• Souvenirs: Formation des radioteurs à Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu dans le Kasaï-Oriental

    Souvenirs: Formation des radioteurs à Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu dans le Kasaï-Oriental

    A quelques mois des élections présidentielles et législatives de 2006, plus précisement du 16 au 28 octobre 2005, Freddy Mulongo, ex-président de l'Association des Radios Associatives et communautaires du Congo (ARCO de 2001-2007) et Président-Directeur Général de Réveil FM, Christophe Boisbouvier de RFI, journaliste-formateur, étions à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental pour une formation aux radioteurs du Grand Kasaï sur le reportage en période électorale... Sans aucune nostalgie mais des souvenirs qui reviennent.

    Rétrouvailles, Christophe Boisbouvier de RFI et Freddy Mulongo au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris.

    17 octobre 2005, Mbuji-Mayi, Freddy Mulongo prononce le discours d'ouverture de la formation sur reportage en periode électorale.

    La formation des radioteurs à Mbuji -Mayi

    Notre ami et confrère Ghislain Banza Kamuela que la HAM avait débauché en le nommant coordonnateur adjoint de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) pour la Province du Kasaï-Oriental, Christophe Boisbouvier, Freddy Mulongo et Willy Muka.

    Christophe Boisbouvier est un icône en République Démocratique du Congo, sa notoriété le poursuit partout en Afrique. Venu dans la capitale du diamant pour animer un séminaire de formation, d'une semaine avec 15 journalistes des radios associatives et communautaires sur le reportage radio en période électorale, sa pédagogie conviviale a mis aussitôt les stagiaires de Mbuji-Mayi, Mwene Ditu, Kananga, Tshikapa, Senge et Kamako sous la magie de son charme. Il n’a fallu d’ailleurs à cette icône de la radio mondiale que deux jours pour connaître les noms de tous les séminaristes. Homme d’une très grande simplicité, le journaliste interviewer patenté de l’invité de RFI des éditions africaines est très cordial. D’un abord facile, il répondait avec sollicitude à toutes les préoccupations de ses confrères congolais. Par souci d’intégration et de solidarité journalistique, il accepta d’organiser à l’issue du séminaire de Mbuji-Mayi une causerie radiophonique axée sur « les élections en RDC : pièges et dérapages à éviter par les professionnels des médias ». Pour ce faire, M. Auguy Ilunga de la Radio Télé débout Kasaï, à l’étonnement général, loua une salle pour que tout son personnel puisse participer à cette entrevue. L’interviewer vedette de RFI se livra alors à coeur ouvert pour examiner avec ses pairs toutes les implications de la donne électorale congolaise. Et trois heures durant, Christophe Boisbouvier se prêta sans broncher au jeu des questions - réponses.

    Visite de la Radio-Télé Fraternité Bwena Muntu (catholique ) à Mbuji Mayi

    Willy Munka, Christophe Boisbouvier et la technicienne de la Radio Fraternité Bwena Muntu

    Photo de famille avec l'équipe de la Radio-Télé Fraternité Bwena Muntu de l'époque

    Durant la formation, avec un brin de dérision, subjugués par les matos up to date de leur maître, les séminaristes congolais qualifièrent leurs matériels d’enregistrement désuets « d’Antonov ». En effet, ces enregistreurs démodés de marque asiatique utilisés par les stagiaires pour leur reportage faisaient plutôt des bruits au lieu de donner un son approprié. Et le reporter se trouvait obligé d’expliquer lui-même le contenu de son reportage, le son de son vieil arsenal étant souvent inaudible. Mais cela n’était souvent qu’une façon de détendre l’atmosphère.

    Le 26 octobre 2005, la fin de session de formation et remise de brevet. La stagiaire Rachel de la RTNC de Mwéné-Ditu

    Le vice-gouverneur du Kasaï-Oriental

    D’ailleurs, cette cocasserie n’épargna personne. Se moquant de la guimbarde qui servait de moyen de locomotion à Christophe Boibouvier, la multitude la surnomma « voiture amphibie », parce que prenant eau de toutes parts lorsqu’elle passait au travers des mares abondantes des rues de Mbuji-Mayi wa Balengela après les averses tropicales.

    Visite du polygone de la Miba et reportage

    La Société minière de Bakwanga ou « Miba » est l'une des principales entreprises de la République démocratique du Congo, peut-être la principale après la Gécamines. Autrefois, l'entreprise s'appelait Forminière (Générale des forestières et minières). C'est une société mixte dont 80 % des actions sont détenues par l'État congolais, le reste par des investisseurs étrangers dont le principal est la compagnie belge Sibeka. Elle est principalement active dans l'exploitation diamantaire au Kasaï (Mbujimayi et Tshikapa). Une partie de ses actifs a été repris par la société Sengamines disparue depuis. L'industrie minière est en plein boom à l'époque coloniale mais, à partir des années 1970, la corruption et la mauvaise gestion du régime Mobutu ont ruiné l'industrie. Désormais, la Miba croule sous les dettes (200 millions de dollars) ; les salariés accusent des retards de salaires de plusieurs mois. Certaines mines ont même été fermées pendant plusieurs années.

    Freddy Mulongo, Christophe Boisbouvier et l'ingénieur de la Miba.

    L'ingénieur répond aux questions de Freddy Mulongo.

    Interview d'un autre ingénieur de la Miba par Freddy Mulongo.

    Visite du concasseur des pierres.

    Visite de la grue géante, la « Dragline » que la Miba venait d’acheter à une société américaine de Pennsylvanie.

    Vue des laveries de la Miba.

    Visite de la ville de Mwene-Ditu

    Mwene-Ditu est une ville au sud du Kasaï-Oriental. Elle est à 135 km de la ville de Mbuji-Mayi, elle a acquis le statut officiel de ville en 2003, en même temps que Tshikapa. Hormis la superficie de la ville, le territoire serait dorénavant repris sous la nouvelle appellation de territoire de Luilu. La ville a largement grandi en 1992, avec l'arrivée de Kasaïens expulsés du Katanga.

    Sur la route de Mbuji Mayi à Mwéné-Ditu : Robert Ndaya de la Radio Télévision Privée de RTOP, Christophe Boisbouvier et Freddy Mulongo.

    Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier avec des confrères de la Radio Mont Carmel Télévision (RMC.TV)

    Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier avec des confrères de la Radio Télé Mwene Ditu

    Après l'interview de Christophe à la radio

    A la RTNC de Mwene Ditu

    De bons souvenirs ! Un bon conducteur a l'habitude de consulter son rétroviseur à chaque instant. En nous, nous n'avons pas la culture passéiste encore moins nostalgique ! Nous regardons devant nous. Le passé est passé mais il fait partie de notre histoire. Avec du recul, nous sommes moins naïf et sentimental que nous étions. Mais nous sommes demeurer "Constant". La liberté d'expression que nous défendions au Congo, nous le faisons aujourd'hui en France avec la même ardeur multiplié par 100 avec le numérique !
  • RDC : Le journaliste Blaise Bahisha, accusé d’espionnage à Goma, a été transféré à la prison centrale, alors que la Ministre de la Justice séjourne dans la ville de Goma !

    RDC : Le journaliste Blaise Bahisha, accusé d’espionnage à Goma, a été transféré à la prison centrale, alors que la Ministre de la Justice séjourne dans la ville de Goma !

    Journaliste en danger (JED) demande instamment à Mme la Ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba, en séjour d’inspection dans la ville de Goma, d’ordonner immédiatement la libération de Blaise Bahisha, journaliste et directeur de la « Radio Sauti ya Rutshuru », une station privée passée de force sous contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et émettant à Rutshuru, un territoire situé à environ 70 kms au Nord de Goma, qui vient de totaliser 13 jours de détention à la police et à l’auditorat militaire.

    La prison pourdes journalistes insoumis !

    Selon nos informations, le journaliste a été transféré, lundi 29 avril 2013 tôt le matin, à la prison centrale de Munzenze de Goma pour échapper au regard de la Ministre de la Justice et Droits humains qui séjourne actuellement dans la ville de Goma, en mission d’inspection dans les différents lieux de détention, dont celui de l’auditorat militaire qui serait vidé de tous ses détenus.

    Pour rappel, Blaise Bahisha a été arrêté, mercredi 17 avril 2013 à Goma, et placé au cachot de la police avant d’être conduit, mardi 23 avril 2013, à l’auditorat militaire. Le journaliste est inculpé « d’espionnage » au profit du M23. Bahisha s’était rendu à Goma après avoir été menacé de mort par les membres du M23 à Rutshuru.

    L’administrateur du territoire de Rutshuru l’avait démis de ses fonctions de directeur pour avoir refusé de diffuser des messages hostiles au pouvoir du Président Joseph Kabila.
  • CPI: Jean-Pierre Bemba se découvre une passion pour la peinture au lieu d'écrire ses mémoires !

    CPI: Jean-Pierre Bemba se découvre une passion pour la peinture au lieu d'écrire ses mémoires !

    Jean-Pierre Bemba aurait beaucoup à dire aux Congolais, lui qui a battu à plate couture Joseph Kabila lors des élections Louis Michel de 2006. Corrompu, fourbe, roublard, dribbleur patenté Modeste Mutinga Mutuishayi alors Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) annula le débat démocratique entre Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba. Au cours du 2e Tour, Jean-Pierre Bemba arrive en tête à Kinshasa, dans l'Équateur, dans le Bas-Congo, dans le Bandundu et dans les deux Kasaï. L'abbé Malu Malu dont l'âme a été vendu au diable, sera transporté dans un char de la Monuc pour aller annoncer à la RTNC la victoire de Joseph Kabila, candidat de la communauté internationale. Ce dernier sera proclamé frauduleusement gagnant et Président de la République. Face au premier hold-up électoral de celui qui se prénomme "Joseph Kabila", convaincu par des lobbyistes internationaux mafieux, Jean-Pierre Bemba devant les Conglais s'écria: "J'ai accepté l'inacceptable". Après une tentative de son assassinat, il a quitté le Congo avec sa famille pour le Portugal. Naïf dans ses relations à l'international, Jean-Pierre Bemba a oublié que Louis Michel "Big Loulou" et sa bande mafieuse étaient des vrais instigateurs de la perte du pouvoir qu'il avait pourtant gagné, il a continué à les voir comme si de rien n'était. II est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale, en raison d'accusations de crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Il est ensuite transféré à La Haye le 3 juillet 2008.

    Liliane Bemba n'est-elle pas la bonne "Ambassadrice itinérante" de son mari ? Photo Réveil FM

    Le procès de Bemba a débuté à La Haye le 22 novembre 2010 plusieurs médias congolais de Paris ont été invités par la CPI dont Réveil FM International.

    C'est bien de faire de la peinture, mais Jean-Pierre Bemba aurait mieux fait d'écrire ses mémoires. Les Congolais ont droit de savoir. Comment est né le MLC ? A part Youweri Museveni et des Ougandais qui étaient d'autres parrains ? Pourquoi s'est-il agglutiné avec des Mobustistes traites: François Mwamba Tshiyimbi, Olivier Kamitatu, Tambwe Mwamba, Antoine Ghonda Mangalibi, Thomas Luhaka, Jacques Ndjoli...Pourquoi le MLC apparaît aux yeux de la population congolaise comme un parti des taupes ? Des politicailleurs sans vergogne qui marchandent leur opposition à Joseph Kabila. Est-il vrai que le MLC pratiquait du cannibalisme notamment contre les populations pygmées ? Jean-Pierre Bemba est nommé vice-président chargé de l'Economie et Finances (Ecofin) du Gouvernement de transition dans le cadre du processus de paix le 30 juin 2003, avec un salaire mensuel de 100 000 $ par mois, qu'a-t-il concrètement réalisé pour les Congolais ? Depuis son incarcération à La Haye, le MLC n'a même pas organisé une seule manifestation de soutien à son leader comme les font les Ivoiriens pour Laurent Gbagbo. Adam Bombole en acceptant d'être candidat présidentiel furtif au profit de Joseph Kabila n'a-t-il consacré la traîtrise qui caractérise les pseudos politiques du MLC ? Jean-Pierre Bemba devrait raconter son histoire ! C'est très bien de faire de la peinture, c'est encore mieux d'écrire ! Les deux sont complémentaires.

    En 2011, avec Roger Bongos-Afrique Rédaction, nous avions suggéré que Bemba nomme son épouse Lilianne "Ambassadrice Itinérante pour défendre sa cause". Elle est la seule qui le voit souvent, qui connait son état d'esprit et qui peut le défendre sans faillir. Et lorsque les politicailleurs du MLC trompettent à Kinshasa qu'ils font de l'opposition républicaine, nous rigolons à chaudes larmes ! Il n' y a pas d'opposition en République démocratique du Congo. Les institutions sont prises en otage par Joseph Kabila et à son seul profit. Les parlementaires godillots et corrompus du Palais du Peuple font du cirque, ils sont des troubadours politiques !

    Aphone, moribonde, le MLC n'est plus un parti politique, c'est un moziki de "Copains-Coquins" qui collabore avec l'imposture qui sévit en République démocratique du Congo. Seule la résistance populaire peut mettre fin à la dictature totalitaire qui règne au Congo !
  • CPI: Jean-Pierre Bemba se découvre une passion pour la peinture au lieu d'écrire ses mémoires !

    Otages français au Cameroun : Fabius dément tout versement de rançon

    Une rançon a-t-elle été versée pour obtenir la libération de la famille Moulin-Fournier, enlevée le 19 février au Cameroun ? Pour Laurent Fabius, la réponse est "non", et elle est ferme. "Nous respectons la règle fixée par le président de la République : la France ne paie pas de rançon, assure le ministre des Affaires étrangères une interview à la revue Jeune Afrique. Il faut bien comprendre que si l'on suit une autre logique, on expose davantage encore nos ressortissants."

    Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

    Un discours conforme à celui de Jean-Marc Ayrault et de l'Elysée qui ont démenti vendredi une information de i-Télé selon laquelle une rançon aurait été versée pour la libération des sept otages, dont quatre enfants. Selon la chaîne d'information, la famille Moulin-Fournier aurait été libérée en échange d'une rançon de 7 millions de dollars (environ 5,4 millions d'euros) et de la libération de 16 détenus du groupe islamiste nigérian Boko Haram qui avait revendiqué l'enlèvement de la famille française.

    Laurent Fabius dément également toute contrepartie politique attribuée au président du Cameroun Paul Biya. "Après l'enlèvement, je suis entré en relation avec les présidents Goodluck Jonathan (Nigeria) et Paul Biya. Ils se sont montrés très attentifs et ont souhaité s'impliquer dans le règlement de cette situation dramatique, notamment le président Biya, insiste le chef de la diplomatie française. A aucun moment, d'autres éléments ne sont intervenus dans la discussion."


    Otages au Cameroun libérés: comment va la... par BFMTV


    Le retour des otages libérés à Paris par francetvinfo

     

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  • Jean-Marc Ayrault tente de calmer le jeu entre Paris et Berlin

    Jean-Marc Ayrault tente de calmer le jeu entre Paris et Berlin

    Jean-Marc Ayrault a tenté samedi d'apaiser les tensions entre Paris et Berlin en appelant à un dialogue "intense et sincère" entre les deux moteurs de la construction européenne.

    Paris, Matignon, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Photo Réveil FM, archives

    Le PS avait allumé la mèche vendredi avec, dans un projet de document, une charge virulente contre la chancelière allemande Angela Merkel, accusée d'"intransigeance égoïste".

    Le parti au pouvoir en France appelait aussi à un "affrontement démocratique" avec l'Allemagne, faisant écho à un plaidoyer de Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, en faveur d'une "confrontation" avec Berlin.

    Le Premier ministre français a choisi son compte Twitter pour rechercher l'apaisement: "On ne résoudra pas les problèmes de l'Europe sans un dialogue intense et sincère entre la France et l'Allemagne", y écrit-il.

    "L'amitié franco-allemande est indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance", ajoute-t-il dans un second "tweet", chacun étant traduit par ses soins en allemand, langue qu'il a enseignée dans un collège de Loire-Atlantique.

    Le PS avait promis un peu plus tôt samedi d'effacer de son texte les formules les plus agressives envers Angela Merkel tandis que l'UMP montait au créneau par la voix d'Alain Juppé.

    L'ancien chef du gouvernement et de la diplomatie française dénonce, dans l'édition du Monde parue samedi, le "péril mortel" d'une confrontation avec l'Allemagne.

    "La confiance avec l'Allemagne est rompue", dit-il. "La France est totalement isolée et le président de la République se retrouve dans une situation très délicate."

    VIGUEUR INÉDITE

    S'il maintient ses désaccords avec l'Allemagne, le PS consent à baisser un peu le ton, a dit samedi Jean-Christophe Cambadélis.

    L'argumentaire initial du PS, d'une vigueur inédite, était développé dans un document de 21 pages rédigé sous le contrôle du député de Paris, vice-président du Parti socialiste européen (PSE).

    "Si ce texte se veut une alternative aux droites en Europe, il a été allégé -à ma demande- des formules stigmatisantes vis-à-vis de Mme Angela Merkel", écrit samedi Jean-Christophe Cambadélis sur son site internet.

    "Les minorités du Parti socialiste ont pris acte de ma décision de présenter un seul texte qu'ils ont amendé. Tout en maintenant plusieurs désaccords", ajoute-t-il.

    Le texte final sera soumis aux militants dans la perspective de la convention du parti sur l'Europe prévue le 16 juin prochain.

    L'entourage de François Hollande avait relativisé vendredi la portée du texte initial, estimant que le PS s'y exprimait -et non les autorités françaises. Il avait évoqué un "jeu politique" normal que pratiqueraient également les conservateurs allemands.

    FRICTIONS

    Mais l'Elysée, loin de condamner le document du PS, l'avait salué: "Le PS connaît bien la position du président. C'est un texte très fort de soutien à son action en général. Croissance, relance de l'Europe, solidarité sont au coeur de ce texte", avait-on dit dans l'entourage du président français.

    Si François Hollande préfère parler de "tension amicale" que de confrontation, l'affaire tombe mal et donne l'impression que le PS joue ouvertement la carte du Parti social-démocrate dans la bataille électorale dans laquelle Angela Merkel est engagée en Allemagne en vue des législatives de septembre.

    Les frictions entre les deux pays ne sont pas nouvelles, l'Allemagne accusant la France de ne pas tenir ses engagements dans la lutte pour la réduction de ses déficits et Paris reprochant à Berlin de vouloir imposer des politiques d'austérité à l'ensemble de l'Europe.

    L'entourage d'Angela Merkel paraît soucieux d'apaisement entre les deux capitales.

    "Nous travaillons très bien ensemble. Nous n'avons pas le sentiment qu'il y a un changement de politique", déclare ainsi le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, au journal Le Monde.

    Le PS, pendant ce temps, ne donne pas vraiment l'impression de vouloir fumer le calumet de la paix.

    Jean-Christophe Cambadélis laisse ainsi entendre samedi que le texte final du document du PS à l'origine de l'affaire sera loin d'être totalement édulcoré.

     

    "La bataille pour une majorité alternative aux droites qui gouvernent en Europe a commencé", écrit-il samedi sur son site.
  • Aminata traoré persona non grata en France ?

    Aminata traoré persona non grata en France ?

    L’ancienne ministre de la Culture du Mali s’est vu refuser le renouvellement de son visa de circulation dans l'espace Schengen. Prix de son activisme, refus d'un visa Schengen à Aminata Traoré ? La France fait-elle payer à Aminata Traoré son opposition à la guerre menée au nord du Mali ? La question mérite d’être posée, après le refus des autorités consulaires françaises de délivrer un visa à l’essayiste, militante altermondialiste et ancienne ministre de la Culture du Mali. Aminata Traoré était invitée par la Fondation Rosa-Luxemburg, le journal Prokla et l’association AfricAvenir à participer à une conférence à Berlin, du 17 au 19 avril, sur le thème « Le Mali à la croisée des chemins, après l’intervention militaire et avant les élections ». Son visa de circulation de quatre ans ayant expiré en février, elle a demandé au consulat de France son renouvellement, aussitôt refusé. Finalement, c’est le consulat d’Allemagne à Bamako qui lui a délivré, en urgence, un sauf-conduit lui permettant de se rendre à Berlin. Avec consigne formelle de quitter le territoire allemand le 19 avril. À son retour, Aminata Traoré a été convoquée au consulat d’Allemagne, soucieux de vérifier qu’elle n’avait pas prolongé son séjour. D’après l’intéressée, la France aurait fait pression sur ses partenaires européens pour les dissuader de lui délivrer un visa Schengen. Interdite d’escale en France, elle a dû passer, au retour, par Istanbul et Dakar. Soit un voyage épuisant, qui aura duré vingt-six heures. Quant aux réunions publiques auxquelles Aminata Traoré devait participer en France cette semaine, elles se dérouleront sans elle.

    Septembre 2007, à la fête de l'huma à la Courneuve, Aminata Traoré et Christiane Taubrira, l'actuelle Garde des Sceaux, au micro d'Afrik en Ondes. Photo Réveil FM, archives

    Septembre 2007, Afrik en Ondes qui émettait en ondes courtes sur l'Afrique, à partir de la fête de l'huma à la Courneuve, était coordonnée et animée par Freddy Mulongo. Photo Réveil FM, archives

    « Je ressens un sentiment d’injustice d’autant plus profond que cette question des visas renvoie à un sérieux contentieux entre la France et les Maliens, s’indigne-t-elle. Il est désormais clair que je suis diabolisée pour mes idées. De quel dialogue, de quelle solidarité, de quelle réconciliation la France parle-t-elle si, en plus de vivre dans un pays sous occupation militaire, nous sommes interdits de circulation ? » Dès le début de l’opération «Serval», Aminata Traoré s’est opposée de manière virulente à cette intervention militaire française, dans laquelle elle voit une entreprise néocoloniale. « La guerre qui a été imposée aujourd’hui au Mali n’est pas une guerre de libération du peuple malien, mais une guerre de pillage des ressources, (…) une guerre de positionnement pour une ancienne puissance coloniale », faisait-elle valoir, fin mars, au Forum social mondial, à Tunis. On peut partager ou contester cette lecture de la grave crise que traverse le Mali. Mais empêcher que s’exprime une voix qui compte en Afrique, en privant cette intellectuelle de la liberté de circulation, voilà qui nous éloigne des belles intentions démocratiques affichées, à Bamako et Tombouctou, par le président Hollande.

    L'Afrique humiliée d'Aminata Traoré, Ed. Fayrd, Paris, 2008

    Ancienne ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré est une figure majeure du mouvement social africain qui a organisé le Forum Social Polycentrique de Bamako (Mali) puis le Forum Social Mondial de Nairobi (Kenya) en janvier 2007. Aminata Dramane Traoré est une femme politique et écrivain malienne, née en 1947 à Bamako (Mali). Intellectuelle engagée, elle a été ministre de la Culture et du Tourisme au Mali sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré. Connue comme étant l’une des principales figures de l’altermondialisme africain, la Malienne se bat sur tous les fronts : OGM, coton, privatisations, préservation du patrimoine culturel, actions de proximité... Devenu depuis une plus d'une quinzaine d'années le cadre à travers lequel les organisations de la société civile, à l'échelle planétaire, se mobilisent contre l'ordre économique actuel et le diktat des multinationales, le Forum Social Mondial n'aura pas lieu cette année. Cependant, les membres du Forum Social Africain, dont Aminata Traoré, vont parcourir le monde pour rendre les conclusions des initiatives qu'ils ont conduites tout au long de l'année écoulée. Notamment par rapport à la question des Accords de Partenariat Economique (APE) qui ont constitué l'axe majeur du récent Sommet Union Européenne/Afrique de Lisbonne. Aminata Traoré expose la vision qu'a Aminata Traoré de l'Afrique dans le concert des nations. Dans cet essai, elle évoque tour à tour la recolonisation de l'Afrique que favorise le capitalisme mondialisé, "ceux et celles que l'ordre du monde oblige à voyager et à vivre dans l'ombre, la peur et la honte", le discours de Dakar ... Bref, Aminata Traoré plaide pour des perspectives d'avenir centrées sur les êtres humains et le respect de leurs droits. Paru aux éditions Fayard, "L'Afrique humiliée" est préfacé par l'écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane

     

    Cette censure d'une militante antiguerre malienne est scandaleuse. Des associations signataires en France montent au créneau : Alternative Libertaire (AL), Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique (AFASPA), Coup pour Coup 31, Gauche anticapitaliste (GA), Emergence, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti des Indigènes de la République (PIR), Sortir du Colonialisme, Survie
  • L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah retenu à la prison de Gabode

    L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah retenu à la prison de Gabode

    Reporters sans frontières proteste vigoureusement contre la détention, depuis le 23 avril 2013, de l'ancien journaliste et opposant politique Daher Ahmed Farah. Convoqué à la gendarmerie dans l'après-midi, il a été placé en garde à vue puis transféré, le lendemain matin, à la prison centrale de Gabode.

    L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah

    Les autorités djiboutiennes le retiennent en vertu d'un arrêt rendu par la cour suprême de Djibouti, le 19 septembre 2004, le condamnant pour "diffamation" en sa qualité de rédacteur en chef et directeur de publication du Renouveau djiboutien.

    Daher Ahmed Farah, qui vivait alors en exil, avait écopé de trois mois de prison avec sursis, de 20 000 francs de Djibouti d'amende (un peu plus de 100 dollars), et de 3 500 000 francs de Djibouti (environ 20 000 dollars) de dommages et intérêts au profit du général Zakaria Cheik Ibrahim et de cinq femmes militaires.

    Daher Ahmed Farah s'est acquitté de cette somme, fin février 2013, comme en atteste un reçu signé par Maître Aref Mohamed Aref, avocat à la Cour, dont Reporters sans frontières a obtenu une copie. Mais les autorités djiboutiennes lui demandent apparemment de payer un total de 12 500 000 francs de Djibouti, soit neuf millions supplémentaires.

    "Daher Ahmed Farah est victime d'une flagrante politique de harcèlement. Tout se passe comme si les autorités étaient déterminées à toujours avoir quelque chose à reprocher à l'ancien journaliste et opposant, alors même qu'il est en règle avec la justice. Nous demandons aux autorités de le relâcher sans délai", a déclaré Reporters sans frontières.

    Dirigeant du parti d'opposition Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), Daher Ahmed Farah est rentré à Djibouti en janvier 2013, après plusieurs années d'exil. Il a participé aux élections législatives de février sous la bannière de l'Union pour le salut national (USN, opposition). Depuis son retour, les autorités l'ont interpellé une demi-douzaine de fois.

    Il a déjà passé un mois en prison, entre le 4 mars et le 10 avril dernier.
  • Affaire Ambassade de Berne: La justice suisse lui demande son attestation d'accréditation, Sébastien Mutomb Mujing n'en a pas mais son nom et fonction sont inscrits sur un site internet !

    Affaire Ambassade de Berne: La justice suisse lui demande son attestation d'accréditation, Sébastien Mutomb Mujing n'en a pas mais son nom et fonction sont inscrits sur un site internet !

    Incroyable mais vrai Sébastien Mutomb Mujing, le chargé d'Affaires a.i de la République démocratique du Congo n'a pas l'original de son accréditation. L'accusateur de ses compatriotes est-il devenu chargé d'Affaires par "usucapion", c'est-à-dire dans le Droit romain, c'est la manière d'acquérir par la possession ou par l'usage. Et dans le cas de Sébastien Mutomb Mujing à force de se faire appeler Chargé d'Affaires a.i de la RDC, il l'est devenu de fait ? A-t-il été officiellement nommé par le Ministère des Affaires étrangères de la RDC ? Par qui l'a-t-il été ? Pourquoi Sébastien Mutomb Mujing est-il incapable de fournir à la justice suisse le papier de sa nomination ? Avait-il mieux réfléchi avant de devenir l'accusateur le plus célèbre au monde de ses compatriotes qui manifestaient dans l'enceinte de l'ambassade pour dénoncer le hold-up électoral et réclamaient le respect du vote des congolais ? La justice suisse qui est très tatillonne et tient à son indépendance va-t-elle accepter d'être roulé dans la farine par Sébastien Mutomb Mujing? En effet, ce dernier a eu le toupet de ne rien envoyer à la justice suisse mais Berne a renvoyé à un site du ministère des Affaires étrangères pour constater sa nomination !

    Sébastien Mutomb Mujing, le chargé d'Affaires ai ad vitam æternam de la RDC en Suisse. Photo Réveil FM, archives

    L'ambassade appartient au pays, pas au régime en place. C'est le seul lieu dans un pays où des congolais peuvent se retrouver, se parler, dialoguer sur les enjeux du pays. Les Congolais qui sont allés manifester, non pas en Suisse, mais dans l'enceinte de l'ambassade de la République démocratique du Congo à Berne, affirment que leur démarche était politique. Pour dénoncer le second hold-up électoral de Joseph Kabila et sa bande: ils avaient des drapeaux congolais, ils ont chanté en lingala, ils n'étaient pas dans la maison de Sébastien Mutomb Mujing ni de ses parents. En plus, ils n'étaient pas violents. Sauf que l'enseignant de Kolwezi, Sébastien Mutomb Mujing, devenu Chargé d'Affaires a.i de la manière que l'on sait, en allant porté plainte à la police contre ses compatriotes a même eu l'outrecuidance non seulement de demander d'arrêter tout le monde et même de vérifier si les Congolais avaient leurs papiers de séjour en ordre ! Le Chargé d'Affaires a.i de Joseph Kabila s'est-il pris pour le ministre de l'Intérieur suisse, quel culot ?

    Sébastien Mutomb Mujing n'a pas sa lettre de nomination. A-t-il vraiment été nommé ? Où est-il lui aussi un imposteur voire un usurpateur de poste ? S'il a été nommé pourquoi est-il incapable de fournir sa lettre de créance à la justice suisse ? L'ultimatum du juge fédéral de Bellinzona s'est terminé il y a trois jours, c'est-à-dire depuis le 23 avril 2013 à minuit. Le Chargé d'affaires a.i de la RDC n'a pas envoyé son attestation d’accréditation. Berne sauve la face en envoyant au Procureur Fédéral de Bellinzona, une lettre recommandée se référant au dans laquelle on peut lire : "Né le 11 mars 1950, Monsieur Sébastien Mutomb Mujing est enregistré depuis le 25 novembre 2009 au Protocole en qualité de Ministre-Conseiller de l'ambassade de la République démocratique du Congo suite au départ de l'acien chef de mission (Ambassadeur Mindua Kesia Mbea), le Ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo a désigné le 26 novembre 2009, Monsieur le Ministre-Conseiller Mutomb Mujing comme Chargé d'affaires a.i (voir inscription dans la "liste des Membres du Corps Diplomatiques (CD)", pge 77, en annexe au présent courrier et dont vous trouverez une copie à l'adresse: www. eda.admin.ch/ed/fr/home/topics/dipl/cerpro/dipcor.html)

    L’immunité diplomatique est une protection offerte par tout État aux diplomates qui le représentent à l'étranger. Bien que son origine remonte à l'antiquité, ses principes ont été renforcés par les Conventions de Vienne. Elle permettait cependant à certaines personnes ayant des comportements répréhensibles d'échapper à toute sanction judiciaire. La levée d'une immunité diplomatique ne s'applique qu'à de cas graves, notamment les crimes.L’immunité diplomatique ne couvre, en principe, que les délits ou erreurs commis par un diplomate dans l’exercice de ses fonctions. Ainsi un diplomate ne pourrait pas prétendre bénéficier de l'immunité diplomatique pour des affaires privées. Elle permet cependant dans certains cas à certaines personnes ayant des comportements répréhensibles d’échapper à toute sanction judiciaire.

    La justice suisse pourrait arguer l'immunité pour sauver la face du Chargé d'affaires de Joseph Kabila qui défend la dictature totalitaire d'un régime d'occupation et d'usurpation contre des Congolais courageux qui ont bravé le froid pour dénoncer le hold-up électoral. Sébastien Mutomb Mujing n'en a cure de 8 millions de morts Congolais, de viols des femmes utilisés comme arme de guerre, du bâillonnement des journalistes et activistes de la société civile...

    A 63 ans, Sébastien Mutomb Mujing n'a même pas honte de se retrouver à la barre contre ses compatriotes dont la majorité à une trentaine, eux ont pris conscience qu'après cinquante trois ans d'indépendance, la RDC ne mérite plus de caracoler en bas de l'échelle sur le plan du développement humain et quel seul la démocratie avec respect des voix de congolais aux urnes peut changer les choses. Alors qu'il brille par l’absentéisme et qu'il est aphone au Conseil des droits de l'homme et lorsqu'il parle personne ne comprend ce qu'il dit, mais Sébastien Mutomb Mujing a le courage de traîner des compatriotes politiques en justice. Aller à l'ambassade et dénoncer la dictature totalitaire est un acte politique ! Aucun congolais n'est jamais allé chez Sébastien Mutomb Mujing- L’ambassade du Congo à Berne appartient à tous les Congolais, la villa qui l'abrite n'appartient pas à sa famille.

    Le Maréchal Mobutu Sese Seko qui avait des palais en Suisse et vivait au dos du contribuable congolais, le jour que le vent avait tourné, lui et les apparatchiks de son régime avait fui le Congo laissant derrière eux villas, voitures de luxe, billets verts...Car devant l'ouragan de l'histoire mur ou pas le fruit tombe quand même. On ne se met jamais à dos, le peuple !

    Le régime d'usurpation et d'occupation de Joseph Kabila n'est pas éternel au Congo, n'en déplaise à Sébastien Mujing Mutomb, le Myra N'djoku de la Suisse, dans ses barbouzeries, Myra N'djoku, de triste mémoire, alors tout-puissant ambassadeur de la RDC en France, bastonnait, tabassait, séquestrait des Congolais qui se rendaient au 32, Cours Albert Ier à Paris. Sébastien Mutomb Mujing était peut-être mieux à l'enseignement, alors qu'en diplomatie, il brille par la nullité ! Un diplomate a pour mission de négocier et toujours dialoguer surtout pas de traîner ses compatriotes en justice .
  • Des présidents, des contrats... et du vent !

    Des présidents, des contrats... et du vent !

    Accords cadres et lettres d'intention, les promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. Y compris lors des visites présidentielles.

    François Hollande a-t-il remporter son Pékin-Express?

    Alors que François Hollande a entamé une visite en Chine, entouré d'une soixantaine de patrons, l'industrie française guette de nouvelles commandes d'Airbus A320, d'un centre de retraitement des déchets nucléaires, de contrats dans le développement urbain durable, l'agroalimentaire, la santé ou l'économie numérique.

    Pourtant, toutes les visites présidentielles du monde ne garantissent pas que les contrats soient honorés. Quand le président est reparti et que les flashs ont cessé de crépiter, l'accord commercial annoncé sombre parfois dans l'oubli. Inventaire des derniers "gros" dossiers qui se sont dégonflés ou sont carrément tombés à l'eau.

    Les Rafales et le Brésil

    Nicolas Sarkozy pensait avoir fait le plus difficile en arrachant en 2009 un "oui" à son homologue brésilien Lula pour la fourniture de 36 Rafale. Mais jusqu'à aujourd'hui, le contrat de quelque 4,5 milliards d'euros ne s'est pas confirmé.

    Dernier rebondissement en date, en novembre, Brasilia a averti Paris du report de sa décision dans le cadre de cet appel d'offre plusieurs fois prorogé. Faute d'argent dans les caisses, le Brésil ne devrait pas prendre de décision avant mi-2013.

    Les Rafales et l'Inde

    Cette fois, c'est François Hollande qui a soutenu les négociations. "J'exprime un optimisme réaliste pour 2013", déclarait le patron de Dassault aviation à bord de l'avion présidentiel, lors de la première visite du quinquennat en février, estimant que "l'été est un bon objectif".

    Le contrat portait initialement sur 126 Rafales. Il aurait été revu en hausse à 189 appareils, selon des déclarations de sources proches des négociations en janvier. Mais on a appris au début du mois que ces négociations seraient retardées car l'Inde a annoncé qu'elle monterait 108 appareils sur place ; seuls les 18 premiers seraient assemblés en France.<> Du coup, Dassault souhaite désormais signer deux contrats séparés, l'un concernant les dix-huit premiers appareils, l'autre les avions restants - ce à quoi s'oppose Dehli. Le constructeur français estime que l'assembleur n'aurait ni les compétences ni la capacité technique d'honorer son contrat.

    Les centrales et l'Inde

    En décembre 2010, Areva avait signé un accord avec l'Inde pour construire ses deux premiers réacteurs de troisième génération EPR à Jaïtapur dans l'ouest du pays, avec une option pour quatre réacteurs supplémentaires, une victoire pour Nicolas Sarkozy. "La décision est prise, c'est un processus que nous connaissons bien et qui ne réserve pas de surprise", avait-il assuré.

    Mais à la suite de la catastrophe de Fukushima au Japon en mars 2011, la négociation avec l'Inde a perdu de son allant. En janvier, le ministre des affaires étrangères indien, Salman Khurshid, a affirmé que la négociation d'un contrat avec Areva portant sur la construction d'une centrale nucléaire dans son pays était "à un stade très avancé". Mais en février, François Hollande ne s'est pas exprimé publiquement sur ce dossier pour en confirmer l'avancée.

    Les centrales, les Rafales et les Emirats

    Nicolas Sarkozy s'était félicité un peu tôt des bonnes relations franco-émiraties. Il a dû essuyer deux revers majeurs aux Emirats Arabes Unis (EAU) : la défaite du consortium Areva-EDF-GDF-Total dans la course au contrat de construction de quatre centrales nucléaires, finalement attribué à un groupe sud-coréen en 2009 et, second échec, l'enlisement des négociations pour la vente de 60 Rafale, que l'on pensait acquise en 2011.

    François Hollande tente aujourd'hui de reprendre la main. "Le dossier a des chances d'aboutir", confiait il y a deux mois un diplomate français, avant de s'empresser de souligner que M. Hollande "ne va pas aux Emirats pour signer des contrats", rompant avec l'attitude "VRP" de son prédécesseur.

    Le métro, les avions et la Chine

    En 2004, lors de son voyage en Chine, Jacques Chirac s'était dit "optimiste" en vue de la signature du contrat concernant la ligne de TGV Pékin-Shangai "à partir du moment où l'appel d'offres sera lancé par la Chine". La rumeur d'un contrat du siècle a circulé. Las, elle a fait long feu quand l'allemand Siemens a finalement remporté le contrat.

    En 2007, la France et la Chine avaient signé des accords commerciaux impliquant la technologie de l'usine de La Hague pour "une quinzaine de milliards d'euros", selon le porte-parole de l'Elysée de l'époque, David Martinon. "Ces contrats devront aboutir, ils sont quasiment sûrs, à l'horizon de deux ou trois ans", avait précisé l'Elysée. Ce projet a été remis sur la table jeudi dans le cadre d'une lettre d'intention entre Areva et la China National Nuclear Corporation.

    Les frégates et la Grèce

    En conflit avec son voisin turc, la Grèce a continué à allouer une enveloppe importante à la défense, même quand les coffres de l'Etat ont montré des signes de disette. Parmi les principaux bénéficiaires : la France.

    Un point gênant pour le président français. A l'issue d'un entretien avec le premier ministre grec Antonis Samaras, lors de son dernier déplacement, François Hollande s'est justifié : "Je ne suis pas venu ici pour vendre du matériel" militaire.

    Avec l'intensification des restrictions budgétaires, la Grèce a finalement décidé de louer à la France les frégates qu'elle pensait acheter (six frégates Fremm étaient en commande) pour renforcer sa marine de guerre, dans l'attente d'une reprise de ses achats militaires. "Les discussions se poursuivent" entre Athènes et Paris, a toutefois souligné une source proche du dossier.

     

    "Les discussions se poursuivent" entre Athènes et Paris, a toutefois souligné une source proche du dossier.
  • A Pékin, Hollande promet d'accueillir plus d'investissements chinois en France

    A Pékin, Hollande promet d'accueillir plus d'investissements chinois en France

    Le chef de l'Etat, en visite officielle, a également annoncé que "tous les obstacles, tous les freins" aux investissements chinois en France "seront levées"

    En visite officielle en Chine, le président de la République français, François Hollande a déclaré, jeudi 25 avril, qu'une "nouvelle étape" était possible dans les relations entre les deux pays, évoquant l'éventualité de rencontres bilatérales annuelles. En compagnie du président chinois, Xi Jinping, il a également annoncé que "tous les obstacles, tous les freins" aux investissements chinois en France "seront levés".

    "Nous sommes prêts à accueillir davantage d'investissements chinois en France", a-t-il dit, avant de répondre "clairement non" aux solutions protectionnistes pour résorber l'énorme déficit commercial français avec la Chine. Auparavant, M. Xi avait dit qu'il espérait "que la France travaillera[it] à faciliter les investissements chinois" en Europe, investissements, qui, au niveau mondial, représenteront 500 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

    Le président français a tout de même exhorté les autorités chinoises à rééquilibrer "par le haut" les échanges entre la France et la Chine, avançant qu'il n'est "pas acceptable" qu'il y ait un déficit commercial de plus de 26 milliards d'euros au détriment de la France. Sa stratégie consiste à miser sur une hausse significative des exportations françaises, plutôt que de réclamer une baisse des importations chinoises. Lors d'une conférence de presse en milieu d'après-midi, le chef de l'Etat a répété son invitation aux investisseurs chinois à "prendre une place dans l'appareil productif" en France. Il est en revanche rester évasif sur la question des droits de l'homme.

    Séduire les turistes chinois

    Parmi les secteurs que M. Hollande compte développer en relation avec Pékin figurent notamment l'agroalimentaire, les énergies nouvelles, la santé et le numérique. Un certain nombre d'accords, de partenariats et de lettres d'intention ont été signés lors de sa visite : Areva et la China National Nuclear Corporation (CNNC) "actent la volonté" de "négocier et d'arriver à un accord en vue de la construction en Chine d'une usine de traitement-recyclage des combustibles usés utilisant la technologie française".

    Areva toujours, le China Guangdong Nuclear Power Group (CGNPC) et EDF s'accordent sur la poursuite d'"études communes en vue du développement d'un nouveau réacteur de troisième génération franco-chinois". Un accord entre Airbus et la compagnie chinoise CAS pour l'acquisition de soixante appareils a également été signé lors de la rencontre entre les deux présidents.

    Des partenariats ont également été conclus entre institutions financières des deux pays sur le développement durable, le financement des PME, les maisons de retraite ou l'assurance agricole. Pour autant, M. Hollande a souligné la nécessité d'un partenariat qui aille au-delà du nucléaire et de l'aéronautique, citant la "volonté de développer une coopération culturelle", notamment avec les échanges d'étudiants.

    Des partenariats ont également été conclus entre institutions financières des deux pays sur le développement durable, le financement des PME, les maisons de retraite ou l'assurance agricole. Pour autant, M. Hollande a souligné la nécessité d'un partenariat qui aille au-delà du nucléaire et de l'aéronautique, citant la "volonté de développer une coopération culturelle", notamment avec les échanges d'étudiants.