• Francophonie à Kinshasa: Tribune de 3 sénateurs des Français établis hors de France !

    Francophonie à Kinshasa: Tribune de 3 sénateurs des Français établis hors de France !

    François Hollande et la Sénatrice Claudine Lepage (PS). Elle est Secrétaire de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication.

    La Sénatrice Kalliopi Ango Ela (EÉLV). Conseillère à l'AFE depuis 2009, élue dans la circonscription du Cameroun, de la République de Centrafrique et du Tchad, Kalliopi Ango Ela réside à Yaounde depuis 23 ans où elle est enseignante en histoire-géographie au lycée Français. Âgée de 49 ans, elle dirige également un centre de recherche indépendant en géopolitique pour l’Afrique centrale, la fondation Paul Ango Ela.

    Richard Yung (PS).

    L’actualité qui nous parvient de la République démocratique du Congo n’est guère réjouissante : Guerre civile aux Kivus et au Katanga, rebelles qui pillent et tuent (soutenus par le Rwanda et sans doute par l’Ouganda) qui exploitent et détournent les ressources naturelles, des millions de morts, des dizaines de milliers de personnes déplacées, des viols en série commis dans des conditions particulièrement atroces, des crimes contre l’humanité selon l’ONU. De plus absence de transparence et de démocratie lors des élections en novembre 2011 violemment contestées par l’opposition, puis les dates des élections des députés provinciaux repoussées une fois de plus de 2012 à 2013 puis 2014.

    Cependant, en raison de sa grande superficie, de sa localisation au centre de l’Afrique, de ses énormes richesses naturelles et de son importante population, la République démocratique du Congo est l’un des « géants » de l’Afrique, avec le Nigeria, l’Égypte, et l’Afrique du Sud. C’est le quatrième pays le plus peuplé d’Afrique ainsi que le pays francophone le plus peuplé.

    C’est dans ce contexte particulier que se prépare le 14ème Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa du 12 au 14 octobre 2012. Il n’est pas superflu de se demander si la présence de François Hollande dans ce contexte est bien opportune.

    Qu’est-ce que la Francophonie et quel rôle peut-elle jouer dans ces circonstances ?

    La Francophonie est une des rares organisations internationales qui dispose d’une définition consensuelle de la démocratie. La Déclaration de Bamako (2000) définit la « démocratie comme un idéal vers lequel les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’engagent à converger volontairement et à leur rythme, à travers l’affirmation de l’État de droit, l’organisation d’élections libres, fiables et transparentes, la promotion d’une vie politique apaisée, d’une culture démocratique et du respect des droits de l’homme. »

    La déclaration de Bamako a été suivie de la Déclaration de Saint Boniface (2006), sur la prévention des conflits et la sécurité humaine qui a élargi l’acquis francophone en matière de démocratie et droits de l’Homme en introduisant la notion de responsabilité des États de protéger les civils sur leur territoire. La Francophonie rappelle sa disponibilité à aider ses membres à faire face à cette responsabilité et propose de nouvelles voies de coopération (lutte contre le trafic illicite d’armes légères de petit calibre, participation accrue aux opérations de paix et question des enfants associés aux conflits).

    La politique de Joseph Kabila est loin de s’inscrire dans le cadre de la déclaration de Bamako et de celle de Saint Boniface, textes fondateurs de la Francophonie. Pour rendre crédible l’organisation du sommet de la Francophonie à Kinshasa, il serait urgent que le président Kabila, dans les semaines à venir, fasse un geste et prenne des mesures concrètes en matière de justice, de respect des Droits de l’Homme, de démocratie pour que la francophonie lui vienne en aide selon ses principes affichés, pour que François Hollande puisse, sans se renier, sans renier les valeurs sur lesquelles il a été élu se rendre à Kinshasa.

    Ajoutons que de nombreux Chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains et francophones souhaitent cette réunion pour mieux connaitre la politique africaine de François Hollande et bâtir une nouvelle relation avec la France. En faisant de la démocratie et de la défense des Droits de l’homme un sujet central, ils contribueraient au succès du Sommet.

    Dans ce cas donc, et dans ce cas seulement, aller à Kinshasa pour défendre les valeurs de solidarité, de démocratie, de diversité culturelle, pour soulever ne serait-ce qu’un peu la chape de plomb qui pèse sur les populations, pour ne pas laisser le terrain libre à la dictature d’un côté, aux rebelles de l’autre serait un devoir. Peser de l’influence du monde francophone pour que les droits fondamentaux, les valeurs de démocratie, de justice et de recherche de paix dans cette partie de l’Afrique soient respectés serait une mission.

    Peser de l’influence du monde francophone pour que les droits fondamentaux, les valeurs de démocratie, de justice et de recherche de paix dans cette partie de l’Afrique soient respectés serait une mission.
  • Racisme: Un magazine dénude Michelle Obama

    Racisme: Un magazine dénude Michelle Obama

    La dernière couverture du supplément «Magazine Fuera de serie» du journal espagnol «L'Expansión» montre la première dame américaine à moitié dévêtue.

    La couverture du dernier "Magazine Fuera de Serie", supplément du journal espagnol "L'Expansión".

    L'oeuvre originale "Portrait d'une négresse", de Marie-Guillemine Benoist, reprise par Karine Percheron-Daniels.

    Le montage de Karine Percheron-Daniels, repris par le magazine espagnol.

    «Michelle mange Obama» titre le dernier numéro du magazine espagnol Fuera de serie . L'illustration n'est pas moins surprenante que le texte. La première dame est exposée en esclave africaine, à moitié dénudée, laissant apparaître un sein.

    Ce montage intitulé Michelle, petite fille d'esclave, dame de l'Amérique est l’œuvre de l'artiste Karine Percheron-Daniels. L'artiste franco-anglaise n'en est pas à son coup d'essai. Elle a déjà souvent placé la bouille d'une personnalité politique sur un tableau original, présentant un personnage dans le plus simple appareil. Le doux visage de «celle qui n'aurait pas seulement conquis le cœur de son époux», selon Fuera de serie, a été apposé sur la peinture datant de 1800, Portrait d'une négresse de Marie-Guillemine Benoist.

    Pour le moment, aucune réaction n'a été relevée outre-Atlantique.

    Mais le montage de Karine Percheron-Daniels n'a certainement pas fini de faire parler de lui.
  • Un boulot à 92 euros la seconde pour Sarkozy

    Un boulot à 92 euros la seconde pour Sarkozy

    La banque d’investissement américaine Morgan Stanley propose à Nicolas Sarkozy la coquette somme de 250'000 euros pour une conférence de 45 minutes.

    Nicolas Sarkozy.

       250'000 euros, ou 300'000 francs: c’est ce que Morgan Stanley, ( 14.69-0.81%) banque d’investissement américaine, offre à Nicolas Sarkozy pour 45 minutes de conférence, selon le Canard Enchaîné. C’est-à-dire que l’ex-président de la République gagnerait 92 euros par seconde.

    D’autres anciens leaders se sont reconvertis avant lui à l’expertise internationale, dont notamment Bill Clinton et Tony Blair, rappelle Le Parisien. Qui souligne que pour l’heure ni Nicolas Sarkozy ni Morgan Stanley n’ont confirmé l’information.

    Dossier à suivre !
  • Jean-Marc Ayrault et la guerre des deux gauches !

    Jean-Marc Ayrault et la guerre des deux gauches !

    Parler devant le Medef ne va pas de soi. Jean-Pierre Raffarin se souvient encore de l’avertissement de Jacques Chirac lorsque nommé premier ministre en mai 2002, il avait voulu s’exprimer devant les patrons. « Ne va pas au Medef, tu vas perdre cinq points de popularité !» lui avait lancé le président de la République, alors que Raffarin le libéral , l'ami des patrons, ne voyait vraiment pas où était le problème . Dix ans plus tard, c’est Jean- Marc Ayrault qui a pris le risque. Un premier ministre socialiste à l’université d’été du Médef, une première ! Aussitôt Jean- Luc Mélenchon , le co président du Front de gauche , pointe « la faute politique, »dénonce « un signe de faiblesse » et juge que le gouvernement aurait mieux fait de décréter « l’amnistie des syndicalistes condamnés »

    Laurence Parisot, présidente du Medef et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre Français

     


    Mélenchon critique les "risettes au Medef"... par FranceInfo

    Quant à Bernard Thibault , le leader affaibli de la CGT , il salue l’évènement en annonçant une journée d’action en octobre "pour la défense de l’industrie et de l’emploi", histoire de rappeler au gouvernement où est son camp.

    Le décor est planté : c’est la guerre des deux gauches , la « vraie » contre les « traitres » sociaux démocrates. Jean- Marc Ayrault assume le combat , ouvertement. Il défend « les vertus du dialogue », prône « un esprit d’ouverture et de confiance »répond à Jean Luc Mélenchon en s’étonnant de l’étonnement "que suscite sa présence à Jouy -en -Josas parmi les patrons.

    Il le fait avec d’autant plus de naturel qu’il n’a pas le choix : près de trois millions de chômeurs, des plans sociaux à répétition, une croissance en berne. Il ne manquerait plus, pour compléter le tableau, des délocalisations massives pour protester contre la rafale de hausses d’impôts qui frappe les entreprises et les grandes fortunes depuis la victoire de François Hollande.

    Si Laurence Parisot, la patronne du Médef, n’a pas encore sorti la hache de guerre c’est qu’il y a un donnant- donnant implicite entre le gouvernement et les patrons :d’accord pour une contribution exceptionnelle à l’effort de redressement mais à condition que les problèmes de compétitivité soient traités en profondeur et dans la durée. Car la situation est grave.

    Jean- Marc Ayrault le sait mais il est prudent, il n’a donné aucun gage dans son discours devant le Medef , pressant au contraire les partenaires sociaux de faire leur travail c'est-à-dire de négocier sur le coût du travail , la flexibilité et la sécurisation de l’emploi , en essayant et de dégager des solutions.

    Un jeu de défausse classique mais qui, dans la crise, permet de mouiller tout le monde, CGT comprise.

    Jean- Marc Ayrault assume totalement sa social démocratie mais ce n'est pas lui qui déclenchera la guerre des deux gauches .

    Jean- Marc Ayrault assume totalement sa social démocratie mais ce n'est pas lui qui déclenchera la guerre des deux gauches.
  • François Hollande se plie-t-il à un tempo sarkozyen ?

    François Hollande se plie-t-il à un tempo sarkozyen ?

    Un président normal, en 2012, peut-il résister aux cadences infernales ? La question de l'occupation de l'espace et du temps se pose à François Hollande. "Il a sans doute été un peu surpris de la rentrée, concède un poids lourd du gouvernement. En tout cas, il constate que les messages de fond que le gouvernement essaie de diffuser ont du mal à se faire entendre."

    François Hollande, président de la République

    Un autre confirme que le chef de l'Etat "a compris qu'il avait sans doute un problème de lisibilité" et que, si "aucune mesure ne provoque un rejet, il y a eu un déficit d'explication".

    A l'Elysée, où l'on a discrètement reçu ces derniers jours des représentants des instituts de sondage, on en convient volontiers. "Il y a une forme d'impatience, diagnostique un conseiller du chef de l'Etat. Les gens n'attendent pas des choses extraordinaires, mais une très grande rapidité et une efficacité. Ils sont en attente de réassurance de l'Etat, d'action de l'exécutif."

    Un début de panique ?

    Ce constat explique la mise en scène d'un net regain d'activité présidentielle. Au plus vite. Après avoir décidé, la veille, de convoquer le Parlement en session extraordinaire deux semaines plus tôt que prévu, pour adopter d'abord les emplois d'avenir, M. Hollande a décrété, mercredi 29 août, en conseil des ministres, une "mobilisation générale" pour l'emploi.

    Le président a demandé que les premiers emplois d'avenir puissent être mis en place avant la fin de l'année, puis d'"avancer très vite sur les contrats de génération", une des mesures phares du candidat. "L'affolement n'est pas l'action, mais il y a nécessité de réaliser le plus rapidement possible des choses sur lesquelles il s'était engagé", explique Kader Arif, ministre délégué aux anciens combattants, proche du président.

    Y aurait-il, dans les allées du pouvoir, un début de panique sur fond de déflation sondagière ? "Il n'y a pas de rejet, pas de rupture, pas de déception, veut croire le ministre de l'intérieur Manuel Valls. Il reste une sympathie, une confiance à l'égard de François Hollande. Mais ce que les enquêtes d'opinion disent, c'est que les Français veulent des résultats ou, du moins, une volonté et un cap."

    M. Valls assume ce changement de vitesse : "Si nous constatons des attentes, des inquiétudes, des interrogations quant à notre action, il faut y répondre. Il n'y a pas une minute à perdre."

    Peillon : "Un besoin d'explication et d'accélération"

    Même diagnostic chez le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, pour qui "il y a un besoin d'explication et d'accélération". "On a trouvé une situation économique et sociale très difficile. On a engagé des changements, mais ça met du temps. Donc il peut y avoir, effectivement, une certaine déception", a admis de son côté Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, mercredi 29 août, sur France Inter.

    Le rythme auquel Nicolas Sarkozy avait habitué ses concitoyens semble peser plus que prévu sur l'appréciation de l'action de l'exécutif. Dans sa volonté de rupture affichée avec la méthode de l'ancien président, le nouveau pouvoir n'en avait pas pris la mesure.

    "Cinq années de Sarkozy n'ont pas pu ne pas laisser quelques traces, admet un conseiller de l'Elysée. On ne peut exclure que Nicolas Sarkozy, avec tous ses excès, ait imprimé dans l'inconscient collectif le sentiment que l'exécutif est à la disposition des Français, tout le temps."

    Après une rencontre avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, à Madrid, jeudi 30 août, le président inaugurera, le lendemain, la foire de Châlons-en-Champagne, où il prononcera son discours de rentrée.

    Séquence stakhanoviste

    Il sera à Trappes, le 3 septembre, pour une visite consacrée à l'école avec M. Peillon. Le 4, il s'entretiendra à Rome avec le président du conseil italien Mario Monti, puis recevra, le 5, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. Le 6, il ira à Londres à l'occasion des Jeux paralympiques. Le 7, il prononcera un discours à la Cour des comptes.

    Cette séquence stakhanoviste se poursuivra avec le salon de l'élevage de Rennes, le 11 ou le 12 septembre, la conférence environnementale le 14, les Nuits de nacre, à Tulle, puis les Journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre, et la réception des athlètes français le 17 septembre.

    L'agenda diplomatique est aussi chargé : les Nations unies (New York) du 24 au 27 septembre, La Valette, les 5 et 6 octobre, pour le sommet méditerranéen ; celui de la francophonie à Kinshasa et, peut-être, Dakar, du 12 au 14 octobre ; voire le Laos, du 5 au 7 novembre, pour le sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).

    Un calendrier des plus institutionnels, comme s'il s'imposait à François Hollande, quand son prédécesseur à l'Elysée, par son activisme, semblait imposer le sien. Outre le discours de Châlons-en-Champagne, deux moments d'expression directe y figurent aussi : le "20 heures" de TF1, le 9 septembre, et une conférence de presse autour du 20.

    "Le président observe, il attend que les choses se dessinent pour prendre sa décision", observe un ministre, pour qui l'accélération observée aujourd'hui résulte de la volonté de M. Hollande de "reconstruire sa séquence".

    Le président n'est pas aussi maître de son temps qu'avait pu l'être le candidat.
  • Jean-Louis Tshimbalanga de Convergence pour l'émergence du Congo:"J'accuse Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie d'avoir très mal conseillé le président François Hollande et de l'avoir induit en erreur" !

    Jean-Louis Tshimbalanga de Convergence pour l'émergence du Congo:"J'accuse Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie d'avoir très mal conseillé le président François Hollande et de l'avoir induit en erreur" !

    Depuis l'annonce de la décision de François Hollande, président de la République française de se rendre au XIVè sommet de la francophonie à Kinshasa, en République démocratique du Congo, dans un pays où les droits de l’Homme sont bafoués, la liberté d'expression inexistante, les fraudes électorales érigées en systhème, les bavures policières sont quotidiennes, les assassinats politiques sont cabalistiques, les procès sont opaques, les rébellions sont soutenues par le pouvoir des Joséphistes, les viols de femmes utilisés comme arme de guerre... Les réseaux sociaux s'emballent, l'indignation dans la communauté congolaise est à son comble. Jean-Louis Tshimbalanga ne mâche pas ses mots : « J'accuse Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie d'avoir très mal conseillé le président François Hollande et de l'avoir induit en erreur. François Hollande ne sera plus un président normal s'il contribue à la violation des textes régissant la Francophonie. Le choix du président de la République de se rendre à ce sommet est un manque de considération pour le peuple congolais et français !»

    Paris, lundi 27 août, François Hollande, le président de la République lors de son discours devant les ambassadeurs.

    L'association Convergence pour l'émergence du Congo que préside Jean-Louis Tshimbalanga a saisi la justice française pour que le sommet n’ait pas lieu en République démocratique du Congo (RDC), où les droits de l’Homme sont bafoués. « En ne respectant pas les règles qu’elle a établies, la Francophonie se déshonore ! Or, elle défend des valeurs et réunit plusieurs pays autour de la langue française. Il y a une culture qui accompagne cette langue. Et c’est cette culture dont il faut faire la promotion », « Mais à quoi bon établir une charte et des règles si elles ne sont pas respectées ! », fustige-t-il.

    Adoptée lors du Symposium International sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone (1er-3 novembre 2000, Bamako, Mali), la « Déclaration de Bamako » est le texte normatif et de référence de la Francophonie dans ces domaines. Elle dote la Francophonie de moyens d’action en cas de rupture de la légalité démocratique, ou de violation grave des droits de l’homme dans un de ses pays membres. Cette déclaration, est un instrument normatif adopté en 2000 à Bamako par l’Organisation internationale de la francophonie pour la promotion de la paix, de l’Etat de droit et de la démocratie dans les pays membres.

    Elle stipule, que dans chaque pays membre, il faut prendre les dispositions pour mettre en place les mécanismes nécessaires afin d’accompagner les actions sur le plan institutionnel dans la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit. Cette déclaration fait ressortir, la collégialité au sein de la francophonie, la légitimité politique, la légalité constitutionnelle ( c’est-à- dire que la francophonie rejette toute prise de pouvoir par la force).

    Les idéaux et les valeurs de la francophonie à travers la déclaration de Bamako notamment en matière de démocratie et des droits de l’Homme. La République démocratique du Congo est loin d'être un pays dmocratique. S'appuyer uniquement sur le fait que la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone après la France équivaut à cautionner une dictature totalitaire, un régime usurpateur du hold-up électoral. La décision de François Hollande d'aller à Kinshasa est un pain béni pour Joseph Kabila, un imposteur usurpateur qui souhaite vivement légitimer son hold-up électoral.

    La justice française saisie à son audience du 6 septembre 2012 d’une demande de délocalisation du 14 ème sommet O.I.F. de la Francophonie hors de la République démocratique du Congo.

    L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement). Selon son site web, en octobre 2010 elle regroupe 75 pays ou gouvernements (56 membres de plein exercice2 et 19 observateurs), principalement issus d'anciens protectorats ou colonies françaises, soit plus de 890 millions d’habitants répartis sur les cinq continents.

    Le 20 mars de chaque année est célébrée dans le monde la « Journée internationale de la francophonie ».

    Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le secrétaire général depuis le IXe Sommet de la francophonie d’octobre 2002.

    Elle s’appuie sur quatre opérateurs directs (l'Agence universitaire de la francophonie, TV5, l’Université Senghor d'Alexandrie, l’Association internationale des maires francophones) et une assemblée consultative. Elle coopère avec de nombreuses associations comme l’Association francophone d'amitié et de liaison (AFAL), la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues (ADIFLOR), etc.

    L’OIF veut contribuer à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favoriser la consolidation de l’état de droit et de la démocratie, et agir pour la promotion et l’effectivité des droits de l'homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement.

  • Jade, la fauconnière au château Bermond à Sommières

    Jade, la fauconnière au château Bermond à Sommières

    Jade travaille en famille avec son époux et sa fille. Ils sont intermittents du spectacle et font partie des "Dragonniers du temps". Cet été, ils ont occupé "La tour Carrée" dite aussi Bermond, une des tours rescapée de l'ancien château-fort, haute de 25 mètres, édifice fortifié , propriété de la commune de Sommières, dans le Gard. Après des explications de Jade sur l'art de la fauconnerie, nous sommes repartis avec des connaissances que nous n'avions pas en arrivant. La fauconnerie est l'art de prendre un gibier sauvage, poil ou plume, sur son propre territoire, sans armes, avec la seul aide d'un ou plusieurs oiseaux de proies spécialement affaîtés (dressés) pour ce faire. Elle se pratique indifféremment à pied ou à cheval, avec ou sans chien. Pourquoi est-ce un art ? Parce qu'il n'y a que trois manières de capter à son profit l'agressivité naturelle, la vitesse et la puissance de choc d'animaux aussi sauvages et nerveux que peuvent l'être certains rapaces. La chasse au vol: Il existe deux types de chasse au vol, le haut vol, qui se pratique uniquement avec des faucons sur du gibier à plumes et le bas vol où l'on utilise des rapaces comme l'autour, l'épervier, la buse de Harris, là on ne parle plus de fauconnerie mais d'autourserie et aiglier pour les plus expérimentés, utilisant l'aigle (sur du lièvre, renard, chevreuil, loup...). Le bas vol se pratique aussi bien sur du gibier à plumes (canard, faisan..) que du gibier à poil (lapin, lièvre, renard...).

    Jade avec Aria, son hibou Grand Duc. Le hibou se distingue de la chouette par la simple présence d'aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes qui, dans le cas du hibou, donnent l'impression d'oreilles ou de cornes. Photo Réveil FM

    Un public intergénérationnel. Photo Réveil FM

    Pratiquée depuis plus de 4000 ans, la fauconnerie, ou chasse au faucon, est un art qui consiste à élever et dresser des rapaces pour la chasse ou la capture de proies. Cet art ancien, déjà décrit par Marco Polo, est pratiqué aujourd’hui par plus de 50 pays, dont les associations de fauconnerie ont contribué au renouveau et sont des interlocuteurs fiables pour collaborer à l’élaboration des conventions et réglementations internationales protégeant les espèces d’oiseaux de proie utilisés pour la chasse au vol.

    Jade calme et rassure son hibou duc. Photo Réveil FM

    Jade sourit pour dompter sa peur du rapace. Photo Réveil FM

    Sourire pour se décontracter mais le hibou est un rapace ! Photo Réveil FM

    La fauconnerie, pratique très ancienne en Orient et Extrême-Orient, serait originaire des plateaux d'Asie Centrale et les Mongols, Kazakhs et Kirghizes, chasseurs nomades, furent sûrement les premiers à dresser des oiseaux de proies, très nombreux dans ces régions. On sait qu’il y a 3000 ans la chasse au vol se pratiquait déjà en Chine et dans les pays d'Orient, mais aussi en Inde et en Perse.

    L’Expansion:Au VII° siècle la fauconnerie est introduite dans les régions d’Europe conquises par les grandes invasions, puis atteint l’Angleterre au ix° siècle. Ce n’est qu'au Moyen Age que le faucon, en France, est apprivoisé pour chasser et que la fauconnerie, en Europe, se développe dans tous les pays. Au XIII° siècle apparaissent les premiers traités de fauconnerie. Le premier, et le plus célèbre, est le « De arte venandi cum avibus », écrit entre 1244 et 1250 par Frédéric II de Hohenstaufen (Empereur du Saint-empire), qui détaille entre autre la capture et le dressage des oiseaux de proie, le second est le « De Falconibus » du religieux Albert le Grand (1200 ?-1280).

    L’Age d’Or: La chasse au faucon connaît son apogée sous le règne de Louis XIII, et la fauconnerie française est la première dans le monde, mais, en Europe, ce type de chasse reste la distraction des rois et un sport réservé à la noblesse.

    Le Déclin: Peu à peu, avec le développement des armes à feu, la fauconnerie va passer de mode. De plus, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI pratiquent plutôt la chasse à courre (vénerie) que la chasse au vol (volerie). Après la Révolution, la Convention va supprimer les charges royales de la fauconnerie ainsi que sa pratique et fait figurer les rapaces sur la liste des animaux dits « nuisibles ».

    La Renaissance: Mais dans la plupart des cours européennes non touchées par la Révolution Française, quelques maîtres fauconniers perpétuent cet art que des aristocrates amateurs et anciens émigrés vont transmettre. En France, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le renouveau de la fauconnerie est dû à la fondation de l'Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers Français, qui obtient la légalisation de la chasse au vol en 1954 et vulgarise les techniques de ce mode de chasse.

    Le gant de Jade, la fauconnière est en nubuck. Photo Réveil FM

    Le sacoche que Jade a autour de rein s'appelle "Gibecière. Photo Réveil FM

    Pour ses rapaces, Jade a aussi des blocs ou perches conçus sur une base (pieds) inoxydable, des chaperons son en cuir, un leurre en cuir, imitation volatile ou lapin, et un sifflet d'appel pour rapaces. Photo Réveil FM

    Les Associations: Dés le XIXe siècle, en Angleterre, des gardiens de la tradition se regroupent en associations (tel le Old Hawking Club of Great Britain) et assurent la survie de la fauconnerie en la sortant de son isolement, en formant des adeptes passionnés, en créant des règles de conduite et d'éthique pour la pratique de la fauconnerie, et en œuvrant pour la protection des rapaces persécutés pour cause d’injuste mauvaise réputation. Aujourd’hui, la fauconnerie française est active et performante, mais n'est pas une exception : des associations de fauconnerie existent dans les pays d'Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique. A Abu Dhabi, l’Emirates Falconers’ Club (club des fauconniers des Emirats Arabes Unis) œuvre pour regrouper les fauconniers des emirats, sponsorise les festivals internationaux de la fauconnerie (pour encourager sa préservation) et oeuvre à la reconnaissance de la fauconnerie par l’UNESCO et son inscription au patrimoine culturel mondial.

    Aslan, le mari de Jade, la fauconnière. Photo Réveil FM

    Aslan en tenue du Moyen-âge. Photo Réveil FM

    Les Réglementations: Pour l'avenir de la fauconnerie et la lutte contre la fraude et le commerce illicite de faucons, les associations de chasse au vol sont des interlocuteurs crédibles vis-à-vis des administrations nationales. Comme dans tous les pays, en France, la fauconnerie est strictement réglementée et toutes les espèces de rapaces utilisés à la chasse au vol sont désormais protégées par la convention de Washington. Les réglementations nationales varient assez peu d'un pays à l'autre car elles sont le plus souvent stipulées par des conventions ou des règlements internationaux comme la Convention de Washington (CITES) ou la Convention de Berne.

    Initiation au tir-à-l'arc de Freddy Mulongo par la fille de Jade. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo à Sommières, dans le gard. Photo Réveil FM

    CITES & WWF: La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, connue par son sigle « CITES » a été signée à Washington le 3 mars 1973 (d’où le fait qu’elle soit connue aussi sous le nom de « Convention de Washington »).La Convention de Berne est un instrument juridique international contraignant dans le domaine de la conservation de la nature. Elle protège l'ensemble du patrimoine naturel du continent européen et s'étend à certains États africains.

    Son objectif est de conserver la flore et la faune sauvages et les habitats naturels et de promouvoir la coopération européenne dans ce domaine.
  • Le Parisien: Yamina Benguigui menacée avant le sommet de la Francophonie à Kinshasa

    Le Parisien: Yamina Benguigui menacée avant le sommet de la Francophonie à Kinshasa

    C'est le quotidien français Le Parisien qui livre l'information sur son site. La ministre de la Francophonie Yamina Benguigui a révélé, mardi, avoir reçu «des menaces de mort» liées à la préparation du sommet de la Francophonie qui se déroulera à Kinshasa au mois d'octobre en présence de François Hollande. Un sommet contesté par des associations et opposants qui estiment que cette réunion cautionne le régime de Joseph Kabila.

    Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie affirme avoir reçu des menaces de mort avant le sommet de la Francophonie à Kinshasa (RDC) par des opposants au régime de Joseph Kabila

    «Nous nous devons de venir (à Kinshasa), peut-être même prendre des coups - moi-même, j'ai reçu des menaces de mort, par mail -, mais je pense que c'est important que ce sommet ait lieu», a déclaré la ministre à Radio France Internationale.

    Yamina Benguigui a reçu des menaces de mort à plusieurs reprises «aussi bien sur son mail ministériel que sur Facebook», et non signées, a précisé son cabinet à l'AFP. «Les opposants au sommet congolais sont extrêmement virulents», a poursuivi cette source, précisant que les autorités françaises avaient été alertées.

    «Ca ne sert à rien d'isoler un régime»

    Lundi, le président François Hollande avait annoncé qu'il se rendrait au sommet de la Francophonie. Mais, pour ne pas servir de caution au régime de Joseph Kabila, le président français a promis de «tout dire» et de rencontrer l'opposition. Cette visite en RDC - ancien Congo belge et ex-Zaïre - sera le premier voyage officiel en Afrique du nouveau président français.

    Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila a été élu à la présidentielle de 2006, réélu en 2011, mais ces scrutins ont été entachés d'irrégularités relevées par des missions d'observation nationales et étrangères. Et le pays reste en guerre dans l'Est où des combats opposent depuis mai l'armée à des mutins. «Ca ne sert à rien d'isoler un régime, la politique de la chaise vide n'est pas praticable aujourd'hui», a estimé la ministre Yamina Benguigui sur RFI.

    «Ca ne sert à rien d'isoler un régime, la politique de la chaise vide n'est pas praticable aujourd'hui», a estimé la ministre Yamina Benguigui sur RFI.
  • Jean-François Copé, l'homme pressé mal aimé est candidat à la présidence de l'UMP !

    Jean-François Copé, l'homme pressé mal aimé est candidat à la présidence de l'UMP !

    Fini la comédie. Après avoir laissé planer un vrai-faux suspense pendant trois mois, Jean-François Copé a finalement confirmé dimanche 26 août sa candidature à la présidence de l'UMP lors d'une réunion publique à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône. Une pure formalité tant l'ambitieux secrétaire général du parti conservateur, ex-bébé Chirac devenu sarko-compatible par la force des choses, n'a jamais caché ni ses ambitions personnelles ni ses appétits présidentiels. Sur beaucoup de points, Jean-François Copé fait penser à Nicolas Sarkozy. Son ambition est clairement affichée : son tour, ce sera 2017. Il est pressé, sa stratégie est très claire. Il faudra grimper sur l’Olympe et surtout ne pas faire de mauvais choix. On voit que tout est calculé pour mener à bien cette conquête du pouvoir. Comme son maître, il est avocat et comme tout bon avocat, il adapte son raisonnement à la cause qu’il défend. Il n’est nullement besoin d’être convaincu pour plaider. Il a écrit un livre dans lequel il promet de ne plus utiliser la langue de bois. Il en est pourtant l’un des grands spécialistes. Il est incontestablement intelligent et s’exprime beaucoup mieux que Sarkozy. Point d’insultes, mais au contraire une langue châtiée et maîtrisée. Maire de Meaux, il a une meilleure connaissance du terrain que l'ancien- Président. Les quartiers populaires, il connaît ! Comme Sarkozy, il incarne la droite décomplexée, il n’a pas peur de dire qu’il aime l’argent : son salaire de député-maire ne lui suffit pas, il travaille en plus dans un cabinet d’avocats. Il sait aussi que pour arriver à ses fins, il devra écraser quelques rivaux de son propre camp.

    Jean-François Copé, l'homme pressé mal aimé est candidat à la présidence de l'UMP. Photo Réveil FM, archives

    En 2010, la première biographie consacrée au député-maire de Meaux*, ministre à répétition sous Jacques Chirac, détaillait déjà par le menu le chemin de conquête de cet "homme pressé". Ses auteurs, les journalistes Solenn de Royer (La Croix) et Frédéric Dumoulin (AFP), lui prédisaient alors un double destin pour l'après-2012: soit Sarkozy était réélu, et Copé s'emparait de l'Assemblée nationale; soit il était battu, et Copé briguait la présidence de l'UMP. Dans les deux cas de figure, un seul objectif: 2017. La voie étant libre, Jean-François Copé n'entend donc plus lâcher les rênes du premier parti d'opposition, véritable tremplin pour l'Elysée. Deux obstacles imprévus se dressent néanmoins sur cette route toute tracée: la dangereuse rivalité de l'ancien premier ministre François Fillon, sorti renforcé -pour ne pas dire présidentialisé- de ses cinq années passées à Matignon; et une impopularité persistante qui pourrait bien contrarier les rêves élyséens de ce surdoué de la politique.

    En pleine campagne présidentielle 2012, le samedi 14 avril 2012 à 10h30, Salle Gaveau (45-47 rue la Boétie 75008 Paris), Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP, avait tenu une réunion publique intitulée : « La France avec les printemps africains ». Avaient participé à ce meeting: Amadou Soumahoro, le Secrétaire général du RDR (Côte d’Ivoire), Mahmoud Saleh , le ministre-conseiller spécial du président Macky SALL (Sénégal), Cellou Dalein Diallo (Président de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée) et Sidya Touré (Président de l'Union des Forces Républicaines), Lansana Kouyaté (Président du Parti de l'Espoir pour le Développement National), tous anciens Premiers ministres guinéens. A cette occasion, un accord de partenariat entre l’UMP et le RDR a été signé.

    Samedi, 14 avril 2021, la France avec les printemps africains. Photo Réveil FM, archives

    A bonne école: l'héritage Chirac

    Il faut dire qu'en matière d'apprentissage de la conquête du pouvoir, Jean-François Copé a été à bonne école. "Il y a du Chirac en lui", plaide aujourd'hui Jean-Pierre Raffarin, un de ses soutiens, en évoquant son patient labourage des fédérations UMP. "Il y a du Sarkozy en Copé. Et c'est ce dont nous avons besoin aujourd'hui à l'UMP", renchérit Luc Chatel en annonçant son ralliement dans Le Figaro vendredi dernier.

    En choisissant Jacques Chirac contre Edouard Balladur lors de la guerre fratricide de 1995, le jeune énarque goûte rapidement aux joies des joutes d'appareil et enlève au passage la mairie de Meaux en Seine-et-Marne, territoire appelé à devenir son fief et une de ses principales cartes de visite. L'expérience de la défaite, après la perte de son siège de député en 1997 à la faveur d'une triangulaire imposée par le Front national, achèvera de tanner le cuir de ce professionnel de la politique, aussi habile à jouer du piano électrique qu'à manier la langue de bois.

    La réélection de Jacques Chirac en 2002 siffle le début de sa carrière ministérielle. Le jeune homme a de la répartie. De porte-parole des gouvernements Raffarin et Villepin, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, à ministre du Budget, Copé multiplie les casquettes, en sus de ses activités d'avocat.

    Sarkozy, miroir en trompe-l'oeil

    C'est à cette période qu'il se frotte à Nicolas Sarkozy, avec lequel la cohabitation gouvernementale s'avère difficile. Le maire de Neuilly, de dix ans son aîné, et le maire de Meaux se ressemblent trop pour ne pas se méfier l'un de l'autre. Leurs origines hongroises et roumaines, leur engagement précoce en politique, leurs ambitions assumées, leur rapport à l'argent ne les rapprochent pas. Ils seront concurrents.

    Mais en 2007, c'est Nicolas Sarkozy qui touche au but et qui succède à Jacques Chirac à la présidence de la République. Jean-François Copé, qui a trop tardé à se rallier, se voit privé de gouvernement. En guise de strapontin: la présidence du groupe des députés UMP. Humilié, Jean-François Copé en fera le navire amiral de sa stratégie de reconquête.

    Hyper-parlement, coproduction législative... Jean-François Copé surfe sur le mécontentement des parlementaires de l'UMP provoqué par l'ouverture et le grenelle de l'Environnement pour imposer une cohabitation au chef de l'Etat. Un bras de fer qui s'achèvera sur la victoire du plus jeune des deux, Copé obtenant la tête de l'UMP dès 2010 en contrepartie d'un soutien sans faille à la réélection du chef de l'Etat.

    Le poids des sondages

    Désormais, l'entente entre les deux hommes est au beau fixe. Pour la deuxième fois depuis le début de l'été, Jean-François Copé a été invité ce vendredi par l'ancien chef d'Etat à déjeuner au Cap Nègre en compagnie de Brice Hortefeux. Une bénédiction qui tombe à pic à deux jours de sa déclaration de candidature officielle, tant Nicolas Sarkozy reste populaire dans les rangs UMP.

    La popularité: voilà le principal handicap de Jean-François Copé, lui que toutes les enquêtes d'opinion classent en queue de peloton et que les sondages sur la présidence de l'UMP annoncent loin derrière François Fillon. "Si vous regardez le PS, ce qui était donné dans les sondages n'est pas forcément ce qui est arrivé ni à la tête du parti ni d'ailleurs pour le candidat à la présidentielle", insistent ses amis, qui font tout pour ne pas laisser s'installer l'idée que le match est déjà plié.

    Pour l'heure, Jean-François Copé ne se soucie d'ailleurs pas de sa popularité. Le nerf de la guerre, et le député-maire de Meaux le sait, reste dans sa capacité à convaincre les militants, seuls habilités à voter lors du congrès de novembre, qu'il est à même de ramener la droite au pouvoir tout en lui évitant l'implosion. L'ouverture de l'UMP aux différents courants de la droite, le verrouillage pointilleux de la direction du parti, le déploiement de ses réseaux patiemment bâtis et les tirs nourris de ses proches contre François Fillon pourraient l'y aider.

    Mais le temps presse et l'élection approche à grand pas. Et si l'homme pressé de l'UMP, pour une fois, avait été pris de court?

     

    *Copé l'homme pressé, Éd. L'Archipel
  • Des Cigalois, Cigaloises sont les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard !

    Des Cigalois, Cigaloises sont les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard !

    Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort ne s'appellent pas, comme on pourrait s'y attendre, les St-Hippolytains... non, ce sont des cigalois et des cigaloises...Adossé au contrefort des Cévennes, bercé par le chant des cigales, Saint-Hippolyte-du-Fort (30170) est une petite ville du Gard bien abritée située sur le versant sud au pied des Cévennes. Elle se trouve à 50 km de Nîmes comme de Montpellier, 12 km à l'est de Ganges. La commune se situe sur la faille cévenole qui délimite les Cévennes de la zone des garrigues. Au delà de l'abrupt pic du midi encore calcaire, elle est dominée par la masse imposante de la Montagne-de-la-Fage constituée de schistes et de granites, offrant un contraste végétal (hêtres, sapins et châtaigniers) en seulement quelques kilomètres en direction de Saint-Roman-de-Codières ou bien de Lasalle par le col du Rédarès. Le fleuve Vidourle traverse la ville au débouché des Cévennes pour se perdre, un temps, dans le massif calcaire karstique très perméable du plateau de Pompignan et Conqueyrac avant de resurgir du côté de Sauve.

    Saint-Hippolyte-du-Fort sur la carte de France.

    Saint-Hippolyte-du-Fort avec ses vignes, ses vins aux milles saveurs, ses montagnes au nom comme : « le rocher de la Dame ».

    Saint-Hippolyte-de-Fort dans le sud de la France.

    Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort ne s'appellent pas, comme on pourrait s'y attendre, les St-Hippolytains... non, ce sont des cigalois et des cigaloises.

    La bourgade fut très prospère du XVIIIe siècle au XIXe siècle grâce à l'industrie de la soie (elle abritait même une école militaire et une institution pour sourds et muets qui persiste de nos jours). On y trouve aussi un très grand temple protestant (certainement un des plus grands de France, à comparer avec celui d'Anduze) édifié dans le style néoclassique, avec colonnade en façade, au début du XIXe siècle, ce temple a la particularité de posséder un grand orgue de facture allemande et deux clochers. Il est jouxté, à l'arrière immédiat, par l'ancien fort construit à la fin du XVIIe siècle pour « surveiller » les protestants comme à Alès, Nîmes ou Montpellier. En principe le fort ne se visite pas. Saint-Hippolyte possède également 13 fontaines anciennes, des cadrans solaires et quelques façades des XVIIet et XVIIIe siècles avec portes et balcons ouvragés. L'ancien viaduc de chemin de fer est doté d'arcades de pierres lancées de manière courbe par dessus le Vidourle juste à côté des remparts du XVIIe siècle, la porte de Cros et la tour Saint Jean.

    Les habitants de Saint-Hippolyte du fort se nomment depuis des siècles Cigalois. Une ancienne légende affirmant que les Sauvains, moqueurs leur avaient proposés de leur acheter des cigales qui chantent mais que des femelles. Les Cigalois en ont ramassé tant et plus et elles ont toutes été refusées par les Sauvains rigolards car il n'y a que les mâles qui chantent.

    La vieille ville, construite au pieds du Castellas offre ses ruelles étroites, ses allées ombragées... Saint-Hippolyte-du-Fort, porte des Cévennes, fut longtemps riche de ses industries, tanneries, soieries, draperies et fabriques de galoches. Arrivant par la fameuse route des Ruthènes qui relie Nîmes à Rodez, c’est avec une grande émotion que le voyageur découvre à la sortie de Sauve, le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort. Lieu magique, carrefour entre le pays des châtaigniers et la vigne, la montagne et la garrigue où l’homme s’est installé dès le néolithique et qu’il n’a jamais quitté. Plusieurs fois envahie au cours des siècles jusqu’au Moyen Age (Volces, Romains, Wisigoths, Sarrasins), la ville résiste et devient une cité importante tant par ses échanges commerciaux entre le haut et le bas Languedoc que par sa richesse artisanale.

    Baignée par les eaux du Vidourle – fleuve côtier capricieux - la ville aux treize fontaines voit s’épanouir des filatures, des tanneries, des draperies. La résistance de la population majoritairement protestante calviniste dès le XVIème siècle, qui n’accepte pas la révocation de l’Édit de Nantes (1685), amène la construction du Fort Vauban pour enfermer les insoumis.

    Le charme et la convivialité de cette Porte des Cévennes ont de tout temps été liés à ses marchés. Aujourd’hui le mélange des cultures et des racines dans un pays qui n’a pas oublié les siennes est une ouverture vers l’avenir. Proche des grandes cités mais convaincue d’avoir un rôle à jouer Saint-Hippolyte-du-Fort accueille des entreprises et voit des particuliers y créer la leur. Grâce au Haut Débit le travail à domicile se développe. Avec le Pays Aigoual Cévennes et à la Communauté de Communes Cévennes Garrigue des projets culturels ambitieux sont en marche.

    Le temple protestant de l'Eglise Réformée de France à Saint-Hippolyte-du-Fort.

    Le temple protestant est un édifice impressionnant par ses dimensions, un des plus grands de France avec celui d'Anduze (difficile de départager les deux sur ce point), colonnade en façade avec portique et deux tours-clochers inhabituelles pour ce type d'édifice. L'intérieur est entouré de galeries sur colonnes et la vaste nef couverte d'une voute en berceau. Il possède un grand orgue d'esthétique allemande construit en 1853 par Beaucourt & Voegeli.

    La mairie de Saint-Hippolyte-du-Fort

    Le voyageur qui arrive de Nîmes ou du Vigan, découvre le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort : lieu magique, porte des Cévennes, carrefour entre le pays des châtaigniers et celui de la vigne... C'est un chef-lieu de canton de 3465 habitants avec tous commerces. L'activité économique du canton rural repose sur l'artisanat et sur l'agriculture. Le fameux vin du Salavès est toujours agréable à faire déguster. Le visiteur peut faire une visite au Musée de la Soie et flâner dans les rues de St Hippolyte du Fort à la recherche des cadrans solaires ou de l'une des treize fontaines. Il est impossible de parler de Saint-Hippolyte-du-Fort sans évoquer ses casernes qui rappellent à nombreux français l'Ecole des Enfants de Troupe. Ancienne ville fortifiée, il reste la Tour de guet "Saint-Jean" et quelques remparts. Les treize fontaines : Cet ensemble de fontaines, construites entre 1623 et 1776, exceptionnelles par leur nombre, apporte un charme particulier à la cité : l'eau coule partout... Elles sont à la base de l'essor de la ville au XIXème siècle. Certaines, embellies de fleurs et éclairées la nuit, font l'objet d'une promenade dans le village au cours de laquelle on pourra aussi admirer les demeures anciennes, des fenêtres à meneaux et différents cadrans solaires. Les cadrans solaires : Saint-Hippolyte-du-Fort possède la plus importante collection de cadrans solaires contemporains du Languedoc. Ces cadrans sont disposés le long d'une promenade qu'il est préférable de parcourir en fin de matinée. (On peut Compter 23 cadrans).

    Cadran solaire sur une maison particulière rue Roger Broussoux. A l'heure de la précision, du rendement, de la vitesse, le cadran solaire permet un retour aux valeurs anciennes. Au détour d'un chemin, il enchante le promeneur.

     

    Le « Pays Cigalois », c'est la garrigue baignée de soleil et de senteurs méditerranéennes. Traversée par les eaux du Vidourle, Saint-Hippolyte-du-Fort est la ville aux treize fontaines qui a vu s’épanouir des filatures, des tanneries, des draperies... Chaque village est ici, comme une pierre blanche sur le chemin du promeneur. Le voyageur qui arrive de Nîmes ou du Vigan, découvre le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort : lieu magique, porte des Cévennes, carrefour entre le pays des châtaigniers et celui de la vigne... Le Fort dont le nom de la ville porte trace fut édifié entre 1687 et 1689 par François Ferry, ingénieur de Louis XIV, sur le modèle bien connu des forts Vauban. Il s'agissait, pour le pouvoir royal de créer une place de sûreté et de surveillance des protestants de la ville.

    Pasteur séjourna à St-Hippolyte-du-Fort pour développer la recherche sur la maladie qui décimait le ver à soie : la pébrine. Il sauva ainsi la sériciculture. Le Musée de la Soie est un souvenir de l’histoire passionnante de la soierie à Saint-Hippolyte-du-Fort.