• Rwanda: Délégation de Kinshasa reçue par Paul Kagamé !

    Rwanda: Délégation de Kinshasa reçue par Paul Kagamé !

    Le pouvoir imposé aux Congolais est un pouvoir fantoche ! Pour preuve, des réunions secrètes et curieuses se tiennent jours et nuits entre le Rwanda et la République démocratique, sans que l'opinion nationale ne soit informée, des nouveaux accords alambiqués sont signés à gauche et à droite, par Joseph Kabila et des mammouths Joséphistes. Certains Congolais égarés et insconscients de la République ont du mal à saisir la réalité du pouvoir en place à Kinshasa, pouvoir sans assise populaire, usurpateur, fraudeur et tricheur ! Les Vuvuzélateurs, djaleloïstes continuent à narguer le peuple Congolais par la désinformation. On se demande à quoi servent la présidence de la République de Jo Ka, le gouvernement mené par Matata Pongnon et les fameux députés élus dans le parlement national, puisque le Rwanda semble de loin et de près prendre les choses en charge. En effet, une délégation du gouvernement de Kinshasa conduite par le ministre de la Coopération internationale et régionale et de la Francophonie, Raymond Tshibanda N’Tunga a été reçue par Paul Kagame dans son bureau « Urugwiro Village » à Kigali, le samedi 19 mai 2012 sous la couverture de la 5e réunion de la « Commission Mixte Congo-Rwanda » pour discuter des « intérêts bilatéraux ».

    Raymond Tshibanda N'Tunga (au centre) écoutant les recommandations de Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et proche collaboratrice de Paul kagamé. Photo Réveil FM

    La délégation congolaise était composée du Procureur Général de la République, Kabange Numbi, de Richard Muyej Mangenz, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières ; de Mme Wivine Mumba Matipa, Ministre de la Justice et Droits Humains ; de Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre des Transports et Voies de communication ; de Bruno Kapanji Kalala, Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, ainsi que de Kalev Mutond, Administrateur Général de l’ ANR et François Beya, Directeur Général de la DGM sans oublier la présence de deux Gouverneurs de Province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, respectivement, Julien Paluku et Marcelin Chisambo.

    A la sortie de cette réunion, le président Rwandais Paul Kagame a déclaré, « Cet engagement est essentiel pour nos deux pays et la région. Il y a beaucoup des moyens mutuels que nous pouvons partager et utiliser. Considérant notre situation dans le contexte plus large de notre continent, où l’Afrique a besoin d’être, il est clair que nous avons tous besoin de paix et de stabilité afin de tourner notre attention entièrement sur l’économie, le commerce et le genre de coopération qui apporteront de la richesse et la prospérité pour les Africains qui ont été pauvres pendant trop longtemps. Il est important de continuer à travailler ensemble pour y parvenir. Il n’est jamais trop tard. ”

    Paul Kagame a souligné l’importance d’un « travail commun pour surmonter les problèmes communs » aux habitants de la région en soulignant que les personnes concernées ont sûrement des indications plus claires sur leurs défis, ils étaient mieux équipés pour trouver des solutions durables et ont le plus d’intérêt dans la réalisation de résultats tangibles.

    Cette réunion mystérieuse se tient pendant que le Congo est replongé dans l’enfer de la guerre dans sa partie Est, une région pendant plus d’une décennie sous le « contrôle » du Rwanda à travers des forces néfastes aux Congolais qu’ils ont de loin et de près soutenu pour servir leurs intérêts.

    L’Est du Congo est une fois de plus ravagé par une nouvelle rébellion par le CNDP, les forces longtemps « soutenues » par le gouvernement de Kigali. Plus de 2 millions des Congolais se sont encore retrouvés sur la route, en fuite pour sauver leurs vies.

    11 ans après sa prise de pouvoir et 6 mois après sa réélection combien frauduleuse, Joseph Kabila ne semble toujours pas être capable de prendre contrôle du territoire Congolais ou créer un semblant de paix sans faire appel au gouvernement de Kigali.

    Cette réunion surprise se tient quelques jours après que le Rwanda, à travers son ministre de la défense James Kabarebe, a déclaré leur volonté de devenir le médiateur « officiel » dans la crise dans l’Est du Congo.

    Notons que jusqu’à ce jour, Joseph Kabila ne s’est toujours pas adressé aux Congolais à titre personnel comme « président de la République » pour informer ou calmer les esprits sur la présente situation dans une région qui l’aurait massivement élu durant les é élections frauduleuses du 28 Novembre 2011.

  • Jean-Marc Ayrault, Premier ministre répond au PCF !

    Jean-Marc Ayrault, Premier ministre répond au PCF !

    Le Parti communiste français a appelé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à imposer un moratoire sur les plans sociaux jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale en juin, face à la menace présumée de licencicements massifs.

    Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

    Voici la réponse de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre au Secrétaire National du PCF qui vient de nous parvenir:

    Le PCF estime que les projets de plans sociaux, passés sous silence pendant la campagne électorale, se précisent avec 3.000 emplois en ligne de mire à Air France, 3.000 également à PSA-Aulnay, 3.000 encore à Carrefour, 10.000 dans toute la filière de la grande distribution. «Il nous paraît inacceptable que le gouvernement reste impuissant» Dans un communiqué, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, ainsi que Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau, présidents des groupes CRC au Sénat et à l'Assemblée citent encore Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus et SeaFrance. «Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis», écrivent-ils.

    Outre un moratoire, le PCF demande l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session.

    Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, avait déjà demandé au gouvernement de prendre des mesures d'urgence pour soutenir les salariés d'une vingtaine d'entreprises emblématiques en France.
  • Afrique du Sud: Au nom du changement !

    Afrique du Sud: Au nom du changement !

    Kgosiensto Ramokgopa, maire de la ville vient de l’annoncer : à partir de la fin 2012, Pretoria capitale de l’Afrique du Sud, sera officiellement rebaptisée Tshwane. Pretoria capitale de l’Afrique du Sud devient Tshwane. Cette nouvelle fait la Une du jour du quotidien Pretoria News. Et quelle nouvelle ! C’est la fin d’un combat qui dure depuis plusieurs années : d’ici la fin 2012 le nom Pretoria disparaitra pour laisser place à celui de Tswane. C’est toute la ville qui subira ce changement, puisque les principales artères de Tswane porteront désormais des noms de héros de la lutte antiapartheid.

    Pretoria capitale de l’Afrique du Sud devient Tshwane.

    Oliver Tambo Parade remplace Marine Parade

    Pretoria le nom actuel de la ville, avait été adopté en 1855 par les Boers, pionniers blancs d’Afrique du Sud originaires des régions néerlandophones d’Europe. Après quelques hésitations, les Boers choisissent d’honorer leur héros Afrikaner Andries Pretorius, un boer responsable de la mort de milliers de Zoulous, lors de la bataille de Blood River en 1838.

    Le long combat Toponymique

    Dés son arrivée au pouvoir en 1994, le Congrès national africain (ANC) entame les démarches pour changer de nom et adopter celui de Tshwane.

    En 2003, une première décision est prise, mais elle s’oppose à la protestation massive des habitants afrikaners de Pretoria. La ville étant à majorité blanche, la tache s’annonce plus ardue qu’elle n’y semblait.

    Le problème est que ce changement n’est pas anodin, il engendre des coûts colossaux.

    En 2005, la somme de 256 millions de dollars est avancée et les contribuables blancs se saisissent de l’argument financier pour s’opposer au projet. Le 21 mai 2005, suite à une pétition ayant recueillie plus de 30 000 signatures des habitants de la ville, une manifestation est organisée par les Afrikaners.

    S’ensuit alors une bataille administrative et législative de plusieurs entre les partisans de Pretoria et ceux de Tshwane.

    Le terme Tshwane, désignant une municipalité de la province du Gauteng (englobant Pretoria, sa banlieue et d’autres localités des environs), fondée en 2 000 et comptant 2,5 millions d’habitants, est depuis lors employé par le gouvernement pour désigner la capitale de manière plus ou moins officielle…

    Dernier acte de ce combat : en janvier 2010, le ministre de la Culture, Lulama Xingwana, fait mentionner dans le Journal officiel sud-africain le changement de nom de Pretoria avant de se raviser par un correctif publié la semaine suivante.

    Ce mardi 22 novembre, le changement est devenu officiel et désormais connu du monde entier : Pretoria devient Tshwane.

    Une nouvelle victoire pour les autorités locales de l’ANC, dans leur volonté d’eradiquer définitivement toutes traces d'apartheid, en renommant notamment certains lieux portant des noms Afrikaners.

    L’ont-ils seulement remarqué ? La plupart des étudiants de Rhodes University, à Grahamstown, continuent d’aller retirer de l’argent ou de surfer sur le web à « The Union ». Leur building vient pourtant d’être renommé « Bantu Steve Biko », en hommage au célèbre chantre de la « conscience noire », mort sous la torture dans les années 1970…

    Mais les étudiants prêtent-ils encore attention à ces changements sémantiques, auxquels ils sont désormais habitués ? Leur propre ville, très liée au passé britannique de l’Afrique du Sud, pourrait d’ailleurs s’appeler iRhini dans quelques années, et la communauté de communes qui la chapeaute se nomme déjà Makana, du nom d’un guerrier xhosa du XIXe siècle...

    Grahamstown change. Le pays change. Ses noms de rues, d’avenues, de théâtres ou de stades aussi. Ses cartes routières enfin, vite devenues obsolètes. Polokwane (Limpopo), où l’équipe de France affronte ce soir le Mexique en Coupe du monde de foot, s’appelait encore Pietersburg il y a dix ans. « Nous sommes les mêmes », rappelle-t-on aujourd’hui à Pretoria en ne communiquant plus désormais que sur Tshwane, le nom southou de la communauté de communes.

    « A la demande de ses habitants, Verwoerdburg, dans la banlieue de Pretoria, est devenue Centurion, ajoute Georges Lory, délégué général des Alliances françaises, dans L’Afrique du Sud, l’un des derniers ouvrages de référence consacrés, en français, au pays de Mandela (Editions Karthala).

    L’infamant John Vorster Square, où certains détenus préférèrent le suicide à la torture, est devenu de façon neutre le Johannesburg Central Police Station.

    Les aéroports ont perdu toute référence à des Premiers ministres afrikaners, les hôpitaux ont gagné quelques martyrs, comme à Soweto le Chris Hani Baragwanath Hospital.

    Les navires de guerre ont été débaptisés, tel le PW Botha, devenu de façon tout aussi guerrière le Shaka. »

    D’une offense à l’autre

    A dire vrai, la plupart des procédures de changements de noms sont comprises et acceptées par la majorité des Sud-Africains.

    D’autant mieux qu’elles sont surtout symboliques, forcément nécessaires dans certains cas et rarement excessives. La municipalité de Durban communique ainsi sur la double dénomination Durban-eThekwini…

    Le système y est dual, comme en Australie, au Canada ou en Slovénie.

    « Mais dans certaines provinces, l’équipe au pouvoir a changé les noms de villes ou villages sans véritable consultation, ni considération de l’histoire locale, déplorait le 8 avril 2007, devant la 52e conférence de l’ANC à Polokwane, Jan Bosman, l’un des leaders de la Ligue des frères afrikaners, une société anciennement secrète dont le but était la promotion de la nation blanche afrikaner.

    Renommer une rue ou un aéroport parce qu’il était offensant pour un groupe peut le devenir pour un autre groupe… »

    Et s’il avait un peu raison ? Une ado « previously disavantaged » (1) interrogée au Cap par l’équipe d’Ubumi le suggérait il y a quelques mois en s’étonnant du choix des nouveaux noms effectué : « C’est utiliser les mêmes méthodes que les régimes précédents… Des noms neutres pourraient être choisis, pas systématiquement liés aux ethnies noires. C’est trop frontal. Bien sûr que c’est offensant. Et fragile : qui sait combien de temps l’aéroport de Johannesburg portera le nom d’OR Thambo ? »

    Dans le Limpopo, Makhado (en hommage à un roi venda) a été un temps préféré à Louis-Trichardt, du nom d’un ancien leader du Grand Trek, au XIXe siècle (lire l’excellent papier de Sabine Cessou, in Libération, 4 juin 2010).

    « C’est là que le bât blesse, déplore Jaco Kleynhans, au syndicat afrikaner Solidarity.

    Si on comprend certains changements, d'autres remplacent des noms de personnalités historiques ne représentant en rien l’Apartheid. On veut nous aliéner ! »

    Son sentiment d’injustice est largement partagé. La politique de changements de noms, coûteuse, fait débat en Afrique du Sud, chez les Blancs comme chez les Noirs.

    Ubumi n’y prend pas part. Ubumi souhaite juste soulever les questions relatives à la construction d’une nouvelle nation, d'une identité : nécessite-t-elle de déboulonner une statue, de la remplacer par une autre et d’entourer cette dernière de grilles infâmes pour la protéger d’une vengeance promise… et inévitable ?

    C’est en tout cas la voie choisie pour le moment par la mairie de Louis-Trichardt-Makhado…

    (1) Littéralement, "anciennement désavantagé" : dénomination politiquement des "non blancs" qui ont souffert du régime d'Apartheid.

  • Hollande à Bruxelles en train et il est rentré à Paris en voiture !

    Hollande à Bruxelles en train et il est rentré à Paris en voiture !

    François Hollande a fait mercredi le trajet Paris-Bruxelles en train. Continuant de se démarquer de son prédécesseur, François Hollande a ensuite regagné Paris en voiture dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue du sommet européen informel tenu à Bruxelles. Il a serré des mains et s'est laissé prendre en photo aux côtés des sympathisants venus nombreux. Juste avant son départ pour Bruxelles, François Hollande s'est offert un nouveau bain de foule Gare du Nord à Paris. Accompagné du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le président français a pris place à bord d'un train Thalys pour se rendre dans la capitale belge, où était organisé un sommet informel des dirigeants de l'Union européenne.

    François Hollande à son arrivée en gare de Bruxelles le 23 mai 2012.

     

    Un mode de transport inédit qui vient conforter son image de "président normal". car s'il a voyagé en première classe, il était "dans un compartiment qui ne lui était pas réservé", a précisé l'Elysée. Son prédecesseur, Nicolas Sarkozy, utilisait deux avions, un Airbus A330-223 dévolu à l'usage du président et surnommé "Air Sarko One", et un Falcon 7X, l'avion d'affaires haut de gamme du groupe Dassault.

    A l'issue de la réunion, qui s'annonce houleuse compte tenu des menaces de naufrage de la Grèce et de la fragilité des banques espagnoles, François Hollande sera de retour à Paris dans la soirée. Mais en voiture cette fois-ci.

    François Hollande en voiture !

    François Hollande a regagné Paris en voiture dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue d'un sommet européen informel à Bruxelles. Le nouveau président français semble vouloir se démarquer des usages de son prédécesseur qui préférait l'avion. Le chef de l'Etat français a quitté Bruxelles vers 2h30 du matin après avoir donné une longue conférence de presse. A vitesse normale, en respectant les limitations de vitesses, il était censé arriver à Paris 3 heures et demie plus tard, soit vers 6 heures.

    François Hollande avait déjà surpris en décidant mercredi de venir en train à Bruxelles. Il avait alors embarqué dans l'aventure le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui avait fait escale à Paris pour le rencontrer afin d'accorder leurs positions pour le sommet informel de Bruxelles. Mariano Rajoy, qui a visiblement apprécié le voyage, a publié des photographies sur son compte twitter.

    Le déplacement en train tranche avec les pratiques de Nicolas Sarkozy, qui utilisait deux avions pour venir participer aux sommets européens à Bruxelles, ville distante de 300 km de Paris.

    Cette initiative «hollandaise» a été l'occasion d'une opération de communication, avec des équipes de télévisions embarquées pour le voyage.

    Il n'est toutefois pas évident que François Hollande puisse la renouveler pour se rendre à Bruxelles, car le train nécessite de déployer de gros moyens pour assurer sa sécurité. Le rail contraint les autorités belges à faire de même pour le trajet dans leur pays.
  • Ioulia Timochenko : François Hollande prêt à un boycott de l'Euro 2012

    Ioulia Timochenko : François Hollande prêt à un boycott de l'Euro 2012

    Ça sent le roussi pour l'Euro 2012. Le président français François Hollande a laissé entendre, jeudi 24 mai, qu'il n'ira pas en Ukraine pour l'Euro-2012 de football. "J'aime beaucoup le football, mais ce qui se passe en Ukraine est un problème", a annoncé François Hollande à l'issue d'un sommet informel de l'UE, à Bruxelles.

    Le problème ? Le sort de Ioulia Timochenko, l'ancienne Premier ministre, inquiète de plus en plus les pays occidentaux. L'égérie de la "révolution orange" a été condamnée en octobre 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir lors de son action à la tête du gouvernement. Elle est détenue à Kharkiv, l'une des quatre villes-hôtes de l'Euro de football en Ukraine. Depuis, les relations entre l'Union européenne et l'Ukraine sont empoisonnées. Ces tensions sont montés d'un cran avec les allégations de mauvais traitements infligés à l'opposante.

    La Pologne essaie de sauver l'Euro

    La décision de François Hollande embarrasse Donald Tusk, Premier ministre polonais. Co- organisateur du tournoi, il s'était pourtant réjoui la veille d'avoir convaincu "presque tous" ses homologues intéressés par le football de se rendre en Pologne et en Ukraine pour assister aux rencontres de l'Euro 2012. La compétition est effectivement prévue du 8 juin au 1er juillet.

    Donald Dusk s'était indigné des appels au boycott de l'Euro. "Que personne ne cherche à casser ce tournoi. Nous y avons placé trop d'efforts et trop d'argent", avait-il déclaré. "Nous nous sommes trop engagés dans ce projet politique pour le gâcher aujourd'hui. Je ne veux pas soutenir ceux qui cherchent à isoler l'Ukraine de l'Europe par un mur, que ce soient des Ukrainiens, certains Polonais ou des personnes en dehors de nos deux pays", avait-il expliqué.

    L'Ukraine fait un geste

    Critiquée de toutes parts, l'Ukraine ronge son frein. Les autorités ukrainiennes ont d'ailleurs accepté mercredi 23 mai l'envoi d'une personnalité "internationalement reconnue" pour observer le procès en appel de Ioulia Timochenko, selon Martin Schulz, le président du Parlement européen.

    Ce dernier a précisé avoir reçu une lettre de Mykola Azarov, Premier ministre ukrainien dans laquelle il a accepté cette demande ainsi que la possibilité de renforcer l'équipe médicale qui s'occupe de l'ancienne Première ministre.
  • Taty Tshisuaka Kabeya-Justin Manyanga Tshiswa Bantou, deux vaillants résistants-patriotes-combattants en Suisse !

    Taty Tshisuaka Kabeya-Justin Manyanga Tshiswa Bantou, deux vaillants résistants-patriotes-combattants en Suisse !

    Jean-Claude Kalala, président du Collectif des Congolais de Suisse et président de l'Association des Congolais de Zurich (Acoz) ne décolère pas ! Après avoir entrepris des démarches pour la libération de Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Justin Manyanga Tshiswa Bantou injustement appréhendé par la police suisse et qui ont été déjà libérés. Jean-Claude Kalala compte prester en justice contre la provocation de Moïse Katumbi et ses sbires à l'encontre des résistants-patriotes-combattants de Suisse. C'est depuis le lundi 21 mai que ont été relâchés par la police suisse. En effet le jeudi dernier à l'issue d'un match de football qui opposait les moineaux du TP Mazembe à ceux Grasshopper Club et Panathikos, Moïse katumbi Chapwe, gouverneur de la Katanga et président du TP Mazembe avait déjà perdu sa sérénité en apprenant que des Congolais avaient encerclé le stade par des résistants-patriotes-combattants, qui au départ étaient à la recherche de Francis kalombo, ne trouvant le Mukala de Joseph kabila, s'étaient rabattus sur Moïse Katumbi. Interpellé Moïse Katumbi aurait prononcé le mot "Voyou" à l'égard des combattants congolais ! Malgré ses 5 sbires, Moïse a dû fuir, et c'est dans cette course poursuite qu'une voiture de police qui était de passage est arrivée. Les policiers ont eu du maille avec des congolais dont certains poursuivaient Moïse Katumbi avec des chaussures, gobelets, fourchettes mais aussi un "ngondo". Caché dans une ambulance Moïse Katumbi avait pu regagner son hôtel ! Et la police avait mis la main sur deux vaillants combattants de la Suisse : Taty Tshisuaka Kabeya-Justin ManyangaTshiswa Bantou. Après vérification la police est arrivée à la conclusion qu'aucune manifestation des Congolais n'a jaamis sombré dans la violence que ce soit à Genève, Berne, Zurich. Ni Taty tshisuaka, ni Justin ManyangaTshiswa Bantou n'ont jamais commis de crimes en Suisse. Ce sont des pères de famille et citoyens respectables qui paient leurs impôts en Suisse. Le qualicatif "voyou" est utilisé à tord à travers par les usurpateurs d'un pouvoir d'occupation pour insulter les vrais fils du Congo, Congolais vivant à l'étranger sans droits mais avec multiples devoirs: nourrir, véhiculer, soigner ceux qui sont restés au pays. Pendant ce temps une oligarchie mafieuse, se pavanne et nargue le peuple congolais paupérisé et chosifié. Le peuple congolais n'a pas besoin d'obole, mais d'un système politique et social qui fonctionnent !

    Montreux (Suisse), Samedi le 23 octobre 2010, le XIIIème Sommet de la Francophonie s'ouvre à Montreux en Suisse. Des congolais discutent avec la police suisse. Photo Réveil FM, archives

    Parmi des Congolais qui ont bravé le froid hivernal pour quitter Genève jusqu'à Montreux , Félix Mbayi Junior (au centre) et Taty Tshisuaka Kabeya, avec son thermos de café. Photo Réveil FM, archives

    Berne, Justin ManyangaTshiswa Bantou drapé dans son drapeau congolais devant le Palais Fédéral, siège du gouvernement fédéral suisse. Photo Réveil FM, archive

    Jean-Claude Kalala, l'indomptable président de l'ACOZ (Association des Congolais de Zurich) lors de la première marche "Kabila dégage" à Zurich. Photo Réveil FM, archives

     


    Après une session extraordinaire prévue ce samedi 26 mai au parlement congolais à Zurich, Jean Claude Kalala avec des résistants-patriotes-combattants vont porter plainte contre Moïse Katumbi et ses sbires.

  • Matignon: Jean-Marc Ayrault, l'anti-héros

    Matignon: Jean-Marc Ayrault, l'anti-héros

    Agé de 62 ans, le député-maire de Nantes, président du groupe PS à l'Assemblée, ancien professeur d'allemand était conseiller spécial de François Hollande pendant la campagne présidentielle.Le nouveau locataire de Matignon entre en fonction après la passation de pouvoirs avec son prédécesseur François Fillon, mercredi 16 mai à 10 heures. Ca me fait plaisir que ça soit vous. C'est en substance ce qu'a dit François Fillon à Jean-Marc Ayrault dans le secret de la passation de pouvoirs. L'hommage d'un sage de droite à un anti-héros de gauche. C'était un peu le Janus du Parti socialiste: à Nantes, le gestionnaire calme et pragmatique d'une ville attractive, à Paris l'opposant en chef contraint de hausser le ton presque contre nature. Et ça finissait par devenir gênant. Il y avait le Ayrault de la capitale et le Ayrault de la province, l'idéologue et le praticien. Inévitable quand on est la majorité locale et l'opposition nationale.

    Jean-Marc Ayrault, Premier ministre français. Photo Réveil FM

    François et Penelope Fillon, Jean-Marc et Brigitte Ayrault, dans la cour de Matignon. Photo Réveil FM

    Les premiers ministres de la Vè République !

    Ce statut avait deux inconvénients: primo, celui de laisser apparaître que l'un n'était pas vraiment l'autre, que l'autre n'était pas exactement l'un. Secundo, d'être contraint, pour cause d'éloignement de sa ville et après tant d'années, à une délégation de pouvoirs hyper-organisée, forcément rigide, un peu autoritaire. Ce que l'opposition locale appelle le système Ayrault.

    En devenant Premier ministre et simple conseiller municipal, il se produit un double phénomène: d'une part, il est obligé de lâcher les rènes locales et, mine de rien, d'entrouvir les portes de sa succession. Franck Louvrier, l'ex-communicant en chef de Nicolas Sarkozy et conseiller régional UMP des Pays-de-la-Loire, regarde la chose avec intérêt. D'autre part, en passant de chef de l'opposition au Parlement à chef de la majorité, Jean-Marc Ayrault n'est plus qu'un décideur. Il unifie son visage politique.

    Echange musclé entre Jean-Marc Ayrault et François Fillon à l'Assemblée nationale


    Vif échange entre François Fillon et Jean-Marc... par LCP

    Pour autant, il ne sera pas du genre à fanfaronner, même s'il va lui être désormais difficile de vivre ses vacances dans son vieux camping-car, avec son épouse Brigitte.

    Mais pour avoir passé plusieurs moments à Matignon ces derniers jours, je peux vous dire qu'il la joue très modeste.

    Parce que la situation est grave, imprévisible, compliquée. Parce que piloter un gouvernement incite à prendre d'extrêmes précautions. Et parce que c'est dans son tempérament.

    Au-delà des désaccords politiques et de la couleur de leurs cheveux, Jean-Marc Ayrault et François Fillon se ressemblent: discrets, secrets - "je suis timide" répète, en privé, le nouveau Premier ministre - travailleurs, organisés, républicains, convaincus de la noblesse de la politique, à l'écart des affaires et des chicayas. Cette sobriété convient bien à l'époque.

    François Fillon est toujours resté haut dans les sondages, ce qui lui donne quelque chance de se retrouver chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. François contre Jean-Marc après avoir eu Jean-Marc contre François? Ce serait amusant de revivre la confrontation inversée de l'anti-héros et de l'anti-Ayrault.

    Jean-Marc Ayrault, de Nantes à Matignon, photos !

    Matata Pognon, rescapé d'un vrai-faux crash d'avion à l'aéroport de Bukavu qui n'a coûté la vie qu'à Augustin Katumba Mwanké, le seul apparatchik-joséphiste qui a soit-disant péri, le Premier ministre de la République démocratique du Congo devrait voir ce qui se passe ailleurs pour comprendre la vie politique. Un Premier ministre d'un pays ne tombe directement d'un arbre dans une mercedes blindé avec des gardes du corps. Il a un parcours et une traçabilité claires. Lorsqu'on est nommé Premier ministre par un président de la République tricheur, fraudeur et usurpateur. son gouvernement doit en pâtir. Joseph Kabila a commis son deuxième hold-up électoral en République démocratique du Congo. Parachuté par Louis Michel, il n'a jamais gagné une élection au Congo. Joseph Kabila est illégitime et illégal, ne peut donc diriger le Congo. Et lorsqu'on est Premier ministre d'un fraudeur, et que soi-même on n'a pas une traçabilité transprente, cela devient une mafia. La République démocratique du Congo mérite mieux que d'être dirigé et gouverné par des mafieux-politicailleurs dont les intérêts personnels priment sur le destin collectif. Voici le parcours de Jean-Marc Ayrault en photos !

    Député depuis 1986, Jean-Marc Ayrault ouvre rapidement les portes de son domicile aux médias. En 1988, ce prof d'allemand est photographié avec sa fille aînée Ysabelle à leur domicile de Saint-Herblain, pendant les devoirs...

    Jean-Marc Ayrault se lance en 1989 dans la conquête de la mairie de Nantes, avec le soutien du président François Mitterrand et du Premier ministre Michel Rocard, qui font le déplacement. (PLASSART/SIPA)

    Le 12 mars 1989, sa campagne aboutit à un triomphe : le candidat socialiste obtient la majorité absolue dès le premier tour avec 50,19% des voix. (MICHEL PLASSART/AFP)

    Un succès fêté le soir-même en famille et au champagne. À droite, sa femme Brigitte, qui siège alors au Conseil général de Loire-Atlantique. Le nouveau maire de Nantes connaîtra un nouveau succès aux élections législatives de juin. (MICHEL PLASSART/AFP)

    À Nantes, Jean-Marc Ayrault (ici vu en 1992) insuffle de nouvelles dynamiques économiques et culturelles. Outre la rénovation du centre-ville et le développement des transports, la "Folle journée" et les défilés de la compagnie "Royal de luxe" portent notamment sa marque. (PITCHAL/SIPA)

    En janvier 1994, le député-maire de Nantes accompagne François Mitterrand lors d'un trajet du chef de l'État dans l'emblématique tramway. (FRANK PERRY/AFP)

    Vainqueur aux législatives anticipées de 1997, Jean-Marc Ayrault devient président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, avec l'appui de Lionel Jospin, qui accède à Matignon

    Jean-Marc Ayrault avec le premier secrétaire du PS François Hollande, lors des Journées parlementaires du Parti socialiste, en septembre 1999. (GERARD CERLES/AFP)

     

    Réélus dans leurs circonscriptions en 2002 mais désormais dans l'opposition à la droite, les deux députés socialistes sont régulièrement vus côte à côte sur les bancs de l'Assemblée nationale. Ci-dessus, en 2003. (WITT/SIPA)

    Une autre photographie du duo Hollande-Ayrault, le 5 avril 2006, pendant les débats sur le Contrat première embauche. (FRANCOIS MORI/AP/SIPA)

    >Comme à Nantes, où il sera encore réélu en 2001, Jean-Marc Ayrault devient littéralement inamovible et soutient à l'Assemblée les grands projets du gouvernement Jospin, à l'image de la Couverture maladie universelle (1999). (WITT/SIPA)

    Au niveau national, le député-maire de Nantes prend position pour Ségolène Royal en vue de l'élection présidentielle de 2007. En février, il remet un rapport sur la démocratie sociale à la gagnante de la primaire socialiste (photo). Malgré la défaite du PS à la présidentielle, Jean-Marc Ayrault conservera en juin son poste de député. (LUYSSEN-POOL/SIPA)

    Dans une image forte, le maire de Nantes reçoit le dalaï-lama en 2008. Réélu en mars avec 55% des suffrages dès le premier tour, Jean-Marc Ayrault entame alors son quatrième mandat à la tête de la ville. (AFP PHOTO FRANK PERRY)

    À l'heure de la présidentielle 2012, Jean-Marc Ayrault se range derrière François Hollande, auprès de qui il exerce la fonction de conseiller spécial. Le député-maire de Nantes accompagne, ci-dessus, le candidat socialiste lors d'une visite électorale dans une usine Airbus à Saint-Nazaire, le 19 décembre 2011. (KOVARIK-POOL/SIPA)

    Jean-Marc Ayrault sur la place de la Bastille, au soir du second tour remporté par François Hollande, le 6 mai 2012. Son expérience du terrain et du Parlement, sa proximité avec le président élu mais aussi sa maîtrise de la langue allemande font de Jean-Marc Ayrault le grand favori pour le rôle de Premier ministre. (AFP PHOTO / THOMAS COEX)

    Globalement saluée, l'action de Jean-Marc Ayrault en Loire-Atlantique heurte toutefois un écueil : le projet d'aéroport du grand-ouest à Notre-Dame-des-Landes, soutenu par le maire de Nantes mais farouchement contesté par des associations de riverains et d'écologistes. (FRANK PERRY/AFP)

    Cependant, cette voie royale est légèrement assombrie par les difficultés liées à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et, surtout, une condamnation pour "favoritisme" datant de 1997. Considérant l'ancienneté des faits, le député-maire de Nantes (ici vu à l'Assemblée nationale, le 9 mai 2012) se défend en évoquant sa "réhabilitation" en 2007. (AP Photo/Thibault Camus)

    Le 15 mai 2012, Jean-Marc Ayrault (au centre) assiste à la cérémonie d'investiture de François Hollande à l'Élysée. En attendant son propre déménagement à Matignon. (CHESNOT/SIPA)

    François Fillon et Jean-Marc Ayrault, le jour de la passation du pouvoir

  • Françafrique-Françafric: Jean-Baptiste Placca viré de RFI !

    Françafrique-Françafric: Jean-Baptiste Placca viré de RFI !

    Omar Bongo avait fait virer Jean-Marie Bocquel du gouvernement de François Fillon, Denis Sassou Nguesso fait virer Jean-Baptiste Placca de RFI ! L’analyse, la réflexion, la distance, et un zeste d’humour sur l’actualité africaine, la meilleure comme la pire. C’était la chronique de Jean-Baptiste Placca, tous les samedis, sur RFI. En effet, le samedi 12 Mai 2012, les fidèles auditeurs et lecteurs de la ''Chronique de Jean-Baptiste Placca'' sur RFI ont appris avec surprise et tristesse l'arrêt brusque de la chronique hebdomadaire que J.-B. Placca animait depuis novembre 2007 sur les antennes de la Radio Mondiale.

    Jean-Baptiste viré de RFI par Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville !

    Tous les Samedis sur RFI, J-B. Placca analysait, réfléchissait, prenait de la distance avec un zeste d'humour sur l'actualité africaine, la meilleure comme la pire dans l'optique de forger la conscience citoyenne.

    Cet éditorial très écouté et très apprécié des auditeurs agaçait fortement les palais présidentiels Africains et les réseaux françafricains. Le courroux et les menaces du président Denis Sassou Nguesso du Congo ont finalement emportés Placca et sa chronique ô combien percutante.

    En effet, suite à la chronique de Jean-Baptiste Placca du 10 mars dernier, à propos de l’explosion du dépôt de munitions à Brazzaville, L'homme fort de Brazzaville aurait piqué une colère et annoncé la fermeture de l’émetteur de RFI au Congo.

    J.-B. Placca écrivait :

    « Le général Denis Sassou Nguesso est chef de l’Etat congolais depuis 1979 (trente-trois ans !). Congédié par les urnes en 1992, il a repris le pouvoir par les armes, en 1997. Quinze ans plus tard, il a encore manifestement toujours besoin d’un arsenal conséquent au cœur de la capitale, pour protéger son pouvoir. Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement, dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autre Bétadine dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo »

    Finalement J.-B.Placca a été sacrifié par RFI sur l'autel de Sassou Nguesso pour avoir osé égratigner un chef d’Etat françafricain.

    L'autre raison probable de l'éviction de Jean-Baptiste Placca est sans doute l'échange épistolaire musclé qu'il a tenu avec Jean Christophe Mitterrand (Surnommé « papa m'a dit ») ex M. Afrique de son père François Mitterrand.

    En effet, dans sa chronique du 28 Avril 2012, J.-B. Placca appelait les africains à ne pas croire que l'élection de François Hollande sonnera le Glas de la Françafrique. Pour étayer son argumentaire, il raconta son séjour en cellule le 10 mai 1981(lors de la victoire de François Mitterrand) pour avoir été suspecté d’avoir lu un journal d’opposition togolais.

    A l’annonce de la victoire de François Mitterrand, Placca et ses codétenus avaient tous bondi de joie. Tout excité et sautillant comme un petit garçon, un ancien ministre du Commerce détenu ne cessait de répéter : « C’est la chance de notre vie ! Nous allons sortir d’ici ! Avec Mitterrand à l’Elysée, c’en est fini des violations des droits de l’homme dans le pré-carré français ! ».

    Ayant réussi par l’intermédiaire d'une amie à contacter, Jean-Christophe Mitterrand afin qu'il sensibilise son père sur sa situation en prison, en cas de victoire Mitterrand, J.-B. Placca avait de l'espoir pour le changement qu’incarnait Mitterrand.

    Libéré après six mois de détention, et l’élection de François Mitterrand n’y aura été pour rien.

    Placca apprendra, en sortant de prison, que Jean-Christophe Mitterrand était, entretemps, devenu le nouveau meilleur ami du général dictateur du Togo qui les avait enfermé en cellule.

    Et vive la Françafrique !

    Gêné par cette anecdote racontée par Placca, Jean-Christophe Mitterrand a contacté RFI pour exprimer son Courroux de fils à Papa et a ipso facto rédigé un droit de réponse musclé adressé à Placca. Deux semaines après ce droit de réponse, La chronique de Placca sera brusquement supprimée sans aucune explication.

    La Françafrique semble encore avoir de beaux jours devant elle !

    Les Africains exigent la mort de la Françafrique et le retour de la «chronique Jean-Baptiste Placca » sur RFI.

    Merci de signer et de faire signer cette pétition.

    La pétition : http://www.gopetition.com/petitions/pétititon-en-faveur-de-la-chronique-de-jean-baptiste-p.html

  • Union Africaine: Jean Ping flingue Luis Ocampo, le procureur de la CPI !

    Union Africaine: Jean Ping flingue Luis Ocampo, le procureur de la CPI !

    Il y avait une guerre larvée entre Jean Ping, le Président de la Commission de l’union africaine et l’Argentin Ocampo, le tout puissant Procureur à problèmes de la Cpi. On se rappelle que ce juge onusien l’avait à l’époque, traité de grand «plaisantin». Mais c’était la belle époque sarkosienne qui régentait sur le continent, la politique africaine au nom du poulain Ouattara. Jean Ping avait alors, avalé la couleuvre presque sans rien dire. Car qui oserait défier l’un des hommes clés du système de Sarkozy. L’union africaine (ua) n’était donc pas d’accord que l’Afrique soit harcelée par la justice internationale. Mais elle n’a rien dit.

    Jean Ping, Président de l'Union Africaine

    L’Union Africaine n’était pas aussi d’accord que le Président Gbagbo soit déporté à la Cpi. Là aussi, elle n’a pas eu le courage de dire publiquement non à Sarkozy. Elle a laissé faire. A cause de la peur de tout perdre. Dans les bureaux douillets de cette organisation aux murmures. Jean Ping et ses lieutenants se sont faits diplomatiquement corrects. Au nom de la Françafrique qui fait et défait les empêcheurs de piller en rond. Au nom aussi de la Communauté internationale qui s’est donné droit de vie et de mort sur les pouvoirs africains. Plus d’un africain continue de croire que la Cour pénale internationale (CPI), dans sa pratique, est une justice des Blancs contre les Noirs. Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), n’en pense pas moins.

    Luis Moreno Ocampo, le procureur de la Cour pénale internationale va céder sa place à la Gambienne Fatou Bensouda. Elle sera la première personnalité africaine à occuper ce poste. Mais avant que l’Argentin ne quitte son poste, Jean Ping a tenu à lui remonter les bretelles, une dernière fois, pour n’avoir ciblé que les Africains de façon exclusive dans son exercice.

    «Nous avons dit que Monsieur Ocampo ne dit pas le droit. Il fait de la politique et de la gesticulation », a indiqué le président de la commission de l’Union africaine. M. Ping s’offusque du fait qu’à chaque fois que les Africains tentent de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, M. Ocampo, s’immisce dans leurs affaires, sème la zizanie, voire chamboule tout ce qui est en cours. En posant un certain nombre de questions, le Gabonais remarque que d’autres personnalités dans d’autres pays du monde sont coupables des mêmes crimes que les Africains, sans être inquiétés par le CPI. «Pourquoi il (Ocampo) s’attaque aux Africains ? Ça veut dire qu’il ne se passe rien en Colombie ? Qu’il ne se passe même rien au Pakistan », s’est interrogé Jean Ping offusqué par les agissements du patron de la CPI. Tout en se félicitant qu’une africaine accède enfin à la tête de cette institution, M. Ping dit l’avoir mise en garde. «Nous lui avons dit : Fatou, attention, ne vient pas avec une peau noire et un masque blanc», a dit Jean Ping sur la chaine Africa 24.

    Il est notoirement su que l’union africaine dépend encore 50 ans après, de l’aide de l’union européenne. une vraie aberration. Mais c’est ça le paradoxe africain. Aujourd’hui que Sarkozy est parti, à l’ua, on se donne des ailes. Surtout que les nouveaux dirigeants français prônent la rupture dans les rapports a Jean Ping, le Président de la Commission de cette union pour attaquer l’un des hommes forts du système Sarkozy, dans la gestion du dossier ivoirien.

    A l’occasion de l’une de ces nombreuses tournées africaines, l’homme a fait une sortie qui a été reprise le vendredi 18 mai par Vox Arica, une chaîne de télévision qui se veut panafricaine. «Ocampo fait de la politique. Il est devenu une vedette de la télévision», lâche le diplomate africain, Ocampo, qui pour régler des comptes personnels, bafoue le droit.

    Souvent contre l’avis de plusieurs juges de cette même juridiction. En tout cas, si les choses ne tenaient qu’à lui seul, la Cpi serait remplie de pro-Gbagbo.

    un «remake», sous une forme policée des goulags du Nord.

    Jean Ping ne s’est pas arrêté en si bon chemin, dans ses envolées contre la Cpi. Pour lui, cette institution judiciaire ne trouve que ses criminels sur le continent noir.

    Pourtant, il y a aussi de grands criminels de guerre en Occident. Il suffit seulement d’ouvrir les yeux pour savoir qui est ainsi, mis en cause. N’empêche, l’homme évoque l’une de ses visites aux usa. «Une fois, je suis allé aux Usa. Les Américains m’ont demandé pourquoi les Africains ne respectaient pas la Cpi. Je leur ai répondu : ‘’vous-mêmes, vous avez refusé de ratifier le traité de création de la Cpi’’».

    Voila qui est bien clair maintenant. Jean Ping a peut-être décidé finalement de dire la vérité de façon audible, pour s’inscrire dans la lutte pour la souveraineté des pays africains.

    On ne sait jamais. L’adage dit aussi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

  • Un journaliste ougandais agressé en prison, attendra son procès en liberté

    Un journaliste ougandais agressé en prison, attendra son procès en liberté

    Le 17 mai 2012, Perez Rumanzi, correspondant pour le Daily Monitor, a été libéré sous caution, après avoir été brutalisé toute la nuit par ses codétenus, dans une prison surchargée. N’ayant pu fournir à temps les dépôts de garantie auprès du juge, il avait été placé en détention provisoire le 16 mai pour deux semaines. Il est poursuivi pour "incitation à la violence" par le procureur de la région de Ntgungamo (Sud-Ouest), en raison de propos échangés avec les forces de sécurité présidentielle (SFG).

    29 avril, Perez Rumanzi emmené de force par les sbires de Museveni

    Perez Rumanzi, journaliste Ougandais, son procès est prévu pour le 19 juin 2012.

    “Nous prenons acte de la remise en liberté sous caution de Perez Rumanzi, mais nous déplorons l’agression lâche qu’il a subi en prison. Elle doit faire l’objet d’une enquête. Sans cautionner les paroles du journaliste à l’égard des forces de sécurité, nous estimons que la procédure pénale en cours est totalement disproportionnée et inappropriée au regard de son comportement. Nous demandons l’arrêt des poursuites,” a déclaré Reporters sans frontières, qui estime que le journaliste a suffisamment souffert.

    Les faits reprochés à Perez Rumanzi remontent à une cérémonie religieuse du diocèse d’Ankole du sud, tenu le 29 avril à la cathédrale Kyamate de Ntungamo, à laquelle était conviée la Première dame et députée de la région, Janet Museveni. Perez Rumanzi, accrédité pour l’occasion, a réalisé plusieurs photos de la cérémonie, avant d’être expulsé par la garde présidentielle pour entrave à leur travail, et menace à la sécurité de la Première dame.

    Emmené de force par la police, le journaliste aurait tenu des propos agressifs à l’égard de la garde présidentielle. Il a alors été placé en garde à vue pendant deux jours dans les locaux de la police sans qu’aucune poursuite ne soit initiée à son encontre. A son apparition devant le tribunal, le 16 mai 2012 pour entendre les charges pesant contre lui, il a été placé en détention provisoire à la prison de Ntungamo, où il a été agressé. “Ils m’ont battu trois fois. Il m’a semblé que mes agresseurs étaient aux ordres de quelqu’un, car les autres détenus n’ont pas été frappés aussi longtemps”, a confié le journaliste à Reporters sans frontières. Perez Rumanzi risque jusqu’à trois ans de prison. Son procès est prévu pour le 19 juin 2012.

    Son procès est prévu pour le 19 juin 2012.