• Chili-Santiango: Jean-Marc Ayrault a rendu un hommage à Salvador Allende l'ancien président Chilien !

    Chili-Santiango: Jean-Marc Ayrault a rendu un hommage à Salvador Allende l'ancien président Chilien !

    C'est au cimetière général de Santiago du Chili que le Premier ministre a rendu hommage à Salvador Allende, le 25 janvier, en présence de la fille de ce dernier, la sénatrice Isabel Allende Bussi. Il a salué l'espoir extraordinaire qu'avait représenté Salvador Allende, devenu président du Chili, en incarnant « une nouvelle voie, une voie démocratique de transformation » du pays.

    Santiago, Jean-Marc Ayrault se recueille sur la tombe de l'ancien président chilien Salvador Allende, le 25 janvier 2013. Photo Réveil FM

    Au Chili, après une visite officielle au président chilien Sebastian Pinera, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est rendu au cimetière général de Santiago se recueillir sur la tombe de Salvador Allende. Une gerbe de fleurs tricolore sous le nom de l’ex-président chilien Salvador Allende, un œillet sur son cercueil, et quelques secondes de silence. C’est l’hommage que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenu à rendre au président socialiste qui s’est donné la mort le jour du coup d’Etat d’Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973.« Salvador Allende a représenté un espoir extraordinaire lorsqu'il est devenu président du Chili, a-t-il déclaré, parce qu'il avait incarné une nouvelle voie, une voie démocratique de transformation. Et son message a rayonné bien au delà du Chili, et a eu une résonnance très forte en Europe, chez les socialistes français, dans la gauche française. »

    Marcia Tambutti Allende, la petite fille de Salvador Allende, était présente avec sa mère. Elle a apprécié cet hommage : « Pour nous, c’est un honneur, d’autant que nous avons toujours entretenu de très bonnes relations avec la France. C’est donc un plaisir de pouvoir réaffirmer ces liens ».

    Une visite symbolique aux racines du socialisme, à la veille du sommet Communauté des États latino-américains et des caraïbes (Célac) - Union européenne (UE).
  • Paris: Paul Biya dictateur à temps partiel et doyen de la Françafrique à l'Elysée !

    Paris: Paul Biya dictateur à temps partiel et doyen de la Françafrique à l'Elysée !

    Au pouvoir depuis 30 ans au Cameroun, Paul Biya a eu aujourd'hui, mercredi 30 janvier en début d'après-midi, un entretien à l’Elysée avec le président français qui n’a sans doute pas eu trop envie d’être photographié avec le dictateur Camerounais.

    Dictateur à temps partiel Paul Biya, le Président du Cameroun passe 10/12 mois de l'année hors du Cameroun plus précisement à l'hôtel Intercontinental de Genève

    Des organisations d’opposants de la diaspora camerounaise ont appelé mercredi le président français François Hollande à inviter son homologue camerounais Paul Biya à organiser des élections libres et à «passer la main», peu avant une rencontre des deux chefs d’Etat à Paris.

    «M. Hollande doit lui signifier de la façon la plus claire possible qu’il est temps d’organiser des élections libres et démocratiques et de passer la main", a déclaré à l’AFP Moïse Essoh, secrétaire exécutif du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code).

    Par la force

    «M. Hollande s’est engagé à en finir avec la Françafrique. C’est le moment pour lui de passer aux actes», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Paris. «Il ne se maintient au pouvoir que par la force, la fraude et le clientélisme, et il ne faut plus qu’il puisse se prévaloir de soutien de la France», a souligné M. Essoh.

    «Le visiteur du Palais de l’Elysée ce mercredi fait partie de ceux avec lesquels François Hollande n’a sans doute pas trop envie d’être photographié. Il fait pourtant partie de l’héritage de la Françafrique, qu’il le veuille ou pas, souligne Rue89.

    Un réseau postcolonial

    La Françafrique recouvre un ensemble de réseaux plus ou moins discrets longtemps entretenu par la France avec ses anciennes colonies en Afrique.

    A 80 ans, Paul Biya totalise plus de 30 années au pouvoir. Il a été réélu pour un mandat de sept ans en octobre 2011, à l’issue d’un scrutin controversé.

    Paul Biya est arrivé au pouvoir en 1982, presque en même temps que François Mitterrand en France, rappelle Rue89.

    Trois décennies plus tard, «Il n’y a plus guère que Robert Mugabe, le despote du Zimbabwe, par vraiment une référence, pour faire mieux en terme de longévité, surtout après le départ « à la retraite » de Fidel Castro et Hosni Moubarak, ou la mort de Kim Jong-il.»

    Voyages d’agrément à Genève

    Si à son arrivée au pouvoir, Paul Biya avait fait illusion, aujourd’hui. il n’incarne plus que cette tradition de dictatures africaines postindépendances. La corruption et le clientélisme règnent en maître au Cameroun. Paul Biya et Chantal, sa troisième épouse, ont multiplié les voyages d’agrément aux frais du contribuable camerounais. Leurs séjours, à Genève, New York ou travers l’Europe, font jaser.

    Chantal Biya justement se signale par ses coiffures extravagantes au point, notre Rue89, qu’un dossier lui est consacré sur le site Tumblr, « Chantal Biya’s hair ».

    Atteintes aux droits humains

    François Hollande saura-t-il faire passer le message qu’il est temps de «passer la main», comme le demande l’opposition camerounaise? Il reçoit Paul Biya pour une «visite de travail». Le président camerounais doit notamment rencontrer jeudi des représentants du patronat français.

    Le Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code) et le Conseil des Camerounais de la diaspora, organisation qui avait déposé en 2010 en France une plainte visant des «biens mal acquis» par la famille de M. Biya, devaient manifester près de l’Elysée mercredi.

     

    La semaine dernière, Amnesty international avait condamné dans un rapport « les graves atteintes aux droits humains» au Cameroun, dénonçant exécutions illégales, mauvaises conditions carcérales, musellement d’opposants et journalistes...
  • Buenos Aires: "C'était ici que l'on torturait lors de la dictaure militaire" Monsieur Ayrault !

    Buenos Aires: "C'était ici que l'on torturait lors de la dictaure militaire" Monsieur Ayrault !

    Jean-Marc Ayrault a visité un centre de torture emblématique de la dictature, à Buenos Aires, le vendredi 25 janvier 2013. En Argentine, Jean-Marc Ayrault s'est fait décrire le vendredi dernier une page sombre de l'histoire argentine, en visitant, une première pour un Premier ministre français, un centre de torture emblématique de la dictature.«C'était ici que l'on torturait» ! Dans cette vaste salle en sous-sol de l'Ecole de mécanique de la Marine (Esma), centre de torture pendant la dictature militaire (1976-1983) devenu Musée de la Mémoire, le Premier ministre et son épouse Brigitte, sur le sol argentin pour quelques heures, écoutent les détails fournis par le guide des lieux.

    Buenos Aires, Argentine, le vendredi 25 janvier, Jean-Marc Ayrault a visité le centre de torture de la dictature militaire. Photo Réveil FM

    Modifié par la dictature en 1969 pour cacher la vérité, cet immense espace blanc glace le visiteur: il était à la fois salle de torture, salle de travaux forcés et aussi centre de maternité clandestine, les bébés des opposants étant récupérés pour l'adoption clandestine des couples stériles de militaires ou proches du régime.

    Près de 5.000 personnes y ont été torturées. Certaines étaient droguées puis jetées nues depuis des avions dans le Rio de la Plata, des vols surnommés les «vols de la mort».

    Se disant «ému par la visite de ces lieux», M. Ayrault a rendu «hommage à tous ceux qui sont morts ou ont été torturés ici avec une violence particulièrement inouïe qui rappelle (...) l'horreur des camps de concentration», a-t-il souligné.

    Il a également salué le fait que l'Argentine ait «fait la lumière sur son passé», en refusant «d'occulter cette histoire».

    La répression en Argentine pendant la dictature a fait 30.000 morts ou disparus, parmi lesquels 18 Français. Plusieurs procès se sont déjà tenus, permettant à certains responsables d'être condamnés. Le pays a aussi entamé fin 2012 le procès des «vols de la mort».

    «On n'oublie pas trente ans après», a aussi déclaré Jean-Marc Ayrault, le chef du gouvernement à son arrivée à l'ambassade de France, en déposant une rose blanche devant la photo des 18 disparus français. Il a cité le cas des deux religieuses françaises, Alice Domon et Léonie Duquet, disparues en décembre 1977, torturées à l'Esma.

    Le Premier ministre s'est aussi entretenu avec des familles de disparus, dont des représentantes des «mères de la place de Mai» (femmes qui défilaient sur cette place de Buenos Aires jouxtant la Casa Rosada, pour réclamer la vérité sur les disparus, ndlr).«C'est la première fois qu'un chef de gouvernement français vient visiter l'Esma, un symbole, cela renforce notre activité, celle des familles et des associations de droits de l'Homme pour maintenir la mémoire et réclamer la justice», a témoigné Eric Domergue, dont le frère Yves, enlevé à l'âge de 22 ans, est une victime française de la dictature.

    «Cette visite est très importante pour nous car c'est fondamental que l'Argentine puisse montrer qu'elle a fait du chemin», a témoigné Daniel Tarnopolsky, membre du directoire de l'Esma, qui a perdu frère, soeur et parents.

     

    Aucun président de la République ou Premier ministre français ne s'était auparavant rendu dans ce centre.
  • Raul Castro devient président de la CELAC !

    Raul Castro devient président de la CELAC !

    Le président de Cuba, Raul Castro, a pris les rênes de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) lundi 28 janvier, un événement perçu comme un signe d’unité régionale par rapport aux efforts des États-Unis pour isoler le gouvernement communiste de l’île par le biais d’un embargo économique en place depuis 50 ans. Raul Castro a été chaleureusement accueilli par ses homologues lorsqu’il a pris la parole lundi lors de la cérémonie de clôture du sommet de la CELAC à Santiago, au Chili, durant laquelle il a accepté la présidence tournante de l’organisation.

    Raul Castro, le Président Cubain à son arrivée à Santiago

    Il a décrit ce qu’il a appelé une vision commune de l’Amérique latine et des Caraïbes, affirmant que la CELAC avait rassemblé 33 pays indépendants afin de créer un espace pour la souveraineté nationale et encourager l’intégration. Le frère de Fidel Castro a également déclaré que le président du Venezuela, Hugo Chavez, avait contribué à réaliser le rêve de Simon Bolivar, héros de l’indépendance des nations sud-américaines, d’unifier la région en négociant la création de la CELAC en décembre 2011.

    Le président Chilien Sebastian Pinera et le président Cubain Raul Castro lors du sommet à Santiago du Chili

    Plusieurs des leaders ayant prononcé une allocution durant le sommet ont affirmé que la CELAC servait de contrepoids au pouvoir économique et politique de Washington, qui empêche Cuba de participer aux rencontres de l’Organisation des États américains et d’autres regroupements régionaux depuis des décennies.

    Le président de l’Uruguay, Jose Mujica, a déclaré qu’il avait été rafraîchissant de rencontrer les dirigeants des pays de l’Union européenne en tant qu’égaux et sans que le «patron du Nord» ne soit présent.

    Certaines voix conservatrices de l’hémisphère ont toutefois critiqué les démocraties de la région pour avoir permis au leader communiste d’assumer la présidence de la CELAC.

    Les représentants du gouvernement vénézuélien ont annoncé au Chili que M. Chavez se trouvait toujours à La Havane, où il continue à se faire soigner après avoir vécu des complications à la suite d’une opération liée au cancer dont il souffre.

    Le vice-président du Venezuela, Nicolas Maduro, a lu une longue lettre rédigée par Hugo Chavez à Cuba dans laquelle il demande aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes de rester unis et de lutter contre l’impérialisme économique.

    Cuba prend lundi les rênes de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac), entérinant la réintégration de l’île communiste au niveau régional, une reconnaissance diplomatique sans précédent à laquelle le président vénézuélien Hugo Chavez a apporté son soutien depuis son lit d'hôpital à La Havane.

    "Nous savons que parmi nous, il y a des opinions diverses, et même des différences, mais la Celac a surgi sur un socle commun de 200 ans de lutte pour l'indépendance", a déclaré le président cubain Raul Castro, 81 ans, qui occupera officiellement la présidence de l'organisation régionale pour un an à l'issue du sommet lundi dernier.

    "La Celac n'est pas une succession de simples réunions ni de coïncidences pragmatiques sinon une vision commune de notre grande patrie" latino-américaine, a-t-il dit.

    La Celac, contrairement à l'Organisation des Etats américains (OEA), ne comprend pas les Etats-Unis et le Canada.

    L'entité régionale de 33 pays a été fondée lors d'un sommet à Caracas en décembre 2011 sous l'impulsion du président Chavez qui se remet d'une quatrième opération du cancer à La Havane.

    Depuis son lit d'hôpital, M. Chavez a envoyé un message à ses homologues, lu par son vice-président Nicolas Maduro à Santiago.

    Le président vénézuélien, hospitalisé depuis le 10 décembre, écrit notamment dans une lettre signée à l'encre rouge que "l'Amérique latine et les Caraïbes disent aux Etats-Unis d'une seule voix que toutes les tentatives pour isoler Cuba ont échoué et échoueront".

    "Nous nous sommes engagés à donner tout notre soutien à Cuba qui occupe à partir de ce sommet de Santiago la présidence tournante de la communauté, c'est un acte de justice après plus de 50 ans de résistance au blocus criminel de l'empire" américain, a poursuivi M. Chavez.

    La présidente brésilienne Dilma Rousseff était également la grande absente du sommet, rentrée précipitamment dans son pays en raison de l'incendie catastrophique d'une discothèque. La Celac est "un projet d'intégration ample, un processus de convergence politique, économique et sociale", a déclaré pour sa part le président chilien Sebastian Piñera, hôte de la rencontre et président sortant de l'organisation.

    Ouvrant le sommet, M. Piñera a rendu "un hommage sincère et mérité" à trois personnalités politiques de la région, les ex-présidents brésilien et mexicain, Luis Inacio Lula da Silva et Felipe Calderon, et Hugo Chavez.

    "Leur vision et leur leadership mais aussi leur ténacité et engagement ont joué un rôle déterminant" dans la création de la Celac, a-t-il assuré.

    Pour sa part, la présidente argentine Cristina Kirchner a salué avec enthousiasme ce qu'elle a qualifié de "changement d'époque" en Amérique latine.

    "Que Sebastian Piñera, président du Chili, transmette la présidence (de la Celac) à Raul Castro, président de Cuba, reflète les temps qui courent", a-t-elle assuré.

    Le président uruguayen José Mujica, un ancien guérillero qui a passé 13 ans en prison, a célébré quant à lui "ce climat que nous sommes en train de vivre, entre gens qui pensent de manière très différente et cependant découvrent qu'ils doivent marcher ensemble".

    "Jamais nous n'avons vu cela dans notre Amérique", s'est-il exclamé.

    Cuba est soumis depuis 50 ans à un embargo américain, régulièrement rejeté lors des sommets ibéro-américains et à l'ONU qui a voté sa condamnation dans vingt résolutions successives de l'Assemblée générale.

    Des gouvernements de la gauche démocratique latino-américaine, avec des orientations différentes, certains modérés comme le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, le Salvador, et d'autres aux accents plus radicaux comme le Venezuela, la Bolivie, l'Équateur et le Nicaragua, ont contribué ces dernières années à l'élan fondateur de la Celac.

    Mais des gouvernements conservateurs comme ceux de Juan Manuel Santos en Colombie, de Felipe Calderon au Mexique et de M. Piñera ont également favorisé sa formation.

    La page du passé n'est toutefois pas complètement tournée dans la région.

    Le président cubain a fait ainsi l'objet au Chili d'une intense polémique attisée par une frange de la droite chilienne. Celle-ci accuse Cuba de "donner refuge" à des Chiliens soupçonnés d'avoir assassiné un sénateur et idéologue de la droite chilienne, Jaime Guzman, criblé de balles en 1991, après le retour du pays à la démocratie.

    Raul Castro, le président Cubain a suscité de la polémique au Sommet de Santiago.

    Santiago du Chili, 28 janvier, dans son intervention au sommet, le président cubain, Raúl Castro, a lancé un appel à donner une grande dimension sociale à la Communauté des États latino-américains et Caribéens, Celac, dont l’approche doit viser la solution des problèmes de pauvreté, d’éducation et de consommation de drogues. Durant son intervention, le chef de l’état cubain a déclaré que la région est obligée de faire des progrès considérables dans le domaine de l’éducation, qui est la base du développement économique et social des pays de la zone.

    Il s’est prononcé aussi pour la solidarité et la coopération entre les Latino-américains et Caribéens, au milieu d’un panorama global qu’il a qualifié de complexe et convulsif. Il a signalé qu’il faut promouvoir une architecture régionale propre, adéquate aux particularités et aux besoins des pays membres de la Celac.

    Au sujet des défis et des enjeux pour cette organisation, le président cubain a signalé :

     

    "Les obstacles n’ont pas été et ne seront pas mineurs: les menaces à la paix sont croissantes et l’ingérence dans les affaires de notre région se poursuit. Les transnationales, fondamentalement les étasuniennes, ne renonceront pas au contrôle des ressources énergétiques, hydriques et minerais stratégiques qui sont en voie d’extinction. La conception stratégique de l’OTAN est chaque jour plus agressive et clairement orientée dans ce sens."
  • Chili: 1200 journalistes accrédités pour le Sommet Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC)-Union européenne (UE)

    Chili: 1200 journalistes accrédités pour le Sommet Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC)-Union européenne (UE)

    1200 journalistes étaient accrédités pour le Sommet CELAC-UE à Santiago au Chili. Grosse agitation ce week-end à Santiago avec la tenue du sommet Union européenne-Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC). Soixante-deux pays sont invités à ce méga-sommet (le 7ème entre les deux continents) qui a eu pour thème « Alliance pour le développement durable : promotion des investissements de qualité sociale et environnementale. » Du côté européen, signalons entre autres la présence de Jean-Marc Ayrault, Mariano Rajoy, Angela Merkel, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso. Le Belge Elio Di Rupo a annulé sa visite en dernière minute suite à la crise sociale chez ArcelorMittal. La CELAC ? La CELAC a été officiellement lancé en 2011 lors du sommet de Caracas. Elle rassemble l’ensemble des pays d’Amérique latine et des Caraïbes et constitue une nouvelle étape du processus d’intégration régionale latino-américain. La déclaration de Caracas affirme ainsi que « l’unité et l’intégration politique, économique, sociale et culturelle de l’Amérique latine et des Caraïbes constituent non seulement une aspiration fondamentale des peuples mais aussi une nécessité pour affronter avec succès les défis qui se présentent à l’Amérique latine en tant que région ». Certains chefs d’État comme Hugo Chavez (Venezuela), Rafael Correa (Equateur) ou Evo Morales (Bolivie) prétendent voir dans cette communauté une alternative crédible à l’Organisation des Etats américains (OEA) qui rassemble les pays d’Amérique latine (excepté Cuba), le Canada et les Etats-Unis. Cet organisme créé en pleine guerre froide est souvent critiqué car considéré comme le bras diplomatique de l’ingérence étasunienne dans les affaires latino-américaines. Par contre, pour la brésilienne Dilma Rousseff et l’Argentine Cristina Fernandez, la CELAC ne s’est créée contre personne et représente avant tout un forum de discussion. Quels que soient les objectifs avoués ou non de cette nouvelle communauté d’Etats, elle est celle avec qui l’Europe entretient dorénavant des relations bilatérales.

    Aéroport de Santiago, les journalistes qui ont accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault quittent le Chili. Photo Réveil FM

    Santiago, dimanche 28 janvier, il est 16h les journalistes retournent à Paris. Photo Réveil FM

    Sarah Melaye et Hélène Hug de France Télévisions. Photo Réveil FM

    Valérie Beranger de BFMTV. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo lisant SAS "Panique à Bamako" de Gérard de Villiers. Photo Réveil FM

    Le drapeau chilien. Photo Réveil FM

    La pancarte signalitique du centre de presse du Sommet Celac-UE. Photo Réveil FM

    Bagde du Sommet CELAC-UE. Photo Réveil FM

    Bagde des journalistes accrédités pour couvrir le déplacement de jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français. Photo Réveil FM

    Le plateau de CNN Chili. Photo Réveil FM

    Le plateau de 24 horas (24 heures). Photo Réveil FM

    Une journaliste de CHV. Photo Réveil FM

    Un journaliste de Mega. Photo Réveil FM

    Les journalistes travaillant côte à côte. Photo Réveil FM

    Les journalistes radios, télés et webs ont travaillé dans des conditions maximum d'efficacité. Photo Réveil FM

    Un journaliste faisant le direct avec sa chaîne de télévision: Photo Réveil FM

    Le plateau de la chaîne TB. Photo Réveil FM

    Les caméramen indispensables pour le direct. Photos Réveil FM

    Des journalistes chinois en interview avec un invité. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo à Santiago. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo sur l'estrade qui a servi à la photo de famille des conférenciers du Sommet CELAC-UE. Photo Réveil FM

    L'eau, c'est la vie y compris pour les plantes dans ce jardin artificiel du Sommet de Santiago. Photo Réveil FM

     

    Le parking du Sommet CELAC-UE. Photo Réveil FM

  • Santiago du Chili: Jean-Marc Ayrault reçu par Sebastian Pinera, Président de la République du Chili

    Santiago du Chili: Jean-Marc Ayrault reçu par Sebastian Pinera, Président de la République du Chili

    Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre Français a participé au 7e sommet de la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac) à Santiago au Chili. Il a été reçu par Sebastian Pinera, Président de la République du Chili.

    L'arrivée du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'aéroport de Santiago. Photo Réveil FM

    Honneur militaire pour Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre Français. Photo Réveil FM

    Honneur militaire au Palais présidentiel de la Moneda à Santiago. Photo Réveil FM

    Palais présidentiel de la Moneda à Santiago, vendredi 25 janvier, Sebastian Pinera, Président de la République du Chili a reçu le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    La France était représentée par Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, accompagné par une délégation des ministres: Pascal Canfin, Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du développement, la Franco-Chilienne Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé, Benoît Hamon, Ministre délégué auprès du Ministre de l'Économie et des Finances, chargé de l'Économie sociale et solidaire et de la consommation, et Bernard Cazeneuve, Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes. Photo Réveil FM

    La rencontre du Premier ministre et sa délégation avec le Président Chilien fut cordial et respectueux. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault lors de son allocution au 7è Sommet Amérique Latine, Caraïbes -Union européenne. Photo Réveil FM

    Messieurs les co-présidents,

    Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,

    Mesdames et Messieurs les Ministres,

    Mesdames et Messieurs,

    Cette seconde session, sans collaborateur, me semble offrir le moment opportun pour évoquer avec vous la situation au Mali. Je sais que ce pays est éloigné de votre continent, mais les enjeux auxquels nous y sommes confrontés concernent la communauté internationale dans son ensemble.

    J’ai pensé que vos pays, dont certains ont été durement touchés par le terrorisme, souhaiteraient être informés de cette situation et des raisons qui ont conduit la France à intervenir.

    Depuis sa prise de fonction, le Président François Hollande a sans relâche mobilisé la communauté internationale sur les dangers de la situation au Mali. Il l’a notamment fait à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier, en insistant sur la menace que représentait pour la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest et, plus généralement, la sécurité internationale, cette perte de souveraineté du Mali sur une partie de son territoire.

    La communauté internationale en a pris acte, puisque trois résolutions, sous chapitre VII, ont été adoptées à l’unanimité par le Conseil de Sécurité. La résolution 2085 du 20 décembre dernier a autorisé le déploiement d’une force africaine pour aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale. L’Union européenne a, quant à elle, décidé de contribuer en mettant en place une opération de formation, dans le cadre de sa politique de sécurité et de défense commune.

    C’est probablement pour empêcher la communauté internationale d’agir que les groupes terroristes ont, le 10 janvier dernier, repris l’offensive, en s’emparant d’une ville commandant l’accès au Sud du Mali et de sa capitale. Le Président légitime de ce pays souverain a lancé à la France un appel à l’aide et en a informé le Secrétaire général des Nations Unies. Le Conseil de Sécurité a confirmé qu’il y avait bien une menace directe contre la paix et la sécurité internationales.

    Dans le respect de la Charte des Nations Unies, mon pays a décidé d’assumer ses responsabilités et de venir en aide à ce pays ami. Nos objectifs consistent à stopper l’avancée des groupes terroristes vers le Sud, à aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et à préparer la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité. La France n’a aucun autre but au Mali. Je tiens à le souligner devant vous.

    Son intervention aux côté des forces armées maliennes et en réponse à la demande d’un Etat souverain n’a pas vocation à se prolonger. Elle durera le temps nécessaire à ce que l’opération africaine prenne le relai.

    Les pays d’Afrique de l’Ouest ont salué unanimement cette décision. Nos partenaires de l’Union européenne nous apportent un soutien politique et logistique important. L’opération africaine, la MISMA, est en cours de déploiement et le premier contingent de l’opération européenne arrivera à Bamako, début février.

    Nous appelons toute la communauté internationale à continuer à se mobiliser. Chacun d’entre vous peut contribuer, selon ses possibilités, à aider le Mali et les pays d’Afrique de l’Ouest qui viennent à son secours. Une conférence des donateurs a lieu, le 29 janvier, à Addis Abeba.

     

    La France est pleinement consciente de la nécessité d’une solution politique et d’un effort de développement pour ouvrir la perspective d’une paix durable. Un processus doit être rapidement engagé, dans la perspective d’élections démocratiques au Mali et de l’établissement d’un dialogue avec toutes les composantes de la société malienne, sur tout son territoire.

    Je vous remercie.
  • Souvenirs: Avec Jean-Marc Ayrault à Berlin !

    Souvenirs: Avec Jean-Marc Ayrault à Berlin !

    La première visite officielle à Berlin du Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été très dense du 13 au 14 novembre dernier. 45 journalistes l'avaient accompagné dont Réveil FM International. Colloque avec des chefs d’entreprise allemands, visite du monument de l'holocauste, déjeuner avec des syndicalistes, dîner avec des intellectuels… La première visite officielle à Berlin du Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été très dense. Mais le clou de la journée, c'était bien entendu sa rencontre avec la chancelière Angela Merkel. Comme François Fillon en juin 2007, le Premier ministre français a reçu un hommage militaire dans la cour d’honneur de la Chancellerie. Mais, fait totalement exceptionnel, Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d’allemand, avait pu s’entretenir en tête-à-tête avec Angela Merkel durant vingt-deux minutes sans interprètes. Les deux dirigeants avaient affiché leur complicité sur le tapis rouge comme deux stars de cinéma. "Très clair et sympathique" Tout au long de cette journée berlinoise, Jean-Marc Ayrault avait toutefois un "tournant" autrement plus difficile à opérer. Face aux critiques et aux inquiétudes qui se faisaient voir en Allemagne depuis une dizaine de jours, sur les capacités de la France à se réformer en profondeur, le Premier ministre avait à cœur d’expliquer les actions de son gouvernement. Manifestement les chefs d’entreprise allemands, réunis à l’hôtel Adlon, à deux pas de la porte de Brandebourg, ont été très agréablement surpris par le discours prononcé par Jean-Marc Ayrault en début de matinée. "Je l’ai trouvé très clair et très sympathique", commente le patron d’une maison de confection du Mittelstand, ces fameuses PME qui font la richesse de l’Allemagne, tandis qu'un autre dirigeant se dit "rassuré" par ce Premier ministre qui parle allemand. Nous revenons sur cette visite officielle à l'heure où la France et l'Allemagne ont célébré le 50è anniversaire du traité d'Elysée. Et vous proposons les réponses d'Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires Étrangères décrypte la relation entre Paris et Berlin.

    Berlin, Jean-Marc Ayrault avec des jeunes franco-allemand. Photo Réveil FM

    Visite du monument de l'holocauste

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait effectué la visite du monument de l'holocauste en toute intimité et sérénité. Ce lieu impose le respect et la dignité comme ultime hommage aux 4,2 millions de juifs exterminés par les nazis. Le Mémorial aux juifs assassinés d’Europe, construit par l’architecte américain Peter Eisenman sur une esplanade près du Tiergarten, où caché sous la terre se cachait jusqu’en 1945 le bunker de Joseph Goebbels, l’homme de propagande d’Adolf Hitler. Inauguré en 2005 pour le 60e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, sa construction provoqua bien des polémiques – sur l’idée même du mémorial puis sur le produit utilisé pour empêcher les tags sur la pierre, fabriqué par une firme Degussa, dont l’une des filiales fabriquait le gaz zyklon B de sinistre mémoire. Le mémorial est un ensemble hypnotique de petites et gigantesques pierres tombales noires, comme un monumental cimetière à ciel ouvert.

    Berlin, Jean-Marc Ayrault en visite du monument de l'holocauste. Photos Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault à la porte de Brandebourg. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault vient à la rencontre des journalistes. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault face aux journalistes. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault s'exprime devant l'ambassade de France à Berlin. Le symbolique est fort ! Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault reçu en grande pompe par Angela Merkel à la Chancellerie !

    Tapis rouge, hymnes nationaux, troupe en revue pour Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    La chancelière Angela Merkel raccompagne le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    Chancellerie, un au revoir chaleureux et respectueux entre Jean-Marc Ayrault et Angela Merkel. Photo Réveil FM

    Alors que France et Allemagne célèbrent le 50e anniversaire du traité de l'Elysée, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires Étrangères décrypte la relation entre Paris et Berlin.

    Les 50 ans du traité de l’Élysée sont l’occasion de nombreuses commémorations de l’amitié franco-allemande. Pourtant, beaucoup soulignent le manque de passion de cette amitié et décrivent un couple usé. Est-ce vraiment le cas ?

    - Oui et non. C’est normal de commémorer les moments importants, mais la France (pas l’Allemagne) est un peu trop obsédée par les commémorations ! C’est bien si elles servent de tremplin pour des projets d’avenir. Ce qui est très important à propos du Traité de 1963, fruit d’un contexte stratégique et diplomatique bien particulier, tout à fait différent de l’actuel, ce n’est pas sa commémoration en soi, mais la méthode : la rencontre régulière des responsables français et allemands, des gouvernements, des parlements et des sociétés comme aujourd’hui à Berlin. Ce n’est pas un problème de "passion", "d’amitié", termes trop psychologiques, ni même de "couple", terme trop sentimental et introverti, qui a eu de grands moments que l’on célèbre (De Gaulle/Adenauer, Giscard/Schmidt, Kohl/Mitterrand). Depuis la réunification, c’est autre chose. Il faut penser l’avenir sur des choses nouvelles.

    Vous avez vécu de près le geste hautement symbolique entre François Mitterrand et Helmut Kohl en 1984. Quel souvenir en gardez-vous ? Des gestes aussi forts sont-ils encore possibles aujourd’hui ?

    - Cette poignée de mains de Verdun en 1984, geste spontané de François Mitterrand envers Helmut Kohl, est devenue emblématique, à un point que n’avaient pas imaginé ceux qui y ont assisté, dont moi, même si nous étions très émus. Elle dépassait et sublimait le souvenir de la boucherie de Verdun 68 ans auparavant, et de toute la terrible suite. Un tel geste ne se fait qu’une fois. Les nouveaux gestes devront annoncer l’avenir, pas exorciser le passé, ce qui est fait.

    Le couple franco allemand est-il aujourd’hui déséquilibré ?

    - Oui. Le déséquilibre s’est creusé sur le plan économique - c’est maintenant évident -, institutionnel (l’Allemagne a obtenu un poids renforcé dans les traités européens de Maastricht, de Nice, et surtout de Lisbonne) et même psychologique : la nostalgie du "couple" chez les Français, (qui est une nostalgie de la parité France-Allemagne), un regard plus détaché chez les Allemands... C’est d’abord à la France de faire un travail sur elle-même pour rétablir cet équilibre, comme le souhaitent la plupart des européens.

    Les sujets de divergences ne manquent pas : compétitivité, dette, Grèce et, plus récemment, le Mali. Pourtant, France et Allemagne sont-elles condamnées à s’entendre ?

    - Certainement. Mais en réalité, 50 ans après ce traité, les deux pays restent très différents. Ils ne sont presque jamais spontanément sur la même ligne. S’entendre, converger, suppose une volonté quotidienne. Ils ne sont pas absolument obligés de s’entendre. Ce n’est pas un drame si ils ne s’entendent pas, mais cela est gênant pour les deux y compris pour l’Allemagne trop en première ligne ! Ils pèsent alors moins, et l’Europe marche mal.

    France et Allemagne sont-ils toujours aujourd’hui le moteur de l’Union Européenne ?

    - Moteur pour quoi faire ? C’est à clarifier. En tout cas, il n’y a pas d’autre moteur. Pas l’Allemagne seule. Ni d’autres "couples". La fameuse méthode "communautaire" n’est pas suffisante, et elle ne donne jamais de meilleurs résultats que quand la France et l’Allemagne sont d’accord en amont. On peut dire que l’accouchement (dans la douleur) en ce moment d’un gouvernement économique de la zone euro aura été le résultat, à chaque étape, d’un accord ou d’un compromis franco-allemand.

    Quelles sont les possibilités de François Hollande (et d’Angela Merkel) pour donner une nouvelle impulsion à ce couple chancelant ?

    - Oublions ce terme de couple qui appelle aussitôt, dans la situation actuelle, des qualificatifs dépréciatifs ou ironiques. Les possibilités d’une nouvelle impulsion par François Hollande et Angela Merkel ? Elles sont réelles, mais peut-être plus après les élections allemandes de septembre prochain que maintenant.

  • Les 50 ans du Traité de l’Élysée

    Les 50 ans du Traité de l’Élysée

    Le 50e anniversaire du traité de l'Elysée paraissait relativement absent des journaux allemands hier, date anniversaire de la signature du texte par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, en 1963. Mais, au lendemain des festivités, la presse se rattrape. La Frankfurter Rundschau lance un "Vive l'amitié reçue en héritage" à sa une et note, perfide, que tout n'est pas perdu dans la relation franco-allemande puisque François Hollande et Angela Merkel ont entrepris de se tutoyer ce 22 janvier.

    François Hollande et Angela Merkel ont entrepris de se tutoyer ce 22 janvier.

    Les deux gouvernements franco-allemand au Reichstag.

    Les 50 ans du Traité de l’Élysée

    Pour la France et l’Allemagne, la signature du Traité de l’Élysée le 22 janvier 1963 a marqué une étape importante de leurs relations. Ce traité est à la base d’une amitié cordiale et d’une étroite coopération.

    C’est un rendez-vous franco-allemand très particulier : le 22 janvier 2013, le Reichstag à Berlin accueille les Parlements et les gouvernements des deux pays voisins. Dans la salle plénière, les députés du Bundestag allemand et de l’Assemblée nationale française se sont réunis alors pour une séance commune. Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel y ont tenu chacun un discours.

    Avec cette cérémonie politique à Berlin, l’Allemagne et la France célèbrent le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée (du 22 janvier 1963) et rappellent les débuts de leur partenariat. Avec ce traité, signé par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle, les deux pays plaçaient leurs relations assombries par plusieurs guerres sur une nouvelle base. L’accord est devenu le fondement d’une étroite coopération bilatérale au niveau politique, économique, culturel et sociétal. La réconciliation et l’amitié franco-allemandes ont aussi largement contribué à l’unification européenne. L’attribution en 2012 du prix Nobel de la paix à l’Union européenne rendait hommage à ce processus.

    Pour Andreas Schockenhoff, président du Groupe de parlementaires franco-allemands, la séance commune des deux Parlements à Berlin représente un événement exceptionnel. « Je n’en connais aucun autre exemple dans le monde. » Pour lui, cette séance est bien plus qu’un acte formel. Elle montre que « la coopération franco-allemande a une qualité différente, très spécifique », déclarait Schockenhoff au journal « Das Parlament ». Au niveau politique, la cérémonie du 22 janvier 2013 à Berlin constitue l’apogée de l’année franco-allemande 2012-2013.

    Avec ses nombreuses manifestations, cette année doit surtout toucher les nouvelles générations. C’est pourquoi l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) organise aussi pour le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée un Forum des jeunes de quatre jours à Berlin, jusqu’au 23 janvier 2013. Quelque 150 jeunes venant de France, d’Allemagne et d’autres pays partenaires de l’OFAJ y discuteront entre autres de la manière dont la jeunesse peut intervenir dans les débats franco-allemands et européens.

    Des contacts étroits

    Le partenariat entre les deux pays se fonde sur le Traité sur la coopération franco-allemande–le traité de l’Élysée signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle le 22 janvier 1963. Il prévoit des rencontres au sommet régulières et détermine les grandes lignes de la coopération.

    Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande

    Les Secrétaires généraux sont chargés de dynamiser la concertation gouvernementale entre les deux pays et s’appliquent à favoriser le rapprochement des sociétés civiles.

    Les conseils des ministres franco-allemands

    Dans une déclaration commune lors du 40e anniversaire du traité de l’Élysée en 2003, il fut décidé que les consultations gouver­nementales bisannuelles prendraient la forme de Conseils des ministres au cours desquels les ministres des deux pays se réunissent pour une session commune.

    Les rencontres de Blaesheim

    Les rencontres de Blaesheim sont des rencontres informelles entre la chancelière allemande et le président français. La première de ces rencontres se déroula le 31 janvier 2001 à Blaesheim, en Alsace.

    Le plénipotentiaire chargé des relations culturelles

    Le Plénipotentiaire chargé des relations culturelles – détenant un rang comparable à celui d’un ministre fédéral – représente l’Allemagne dans le cadre des compétences des Länder en matière d’éducation et de culture.

    Le Plénipotentiaire est nommé pour quatre ans sur proposition des chefs de gouvernement des Länder.
  • Mali : l'état-major des armées juge cette photo «inacceptable»

    Mali : l'état-major des armées juge cette photo «inacceptable»

    La photo «inacceptable» d'un soldat français, selon le chef des armées. La tête de mort qui fait le Buzz Une photo d’un soldat français au Mali, portant un masque de tête de mort, fait le tour du web, et déplaît à l’etat-major français. Crane rasé, tenue militaire, baignée d’une lumière qui perce à travers les arbres, un soldat français se tient droit devant un blindé. Particularité: il porte un foulard, censé le protéger du sable, qui lui donne un masque de tête de mort.

    C'est l'image qui fait le buzz sur internet. Photographié par Ies envoyés spéciaux de l'AFP et du «Parisien-Aujourd'hui en France» au Mali, un militaire français pose avec un masque en coton qui lui recouvre le visage d'une tête de mort. Ce cliché glaçant est retweeté des dizaines de fois par minute depuis ce lundi matin.

    Ce qui met en colère l'état-major des armées, qui estime «inacceptable» le comportement de ce soldat.

    «Cette image n'est pas représentative de l'action que conduit la France au Mali à la demande de l'Etat malien et de celle que mènent ses soldats, souvent au péril de leur vie», a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, lors d'un point de presse dans la journée. Interrogé sur d'éventuelles sanctions à l'encontre du militaire concerné, il a répondu qu'il était «en cours d'identification».

    La cagoule portée par le soldat est un accessoire vendu pour les fans de «Call of Duty», un jeu vidéo extrêmement violent et populaire. Les photos ont été prises à Niono, dimanche, une ville de 15 000 habitants. Cette bourgade est un avant-poste où les forces françaises et maliennes s'unissent contre les groupes de combattants islamistes qui contrôlent le nord du pays. A Niono sont stationnés deux cents soldats français, notamment des membres de l'infanterie de Marine et des légionnaires.

    Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty.

    Surréaliste, la photo fait rapidement le tour du monde, partagée sur les réseaux sociaux. Certains internautes la juge effrayante, choquante. Elle semble symboliser la mort. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Mais les plus jeunes générations, nourrie de jeux vidéos, comprend la référence culturelle: avec son foulard, le soldat français se donnait tout simplement un air de Ghost, personnage du jeu vidéo de guerre ultra-violent Call of Duty. « Pas acceptable » Quoi qu’il en soit, la hiérarchie n’a pas apprécié la référence, qui brouille sa communication. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées françaises, a jugé que “c’est un comportement qui n’est pas acceptable”. Il ajoute que “cette image n’est pas représentative de l’action que conduit la France au Mali à la demande de l’Etat malien” par des soldats, et ce “au péril de leur vie”. Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du militaire concerné, le colonel a répondu qu’il était « en cours d’identification ».

    Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du militaire concerné, le colonel a répondu qu’il était « en cours d’identification ».
  • L'Algérie ne négocie jamais avec des terroristes, pourquoi Joseph Kabila veut que les Congolais négocient avec ses alliés criminels tutsi Rwandais du M23 ?

    L'Algérie ne négocie jamais avec des terroristes, pourquoi Joseph Kabila veut que les Congolais négocient avec ses alliés criminels tutsi Rwandais du M23 ?

     

     

    L’Algérie n'est pas sur la planète Mars mais bel et bien sur la continent africain. Plusieurs au Nord de l'Afrique, il fait partie des pays du Maghreb. L'Algérie ne négocie jamais avec des terroristes ! Il les combat et les met hors d'état de nuire. Pourquoi Joseph Kabila veut tant que les Congolais négocient avec des criminels-génocidaires tutsi Rwandais du M23 ? Pourquoi le Grand Congo doit-il continuer à être humilié par un petit pays receleur de ses minerais qui est le Rwanda ? N'est-ce pas une énième trahison de Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes à l'égard de la nation congolaise ? Que Joseph Kabila dans son imposture et hold-up électoral pousse le bouchon trop loin, après avoir infiltré l'armée congolaise avec des tutsi criminels, alors même les accords du 23 mars avec le CNDP sont caduques puisque signés par des faussaires et fossoyeurs dont Désiré Kamanzi, qui est Rwandais et non Congolais.

    Désiré Kamanzi, un Rwandais signataire des accords du 23 mars 2009. Fossoyeur et faussaire, il s'est fait passer pour un Congolais, cet homme est dangereux.

    M'zée Djamba Yohé, L'Encrier de l'Atlantique Nord qui réside à Ottawa au Canada, connait très bien le sujet Rwandais Désiré Kamanzi puisqu'ils ont été à la même université à Ottawa.

    Quelle est la valeur juridique des Accords de Paix du 23 mars 2009 alors qu'il est démontré qu'une des parties signataires n'était pas citoyen de la République démocratique du Congo ?

    (....) a) Les parties signataires de l’Accord de Goma

    Les négociations secrètes qui ont abouti à la conclusion de l’Accord de Goma étaient menées par John Numbi, un proche du Président Kabila. Cependant, lors de sa signature, le Gouvernement congolais était représenté par le Ministre des relations internationales, Mr Philémon Tshibanda. Sa qualité de représentant du gouvernement du Congo ne soulève donc pas de problèmes juridiques particuliers. Le Ministre des Relations internationales est présumé être de nationalité congolaise.

    Quant au mouvement militaro-politique qu’est le CNDP dont tout le monde sait qu’il a été créé par le Rwanda pour lui servir de bras armé afin de maintenir son contrôle sur le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, il était représenté par un avocat rwandais, Me Désiré Kamanzi qui est un illustre inconnu au Kivu.

    Détenteur d’un Master en droit des affaires obtenu à l’Université d’Ottawa où il était inscrit en qualité d’étudiant rwandais[1], Me Kamanzi était, au moment de la conclusion de l’Accord de Goma, chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université Nationale du Rwanda, Secrétaire général de la Société rwandaise de droit et avocat associé au Cabinet Kamanzi, Ntaganira et Associates, spécialisé en droit des affaires.

    En outre, Me Kamanzi agissait en qualité de Conseilleur du gouvernement rwandais sur les questions des investissements.

    Après le génocide au Rwanda, le Canada avait mis en place un programme de coopération judiciaire avec le Rwanda. Ce programme avait permis à Kamanzi de participer à la formation de juristes rwandais qui devraient contribuer, après leur formation dans une des facultés canadiennes de droit «au rétablissement du système judiciaire rwandais» dont on disait qu’il était décimé par le génocide. Beaucoup d’universités canadiennes dotées d’une faculté de droit se sont ouvertes à cette coopération et un professeur était désigné dans chacune des facultés participantes pour assurer la prise en charge dès le Rwanda, le suivi au sein de la faculté une fois au Canada et le retour au Rwanda. Désiré Kamanzi a fait partie d’une des cohortes composée de 4 ou 5 juristes rwandais inscrits à l’Université d’Ottawa. Il était le seul francophone de sa cohorte. Nos informations peuvent être confirmées par les archives du Ministère des Affaires étrangères ou du Ministère de l’immigration du Canada. Les informations sur le programme de la coopération judiciaire entre le Canada et le Rwanda peuvent être obtenues par plusieurs mécanismes, y compris l’accès au droit à l’information.

    La nationalité rwandaise de Kamanzi, une des parties signataires de l’Accord de Goma du 23 mars 2009, est également confirmée par les pièces faisant partie des éléments du dossier en notre possession constitué dans le cadre de l’enregistrement de son Cabinet et de sa demande pour l’inscription au barreau de Kigali.

    Par ailleurs, au regard de la Constitution congolaise qui stipule que la nationalité congolaise ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité, on peut se poser la question de savoir quelle base Me Kamanzi pourrait invoquer pour justifier sa nationalité congolaise dans le cadre des négociations de l’Accord de Goma à moins que l’on nous prouve que le programme de coopération judiciaire entre le Canada et le Rwanda auquel avait participé Kamanzi acceptait des juristes non rwandais.

    Un rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur le Congo (Rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, S/2011/738, du 2 décembre 2011) le présente non seulement comme actif dans l’implantation clandestine des Rwandais dans la Province du Nord-Kivu mais aussi comme un faussaire.

    Au paragraphe 315 et suivants du Rapport, les experts des Nations Unies parlent des rapatriements des populations kinyarwandophones à Kibwe, à Bwiza et dans le Parc de Virunga.« Si certains ont affirmé avoir été dans le temps propriétaires des terres à Bibwe, nombre d’entre eux ont dit au Groupe d’experts qu’ils n’avaient jamais vécu dans cette localité, et plusieurs ont refusé de dévoiler d’où ils venaient » (paragraphe 321). Les experts des Nations Unies rapportent également que Laurent Nkunda, « avait autorisé l’attribution de terres à des officiers du CNDP à Bwiza entre 2006 et 2008. Des civils du Nord-Kivu et du Rwanda ont été encouragés à acheter des terres à bas prix dans le parc. C’est le Chef Bimenyimana qui a été chargé par le CNDP, selon les experts des Nations Unies, d’accueillir les nouveaux arrivants » (paragraphe 321).

    Pour sa part, un responsable politique, Émmanuel Kamanzi[2], a débarqué à Bwiza en 2010, « muni de documents du cadastre indiquant qu’il détenait des titres de propriété sur des terres » (paragraphe 324). Mais les experts des Nations Unies qui commencent à comprendre la ruse de l’ethnie ne sont pas empêchés d’ajouter à la gouverne des États membres des Nations Unies ce qui suit : « Il est impossible que le cadastre ait délivré de tels titres pour Bwiza puisque cette zone se trouve à l’intérieur du parc national des Virunga. La population a témoigné que Kamanzi était revenu en 2011 flanqué de deux gardes du corps armés, d’une délégation composée de 10 membres et de son troupeau, et qu’il avait chassé les occupants des lieux » (paragraphe 324).

    Telles sont les informations que nous jugeons pertinentes et qu’il convient de connaître sur Désiré Kamanzi en tant que signataire de l’Accord de Goma du 23 mars 2005. Pour justifier de sa nationalité congolaise, l’avocat rwandais a dû recourir au faux et usage de faux pour démontrer qu’il était propriétaire des terres à Bwiza où il a amené son cheptel[3]. Par ailleurs, les experts des Nations Unies attirent notre attention sur le fait que la vente des terres aux étrangers était ordonnée par Laurent Nkunda qui, avec Kamanzi, œuvrait déjà pour l’implantation clandestine des «nouveaux arrivants».

    Alfred M. Lukhanda, Cet extrait est tiré de sa réflexion intitulée «Au-delà de la déclaration des évêques du Congo sur les Négociations de Kampala avec le M 23».

    [1] Les acteurs de la Société civile et les parlementaires congolais peuvent donc se saisir de ce dossier pour vérifier les informations auprès du Ministère des Affaires étrangères du Canada en passant par l’Ambassade du Canada à Kinshasa. Et s’il s’avérait que Kamanzi est congolais, cela peut conduire à des accusations criminelles des fonctionnaires qui l’auront fait passer pour un juriste rwandais.

    [2] INTERNATIONAL CRISIS GROUP, Congo : Pas de stabilité au Kivu malgré le rapprochement avec le Rwanda, Rapport Afrique N 165, 16 novembre 2010.». Cet accord étant resté secret, personne n’en connaît le contenu.

    [3] La faculté de droit de l’Université d’Ottawa ne sera pas fière d’apprendre que leur ancien étudiant est mis en cause par les experts des Nations Unies. Il revient à la diaspora congolaise du Canada de contribuer au démantèlement du réseau qui a induit en erreur le gouvernement du Canada. Au Québec, la diaspora congolaise peut discuter de cette question avec la Première ministre Pauline Marois qui a manifesté son intention de rencontrer les québécois d’origine congolaise après sa participation au Sommet de la Francophonie de Kinshasa d’octobre 2012.

    Ils ont corrompu certains de nos compatriotes,ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais-je dire d'autre? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonisateurs,ce n'est pas ma personne qui compte. C'est le Congo, c'est notre pauvre peuple dont on a transformé l'indépendance en une cage d'où l'on vous regarde du dehors tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable.

    Je sais et je sens du fond de moi- même que tôt ou tard, mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu'il se lèvera comme un seul homme pour dire non au colonialisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur­­`". Patrice Émery Lumumba