• La Francophonie à Kinshasa : Abdou Diouf veut légitimer l'imposture de Joseph Kabila avec la langue de Voltaire sans les idées de Voltaire !

    La Francophonie à Kinshasa : Abdou Diouf veut légitimer l'imposture de Joseph Kabila avec la langue de Voltaire sans les idées de Voltaire !

    Joseph kabila n'est pas un francophone par contre les Congolais sont francophones, francophiles et ils aiment la France ! Dix ans déjà qu'Abdou Diouf trône comme Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), espèrons qu'il aura la quiétude de nous faire un bilan de douze ans qu'il aura passé à la tête de cette institution de tous les francophones. Ce qui est sûr, dans deux ans, le sucesseur ou la sucesseure d'Adou Diouf à l'OIF devra nettoyer les écuries d'Augias. Il n'est pas normal que le Secrétaire Général de l'OIF foule aux pieds la charte de la Francophonie et ses principes cardinaux. Que dire des pays membres ? Abdou Diouf a décidé de légitimer Joseph Kabila avec la langue de Voltaire sans les idées de Voltaire ! La République démocratique du Congo avec Joseph kabila, imposteur et usurpateur ne répond pas aux valeurs de la Francophonie: bonne gouvernance, démocratie, respect des droits humains, liberté de presse et d'information....

    Pourtant c'est le Congo, qui va abriter le XIVè Sommet de la Francophonie du 12 au 14 octobre prochain. A Kinshasa, il n'y a pas un seul hôpital qui marche, il n'y pas de l'eau potable, il n'y a plus du courant électrique, même dans les quartier huppés, il n'y a plus une forme d'Etat. Personne n'est payée,même ce salaire de misère de 30 dollars mensuels aux médecins, n'arrive jamais. Les obligés de Joseph kabila, appelés ironiquement parlementaires sans doute "Godillots" se donnent un salaire de 13.000 Dollars US ! Pendant ce temps, des Congolaises se vendent aux militaires de la MONUSCO, une autre folie, parce qu'ils n'ont pas un sou. A l'intérieur du pays, c'est la désolation. Des maladies disparues, comme la polio, la lèpre, sont réapparues. Le virus d'Ebola est dans la capitale congolaise, Kinshasa. Le Kwashiorkor est la règle à Bukavu. Le choléra n'éffraie plus tellement il est partout. Avec Joseph Kabila c'est le "Tuer plus pour gagner plus". Les Seigneurs de guerre font la loi ! Joseph Kabila, un illétré qui ne peut même pas être un chef scout, a été placé comme Président de la République démocratique du Congo par Louis Michel "Big Loulou" avec la volonté de la mafia internationale. Pire, à cause du Sommet de la Francophonie qui doit se tenir au Palais du Peuple, siège du Parlement congolais, les deux chambres de l'Assemblée sont obligées d'aller se réunir dans des hôtels parce que leur bâtiment est affecté à la Francophonie. Imaginez le Palais Boubon à Paris vidé de ses locataires, pendant les sessions annuelles, pour recevoir les représentants des pays qui ont le swahili ou le ouolof en commun ! Pendant ce temps les journalistes, les défenseurs des droits de l'homme sont tout simplement tués. Une énième dispute entre Joseph Kabila et ses amis du RCD-GOMA-CNDP-M23 amènent une autre guerre, à l'Est de la République avec un cortège de désolation. viols de femmes, déplacés de guerre...

    Abdou Diouf, Secrétaire Générale de la Francophonie. Photo Réveil FM, archives

    La rhétorique officielle évaluant à 800 millions le nombre de francophones en 2 050 est fortement discutable ; en effet, elle résulte d’un agrégat erroné additionnant toutes les populations des pays appartenant à la francophonie. Or tous ces habitants ne sont pas francophones.

    S’il ne faut pas céder à l’illusion lyrique d’une francophonie dominatrice, il faut quand même constater – et se réjouir – des résistances qu’elle déploie et des marges de manœuvre qu’elle peut exploiter à condition de se doter d’un projet politique collectif qui ne soit pas réduit aux intérêts particuliers de la France.

    Ainsi reliée à la diversité culturelle et animée par une logique multilatérale de grande tolérance, une francophonie vivante et ambitieuse pourrait alors prospérer.

    Quant à cette fameuse France-Afrique à laquelle il faudrait mettre fin, soyons attentifs à en disséquer l’objet. Si ce dernier est de poursuivre les caciques qui ont rapatrié en France des biens mal acquis dans leur pays, de s’opposer concrètement aux régimes dictatoriaux, issus d’une transmission héréditaire du pouvoir, pourfendeurs de la démocratie, et indécemment corrompus au détriment des intérêts du peuple, oui.

    Pour autant, la fin de la France-Afrique ne doit nullement signifier la fin d’une politique de la France en Afrique.

    Car alors le coût stratégique et économique serait élevé autant pour la France que pour les pays d’Afrique. Surtout au moment où le continent entre de plein pied dans la mondialisation, se développe aussi bien démographiquement qu’économiquement – la faillite de la République démocratique du Congo, du Zimbabwé, ou de la Somalie ne doit pas occulter les 5 % de croissance moyenne sur les dix dernières années –, et constate l’intérêt grandissant que la Chine, le Japon, les Etats-Unis, et même le Brésil lui portent.

    Le Vietnam pays où fut élaborée la Charte de la Francophonie en 1997

    Le Vietnam, où fut élaborée la Charte de la Francophonie, appartient à cette catégorie de pays membres qui font une différence entre la langue de Voltaire…et les idées de Voltaire. La répression qui s’abat au Vietnam contre des blogueurs et des dissidents – trois blogueurs viennent d’être condamnés ce lundi à de lourdes peines de prison - risque bien d’embarrasser les Etats et organisations qui considèrent le Vietnam comme un partenaire respectable. A suivre les informations qui arrivent au compte-goutte sur les atteintes aux droits humains au Vietnam, le régime, fermement contrôlé par le Parti communiste, n’est pas près, en effet, d’accorder à ses opposants la liberté de pensée et d’expression dont l’auteur de Candide s’était fait le farouche défenseur. Il l’est d’autant moins qu’il se sent presque intouchable, car il dispose sur la scène internationale de puissants alliés qui ne sont guère tentés de lui faire la leçon. Les Etats-Unis restent discrets, non seulement en raison de leurs lourdes responsabilités lors de la guerre du Vietnam, mais aussi parce que Hanoï est l’un des contrepoids régionaux face aux ambitions hégémoniques de la Chine. Le Vietnam est aussi un pays courtisé par des grandes multinationales qui y trouvent une main d’œuvre aussi docile qu’en Chine, mais moins chère encore. Membre depuis 2007 de l’Organisation mondiale du commerce, Hanoï est même candidat au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

    En 1997, c’était l’euphorie : l’organisation du 7e Sommet de la Francophonie à Hanoi consacrait le Vietnam comme l’un des acteurs importants de la Francophonie. Hanoi se fit belle et une signalisation trilingue fleurit à tous les coins de rue. De même, des enseignes de magasins de Hanoi et Ho Chi Minh-Ville adoptèrent la langue de Molière en plus de celle des Nguyen. Des guides, employés d’hôtel et autres chauffeurs furent initiés aux subtilités de la « Tieng Phap ».

    Et aujourd’hui ? Qu’en reste-t-il ? Le Vietnam est-il vraiment francophone ? Les chiffres sont très variables… Adoptons celui-ci : 0,5% de la population vietnamienne parlerait français de façon courante ou occasionnelle ; ces 375 000 personnes représenteraient donc environ 0,25% des francophones dans le monde.

    Ne nous faisons pas d’illusions : le français n’est pas, n’est plus la langue de communication au Vietnam en l’an 2012. On écrit des poèmes en français, on chante en français, on enseigne en français, on parle français pour le plaisir… Mais dans la vie courante, la très grande majorité parle vietnamien et anglais. L’étranger est d’ailleurs presque toujours abordé en anglais : « hello » ! Le français est parlé sur incitation : ainsi si l’on vous entend parler français, il est probable que plusieurs personnes vous disent bonjour.

    Malheureusement, le « francophone moyen » (et particulièrement le Français) scie la branche sur laquelle il est assis, par paresse ou par timidité : il répond « hello ! » au lieu de « bonjour », dit « thank you » quand on lui rend service… Situation vécue (une parmi tant d’autres) : un couple français s’installe à une table de restaurant. Le serveur les salue dans un anglais hésitant, puis les entend discuter du menu en français. Il prend alors la commande dans un français presque parfait : « Que désirez-vous ? » « I want an orange juice and a beer 333 ». « Bien monsieur. Autre chose ? » « No, thank you ». Navrant…

    Pourquoi s’étonner dès lors qu’il soit presque impossible de demander quoi que ce soit en français à la Vietcombank, dans un avion de Vietnam Airlines ou même à la réception de l’hôtel Métro-pole ? Un de mes amis a collé à l’arrière de son casque un autocollant « Bonjour ! Ca va ? », et il se fait constamment saluer en français !

    La francophonie au Vietnam est donc peu (et de moins en moins ?) visible, elle ne viendra pas à votre rencontre… Il vous faudra aller la chercher, car elle est là, un peu cachée dans les cœurs et les âmes de nombreux vietnamiens. Ils la chérissent comme un vieux bijou, dans sa boîte, et lui font prendre l’air de temps en temps. Certains, de plus en plus ouvertement, la transmettent à leurs enfants…

    Le vietnam: La liberté d'expression, de presse et d'information !

    Il faut interroger interroger les représentants vietnamiens sur les 14 journalistes emprisonnés, sur le contrôle absolu exercé par le Parti communiste sur toute la presse, sur l’établissement de listes noires de journalistes mal-pensants ou encore sur la censure imposées aux blogueurs, comme le décrivent ici des journalistes de Danlambao, un collectif de blogueur vietnamiens indépendants.

    Dans un rapport publié la semaine dernière (La liberté de la presse au Vietnam se referme, alors qye l’économie s’ouvre), le Comité de Protection des Journalistes rappelle également que les journalistes internationaux basés au Vietnam font l’objet d’une surveillance serrée de la part des services de sécurité.

    Les correspondants étrangers doivent demander l’autorisation du Ministère des affaires étrangères s’ils veulent exercer leur travail en dehors de Hanoï et leur visa doit être renouvelé tous les six mois, une mesure qui favorise inévitablement l’autocensure.

    Les journalistes qui effectuent un reportage au Vietnam sont par ailleurs obligés de s’offrir les services d’un « minder » (accompagnateur) gouvernemental, facturé 200 euros par jour, un système, note Shawn Crispin du CPJ, « qui restreint la possibilité pour ces reporters d’avoir des interviews candides avec des sources indépendantes ».

    Le silence et la nomenklatura Pourquoi le gouvernement vietnamien impose-t-il autant de restrictions à la presse ? Certains observateurs, ainsi que les partisans d’une politique de dialogue et d’engagement, s’en désolent car ils pensaient que le développement économique et l’intégration au sein d’organisations comme l’OIF amèneraient le Vietnam à peu à peu se décrisper.

    Or, en dépit d’une croissance soutenue, le système se braque. Même si quelques libertés sont reconnues à des journalistes locaux pour dénoncer des affaires de corruption, les autorités ont multiplié ces derniers mois les actes répressifs.

    Le lundi 24 septembre dernier, trois bloggeurs ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour propagande contre l’Etat par un tribunal d’Ho Chi Minh-Ville (sud).

    Le plus célèbre des trois, Nguyen Van Hai, a écopé de douze ans d’emprisonnement suivis de cinq années d’assignation à résidence. Ta Phong Tan, ex-policière dont la mère s’était immolée par le feu fin juillet, a été condamnée à dix ans de prison suivis de trois ans de résidence surveillée. Phan Thanh Hai, le seul à avoir plaidé coupable lors de ce procès qui n’a duré que quelques heures lundi matin, a obtenu la peine la plus clémente, quatre ans de prison suivis de trois de résidence surveillée.

    En septembre, Nguyen Van Khuong, un journaliste du quotidien Tuoi Tre, avait été condamné à 4 ans de prison parce qu’il avait donné un dessous de table à un officier lors d’une enquête visant à prouver la corruption au sein de la police.

    En août, deux blogueurs ont également été condamnées à de sévères peines de prison.

    Selon des Vietnamologues, qui avouent leur difficulté à percer l’opacité du système, le Parti communiste craint d’être bousculé par une presse qui sortirait des passages cloutés pour enquêter sur des sujets tabous: les divisions au sein du Parti, les conflits fonciers notamment avec l’Eglise catholique, la corruption de la nomenklatura, les sentiments antichinois ou les activités des dissidents politiques ou religieux.

    Que dire des pays comme le Tchad, Gabon, Cameroun, Madagascar, Burundi, la Côte d'Ivoire, la République Centrafricaine...Une bonne partie des pays membres de la Francophie accepte la langue de Voltaire sans les idées de Voltaire. Pour que l'OIF avec Abdou Diouf ou sans lui redevienne crédible, elle doit nettoyer dans ses rangs. Vaut mieux avoir peu des pays francophones qui se conforment à la Charte de la francophonie et respectent ses principes cardinaux qu'avoir une pléthore des pays qui gonflent inutilement le nombre et font un pied de nez à la francophonie.

    Le XIVè Sommet de la Francophonie à Kinshasa aura lieu mais les différents doivent savoir que les peuples francophones sont de plus en plus vigilants et exigeants.

  • Le Conseil des droits de l'homme a terminé les travaux de sa vingt et unième session

    Le Conseil des droits de l'homme a terminé les travaux de sa vingt et unième session

    Les hommes naissent et demeurent libres !

    COMMUNIQUÉ FINAL

    28 septembre 2012

    Le Conseil des droits de l'homme a clos aujourd'hui les travaux de sa vingt et unième session ordinaire, qui s'était ouverte à Genève le 10 septembre dernier et au cours de laquelle il a adopté trente-trois résolutions.

    Condamnant les massacres en République arabe syrienne, le Conseil a notamment décidé de prolonger le mandat de la commission internationale indépendante d'enquête à laquelle il demande de poursuivre ses travaux et de tenir à jour son relevé des violations flagrantes des droits de l'homme commises depuis mars 2011. À cet égard, il a nommé, en fin de session, deux membres de la commission qui viennent s'ajouter aux deux experts qui la composaient jusqu'à présent. Par une autre résolution, le Conseil condamne les exactions et abus commis dans le Nord du Mali par les rebelles, les groupes terroristes et les autres réseaux de criminalité transnationale organisé et réitère sa demande à la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de lui soumettre un rapport à sa session de mars 2013.

    Au titre de la coopération technique dans le domaine de droits de l'homme, le Conseil décide de renouveler pour un an le mandat de l'Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme au Soudan. Il engage vivement le Gouvernement soudanais à poursuivre sa coopération avec l'Expert indépendant, notamment à lui permettre d'accéder à l'ensemble du pays, en particulier au Darfour, au Nil Bleu et au Kordofan méridional. Le Conseil prie d'autre part le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de lui soumettre, en juin 2013, un rapport sur les progrès accomplis concernant l'assistance technique et le renforcement des capacités au Soudan du Sud dans le domaine des droits de l'homme.

    Le Conseil prie encore le Haut-Commissariat de lui soumettre, en septembre prochain, un rapport sur l'évolution de la situation dans le domaine des droits de l'homme au Yémen.

    Le Conseil a aussi décidé de renforcer le mandat de l'Expert indépendant chargé d'examiner la situation des droits de l'homme en Somalie en vue d'optimiser la fourniture et l'acheminement de l'assistance technique dans le domaine des droits de l'homme.

    Il a, par ailleurs, décidé de nommer un Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée et a procédé à cette nomination au dernier jour de la session.

    Le Conseil a demandé au nouveau Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux un rapport d'étape sur les mesures qui s'imposent pour éliminer ces phénomènes.

    Il a prié, dans un autre texte, le Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires de poursuivre les travaux sur le renforcement du régime juridique international engagés par les rapporteurs spéciaux qui l'ont précédé en tenant compte de la nouvelle définition juridique du terme «mercenaire».

    Le Conseil a par ailleurs adopté les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme présentés par la Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté. Il accueille aussi avec satisfaction l'élaboration par le Haut-Commissariat d'un guide technique concis concernant l'application d'une approche fondée sur les droits de l'homme pour réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables.

    Dans un autre texte, les États sont priés d'intégrer l'approche fondée sur les droits de l'homme pour choisir des solutions adaptées garantissant un accès durable à l'eau potable et à l'assainissement.

    Aux termes d'autres résolutions, la Haut-Commissaire est priée par d'autres textes d'établir une compilation des bonnes pratiques concernant la protection des journalistes et un rapport sur ses activités menées à l'appui des efforts des États pour renforcer leur système judiciaire et l'administration de la justice. Un texte a également été adopté sur les travaux menés sur le droit à la vérité. Un autre encore sur les travaux du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

    S'agissant des travaux de son Comité consultatif, le Conseil décide de créer un groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé de présenter au Conseil un projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes vivant dans les zones rurales. D'autre textes portent sur l'étude du Comité consultatif sur la contribution à la promotion et à la protection des droits de l'homme d'une meilleure appréciation des valeurs traditionnelles de dignité, de liberté et de responsabilité; et sur les questions relatives aux prises d'otages par des terroristes.

    Le Conseil a décidé d'examiner, à sa prochaine session, les conclusions et recommandations du Groupe de travail intergouvernemental chargé d'examiner la possibilité d'élaborer un cadre réglementaire international de réglementation des sociétés militaires et de sécurité privées.

    Le Conseil a prié l'Expert indépendant sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable de lui soumettre un rapport accordant une attention particulière aux obstacles à la réalisation de cet objectif et aux mesures pouvant être prises pour les surmonter. L'Experte indépendante sur les droits de l'homme et la solidarité internationale est pour sa part invitée à poursuivre ses travaux sur un projet de déclaration sur le droit des peuples et des individus à la solidarité internationale.

    Le Conseil a aussi décidé que les critères relatifs au droit au développement et les sous-critères opérationnels correspondants, après avoir été approuvés par le Groupe de travail sur le droit au développement, devraient être utilisés pour élaborer une série de normes relatives à la mise en œuvre de ce droit.

    Le Conseil a décidé qu'il tiendra, en mars prochain, des réunions-débats pour célébrer le vingtième anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Vienne et sur les effets négatifs de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme. En septembre 2013, il tiendra une réunion-débat sur la Conférence mondiale sur les peuples autochtones.

    Le Conseil a décidé en outre que le Comité spécial chargé d'élaborer des normes complémentaires à la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale tiendra sa cinquième session en mai 2013. Il recommande en outre à l'Assemblée générale de proclamer la décennie débutant en 2013 «Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine» et d'établir une instance permanente des Nations Unies pour les personnes d'ascendance africaine.

    D'autres textes adoptés par le Conseil portent sur la mise en œuvre de la troisième phase du Programme mondial d'éducation dans le domaine des droits de l'homme; la possibilité de constituer un fonds mondial pour l'application des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme; les droits des personnes âgées; le rôle du droit de réunion et d'association pacifiques; et la justice transitionnelle.

    Le Conseil a aussi approuvé les résultats de l'Examen périodique universel concernant quatorze pays: Bahreïn, Équateur, Tunisie, Maroc, Indonésie, Finlande, Royaume-Uni, Inde, Brésil, Philippines, Algérie, Pologne, Pays-Bas et Afrique du Sud.

    Le Conseil a enfin procédé à l'élection de quatre membres du Comité consultatif et de trois titulaires de mandats de ses procédures spéciales.

    Présidée par Mme Laura Dupuy-Lasserre, de l'Uruguay, la session a été ouverte par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon. Le Secrétaire général a félicité le Conseil pour la réponse apportée récemment aux crises naissantes et aux problèmes rencontrés dans certains pays confrontés à des défis et bouleversements de grande ampleur.

    Le Conseil a tenu des réunions-débats consacrées à l'accès des peuples autochtones à la justice; à la manière dont les valeurs de réconciliation, de paix, de liberté et d'égalité raciale contribuent à la promotion et à la protection des droits de l'homme en s'inspirant de l'exemple de Nelson Mandela; et à la question des représailles dirigées contre les personnes qui coopèrent avec l'Organisation des Nations Unies. Il a aussi tenu son débat annuel sur la prise en compte des droits fondamentaux des femmes dans le système des Nations Unies.

    La prochaine session ordinaire du Conseil aura lieu du 25 février au 22 mars 2013.

    Résolutions adoptées au cours de la session

    Situations relatives aux droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil; assistance technique et renforcement des capacités

    Aux termes d'une résolution consacrée au suivi de la situation des droits de l'homme en République du Mali, le Conseil réitère instamment la demande faite à la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme de lui soumettre un rapport écrit, à sa session de mars 2013, sur la situation des droits de l'homme en République du Mali, en particulier dans sa partie Nord. Le Conseil condamne les exactions et les abus commis en République du Mali, en particulier dans sa partie nord, par, notamment, les rebelles, les groupes terroristes et les autres réseaux de criminalité transnationale organisés, y compris les violences faites aux femmes et aux enfants, les tueries, les prises d'otages, les pillages, les vols, la destruction des sites culturels et religieux et le recrutement d'enfants soldats ainsi que toutes les autres violations des droits de l'homme.

    Par une résolution sur la situation des droits de l'homme en République arabe syrienne, le Conseil décide de prolonger le mandat de la commission internationale indépendante d'enquête sur la République arabe syrienne, créée par le Conseil à sa dix-septième session extraordinaire. Il demande à la commission de poursuivre ses travaux et de présenter un rapport écrit sur la situation des droits de l'homme en République arabe syrienne, à la session de mars 2013 du Conseil.

    Le Conseil demande à la commission d'enquête de continuer de tenir à jour son relevé des violations flagrantes des droits de l'homme commises depuis mars 2011, y compris une évaluation du nombre des victimes, et de le rendre public à intervalles réguliers. Il condamne aussi le massacre perpétré au village d'Al-Houla près de Homs, où des forces du Gouvernement de la République arabe syrienne et des membres des Shabbiha ont commis, selon la commission d'enquête, des crimes odieux.

    Par une résolution sur la situation des droits de l'homme au Soudan, le Conseil engage vivement le Gouvernement soudanais à poursuivre sa coopération avec l'Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme au Soudan, notamment à lui permettre d'accéder à l'ensemble du pays, en particulier, au Darfour, au Nil Bleu et au Kordofan méridional, afin qu'il puisse évaluer et contrôler la situation des droits de l'homme, déterminer quels sont les besoins d'assistance technique et rendre compte de ses conclusions. Le Conseil décide de renouveler pour une période d'un an le mandat de l'Expert indépendant.

    Il prie l'expert indépendant d'appuyer le Gouvernement soudanais dans le cadre de sa stratégie pour mettre en œuvre les recommandations qui doivent encore l'être.

    Aux termes d'une résolution portant sur l'assistance technique et le renforcement des capacités dans le domaine des droits de l'homme au Soudan du Sud, il prie le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de fournir au Soudan du Sud l'appui et la formation techniques nécessaires et de lui soumettre, à sa session de juin 2013, un rapport écrit sur les progrès accomplis concernant l'assistance technique et le renforcement des capacités au Soudan du Sud dans le domaine des droits de l'homme.

    Par cette résolution, le Conseil encourage le Gouvernement du Soudan du Sud à résoudre, grâce à ses efforts soutenus, tous les problèmes qui n'ont pas été réglés depuis de la conclusion de l'Accord global de paix (2005) avec le Gouvernement soudanais.

    Par sa résolution sur l'assistance technique et le renforcement des capacités dans le domaine des droits de l'homme au Yémen, le Conseil prie la Haut-Commissaire d'apporter une assistance technique et de collaborer ave le Gouvernement yéménite afin de recenser d'autres domaines dans lesquels il pourrait aider le Yémen à s'acquitter de ses obligations en matière des droits de l'homme. Le Conseil prie aussi le Haut-Commissariat de lui soumettre, à sa session de septembre 2013, un rapport sur l'évolution de la situation dans le domaine des droits de l'homme au Yémen.

    Le Conseil a également décidé de renforcer le mandat de l'Expert indépendant chargé d'examiner la situation des droits de l'homme en Somalie en vue d'optimiser la fourniture et l'acheminement de l'assistance technique apportée à la Somalie dans le domaine des droits de l'homme. Le Conseil engage par ailleurs le Gouvernement somalien à faciliter l'acheminement rapide et sans entrave de l'assistance humanitaire et à prendre immédiatement des mesures pour protéger les enfants. Il exhorte enfin les acteurs non étatiques, en particulier Al-Chabab, à s'abstenir immédiatement de bafouer les droits des enfants et d'entraver les efforts essentiels du Gouvernement à cet égard.

    Par une résolution sur l'amélioration de la coopération technique et le renforcement des capacités dans le domaine des droits de l'homme, le Conseil décide que le débat d'experts thématique annuel qui doit se tenir à sa session de mars 2013 aura pour thème «Promouvoir la coopération technique pour renforcer le système judiciaire et l'administration de la justice aux fins de garantir les droits de l'homme et la primauté du droit». Il prie le Haut-Commissariat d'établir un rapport sur les activités menées par le Haut-Commissariat notamment pour renforcer le système judiciaire et l'administration de la justice des États, lequel rapport sera soumis au Conseil à sa session de mars 2013 pour servir de point de départ au débat d'experts.

    Organismes et mécanismes de défense des droits de l'homme

    Le Conseil a décidé de nommer un Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée qu'il a invité à enquêter plus avant sur les allégations figurant dans les plaintes déposées dans le cadre de a procédure de requête du Conseil et les circonstances des personnes mentionnées dans les communications présentées et de faire rapport au Conseil à sa session de juin 2013.

    Aux termes d'une résolution sur les droits de l'homme et les questions relatives aux prises d'otages par des terroristes, le Conseil prend note du rapport préliminaire présenté par le Comité consultatif à sa neuvième session et décide de lui accorder un délai supplémentaire en vue de lui permettre de soumettre un rapport intérimaire à ce sujet à sa vingt-deuxième session et l'étude finale à sa vingt-quatrième session, en septembre 2013.

    Par une résolution sur la promotion des droits de l'homme des paysans et autres personnes vivant dans les zones rurales, le Conseil décide de créer un groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé de négocier puis de présenter au Conseil des droits de l'homme un projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes vivant dans les zones rurales, sur la base du projet présenté par le Comité consultatif. Le Conseil prie le groupe de travail de lui présenter un rapport sur l'état d'avancement de ses travaux à sa session de juin 2014.

    Promotion et protection de tous les droits de l'homme et suivi et application de la Déclaration et du Programme d'action de Vienne

    Le Conseil a décidé d'examiner, à sa prochaine session, les conclusions et recommandations du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé d'examiner la possibilité d'élaborer un cadre réglementaire international relatif à la réglementation, à la supervision et au contrôle des activités des sociétés militaires et de sécurité privées.

    Le Conseil prie le Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires de poursuivre les travaux sur le renforcement du régime juridique international engagés par les rapporteurs spéciaux qui l'ont précédé, aux fins de prévenir et réprimer le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction de mercenaires, en tenant compte de la nouvelle définition juridique du terme «mercenaire» proposée par le Rapporteur spécial sur l'utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l'homme qu'il avait soumis à la soixantième session de la Commission. Il prie également le Groupe de travail de présenter ses conclusions au Conseil à sa session de septembre 2013.

    Par une résolution, le Conseil demande au nouveau Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux de fournir des informations détaillées et actualisées sur les conséquences néfastes que la gestion et l'élimination illicites des produits et déchets dangereux peuvent avoir sur la pleine jouissance des droits de l'homme. Le Conseil exhorte le Rapporteur spécial à formuler un rapport d'étape ainsi que des recommandations et des propositions concrètes, à la session de septembre 2013, sur les mesures qui s'imposent pour maîtriser, réduire et éliminer ces phénomènes.

    Par une résolution, le Conseil adopte les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme présentés par la Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté. Ces principes directeurs constituent un outil utile pour les États aux fins de la formulation et de la mise en œuvre de politiques de réduction et d'élimination de l'extrême pauvreté. Le Conseil décide de transmettre les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme à l'Assemblée générale pour examen.

    Aux termes d'une résolution, le Conseil demande de nouveau à l'Experte indépendante sur les droits de l'homme et la solidarité internationale de poursuivre ses travaux en vue d'élaborer un projet de déclaration sur le droit des peuples et des individus à la solidarité internationale et de continuer à définir des directives, règles, normes et principes tendant à promouvoir et protéger ce droit, en se penchant, entre autres, sur les obstacles existants et nouveaux à sa réalisation. Le Conseil prend aussi note du document final sur les droits de l'homme et la solidarité internationale de son Comité consultatif, en tant que contribution au processus d'élaboration d'un projet de déclaration sur le droit des peuples et des individus à la solidarité internationale.

    Par une autre résolution, le Conseil prie l'expert indépendant sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable de lui soumettre, en septembre 2013, un rapport accordant une attention particulière aux conditions requises pour encourager une participation pleine, équitable et efficace, notamment aux obstacles à la réalisation de cet objectif et aux mesures pouvant être prises pour les surmonter.

    Le Conseil a d'autre part demandé à la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, en collaboration avec le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, d'établir, en consultation avec les États et d'autres parties prenantes concernées, une compilation des bonnes pratiques concernant la protection des journalistes, la prévention des attaques et la lutte contre l'impunité entourant les attaques commises contre les journalistes et à présenter cette compilation dans un rapport soumis au Conseil à sa session de septembre 2013.

    Aux termes d'une autre résolution, le Conseil demande aux États de respecter et de protéger pleinement le droit de réunion et d'association pacifiques dont jouissent tous individus, à la fois en ligne et hors ligne, notamment à l'occasion des élections, y compris les personnes qui professent des opinions ou des croyances minoritaires ou dissidentes, les défenseurs des droits de l'homme, les syndicalistes et tous ceux, notamment les migrants, qui cherchent à exercer ou promouvoir ce droit. Le Conseil invite le Rapporteur spécial sur le droit de réunion et d'association pacifiques à examiner, dans son prochain rapport annuel, l'importance de ce droit pour les acteurs de la société civile.

    Le Conseil a aussi décidé, dans un résolution sur le droit au développement, que les critères relatifs au droit au développement et les sous-critères opérationnels correspondants, après avoir été examinés, révisés et approuvés par le Groupe de travail sur le droit au développement, devraient être utilisés, s'il y a lieu, pour élaborer une série complète et cohérente de normes relatives à la mise en œuvre du droit au développement. Il décide en outre que le Groupe de travail prendra, pour faire respecter et mettre en pratique les normes susmentionnées, des mesures appropriées qui pourraient se présenter sous diverses formes, notamment celles de principes directeurs pour la réalisation du droit au développement.

    Par une autre résolution, le Conseil estime nécessaire d'associer étroitement toutes les catégories de victimes à l'élaboration de mesures de justice transitionnelle, en particulier les femmes et les enfants. Il précise que l'implication de ces derniers doit être adaptée à leur âge et leur maturité. Le Conseil reconnaît aussi l'importance de prendre en compte la situation des hommes ayant subi des violences sexuelles. Il demande au Haut-Commissariat de préparer une étude afin de mettre en relief les bonnes pratiques des États en la matière.

    Par une résolution, le Conseil accueille avec satisfaction la création, dans plusieurs États, de mécanismes judiciaires spécifiques, ainsi que de mécanismes non judiciaires, comme les commissions de vérité et de réconciliation, qui complètent le système d'administration de la justice, dans le but d'enquêter sur les violations des droits de l'homme et les violations du droit international humanitaire. Il note avec satisfaction du rapport du Haut-Commissariat qui décrit l'importance des archives pour les victimes, qui exercent ainsi leur droit à la vérité, pour des procédures judiciaires et non judiciaires de recherche de la vérité et pour l'octroi de réparation.

    Le Conseil a adopté une résolution sur «la contribution du système des Nations Unies dans son ensemble à l'avancement du débat relatif à la question des entreprises et des droits de l'homme et à la diffusion et l'application des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme». Il prie le Secrétaire général de lui faire rapport, en juin 2014, sur les enjeux, les stratégies et l'évolution de la situation en ce qui concerne l'application de la présente résolution par le système des Nations. Le Conseil décide d'organiser une réunion-débat à sa session de mars ou juin 2013 afin d'examiner les stratégies de promotion de la question des entreprises et des droits de l'homme dans le système des Nations Unies.

    Le Conseil a encore décidé de tenir, en septembre 2013, une réunion-débat d'une demi-journée sur la Conférence mondiale sur les peuples autochtones. Il prie le Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones d'entreprendre une étude sur l'accès à la justice pour promouvoir et protéger les droits des peuples autochtones, et de la lui soumettre à sa session de septembre 2013. Il prie en outre le Mécanisme d'experts de continuer de recueillir l'avis des États et des peuples autochtones sur les meilleures pratiques concernant des mesures et des stratégies d'application susceptible d'être mises en œuvre pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en vue d'établir une récapitulation finale des réponses à présenter en septembre 2013 également.

    Le Conseil a accueilli avec satisfaction l'élaboration par le Haut-Commissariat d'un guide technique concis concernant l'application d'une approche fondée sur les droits de l'homme à la mise en œuvre des politiques et des programmes visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables. Le Conseil prie le Haut-Commissariat d'élaborer un rapport sur la manière dont le guide technique a été mis en pratique par les États et les autres acteurs intéressés, rapport qui sera présenté à la session de septembre 2014.

    Aux termes d'une autre résolution, le Conseil demande aux États qui n'ont pas fourni depuis longtemps de réponses sur le fond au sujet des plaintes concernant des cas de disparition forcée qui se seraient produits dans leur pays, à le faire et à prêter l'attention voulue aux recommandations pertinentes formulées à cet égard par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires dans ses rapports.

    Le Conseil a aussi pris note de la recommandation du Comité consultatif relative à l'étude sur la contribution à la promotion et à la protection des droits de l'homme d'une meilleure appréciation des valeurs traditionnelles de dignité, de liberté et de responsabilité et décidé de lui accorder un délai supplémentaire pour l'achèvement de l'étude. Il prie aussi le Haut-Commissariat de recueillir des informations sur les meilleures pratiques suivies pour appliquer les valeurs traditionnelles tout en s'attachant à promouvoir et protéger les droits de l'homme et respecter la dignité humaine, et d'en soumettre un résumé avant la session de septembre 2013.

    Par une autre résolution, le Conseil indique avoir pris note du rapport intermédiaire sur la mise en œuvre du Programme mondial d'éducation dans le domaine des droits de l'homme établi par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Le Conseil prie le Haut-Commissariat de solliciter les vues des États, des institutions nationales des droits de l'homme et d'autres parties prenantes sur les secteurs cibles, les domaines d'intervention ou les questions thématiques relatives aux droits de l'homme à retenir pour la troisième phase du Programme mondial, et de lui présenter un rapport à ce sujet à sa session de septembre 2013.

    Par une résolution sur les droits de l'homme des personnes âgées, le Conseil prie le Haut-Commissariat d'organiser des consultations publiques intersessions sur cette question, et de lui présenter, à sa session de juin 2013, un rapport résumant la teneur de ces consultations.

    Le Conseil a décidé par ailleurs de convoquer, à sa session de mars 2013, une réunion-débat sur la question des effets négatifs de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme. Il prie le Haut-Commissariat d'organiser cette réunion-débat et de se concerter avec les États, les organes, organismes, organes conventionnels et titulaires de mandat au titre des procédures spéciales compétents des Nations Unies.

    Aux termes d'une résolution, le Conseil salue la reconnaissance par l'Assemblée générale et par le Conseil du droit à l'eau potable et à l'assainissement. Le Conseil demande aux États d'intégrer l'approche fondée sur les droits de l'homme pour choisir des solutions adaptées garantissant un accès durable à l'eau potable et à l'assainissement. Il salue le travail de la Rapporteuse spéciale sur le droit à l'eau potable et à l'assainissement et l'encourage à faciliter la fourniture d'une assistance technique dans le domaine de la réalisation de ce droit.

    Le Conseil a enfin décidé de convoquer, à sa session de mars 2013, une réunion-débat de haut niveau pour célébrer le vingtième anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Vienne. Celle-ci s'intéressera particulièrement à leur application ainsi qu'aux progrès accomplis, aux meilleures pratiques et aux défis à relever dans ce domaine.

    Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée

    Le Conseil décide que le Comité spécial chargé d'élaborer des normes complémentaires à la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale tiendra sa cinquième session du 13 au 24 mai 2013.

    Le Conseil a également adopté une résolution intitulée «De la rhétorique à la réalité: appel mondial pour une action concrète contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée», dans laquelle il recommande vivement à l'Assemblée générale de proclamer la décennie débutant en 2013 Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine sur le thème «Reconnaissance, justice et développement pour les personnes d'ascendance africaine», de même que d'établir une instance permanente des Nations Unies pour les personnes d'ascendance africaine.

    Examen périodique universel

    Le Conseil a consacré cinq séances de travail à l'examen et à l'approbation, par consensus, des résultats de l'Examen périodique universel concernant quatorze pays dont les situations en matière de droits de l'homme avaient été examinées par le Groupe de travail du Conseil chargé de l'Examen périodique universel. Il s'agit des pays suivants (la cote des rapports figure entre parenthèses): Bahreïn (A/HRC/21/6 et Add.1), Équateur (A/HRC/21/4), Tunisie (A/HRC/21/5 et Add.1), Maroc (A/HRC/21/3), Indonésie (A/HRC/21/7 et Add.1), Finlande (A/HRC/21/8 et Add.1), Royaume-Uni (A/HRC/21/9 et Add.1), Inde (A/HRC/21/10), Brésil (A/HRC/21/11 et Add.1), Philippines (A/HRC/21/12), Algérie (A/HRC/21/13 et Add.1), Pologne (A/HRC/21/14 et Add.1), Pays-Bas (A/HRC/21/15 et Add.1) et Afrique du Sud (A/HRC/21/16 et Add.1).

    Nominations

    Le Conseil a procédé à l'élection de quatre membres du Comité consultatif: M. Imeru Tamrat Yigezu qui occupera le siège de la région Afrique; M. Saeed Mohamed Al Faihani pour l'Asie; M. Mario Coriolano pour l'Amérique latine et les Caraïbes; et Mme Katharina Pabel pour l'Europe occidentale. Par ailleurs, il a élu Mme Beedwantee Keetharuth, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme en Érythrée; M. Miklos Haraszti, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Bélarus; M. Marc Pallemaerts, Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux.

    Enfin, la présidente du Conseil a nommé deux commissaires supplémentaires au sein de la Commission d'enquête sur la République arabe syrienne: Mme Carla del Ponte et M. Vitit Muntarbhorn. Ces deux personnalités viennent renforcer une instance qui ne comptait jusqu'alors que deux membres: M. Paulo Sergio Pinheiro, son Président, et Mme Karen Koning Abu Zayd.

    Ces deux personnalités viennent renforcer une instance qui ne comptait jusqu'alors que deux membres: M. Paulo Sergio Pinheiro, son Président, et Mme Karen Koning Abu Zayd.
  • Royal snobée par Hollande à New York : 1 homme, 2 femmes, 3 questions gênantes

    Royal snobée par Hollande à New York : 1 homme, 2 femmes, 3 questions gênantes

    Ceux qui pensaient s'ennuyer avec la présidence "normale" de François Hollande ne doivent pas être déçus. Dernier épisode : le président a évité, pas très discrètement, Ségolène Royal, qui était elle aussi, comme par hasard, à New York. Un épisode néfaste à tous points de vue. Décryptage avec Philippe Moreau-Chevrolet, consultant en communication.

    Ségolène Royal se retrouve comme par hasard à l'ONU à New York, en même temps que François Hollande


    Hollande esquive Royal à l'ONU par BFMTV Doit-elle se retirer de la vie politique ? Cette question revient en boomerang vers Ségolène Royal, qui confiait vendredi matin au Figaro son "exaspération". Une exaspération qui vise directement le président de la République. L'affaire est simple. Ségolène Royal n'a pas accepté que, la veille, François Hollande l'ait ignorée dans les couloirs de l'ONU.

    Ségolène Royal était à New York. Officiellement, elle assistait à une réunion de l'Internationale socialiste, dont elle est vice-présidente. Elle s'est positionnée stratégiquement sur le parcours du chef de l'Etat. Les caméras de télévision étaient présentes. François Hollande est arrivé, a senti le piège et a rebroussé chemin.

    Hollande esquive Royal à lONU par BFMTV

    Un épisode banal. Ségolène Royal aurait pu en rester là. Mais, comme à son habitude, elle a décidé de contre-attaquer sur le terrain médiatique. Elle a choisi "Le Figaro". L'article du Figaro est très court. Presque un tweet.

    "A présidence normale, relations normales", déclare Ségolène Royal, avant d'ajouter : "Ça suffit, si ça avait été Martine Aubry ou Harlem Désir, il serait venu les saluer".

    "Pour la candidate à la présidence de 2007, précise le quotidien, cette gêne perceptible [entre François Hollande et elle] "brouille leur message respectif, à l'un comme à l'autre". "A l'un, comme à l'autre" : on constate que Ségolène Royal se place sur le même plan que le chef de l'Etat.

    Cet épisode, en apparence dérisoire, pose plusieurs questions importantes.

    1. L'autorité et l'image de François Hollande en question

    C'est la deuxième fois que le chef de l'Etat est attaqué par l'une de ses proches. Une attaque violente - "ça suffit". Une attaque publique, qui met en cause son autorité et ses choix.

    Ce nouveau dérapage montre à quel point l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler a été mal gérée. Il aurait fallu taper du poing sur la table, tout de suite. Lorsque François Hollande est intervenu à la télévision pour recadrer les choses, il était déjà trop tard. Un précédent était créé.

    Au-delà de la question de l'autorité, il y a un problème de tempo dans la communication présidentielle. En 2012, dès qu'une crise survient, il faut réagir. Après, il est trop tard. C'est valable pour le chef de l'Etat, comme pour n'importe quel homme politique ou chef d'entreprise aujourd'hui.

    2. Mettre fin à l'affrontement Royal-Trierweiler

    La socialiste se pose dans "Le Figaro" comme l'égale du chef de l'Etat. Elle se compare à Harlem Désir ou à Martine Aubry. Mais quelle est sa légitimité pour le faire ? En réalité, elle n'en a aucune. Thomas Hollande avait bien conscience du problème quand il souhaitait, à haute voix, que sa mère devienne ministre.

    Dans ces conditions, pourquoi Ségolène Royal se sent-elle aussi libre de s'exprimer ? Là aussi, l'Elysée paye une absence de choix. Il faut trancher la question du statut de Valérie Trierweiler. Affirmer qu'il existe une Première dame - et une seule. Il faut lui conférer un statut officiel. Avec des droits et des devoirs. En résumé, il est urgent de clarifier les choses.

    A l'heure où les émissions politiques tournent au déballage intime - comme on l'a vu sur le plateau de "Des Paroles et Des Actes" sur France 2 jeudi soir, où le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été pris à partie sur sa "timidité" -, il n'est plus possible de conserver cette ambiguïté. C'est un trop grand risque

    Dans l'affrontement entre Ségolène Royal et Valérie Trierweiler, nous ne sommes plus dans la sphère privée. L'image du chef de l'Etat est mise en cause. C'est donc une affaire publique, qui appelle des décisions publiques.

    Pourquoi ne pas voter une loi sur le statut de la Première dame ? Valérie Trierweiler bénéficie d'un bureau et d'un staff à l'Elysée. Dont acte. Officialisons cette situation. Rappelons-lui les devoirs attachés à sa charge. Et aussi les droits, dont celui au respect de sa position, qui vaudra pour tout le monde.

    3. Accepter la pipolisation

    Enfin, nous devons tous intégrer dans notre logiciel que depuis 2007, les personnalités politiques s'émancipent des appareils.

    En clair, on assiste à la montée en puissance de personnalités politiques, comme François Bayrou, Ségolène Royal, Rama Yade, Olivier Besancenot et pour l'instant Valérie Trierweiler, dont la principale légitimité est médiatique. Ce sont des "people" de la politique. Des électrons libres. Ils misent tout sur les médias. Sur les "coups". Ils gèrent leur carrière dans la presse ou sur les plateaux de télévision. Ils sont incontrôlables. Et ils caressent, pour certains, l'espoir démesuré de conquérir le pouvoir... en solitaire.

     

    La République 2.0 est arrivée. Pour le meilleur et pour le pire.
  • Olivier Grivat, journaliste et essayiste Suisse: "Cinquante neuf rapatriés Zaïrois de 1985, Mobutu tance les journalistes Suisses et sermonne la Suisse au Palais de Mont-Ngaliema

    Olivier Grivat, journaliste et essayiste Suisse: "Cinquante neuf rapatriés Zaïrois de 1985, Mobutu tance les journalistes Suisses et sermonne la Suisse au Palais de Mont-Ngaliema"

    A Réveil FM International, nous aimons bien regarder dans le rétroviseur de l'histoire de notre pays, sans nostalgie ni esprit passéiste. Olivier Grivat est un journaliste professionnel en Suisse, dans le canton de Vaud. Il est l'auteur de l'essai :"Un roi en Suisse". La jeunesse helvétique du roi Bhumibol de Thaïlande. Le 3 novembre 1985, il y a eu " rafle" des Zaïrois, la Suisse en a expulsé cinquante neuf de son territoire. Tollé et polémique battront le plein en Suisse. L'expulsion a suscité des questions et doutes dans l'opinion publique suisse qui s'est s'inquiétée et voudrait savoir pourquoi ? Les questions concernant le renvoi dans leur patrie de personnes qui, pour des raisons diverses, ne voulaient pas rentrer dans leur pays, d'autant plus qu'au Zaïre de Mobutu les droits de l'homme y sont violés quotidiennement. Des informations controversées arrivent en Suisse, que six des cinquante neuf rapatriés ont été exécutés par le sanguinaire-ogre de Kawele. Des journalistes Suisses débarquent à Kinshasa à la recherche des expulsés, parmi eux Olivier Grivat pour le journal 24 heures.

    Olivier Grivat, journaliste et essayiste Suisse.

    Ils découvrent que tous les expulsés ne sont pas des Zaïrois il y a aussi des Angolais. En parlant avec eux, un confrère remet sa carte de visite à l'un du groupe. Le lendemain, alors que le téléphone dans les chambres de l'hôtel Intercontinental, aujourd'hui Grand Hôtel, ne fonctionnait pas, ils sont réveillés à 7h00 du matin, convoqué par le citoyen Mobutu Sese Seko, Président de la République du Zaïre, au Palais présidentiel de Mont-Ngaliema. L'article d'Olivier Grivat: "Expulsés: Mobutu sermonne la Suisse" publié le 20 novembre 1985 va faire le tour du monde, traduit dans plusieurs langues et diffusé dans différents journaux européens. Le 21 novembre 1985, il va récidivé avec un autre article: "Les remontrances de Mobutu"

    Les remontrances de Mobutu.

    Arrivée du citoyen-président Mobutu Sese Seko au Palais Présidentielle de Mont-Ngaliema !

    Toque de léopard sur la tête, lunettes en écailles et canne sculptée sont les marques déposées de Mobutu !

    Mobutu Sese Seko entouré de ses Dinosaures dont Edouard Mokolo wa Pombo, chef des renseignements, aujourd'hui Mammouth-Joséphiste.

    Un gardien présidentiel de Mobutu !

    Coiffe à poil d'ours de la garde présidentielle.

    Fâché et choqué, le Président-Fondateur du Mouvement Populaire de la Révolution, MPR-Parti-Etat, ne l'est pas tant à cause du refoulement des demandeurs d'asile, des réfugiés sociaux et trafiquants des chanvres, estime-il, mais à cause de la manière des autorités suisses et des commentaires parus dans la presse helvétique. concernant surtout l'exécution de six d'entre eux.

    Vêtu de sa toque de léopard, debout sur la pelouse présidentielle face au fleuve Congo , ex.Zaïre, le citoyen-président Mobutu a affirmé qu'il n'avait pas été tenu au courant du rapatriement militari de ses compatriotes, alors qu'il se trouvait pourtant le jour même (3 novembre 1985) à Genève. Fermement, il a parlé de l’échanges de notes diplomatiques rejetées mutuellement par Berne et Kinshasa et rappelé qu'il avait déjà protesté en son temps auprès de M. Pierre Aubert contre l'accueil offert en Suisse aux opposants zaïrois: "Vous représentez une nation qui possède beaucoup d'argent. Vous feriez mieux d'aider les pays qui en ont besoin plutôt que de distribuer à tour de bras de l'argent à des gens pas sérieux et des trafiquants de chanvre " "Au fait à qui appartient cette carte de visite ? " Journalistes interloqués, surtout que l'expulsé à qui le confrère avait remis sa carte de visite, est devant eux habillé en abacost ! "Nous n'avons pas touché à un seul de leurs cheveux, ils sont rentrés chez eux. Ils ont été libérés après les contrôles d'usage 24 heures plus tard", a-t-affirmé aux journalistes Suisses.

    Dinosaure Mobutiste, Léobitch Kengo wa Dongo en biais à côté de Mobutu était le Premier ministre, devenu Mammouth Joséphiste, l'édenté de la Gare du Nord-Paris n'a obtenu que 4% à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011.

    Le citoyen-président Mobutu Sese Seko tonne et sermonne les journalistes Suisses en présence de deux expulsés dont l'un "en abacost à qui l'un d'eux avait remis sa carte de visite.

    Sese Seko fâché sermonne la Suisse !

    Pour Mobutu, la Suisse héberge des trafiquants de chanvre Zaïrois et non ses opposants !

    Après le Mont-Ngaliema, les journalistes sont conduits à la Voix du Zaïre (aujourd'hui la RTNC), au studio Maman Angebi à Lingwala.

    Le matin même, les rapatriés du 3 novembre ont été accompagnés par un commando de 120 policiers volants, menottes aux mains, devaient être présentés aux journalistes. Légère surprise: lors du décompte final, il manquait deux membres de la même famille dénommés Yuvula. Explication officielle ? "Ils n'étaient pas dans le fameux vol pour des raisons de santé". L'ambassade de Suisse a promis d'éclaircir le mystère.

    Dans le Studio Maman Angebi, les réfugiés de la "rafle" du 3 novembre sont présentés aux journalistes Suisses sous les feux des projecteurs. La rencontre est retransmise en direct à la télévision zaïroise. Cela tombe bien, le maître de céans s'appelle Raymond Ramazani Baya, ministre de l'information, un fidèle et loyal de Mobutu. D'ailleurs le samedi 23 novembre 1996, sur la promenade du Soleil, à Menton, l'un des fils de Mobutu qui roulait à toute allure avec la voiture officielle de l'ambassade, et il était pressé. Quand il a vu les enfants, c'était trop tard. Raphaël Lenoir et Ronald Lehartel sont morts, l'un pendant son transport à l'hôpital, l'autre sept jours après l'accident. Ils avaient 13 ans. Raymond Ramazani Baya s'est présenté le lendemain à la police arguant que c'était lui qui conduisait. Il démissionnera de son poste d'ambassadeur pour être à la disposition de la police française.

    Raymond Ramazani Baya, le ministre de l'information de Mobutu joue son rôle dans la théâtralisation de la journée avec les rapatriés.

    Raymond Ramazani Baya et le représentant de l'ambassadeur de Suisse.

    Les rapatriés du 3 novembre au studio Maman Angebi.

    Les téléspectateurs kinois au studio Maman Angebi.

    Un rapatrié parle de ses douleurs aux chevilles à cause des menottes

    A la demande de journalistes Suisses, chaque expulsé a décliné son identité, le nom de la ville qu'il habitait en Suisse.

    La plupart venait de Tessin, quatre de Genève et un Angolais de Lausanne. Parmi eux également, une poignée de petits enfants et quelques femmes. Elles ont fustigé les traitements brutaux de la police suisse. Les expulsés avaient été convoqués à l'aube pour la confrontation avec la presse suisse, histoire de dissiper toute rumeur faisant état de torture et d'exécution. Les représentants des ambassades de Suisse et de la Belgique étaient présents ainsi que deux observateurs du H.C.R et le médecin belge Jean Serghers, de l'hôpital Mama Yemo, lequel a confirmé n'avoir pas eu dans ses services de réfugiés hospitalisés à la suite de mauvais traitements.

    Impossible de dire aujourd'hui combien de cinquante neuf rapatriés victimes du rapt du 3 novembre 1985, sont rentrés en Suisse. Par contre on peut le dire sans peur de se tromper, certains pseudo opposants anti-mobutistes ayant vécu en Suisse soutiennent aujourd'hui la dictature totalitaire de Joseph Kabila: Léonard She Okitundu, Eddy Angulu...
  • Le Conseil des Droits de l'homme adopte dix résolutions au titre de la promotion et la protection des droits de l'homme !

    Le Conseil des Droits de l'homme adopte dix résolutions au titre de la promotion et la protection des droits de l'homme !

    Il a par ailleurs été annoncé que le Conseil a adopté hier, dans le cadre de sa procédure confidentielle, une résolution sur la situation des droits de l'homme en Érythrée Le Conseil des droits de l'homme a adopté, ce matin, dix résolutions au titre de la promotion et de la protection de tous les droits de l'homme. Quatre de ces résolutions ont été adoptées à l'issue d'un vote. Le Conseil a notamment décidé de prier le Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires de poursuivre les travaux sur le renforcement du régime juridique international aux fins de prévenir et réprimer le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction de mercenaires; il demande aussi à tous les États d'interdire expressément aux sociétés militaires et de sécurité privées d'intervenir dans des conflits armés ou dans des opérations visant à déstabiliser des régimes constitutionnels. Par une résolution ayant également dû être mise aux voix, le Conseil décide d'accorder au Comité consultatif un délai supplémentaire pour l'achèvement de son étude sur la manière dont une meilleure appréciation des valeurs traditionnelles de dignité, de liberté et de responsabilité peuvent contribuer à la promotion et à la protection des droits de l'homme. Les deux autres résolutions ayant fait l'objet d'un vote concernent les travaux de l'Experte indépendante sur les droits de l'homme et la solidarité internationale et de l'Expert indépendant sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable.

    Madame Navi Pilay, Haut-Commissaire aux Droits de l'homme à l'ONU et Madame Laura Dupuy Lasserre, présidente du Conseil de droits. Photo Réveil FM

    Vue des journalistes de la salle du Conseil des droits de l'homme. Photo Réveil FM

    Le Conseil a par ailleurs adopté les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme présentés par la Rapporteuse spéciale chargée de la question. Par une résolution sur les disparitions forcées, il demande aux États qui n'ont pas fourni depuis longtemps de réponses sur le fond au sujet des plaintes concernant des cas de disparition forcée qui se seraient produits dans leur pays, à le faire et à prêter l'attention voulue aux recommandations du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires. Le Conseil a d'autre part accueilli avec satisfaction l'élaboration par le Haut-Commissariat d'un guide technique concis concernant l'application d'une approche fondée sur les droits de l'homme à la mise en œuvre des politiques et des programmes visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables.

    Le Conseil a adopté, également sans vote, d'autres résolutions portant sur le droit à la vérité, sur le droit fondamental à l'eau potable et sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme.

    En début de séance, la Présidente du Conseil des droits de l'homme, Mme Laura Dupuy Lasserre, a rendu compte des travaux menés à l'occasion de la séance à huis clos qui s'est tenue hier après-midi consacrée à la procédure confidentielle de requête pour l'examen de plaintes pour violations des droits de l'homme. La Présidente a indiqué que le Conseil avait décidé de mettre fin à l'examen de la situation des droits de l'homme en Érythrée au titre de la procédure de requête et de l'examiner désormais en séance publique. Il a décidé, par une résolution qui sera rendue publique ultérieurement, d'inviter le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée à enquêter plus avant sur les allégations figurant dans les plaintes déposées. La Présidente a également indiqué que le Conseil a décidé de ne plus examiner la situation en Iraq au titre de la procédure de requête s'agissant d'une communication qui concerne les syndicats, leurs membres et dirigeants, et les défenseurs des droits de l'homme.

    Cet après-midi, le Conseil se prononcera sur d'autres projets de résolution dont il est saisi à la présente session.

    Procédure de requête

    Par une résolution (A/HRC/RES/21/1 à paraître) adoptée hier à huis clos dans le cadre de sa procédure confidentielle, le Conseil a décidé de mettre fin à l'examen de la situation des droits de l'homme en Érythrée au titre de la procédure de requête et de l'examiner désormais en séance publique. Il décide d'inviter le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée à enquêter plus avant sur les allégations figurant dans les plaintes déposées et les circonstances des personnes mentionnées dans les communications présentées et de faire rapport au Conseil à sa session de juin 2013. Il prie instamment le Gouvernement de l'Érythrée de coopérer pleinement avec le Rapporteur spécial, notamment pour lui donner accès à toutes les régions du pays et lui fournir les informations nécessaires à l'accomplissement de son mandat.

    MME LAURA DUPUY LASSERRE, Présidente du Conseil des droits de l'homme, a également indiqué que le Conseil avait décidé de mettre fin à l'examen, au titre de sa procédure confidentielle, d'une communication qui concerne les syndicats, leurs membres et dirigeants, et les défenseurs des droits de l'homme en Iraq.

    Adoption de résolutions

    Résumés des textes adoptés

    Aux termes d'une résolution sur le droit fondamental à l'eau potable et à l'assainissement (A/HRC/21/L.1), adoptée sans vote, le Conseil salue la reconnaissance par l'Assemblée générale et par le Conseil du droit à l'eau potable et à l'assainissement ainsi que les engagements pris par les États concernant le droit fondamental à l'eau potable et à l'assainissement lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable le 22 juin 2012. Le Conseil se dit vivement préoccupé par l'impact négatif de la discrimination, de la marginalisation et de la stigmatisation sur le plein exercice du droit fondamental à l'eau potable et à l'assainissement. Dans ce contexte, il demande aux États de donner la priorité au financement de l'eau potable et de l'assainissement, en mettant l'accent sur l'extension de l'accès à l'eau dans les zones non ou mal desservies. Il leur demande aussi d'envisager d'augmenter la part de l'aide internationale allouée à l'eau potable et à l'assainissement, et d'intégrer l'approche fondée sur les droits de l'homme et de consulter les communautés pour choisir des solutions adaptées garantissant un accès durable à l'eau potable et à l'assainissement. Le Conseil salue le travail effectué par la Rapporteuse spéciale sur le droit à l'eau potable et à l'assainissement et l'encourage à faciliter, y compris en y associant les parties prenantes concernées, la fourniture d'une assistance technique dans le domaine de la réalisation du droit à l'eau potable et à l'assainissement.

    Par une résolution adoptée par 25 voix contre 15, avec 7 abstentions, intitulée «Promotion des droits de l'homme et des libertés fondamentales par une meilleure compréhension des valeurs traditionnelles de l'humanité: meilleures pratiques» (A/HRC/21/L.2), le Conseil prend note de la recommandation du Comité consultatif relative à l'état d'avancement de l'étude sur la question et décide de lui accorder un délai supplémentaire pour l'achèvement de l'étude. Le Conseil réaffirme par ailleurs qu'une meilleure compréhension et appréciation des valeurs traditionnelles partagées par l'humanité tout entière et consacrées dans les instruments universels relatifs aux droits de l'homme contribuent à promouvoir et à protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales dans le monde entier. Il rappelle le rôle important joué par la famille, la communauté, la société et les institutions éducatives dans le maintien et la transmission de ces valeurs, qui contribuent à promouvoir le respect des droits de l'homme et à accroître leur acceptation au niveau local. Le Conseil prie le Haut-Commissariat à recueillir des informations sur les meilleures pratiques suivies pour appliquer les valeurs traditionnelles tout en s'attachant à promouvoir et protéger les droits de l'homme et respecter la dignité humaine, et d'en soumettre un résumé au Conseil des droits de l'homme avant sa session de septembre 2013.

    Ont voté pour (25) : Angola, Arabie Saoudite, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Chine, Congo, Cuba, Djibouti, Équateur, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Jordanie, Kirghizistan, Koweït, Libye, Malaisie, Maldives, Mauritanie, Philippines, Qatar, Sénégal, Thaïlande et Uganda.

    Ont voté contre (15) : Autriche, Belgique, Botswana, Costa Rica, Espagne, États Unis, Hongrie, Italie, Maurice, Mexique, Norvège, Pologne, République tchèque, Roumanie et Suisse.

    Abstentions (7) : Bénin, Chili, Guatemala, Nigéria, Pérou, République de Moldavie et Uruguay.

    Aux termes d'une résolution sur les disparitions forcées ou involontaires (A/HRC/21/L.5 amendé), adoptée sans vote, le Conseil demande aux États qui n'ont pas fourni depuis longtemps de réponses sur le fond au sujet des plaintes concernant des cas de disparition forcée qui se seraient produits dans leur pays, à le faire et à prêter l'attention voulue aux recommandations pertinentes formulées à cet égard par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires dans ses rapports. Il encourage le Groupe de travail à continuer de fournir aux États concernés des informations utiles et détaillées sur les allégations de cas de disparition forcée afin de faciliter une réponse rapide et approfondie à ces communications. Le Conseil demande au Secrétaire général et à la Haut-Commissaire de poursuivre les efforts intenses qu'ils déploient pour aider les États à devenir parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et encourage tous les États parties à la Convention à appuyer et faire connaître les travaux du Comité des disparitions forcées Comité et à mettre en œuvre ses recommandations.

    Par une autre résolution adoptée sans vote sur «la contribution du système des Nations Unies dans son ensemble à l'avancement du débat relatif à la question des entreprises et des droits de l'homme et à la diffusion et l'application des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme» (A/HRC/21/L.14 Rev.1), le Conseil encourage toutes les parties prenantes à tenir compte, dans les communications soumises au titre de l'Examen périodique universel, du respect par l'État de l'obligation de protection qui lui incombe, conformément aux principes directeurs, lorsque des tiers, notamment des entreprises, portent atteinte aux droits de l'homme.

    Il encourage également tous les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales du Conseil à tenir dûment compte des Principes directeurs dans leurs analyses de situations ou de thèmes spécifiques.

    Il encourage toutes les entités des Nations Unies compétentes d'appliquer les Principes directeurs lors de l'élaboration et de la mise en œuvre de leurs politiques et procédures internes, notamment dans le cadre de la gestion des investissements, de l'octroi des marchés publics et de la conclusion de partenariats avec des entreprises.

    Le Conseil prie le Secrétaire général de lui faire rapport, en juin 2014, sur les enjeux, les stratégies et l'évolution de la situation en ce qui concerne l'application de la présente résolution par le système des Nations Unies et de formuler des recommandations concrètes sur les mesures à prendre. Il le prie aussi d'entreprendre une étude de faisabilité portant sur la constitution d'un fonds mondial destiné à renforcer les capacités des parties prenantes de faire avancer l'application des Principes directeurs et de lui présenter ses conclusions avant juin 2014. Le Conseil décide d'organiser une réunion-débat à sa session de mars ou juin 2013 afin d'examiner les stratégies de promotion de la question des entreprises et des droits de l'homme dans le système des Nations Unies.

    Aux termes d'une résolution adoptée sans vote sur la mortalité et la morbidité maternelles évitables et les droits de l'homme (A/HRC/21/L.10), le Conseil accueille avec satisfaction l'élaboration par le Haut-Commissariat d'un guide technique concis concernant l'application d'une approche fondée sur les droits de l'homme à la mise en œuvre des politiques et des programmes visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables.

    Il engage tous les acteurs intéressés, y compris les gouvernements, les organisations régionales, les organismes compétents des Nations Unies, les institutions nationales des droits de l'homme et les organisations de la société civile, à diffuser le guide technique et à l'utiliser lors de l'élaboration, de la mise en œuvre et de l'examen des politiques et de l'évaluation des programmes visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables.

    Le Conseil prie le Haut-Commissariat d'élaborer un rapport sur la manière dont le guide technique a été mis en pratique par les États et les autres acteurs intéressés, qui sera présenté au Conseil des droits de l'homme à sa session de septembre 2014.

    Il prie aussi le Secrétaire général de transmettre le guide technique à l'Assemblée générale comme contribution à l'examen de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

    Il prie enfin tous les États de renouveler leur engagement politique en faveur de l'élimination de la mortalité et de la morbidité maternelles évitables aux échelons local, national, régional et international, et de redoubler d'efforts pour garantir, pleinement et effectivement, le respect de leurs obligations en matière de droits de l'homme, notamment en allouant, dans le budget national, des ressources suffisantes aux systèmes de santé et en fournissant l'information et les services nécessaires en matière de santé sexuelle et procréative des femmes et des filles.

    Par une résolution adoptée sans vote sur le droit à la vérité (A/HRC/21/L.16), le Conseil accueille avec satisfaction la création, dans plusieurs États, de mécanismes judiciaires spécifiques, ainsi que de mécanismes non judiciaires, comme les commissions de vérité et de réconciliation, qui complètent le système d'administration de la justice, dans le but d'enquêter sur les violations des droits de l'homme et les violations du droit international humanitaire, et se félicite de l'élaboration et de la publication des rapports et décisions de ces organes.

    Il demande aux États de travailler en coopération avec le Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition, conformément à son mandat, notamment en lui adressant des invitations.

    Le Conseil prend note avec satisfaction du rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies qui décrit l'importance des archives pour les victimes, qui exercent ainsi leur droit à la vérité, pour des procédures judiciaires et non judiciaires de recherche de la vérité et pour l'octroi de réparation. Il demande au Haut-Commissariat d'inviter les États Membres, les organismes des Nations Unies, les organisations intergouvernementales, les institutions nationales des droits de l'homme et les organisations non gouvernementales à fournir des renseignements sur les bonnes pratiques en matière de constitution et de préservation d'archives nationales relatives aux droits de l'homme.

    Dans une résolution sur l'utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l'homme et d'empêcher l'exercice du droit des peuples à l'autodétermination (A/HRC/21/L.17), adoptée par 34 voix contre 12, avec une abstention, le Conseil prie le Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires de poursuivre les travaux sur le renforcement du régime juridique international engagés par les rapporteurs spéciaux qui l'ont précédé, aux fins de prévenir et réprimer le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction de mercenaires, en tenant compte de la nouvelle définition juridique du terme «mercenaire» proposée par le Rapporteur spécial sur l'utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l'homme qu'il avait soumis à la soixantième session de la Commission.

    Il prie également le Groupe de travail de consulter les États, les organisations intergouvernementales et les organisations non gouvernementales et de présenter ses conclusions à l'Assemblée générale, à sa soixante-huitième session, et au Conseil, à sa session de septembre 2013.

    Le Conseil demande en outre à tous les États d'interdire expressément à ces sociétés d'intervenir dans des conflits armés ou dans des opérations visant à déstabiliser des régimes constitutionnels. Le Conseil encourage par ailleurs les États qui importent des services fournis par des sociétés privées à se doter de mécanismes nationaux de contrôle imposant à celles-ci de se faire enregistrer et d'obtenir une licence, afin de garantir que les services qu'elles fournissent n'entravent pas l'exercice des droits de l'homme et ne violent pas ces droits dans le pays bénéficiaire.

    Il invite les États à enquêter sur l'éventuelle implication de mercenaires dans des actes criminels de nature terroriste, quand et où que ce soit.

    Ont voté pour (34) : Angola, Arabie Saoudite, Bangladesh, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Cuba, Djibouti, Équateur, Fédération de Russie, Guatemala, Inde, Indonésie, Jordanie, Kirghizistan, Koweït, Libye, Malaisie, Maldives, Maurice, Mauritanie, Nigéria, Pérou, Philippines, Qatar, Sénégal, Thaïlande, Uganda et Uruguay.

    Ont voté contre (12) : Autriche, Belgique, Espagne, États Unis, Hongrie, Italie, Norvège, Pologne, République de Moldavie, République tchèque, Roumanie et Suisse.

    Abstention (1) : Mexique.

    Par une autre résolution adoptée par 31 voix contre 12, avec 4 abstentions (A/HRC/21/L.18), le Conseil engage tous les gouvernements à coopérer avec l'Expert indépendant sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable et à lui fournir toutes les informations demandées pour lui permettre de s'acquitter efficacement de ses fonctions.

    Il prie l'expert indépendant de soumettre au Conseil, à la session de septembre 2013, un rapport accordant une attention particulière aux conditions requises pour encourager une participation pleine, équitable et efficace, notamment aux obstacles à la réalisation de cet objectif et aux mesures pouvant être prises pour les surmonter.

    Par cette résolution, le Conseil déclare que la démocratie suppose le respect de l'ensemble des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elle est une valeur universelle qui émane de la volonté librement exprimée des peuples de définir leur propre système politique, économique, social et culturel ainsi que leur pleine participation à tous les aspects de leur existence, et réaffirme la nécessité de voir l'état de droit consacré et respecté par tous aux niveaux national et international.

    Le Conseil affirme qu'un ordre international démocratique et équitable exige, entre autres, la réalisation du droit de tous les peuples à l'autodétermination et à la souveraineté permanente sur leurs richesses et ressources naturelles; de même qu'une représentation régionale équitable et respectueuse de l'équilibre entre les sexes dans la composition du personnel des organismes des Nations Unies.

    Le Conseil réaffirme que la mondialisation ne sera pleinement profitable à tous que si un effort important est consenti pour bâtir un avenir commun fondé sur la condition que nous partageons, en tant qu'êtres humains, dans toute sa diversité.

    Il souligne aussi qu'il importe, en renforçant la coopération internationale dans le domaine des droits de l'homme, de préserver la richesse et la diversité de la communauté internationale des nations et des peuples et de respecter les particularités nationales et régionales ainsi que les divers contextes historiques, culturels et religieux.

    Ont voté pour (31) : Angola, Arabie Saoudite, Bangladesh, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Chine, Congo, Cuba, Djibouti, Équateur, Fédération de Russie, Guatemala, Inde, Indonésie, Jordanie, Kirghizistan, Koweït, Libye, Malaisie, Maldives, Maurice, Mauritanie, Nigéria, Philippines, Qatar, Sénégal, Thaïlande, Uganda et Uruguay.

    Ont voté contre (12) : Autriche, Belgique, Espagne, États Unis, Hongrie, Italie, Norvège, Pologne, République de Moldavie, République tchèque, Roumanie et Suisse.

    Abstentions (4) : Chili, Costa Rica, Mexique et Pérou.

    Aux termes d'une résolution adoptée par 35 voix contre 12 (A/HRC/21/L.19 amendé), le Conseil demande de nouveau à l'Experte indépendante sur les droits de l'homme et la solidarité internationale de poursuivre ses travaux en vue d'élaborer un projet de déclaration sur le droit des peuples et des individus à la solidarité internationale et de continuer à définir des directives, règles, normes et principes tendant à promouvoir et protéger ce droit, en se penchant, entre autres, sur les obstacles existants et nouveaux à sa réalisation.

    Il demande en particulier à l'Experte indépendante de continuer de recenser les domaines d'intérêt, les principaux concepts et normes qui peuvent sous-tendre un cadre approprié et les bonnes pratiques qu'il convient de prendre en compte pour étayer à l'avenir l'élaboration du droit et de la politique touchant les droits de l'homme et la solidarité internationale.

    Le Conseil prend note du document final sur les droits de l'homme et la solidarité internationale de son Comité consultatif, en tant que contribution au processus d'élaboration d'un projet de déclaration sur le droit des peuples et des individus à la solidarité internationale, et à la formulation de nouvelles directives, règles et normes et de nouveaux principes tendant à promouvoir et protéger ce droit.

    Il engage enfin la communauté internationale à promouvoir la solidarité et la coopération internationales, qui sont un moyen efficace de surmonter les problèmes engendrés par l'actuelle crise économique, financière et climatique, en particulier dans les pays en développement. Ont voté pour (35) : Angola, Arabie Saoudite, Bangladesh, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Cuba, Djibouti, Équateur, Fédération de Russie, Guatemala, Inde, Indonésie, Jordanie, Kirghizistan, Koweït, Libye, Malaisie, Maldives, Maurice, Mauritanie, Mexique, Nigéria, Pérou, Philippines, Qatar, Sénégal, Thaïlande, Uganda et Uruguay. Ont voté contre (12) : Autriche, Belgique, Espagne, États Unis, Hongrie, Italie, Norvège, Pologne, République de Moldavie, République tchèque, Roumanie et Suisse.

    Par une résolution adoptée sans vote (A/HRC/21/L.20 amendé), le Conseil prend note avec satisfaction du rapport de la Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté concernant les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme. Il adopte ces principes directeurs, qui constituent un outil utile pour les États aux fins de la formulation et de la mise en œuvre de politiques de réduction et d'élimination de l'extrême pauvreté, selon que de besoin.

    Le Conseil encourage les gouvernements ainsi que les organes, institutions spécialisées, fonds et programmes concernés des Nations Unies, d'autres organisations intergouvernementales et les organismes nationaux dans le domaine des droits de l'homme, des organisations non gouvernementales et des acteurs non étatiques, y compris le secteur privé, à tenir compte des principes directeurs en formulant et en mettant en œuvre leurs politiques et mesures concernant les personnes touchées par l'extrême pauvreté. Le Conseil décide de transmettre les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme à l'Assemblée générale pour examen.

    Examen des projets de résolution

    Présentant le projet de résolution sur le droit fondamental à l'eau potable et à l'assainissement (A/HRC/21/L.1), l'Espagne, au nom également de l'Allemagne, a indiqué qu'il est axé sur l'aspect important du financement, indispensable à la jouissance de ce droit fondamental. Le projet s'inspire du deuxième rapport de la Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme à l'eau et à l'assainissement, Mme Catarina de Albuquerque, présenté à l'Assemblée générale en octobre 2011. L'Allemagne et l'Espagne considèrent que le financement est un facteur-clé non seulement par ces temps de crise financière. L'orientation des ressources existantes doit être fondée sur des objectifs clairs et une meilleure coordination. Il s'agit d'accorder la priorité aux ressources et d'accroître le pourcentage des ressources financières aux politiques d'accès à l'eau et à l'assainissement. L'Allemagne s'est félicitée que le droit de l'homme à l'eau et à l'assainissement occupe une place de choix dans le document final de la Conférence Rio+20.

    L'Équateur a souligné que le droit à l'eau est un droit fondamental, au même titre que les droits à la liberté et à la santé. L'assainissement relève de plein droit de l'action des pouvoirs publics. L'Assemblée générale elle-même a reconnu qu'il s'agissait d'un droit fondamental. Il n'y a pas de hiérarchie entre les droits fondamentaux, a souligné l'Équateur.

    Les États-Unis ont soutenu l'idée que l'accès aux ressources hydriques s'inscrit dans les droits fondamentaux. Les États-Unis ont d'ailleurs rejoint le «Partenariat sur l'eau» créé en 2012 lors du Sommet mondial sur cette question.

    Présentant un projet de résolution sur la promotion des droits de l'homme et des libertés fondamentales par une meilleure compréhension des valeurs traditionnelles de l'humanité (A/HRC/21/L.2), la Fédération de Russie a réaffirmé les principes de l'universalité des droits de l'homme et de la non-discrimination, de même que la responsabilité des États dans la mise en œuvre de ces droits et des instruments internationaux. La Russie est étonnée par la position de certains pays qui ont réagi de manière violente ou agressive au projet de résolution, s'appuyant sur des arguments fallacieux. Aucun pays ou groupe de pays ne doit tenter d'imposer des normes non reconnues. Il faut au contraire rechercher des approches communes.

    La Norvège a observé que vu l'absence de consensus sur ce que les valeurs traditionnelles représentent au juste, elles risquent d'être utilisées pour justifier des pratiques préjudiciables aux droits de l'homme telles que les mutilations génitales féminines. La Norvège conteste l'opportunité de la présentation de cette résolution, suggérant que le Conseil laisse son Comité consultatif poursuivre son analyse de cette notion. La Norvège demande la mise aux voix du projet.

    Les Maldives ont dit comprendre l'importance de rappeler les diversités nationales et régionales mais n'accepter aucune forme de relativisme dans les droits de l'homme.

    Les États-Unis ont souligné que le concept des valeurs traditionnelles pouvait avoir un effet particulièrement négatif, notamment en ce qui concerne le respect des droits des femmes et des membres de minorités comme les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. Les États-Unis voteront contre le projet, considérant que celui-ci pourrait légitimer des pratiques discriminatoires. Les exclus ont généralement le plus à perdre dans le maintien des valeurs traditionnelles. Elles ne peuvent être considérées comme un substitut aux normes internationales des droits de l'homme. De plus, le projet de résolution passe sous silence des éléments importants du rapport préliminaire du Comité consultatif sur la question.

    L'Autriche, s'exprimant au nom de l'Union européenne, a constaté que l'expression «valeurs traditionnelles» est floue et ne fait pas consensus. L'Union européenne ne saurait accepter un concept portant atteinte aux principes contenus, notamment, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Si certaines valeurs traditionnelles sont conformes aux droits de l'homme, d'autres leur sont opposées. Tant que la résolution introduira une notion qui n'est pas fondée sur l'universalité des droits de l'homme et tant qu'elle ne condamnera pas les violations que ces certaines valeurs induisent, l'Union européenne se prononcera contre elle.

    Le Chili a rappelé que la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui constitue l'idéal commun de l'humanité, consacre le principe d'universalité des droits de l'homme. La Déclaration et le Programme d'action de Vienne mettent en relief les valeurs culturelles et religieuses, tout en affirmant que les États doivent éliminer toutes les pratiques et valeurs contraires aux droits de l'homme, ou contrevenant aux normes internationales dans ce domaine. Il n'existe pas de définition consensuelle du terme «valeurs traditionnelles», dont certaines peuvent avoir des conséquences négatives sur les droits de l'homme. Le texte présenté compromet le caractère universel des droits de l'homme. Le Chili va réévaluer sa position si l'on ne prend pas en considération la garantie de la notion d'universalité des droits de l'homme et s'abstiendra.

    L'Uruguay a rappelé qu'en 1993, la Conférence mondiale de Vienne saluait sans exclusive l'universalité, l'indissociabilité et l'indépendance de tous les droits de l'homme. Le document final signalait qu'il fallait tenir compte des particularités culturelles et religieuses, mais toujours en protégeant tous les droits et libertés fondamentaux. Sur le plan formel, le projet ne tient pas expressément compte de la résolution du Conseil qui avait chargé son Comité consultatif de préparer une étude sur «la façon dont les valeurs traditionnelles pouvaient contribuer à la protection des droits de l'homme». Alors que le Conseil n'a pas encore analysé l'étude sollicitée, le projet de résolution semble quelque peu prématuré, a affirmé l'Uruguay.

    Ce texte risque d'être interprété de façon erronée et présente le risque de donner l'impression que le Conseil appuie certaines pratiques nuisibles à l'intégrité physique de la femme, notamment, ou à des pratiques discriminatoires portant atteinte à l'un ou l'autre des droits de l'homme.

    Le Pérou a constaté la grande divergence de vues sur ce projet, en raison même du caractère vague de la définition des «valeurs traditionnelles». Il convient de poursuivre la réflexion sur les effets positifs et négatifs de ces valeurs. Le Comité consultatif peut apporter une réflexion utile à cet égard. C'est la raison pour laquelle le Pérou s'abstiendra lors du vote.

    Le Guatemala ne saurait accepter aucune condition ou relativisation des droits de l'homme. Le projet en discussion divise non seulement le Conseil mais aussi le Comité consultatif, comme il l'a indiqué lui-même. Le Comité consultatif prévoit de présenter l'an prochain le produit de ses réflexions. Le Guatemala s'abstiendra donc en attendant le rapport définitif du Comité consultatif.

    La Chine a affirmé qu'elle avait toujours considéré que la promotion et de la protection des droits de l'homme devait se faire sur la base des droits universels, tout en reconnaissant les particularités culturelles, religieuses, culturelles de chaque pays. Il est impossible de dire quel est le meilleur modèle de promotion et de protection des droits de l'homme, estime la Chine, chaque nation devant être en mesure d'en décider en fonction de ses antécédents historiques. C'est la raison pour laquelle la Chine votera en faveur du texte.

    La France a présenté le projet de résolution sur les disparitions forcées ou involontaires (A/HRC/21/L.5), au nom également de l'Argentine, du Japon et du Maroc. L'année 2012 marquant le vingtième anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur les disparitions forcées, il a semblé nécessaire de reconnaître, par cette résolution, toute l'importance de ce texte qui s'impose à l'ensemble des États membres des Nations Unies. La résolution appelle aussi les États à prendre des mesures afin de prévenir, punir et sanctionner les disparitions forcées. Il contient des éléments nouveaux par rapport aux textes antérieurs, notamment afin de permettre aux victimes d'exercer leur droit à la vérité.

    L'Inde a déclaré se rallier au consensus, tout en soulignant que la ratification de la Convention relève de la souveraineté des États. L'Inde a proposé des amendements oraux au texte.

    La Norvège, présentant le projet de résolution sur la contribution du système des Nations Unies dans son ensemble à l'avancement du débat relatif à la question des entreprises et des droits de l'homme et à la diffusion et l'application des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme (A/HRC/21/L.14/Rev.1), a déclaré que ce texte vise à appuyer les nombreuses recommandations du Secrétaire général à ce sujet. Le projet a été rédigé au terme d'une approche graduelle qui a permis d'aplanir les divergences très profondes entre États.

    L'Inde a déclaré qu'elle se joindrait au consensus sur ce projet, malgré des objections sur certains de ses aspects.

    Les États-Unis ont souligné à quel point il importe que les États respectent leurs obligations. Les États-Unis confirment leur soutien à cette résolution, rappelant qu'ils sont favorables à ce que les principes directeurs deviennent opérationnels dans l'ensemble du système des Nations Unies.

    L'Équateur, tout en se joignant au consensus, a regretté que «l'approche graduelle» ait quelque peu dilué le problème qui est au cœur du projet.

    Le Burkina Faso, au nom de la Colombie et de la Nouvelle-Zélande, a présenté le projet de résolution sur la mortalité et la morbidité maternelles évitables et les droits de l'homme (A/HRC/21/L.10) en rappelant que, chaque jour, des femmes meurent de complications pendant la grossesse et au moment de l'accouchement. La communauté internationale doit traiter les nombreuses causes de ce problème. Des analyses établies par les acteurs nationaux, régionaux et internationaux du secteur de la santé montrent que de grands efforts restent à fournir afin d'inverser la tendance et espérer réaliser le cinquième objectif du Millénaire pour le développement d'ici à 2015. Le combat pour l'adoption d'une perspective des droits de l'homme à cet égard concerne l'ensemble des États, indépendamment de leurs différences et de leurs contraintes.

    La Colombie a espéré que la résolution fera l'objet d'un consensus: les directives techniques constituent en effet une contribution pratique et un outil précieux, concret de prévention et de lutte contre la mortalité et morbidité maternelles évitables.

    Elles contribueront à l'élimination de ces risques inutiles pour les mères et garantiront le droit des enfants d'avoir une mère. La Nouvelle-Zélande a déclaré avoir participé à l'élaboration de la base normative pour une approche des droits de l'homme de la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelles. Les directives techniques sont un exemple de la manière dont le Conseil peut apporter sa contribution à l'amélioration des droits de l'homme, en contribuant à réduire un taux de mortalité qui demeure anormalement élevé.

    Le Guatemala a exprimé sa préoccupation face au taux de mortalité maternelle élevé qui persiste dans le monde, particulièrement dans les zones rurales. Il faut donc un engagement fort des États face à ce fléau. Le projet ne crée pas, pour autant, de nouveaux droits.

    L'Arabie saoudite, au nom de plusieurs États, a réaffirmé leur volonté de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement, le cinquième objectif en particulier (améliorer la santé maternelle). Si certains éléments du guide technique peuvent aider les États, cela doit se faire sans préjudice de leurs systèmes juridiques nationaux ni de leur souveraineté, dans le plein respect des valeurs religieuses et éthiques des populations et conformément, naturellement, aux droits de l'homme universellement reconnus. Il est regrettable que les amendements proposés par ces États n'aient pas été acceptés et ils souhaitent indiquer qu'ils ne sont pas en mesure, par conséquent, de se rallier aux aspects du projet relatifs au guide technique.

    La Mauritanie a déclaré qu'elle retirait son coparrainage tout en continuant d'adhérer au consensus éventuel en faveur de ce texte.

    L'Argentine, présentant le projet sur le droit à la vérité (A/HRC/21/L.16), a indiqué qu'il s'inscrivait dans le prolongement de la résolution sur la question présentée il y a quelques années à la Commission des droits de l'homme. Le nouveau texte contient une mise à jour reflétant certains événements récents, notamment la nomination du Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité. Le projet invite les organisations non gouvernementales et autres sources d'information à fournir des renseignements fiables.

    Cuba a présenté le projet de résolution sur l'utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l'homme et d'empêcher l'exercice du droit des peuples à l'autodétermination (A/HRC/21/L.17). Cuba a déploré non seulement le fait que les activités des mercenaires n'aient pas disparu, mais aussi l'apparition d'un autre phénomène alarmant: il s'agit d'une sorte de processus de mutation par lequel un nombre non négligeable de mercenaires se sont reconvertis dans des «services à objectifs divers et variés», autrement dit: commettre des actes criminels et violer les droits de l'homme. Cuba a indiqué que le Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires a joué un rôle clé dans le déchiffrage de la zone grise dans laquelle évoluent également les sociétés militaires et de sécurité privées, dont les activités sont contraires au droit international.

    Les États-Unis ont demandé la mise aux voix du projet, annonçant qu'ils voteraient contre.

    L'Autriche, au nom de l'Union européenne, a souligné que les objections des vingt-sept étaient bien connues et que les États de l'Union européenne membres du Conseil voteront aussi contre ce projet.

    Présentant également le projet de résolution sur un ordre international démocratique et équitable (A/HRC/21/L.18), Cuba a rappelé que c'était la deuxième fois qu'était présenté ce texte après la décision historique du Conseil, l'an dernier, de nommer un Expert indépendant sur cette question. Cuba proposera un texte similaire à l'Assemblée générale. Cuba regrette que les pays développés s'opposent seuls, au sein du Conseil, à cette initiative: sans doute ne peuvent-ils l'accepter en raison de leur prétention à maintenir leur domination sur le reste du monde.

    L'Autriche, au nom de l'Union européenne, a observé que certains éléments de cette résolution vont bien au-delà des prérogatives du Conseil. L'Autriche regrette que le mandat du Rapporteur spécial n'ait pas fait l'objet d'un projet séparé. Elle doute que cette résolution abstraite améliore réellement la jouissance des droits de l'homme. L'Autriche demande la mise aux voix de ce projet.

    Cuba a enfin présenté le projet de résolution sur les droits de l'homme et la solidarité internationale (A/HRC/21/L.19), rappelant qu'il s'agit d'un texte adopté année après année. La coopération et la solidarité internationale constituent des instruments essentiels pour appuyer les efforts nationaux de promotion et de protection des droits de l'homme. Pourtant, une minorité de pays considèrent que la notion de solidarité internationale ne devrait pas être traitée par le Conseil. Cuba leur rappelle que cette solidarité est une condition préalable à la dignité humaine, laquelle est la base de tous les droits humains.

    L'Autriche a déclaré que l'Union européenne a toujours fait preuve de son attachement aux droits de l'homme, et qu'elle continuera de le faire. L'élimination de la pauvreté et le développement durables sont, pour elle, des objectifs prioritaires. L'Union européenne doute de la pertinence de la transposition de la «solidarité internationale» en norme: cette solidarité ne renvoie ni à un critère juridique, ni à un concept des droits de l'homme. L'Union européenne demande la mise aux voix du projet et votera contre.

    La France a présenté un projet de résolution portant sur les principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme (A/HRC/21/L.20), en particulier leur adoption et leur transmission à l'Assemblée générale, pour clore un long processus de consultations. La France a souligné le caractère complexe de l'extrême pauvreté qui, au-delà de sa composante monétaire, recouvre notamment l'insuffisance du développement humain et l'exclusion sociale. Compte tenu du fait que l'extrême pauvreté est un phénomène universel, l'adoption par consensus constituerait une avancée significative dans la lutte contre ce fléau.

    Les États-Unis se sont associés au consensus sur ce projet de résolution. Les principes directeurs serviront aux États qui entendent lutter contre l'extrême pauvreté selon une approche axée sur le respect des droits de l'homme. La représentante a souligné que l'Agence pour le développement international des États-Unis consacre 6 milliards de dollars pour l'assistance à des programmes de lutte contre la pauvreté et pour le développement. Les États-Unis ne sont cependant pas d'accord avec l'obligation à la solidarité internationale qui serait faite aux États.

    Le Pérou a constaté que les projets de développement ont souvent le défaut de tomber dans l'assistanat. L'adoption d'une approche fondée sur les droits de l'homme présentée dans ce projet, ainsi que les principes directeurs, permettront aux populations d'être les acteurs de leur propre développement. Le représentant a remercié les personnes dans la pauvreté, les organisations de la société civile et autres partenaires ayant contribué à la formulation de ces principes directeurs.

    Le Pérou a constaté que les projets de développement ont souvent le défaut de tomber dans l'assistanat. L'adoption d'une approche fondée sur les droits de l'homme présentée dans ce projet, ainsi que les principes directeurs, permettront aux populations d'être les acteurs de leur propre développement. Le représentant a remercié les personnes dans la pauvreté, les organisations de la société civile et autres partenaires ayant contribué à la formulation de ces principes directeurs.
  • Tchad: Le Journal des journaux, en soutien à Jean-Claude Nekim, saisi sur ordre du procureur de la République !

    Tchad: Le Journal des journaux, en soutien à Jean-Claude Nekim, saisi sur ordre du procureur de la République !

    Le Journal des journaux intitulé "C'en est assez!", qui devait être diffusé le 27 septembre 2012, en soutien au directeur de publication de N'Djaména Bi-Hebdo, Jean-Claude Nekim, a été saisi à l'imprimerie, sur ordre du procureur de la République.

    L'enseigne du journal à Ndjamena

    Cette édition spéciale avait été préparée par l'ensemble de la presse tchadienne indépendante et d'opposition, avec le soutien d'associations locales de défense des journalistes et la participation de Reporters sans frontières. Par cette initiative, ces titres de presse, qui ont suspendu pour une semaine leurs publications, visaient à protester contre les pressions politiques et judiciaires que subit Jean-Claude Nekim.

    Pour contourner cette censure, Reporters sans frontières propose de télécharger en version PDF le Journal des journaux, intitulé "C'en est assez !" : http://fr.rsf.org/tchad-jean-claude-nekim-condamne-a-un-an-18-09-2012,43405.html

    Le 18 septembre, Jean-Claude Nekim a été condamné à un an de prison avec sursis et un million de francs CFA (1 500 euros) d'amende pour "diffamation". Son journal, N'Djaména Bi-hebdo, le plus ancien titre de presse d'opposition, a été suspendu pour trois mois. Le journaliste est également poursuivi pour "outrage à magistrat", après la publication, en une de N'Djaména Bi-hebdo, d'une caricature de son procès.

    Plus d'informations sur l'affaire Jean-Claude Nekim:

    A la suite du verdict prononcé par la justice à Ndjamena, dans l’affaire de la publication d’une brève sur la pétition contre le régime du président Déby par les syndicalistes de l’UST, l'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières a condamné la suspension pour trois mois du plus ancien journal d'opposition, N'Djaména bi-hebdo. Elle s’est déclarée «consternée» par la décision de justice contre son directeur.

    Jean-Claude Nekim, le directeur de publication de N'Djamena bi-hebdo, a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende d'un million de francs CFA (1.500 euros) pour «diffamation», pour avoir, rapporté cette pétition contre le régime du président Idriss Déby.

    Trois leaders de l'Union des syndicats du Tchad (UST), qui ont lancé la pétition, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et des amendes pour incitation à la haine raciale. «Cette décision semble signifier que certains titres de presse ne sont pas autorisés à couvrir librement la crise sociale qui sévit au Tchad». Jean-Claude Nekim et N'Djaména bi-hebdo sont sanctionnés pour avoir évoqué un sujet d'intérêt général, souligne RSF.

    Le mauvais climat entre le pouvoir et la presse franchit une nouvelle étape avec ce verdict, estime RSF. Cité par l’organisation, un journaliste tchadien ayant assisté à l'audience a affirmé: "C'était un procès expéditif. (...) Les avocats de la défense ont quitté la salle en signe de protestation. Ce procès ressemble à un règlement de compte avec Jean-Claude Nekim et son journal" "D'autres titres avaient publié en intégralité la pétition de l'UST. Ils n'ont pas été inquiétés; c'est simplement N'Djaména bi-hebdo qu'on a frappé", toujours selon le journaliste cité.

    RSF rappelle qu'elle "s'était entretenue, à Paris, avec le ministre tchadien de l'Information, Hassan Sylla Bakari, qui avait assuré à l'organisation que la liberté de l'information était garantie et protégée au Tchad" "Reporters sans frontières estime que ces déclarations ne peuvent plus être prises au sérieux alors que la justice s'empresse de prononcer des peines de prison, quand bien même avec sursis, contre un journaliste qui n'a fait que contribuer à la circulation d'une information d'intérêt général", selon le communiqué de l'organisation.

    RSF rappelle qu'elle "s'était entretenue, à Paris, avec le ministre tchadien de l'Information, Hassan Sylla Bakari, qui avait assuré à l'organisation que la liberté de l'information était garantie et protégée au Tchad" "Reporters sans frontières estime que ces déclarations ne peuvent plus être prises au sérieux alors que la justice s'empresse de prononcer des peines de prison, quand bien même avec sursis, contre un journaliste qui n'a fait que contribuer à la circulation d'une information d'intérêt général", selon le communiqué de l'organisation.
  • Nations Unies: Ahmadinejad en vedette, mais s'abstient de créer le scandale

    Nations Unies: Ahmadinejad en vedette, mais s'abstient de créer le scandale

    La deuxième journée de l'Assemblée générale de l'ONU mercredi à New York a été dominée une nouvelle fois par la Syrie, le Mali et la crise nucléaire iranienne. En orateur vedette, le président iranien s'est abstenu de créer le scandale tout en dénonçant l'Occident d'«intimidation».

    Depuis plusieurs années, les diatribes anti-israéliennes du président iranien à l'ONU provoquent le départ de la salle de responsables occidentaux.

    Milliers de manifestants

    Aux cris de "Ahmadinejad, non, non, non" plusieurs milliers de personnes ont manifesté sans incident mercredi à New York, au moment où le président iranien prenait la parole devant l'Assemblée générale de l'ONU.

    Beaucoup de manifestants, réunis à proximité du siège de l'ONU, ont également célébré à cette occasion l'annonce de la radiation imminente des Moudjahidine du peuple (OMPI) de la liste des organisations terroristes, par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. "Le criminel Ahmadinejad ne représente pas le peuple d'Iran. Nous n'avons qu'un message pour les Nations unies, ce régime impitoyable doit être expulsé des Nations unies, et le siège de l'Iran transféré à la résistance iranienne", a déclaré une intervenante, Zahra Amanpour, devant des partisans de Maryam Radjavi, la présidente-élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), dont les Moudjahidine du peuple sont la principale composante.

    Dans son discours de 33 minutes, Mahmoud Ahmadinejad a en effet accusé l'Occident et Israël de vouloir «intimider» son pays, sous le coup de sanctions et de menaces de frappes préventives pour son programme nucléaire contesté. Mais il s'est abstenu de lancer ses diatribes habituelles, consacrant l'essentiel de son discours à des considérations philosophiques et religieuses.

    «Il ne fait aucun doute que le monde a besoin d'un nouvel ordre et d'un nouveau mode de pensée», a-t-il affirmé, en dénonçant le matérialisme et l'absence de valeurs morales dans le monde actuel.

    Lyrisme

    Les années précédentes, il avait notamment nié la Shoah et relayé des théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, déclenchant le départ de la salle de diplomates américains et occidentaux. Mercredi, il a toutefois réclamé la création d'une «commission d'enquête indépendante» pour établir la «vérité» sur les attentats du 11-Septembre.

    Mais cette fois-ci, il a sinon surtout prédit avec lyrisme l'arrivée imminente d'un «Sauveur suprême», l'iman Mahdi, qui tel un «printemps» spirituel, assurera à l'humanité un «avenir éternellement radieux». Le Mahdi, parfois appelé «imam caché», est une figure centrale du chiisme iranien.

    Morsi critique Israël

    Les Etats-Unis avaient décidé de boycotter son discours, tout comme Israël et le Canada. Le président américain Barack Obama avait affirmé mardi devant l'Assemblée que les Etats-Unis feraient «ce qu'ils doivent faire» pour empêcher l'Iran d'obtenir la bombe atomique.

    C'est finalement le nouveau président égyptien Mohamed Morsi qui a critiqué mercredi Israël à mots couverts. Il a dénoncé «des politiques irresponsables ou des menaces arbitraires» et la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Les Palestiniens doivent pouvoir «goûter aux fruits de la liberté et de la dignité», comme les pays du Printemps arabe, a-t-il affirmé, très applaudi pour cette première apparition à l'Assemblée.

    Prudence sur le Mali

    Lors d'une réunion consacrée à la crise sahélienne, le premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a répété que Bamako souhaitait le feu vert de l'ONU pour le déploiement de troupes ouest-africaines qui l'aiderait à reconquérir le nord de son pays. Cette région est depuis six mois sous la coupe de groupes extrémistes armés.

    Cette demande pressante a été relayée par plusieurs responsables africains, et par la France qui a d'importants intérêts au Sahel. «La France demande au plus vite une nouvelle convocation du Conseil de sécurité de l'ONU» pour examiner la demande malienne, a déclaré le président français François Hollande, qui souhaite que les forces soient définies «dans les prochaines semaines».

    Mais d'autres responsables sont restés prudents. «Toute solution militaire (..) devrait être envisagée avec une extrême prudence. Elle pourrait avoir de graves conséquences humanitaires», a averti le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Le ministre belge des affaires étrangères Didier Reynders a demandé que «les objectifs» d'une telle opération «soient clairement définis».

    Syrie: force de maintien de la paix?

    Sur la Syrie, ce sont des ministres des pays membres de la Ligue arabe qui étaient réunis, au lendemain d'un appel du Qatar, devant l'Assemblée générale, à une intervention militaire panarabe en Syrie pour «faire cesser le bain de sang».

    Selon le président tunisien Moncef Marzouki, la Tunisie est favorable à une «force arabe de maintien de la paix» en Syrie. «Une opération de maintien de la paix par des pays arabes, oui, c'est envisageable», a-t-il déclaré. Il a cependant privilégié la «solution pacifique».

    Le premier ministre britannique David Cameron a lui estimé que le sang des enfants tués en Syrie ternissait la réputation des Nations unies.

    Le Conseil de sécurité devait tenir dans l'après-midi une réunion ministérielle consacrée au Printemps arabe, où la Syrie devrait encore être largement évoquée.
  • Le Conseil des Droits de l'homme a tenu son débat général sur le racisme et la discrimination raciale

    Le Conseil des Droits de l'homme a tenu son débat général sur le racisme et la discrimination raciale

    Le Conseil des droits de l'homme a tenu, à la mi-journée, son débat général sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Il était saisi dans ce cadre du rapport du Comité spécial chargé d'élaborer des normes complémentaires visant à renforcer et mettre à jour les instruments internationaux de lutte contre le racisme. Le Président-Rapporteur du Comité spécial, M. Abdul Samad Minty, a notamment indiqué que la quatrième session du Comité spécial avait porté en particulier sur trois thèmes: la xénophobie, les mécanismes nationaux chargés de protéger et de prévenir contre touts les formes de manifestations du racisme; et les lacunes dans les procédures s'agissant de l'application de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

    10 septembre 2012, Ban Ki Moon, Secrétaire Général de l'ONU à l'ouverture du 21è Session du Conseil des Droits de l'homme. Photo Réveil FM

    Lors du débat général sur le racisme et la discrimination raciale, l'attention s'est portée en particulier sur les émeutes récentes qui ont conduit à des pertes de vies dans plusieurs pays à l'issue de la diffusion sur internet d'un film dénigrant l'Islam. Plusieurs intervenants ont constaté la flambée de violence que peut occasionner l'incitation à la haine et l'islamophobie. Certains ont par ailleurs souligné l'importance qu'il y à ce que les législations nationales trouvent l'équilibre nécessaire entre liberté d'expression et incitation à la haine. La liberté d'expression ne saurait servir de prétexte pour dénigrer une religion. Il a été suggéré que l'islamophobie soit sanctionnée dans un cadre législatif, de la même manière que la législation européenne impose des limites au discours antisémites, au déni de l'Holocauste ou aux insultes à caractère racial.Des pays ont exhorté à une mobilisation générale en faveur du dialogue interculturel et religieux et à la mise en place d'urgence de plans nationaux de lutte contre la xénophobie, l'incitation à la haine, et le discours haineux.

    Madame Navy Pillay, Haut Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM

    Madame Laura Dupuy Lasserre, Présidente du Conseil des Droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM

    Les délégations suivantes ont participé au débat général: Sénégal (au nom du Groupe africain), Pakistan (au nom de l'Organisation de la coopération islamique), Chypre (au nom de l'Union européenne et pays associés), Fédération de Russie, Cuba, Chine, Malaisie, Koweït, Norvège, Arabie saoudite, Bangladesh, Libye, Sri Lanka, Iraq, Maroc, Algérie, Afrique du Sud, Turquie, Iran, Conseil de l'Europe, Tunisie, Bélarus et Venezuela. Plusieurs organisations non gouvernementales ont également pris part au débat1. La Lettonie et la Fédération de Russie ont exercé le droit de réponse.

    Cet après-midi, le Conseil a examiné, dans le cadre de l'assistance technique et du renforcement des capacités, le quatrième rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Cambodge et tiendra avec lui un débat interactif.

    La salle du Conseil des Droits de l'homme à Genève. Photot Réveil FM

    Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée

    Présentation de rapports

    M. ABDUL SAMAD MINTY, Président-Rapporteur du Comité spécial ayant pour mandat d'élaborer des normes complémentaires visant à renforcer et mettre à jour les instruments internationaux de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée sous toutes leurs formes, a présenté le rapport sur la quatrième session du Comité spécial qui s'est tenue en avril dernier (A/HRC/21/59 à paraître en français) et contenant ses conclusions et recommandations. Parmi celles-ci, le Président du Comité spécial est invité à tenir des consultations informelles afin de préparer la cinquième session et de collecter des propositions concrètes à fins de débat sur la xénophobie. Le Comité spécial a aussi décidé de demander au Haut-Commissariat d'envoyer un questionnaire pour recueillir des informations au sujet des trois thèmes examinés lors de la quatrième session et qui portent sur la xénophobie, les mécanismes nationaux chargés de protéger et de prévenir contre touts les formes de manifestations du racisme et les lacunes dans les procédures s'agissant de l'application de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

    Le Président du Comité spécial s'est dit heureux de constater que des progrès avaient été enregistrés lors de sa quatrième session, le climat y étant de plus en plus positif et le programme de travail de plus en plus fourni. Pendant la période actuelle entre deux sessions, le Comité spécial continuera de travailler sur les trois sujets mentionnés, étant entendu que d'autres sujets seront abordés dans l'avenir. M. Minty s'est aussi félicité que le programme de travail et les conclusions de la session aient été adoptés par consensus.

    Le Conseil est également saisi, au titre de ce point, du rapport de la Haut-Commissaire sur l'incompatibilité entre la démocratie et le racisme (A/HRC/21/27), présenté le 14 septembre, et du Groupe de travail d'experts sur les personnes d'ascendance africaine (A/HRC/21/60 et Add.1 et Add.2), présenté ce matin.

    Débat général

    Le Sénégal a déclaré que le Groupe africain demeurait extrêmement préoccupé par le regain d'actes racistes et xénophobes dans un contexte de crise. Cette aggravation plaide valablement en faveur d'une consolidation de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale pour prévenir les actes racistes et xénophobes et punir leurs auteurs. Il a assuré le Conseil de l'appui du Groupe africain dans cette démarche et affirmé qu'en dépit de la Déclaration et du Programme d'Action de Durban, le tableau général de la problématique d'ensemble du racisme, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, révèle une généralisation et une banalisation des actes de racisme, aggravées par les médias et à travers l'Internet. La communauté internationale doit se mobiliser contre l'incitation à la haine avec l'exemple récent de la diffusion d'un film islamophobe, a-t-il exhorté.

    Le Pakistan, au nom de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), a vivement condamné les violences ayant conduit à des pertes de vies, notamment celle de diplomates américains. De tels incidents montrent, s'il le faut, la nécessité urgente de prendre des mesures contre l'incitation à la haine. Il a cité la publication de dessins offensants, la diffusion d'un film hautement islamophobe et les Coran brûlés, autant d'exemples très récents d'appels aveugles à la discrimination et à la haine sur la base d'une appartenance religieuse ou culturelle. Il a souligné qu'il faut donc bien délimiter la notion de liberté d'expression, surtout lorsque des minorités sont appelées à réagir violemment contre des actes ignobles à l'égard de leur profonde conviction, aussi bien dans leur pays d'origine que d'accueil. Il faut dès lors aborder l'islamophobie dans un cadre législatif. La restriction de la liberté d'expression dans le contexte de l'incitation à la haine est donc une question d'actualité, a déclaré le représentant, qui a rappelé à cet égard que les législations européennes et dans d'autres pays imposent des limites au discours antisémites, au déni de l'Holocauste ou aux insultes à caractère racial.

    Chypre, au nom de l'Union européenne et pays associés, a réaffirmé l'engagement de l'Union européenne à la lutte contre le racisme et la discrimination raciale, qui sont des défis mondiaux et nécessitent des plans d'action nationaux. L'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne recueille et analyse des informations et sensibilise à la protection des droits fondamentaux de l'homme. L'Union européenne a également adopté récemment un nouveau Cadre stratégique esquissant ses principes de promotion et protection des droits de l'homme, notamment la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes. Un Plan d'action centré sur les membres des groupes vulnérables, comme les minorités, les femmes et les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, a également été adopté. Par ailleurs, l'Union s'est également engagée à l'échelle internationale par la ratification de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, et sa participation à la dixième session du Groupe de travail sur l'application effective de la Déclaration de Durban. L'Union européenne émet des réserves sur l'approche générale du Groupe de travail sur les personnes d'ascendance africaine s'agissant des droits collectifs et de la nécessité d'adopter des mesures spéciales, et rejette le «relativisme culturel» dans la jouissance des droits de l'homme, qui sape la nature universelle des droits de l'homme. L'Union européenne est également préoccupée par la portée et la nature de la Décennie pour les personnes d'ascendance africaine telle que proposées par le Groupe de travail dans le projet de Programme d'action car elles couvrent une très large gamme de thèmes et de situations. Rappelant que l'Union européenne avait activement pris part au débat thématique sur le discours haineux organisé par le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, il a expliqué que ce phénomène complexe comportait de multiples facettes et constituait un défi mondial. Il a réitéré son engagement à lutter contre des délits d'incitation à la violence ou à la haine.

    La Fédération de Russie s'est dite préoccupée par le renforcement des expressions de thèses néonazies et d'extrême droite en Europe. Ces groupes font du chantage par le biais de la terreur et cherchent à se donner du crédit, souvent aidés en cela par des gouvernements. En Lettonie par exemple, un monument en l'honneur d'un groupe néonazi a ainsi été érigé, a dénoncé la délégation russe, accusant encore ce groupe d'embrigader des écoliers. La condamnation par la communauté internationale de tels actes n'est pas suffisante, y compris au sein de l'Union européenne, a-t-il souligné, appelant l'Union européenne à plus de vigilance quant à ce qui se passe à l'intérieur de ses frontières.

    Cuba a déploré que la race ou l'ethnie soient utilisées pour justifier la domination ou la marginalisation de groupes minoritaires comme les Roms. Pour sa part, et malgré les difficultés qu'elle connaît, Cuba a toujours été disposée à venir en aide aux groupes marginalisés.

    La Chine considère que les efforts consentis pour lutter contre le racisme, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée font partie de la promotion et de la protection des droits de l'homme. La communauté internationale devrait en conséquence éviter la politisation d'une telle question.

    La Malaisie a rappelé les événements consécutifs à la diffusion du film contre l'Islam intitulé «L'innocence des musulmans», déplorant en particulier que des diplomates américains aient perdu la vie. La Malaisie est cependant profondément troublée par l'absence de réaction des gouvernements concernés qui estiment que le fait d'empêcher ou de bloquer la diffusion de ce film constituerait une violation des libertés d'opinion et d'expression. Il semble que cette attitude reflète un manque de prise de conscience du concept de compréhension mutuelle et de respect envers les religions et convictions d'autrui.

    Le Koweït a souligné que son pays avait été créé sur la base de la coexistence entre communautés d'origines diverses. La Constitution koweïtienne affirme l'égalité, en droits et devoirs, de toutes les personnes vivant sur le territoire. Tous les instruments internationaux de lutte contre le racisme et la discrimination raciale touchent à ce qui porte atteinte au respect des convictions. Le Koweït appelle à adopter un pacte mondial en faveur du respect de toutes les religions.

    La Norvège, en tant que société culturellement diverse, a affirmé qu'elle considérait comme essentiel de promouvoir l'intégration et la tolérance et de combattre la haine, la xénophobie et toutes les formes de discrimination. Il est essentiel que les recommandations des mécanismes internationaux des droits de l'homme soient entendues si l'on entend instaurer l'universalité des normes en la matière. La Norvège estime que des efforts internationaux coordonnés pour combattre le racisme et la discrimination sont essentiels à cet égard, l'histoire offrant de trop nombreux exemples de défiance et de conflit ayant leur origine dans la discrimination religieuse et l'intolérance. Elle appelle les États membres à considérer favorablement le projet de résolution sur les formes contemporaines de racisme actuellement en cours d'élaboration dans les coulisses du Conseil.

    L'Arabie saoudite a souligné les initiatives prises à l'échelle régionale et mondiale par son pays, compte tenu de son rôle pour la religion musulmane et en tant que centre de ses lieux sacrés, pour prévenir et lutter contre tous les actes de violence et d'incitation à la haine, en particulier dans le cadre du dialogue entre les civilisations et les religions. Il a rappelé les préceptes musulmans de consultation, de respect des religions, ainsi que de lutte sans merci contre toutes les formes d'intolérance vis-à-vis de toutes convictions, en se fondant sur le dialogue et l'échange.

    Le Bangladesh s'est inquiété des profanations de l'image du prophète Mahomet et considéré que de tels actes ne sauraient tomber sous le coup de la liberté d'expression. Dans le contexte délicat actuel, le Bangladesh a mis en garde contre les appels croissants à l'intolérance raciale et xénophobe et souligné la nécessité d'une application urgente et scrupuleuse des dispositions de la Convention sur l'élimination de toute forme de discrimination raciale et des documents de Durban.

    La Libye a estimé à son tour qu'en dépit des efforts internationaux pour mettre fin aux pratiques racistes et discriminatoires, force est de constater que l'incitation à la haine et les incidents contre l'Islam et ses valeurs sacrées deviennent de plus en plus courant. Il a appelé à un dialogue sérieux et sincère entre toutes les religions et condamné toutes les campagnes de dénigrement de l'Islam et les caricatures du Prophète Mohamed et des symboles religieux. Il a souligné que les pays musulmans refusaient, avec la même vigueur, les actes de violence et de destruction en réponse à ces délits, en particulier les incidents qui ont conduit à des pertes de vies à la représentation des États-Unis à Benghazi.

    Pays observateurs

    Sri Lanka a déclaré que la Déclaration et le Programme d'action de Durban offrent un cadre idéal pour lutter contre les phénomènes de racisme et de xénophobie. Il a souligné que le pays était très conscient de la manière dont les idéologies raciales peuvent être manipulées par des éléments extrémistes cherchant à favoriser des projets fascistes, ou séparatistes et à promouvoir la haine et l'intolérance. Il faut célébrer le patrimoine culturel commun et la consolidation de la paix tout en dénonçant le racisme et l'intolérance.

    L'Iraq a condamné toute attaque contre les religions qui prend la liberté d'expression comme écran et prétexte. Dans ce contexte, l'Iraq est favorable à un instrument juridique international qui interdirait les attaques contre les religions afin d'assurer l'équilibre nécessaire entre la liberté d'expression et la liberté de conviction, tout en respectant les instruments internationaux.

    Le Maroc a condamné tout discours haineux et toute autre manifestation affectant l'islam et ses symboles. Il a en particulier dénoncé le récent film anti-Islam, ainsi que les violences qui l'ont suivi et conduit à la mort d'un diplomate américain en Libye.

    L'Algérie a estimé que la dernière session du Comité spécial sur les personnes d'ascendance africaine avait permis d'entrer dans le vif du sujet. La nécessité de poursuivre la lutte contre les phénomènes racistes et xénophobes est d'autant plus évidente face aux nouvelles formes de xénophobie et de racisme qui sont instrumentalisés politiquement et qui demeurent bien souvent impunies. Par ailleurs, l'Algérie appelle à la ratification de tous les instruments internationaux dans ce domaine.

    L'Afrique du Sud a constaté qu'en dépit des progrès enregistrés le Comité spécial faisait toujours face à des difficultés pour faire en sorte que des engagements soient transformés en action concrète par le Conseil. L'Afrique du Sud appelle toutes les délégations à soutenir la résolution recommandant que l'Assemblée générale proclame une Décennie de l'ONU pour les peuples d'ascendance africaine et adopte le projet de programme au cours de l'actuelle session à New York.

    La Turquie a affirmé que la montée de l'intolérance, de la xénophobie et du racisme culturel menaçaient la paix et la coexistence harmonieuse des sociétés modernes, rappelant qu'elle avait toujours été vigilante à cet égard. C'est la raison pour laquelle, de concert avec l'Espagne, la Turquie a lancé l'initiative de l'Alliance des civilisations dont l'objectif est d'encourager à une meilleure compréhension interculturelle. Si la protection et la promotion de la liberté d'expression constitue une priorité pour tous, la nécessité de combattre l'intolérance est une autre. La liberté de chacun est toutefois limitée par celle d'autrui et les États ont le devoir de protéger cette dernière.

    L'Iran a souscrit à la déclaration de l'Organisation de la coopération islamique et noté qu'en dépit de tous les efforts consentis par la communauté internationale, le fléau du racisme continue et les minorités musulmanes, depuis quelques années, sont ciblés par des actes commis par les extrémistes et les partis politiques xénophobes. Il a vigoureusement condamné les attaques contre des lieux saints et des symboles musulmans ainsi que les insultes proférées par le biais de caricatures. La communauté internationale doit condamner cette évolution par tous les moyens pratiques et juridiques.

    Le Conseil de l'Europe a indiqué que la réconciliation du respect des identités «différentes» avec la promotion de la cohésion sociale ne peut être un succès que si elle est fondée sur les droits de l'homme. D'une manière générale, tout ce que le Conseil de l'Europe fait ou a fait est directement ou indirectement lié à la promotion des droits de l'homme et de la diversité humaine. Le Conseil de l'Europe mène des activités sur la diversité et la cohésion sociale et accorde une grande importance au rôle de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance et du Comité consultatif de la Convention cadre pour la protection des minorités nationales.

    La Tunisie a soutenu la proclamation de la Décennie pour les personnes d'ascendance africaines ainsi que le programme d'action proposé par le Groupe de travail d'experts. Il a également appelé à ne ménager aucun effort pour l'application de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Nous vivons dans un XXIe siècle de la honte, a lancé la Tunisie, qui rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale. Concernant le rapport sur les normes complémentaires aux instruments internationaux, elle a jugé utile de combler les lacunes et de lutter effectivement contre le racisme et le discours haineux auxquels il est notamment fait recours à des fins électorales. Il a dit l'urgence de prendre des mesures après la diffusion du film américain dénigrant l'Islam.

    Le Bélarus a condamné l'érection d'un monument en l'honneur de la Légion lettonne, à l'origine de terribles exactions pendant la Seconde guerre mondiale. Il s'agit d'une atteinte à la mémoire des ses victimes. Il appelle les autorités lettonnes à renoncer à ce projet. Le Bélarus a également évoqué les événements actuels dans les pays musulmans, estimant que le Conseil devait condamner des actes qui ne peuvent en aucun cas être justifiés par la liberté d'expression.

    Le Venezuela a évoqué la législation vénézuélienne contre la discrimination raciale, soulignant la nécessité d'établir des normes complémentaires. Il a souligné avoir participé à toutes les sessions du Comité spécial, le Venezuela étant fermement engagé dans la lutte contre le racisme et toutes les formes d'intolérance.

    Organisations non gouvernementales

    Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies a déploré que le Haut-Commissariat n'ait pas mis en œuvre les décisions du Conseil de sécurité en faveur d'un programme d'information et de sensibilisation du public en soutien à la Déclaration et au Programme d'action de Durban. Par son omission, le Haut-Commissaire indique malheureusement que les normes internationales contre le racisme ne sont pas prioritaires.

    Helios Life Association a lancé un appel à l'amour universel en tant que réponse au racisme. La discrimination s'explique en effet par la peur de la différence et de l'inconnu. Il ne faut pas promouvoir la tolérance mais bien l'amour universel.

    African Canadian Legal Clinic a appelé le Conseil à adopter le projet de programme d'action proposé par le Groupe de travail sur les personnes d'ascendance africaine: sans l'appui administratif et financier de l'ONU, la Décennie ne saurait avoir le succès escompté.

    Pour l'Institut Maryam Ghasemi Educational Charity, les violences islamophobes et les incitations au meurtre de Musulmans partout dans le monde nous mènent tout droit à une nouvelle guerre des religions. L'Institut estime nécessaire de créer une commission d'enquête chargée d'élucider les causes profondes de l'islamophobie.

    La Pasumai Thaayagam Foundation a regretté que, depuis la fin de la guerre en 2009, le Gouvernement de Sri Lanka n'ait eu de cesse de s'attaquer aux Tamouls par d'autres moyens. L'armée est installée dans des casernes au cœur même des zones peuplées de Tamouls: on compte une garnison pour chaque village et un soldat pour cinq civils. L'armée multiplie les sévices contre les femmes tamoules, notamment les veuves. La Fondation a invité le Conseil à créer une commission d'enquête indépendante sur les exactions passées et présentes du Gouvernement de Sri Lanka.

    L'Union internationale humaniste et laïque a observé que le mauvais film insultant l'Islam, sorti en avril dernier, n'est devenu un phénomène mondial qu'après sa reprise par une chaîne de télévision musulmane. La meilleure manière de réagir à une attaque commise par un ignorant consiste, précisément, à l'ignorer, a estimé l'ONG, estimant qu'un tel incident ne doit pas entraîner de limitation de la liberté d'expression.

    L'Organization for Defending Victimes of Violence a déclaré que l'une des plus graves erreurs du Conseil a été de mettre de côté la résolution sur la diffamation des religions. Les efforts de lutte contre la discrimination doivent s'accompagner de mesures concrètes de consolidation du dialogue interculturel sur la base du respect mutuel. La diffusion de films ou caricatures insultant les religions est un acte criminel.

    International Human Rights Association of American Minorities a souligné que le Déclaration et le Programme d'action de Durban sont au cœur du combat mondial contre le racisme et la xénophobie, combat qui doit être une priorité de la communauté internationale. L'organisation a déploré la situation régnant dans le Cachemire indien, une situation qui s'explique en grande partie par le racisme.

    World Barua Organisation a déploré le sort fait aux dalits, citant plusieurs cas de déni des droits fondamentaux des hors-castes, en particulier dans le domaine du travail. Elle a appelé le Conseil à intervenir en leur faveur.

    Libération a dénoncé les discriminations et le harcèlement dont les dalits sont victimes au Royaume-Uni, malgré les appels lancés aux autorités britanniques. La législation nationale doit être adaptée en vue d'éliminer la discrimination contre les personnes appartenant à des castes.

    Le Conseil indien d'Amérique du Sud a condamné les souffrances endurées par les peuples autochtones, notamment les peuples de l'Alaska. Il a aussi dénoncé le fait que les autochtones aient été contraints d'adopter les valeurs européennes.

    Le Congrès du monde islamique a dénoncé les violations des droits de l'homme des membres des minorités religieuses, en particulier dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en Europe et aux États-Unis. La menace que ferait planer l'islam sur le monde n'est que le fruit de l'imagination, a assuré le représentant. En Inde, la minorité musulmane est victime de profilage religieux. Les chefs religieux et les États doivent unir leurs efforts en vue de l'émergence de sociétés reflétant les idéaux de la tolérance.

    Verein Südwind Entwicklungspolitik a regretté que malgré les engagements du Gouvernement d'Israël, les actes de discrimination se poursuivent dans ce pays contre les membres de certaines minorités. De même, la représentante s'est préoccupée par la poursuite, en Iran, et malgré les dénégations des autorités, d'actes systématiques de xénophobie contre les membres de la minorité afghane. La lutte contre le racisme doit passer, notamment, par une approche médiatique équilibrée: or, les médias iraniens persistent à donner une image faussée de la minorité afghane, justifiant ainsi tous les abus.

    La Maarij Foundation for Peace and Development a regretté la multiplication, ces dernières années, de manifestations de haine et de peur contre les religions. L'islam est particulièrement visé, comme en témoigne le film sorti récemment qui porte atteinte à l'image du prophète et aux sentiments de millions de musulmans. La liberté d'expression ne doit pas dépasser certaines limites, estime la Fondation, qui a souhaité l'adoption d'une convention internationale criminalisant les atteintes aux religions.

    International Buddhist Relief Organization a attiré l'attention sur les violations des droits fondamentaux des dalits dans le domaine de l'éducation. Elle a dénoncé en particulier le fait que les étudiants n'ont pas accès aux bourses d'études et que les enfants dalits sont traités de manière humiliante dans leurs écoles.

    International Educational Development a dénoncé le racisme et le triomphalisme, deux manifestations du racisme. La diabolisation de certains groupes ethniques par des gouvernements a des résultats catastrophiques. Le représentant a demandé aux titulaires de mandats de procédures spéciales d'enquêter sur le «patriotisme ethnique» officiel en Turquie et à Sri Lanka.

    La Commission africaine des promoteurs de la santé et des droits de l'homme a invité le Conseil à entériner le programme d'action de la Décennie pour les personnes d'ascendance africaine. La Commission s'est dite alarmée par l'escalade du racisme à l'égard de ces personnes ainsi que par la non-application de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Le représentant a proposé au Conseil d'adopter un plan pluriannuel en vue de la mise en œuvre urgente et de la diffusion de ces documents importants.

    La Fraternité Notre-Dame a attiré l'attention du Conseil sur la christianophobie et le racisme antichrétien de groupes apparentés à une religion sataniste. Ces agissements dépassent le terrain de la liberté d'expression. La société semble imprégnée de cette idée selon laquelle tous les actes sont justifiés «du moment qu'on a envie de les faire, quelles que soient les conséquences pour autrui». La Fraternité Notre-Dame s'est demandée s'il ne s'agit pas d'un vaste projet dont le but est de conduire la jeunesse vers la rupture successive des liens avec la famille, l'Église, la nationalité.

    Association of World Citizens a déploré la disparition, tous les mois, de centaines de «boat-people» entre l'Europe et l'Afrique sans que leurs familles aient le moyen de savoir ce qui leur est arrivé. La représentante a appelé l'Union européenne, le Haut-Commissariat aux réfugiés et les pays africains à réagir. Elle a proposé que des stations de radio soient créées dans les camps de réfugiés afin de faciliter la communication avec les familles, comme cela a été fait en Afrique centrale dans les années 1990.

    L'Africa Culture Internationale a fait part de sa préoccupation face à la situation au Mali qui est d'une extrême gravité pour toute l'Afrique de l'Ouest. Il s'est dit aussi préoccupé par l'exécution de neuf condamnés à mort en Gambie qui a bouleversé l'opinion internationale. Les organisations de droits de l'homme des Nations Unies doivent proposer des solutions pour instaurer la justice, la démocratie et la paix.

    Le Mouvement indien «Tupaj Amaru» a déploré les manifestations de racisme et de discrimination qui se succèdent depuis le début du XXIe siècle au prétexte de la lutte contre le terrorisme et de l'exercice de la liberté d'expression. Pour libérer l'humanité du fléau du racisme, il faut changer l'ordre économique injuste et raciste qui prévaut.

    Le National Association for the Advancement of Colored People a dénoncé la pratique prévalant aux États-Unis qui consiste à priver les personnes condamnées au pénal d'exercer le droit de vote, même après leur libération. Plus de cinq millions de citoyens américains sont concernés par cette mesure, à titre temporaire ou permanent, dont plus de deux millions d'Afro-Américains.

    United Nations Watch a regretté que l'antisémitisme se propage en Suède sans que les autorités ne s'en émeuvent. La ville de Malmö a été récemment le lieu d'actes de violence contre une synagogue et contre des jeunes juifs. Le Conseil doit inciter les autorités suédoises à sanctionner les responsables politiques locaux complices de ces délits.

    La Commission arabe des droits de l'homme a salué l'avancement des travaux du Groupe de travail d'experts sur les personnes d'ascendance africaine. Elle a par ailleurs souligné que la nécessité d'une lutte sans merci contre la diffamation religieuse, notamment l'islamophobie, est réaffirmée dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le Conseil doit assumer ses responsabilités à cet égard.

    Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a accueilli favorablement l'annonce faite par le Premier ministre de la France concernant l'élaboration imminente d'un plan d'action contre le racisme et l'antisémitisme, fondé en premier lieu sur l'éducation, avec la participation des organisations de la société civile. La politique française à l'égard des Roms reste toutefois préoccupante: les expulsions et le démantèlement des camps ne font que déplacer les problèmes tout en les aggravant; et les renvois, forcés ou subventionnés, se révèlent aussi inefficaces que coûteux.

    Tiye International a salué la prise de conscience par les États, à Durban, du fait que le racisme est un crime contre l'humanité. Malheureusement, certains pays et organisations non gouvernementales ont agi très négativement à cette conférence, ce qui a entraîné des dissensions affaiblissant l'application des documents issus de cette grande réunion.

    Droit de réponse

    La Lettonie a assuré n'avoir eu de cesse de condamner les mouvements néonazis. Le monument auquel il a été fait référence par la Fédération de Russie résulte d'une initiative privée. En outre, il n'affiche aucun symbole nazi, ce qui aurait été passible de poursuites. La Lettonie s'interroge sur la situation en Russie, un pays où, malheureusement, les actes de racisme et le néonazisme prolifèrent: si les actes de groupes xénophobes et nationalistes y sont, il est vrai, en diminution, une douzaine de personnes ont tout de même été tuées et 129 blessées dans des incidents racistes depuis le début de l'année dans ce pays.

    La Fédération de Russie n'a pas nié les phénomènes de racisme et de xénophobie sur son territoire. Ceux-ci ne sont pas tolérés et sont au contraire fermement combattus par les autorités, contrairement à ce qui prévaut en Lettonie: des manifestations en mémoire des criminels lettons ont lieu régulièrement, auxquelles participent des élus. La Fédération de Russie appelle la Lettonie à répondre aux préoccupations manifestées à son endroit par plusieurs instances internationales des droits de l'homme.

     

    Organisations non gouvernementales1: Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies, Helios Life Association, African Canadian Legal Clinic, Institut Maryam Ghasemi Educational Charity, Pasumai Thaayagam Foundation, Union internationale humaniste et laïque, Organization for Defending Victims of Violence, International Human Rights Association of American Minorities, World Barua Organization, Libération, Conseil indien d'Amérique du Sud, Congrès du monde islamique, Verein Südwind Entwicklungspolitik, Maarij Foundation for Peace and Development, International Buddhist Relief Organisation, International Educational Development, Commission africaine des promoteurs de la santé et des droits de l'homme, Fraternité Notre Dame, Association of World Citizens, Africa Culture Internationale, Mouvement indien «Tupaj Amaru», National Association for the Advancement of Colored People, United Nations Watch, Commission arabe des droits de l'homme, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) et Tiye International.
  • 67è Assemblée Générale de l'ONU: Mais qui a écrit le discours alambiqué de Joseph Kabila ?

    67è Assemblée Générale de l'ONU: Mais qui a écrit le discours alambiqué de Joseph Kabila ?

    Onze ans qu'il trône frauduleusement à la tête de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila n'a toujours pas compris que la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies est le lieu idéal pour dire les choses, la vérité vraie au monde. François Hollande, le président Français ne s'est pas empêché de critiquer l'immobilisme de l'ONU, il a souligné la nécessité d'une action «urgente» de la communauté internationale en Syrie et au Sahel. Et il a appelé l'ONU à «protéger les zones libérées» en Syrie en s'engageant à soutenir une résolution du Conseil de sécurité «pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale.» . Barack Obama, le président américain n'a pas lésiné sur ses minutes accordées à chaque président, pour condamner l'anti-américanisme du temps et les émeutes de la Lybie qui ont occasionné la mort de quatre Américains dont un ambassadeur. Mahmoud Ahmadinejad, le président Iranien n'a pas mâché ses mots pour défendre son pays, accusé d'être en voie de s'accaparer de l'arsenal nucléaire. Qu'a dit Joseph Kabila, l'accusé pour haute trahison contre l'Etat-congolais ? Rien ! Il s'est fourvoyé. Il n'a pas osé citer le Rwanda, pays agresseur et envahisseur. Il n'a même pas cité le M23 qui sème le terreur et la mort auprès des populations civiles congolaises. La République émocratique du Congo est un pays agressé, elle a son compteur plus de 12 millions de morts, plus d'1 million de femmes congolaises ont été violées, des milliers de Congolais sont des déplacés de guerre et sont des réfugiés dans leur propre pays. Ils sont abandonnés à leur propre sort. Les casques bleues de l'ONU sont morts au Congo. Et Joseph Kabila n'arrive pas à dire ce qui se passe au Congo, mais qui lui a écrit son discours ?
     

     

    Avec ce qui s'est passé hier à la tribune de l'Assembée générale des Nations unies, les Congolais doivent comprendre une fois de plus que nous avons un imposteur à la tête de notre pays, qui roule pour la mafia internationale. Heureusement il a en face de lui, des Congolais qui sont allés à l'école et savent lire entre les lignes. Joseph Kabila a étalé à la face du monde son incompétence et ignorance de la situation catastrophique qui prévaut au Congo. Il est complice du malheur des congolais. Révisitons l'histoire avec le discours mémmorable de Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko pour nous consoler.


    1973: Discours de Mobutu à l'O.N.U... par Nzwamba

    Joseph Kabila, usupateur et imposteur, est un traitre à la nation congolaise.
  • RDC, Mali, Somalie, Syrie et Iran au programme de l'Assemblée générale de l'ONU

    RDC, Mali, Somalie, Syrie et Iran au programme de l'Assemblée générale de l'ONU

    Plus de 120 chefs d’Etat, Premiers ministres et ministres doivent se rassembler à New York à partir de ce mardi pour la 67e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Pour François Hollande, ce sera l'occasion de son premier discours à la tribune du palais des Nations unies, prévu à 18 heures heure française. Il devrait notamment appeler à soutenir le déploiement d’une force africaine au Mali pour aider à combattre les islamistes armés qui tiennent le nord du pays.

    Ban Ki Moon, le Secrétaire Général de l'ONU et François Hollande, le Président français.

    Le président des Etats-Unis Barack Obama, en pleine dernière ligne droite de campagne, ne fera lui qu'un passage express de 24 heures et n’a pas prévu de s’entretenir avec des chefs d’Etat ou de gouvernement en marge de l’Assemblée générale. N'en déplaise au Joséphiste Papy Tamba qui a annoncé au monde entier que son usurpateur de président, Joseph kabila allait être réçu par le prédident-candidat Barack Obama. Balivernes su balivernes, vuvuzélas sur vuvuzélas !

    Principal organe représentatif de l'ONU (elle réunit les 193 Etats membres), l'Assemblée propose des résolutions sur les questions de maintien de la paix mais n'a qu'un rôle consultatif par rapport au Conseil de sécurité. Elle est d'abord un vaste forum de discussions pour tenter d'avancer sur les points chauds. En l'occurrence, cette année :

    La Syrie

    Dossier le plus brûlant, le conflit syrien sera probablement de tous les discours, mais surtout pour la forme. Reflet de l’impuissance de l’ONU à faire cesser les combats, aucune réunion formelle au sommet n’est prévue. Si bien que le dossier devrait être surtout abordé en coulisses. Une décision forte ne pourrait venir que du Conseil de sécurité, l’organe exécutif. Mais les veto opposés à trois reprises par la Chine et la Russie sur des projets de résolution soumis au Conseil ont échaudé les Occidentaux. Ceux-ci ne tiennent pas à aller au devant d’un nouvel échec. Quant à la Russie et à la Chine, elles n’enverront à New York que des ministres. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays accueille des milliers de réfugiés syriens, a renoncé à venir.

    On ignore aussi encore quel sera précisément le plan du nouveau médiateur sur la Syrie, Lakhdar Brahimi.

    Le seul vrai espace de discussion pourrait finalement être la réunion, vendredi, des Amis de la Syrie, groupe de pays occidentaux et arabes qui soutiennent l’opposition à Bachar al-Assad.

    République démocratique du Congo

    Joseph Kabila, Mobutu-light, usurpateur et imposteur !

    Les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagame, doivent participer jeudi à une réunion sur la RDC et plus largement la région des Grands Lacs. Kinshasa et des experts de l’ONU accusent le Rwanda, qui dément, de soutenir en RDC les mutins du mouvement M23, un groupe rebelle constitué de Tutsis. Ceux-ci ont établi selon l’ONU une «administration de fait» dans le Nord-Kivu (est de la RDC). Plus de 500 000 personnes ont été déplacées par les combats dans cette zone depuis longtemps instable, où l’ONU a déployé une force de 17 000 hommes (Monusco) pour protéger les civils. Les onze pays de cette région tentent, en vain jusqu’ici, de mettre sur pied une force «neutre» pour surveiller la frontière RDC-Rwanda.

    Le Mali

    Des combattants du groupe islamiste Mujao, branche d'Al-Qaeda, dans la ville de Gao au Mali le 7 septembre.

    Le temps presse au Nord-Mali. Les autorités de Bamako et les Etats d’Afrique de l’Ouest ne parviennent pas à s’entendre sur l’envoi d’une force panafricaine sous mandat de l’ONU. Et le Conseil de sécurité n’est pas prêt à donner son feu vert sans connaître les modalités précises de l’intervention. En attendant, les groupes islamistes s’enracinent chaque jour un peu plus. François Hollande et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton doivent participer mercredi à un sommet qui devrait déboucher sur l’annonce d’une stratégie globale. Hier lundi, lors du dîner auquel Ban Ki-moon a convié François Hollande à sa résidence de Manhattan, les deux hommes ont évoqué la possibilité de nommer un émissaire de l’ONU pour le Mali. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui participait aussi à ce dîner, a annoncé que Bamako avait officiellement demandé une intervention militaire internationale «immédiate» dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes islamistes.

    Le nucléaire iranien

    Mahmoud Ahmadinejad, le président Iranien au siège de l'ONU hier lundi 24 septembre 2012

    A peine arrivé, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a condamné hier lundi les puissances occidentales qui «violent les droits et libertés d’autres nations» en imposant des sanctions à l’Iran contre son programme nucléaire. Dans son collimateur : les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, déterminés à faire monter la pression sur Téhéran, toujours soupçonné de vouloir acquérir l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil. Etats-Unis, Royaume Uni, France, Chine, Russie et Allemagne doivent se concerter jeudi avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton sur ce dossier, en marge de l’Assemblée elle-même. Les six pays composent le groupe dit «5 + 1» chargé de négocier avec l’Iran. Les spéculations autour de frappes israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes ont ces derniers temps fait monter la tension et crispé les relations entre Israël et son allié américain. Mahmoud Ahmadinejad doit s’exprimer demain mercredi devant l’Assemblée. Comme à son habitude, il devrait faire grincer un certains nombre de dents. Ce sera son dernier discours à l’Assemblée, puisqu’il doit quitter le pouvoir en 2013 après deux mandats.

    La Somalie

    Les grandes puissances ont salué l'élection le 10 septembre du nouveau président Hassan Cheikh Mohamoud, aboutissement d’une transition politique complexe parrainée par l’ONU depuis 2000. Mais elles lui demandent d’agir vite pour empêcher son pays de replonger dans le chaos. Le Conseil de sécurité l’a encouragé à intensifier la lutte contre les islamistes shebab – qui ont tenté de l’assassiner deux jours après son élection – et contre les pirates somaliens et à combattre la corruption. Le Premier ministre britannique David Cameron et Hillary Clinton devraient répéter ce message mercredi lors d’une conférence sur la Somalie.

    Selon l’ONU, deux millions de Somaliens affectés par la sécheresse et les combats incessants ont encore besoin d’une aide alimentaire, soit le quart de la population.