Uzès furent agités par les guerres religieuses. Bien que sans cesse persécutés (dès 1660 avec les dragonnades), les Protestants y étaient très nombreux, quand la révocation de l'édit de Nantes (18 octobre 1685) vint les frapper d'une proscription générale. Alors, en effet, on leur envoya des missionnaires et des soldats, qui en convertirent quelques-uns ; mais le plus grand nombre aima mieux s'expatrier ou souffrir pour ses croyances.

Ce n'était que temples renversés, pasteurs mis à mort ou envoyés aux galères, vieillards, femmes, enfants jetés en prison (comme à la Tour de Constance à Aigues-Mortes où cette protestante avait gravé sur les murs "Résistez !"). Beaucoup se réfugièrent dans les Cévennes au nord du département ; mais, là encore, l'inquisition les poursuivit, et des milliers y périrent sur le bûcher ou sur la roue. Désespérés, quelques montagnards cévenols s'armèrent, les uns de faux, les autres de fourches, d'autres d'épées ou de fusils ; et, des montagnes du Gard, de la Lozère et du Vivarais, la révolte se propagea dans le pays d'Alais. Ainsi commença la guerre des Camisards (1702).

Les catholiques mirent tout à feu et à sang dans ce pays, n'épargnant ni l'âge ni le sexe. On cite des villages où plusieurs femmes enceintes furent égorgées et dont les enfants, arrachés de leur sein, furent portés en procession à la pointe d'un pieu.

On sait que cette guerre dura trois ans. Mais la répression dura jusqu'à 1744, voire 1787 (date de l'édit de Tolérance) et même la Révolution française (1789) avec la déclarations des droits et son article sur la liberté de religion (rédigé par un Gardois protestant). Les Camisards marchaient jour et nuit, et par bandes ; ils appelaient frères leurs chefs. Jean Cavalier, qui commandait les bandes de la plaine ou du pays d'Alais, était un garçon boucher à peine âgé de vingt ans. Ardent et courageux, il passait pour un prophète et avait sur ses compagnons un pouvoir absolu. Il eut à combattre le maréchal de Montrevel, ce qu'il fit avec succès ; mais il se rendit à Villars. On dit que le grand roi s'étant fait présenter, le jeune héros, à la vue de son air chétif et de sa petite taille, il haussa les épaules et lui tourna le dos.

Après ces sanglantes guerres, le pays de Nîmes, d'Alais et d'Uzès jouit d'un long repos ; le temps du "prophétisme" en tous genres est venu animé par les idées des Lumières, il a même conduit à la création d'une communauté quaker dans le village de Congénies. Des communautés méthodistes vont également se développer à partir des années 1820…

Mais la Révolution vint réveiller les anciennes passions : l'histoire du département compte à cette époque de tristes pages…

À la Renaissance, et surtout aux XVIIIe et XIXe siècles, le Gard connaît un impressionnant essor. Notamment, de grandes manufactures de tissus se développent notamment en Cévennes — ainsi, et ce n'est pas une légende, les premiers jeans (Levi's) furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, d'abord conçus pour les bergers cévenols et pour les marins gênois, ensuite pour les colons de l'ouest américain, chercheurs d'or et "cow-boys". D'où les termes « Jean (Gênes) Denim (De Nîmes)». Des métiers à tisser cette toile sont visibles au Musée du Vieux-Nîmes. Bientôt la production d'étoffes et du bas de soie s'exporte en Europe et aux Indes espagnoles. Les deux tiers de la population active de Nîmes sont employés dans le textile. La ville et le département s'enrichissent. Le Gard change.

La capitale du département, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient de plus une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dans les années le plus long alors en France 1830-1840.

Voilà qu'apparaissent de superbes hôtels particuliers dans les villes et villages, voilà que se dessine un renouveau urbain ( notamment le monumental quartier de la gare ) . À Nîmes, par hasard, au siècle des Lumières, on redécouvre le sanctuaire romain de la Source. On en fait un grand projet d'urbanisme. L'industrie de la soie se reconvertit dans la confection de châles grâce aux premiers métiers Jacquard initiés par Turion, un ouvrier nîmois. Trente années de réussite fulgurante placent le Gard et Nîmes l'industrielle à un rang européen.

Mais la concurrence lyonnaise est rude en cette deuxième moitié du XIXe siècle ( maladie du vers à soie , du châtaignier , ... ). Très vite, avant de perdre de l'argent, on réinvestit les capitaux du textile dans le vignoble. Celui des Costières, dans la partie sud du département, connaît alors la prospérité. La culture de la vigne est facilitée par la construction du canal du Midi, le transport du vin par celle du chemin de fer, très développé dans le Gard dès la moitié du XIXe siècle (notamment grâce à l'industriel Paulin Talabot et à l'ingénieur Charles Dombre). Mais hélas , la crise du philoxéra durant les années 1870 marque un coup d'arrêt terrible à cette nouvelle économie jusqu'ici florissante. La gare centrale du Gard à Nîmes devient cependant le centre de transit du charbon cévenol vers Beaucaire, le Rhône et Marseille.

Il est à souligner que ce département a toujours été inspiré par de multiples cultures, ceci étant notamment dû à sa situation géographique exceptionnelle : la culture latine ( notamment à mi chemin entre l'Italie et l'Espagne ), provençale, protestante, cévenole, camarguaise — et en particulier la tauromachie languedocienne et provençale présente depuis la XVème siècle comme en attestentent les archives. La corrida espagnole , quant à elle, ne fût importée qu'au milieu du XIXème siècle .

Le Gard se remodèle. Dans un élan délibéré, sa capitale, Nîmes, allie l'art contemporain le plus pointu aux richesses du passé. Elle réhabilite ses quartiers anciens et s'étend vers le sud. Elle confie ses projets d'urbanisme et d'architecture aux plus grands créateurs internationaux : Norman Foster, Vittorio Gregotti, Kisho Kurokawa, Jean Nouvel, Martial Raysse, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte…

Prouesse technique entre toutes, Finn Geipel et Nicolas Michelin offrent aux arènes nîmoises une couverture de toile gonflable, amovible aux beaux jours. Hiver comme été, Nîmes organise des spectacles dans les arènes. Aujourd'hui, pour des raisons de coûts mais surtout de sécurité du bâtiment et des personnes, la bulle a été supprimée cet hiver et ne couvrira désormais plus les arènes pour les hivers à venir.

La viticulture y est toujours importante mais privilégie désormais largement la qualité à la quantité. La vie culturelle y est dense et de nombreux festivals ont lieu dans le département durant toute l'année.

 

L'héliotropisme et l'arrivée en 2001 de la LGV Méditerranée, mettant le Gard à 2h52 de Paris, donnent un dynamisme nouveau au département et contribuent pour une bonne part à son important essor démographique et économique. Le tourisme est aujourd'hui une des toutes premières activités du Gard. C'est au sein du département qu'est né le label national « Tourisme et Handicap », qui promeut l'accessibilité dans 160 équipements touristiques gardois.

Edgard, le bus jaune à 1,5 euros dans le Gard !

Edgard, le bus jaune à 1,5 euros dans le Gard !

Une première ! On peut circuler dans tout le département du Gard en payant sa course à 1,5 euros.

Un chauffeur du bus jaune au départ de Nîmes. Photo Réveil FM

Observer,évaluer, imaginer... Le réseau de transports collectifs EDGARD est une nouvelle instance participative mise en place par le Conseil général du Gard pour améliorer la qualité du service rendu et mieux répondre aux besoins sociaux et enjeux sociétaux en matière de transports publics. Associations, élus locaux mais aussi 30 citoyens volontaires tirés au sort, ce sont au total 60 membres qui vont s’atteler à observer, analyser les effets de la « politique EDGARD » et prospecter pour imaginer les transports publics de demain…un enjeu majeur pour un Gard durable.

Une vue à partir du bus jaune. Photo Réveil FM

Le bus jaune Edgard est reconnaissable par sa couleur. Photo Réveil FM

Après un an de fonctionnement : un premier bilan a été fait. Installé en février 2010, l'OCTD, composé de citoyens gardois, d’élus locaux et d’associations, a travaillé sur l’amélioration de la qualité du service Edgard. Son a été plus qu'encourageant. 25 indicateurs ont été examinés à la loupe par le groupe “observation” de l’OCTD. La qualité de conduite des bus Edgard a fait l’unanimité. Les incivilités en hausse du début ont été régulièrement surveillées. Les réclamations des usagers en matière de confort dans les bus sont en baisse. En ce qui concerne le nombre de voyages en bus, il est passé de 450 000 à 750 000, atteignant quasiment dès la première année l’objectif fixé était de 800 000 voyages par an. Les membres de l’Observatoire ont par ailleurs répondu au questionnaire adressé par le Département. 65 % des sondés estiment que le fonctionnement de l’OCTD est transparent, 88 % reconnaissent une vraie liberté de parole. 76 % des répondants, et 100 % des citoyens interrogés, estiment que leur participation à l’Observatoire a été un facteur d’enrichissement personnel fort.

Le bus jaune 1,50 euros ! Photo Réveil FM

Les lignes principales du réseau

Plan touristique

Le département du Gard est un département français qui tient son nom du Gard (Gard en occitan), plus souvent appelé Gardon, une rivière qui le traverse. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 30. Le Gard fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Il est limitrophe des départements des Bouches-du-Rhône, de l'Ardèche, du Vaucluse, de l'Hérault, de l'Aveyron et de la Lozère. Son point culminant est le mont Aigoual dans les Cévennes à 1567 m d'altitude. Points extrêmes du département du Gard :

Nord : Malons-et-Elze

Sud : Le Grau-du-Roi

Est : Villeneuve-lès-Avignon

Ouest : Revens

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de l'ancienne province de Languedoc.Le département du Gard est riche culturellement. Il est un point de rencontre entre la Provence, le Languedoc, les Cévennes et la Camargue, et borde la Méditerranée.

Le département du Gard sur la carte de la République française.

Au XVIe et au XVIIe siècle, les diocèses de Nîmes, d'Alais et d'Uzès furent agités par les guerres religieuses. Bien que sans cesse persécutés (dès 1660 avec les dragonnades), les Protestants y étaient très nombreux, quand la révocation de l'édit de Nantes (18 octobre 1685) vint les frapper d'une proscription générale. Alors, en effet, on leur envoya des missionnaires et des soldats, qui en convertirent quelques-uns ; mais le plus grand nombre aima mieux s'expatrier ou souffrir pour ses croyances.

Ce n'était que temples renversés, pasteurs mis à mort ou envoyés aux galères, vieillards, femmes, enfants jetés en prison (comme à la Tour de Constance à Aigues-Mortes où cette protestante avait gravé sur les murs "Résistez !"). Beaucoup se réfugièrent dans les Cévennes au nord du département ; mais, là encore, l'inquisition les poursuivit, et des milliers y périrent sur le bûcher ou sur la roue. Désespérés, quelques montagnards cévenols s'armèrent, les uns de faux, les autres de fourches, d'autres d'épées ou de fusils ; et, des montagnes du Gard, de la Lozère et du Vivarais, la révolte se propagea dans le pays d'Alais. Ainsi commença la guerre des Camisards (1702).

Les catholiques mirent tout à feu et à sang dans ce pays, n'épargnant ni l'âge ni le sexe. On cite des villages où plusieurs femmes enceintes furent égorgées et dont les enfants, arrachés de leur sein, furent portés en procession à la pointe d'un pieu.

On sait que cette guerre dura trois ans. Mais la répression dura jusqu'à 1744, voire 1787 (date de l'édit de Tolérance) et même la Révolution française (1789) avec la déclarations des droits et son article sur la liberté de religion (rédigé par un Gardois protestant). Les Camisards marchaient jour et nuit, et par bandes ; ils appelaient frères leurs chefs. Jean Cavalier, qui commandait les bandes de la plaine ou du pays d'Alais, était un garçon boucher à peine âgé de vingt ans. Ardent et courageux, il passait pour un prophète et avait sur ses compagnons un pouvoir absolu. Il eut à combattre le maréchal de Montrevel, ce qu'il fit avec succès ; mais il se rendit à Villars. On dit que le grand roi s'étant fait présenter, le jeune héros, à la vue de son air chétif et de sa petite taille, il haussa les épaules et lui tourna le dos.

Après ces sanglantes guerres, le pays de Nîmes, d'Alais et d'Uzès jouit d'un long repos ; le temps du "prophétisme" en tous genres est venu animé par les idées des Lumières, il a même conduit à la création d'une communauté quaker dans le village de Congénies. Des communautés méthodistes vont également se développer à partir des années 1820…

Mais la Révolution vint réveiller les anciennes passions : l'histoire du département compte à cette époque de tristes pages…

À la Renaissance, et surtout aux XVIIIe et XIXe siècles, le Gard connaît un impressionnant essor. Notamment, de grandes manufactures de tissus se développent notamment en Cévennes — ainsi, et ce n'est pas une légende, les premiers jeans (Levi's) furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, d'abord conçus pour les bergers cévenols et pour les marins gênois, ensuite pour les colons de l'ouest américain, chercheurs d'or et "cow-boys". D'où les termes « Jean (Gênes) Denim (De Nîmes)». Des métiers à tisser cette toile sont visibles au Musée du Vieux-Nîmes. Bientôt la production d'étoffes et du bas de soie s'exporte en Europe et aux Indes espagnoles. Les deux tiers de la population active de Nîmes sont employés dans le textile. La ville et le département s'enrichissent. Le Gard change.

La capitale du département, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient de plus une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dans les années le plus long alors en France 1830-1840.

Voilà qu'apparaissent de superbes hôtels particuliers dans les villes et villages, voilà que se dessine un renouveau urbain ( notamment le monumental quartier de la gare ) . À Nîmes, par hasard, au siècle des Lumières, on redécouvre le sanctuaire romain de la Source. On en fait un grand projet d'urbanisme. L'industrie de la soie se reconvertit dans la confection de châles grâce aux premiers métiers Jacquard initiés par Turion, un ouvrier nîmois. Trente années de réussite fulgurante placent le Gard et Nîmes l'industrielle à un rang européen.

Mais la concurrence lyonnaise est rude en cette deuxième moitié du XIXe siècle ( maladie du vers à soie , du châtaignier , ... ). Très vite, avant de perdre de l'argent, on réinvestit les capitaux du textile dans le vignoble. Celui des Costières, dans la partie sud du département, connaît alors la prospérité. La culture de la vigne est facilitée par la construction du canal du Midi, le transport du vin par celle du chemin de fer, très développé dans le Gard dès la moitié du XIXe siècle (notamment grâce à l'industriel Paulin Talabot et à l'ingénieur Charles Dombre). Mais hélas , la crise du philoxéra durant les années 1870 marque un coup d'arrêt terrible à cette nouvelle économie jusqu'ici florissante. La gare centrale du Gard à Nîmes devient cependant le centre de transit du charbon cévenol vers Beaucaire, le Rhône et Marseille.

Il est à souligner que ce département a toujours été inspiré par de multiples cultures, ceci étant notamment dû à sa situation géographique exceptionnelle : la culture latine ( notamment à mi chemin entre l'Italie et l'Espagne ), provençale, protestante, cévenole, camarguaise — et en particulier la tauromachie languedocienne et provençale présente depuis la XVème siècle comme en attestentent les archives. La corrida espagnole , quant à elle, ne fût importée qu'au milieu du XIXème siècle .

Le Gard se remodèle. Dans un élan délibéré, sa capitale, Nîmes, allie l'art contemporain le plus pointu aux richesses du passé. Elle réhabilite ses quartiers anciens et s'étend vers le sud. Elle confie ses projets d'urbanisme et d'architecture aux plus grands créateurs internationaux : Norman Foster, Vittorio Gregotti, Kisho Kurokawa, Jean Nouvel, Martial Raysse, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte…

Prouesse technique entre toutes, Finn Geipel et Nicolas Michelin offrent aux arènes nîmoises une couverture de toile gonflable, amovible aux beaux jours. Hiver comme été, Nîmes organise des spectacles dans les arènes. Aujourd'hui, pour des raisons de coûts mais surtout de sécurité du bâtiment et des personnes, la bulle a été supprimée cet hiver et ne couvrira désormais plus les arènes pour les hivers à venir.

La viticulture y est toujours importante mais privilégie désormais largement la qualité à la quantité. La vie culturelle y est dense et de nombreux festivals ont lieu dans le département durant toute l'année.

 

L'héliotropisme et l'arrivée en 2001 de la LGV Méditerranée, mettant le Gard à 2h52 de Paris, donnent un dynamisme nouveau au département et contribuent pour une bonne part à son important essor démographique et économique. Le tourisme est aujourd'hui une des toutes premières activités du Gard. C'est au sein du département qu'est né le label national « Tourisme et Handicap », qui promeut l'accessibilité dans 160 équipements touristiques gardois.