• Toronto: Jean-Marc Ayrault à l'université de Toronto 2ème Partie !

    Toronto: Jean-Marc Ayrault à l'université de Toronto 2ème Partie !

     

     

    Profitant de la visite du premier ministre français Jean-Marc Ayrault, la France et l’Université de Toronto ont signé jeudi dernier une convention pour l’échange d’étudiants entre la Faculté de Médecine de l’Université de Toronto et le Magistère Européen de Génétique de l’Université Paris Diderot-Paris 7. L’accord renforcera les liens déjà existants entre les deux universités par la création de partenariats scientifiques et académiques dans les domaines de la Génétique et de la Biologie Moléculaire via des échanges d’étudiants et d’enseignants-chercheurs.

    La France et l’Université de Toronto se rapprochent, (de gauche à droite): Judith Wolfson, vice-présidente des relations publiques de l’Université de Toronto; Richard Nunn, président du Conseil de l’université; Brigitte Ayrault, épouse du premier ministre; Philippe Zeller, ambassadeur de la France au Canada; et, derrière lui, le premier ministre français Jean-Marc Ayrault, à l’Université de Toronto. Photo Réveil FM

    La signature du livre d'or de l'université de Toronto par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre et Brigitte Ayrault, son épouse. Photo Réveil FM

    Après son discours devant les membres de l’Empire Club de Toronto, le premier ministre Ayrault a visité le laboratoire de recherche du Terrence Donnelly Centre for Cellular & Biomolecular Research (CCBR) et a assisté à un mini-forum sur les intérêts de la coopération entre la France et le Canada au niveau de la recherche scientifique.

    Arrivée de Jean-Marc Ayrault dans la salle de réunion avec des chercheurs franco-canadiens. Photo Réveil FM

    Installation du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    Le début de la réunion. Photo Réveil FM

    Plusieurs professeurs et post-doctorants francophones ont pris la parole pour partager leur vécu sur les avantages de la coopération entre les deux pays. Trois post-doctorants français ont indiqué que leur travail à l’Université de Toronto ne sera certainement qu’une étape de leur parcours et qu’ils espèrent pouvoir revenir en France poursuivre leur recherche.

    Par ailleurs, la France pourrait soutenir la mise en place d’une institution post-secondaire francophone pour le Sud-Ouest de l’Ontario. C’est en tout cas ce que laissait entendre une source proche du dossier, mentionné dans le discours du Trône de la nouvelle première ministre Kathlen Wynne.

    Jean-Marc Ayrault s'entretient avec des jeunes chercheurs. Photo Réveil FM

    La version officielle dit: «La France se réjouit de la volonté du gouvernement de l’Ontario d’accroître l’offre de formation post-secondaire en langue française dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Ces projets constituent une excellente opportunité de développer les coopérations universitaires entre la France et le Canada. Le gouvernement français sera, par conséquent, heureux d’apporter tout son soutien aux solutions qui seront définies par la province dans ce domaine.»

  • Toronto: Jean-Marc Ayrault à l'univerté de Toronto 1ère Partie !

    Toronto: Jean-Marc Ayrault à l'univerté de Toronto 1ère Partie !

    Jeudi 14 mars à 15 heures précises, la délégation du Premier ministre Jean-Marc Ayrault arrive, sirènes hurlantes devant le bâtiment de l’Assemblée législative, gravit les marches au pas de course jusqu’au deuxième étage où des drapeaux canadien, européen, français et ontarien sont disposés. Madame Kathleen Wynne, Première ministre de l'Ontario sort de son bureau pour accueillir chaleureusement son homologue et sa délégation, devant les photographes et les caméras. La réunion se fera à huis clos. Au menu : des discussions, un nouvel accord sur la mobilité des jeunes Français au Canada, et des jeunes Canadiens en France, qui sera facilitée. Un accord allant dans ce sens a d’ailleurs été signé par l’ambassadeur Philippe Zeller et l’Université de Toronto. Le premier ministre Ayrault a fait mention à plusieurs reprises de la présence du fait français et de la langue française en Ontario, et plus précisément dans la capitale. « La langue française n’est pas dominante, mais elle n’est pas absente ici à Toronto (…) C’est une erreur de croire que le français n’est présent qu’au Québec. »

    Le cortège du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Toronto. Photo Réveil FM

    Madame Kathleen Wynne, Première ministre de l'Ontario et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre Français. Photo Réveil FM

    De très nombreuses voitures diplomatiques de la délégation française faisaient le tour du rond-point de l’Université de Toronto, le 14 mars dernier vers 16 h. Un étudiant demande la raison de ce vacarme. « Il s’agit du premier ministre français ». Moue étonnée de l’étudiant : « Nicolas Sarkozy? » Le premier ministre de la République française, Jean-Marc Ayrault, n’est pas aussi connu au Canada que l’ancien président Nicolas Sarkozy, battu au mois de mai dernier par le socialiste François Hollande. Pourtant, sa visite au Canada (Ottawa, Toronto, Montréal et Québec), et en particulier dans la Ville reine, est un évènement, quand on pense que les visites officielles françaises au pays ont tendance à se concentrer sur Ottawa et le Québec.

    La statue de John A. Macdonald devant le Parlement d'Ontario, à Queen’s Park. Sir John Alexander Macdonald (11 janvier 1815 - 6 juin 1891) fut la première personne à occuper le poste de premier ministre du Canada. Figure dominante de la Confédération canadienne, sa carrière politique s'étendit sur près d'un demi-siècle. Macdonald resta premier ministre durant 19 ans. Photo Réveil FM

    La police qui escortait Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo et des confrères à l'université de Toronto: Marc Antoine (France culture), Hélène Hugue (France télévision), Jean-Jérome Bortolus (i-Télé), et Marie Hélène de TF1. Photo Réveil FM

    L'université de Toronto. Photo Réveil FM

    La faculté de médecine de Toronto. Photo Réveil FM

    La police veille. Photo Réveil FM

    L'omniprésence de la police, sécurise en même temps. Photo Réveil FM

    Le cortège de Jean Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    Le cortège de Jean Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    parmi les chercheurs rencontrés par le premier ministre se trouvait un historien spécialiste de la langue française, en particulier en Ontario, Paul Cohen, qui a expliqué les tenants et les aboutissants de ses recherches. Jean-Marc Ayrault a terminé la rencontre en allant à la rencontre d’étudiants français de l’Université de Toronto, qui représentent 10 % des étudiants étrangers de l’université. Parmi eux, Jean Sévalle, post-doctorant en biologie de haut niveau raconte : « Il m’a demandé ce que je faisais, il était très intéressé et m’a demandé si je comptais rentrer en France mettre mon expérience au service de la nation. »

    L'université de Toronto, une propreté à vous couper le souffle. Photo Réveil FM

    L'accueil avant l'entrée dans la salle. Photo Réveil FM

    La salle de réunion du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avec des éminents chercheurs franco-canadiens. Photo Réveil FM

    La salle de réunion du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avec des éminents chercheurs franco-canadiens. Photo Réveil FM

  • Toronto: Rencontre entre Jean-Marc Ayrault et des jeunes Volontaires Internationaux en Entreprise (VIE)

    Toronto: Rencontre entre Jean-Marc Ayrault et des jeunes Volontaires Internationaux en Entreprise (VIE)

    Après son discours à l'Empire Club of Canada, Jean-Marc Ayrault s'est entretenu avec des jeunes français volontaires internationaux en entreprise au Canada. Le Premier ministre a acquis des autorités canadiennes, le doublement à la fois des quotas et de la durée des Permis Vacances-Travail pour les jeune français au Canada d’ici les mois à venir. Jean-Marc Ayrault, souhaite vivement augmenter les quotas d’un autre tremplin à la mobilité internationale : le volontariat international en entreprise (VIE). Actuellement, ce sont 7 200 jeunes ayant entre 18 et 28 ans qui s’envolent via ce dispositif. Le Premier ministre français voudrait semble-t-il atteindre les 9 000 départs d’ici 2015 ! Le Volontariat International en Entreprise consiste, à travailler dans une grande entreprise française agréée implantée à l’étranger pour une rémunération comprise entre 1 449,69 € et 3 828,73 €, d’après le site officiel de l’administration française. Aussi, le gouvernement français aurait la volonté de diversifier les entreprises profitant de ce dispositif en accentuant son effort sur les PME. Notons que le VIE est souvent l’apanage des diplômés des grandes écoles. Avec cette réforme, l’accès au VIE devrait se populariser.

    Jean-Marc Ayrault avec des jeunes volontaires internationaux en entreprise de Toronto. Photo Réveil FM

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault écoute les doléances de jeunes. Photo Réveil FM

    L'une de grandes qualités de Jean-Marc Ayrault, c'est l'écoute. Photo Réveil FM

    Après l'écoute, les réponses de Jean-Marc Ayrault aux jeunes ! Photo Réveil FM

    Fairmont Royal York à Toronto. Photo Réveil FM

    L'entrée latérale du Fairmont Royal York. Photo Réveil FM

    Des confrères du BFM TV font un plateau. Photo Réveil FM

    Les journalistes quittent Fairmont Royal York. Photo Réveil FM

    Pour des jeunes, le Volontariat International en Entreprise est l’un des meilleurs moyens pour s’expatrier. Il suffit de le savoir et de s'informer. Démarcher les sociétés pour obtenir un Volontariat International en Entreprise est possible.
  • Toronto: Jean-Marc Ayrault invité d'honneur du prestigieux Empire Club of Canada

    Toronto: Jean-Marc Ayrault invité d'honneur du prestigieux Empire Club of Canada

    Le 14 mars 2013, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, était l’invité d’honneur d’un déjeuner-conférence organisé par l’Empire Club, en partenariat avec la Chambre de Commerce française de Toronto, réunissant plus de 150 personnes. Au cours de cet évènement, le Premier ministre a prononcé un discours sur l’économie et l’attractivité française. Établi en 1903, le prestigieux Empire Club of Canada a déjà permis à plus de 3,500 orateurs de s'y exprimer. Parmi d'illustres personnalités figurent : Indira Gandhi, Brian Mulroney, le Dalai Lama, Margaret Thatcher, Bill Gates, Audrey Hepburn, John Diefenbaker, Ronald Reagan, Margaret Mead, Winston Churchill, Billy Graham, Vladimir Poutine, Pierre Trudeau, Grey Owl, Henry N.R. Jackman, Jean Chrétien, Hilary Weston, Maureen Forrester, Roberta Bondar, Adrienne Clarkson, Paul Martin, Stephen Harper, Michael Ignatieff, Mark Carney, Christopher Plummer, Gordon Pinsent...

    Jean-Marc Ayrault en dialogue avec l'honorable Joe Oliver ministre canadien des Ressources naturelles. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault peaufine son discours. Photo Réveil FM

    150 personnalités attendent l'allocution de Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

     

     

    Allocution du Premier ministre jean-Marc Ayrault à l'Empire Club de Toronto

     

    Le président de l’Empire Club of Canada, mesdames, messieurs les ministres, ministres canadiens et de l’Ontario, et aussi mes collègues du gouvernement français qui m’accompagnent, mesdames et messieurs les parlementaires, canadiens et de l’Ontario, mais aussi ceux qui m’accompagnent, de la délégation française, mesdames et messieurs, je voudrais d’abord commencer par vous exprimer ma gratitude, Monsieur Schumar (phon), parce que vous me donnez aussi l’occasion de m’exprimer devant la communauté d’affaires de Toronto, mais dans un cadre prestigieux, et vous en avez rappelé l’histoire en quelques instants, des personnalités que vous y avez invitées, de grandes personnalités, vous citiez Winston Churchill, qui a lui joué un rôle tellement important dans l’histoire. Eh bien je me sens honoré d’être invité aujourd’hui par l’une des plus anciennes institutions, plus prestigieuses institutions, de la ville de Toronto, dont le rayonnement va bien sûr bien au-delà.

    J’ai appris, en venant ici, que le nom de Toronto signifiait "le lieu de la rencontre", dans la langue des hurons, et je veux y voir évidemment un présage heureux pour notre première rencontre. Les liens qui unissent la France et l’Ontario sont anciens, ils sont également très solides, et je souhaite, pour ma part aujourd’hui, contribuer au renouveau, au renforcement, de cette relation. Je me réjouis que l’Ontario ait choisi le 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain en 2015 pour célébrer sa communauté franco-ontarienne et la France sera heureuse de s’associer à cet événement.

    Vous disiez, Monsieur le président, il y a quelques instants, que Samuel de Champlain était venu avec 28 personnes, ils ne savaient pas forcément exactement où ils allaient, je ne suis pas sûr. Ils avaient un but, ils croyaient à leur aventure, ils voulaient arriver à la découverte d’un autre monde, ils cherchaient peut-être la voie de la Chine, ils sont arrivés ici, et ils ont créé un pays, mais ils n’avaient pas peur, ils avaient confiance, ils avaient de l’audace, ils avaient de l’énergie. eh bien, dans le monde d’aujourd’hui, parfois préoccupant, parfois instable, parfois dangereux, il faut aller chercher partout l’énergie et la confiance, et surtout avoir le courage et l’audace, justement pour aller plus loin et donner des perspectives à tous ceux qui dans le monde parfois s’inquiètent, que nous avons un avenir et que, ensemble, nous pouvons le construire.

    Je profite de cette occasion pour saluer les nombreux francophones qui sont présents dans la salle, et en même temps la vitalité de la langue française en Ontario, dont témoigne le succès de l’Alliance française de Toronto, qui est la deuxième d’Amérique du Nord.

    Et puis j’ai une pensée particulière pour mes 10 000 compatriotes, présents en Ontario, donc ils participent à cette très grande communauté française, environ 200 000 personnes, et qui témoignent ici par la diversité de leur talent, de la qualité des formations, et des savoir-faire français, je les remercie et je les salue tout particulièrement.

    Et puis, je voudrais exprimer mon émotion, toute particulière, après avoir entendu le témoignage éloquent de monsieur Christian Petit-Frère (phon), qui vient d’Haïti, que vous avez accueilli au York Glendon College, j’y vois un beau symbole, lui qui représente un pays qui souffre, qui a subi tant de fois des catastrophes, eh bien, la France et le Canada, avec bien sûr d’autres pays, mais tout particulièrement nos deux pays, ont voulu accompagner l’effort qui est actuellement entrepris pour permettre à votre pays de trouver un avenir, lui aussi, qu’il mérite, bien sûr, depuis si longtemps.

    Et donc, en exprimant notre solidarité, je crois que ce n’est que justice. Eh bien je voulais, à travers vous, vous exprimer, je dirais toute mon amitié, et l’amitié de la France, mais je sais que c’est aussi l’amitié des Canadiens, mais aussi de tous les francophones, pour ce pays qui se bat pour son avenir avec la dignité et le courage qu’on lui connaît. Vous avez accueil Christian Petit-Frère, il nous a adressé un message, je suis sûr qu’on ne repartira pas indifférent après ce qu’il nous a dit, parce que c’est un message d’espoir et de dignité.

    Vous avez un déjeuner très bref, parce que c’est votre habitude, votre rituel, c’est un déjeuner de travail, mais je vais donc être bref aussi, comme le déjeuner, mais je voudrais aller à l’essentiel, avec deux messages simples.

    Afin de répondre à des interrogations qui me sont transmises souvent et qui pourraient inquiéter votre communauté d’affaires, le premier message que je voudrais vous adresser, c’est que depuis l’élection du président de la République François Hollande, le 6 mai dernier, la France est engagée dans une vaste entreprise de redressement, qui demande du temps, des efforts, pour qu’on en perçoive les résultats, mais cette entreprise de redressement est nécessaire, et nous voulons la réussir. C’est un vaste chantier de réformes que nous avons engagé, qui permettra à la France de retrouver le chemin de la croissance, dans le cadre d’un pacte refondé, entre les chefs d’entreprise, les salariés, et les pouvoirs publics. C’est ce pacte que nous voulons faire vivre et réussir.

    Le second message c’est que cet agenda de réformes ambitieux permettra de donner aussi une nouvelle impulsion aux relations économiques entre le Canada et la France, qui sont déjà excellentes, mais qui doivent se renforcer.

    Mais, permettez-moi, avant toute chose, de saluer nos propres succès. En 2012 la France a été la première destination européenne, et on ne le sait pas assez, pour les investissements étrangers dans l’industrie. Le premier en Europe. Ce résultat, notre pays l’a obtenu grâce à sa tradition d’excellence en matière d’innovation, en matière de recherche, de formation, mais aussi à la qualité de notre main-d’œuvre, de nos salariés, et puis grâce aussi à la qualité de nos infrastructures. Eh bien ce sont des atouts que nous voulons aujourd’hui conforter, et le premier de ces atouts c’est notre appartenance à l’Union européenne.

    L’Union européenne, mesdames et messieurs vous le savez, c’est un vaste marché, de 500 millions d’habitants, pour nos entreprises, c’est un vaste espace de mobilité pour nos travailleurs, et puis c’est notre appartenance à la zone euro. Alors je sais, je sais que, pour faire face à la crise de la dette qui frappe durement certains de nos partenaires en Europe nous avons décidé de conforter les mécanismes de solidarité et d’intégration au sein de la zone euro, nous avons engagé ce processus que le président de la République française appelle "l’intégration solidaire."

    Mais je sais que les efforts des Européens, pour sauver l’euro, je pense notamment au risque majeur qui concernait la Grèce ou l’Irlande, et ces problèmes, même s’ils sont exigeants pour les pays concernés, et parfois douloureux pour leurs populations, sont traités efficacement. Mais vous avez pu, de l’extérieur, penser parfois que nous étions trop lents, que nous étions trop hésitants, pour décider. C’est vrai, c’est difficile de décider à 27, et en tout cas à 17 pour la zone euro, mais le cap est désormais fixé et les résultats sont là, avec un nouveau traité sur la gouvernance, une Banque Centrale Européenne dotée de nouveaux outils, une supervision bancaire intégrée qui sera mise en place très rapidement, et qui constitue la première étape vers une véritable Union Bancaire.

    C’est donc une étape très importante qui est franchie, même s’il y a encore des fragilités, mais nous allons les traiter. Et après il faudra aller plus loin, sûrement, dans l’intégration. J’aurai l’occasion de l’expliquer davantage.

    Mais en tout cas sachez que l’Europe est consciente de ses atouts, est consciente de sa force dans un monde qui se bouleverse, où de nouvelles puissances émergent, et se construisent à travers le monde, où d’ailleurs de nouvelles alliances s’organisent, en Amérique du Sud, en Amérique Latine, comme en Asie. Et ça ne serait donc pas le moment, où le monde se déplace, où l’Europe tournerait le dos à ce qu’elle a construit, pas à pas, après la Seconde Guerre mondiale ?

    Eh bien c’est le moment justement d’avancer davantage, et de consolider ce que nous avons construit, qui est justement cette force, attractive, qu’est l’Union européenne, il faut d’abord que les Européens en soient les premiers conscients, eh bien la France, le gouvernement de la France, non seulement en est conscient, mais veut agir davantage dans cette direction. Et je crois que ça concerne à la fois les Européens, ce que je suis en train de vous dire, mais ça concerne le reste du monde, et si j’aborde cette question c’est parce que je sais que parfois vous vous interrogez, et qu’il nous appartient de répondre, pas seulement les Français, mais tous les Européens, et donc je le fais aujourd’hui, avec force et avec détermination.

    Vous savez bien qu’un des défis auxquels est confronté l’ensemble de l’Europe est celui de la maîtrise de ses déficits publics, ou privés dans certains pays, en tout cas ce n’est pas le cas de la France. La France est confrontée, c’est vrai, à des déficits publics que nous voulons à tout prix traiter, et c’est pourquoi le gouvernement met en œuvre une stratégie de redressement rapide de ses finances publiques.

    Alors que le déficit public de la France était supérieur à 5 % en 2011, nous l’avons ramené à 4,5 % en 2012, donc dès après le changement de président de la République et l’installation du nouveau gouvernement, et entre 2012 et 2013 nous réduirons ainsi le déficit structurel, c’est ça qui est le plus significatif, de 2 %, et ce qui signifie, pour la France, un effort sans précédent, et notre objectif c’est d’arriver à la fin du mandat du président de la République, à l’équilibre, à 0 déficit, en 2017. Et pour y parvenir, j’ai engagé avec l’ensemble du gouvernement un vaste chantier de modernisation de l’action publique, et l’objectif que j’ai fixé c’est d’économiser 60 milliards d’euros à l’horizon 2017.

    C’est un effort, mais nous y parviendrons, si nous le faisons, j’allais dire avec méthode. mais je sais que le Canada a une longue expérience en la matière, a été confronté, il y a quelques années, à des déficits et une dette, encore plus importante, et vous avez trouvé la solution, et vous vous êtes redressés, vous êtes repartis de l’avant, retrouvant la croissance, sans pour autant défaire ce que vous êtes, votre originalité politique, votre État fédéral et ses systèmes culturels et sociaux.

    Et donc c’est une étape, dans votre histoire, qui a été marquée par de vraies réussites. Et j’ai d’ailleurs eu l’occasion hier soir, avec votre chef du gouvernement, le Premier ministre Stephen Harper, d’évoquer cette période passée, et expliquer ce que la France était en train de réaliser.

    Cette politique de redressement de nos finances publiques s’inscrit dans une stratégie cohérente et ambitieuse, qui vise à retrouver des marges de manœuvre, ce n’est pas la réduction de la dette et des déficits, simplement comme objectif, c’est pour redonner à la France une pleine souveraineté et une pleine capacité d’agir, et de décider par elle-même, et donc ces nouvelles marges de manœuvres, pour les mettre au service d’une croissance retrouvée, et de la compétitivité de l’économie française, et de l’attractivité de notre territoire.

    C’est le sens du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi, que j’ai annoncé le 6 novembre, dernier, et qui est en train de se mettre en œuvre. Il comprend 35 mesures concrètes pour améliorer la performance de notre économie. Avec ce pacte, c’est l’une des mesures, nous réduisons l’impôt sur les sociétés à hauteur de 20 milliards d’euros par an, nous mettons ainsi en œuvre une baisse de 6% du coût du travail pour les entreprises installées en France, et cela dès cette année, 4 % cette année et 2 % supplémentaires l’année prochaine, ce qui fera 6 %.

    Mais, évidemment, ça ne suffit pas, il faut renforcer la compétitivité hors coût, comme on dit, en mettant en place un système, par exemple de financement efficace, en faisant émerger un écosystème favorable à l’innovation, à l’exportation.

    Et s’agissant des exportations françaises, j’ai fixé un objectif, que je reconnais très ambitieux, parvenir à l’équilibre de notre balance commerciale, hors énergie, en 2017, toujours à la fin du mandat, alors que je suis arrivé aux responsabilités avec un déficit, hors énergie, de plus de 25 milliards d’euros. Pour cela nous venons de réformer en profondeur notre système de financement des exportations. C’est en prenant appui sur ce nouveau système que, par exemple, les chantiers navals français de Saint-Nazaire viennent d’engager la construction du plus grand navire de croisière au monde, qui n’est jamais été construit, avec une capacité d’accueil de 7500 personnes, pour le compte d’un commanditaire américain, c’est à la fois donc pour la qualité professionnelle, la qualité technologique, la qualité du produit, mais aussi pour les conditions de financement que nous avons pu réunir, que ce succès a été obtenu.

    Mais, mesdames et messieurs, le plus gros potentiel de développement de nos exportations repose sur les entreprises de taille intermédiaire, et sur les petites et moyennes entreprises, auxquelles le gouvernement entend apporter un soutien important.

    Elles pourront accéder plus facilement à des financements adaptés, grâce à la nouvelle Banque Publique d’Investissement que nous venons de créer. Elles bénéficieront également du soutien des grands groupes, dans le cadre de l’organisation des filières industrielles, qui doivent tenir compte alors non seulement de leurs sous-traitants, mais de les organiser, de les soutenir, de les conforter, dans leur stratégie de développement, tant à l’interne qu’à l’externe, et qui inciteront ainsi tous à se solidariser davantage, et aussi dans la conquête des marchés extérieurs à avancer de façon solidaire et groupée.

    A cet égard je voudrais saluer l’ensemble de la délégation des entreprises françaises qui m’accompagne, ici au Canada, pendant ce déplacement, cette délégation est à l’image de notre ambition et de nos entreprises. Les grands groupes français, vous les connaissez, vous en connaissez l’excellence, ils sont bien représentés avec Thales, qui soutient cette manifestation, mais aussi avec Total, avec Alstom, avec Air Liquide, avec Safran, avec Sanofi, ou encore dans le domaine militaire avec Nexter et DCNS. Mais cette délégation comprend une majorité de dirigeants de petites et moyennes entreprises, qui sont impliquées dans des secteurs souvent très innovants, tel que les énergies renouvelables, les technologies vertes, les technologies de l’avenir, mais aussi les technologies de l’information, notamment dans les logiciels où nos entreprises sont très avancées et très performantes.

    Oui, nous avons l’ambition de renforcer l’attractivité du territoire français, je l’ai dit tout à l’heure, avec 20 000 entreprises étrangères installées sur notre sol, 700 décisions nouvelles d’investissements étrangers par an, la France est d’ores et déjà une destination de premier ordre, mais nous voulons aller plus loin encore.

    Nous avons donc fixé un objectif annuel de 1000 décisions d’investissements étrangers sur le territoire français d’ici 2017, ainsi que l’accueil, chaque année, de 300 nouvelles entreprises étrangères. Les entreprises étrangères installées en France bénéficieront, comme les autres, des mesures que nous avons prises, et que j’ai évoquées, en faveur de la compétitivité.

    Nous mettons ainsi en place des dispositifs spécifiques, comment "le passeport talent", qui permettra de faciliter les démarches d’installation en France de talents étrangers. Je pense également au renforcement du crédit impôt recherche, en particulier en direction des petites et moyennes entreprises. ce crédit impôt recherche, qui est une particularité française, a contribué à la création, par des entreprises étrangères, au cours des 5 dernières années, de plus de 200 centres de recherche et de développement sur les territoires français.

    Enfin je veux évoquer également devant vous l’accord, très ambitieux, de l’emploi, que les partenaires sociaux, patronat et syndicats de salariés, ont conclu, en France, au mois de janvier sur le marché du travail. Cette négociation a été lancée à l’initiative du gouvernement qui a pour objectif de renforcer la démocratie sociale, le dialogue social, dans notre pays, comme méthode pour trouver le bon chemin des réformes. Eh bien, cet accord, qui a été signé par une majorité de syndicats, vise à sécuriser les parcours professionnels des salariés, tout en renforçant la compétitivité de nos entreprises. Dans les prochaines semaines le Parlement va transcrire cet accord dans la loi, contribuant ainsi à accroître l’attractivité de notre territoire et la compétitivité de notre économie.

    Redressement des comptes publics, compétitivité, attractivité, dialogue social, vous le voyez, en quelques mots, la France est un pays en mouvement, qui se réforme en profondeur, et qui s’est fixé cette ambition, et je souhaite que les relations économiques entre la France et le Canada puissent aussi bénéficier de cette dynamique. Je me réjouis que les échanges commerciaux entre nos deux pays continuent de progresser, dans le contexte économique que nous connaissons, mais je note que l’Ontario, où nous sommes aujourd’hui, représente un tiers des exportations françaises vers le Canada.

    Je me félicite que ces échanges, qui sont dans l’ensemble équilibrés, soient fondés pour une grande part sur des produits à forte valeur ajoutée, je pense par exemple aux secteurs de la pharmacie, ou de l’aérospatiale, à l’aéronautique, je pense bien sûr aussi à des secteurs plus spécialisés qui caractérisent nos échanges commerciaux, mais qui témoignent d’un véritable partenariat entre nos économies. Mais ces relations commerciales peuvent et doivent se développer. C’est pourquoi le gouvernement soutient pleinement, et j’ai eu l’occasion de le réaffirmer encore ce matin avec le Premier ministre HARPER, les négociations commerciales en cours entre le Canada et l’Union européenne. Nous souhaitons un accord économique approfondi. Nous souhaitons que ces négociations puissent se conclure rapidement.

    Bien entendu les relations économiques entre nos deux pays ne se résument pas à nos échanges commerciaux bilatéraux, elles sont en grande partie fondées sur des investissements croisés. Vous le savez, les entreprises françaises sont déjà très représentées au Canada, près de 550 entreprises françaises y sont implantées et ces entreprises emploient plus de 80 000 personnes, et au total la France se place ici au 7ème rang des investisseurs étrangers. Là encore nous pouvons faire mieux, nous voulons faire mieux.

    C’est pourquoi je me réjouis de la diversification croissante de nos investissements, traditionnellement concentrés sur quelques grands secteurs d’excellence, l’aéronautique, les transports urbains, l’énergie, les ressources naturelles, et aujourd’hui nos investissements se développent également dans les services, et dans l’environnement, ils se diversifient également géographiquement au Canada, et ils couvrent désormais l’ensemble du territoire canadien, mais, je le dis vraiment, on peut faire beaucoup mieux. Mais la marge justement, de progression, des investissements canadiens en France, est également importante, mais la France n’occupe que le 19ème rang des pays destinataires des investissements canadiens dans le monde. Je vous invite donc, mesdames et messieurs, à profiter de la nouvelle stratégie que je viens de vous présenter, qui est de nature à créer de la confiance, de la visibilité, de la simplicité, de la durabilité, de vous engager pour mettre en œuvre vos stratégies d’investissement et accroître votre présence dans notre pays, en tout cas vous y serez les bienvenus.

    Le renforcement de nos relations économiques est donc une priorité, c’est une perspective stimulante, pour les jeunes de nos deux pays. Le gouvernement français s’est engagé à accroître très sensiblement le nombre de volontaires internationaux en entreprise, ces jeunes qu’on appelle les VIE, qui aux sortir de leur école rejoignent une entreprise française à l’étranger, ils sont aujourd’hui 200, faisant de votre pays l’une des destinations les plus recherchées, je crois que plusieurs d’entre eux sont là aujourd’hui et je les salue, et j’aurai peut-être l’occasion tout à l’heure de les rencontrer, en tout cas je les remercie pour leur engagement.

    Et je sais par expérience que ces jeunes, qui découvrent en quelque sorte un pays, mais qui découvrent aussi un métier, ont été parfois à l’origine de succès économiques et commerciaux formidables. J’ai en tête quelques exemples, et donc leur présence n’est pas qu’un stage de formation, elle est utile pour les entreprises où ils travaillent, ici, elle est utile pour les entreprises françaises, et donc c’est pourquoi le gouvernement est tout à fait déterminé à poursuivre et à renforcer ces initiatives en faveur des volontaires internationaux en entreprise.

    Mesdames, messieurs, vous l’avez compris, ma présence parmi vous s’inscrit dans une longue tradition d’amitié que j’ai voulu honorer en répondant à l’invitation du Premier ministre du Canada, mais surtout j’ai voulu vous parler de la France, d’un pays en mouvement, d’un pays qui a des atouts formidables, qui est un grand pays, et quand il sait aller à l’essentiel, c'est-à-dire à la fois être capable d’inventer, d’innovation, de réformer, mais en restant fidèle à ce qu’il est, à ses valeurs dont beaucoup sont celles que nous partageons, alors il devient un pays fort, confiant, et fier de lui-même. Eh bien c’est ce pays dont je suis venu vous parler, ce pays que je suis venu vous présenter et que je représente ici, et j’ai l’honneur, en effet, de m’adresser à vous pour vous le dire encore une fois, merci de m’avoir invité.

    Nous sommes déterminés à aller de l’avant, en citant tout à l’heure Samuel de Champlain c’est ce que je voulais vous dire, les circonstances étaient beaucoup plus difficiles pour lui que pour nous, et pourtant il a réussi. Alors pour nous, qui connaissons les choses, qui avons conscience de ce qu’il faut faire pour avancer, de ce qu’il faut faire pour réformer, de ce qu’il faut faire pour nous renforcer, eh bien sur les traces de Samuel de Champlain, nous réussirons ensemble, j’en suis convaincu, à approfondir nos relations, non seulement entre l’Ontario et la France, mais entre le Canada et la France, pour une histoire commune, celle du progrès humain, celle de l’avenir de nos nations, mais aussi l’avenir du monde. Merci mesdames, messieurs, de m’avoir écouté. Merci.

  • Ottawa-Toronto, un vol paisible malgré la neige !

    Ottawa-Toronto, un vol paisible malgré la neige !

    Le 14 mars dernier était une journée marathon pour le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Après l'entretien avec son homologue canadien Stephen Harper au Parlement fédéral, la conférence de presse de deux personnalités a clôturé le séjour de Jean-Marc Ayrault à Ottawa. Le cortège s'ébranle, direction l'aéroport. Le Premier ministre français est attendu à Toronto et il passera la nuit à Montréal. trois villes canadiennes en un jour ! Le canada étant un pays vaste, heureusement il y a l'avion. Un bon vol avec le commandant Eric herbeaud et son équipage. L’abondance de photos dans cet article n'a rien à voir avec la m'astuvuïsme de mauvais goût mais une volonté d'informer d'informer au plus près de la réalité. Pour permettre à ceux qui n'ont jamais été au canada, plus précisément à Toronto de le découvrir ce grand territoire canadien et à ceux qui y ont déjà été d'apprécier dans quel pays ils vivent. Tout en tenant compte que notre vision est partielle n'ayant pas eu le temps de tout voir, ni de parler en profondeur avec ses habitants.

    Aéroport d'Ottawa, le retour de véhicules du cortège. Photo Réveil FM

    Le dégivrage de l'avion. Photo Réveil FM

    Le taxi de l'avion avant le décollage. Photo Réveil FM

    Ottawa après le décollage. Photo Réveil FM

    Ottawa vu du ciel. Photo Réveil FM

    Toronto, le poumon économique du Canada

    Toronto est la capitale de la province de l'Ontario au Canada. L'Assemblée législative de l'Ontario y siège dans les édifices parlementaires situés dans le centre-ville à Queen's Park. Avec plus de 2,6 millions d'habitants, Toronto est la plus grande ville du Canada, devant Montréal et la quatrième pour la population en Amérique du Nord. La ville métropolitaine actuelle est issue de la fusion des municipalités du Toronto Métropolitain, en 1998, alors que l'ancienne ville comptait 653 734 résidents, deux ans avant la fusion. En 2011, 5 583 0644 personnes vivaient dans la région métropolitaine ainsi que huit millions dans la mégalopole Golden Horseshoe, située autour du bout ouest du lac Ontario.

    La ville de Toronto vu du ciel. Photo Réveil FM

     

    En tant que capitale économique du Canada, Toronto est une ville de classe internationale, ainsi qu'une des villes financières les plus importantes du monde. C'est une ville mondiale classée alpha. Les secteurs économiques les plus importants sont la finance, les télécommunications, le secteur aérospatial, les transports, les médias, les arts, le cinéma, la production de séries télévisées, la publication de documents, l'informatique, la recherche médicale, l'éducation, le tourisme et les sports. La majorité des entreprises canadiennes ont leur siège social dans la ville, ainsi que la Bourse de Toronto, la septième en importance dans le monde sur le plan de la capitalisation boursière.

    Toronto vu du ciel. Photo Réveil FM

    Toronto est une ville multiculturelle dont 49 % de la population est née à l'extérieur du Canada. La lingua franca a toujours été l'anglais, mais une centaine d'autres langues sont parlées. 50 % des habitants de la ville ont une langue maternelle différente et 32 % parlent à la maison une langue autre que l'anglais.

    C'est surtout la croissance de l'industrie automobile dans la banlieue d'Oshawa qui a donné l'impulsion industrielle initiale à cet ancien centre d'abattoirs porcins. Toronto est aujourd'hui le cœur bancaire, financier et commercial du Canada. Les activités culturelles et l'informatique s'y développent à un rythme soutenu. Pourtant, depuis une quinzaine d'années, peu de nouveaux immeubles à bureaux ont vu le jour dans le centre-ville.

    Toronto avant atterrissage. Photo Réveil FM

    Toronto est d'abord un ancien fort français du nom de fort Rouillé fondé en 1750, dont le site fut abandonné en 17597. Au cours de la Révolution américaine, la région de Toronto a été le refuge de nombreux colons britanniques loyalistes en provenance des provinces instables. Après la révolution, le territoire faisait toujours partie de la province de Québec, mais l'arrivée des loyalistes, réfugiés américains, poussa les autorités britanniques à diviser cette province en deux parties avec l'Acte constitutionnel de 1791. La colonie du Haut-Canada fut ainsi établie sous le gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806).

    Toronto, attention l’atterrissage approche ! Photo Réveil FM

    Simcoe s'établit à Newark (Niagara-on-the-Lake), mais en 1793 Guy Carleton, premier baron Dorchester, le gouverneur général du Canada accepta le second choix de Simcoe, un site sur le lac Ontario qu'il nomma York d'après Frederick, duc d'York et Albany, le second fils du roi George III. York a été le nom de la ville de Toronto de 1793 à 1834. Cette appellation reste en partie inscrite dans la cartographie du Toronto actuel par l'existence de quartiers comme York, East York et North York. Le 1er février 1796, Simcoe choisit York comme capitale du Haut-Canada en remplacement de Newark en pensant que la nouvelle ville était moins vulnérable aux attaques américaines8. Il y installa le gouvernement et l'Assemblée législative du Haut-Canada en 1796. Fort York fut construit à l'entrée du port naturel de la ville, abrité par un long banc de sable en forme de péninsule.

    Toronto, atterrissage et taxi de l'avion. Photo Réveil FM

    En 1891, les tramways à traction hippomobile furent remplacés par des véhicules électriques quand la ville de Toronto accorda une franchise de trente ans à la Toronto Railway Company. En 1921, les transports publics passèrent sous le contrôle de la municipalité avec la création de la Toronto Transportation Commission, renommée plus tard en Toronto Transit Commission.

    En 1904, le grand incendie de Toronto détruisit une partie importante du centre de Toronto. Si la ville fut cependant rapidement reconstruite, les dégâts ont coûté plus de dix millions de dollars. Cet événement a entraîné un durcissement de la législation en matière de sécurité incendie et le développement des services de pompiers de la ville.

    Toronto, le parking de l'avion officiel. Photo Réveil FM

    Le drapeau canadien flotte à côté de celui de la France, c'est un vol officiel ! Photo Réveil FM

    Des camions de sapeurs pompiers pour secourir l'avion en cas de problème. Photo Réveil FM

    Des journalistes et hommes d'affaires français descendent de l'avion. photo Réveil FM

    Des journalistes avec leurs matériels de reportage sur le tarmac. Photo Réveil FM

    L'avion de la République française. Photo Réveil FM

    Au cours de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, la ville de Toronto accueillit à nouveau de nombreux immigrants, principalement des Allemands, des Français, des Italiens et des Juifs venus de différents pays d'Europe de l'Est. Ils furent bientôt suivis par les Chinois, les Russes, les Polonais et les immigrants d'autres pays d'Europe de l'Est. Ceux-ci vivent principalement dans des baraques surpeuplées situées dans des quartiers pauvres comme The Ward qui était situé autour de Bay street. Malgré sa croissance importante, Toronto reste dans les années 1920 la seconde ville du Canada sur le plan économique et sur celui de la population, derrière la ville plus ancienne de Montréal. Néanmoins, en 1934, la bourse de Toronto devient la plus importante du pays.

    En 1951, la population de Toronto dépassa le million d'habitants avec le commencement d'une grande suburbanisation. En 1953 la Municipality of Metropolitian Toronto fut créée par le gouvernement de l'Ontario pour regrouper plusieurs municipalités de l'ancien comté de York (notamment North York, Scarborough et Etobicoke).

    En 1954, la ville fut frappée par l'ouragan Hazel. 81 personnes furent tuées dans la région de Toronto, près de 1 900 familles se retrouvèrent sans logement et l'ensemble des dégâts fut estimé à plus de 25 millions de dollars11. À cette époque, plusieurs entreprises d'importance nationale et multinationale ont déménagé leur siège social de Montréal à Toronto et dans d'autres villes de l'Ouest canadien en partie en raison de l'incertitude politique qui régnait à cause de la résurgence des mouvements souverainistes au Québec.

    Dès les années 1960, de grands projets immobiliers sont entrepris comme la construction de la First Canadian Place, haute tour (72 étages) blanche du centre-ville qui sera le premier grand projet du futur milliardaire Paul Reichmann.

    En 1971, Toronto comptait plus de deux millions d'habitants et dans les années 1980, elle devint la ville la plus peuplée et le principal centre économique du Canada, dépassant Montréal.

    En 1998, la municipalité régionale disparaît au profit d'une seule ville, Toronto, le nouveau maire étant Mel Lastman, l'ancien maire de North York (devenu un quartier du nord du nouveau Toronto). Le maire actuel de Toronto est Rob Ford.

    Autoroute, direction the Fairmont Royal York de Toronto. Photo Réveil FM

    Toronto est aujourd'hui le cœur bancaire, financier et commercial du Canada. Les activités culturelles et l'informatique s'y développent à un rythme soutenu. Pourtant, depuis une quinzaine d'années, peu de nouveaux immeubles à bureaux ont vu le jour dans le centre-ville. La situation semble cependant changer avec le démarrage de nouveaux projets, dont la construction de la West Tower du Bay Adelaide Centre d'une hauteur de 50 étages (achevé en 2009), la construction de la deuxième tour (East Tower) de 44 étages vient d'être annoncée18, la tour RBC haute de 43 étages (achevée), et la tour Telus de 30 étages (achevée). Les immeubles relativement hauts du centre-ville bénéficient depuis 2004 d'un mode de réfrigération innovant par le biais de pompes à chaleur alimentées par l'eau froide des profondeurs du lac Ontario (EnWave). Depuis vingt (20) ans environ, les entreprises spécialisées dans la construction résidentielle ont bénéficié d'un marché en pleine croissance avec la construction de centaines de nouvelles tours résidentielles de 30 étages jusqu'à 60 étages et plus, comme la tour Trump. Trois nouveaux hôtels de renommée internationale sont actuellement en construction : l'hôtel Shangri-La (66 étages), l'hôtel Ritz Carlton (52 étages), et l'hôtel Four Seasons (55 étages). La tour résidentielle la plus haute du pays, la tour Aura, sera bientôt érigée (en construction), elle comptera 78 étages. Les tours jumelles nommées ICE de 57 et 67 étages (en construction), qui formeront le Centre York situé près des quais royaux (Queen's Quay), le Southcore Financial Centre qui comprend le nouvel hôtel Delta de 45 étages (en construction) viendront rejoindre un vaste corridor de gratte-ciel qui s'élèvent le long du havre de Toronto. De plus, Toronto est un centre très important pour la recherche médicale et scientifique avec de nombreux grands hôpitaux qui abritent des centres de recherche. L'hôpital pour enfants (SickKids) a récemment inauguré le début de la construction (désormais en construction) de sa tour baptisée « Learning Tower », qui consistera en une tour de 21 étages entièrement consacrée à la recherche sur les maladies qui touchent les enfants. Il y a 9 importants centres de recherche regroupés ensemble et surnommés « Discovery District » (quartier de La Recherche).

    Impressionnants immeubles. Photo Réveil FM

    Toronto est au cœur de la vie intellectuelle et culturelle du Canada anglophone. La chaîne anglophone de Radio-Canada, la Canadian Broadcasting Corporation, siège à Toronto, ainsi que TV Ontario et TFO, CTV, Global, CityTV, les chaînes anglophones et francophones du gouvernement ontarien. La plupart des maisons d'édition se trouvent à Toronto. L'International Festival of Authors (IFOA) au Harbourfront Centre est le premier festival littéraire au Canada anglophone, avec en deuxième place le festival littéraire The Word On The Street. Toronto est également un centre de productions pour le film et le théâtre (Festival international du film de Toronto) où se trouve le nouveau siège social du festival nommé Bell Lightbox avec sa tour de 45 étages. en:Pinewood Toronto Studios Les nouveaux Pinewood Toronto Studios, qui se trouvent dans le quartier Portlands, vont assurer une production de méga-productions étrangères avec le plus grand plateau de tournage en Amérique du Nord.

    Taxi aux couleurs vives. Photo Réveil FM

    Un train à étage roulant à vive allure. Photo Réveil FM

    Taxi orange-vert de Toronto. Photo Réveil FM

    On peut également voir des films de tous genres dans plus 300 salles de cinéma à travers la région métropolitaine. On y trouve aussi le National Ballet of Canada avec son siège social aménagé dans les anciens locaux historiques de la CBC, partagé entre la modernité des nouvelles salles de répétition et le manoir historique de Northfield entièrement restauré. Le Toronto Symphony Orchestra et le Conservatoire Royal de Musique avec son audacieuse rénovation font de Toronto un atout pour la culture. Depuis 1967 la compagnie de théâtre professionnelle du Théâtre français de Toronto propose une saison complète de spectacles en français. Certains spectacles sont présentés avec des Surtitres en anglais. Il y a deux quotidiens locaux, le Toronto Star et le Toronto Sun et deux quotidiens nationaux, The Globe and Mail et le National Post. De plus, il y a plusieurs journaux gratuits quotidiens (Metro, 24 Hours) et hebdomadaires (Now, Eye Weekly...).

    La tour CN, splendeur de Toronto. Photo Réveil FM

    La Tour CN, officiellement, la Tour nationale du Canada est une tour de 553,33 mètres située dans le centre de Toronto, au Canada, qui est devenue l'emblème de cette ville. La tour est parfois appelée la Tour du Canadien National car la compagnie ferroviaire du Canadien National (CN) était le propriétaire de la tour.

    Elle a été construite en 1976 par le Canadien National (CN) qui désirait montrer la force de l'industrie canadienne en construisant le plus haut édifice du monde. Originellement prévue comme une antenne pour la radio et la télévision, elle est aujourd'hui une des principales attractions touristiques de Toronto. En 1995, la Société immobilière du Canada a acheté la tour. Cette société de la Couronne l'a depuis renommée Tour nationale du Canada, une appellation moins courante que tour CN.

    Les touristes peuvent accéder à une plate-forme comportant plusieurs niveaux entre 342 m et 351 m d'altitude : un restaurant, une plate-forme d'observation à l'air libre, ainsi qu'un plancher transparent.

    La bibliothèque publique de Toronto possède, entre autres, la plus grande collection publique de documents relatifs à la science-fiction (d'importantes rénovations sont actuellement en cours), la collection Merril, riche de plus de 55 000 articles. Le Conseil des artisans (Ontario Crafts Council) fait la promotion des arts céramiques, et l'expo «One of A Kind» attire des foules de partout une fois par année sur les lieux historiques d'Exhibition Place. Chaque année les festivals Luminato et Nuit Blanche réussissent à capter une part croissante du marché du tourisme de la ville.

    La région de Toronto compte aujourd'hui plus de 100 théâtres, où on peut voir tous les genres de spectacles, ainsi que plusieurs cinémas Imax, dont la technologie a été inventée à Toronto.

    La célèbre auteure canadienne, Margaret Atwood, y vit depuis des années, ainsi de nombreux autres personnages très connus dans le monde de la culture canadienne[réf. nécessaire]. Les signaux des diffuseurs suivants sont émis depuis la Tour: CBC, CHIN, MASTER FM, CHUM, CHFI, CKFM-FM, CTV, CFNY, GLOBAL, TV Ontario, LOOK TV, ROGERS CABLE, CJEZ, CLASSIC 96.3M, CIRV FM, CFYIAM, CISS-FM, CFTR, CKMW, CJMR, CFZM, CJCL, CFRB, CFMT-TV, CILQ-FM, SUN TV, CJRT-FM.

  • "Chinafrique", les questions qui dérangent

    "Chinafrique", les questions qui dérangent

    Le président chinois Xi Jinping a entamé vendredi 29 mars la dernière étape de sa tournée africaine à Brazzaville, en République du Congo. Durant les deux jours, il devrait signer des accords, notamment pour le financement de plus de 500 km d'autoroute entre Brazzaville et la capitale économique Pointe-Noire. La présence chinoise croissante en Afrique provoque polémiques et interrogations en Occident.

    Brazzaville, le 29 mars 2013, Denis Sassou Nguessou accueille le président chinois Xi Jinping à Hoyo

    Liesse d'un Brazzavillois avec le drapeau chinois et congolais

    La Chine se comporte-t-elle comme une puissance coloniale ?

    C'est une controverse inépuisable. Juste avant la tournée africaine de Xi Jinping, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Samusi, fils d'un ancien ambassadeur à Pékin, l'a de nouveau alimentée en publiant, le 11 mars dans le Financial Times, un article d'opinion, jugeant qu'il était temps pour les Africains de "se réveiller sur les réalités de leur romance avec la Chine". "La Chine prend nos ressources naturelles et nous vend des biens manufacturés. C'était également l'essence du colonialisme. Les Britanniques sont allés en Afrique et en Inde pour s'assurer des matières premières et des marchés. L'Afrique s'ouvre maintenant de son plein gré à une nouvelle forme d'impérialisme", a-t-il écrit.

    Lors de sa première étape en Tanzanie, avant de se rendre en Afrique du Sud, Xi Jinping a affirmé que Pékin "se confrontera sans faux-fuyant et sincèrement aux nouveaux développements et aux nouveaux problèmes concernant ses relations avec l'Afrique". "Et les deux parties devront traiter correctement tout problème qui se pose dans un esprit de respect mutuel et de coopération gagnant-gagnant", a-t-il déclaré dans un discours tenu à Dar es Salaam.

    L'un des facteurs de l'avancée chinoise en Afrique est le retrait des Occidentaux. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne les entreprises, note Jean-Raphaël Chaponnière, chercheur associé à Asia Centre.

    Bon nombre d'entrepreneurs européens se sont tournés, depuis la chute du Rideau de fer à la fin des années 1980, vers l'Europe orientale, délaissant le continent africain. Par leurs achats des matières premières africaines, les Chinois ont également permis aux cours de ne pas s'effondrer et ont permis un renouveau économique, dont les Chinois ont été les premiers à profiter en raison de leur présence.

    C'est ce qu'a souligné le magazine chinois Outlook le 24 mars : "La croissance rapide du commerce sino-africain a commencé dans les années 1990, alors que les pays européens négligeaient l'Afrique, les uns après les autres, et que beaucoup de pays africains se trouvaient dans une impasse pour leur commerce extérieur et même pour leurs finances. Depuis vingt ans, la raison pour laquelle le commerce sino-africain a progressé rapidement et a suscité l'envie de l'Occident est que la Chine ne s'ingère pas dans les affaires intérieures africaines et qu'elle est prête à payer à l'Afrique un prix plus élevé que les pays occidentaux".

    La structure du commerce entre Chine et Afrique peut-elle se maintenir ?

    La Chine achète des matières premières à l'Afrique et lui vend des produits manufacturés. Elle met également la priorité sur les infrastructures, alors que les Occidentaux, non seulement conditionnaient leurs aides et crédits, mais laissaient aux acteurs privés ce genre de projets. Cependant, la structure du commerce bilatéral "n'est pas viable sur le long terme", a mis en garde le président sud-africain Jacob Zuma lors du Forum Chine-Afrique tenu à Pékin en juillet 2012.

    En 2006, le gouvernement avait pris des initiatives pour tenter de calmer les craintes des pays africains en décidant de financer la construction de six zones économiques spéciales dans cinq pays africains (Maurice, Nigeria, Zambie, Egypte et Ethiopie), sur le modèle de Shenzhen, pour montrer sa volonté d'industrialiser le continent et de faire évoluer les termes de l'échange. Sept ans après, le bilan est mitigé, juge M. Chaponnière.

    Brazzaville, 28 mars, sur le chantier de rénovation de la zone portuaire de Mpila, un des quartiers de Brazzaville, auquel participe la société chinoise Sinohydro

    La Chine exporte-t-elle sa main d'œuvre excédentaire en Afrique ?

    C'est un des reproches les plus entendus quand on parle des relations entre la Chine et l'Afrique. Les entreprises chinoises ne feraient pas appel à la main-d'oeuvre locale et Pékin en profiterait pour permettre à une partie de sa population de trouver du travail. La Chine se défend en mettant en avant le chiffre de 819 000 Chinois travaillant à l'étranger, la plupart en Afrique. Et surtout en soulignant qu'elle a de plus en plus besoin de la population active à l'intérieur de ses frontières, car le pays vieillit.

    La Chine prend-elle possession de terres en Afrique pour alimenter sa population ?

    C'est, selon la plupart des spécialistes des relations sino-africaines, une "légende" nourrie par certains articles. Mais, sur le terrain, les faits ne permettent pas d'étayer la réalité de l'accaparemment de terres par Pékin. "Il faut démythifier le fait que la Chine produit en Afrique pour ses besoins alimentaires, c'est faux. Il y a une grande part de fantasme dans cette question des accaparements agricoles chinois en Afrique ", indique Jean-Jacques Gabas, économiste et chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).

    Si on regarde Land Matrix, la base de données du réseau International Land Coalition (ILC), en Afrique subsaharienne, la Chine est derrière les pays du Golfe et les pays européens. Une enquête effectuée dans plusieurs pays africains par le CIRAD pour le compte de l'AFD (Agence française de développement) confirme cet état de fait, indique M. Gabas. "Si l'accaparement foncier est trop compliqué, les Chinois trouvent une autre solution", relève-t-il, donnant un exemple au Bénin. Un projet d'achat de terres pour planter du manioc afin de produire de l'alcool a capoté face à la résistance locale. "Les Chinois ont alors décidé d'établir des contrats avec les paysans", dit-il. Au Sénégal, un projet très médiatisé de 60 000 hectares de sésame n'a jamais vu le jour. "Un investisseur est venu, il a essayé quelques hectares, ce n'était pas rentable, il est parti", explique M. Gabas.

    Et quand les projets réussissent, la production est surtout destinée au marché local et régional. "C'est un tremplin pour des secteurs plus stratégiques comme les infrastructures ou les mines", affirme le chercheur du CIRAD.
  • Louis Michel "Big Loulou" à Bangui, pour quoi faire ?

    Louis Michel "Big Loulou" à Bangui, pour quoi faire ?

    Nommé cette semaine par Abdou Diouf envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en Centrafrique, Louis Michel "Big Loulou" est attendu samedi 30 mars à Bangui afin d'y conduire une mission d’information de cinq jours.

    Louis Michel "Big Loulou" à Bangui, pourquoi faire ?

    En Afrique, partout où il foule ses pieds, Louis Michel "Big Loulou", il laisse la poisse, son mauvais œil le poursuit partout. Il n'a jamais apporté aucune solution aux problèmes africains, il ramène plutôt des problèmes. Léopoldien, Louis Michel se comporte en néo-colonialiste en terres africaines. Il est plutôt un embrouilleur que autre chose pour l'Afrique

    En République démocratique du Congo, les élections de 2006 sont surnommés par des congolais : "Élections Louis Michel". Les kits électoraux de la société belge Zetes et les fraudes électorales qui ont émaillé ces fameuses élections font douter de la bonne foi de l'ancien patron de la diplomatie belge. Placé Joseph Kabila à la trône du Congo telle était l'objectif de Louis Michel, les multinationales et la mafia internationale. Le mépris pour tout un peuple qui recherche encore sa souveraineté et son indépendance.

    De 2003-2006, Louis Michel s'est rendu à Kinshasa plus d'une quarantaine à Kinshasa, afin d'imposer sa vision des choses aux Institutions de la transition issue du dialogue Intercongolais de Sun City. Il a fait rédiger la Constitution pour le Congo sans les Congolais à l'université de Liège.

    Seuls deux Belges d'origine congolaise: Evariste Boshab, pseudo-professeur et Bob Kazadi Kabamba, garçon de course de "Big Loulou" y avaient été cooptés. Louis Michel a convaincu Olivier Kamitatu alors Président du parlement de transition de corrompre les députés de transition avec des espèces sonnantes et trébuchantes, et des Jeeps X-trail afin de voter la fameuse Constitution que les Congolais n'ont jamais lu. Prenant des Congolais pour de cancres, Louis Michel a contribué à la tricherie et hold-up électoral pour imposer son poulain Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo.

    Depuis ses bévues au Congo, "Big Loulou" rase les murs et si par un pur hasard il croise des congolais de l'étranger, il change de trottoir.

    Au Togo, où les mêmes kits électoraux de Zetes ont été utilisés, c'est Faure Eyadema qui a fraudé les élections.

    François Bozizé est arrivé au pouvoir par un coup d'Etat contre Ange-Felix Patassé. Après 10 ans de pouvoir injuste et répressif, qu'il soit chassé de la même manière qu'il était arrivé au pouvoir à qui la faute ?

    Il est étonnant que l'OIF qui ne s'est jamais préoccupé de la situation des centrafricains, puisse se préoccuper d'un Président de la République qui a fui les rebelles Séléka. Et Louis Michel dans tout ça ? Il va en villégiature à Bangui. "Big Loulou" qui est incapable de trouver des solutions à sa petite Belgique va en trouver pour les Centrafricains ? Faut pas rêver. D'après le communique de l'OIF, durant sa mission en Rca, Louis Michel prendra contact avec le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, les autorités de fait, les acteurs politiques, la société civile ainsi que les partenaires internationaux présents sur place. Il rencontrera également les chefs d’Etat de la sous-région impliqués dans la gestion de la crise centrafricaine.

    L’objectif de cette mission, selon l’Oif, est de recueillir les informations pertinentes pour le Secrétaire général et les instances de la Francophonie suite aux évènements survenus à Bangui le 24 mars dernier, dans la perspective de la session extraordinaire du Conseil permanent de la Francophonie qui statuera, dans les meilleurs délais, sur la situation en Rca.

    Conformément aux dispositions des Déclarations de Bamako et de Saint-Boniface, l’Oif poursuit son soutien au rétablissement de la paix et de la démocratie en République centrafricaine, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des Accords de Libreville signés le 11 janvier 2013.
  • Au Mexique, une journaliste menacée pour avoir enquêté sur la corruption

    Au Mexique, une journaliste menacée pour avoir enquêté sur la corruption

    La Mexicaine Anabel Hernandez est une journaliste d'investigation, pleine de fougue et de talent, qui a mérité le prix 2012 de l'Association mondiale des journaux et des médias d'information. Sa vie est en danger. Juste avant l'alternance entre le Parti d'action nationale (PAN, droite) et le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), en décembre 2012, Anabel Hernandez avait publié l'ouvrage Mexique en flammes (non traduit). Elle y dresse un bilan sans complaisance de la présidence de Felipe Calderon (PAN), marquée par sa "guerre contre le narcotrafic". Au cours de son mandat, les violences ont explosé (120 000 homicides en six ans).

    La journaliste Anabel Hernandez.

    Anabel Hernandez estime que le gouvernement mexicain protégeait le cartel de Sinaloa, en réprimant les trafiquants des gangs concurrents. Elle dénonce les complicités entre des gradés de la police fédérale et le crime organisé. "Sous la présidence de Vicente Fox , puis de Felipe Calderon, le cartel de Sinaloa a bénéficié d'une protection spéciale", affirme-t-elle. Après sa fuite de prison, en 2001, le chef du cartel de Sinaloa, Joaquin "El Chapo" Guzman, devient le "narco" le plus puissant et le plus riche au monde, remarqué par le magazine Forbes.

    Anabel Hernandez a révélé des documents sur l'enrichissement illicite de l'ancien ministre de la sécurité publique, le sulfureux Genaro Garcia Luna, l'homme que le tout-Mexico soupçonne d'avoir manipulé le président Calderon grâce à ses dossiers compromettants. Un proche de M. Garcia Luna, Luis Cardenas Palomino, avait été inculpé de complicité dans un triple homicide alors qu'il avait 18 ans. D'autres auraient été de mèche avec des kidnappeurs.

    "Le régime le plus répressif de tous les temps est le produit de la convergence entre le crime organisé et le pouvoir politique et économique du Mexique, grâce à un système national corrompu, en toute impunité, souligne la journaliste mexicaine. Ajouté à une société endormie et divisée par l'indifférence ou la terreur, c'est le mélange parfait pour que ce régime pervers se maintienne et croisse."

    "La communauté internationale ne saurait continuer à être indifférente"

    Après la publication de son précédent ouvrage, Les Seigneurs du Narco (non traduit), fin 2010, Anabel Hernandez reçut ses premières menaces de mort. Sa famille fut inquiétée. Des policiers devaient simuler un accident. Elle porta plainte auprès du parquet chargé des délits contre la liberté d'expression, devenu depuis le parquet chargé des journalistes. Elle fut placée sous la protection d'agents dépendant de la municipalité de Mexico, contrôlée par la gauche.

    Le 11 mars 2013, Anabel Hernandez apprend que son dossier et sa protection passaient de la municipalité de Mexico aux autorités fédérales, justement là où sévissent les policiers qu'elle avait dénoncés. Le nouveau président Enrique Peña Nieto (PRI) a dissous le ministère de la sécurité publique, au profit du ministère de l'intérieur, mais les échelons intermédiaires n'ont pas changé.

    Une des sources d'Anabel Hernandez, le général Mario Arturo Acosta Chaparro a été assassiné en 2012. Un autre haut gradé a été emprisonné en mai. Une troisième source a été torturée pour dresser des charges contre la journaliste. "Le coût émotionnel et personnel a été très élevé, confie-t-elle. J'ai dû changer complètement ma vie. Je ne suis plus libre, je suis prisonnière des menaces. Mais je ne veux pas quitter mon travail, mon pays et ma famille."

    Le Mexique est le pays le plus dangereux des Amériques pour la presse : 53 assassinats en six ans, sans compter 12 disparus. "Le mécanisme fédéral de protection des journalistes, sur le modèle de la Colombie, est d'une efficacité réduite, note Benoît Hervieu, de l'organisation Reporters sans frontières, qui revient de Mexico. A peine treize journalistes bénéficient d'une escorte."

    "Les Mexicains sont responsables de leurs malheurs, mais la communauté internationale ne saurait continuer à être indifférente", ajoute Anabel Hernandez.

    Ce début de mandat présidentiel, au cours duquel M. Peña Nieto prend ses marques sans que les anciens responsables aient quitté vraiment la scène, est propice aux règlements de comptes. Face à l'émoi suscité par les menaces qui pèsent sur la journaliste, les autorités de la municipalité de Mexico ont prolongé sa protection rapprochée pendant trois mois. Qu'en sera-t-il après ce sursis ?

    Autocensure des médias après des agressions

    Depuis le début de l'année, on compte plusieurs agressions contre les médias. Le 3 mars, Jaime Guadalupe Gonzalez, 38ans, directeur du site Internet Ojinaga Noticias, a été tué de 17 balles dans l'Etat de Chihuahua. Le siège du journal El Siglo de Torreon (Coahuila) a subi trois attaques, dont une s'est soldée par la mort d'une personne. Les locaux du quotidien El Diario de Juarez (Ciudad Juarez) ont été criblés de balles. Le directeur d'El Mundo de Orizaba (Veracruz) a été enlevé et torturé. Résultat, l'autocensure s'étend. Le quotidienZocalo (Coahuila) a annoncé qu'il renonçait à traiter l'actualité liée au crime organisé. Autocensure des médias après des agressions Depuis le début de l'année, on compte plusieurs agressions contre les médias. Le 3 mars, Jaime Guadalupe Gonzalez, 38ans, directeur du site Internet Ojinaga Noticias, a été tué de 17 balles dans l'Etat de Chihuahua. Le siège du journal El Siglo de Torreon (Coahuila) a subi trois attaques, dont une s'est soldée par la mort d'une personne. Les locaux du quotidien El Diario de Juarez (Ciudad Juarez) ont été criblés de balles. Le directeur d'El Mundo de Orizaba (Veracruz) a été enlevé et torturé. Résultat, l'autocensure s'étend. Le quotidienZocalo (Coahuila) a annoncé qu'il renonçait à traiter l'actualité liée au crime organisé.

    Le directeur d'El Mundo de Orizaba (Veracruz) a été enlevé et torturé. Résultat, l'autocensure s'étend. Le quotidienZocalo (Coahuila) a annoncé qu'il renonçait à traiter l'actualité liée au crime organisé.
  • L'Encrier de l'Atlantique Nord, M'zée Djamba Yohé n'est pas un fantomas !

    L'Encrier de l'Atlantique Nord, M'zée Djamba Yohé n'est pas un fantomas !

    Ils prennent des pseudos car ils ont peur de se montrer. Contrairement aux bigorneaux et autres fantomas qui tapissent l'internet pour défendre la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, un régime usurpateur et d'occupation, M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord existe, il est bel et bien vivant, sa plume navigue à contre courant de défenseurs de l'imposture au Congo. Son combat pour un Congo libre et libéré est connu de tous et il ne s'en cache pas. Payés par le pouvoir de Kinshasa, certains écrivaillons, Vuvuzélateurs et thuriféraires essayent de s'attaquer abusivement à l'Encrier de l'Atlantique Nord, sans doute pour le décourager. Ce n'est pas avec la bouche de l'Encrier de l'Atlantique Nord que les Joséphistes patentés arriveront à manger leur piment ! Chaque attaque tarabiscotée est toujours repoussée avec vaillance ! M'zée Djamba Yohé est un grand frère à qui nous avons beaucoup d'estime et du respect. Malgré l'utra-sécurité de l'hôtel l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa, l'Encrier de l'Atlantique Nord est venu me rendre visite, pas seul avec son comité d’accueil et nous avions passé 3h de bonheur ! Lorsque nous nous sommes séparés, il faisait tellement froid que je n'ai pas pu sortir dehors !

    Florilège des Photos M'zée Djamba Yohé-Freddy Mulongo

    M'zée Djamba Yohé à l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa. Photo Réveil FM

    L'Encrier de l'Atlantique Nord, M'zée Djamba Yohé. Photo Réveil FM

    Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

    Une vareuse rouge du hockey canadien. Photo Réveil FM

    Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

    Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

    L'Encrier de l'Atlantique Nord s'est placé derrière le piano et là j'ai eu droit à la musique classique de Beethoven, Schubert, Vilvaldi, Chopin et même du Mozart. mais aussi quelques chansons congolaises.

    Djamba Yohé au piano. Photo Réveil FM

    La surprise était de taille. Pendant que nous nous entretenions dans l'un des salons de l'hôtel, un comité d'accueil des canadiens m’attendait de l'autre.

    Djamba Yohé et Freddy Mulongo devant la statue de Wilfrid Laurier. Photo Réveil FM

    Djamba Yohé, Freddy Mulongo et des jeune canadiens.Photo Réveil FM

    Djamba Yohé, Freddy Mulongo et des jeunes canadiennes. Photo Réveil FM

    L'accueil à Ottawa a été chaleureux. Photo Réveil FM

    Le grand au revoir de M'zée Djamba Yohé avant son départ. Photo Réveil FM

    Nous remercions vivement M'zée Djamba Yohé et ses amis canadiens pour l'accueil qui nous a été réservé.
  • Jean-Marc Ayrault: pas de «triangle» Paris-Ottawa-Québec

    Jean-Marc Ayrault: pas de «triangle» Paris-Ottawa-Québec

    Jeudi 14 mars, il est 9h, nous quittons l'hôtel Fairmont Château Laurie à pied pour nous rendre à la colline du Parlement fédéral canadien à Ottawa. Le canal rideau est gelé. Il fait tellement froid que je préfère courir plutôt que marcher. Des confrères rigolent, mais la santé n'a pas de prix. Après le contrôle de sécurité, nous sommes dans le haut de la démocratie canadienne: le Parlement fédéral. En attendant les deux Premiers ministres, Jean-Marc Ayraul pour la France et Harper pour le Canada, chacun prend ses marques. La salle se remplit peu à peu.

    Le canal rideau gelé ! Photo Réveil FM

    Wellington Street qui mène à la Colline du Parlement. Photo Réveil FM

    Colline du Parlement, la salle de conférence de presse à notre arrivée. Photo Réveil FM

    Députés, sénateurs et hommes d'affaires français de la délégation de Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    La ministre de la Francophonie Yamina Benguigui et son homologue canadien. Photo Réveil FM

    La salle est debout lorsque les deux Premiers ministres font leur entrée dans la salle.

    Jean-Marc Ayrault et Stephen Harper. Photo Réveil FM

     

    La France et le Canada ont manifesté un optimisme prudent sur la conclusion d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et Ottawa, à l'issue d'entretiens entre les Premiers ministres français Jean-Marc Ayrault et canadien Stephen Harper. Les deux hommes ont souhaité que cet accord devienne "précurseur" ou la "tête de pont" d'un accord similaire entre l'UE et les Etats-Unis. "Je suis optimiste, mais les choses les plus difficiles sont toujours à la fin", a estimé M. Harper à propos de cette négociation, qui achoppe encore sur quelques dossiers, dont celui des produits agricoles, lors d'une conférence de presse au terme d'entretiens entamés la veille. "Nous avons bien avancé.

    Je confirme ce que dit le Premier ministre" canadien, a affirmé M. Ayrault. "Vous avez un souci concernant la viande bovine et porcine, et nous, nous avons un souci concernant la volaille", a précisé le Premier ministre français. Il a mentionné aussi d'autres questions qui restent à régler, concernant la propriété intellectuelle et le respect de la diversité culturelle. "Si cet accord aboutit et qu'il est exemplaire", notamment sur la diversité culturelle - objet de préoccupations québécoises face à la France, et françaises et européennes face aux Américains -, "il ne sera pas sans influence sur le contenu des négociations entre l'UE et les Etats-Unis", a-t-il poursuivi.

    "Pour les Européens, a noté de son côté M. Harper, il sera important d'obtenir cette tête de pont au Canada, en vue de leurs ambitions pour une entente avec les Etats-Unis". Les pourparlers, engagés depuis mai 2009 et entourés de discrétion, visent à supprimer les droits de douane sur environ 98% des produits européens et permettre une baisse de 3% à 5% du prix de certains biens de consommation.

    M. Harper a indiqué par ailleurs que la mission du grand avion de transport canadien C17, qu'Ottawa avait dépêché au Mali pour soutenir l'intervention française, se poursuivra encore, si le Canada le juge nécessaire.

    "Nous avons été très heureux d'y aller avec notre avion et son équipage et ils y resteront, pourvu que le besoin soit là", a dit le Premier ministre, qui avait auparavant rendu hommage au "leadership" de la France face à la "menace terroriste".

    Mobilité transatlantique Plusieurs accords ont été signés jeudi matin entre la France et le Canada. Le plus important porte sur l'amélioration de la mobilité des jeunes entre les deux pays. Il doit leur permettre de travailler jusqu'à 24 mois dans les deux pays, alors que l'accord précédent portait sur 12 à 18 mois.

    Statue d'un chevalier sur Wellington Street à proximité de l'entrée principale de la Colline du Parlement. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo sur la Colline du Parlement à Ottawa. Photo Réveil FM

    La province francophone étant actuellement gouvernée par un parti indépendantiste, toute expression risquant d'être interprétée comme introduisant une séparation entre le Québec et le reste du Canada ne peut qu'être scrutée à la loupe. "Le gouvernement français s'inscrit dans la continuité concernant le Canada et le Québec, celle des gouvernements depuis 30 ans", a souligné M. Ayrault en réponse à une question posée lors d'une conférence de presse.

    "Il ne s'agit pas, je le précise, d'une relation triangulaire, il s'agit de deux relations d'amitié réelle, fondées sur des liens humains, culturels et linguistiques", a-t-il ajouté.

    "C'est une chance pour la France d'avoir une relation si particulière avec le Québec et c'est une chance pour la France d'avoir une relation aussi étroite avec le Canada. Ces deux relations privilégiées sont un atout pour la France", a encore dit le Premier ministre Français. Son homologue canadien Stephen Harper a déclaré pour sa part que la relation France-Québec était "spéciale". "Nous respectons cela. A notre avis, cela est naturel", a-t-il indiqué. Les relations entre la France et le Québec ont été marquées pendant des décennies par la célèbre phrase "Vive le Québec libre" prononcée par le général de Gaulle lors d'une visite au Canada en 1967. Par la suite, Paris a adopté la politique de "non-ingérence, non-indifférence", dite "ni-ni".

    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la position française s'en est éloignée, évoluant en faveur du fédéralisme, mais son successeur François Hollande a repris à son compte la formule "ni-ni", soulignant qu'elle existait depuis 30 ans et qu'il était favorable à la continuité.

    Il n'y a pas de "relation triangulaire" Paris-Ottawa-Québec, a déclaré jeudi le premier ministre français Jean-Marc Ayrault, interrogé dans la capitale canadienne sur le communiqué annonçant sa visite officielle "au Canada et au Québec".

     

     

    La province francophone étant actuellement gouvernée par un parti indépendantiste, toute expression risquant d'être interprétée comme introduisant une séparation entre le Québec et le reste du Canada ne peut qu'être scrutée à la loupe.

    "Le gouvernement français s'inscrit dans la continuité concernant le Canada et le Québec, celle des gouvernements depuis 30 ans", a souligné M. Ayrault en réponse à une question posée lors d'une conférence de presse.

    "Il ne s'agit pas, je le précise, d'une relation triangulaire, il s'agit de deux relations d'amitié réelle, fondées sur des liens humains, culturels et linguistiques", a-t-il ajouté.

    "C'est une chance pour la France d'avoir une relation si particulière avec le Québec et c'est une chance pour la France d'avoir une relation aussi étroite avec le Canada. Ces deux relations privilégiées sont un atout pour la France", a encore dit le Premier ministre.

    Son homologue canadien Stephen Harper a déclaré pour sa part que la relation France-Québec était "spéciale".

    "Nous respectons cela. A notre avis, cela est naturel", a-t-il indiqué.

    Les relations entre la France et le Québec ont été marquées pendant des décennies par la célèbre phrase "Vive le Québec libre" prononcée par le général de Gaulle lors d'une visite au Canada en 1967. Par la suite, Paris a adopté la politique de "non-ingérence, non-indifférence", dite "ni-ni".

    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la position française s'en est éloignée, évoluant en faveur du fédéralisme, mais son successeur François Hollande a repris à son compte la formule "ni-ni", soulignant qu'elle existait depuis 30 ans et qu'il était favorable à la continuité.

    Il n'y a pas de "relation triangulaire" Paris-Ottawa-Québec, a déclaré jeudi 14 mars, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, interrogé dans la capitale canadienne sur le communiqué annonçant sa visite officielle "au Canada et au Québec"