18/04/2012

Présidentielle 2012: TV5 Monde fait un reportage sur Réveil FM International !

Présidentielle 2012: TV5 Monde fait un reportage sur Réveil FM International !

Un maxime journalistique dit clairement pour un bon journaliste: "Mieux vaut la poussière aux pieds qu' aux fesses" ! Rien ne remplace la présence et le travail sur le terrain. Réveil FM International, média citoyen de proximité et de terrain était accrédité à Vincennes pour suivre François Hollande. Ils étaient 100 000 selon l'UMP à La Concorde, idem au Château de Vincennes selon le Parti socialiste. Dimanche 15 avril, Nicolas Sarkozy et François Hollande organisaient leur dernier meeting d'envergure à sept jours du premier tour des élections présidentielles. Tous deux ont martelé leur message, accompagnés de leurs proches et de nombreuses personnalités du spectacle : Carla Bruni était aux premières loges à La Concorde et Valérie Trierweiler, bien sûr, au plus près de son compagnon à Vincennes. Dans la dernière ligne droite avant le premier tour, le candidat socialiste est apparu conquérant devant ses militants venus l'applaudir au château de Vincennes, dans une ambiance ultra-festive assurée par le groupe Kassav'. "J'imagine demain le bonheur qui pourrait être le nôtre si nous y parvenons vous et moi, le 6 mai, dit Hollande. Déjà le soleil luit. Il ne chauffe pas encore." Ne pas mettre la charrue avant les boeufs, devaient-ils tous se dire, mais l'ambiance était définitivement pleine de joie et d'espoir...Les reporters de TV5 Monde se sont collés à nos chaussures pour voir comment nous couvrions cet événement !

Dimanche 15 avril, 500 journalistes de 43 nationalités différentes étaient accrédités au meeting de François Hollande à l'esplanade du Château de Vincennes devant 100 000 personnes. Photo Réveil FM

Autour du candidat, sa compagne, donc, mais aussi l'un de ses quatre enfants, Thomas, son ex-compagne et mère de ses enfants Ségolène Royal, les huiles du PS à commencer par Lionel Jospin. Sur l'estrade, alors que François Hollande salue la foule, les plus jeunes militants l'entourent et rêvent d'une victoire historique.

Aurélie Filippetti et sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem remercient les nombreux people réunis hier à Vincennes. Et ils étaient légion : Benjamin Biolay, Jane Birkin, le metteur en scène Jean-Michel Ribes, Guy Bedos, Yamina Benguigui, Jacques Higelin, l'actrice Firmine Richard, le cinéaste Tony Gatlif, Fanny Cottençon, Julie Gayet. Il y avait aussi Valérie Damidot, Christophe Malavoy et l'humoriste Gérald Dahan. Ils applaudissent à tout rompre quant au "N'ayez pas peur, ils ne gagneront pas" de Nicolas Sarkozy, François Hollande assène quelques minutes plus tard : "Je vous le dis, rien ne nous arrêtera."

François Hollande avait demandé aux électeurs socialistes de venir en nombre, et il a été entendu. Dimanche, à Paris, plusieurs dizaines de milliers de personnes – 100.000 selon l’organisation – sont venues écouter le favori des sondages. Un discours sans surprise, mais l’ambition était autre : galvaniser. "Nous avons le devoir de victoire. Donnez-moi la force nécessaire le 22 avril pour conduire à la victoire le 6 mai", a-t-il asséné. La famille socialiste réunie au grand complet. Ségolène Royal et Martine Aubry, très applaudies, Laurent Fabius, Jack Lang, Arnaud Montebourg ou encore Lionel Jospin, tous étaient au premier rang, souriants. Dimanche, à Vincennes, le rassemblement a dépassé les espérances. Quelque 100.000 personnes étaient présentes selon Bertrand Delanoë, qui a pris la parole en premier pour réchauffer l’assistance, enfiévrée malgré ce froid glacial. Kassav s’y était déjà employé. Puis François Hollande est arrivé sur la scène. "François président", scande la foule. "C’est lui qu’il nous faut, c’est lui qui peut mettre Sarkozy dehors", s’enflamme alors Françoise, médecin quadra.

Avec son carré de fidèles en coulisses - Aquilino Morelle, Faouzi Lamdaoui, Stéphane Le Foll et son fils Thomas, sans oublier sa compagne Valérie Trierweiler qui le prend en photo en pleine action -, François Hollande a attaqué bille en tête. Son objectif, il l’a martelé : faire le score le plus haut possible dès le premier tour et "ne pas se réfugier dans un vote sans lendemain". Message transmis aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

"La gauche ne sera pas désunie, elle se rassemblera, n’en déplaise à la droite, qui perdra son pari", poursuit le candidat socialiste, qui n’hésite pas à citer Mitterrand pour justifier son appel au vote utile.

"On n’attendait pas qu’il nous sorte une mesure de son chapeau, on laisse ça à Sarkozy"

Voilà pour le premier tour. Le second, il y vient ensuite en s’adressant directement à celui qu’il devrait affronter le 6 mai prochain. En comparaison de ses précédents meetings, François Hollande a peu joué de l’antisarkozysme, car "il ne suffit pas de condamner un bilan, ma responsabilité est d’ouvrir un autre temps". Mais la tentation fut trop grande pour cet homme qui aime tant faire rire son auditoire. Alors il s’est à nouveau moqué de la fausse-venue du président à Fukushima, a raillé le candidat qui "attise les peurs alors qu’il n’y a que lui qui s’affole", rappelé sa volonté d’un "Etat exemplaire et impartial dans ses nominations".

Venus en nombre, les militants n’auront rien appris dans ce discours convenu, sans aspérité. "On est venu pour faire la fête et lui montrer qu’on le soutient", esquive Nathalie, la trentaine, grimée en bleu-blanc-rouge de la tête au pied. "On n’attendait pas qu’il nous sorte une mesure de son chapeau, on laisse ça à Sarkozy", ironise son amie, drapeau "le changement c’est maintenant" au vent. François Hollande avait une autre envie : donner… envie de lui. Alors il a martelé son volontarisme, rappelé -qu’il est "prêt pour présider la France", qu’il est l’homme qu’il faut, au moment où il faut. Mendès-France – "qui a davantage fait en sept mois que d’autres en 5 ans…" -, Mitterrand ou Jospin ont été appelés à la rescousse pour la plus grande joie des militants. "Il est dans la lignée des grands socialistes", se félicite Henriette, à qui on n’osa pas demander son âge, mais qui connait les discours de Mitterrand "par cœur", ce qui en dit déjà beaucoup.

Si, à la différence de Nicolas Sarkozy, François Hollande s’est refusé "à demander de l’aide", il a néanmoins conclu son intervention par un appel : "Donnez moi la force nécessaire le 22 avril pour que je puisse vous conduire à la victoire le 6 mai". En ce dimanche venteux, il ne prononcera pas les mots que les militants étaient venus entendre.

Alors sitôt la fin de son discours, c’est la foule qui les lui ôte de la bouche. "On va gagner, on va gagner."