30/09/2013

Toronto: Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines humilié et en fuite, son cortège "tungulusé" !

Toronto: Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines humilié et en fuite, son cortège "tungulusé" !

Hier samedi 28 septembre, Paul Kagamé a pu rencontrer difficilement certains membres de la diaspora rwandaise à Toronto, au Canada, dans le cadre d’un événement de propagande connu sous le nom de « Rwanda Day ». Le génocidaire Rwandais a du faire face à des manifestants en colère, contre la visite de Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines au Canada, qui estiment qu’il « est un danger » pour la région des Grands Lacs.

La voiture de Paul Kagmé "tungulusée"

 

TORONTO (CANADA) (AFP) - Des manifestants se sont rassemblés à Toronto samedi contre une visite privée au Canada par le président rwandais Paul Kagame, demandant son arrestation.

Crier «Pas plus de morts!" et "Kagame est un assassin!" mégaphones, les manifestants brandissaient des pancartes avec des photos des victimes ensanglantées en dehors d'un hôtel de luxe où Kagame et sa délégation ont été soupçonnés d'être rester à l'avant d'une réunion pour marquer la Journée Rwanda.

La police de Toronto, qui, avec la Gendarmerie Royale du Canada assurent la sécurité de la visite, escorté les quelque 200 manifestants hors les jardins de l'hôtel et sur la rue. Les manifestants ont ensuite déclenché des enregistrements de sirènes et ont appelé à l'arrestation de Kagame.

Kagame est prévu de s'adresser aux membres de la diaspora rwandaise au Canada, et parler de progrès politique et économique de son pays depuis 1994, quand il est arrivé au pouvoir après le routage des extrémistes hutus responsables d'un génocide qui a tué environ 800.000 personnes.

L'événement de la Journée Rwanda a été dans le secret afin de dissuader les manifestants.

«Nous sommes venus ici pour protester contre Kagame parce qu'il est un criminel", Pierre-Claver Nkinamubanzi, l'un des organisateurs, a déclaré à l'AFP.

"Il a tué beaucoup de gens non seulement au Rwanda, mais au Congo. Il est responsable de la mort de millions de personnes."

Le gouvernement de Kagame est sous le feu pour supporter une nouvelle milice en République démocratique du Congo, le M23, qui a violé, tué et déplacé des milliers de civils dans les provinces orientales du Kivu.

Les activistes congolais se mobilisent

« Congolais, chers compatriotes, amis du Congo de Montréal, Ottawa, Québec, Sherbrooke, Toronto, Nouvelle Berwick, Alberta, notre mère patrie le Congo est malade, les femmes sont violées, les hommes et les enfants assassinés à l’Est du pays, venez tous dire bonjour à Paul Kagame le responsable de ce désastre, durant son séjour à Toronto le 28 septembre prochain », a lancé dans un message vidéo posté en ligne le 18 septembre 2013 , Serge Chibangu, un activiste congolais.

Dans une action qu’ils ont baptisé « opération kopesa mbote », les manifestants congolais disent vouloir « faire comprendre à l’Hitler africain que même s’il tue les Congolais en Afrique, il y a les Congolais au Canada contre lesquels il ne peut rien ».

Déclarer Paul Kagame persona non grata au Canada

Un collectif d’associations regroupant les Canadiens originaires de la région des Grands Lacs africains, dont entre autres , Amahoro Congress, RIFD (Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix), RNC(Rwanda National Congress), Congrès rwandais du Canada ainsi que des associations de Congolais, a même demandé au gouvernement canadien de déclarer le Président rwandais persona non grata au Canada et d’annuler sa visite à Toronto.

« En 2000, le Canada a adopté la loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Cette loi permet entre autres d’exercer des poursuites contre toute personne retrouvée au Canada après avoir commis les crimes visés par cette loi, peu importe sa nationalité ou le lieu où les crimes ont été commis. En accordant un visa d’entrée au président Paul Kagame, le gouvernement du Canada non seulement viole ses propres lois, mais aussi accorde à un criminel notoire une crédibilité qu’il ne mérite pas. Il lance aussi un signal comme quoi les tortionnaires ont encore la voie libre pour accomplir leurs forfaits. » souligne le communiqué publié par le collectif. Pierre-Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada a déclaré qu’avec cette manifestation, ils[NDLR les organisateurs] veulent « montrer au monde le fait que le Président du Rwanda Paul Kagame est un criminel, quelqu’un qui fait régner l’instabilité dans la région des grands lacs ; pour que tout le monde ouvre les yeux et le prenne à sa juste valeur. Il y en a qui disent que c’est quelqu’un qui fait du bien au pays alors que le peuple souffre, non seulement au Rwanda mais aussi dans toute la région des Grands Lacs. Avant c’était le Rwanda et le Congo et maintenant il a des tensions avec la Tanzanie. Donc, il faut que le monde comprenne que cet homme est un danger pour la région. »

Une manifestation de plus contre le Président rwandais

Paul Kagame fait à chaque fois face à des manifestants au cours de ses déplacements à l’étranger. Le 18 mai dernier au cours de sa visite à Londres pour le même événement « Rwanda Day », le convoi du président Kagame a dû faire face aux projectiles de la part de manifestants qui l’attendait. Pour accéder à la salle où il a prononcé son discours, le service du protocole a dû faufiler le chef d’Etat par une petite porte à l’arrière du bâtiment, toutes les autres voies d’accès étant bloquées par des manifestants qui disaient chercher à en découdre avec celui qu’ils considèrent comme « l’incendiaire » de la région des Grands Lacs Africains, et responsable de la mort de plusieurs millions de personnes dans la région.

A la question de savoir si la manifestation à Toronto risquait de prendre les mêmes proportions que celle de Londres, le Président du Congrès rwandais du Canada a déclaré que « les gens sont exaspérés par les agissements de Kagame » et qu’il y a « de l’animosité au sein de la communauté congolaise » en continuant : « (…) Trop c’est trop ! (…) Au-delà de 6 millions de morts comme ça en silence, il faut dire qu’il peut y avoir des débordements. Les organisateurs en collaboration avec les agents de l’ordre qui seront présents vont s’assurer qu’il n’y ait pas de grabuges. »