• France-Allemagne: Jean-Marc Ayrault a rencontré l'ancien chancelier Helmut Scmidt à Paris

    France-Allemagne: Jean-Marc Ayrault a rencontré l'ancien chancelier Helmut Scmidt à Paris

    Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, s’est entretenu avec M. Helmut Schmidt, ancien chancelier de la République fédérale d’Allemagne mercredi 29 mai, à la résidence de l’ambassadrice d’Allemagne à Paris.

    Paris, mercredi 29 mai 2013, l'ancien chancelier Helmut Schmidt et le Premier ministre jean Marc Ayrault. Photo Réveil FM


    «La nécessité d'une intégration plus forte à l... par Matignon

    Dans la foulée du plaidoyer de François Hollande pour un renforcement de la zone euro, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt se sont prononcés mercredi 29 mai pour une "intégration plus forte" pour le "cœur de l'Europe".

    Le magnifique hôtel de Beauharnais, la prestigieuse résidence de l'ambassadeur d'Allemagne, située entre la rue de Lille et les quais de la Seine, à Paris. Photo Réveil FM

    "Ce sur quoi nous avons convergé, c'est la nécessité d'une intégration plus forte mais pas une intégration à l'échelle des 27 ou des 28 mais (...) pour le cœur de l'Europe, c'est-à-dire le cœur des pays fondateurs, pour l'essentiel ceux qui sont aujourd'hui dans la zone euro", a déclaré Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'un entretien avec l'ancien chancelier social-démocrate, âgé aujourd'hui de 94 ans, à la résidence de l'ambassadrice d'Allemagne à Paris.

    Arrivée de Jean-Marc Ayrault à la résidence de l'ambassadrice d'Allemagne

    Plusieurs voiturent arrivent en même temps. Photo Réveil FM

    Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault descend de la citroën. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault dit: "Bonjour aux journalistes" ! Photo Réveil FM

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault entre dans la résidence. Photo Réveil FM

    Pour les deux hommes, qui ont conversé en allemand, M. Ayrault étant germanophone, une telle intégration devrait se faire "avec des règles communes de transparence sur le plan des règles fiscales mais aussi sans doute plus de solidarité et une volonté politique plus forte", a indiqué à la presse le chef du gouvernement français.

    "En près d'une heure, j'ai eu la chance de pouvoir aborder avec un grand homme d’État, un grand Européen, une grande personnalité, les questions qui me semblent aujourd'hui essentielles pour l'avenir de nos peuples", notamment le devenir de la zone euro, la croissance, le chômage des jeunes et la mondialisation, a-t-il poursuivi.

    S'il a souhaité voir la Pologne, pays charnière entre l'Ouest et l'Est de l'Europe, jouer un rôle accru, M. Schmidt s'est aussi déclaré "plus convaincu que jamais de la nécessité de l'amitié entre la France et l'Allemagne pour donner un avenir à l'Europe", selon Jean-Marc Ayrault.

    Cette rencontre, présentée comme "amicale" par l'entourage du Premier ministre, s'inscrit dans le cadre d'un réchauffement général des relations franco-allemandes, marqué par la présence jeudi dernier à Leipzig de François Hollande aux 150 ans du Parti social-démocrate allemand (SPD) et par l'initiative bilatérale pour l'emploi des jeunes en Europe lancée mardi par le chef de l'Etat à Sciences Po.

    Après 1 heure d'entretien Ayrault-Scmidt

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la première femme ambassadrice d'Allemagne en France, Susanne Wasum-Rainer. Photo Réveil FM

    La séquence trouvera jeudi son point culminant avec l'inauguration par François Hollande et la chancelière Angela Merkel de l'exposition "De l'Allemagne 1800-1939" au Louvre, la remise d'un rapport franco-allemand sur "la compétitivité et la croissance" et la présentation de la "contribution commune" de Paris et Berlin en vue du conseil européen de juin.

    e Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui s'exprimait aujourd'hui à l'issue d'une rencontre à Matignon avec l'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, a répondu à la Commission européenne qui demandait à la France de prendre des mesures dès cette année pour réformer son système de retraites et le ramener à l'équilibre "pour 2020 au plus tard".

    "Nous sommes dans la droite ligne de ce qui avait été annoncé (...) Nous ferons les réformes à notre manière", a déclaré le chef du gouvernement.

    "La France va respecter ses engagements. (...) Nous sommes dans le concret, dans le réel, nous affrontons les réformes structurelles nécessaires, nous voulons que notre pays soit fort sur le plan économique, qu'il soit juste sur le plan social et qu'il soit en même temps un fer de lance de la relance du projet européen et que la France retrouve (...) son rôle leader en Europe", a ajouté le Premier ministre.

    Jean-Marc Ayrault au point de presse

     

    Jean-Marc Ayrault répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

    Les grandes lignes, en préparation, sont déjà connues. Il n'y aura ni réforme globale du système, ni nouveau recul de l'âge légal, mais un allongement de la durée de cotisation. La recommandation faite par Bruxelles s'inscrit dans le cadre des six mesures demandées mercredi à Paris pour doper sa compétitivité (réforme du marché du travail, ouverture de certaines professions comme les taxis ou les notaires, simplifier la législation sur les heures d'ouvertures des magasins, levée des prix réglementés sur le gaz et l'électricité et l'ouverture du secteur du transport ferroviaire domestique des passagers).

    Échanges cordiales entre Jean-Marc Ayrault et Susanne Wasum-Rainer. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault quitte la résidence de l'ambassadrice d'Allemagne. Photo Réveil FM

    L’hôtel Beauharnais est un hôtel particulier à Paris, qui est la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne en France. Photo Réveil FM

    Le porche de style égyptien de l’hôtel Beauharnais. Photo Réveil FM

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  • « La France, l’Allemagne et l’avenir de l’Europe », Guido Westerwelle, Ministre fédéral des Affaires étrangères devant les jeunes français à Paris

    « La France, l’Allemagne et l’avenir de l’Europe », Guido Westerwelle, Ministre fédéral des Affaires étrangères devant les jeunes français à Paris

    Discours de Guido Westerwelle, Ministre fédéral des Affaires étrangères devant les jeunes français. Photo Réveil FM

    Paris, le 24 mai 2013

    Mesdames et Messieurs,

    Meine sehr geehrten Damen und Herren,

    Ces dernières semaines, beaucoup a été dit et écrit, en Allemagne comme en France, sur le pays voisin. Je suis venu à Paris aujourd’hui parce que je suis convaincu qu’il est préférable de se parler plutôt que de parler de l’autre, chacun de son côté.

    J’ai grandi en Rhénanie. La réconciliation franco-allemande a été l’une des expériences marquantes de ma jeunesse. J’ai pu encore ressentir le fossé profond qu’avaient creusé entre nos parents et nos grands-parents les guerres et une prétendue inimitié héréditaire. Politiquement parlant, j’ai grandi dans la « République de Bonn », qui a fait de la ferme volonté de se réconcilier avec la France un axiome de la politique étrangère allemande. À l’heure actuelle, nous devons faire face avec notre volonté d’unité ferme et déterminée à d’innombrables caricatures et mythes, de part et d’autre du Rhin, concernant le pays voisin.

    Permettez-moi d’évoquer plus précisément trois de ces mythes au sujet de l’Allemagne.

    Je commencerai par l’image déformée d’une Allemagne qui, face à la crise, ferait preuve d’un manque d’empathie et de solidarité.

    Mesdames et Messieurs,

    Ce que la crise exige de nombreux citoyens de notre Union ne nous laisse pas indifférents. Lorsque, dans certaines régions, un jeune sur deux est sans travail, c’est un problème qui dépasse largement le cadre économique. Cette situation ébranle la confiance en soi de chacun et, partant, les fondements de nos sociétés. Notre maison européenne ne repose sur de solides fondations que si, partout sur notre continent, les perspectives d’avenir semblent prometteuses pour nous et nos enfants.

    Certains vont jusqu’à prétendre que l’Allemagne profite de la crise, ce qui serait une raison suffisante pour ne pas l’inciter à contribuer à la résoudre. Il n’y a rien de plus faux. Dans l’Europe interdépendante, nous ne pouvons connaître une prospérité durable que si les économies de nos voisins prospèrent elles aussi. Ce n’est pas seulement une expression de la solidarité européenne, c’est aussi dans notre propre intérêt. Même dans un monde globalisé, l’Allemagne entretient davantage de contacts avec la Belgique qu’avec le Brésil. Avec aucun autre pays au monde cependant, nos liens économiques et politiques ne sont aussi étroits qu’avec la France.

    Faire reculer le chômage des jeunes qui atteint des proportions désastreuses dans certains pays est ce qu’il y a de plus urgent. De plus grandes possibilités de formation, une formation professionnelle de meilleure qualité et des investissements rapides grâce au pacte de croissance et aux projets de la Banque européenne d’investissement sont actuellement placés en tête de l’ordre du jour, des prochains sommets européens également. Les jeunes Européens doivent sentir qu’ils bénéficient aujourd’hui de notre soutien. Dans les prochaines semaines, la France et l’Allemagne donneront ensemble de nombreuses impulsions dans ce sens, ce dont je me réjouis.

    Deuxièmement, il y a le mythe de la réussite économique de l’Allemagne qui se serait faite au prix de l’appauvrissement d’une grande partie de sa population. Cet argument ne tient pas face aux réalités allemandes. Des réformes radicales nous ont permis de mettre en place des incitations supplémentaires à prendre un emploi. Aujourd’hui, le nombre de salariés cotisant aux assurances sociales atteint un niveau record en Allemagne, et ce en dépit d’une tendance démographique inverse. Une politique économique favorisant l’emploi est en même temps la meilleure politique sociale.

    Nous discutons actuellement en Allemagne des possibilités de garantir à ceux qui travaillent à temps plein de pouvoir vivre décemment de leur salaire. L’économie sociale de marché nous sert d’orientation dans ce débat. Ce fil conducteur de la politique économique allemande s’appuie sur les forces de croissance que libèrent la créativité et la dynamique des entreprises, tout en tenant compte de l’importance fondamentale de la cohésion sociale. La « précarisation » de pans entiers de notre société va à l’encontre des principes de notre économie sociale de marché. Les conventions collectives substantielles des derniers mois indiquent nettement que les travailleuses et travailleurs participent à la réussite entrepreneuriale en Allemagne. L’objectif majeur de notre politique est de maintenir, à l’ère de la mondialisation, ce modèle fondé sur l’équilibre entre la création de prospérité économique et la protection sociale en parallèle.

    Troisièmement, il y a cette image de l’Allemagne qui soi-disant obéirait à un « dogme de l’austérité » et serait pour le moins indifférente, voire hostile, à la question d’une reprise de la croissance.

    Mesdames et Messieurs,

    Le mot « austérité » n’existe même pas en allemand. Pour notre pays aussi, il est tout à fait essentiel de trouver des moyens de stimuler une croissance nouvelle et pérenne, une croissance durable. Mais il nous a fallu reconnaître clairement que la politique d’endettement devenue incontrôlable en Europe, phénomène qui a d’ailleurs connu une accélération dramatique avec la crise financière, avait dépassé un seuil critique. Elle nous fait perdre toute crédibilité et nous prive, à long terme, de notre indépendance et de notre souveraineté. De trop grandes dettes font de la politique l’esclave de l’industrie de la finance.

    Dès lors, c’est méconnaître la situation que de considérer la politique de consolidation progressive de nos budgets, adoptée d’un commun accord par tous les Européens, comme responsable de la crise persistante. Respecter les critères de stabilité convenus est un préalable au retour de la confiance, à de nouveaux investissements et à une reprise de la croissance.

    Poursuivre la politique d’endettement contribuerait à cimenter pendant des années le chômage et la stagnation économique dans différentes régions de notre continent. Les jeunes Européens auraient un fardeau encore plus lourd à porter. Une telle politique saperait la solidarité entre les générations, mettant ainsi en péril l’avenir de notre modèle de société.

    Les réformes visant à améliorer la compétitivité ne s’attaquent donc pas aux racines de notre économie sociale de marché, comme le prétendent certains aujourd’hui. Au contraire, nous devons ces réformes aux jeunes Européens pour qu’ils ne soient plus privés de perspectives d’avenir favorables en raison du cloisonnement des marchés du travail. Elles préparent le terrain d’une prospérité nouvelle et de nouveaux emplois. Cela n’a rien d’une simple théorie. C’est l’expérience encourageante que nombre de nos voisins d’Europe centrale, de Scandinavie et des Balkans ont faite ces dernières années.

    En Allemagne, nous ne pensons pas seulement que ces réformes sont indispensables. Nous savons qu’elles sont possibles. Début 2005, l’Allemagne comptait plus de cinq millions de sans-emploi. Ils sont aujourd’hui moins de trois millions. Mais nous savons aussi que les réformes mettent du temps à produire leurs effets et qu’elles peuvent constituer une épreuve de vérité pour nos systèmes politiques. C’est pourquoi nous nous solidarisons avec nos partenaires et voisins en leur fournissant des mesures de soutien et des garanties à hauteur de plusieurs centaines de milliards d’euros. L’Allemagne continuera de se montrer solidaire.

    Notre objectif déclaré est que tous les États membres de la zone euro et de l’Union européenne s’engagent dans les meilleurs délais sur le chemin d’une croissance durable. Outre les réformes structurelles urgentes, nous nous appliquons à mettre en œuvre rapidement le pacte de croissance que nous devons à l’initiative du gouvernement français ; à parachever notre marché intérieur ; à investir dans la recherche et développement ; à nous servir davantage des fonds européens des obligations de projet et des fonds structurels non utilisés. Avec nos partenaires du monde entier, les États-Unis en tout premier lieu, nous négocions en outre de nouveaux grands accords économiques qui nous fourniront des sources de croissance supplémentaires.

    Le triple objectif, solidarité, solidité et croissance par les réformes, n’est ni un dogme, ni une obsession allemande, et encore moins un « diktat » de l’Allemagne. C’est la conséquence des erreurs du passé que nous corrigeons et des défis du futur qu’il nous faut gérer.

    Nous voici au cœur de la question qui se pose et qui porte sur les défis auxquels l’Europe est confrontée aujourd’hui. Le monde que nous découvrons en portant nos regards au-delà des frontières de notre continent est en profonde mutation. Les rapports de force se déplacent à une allure vertigineuse. La Chine connaît une croissance telle qu’elle génère tous les douze mois à titre additionnel l’équivalent de la puissance économique de l’Espagne. Vouloir sortir de ce processus de la mondialisation ne ferait que nous appauvrir rapidement et nous risquerions de devenir le jouet des puissances émergentes.

    D’un côté, il y a ceux qui disent que la compétitivité de l’Allemagne est trop forte. Pour eux, il devrait suffire d’augmenter considérablement le pouvoir d’achat en actionnant les leviers des salaires, traitements et prestations sociales pour faire disparaître rapidement les déséquilibres au sein de la zone euro, et le tour serait joué.

    Cela serait peut-être envisageable dans l’hypothèse d’une Europe fonctionnant en système fermé. Mais ce n’est plus le cas depuis longtemps : nous faisons partie d’un monde globalisé dans lequel nous devons nous affirmer, subsister et être compétitifs. Aussi serions-nous bien conseillés de jouer la carte de la créativité de nos citoyens et de miser sur leurs talents individuels, leur ardeur au travail et leur énergie pour affirmer notre position dans la compétition des idées les meilleures mais aussi des valeurs et des intérêts.

    Dans cette compétition, nous possédons, en plus de nos entreprises, des atouts immenses. L’Europe, cela a toujours été plus qu’un marché unique et qu’une zone de libre-échange. C’est également aujourd’hui beaucoup plus qu’une monnaie commune.

    L’Europe est en premier lieu une communauté de culture et de valeurs. Ces valeurs que nous partageons constituent le fondement sur lequel l’Europe est bâtie. Elles sont l’héritage des Lumières, l’héritage des révolutions de la liberté de 1789 et de 1989. Liberté, égalité et fraternité sont des idéaux qui continuent de définir le cadre normatif de nos sociétés. Ce sont eux qui donnent un sens à notre vie et qui forgent notre identité. Ces idéaux et ce que nous avons construit en Europe sur cette base exercent un pouvoir d’attraction immense dans le monde entier. Ce bien précieux, nous devons le protéger et le faire prospérer car il est notre meilleur atout face à la mondialisation. Aussi sommes-nous bien placés pour nous lancer avec assurance dans cette compétition des valeurs et des ordres sociaux.

    Aucun pays d’Europe ne peut relever ce défi à lui seul. Même si la France et l’Allemagne sont de grands pays en Europe, leur taille apparaît plutôt modeste dans la perspective du monde de demain. À ce titre également, l’Europe est aujourd’hui notre communauté de destin. La France et l’Allemagne se ressemblent comme des jumeaux qui partagent le même destin.

    Si nous parvenons à consolider l’Europe à l’intérieur, elle sortira renforcée de cette crise. Face à cette tâche historique, la France et l’Allemagne doivent jouer ensemble un rôle dirigeant. L’Europe a besoin de la France et de l’Allemagne pour avancer.

    Le président François Hollande a défini la voie à suivre il y a quelques jours. La France et l’Allemagne doivent forger une vision commune pour l’Europe. Pour pouvoir surmonter la crise, nous devons avoir une conception de ce que l’Europe devra être après la crise.

    En France, on entend par « gouvernement économique » la volonté de resserrer à l’avenir encore plus étroitement nos politiques fiscales, financières et économiques pour éviter que les dysfonctionnements nationaux ne continuent à déséquilibrer l’Europe dans son ensemble. Les Allemands, qui emploient une expression un peu plus concrète, parlent de « coordination économique », mais ont en fin de compte une vision similaire des choses. Il s’agit de nous concerter de manière continue et contraignante dans toutes les questions où les choix économiques fixés par un pays peuvent avoir des répercussions considérables pour l’Europe dans son ensemble.

    Qu’est ce qui fait notre force commune ? D’où provient notre croissance et dans quels domaines avons-nous besoin de plus de coopération européenne ? Autant de questions sur lesquelles nous devrions commencer par nous entendre. Puis nous devrons réfléchir à la façon d’organiser concrètement cette coopération. Nous avons besoin d’une plus forte intégration au sein de la zone euro et devons veiller à ce que cela ne crée pas de nouvelles frontières en Europe.

    La France et l’Allemagne assument ensemble 47 pour cent, c’est-à-dire presque la moitié du Mécanisme européen de stabilité. Nous devrions réfléchir ensemble à la façon de le transformer progressivement en un fonds monétaire européen, un FME.

    La vision d’une Union politique, telle que l’a proposée le président François Hollande, implique également que les citoyens européens puissent influer sur les décisions qui les concernent directement. La controverse démocratique au niveau national et européen doit être au cœur de la formation de la volonté politique. C’est là le seul moyen d’éviter que l’idée européenne en elle-même ne suscite des sentiments de protestation et de refus. Nous devons définir également avec plus de clarté les domaines dans lesquels nous avons besoin de plus d’Europe et ceux dans lesquels Bruxelles devrait préserver son autolimitation judicieuse.

    Mesdames et Messieurs,

    L’Europe a changé, tout comme le monde qui nous entoure. Toutefois, l’étroit partenariat qui existe entre l’Allemagne et la France sur un pied d’égalité demeure indispensable pour assurer un avenir prospère à notre continent.

    Au lieu de voir notre voisin sous les traits d’une caricature, il faut prendre conscience des différences qui existent entre nous en termes de traditions culturelles, politiques et économiques pour comprendre la valeur réelle de l’entente franco-allemande. Il ne s’agit pas d’une harmonie automatique. Le franco-allemand est une méthode. Une méthode qui sert à faire progresser l’Europe au bénéfice de nos deux peuples et de nos voisins. Une méthode sans exclusivité qui doit donner des impulsions dans la recherche de solutions européennes en coopération avec nos partenaires. Pour réussir, cette méthode doit s’accompagner d’une volonté résolue de conciliation. Telle est la leçon que nous avons tirée de ces cinquante années de coopération depuis la signature du Traité de l’Élysée. Je suis confiant que nous continuerons à appliquer cette méthode à l’avenir, à la fois pour lutter contre le chômage et pour élaborer la politique énergétique commune dont nous avons tant besoin, de même que dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité qui doit faire ses preuves face aux troubles qui règnent dans notre voisinage et au-delà.

    C’est maintenant à l’Allemagne et à la France d’agir, à ce qui fait le « cœur » de l’Union européenne. La phrase pertinente de Jacques Delors n’a rien perdu de son actualité selon laquelle « cette relation franco-allemande est un des arbres de vie de l’Europe ».

    Nous sommes appelés à prendre nos responsabilités.

    Aux yeux de l’Allemagne, cette Europe n’est pas une alternative politique parmi d’autres. L’Allemagne ne connaîtra un avenir prospère qu’aux côtés d’une France forte et consciente de sa propre valeur.

    Je connais la France depuis que je suis tout jeune. Je crois en une France capable de se débarrasser de son pessimisme. Une France qui croit en son avenir et qui considère le changement comme une chance. Je crois en une France qui met ses atouts immenses au service de la construction de l’Europe et du monde de demain.

    L’Allemagne a besoin de la France. L’Allemagne a besoin d’une France forte. Sans une France forte, il ne peut y avoir d’Europe forte. Sans une Europe forte, il ne peut y avoir d’avenir prospère pour l’Allemagne. L’Allemagne a besoin de l’Europe. L’Allemagne veut l’Europe.

    Il n’y a pas de « plan B » pour l’Allemagne.
  • ONU-Genève: Valérie Trierweiler a plaidé la cause des femmes violées en République démocratique du Congo

    ONU-Genève: Valérie Trierweiler a plaidé la cause des femmes violées en République démocratique du Congo

     

     

    ONU-Genève, Valérie Trierweiler, a ouvert à 13 h 30 une conférence sur la situation en République démocratique du Congo, organisée en marge de la session du Conseil des droits de l’homme.

    Genève, jeudi 30 mai, Paul Nsapu, Secrétaire général de la FIDH et Valérie Trierweiler à l'ONU.

    Suivie par une cohorte de journalistes et photographes, c’est en tant qu'Ambassadrice de la Fondation France Libertés que Valérie Trierweiler est intervenue. «Cela fait trop longtemps que ça dure. En 16 ans, 500 000 femmes ont été violées», a expliqué Valérie Trierweiler juste avant la projection d’un film.

    Il y a quelques mois, la compagne du président français avait signé une tribune libre pour interpeller l’opinion publique. Cet après-midi, elle a plaidé en faveur de l’adoption en septembre d’une résolution de l ‘ONU dénonçant l’utilisation du viol des femmes comme arme de guerre.

    A l'occasion de son déplacement à Genève, Valérie Trierweiler a eu plusieurs entretiens privés.

  • RDC: Valérie Trierweiler à Genève pour défendre la cause des femmes violées du Nord et Sud-Kivu !

    RDC: Valérie Trierweiler à Genève pour défendre la cause des femmes violées du Nord et Sud-Kivu !

    La Première dame française participera, le 30 mai 2013, à la 23e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève, où elle défendra la cause des femmes violées du Kivu en République démocratique du Congo. «Il s’agit de convaincre les différents ambassadeurs qu’une résolution doit être prise dans les plus brefs délais», a précisé un conseiller de Mme Trierweiler qui interviendra en tant qu’«ambassadrice» de la Fondation France Libertés, fondée par Danielle Mitterrand. Elle devrait ainsi parler des viols et des massacres qui sont perpétrés dans la région du Kivu. Une intervention à l'occasion de la 23ème Session du Conseil des Droits de l'Homme, co-organisée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme(FIDH), en présence de la mission permanente de la France auprès des Nations-Unies à Genève.

    Kinshasa, 14 octobre 2012, Valérie Trierweiler avec les enfants de la rue.

    Kinshasa, 14 octobre 2012, Valérie Trierweiler très émue en compagnie des enfants de la rue.

    Kinshasa, 14 octobre 2012, Valérie Trierweiler embrasse une congolaise, enfant de la rue.

     

    Valérie Trierweiler, une première dame engagée

    "On ne peut pas rester insensible au cas de 25 000 enfants qui sont dans la rue et qui souffrent", avait déclaré Valérie Trierweiler en octobre, à Kinshasa, en marge du XIV sommet de la francophonie en République démocratique du Congo. Après la visite d'hôpitaux et la rencontre des membres d'une association dédiée aux enfants de la rue à Kinshasa, la première dame indique savoir désormais ce qu'elle veut faire: "Je suis bouleversée, ce problème là il faut le prendre à la racine". Une démarche visiblement appuyée par François Hollande qui a pour sa part déclaré: "C'est bien lorsqu'elle m'accompagne dans un déplacement qu'elle puisse être utile elle aussi".

    En décembre 2012, Valérie Trierweiler signait une tribune dans le Monde, avec plusieurs autres personnalités - notamment Jacques Chirac, Muhammad Ali et Yamina Benguigui - pour dénoncer les viols et les massacres des populations civiles dans le Kivu, malgré la présence de 17 000 hommes de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco). « Il lui suffirait de donner l'ordre aux dix-sept mille soldats [de la Monusco, NDRL] de faire leur métier et de remplir leur mandat. Leur métier de soldat. Et leur mission de garantir la paix et la dignité de l'espèce humaine », exigeaient-ils.

    Depuis 2012, les violences sexuelles contre les femmes ont connu une inquiétante recrudescence dans l’est de la République démocratique du Congo, où le viol est utilisé comme arme de guerre aussi bien par les groupes rebelles que l’armée régulière.

    Aux femmes congolaises de la société civile au Congo comme celles de la diaspora de comprendre la portée de l'engagement de Valérie Trierweiler. La République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone en Afrique, le viol y est banalisé, les guerres oubliées, les victimes ignorées, les massacres perpétuels, les seigneurs de guerre récompensés, l'impunité instaurée en mode de gouvernement et la barbarie magnifiée. La loi de la kalachnikov finira-t-elle par céder la place à la paix et justice juste ?
  • Les 5 raisons de l'humiliation du fossoyeur Malu Malu à Lyon !

    Les 5 raisons de l'humiliation du fossoyeur Malu Malu à Lyon !

    Apollinaire Malu Malu sait ce qu'il lui reste à faire: enlever sa soutane, s'occuper de sa petite famille dans la banlieue de Lyon, ne pas forcer les congolais à accepter son retour à la CENI ! Désavoué par l' Église catholique romaine du Congo, l’église orthodoxe de la RDC vient d'enfoncer le clou, elle rejette le fait qu’on l’ait impliquée dans la fausse élection de Malu Malu, sans son autorisation. Le fameux abbé Malu Malu fait la honte des catholiques congolais comme Daniel Ngoyi Mulunda pour des protestants. Les deux sont fossoyeurs de la République ont contribué au hold-up électoral, en contre partie ils se sont abusivement enrichis. Malu Malu avec la Commission Électorale Indépendante (CEI) pour les élections Louis Michel 2006 et Daniel Ngoyi Mulunda avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) avec les élections de novembre 2011. Tricheur patenté, Malu Malu espère revenir à la CENI pour préparer le troisième hold-up de Joseph Kabila ! Sur les 70 millions de Congolais seul Malu Malu est expert es élections au Congo-démocratique ? Instrumentalisés à outrance, les deux ont péchés volontairement en contribuant à enfoncer la République démocratique du Congo au lieu de l’élever et l'honorer parmi les nations. Après un abbé et un pasteur, auront droit à un Imam, kimbanguiste, Kitawaliste, Mpandiste...A la tête de cette fameuse Commission Electorale indépendante ? Pourquoi seulement les religieux ? "Les fraudes électorales. Comment on recolonise la République démocratique du Congo" paru chez l'Harmattan, du professeur Fweley Diangitukwa déshabille le calotin Malu Malu dans ses fraudes électorales lors des élections Louis Michel 2006. Réveil FM International donne les 5 raisons de l'humiliation du fossoyeur Malu Malu à Lyon.

    Apollinaire Malu Malu, abbé et suppôt de Joseph Kabila

    Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur et suppôt de l'imposture au Congo

    1. La République démocratique du Congo après la fuite de Mobutu et ses dinosaures Mobutistes en 1997, l'arrivée de M'zée Laurent-Désiré Kabila, les rebellions: MLC, RCD-Goma, RCD-KML..., l'assassinat de M'zée Laurent-Kabila au Palais des Marbres en janvier 2001, le parachutage de l'OVNI "Joseph Kabila" à la présidence de la République, le dialogue intercongolais de Sun city, le gouvernement de transition 1+4=0...Il est vrai que la République démocratique du Congo baigné dans la crise de légitimité, seules élections devraient doter le pays des acteurs politiques légitimes. Mais Malu Malu a imposé aux congolais les élections sans recensement de la population congolaise.

    2. Originaire de Butembo dans le Nord Kivu. C'est la partie orientale qui a subi les affres des différentes guerre de "Libération" avec des assassinats, tueries, viols...Malu Malu a fait voter des morts et furtifs afin de satisfaire ses mentors et lobbyistes. Avec les élections Louis Michel 2006, on trouva des formules alambiquées: "L'Ouest à voté Jean-Pierre Bemba et l'Est a voté Joseph Kabila" ou encore " L'Ouest qui parle Lingala pour Bemba et l'Est qui parle swahili pour Kabila". Le magicien Malu Malu va enfariné les congolais avec des résultats bidon. 11 provinces. À l'Ouest : le Bas-Congo, Kinshasa, le Bandundu, l'Equateur, les deux Kasaï. À l'Est, le Katanga, les deux Kivu, le Maniema, la province Orientale. Selon les résultats publiés par Malu Malu (plus de 60% des suffrages) voici la répartition des voix entre les deux candidats :

    Bas-Congo . . . . . . . — Bemba : 75,17 % - Kabila : 24,83 %

    Kinshasa . . . . . . . . — Bemba : 68,00 % - Kabila : 32,00 %

    Bandundu . . . . . . . — Bemba : 70,12 % - Kabila : 29,88 %

    Equateur . . . . . . . . — Bemba : 96,73 % - Kabila : 03,27 %

    Kasaï Occidental . . . — Bemba : 85,82 % - Kabila : 14,18 %

    Kasaï Oriental . . . . . — Bemba : 82,58 % - Kabila : 17,42 %

    Maniema . . . . . . . . . — Bemba : 02,95 % - Kabila : 97,05 %

    Katanga . . . . . . . . . — Bemba : 10,14 % - Kabila : 89,86 %

    Sud-Kivu . . . . . . . . . — Bemba : 01,74 % - Kabila : 98,26 %

    Nord-Kivu . . . . . . . . — Bemba : 03,30 % - Kabila : 96,70 %

    Province Orientale . . — Bemba : 16,11 % - Kabila : 83,89 %

    Il faut ne pas connaitre la République démocratique du Congo pour croire les résultats publiés par Malu Malu, les populations de l'Est de la République démocratique du Congo plus populeuse que l'Ouest où il n'y a pas eu la guerre. C'est la même mode opératoire qu'adoptera le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda à la CENI, sauf le pasteur méthodiste donnera à Joseph Kabila 110%. Etienne Tshisekedi présent sur l'échiquier politique du Congo depuis plus de trente ans, n'a même pas un cousin, un neveu, une nièce ou petits fils au Katanga qui pouvait voter pour lui. D'ailleurs lors de la campagne électorale c'est au Katanga que Ya Tshitshi a été excellent par l'accueil qui lui a été réservé. Toute cette population qui l'avait chaleureusement accueilli s'était volatilisée le jour du vote au profit de l'imposteur et usurpateur. Il faut le faire croire aux bébés qui n'ont pas encore des dents !

    3. La transition qui a débuté après l'adoption des résolutions de l'Accord Global et Inclusif à Sun - City (Afrique du Sud) tenu du 25 février au 19 avril 2002. La transition 1+4=0 avait comme objectifs :

    · La réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l'intégrité territoriale, et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national ;

    · La réconciliation nationale ;

    · La formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée ;

    · L'organisation d'élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d'un régime constitutionnel démocratique ;

    · La mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

    Aucune objectif assigné à la transition 1+4=0 n'a abouti.

    Et sur les 5 Commissions prétendues d'appui à la démocratie: La Commission électorale indépendante (CEI), qui avait pour mission de garantir la neutralité et l'impartialité dans l'organisation des élections libres démocratiques et transparentes. L'Observatoire national des droits de l'Homme (ONDH), qui avait pour mission de promouvoir les droits de l'homme et de protéger la population. La Haute autorité des médias (HAM), qui avait pour mission d'assurer la neutralité des médias. La Commission vérité et réconciliation (CVR), qui avait pour mission de consolider l'unité nationale grâce à une véritable réconciliation entre congolais. Et La Commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption (CELC), qui avait pour mission de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines.

    Soutenues à bras le corps par la mafia internationale, seules la CEI et la HAM ont fonctionné qui furent les deux mamelles de transition 1+4=0. Les Congolais avaient vite oublié qu' avec la complicité de Louis Michel "Big Loulou", Malu Malu a été placé à la tête de la Commission Électorale Indépendante(CEI) avec pour mission de procurer par voie des urnes, une légitimité à Joseph Kabila. Il était dès lors absurde de s'attendre à ce que cet abbé très singulier soit neutre et serve les intérêts du peuple congolais.

    A la tête de la CEI Malu Malu bénéficiait également de la protection du Comité international d'Accompagnement de la Transition (CIAT) a été mis en place conformément aux dispositions de l'annexe IV de l'Accord global et inclusif. Il était composé de cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, État - Unis, France, Grande - Bretagne et Russie), de la Belgique, du Canada, de l'Afrique du Sud, de l'Angola, du Gabon, de la Zambie, de l'Union européenne (Commission et Présidence), de l'Union africaine (Commission et Présidence) et de la MONUC, qui avait déjà porté son choix sur Joseph Kabila.

    Bénéficiant d'une double protection Malu Malu ne poursuivait qu'un seul objectif: faire élire au cours d'une parodie électorale le candidat qui assurerait son aisance matérielle. La fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) avec Modeste Mutinga Mutuishayi-le grand requin, fourbe et roublard, corrompu jusqu'à la moelle épinière-avait pour rôle de museler et bâillonner les journalistes, les médias et les opposants.

    On fomenta le coup de la "Congolité" en s'inspirant de l'ivoirité pour empêcher des journalistes de parler de qui était qui ? Alors que le schéma de la Côte d'Ivoire n'était pas identique à celle de République démocratique du Congo. Tout fut mis en œuvre pour empêcher les Congolais de s'exprimer librement lors des élections Louis Michel 2006. Modeste Mutinga Mutuishayi, l'homme Ngaba-Makala, habitué jadis à l'eau de puits, va résider à la Gombé et il sera même parachuté Rapporteur au Sénat. Une récompense au travail de fraudes électorales et tricheries.

    Le 12 juin 2006 lors du séjour de la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU à Kinshasa, après avoir rencontré Malu Malu vint le tour de Modeste Mutinga Mutuishayi qui déclara à sa sortie de son entrevue: «Nous venons de le dire à la délégation du Conseil de sécurité avec insistance : s'ils n'intervenaient pas avec efficacité et rapidité auprès des membres de l'espace présidentiel, qui sont détenteurs des médias privés commerciaux et qui ont démarré très tôt la campagne électorale, et qui se sont versés dans des campagnes d'intolérance et d'incitation à la haine, la Haute autorité des médias est pessimiste quant à l'issue de la campagne électorale », sauf que le fourbe et roublard président de la Haute autorité des médias, Modeste Mutinga Mutuishayi, avait omis de dire à la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU, qu'il avait profité de sa fonction pour s'octroyer Radio 7 et Télé 7 et qu'il était lui-même juge et partie, un vrai conflit d'intérêts.

    Faux membres de la société civile, Malu Malu et Modeste Mutinga Mutuishayi sont les grands fossoyeurs de la République démocratique du Congo, ils ont de lourdes responsabilités dans la situation clopin-clopan d'imposture, usurpation et de non État que nous vivons.

    4. Il n' y a jamais eu d'inventaire de la Commission Électorale Indépendante (CEI), ni de la Haute Autorité des Médias (HAM) ni d'aucune institution d'appui à la démocratie. Toutes n'étaient que des institutions au service de l'élection de Joseph Kabila candidat de la mafia internationale. Malu Malu n'a jamais rendu compte sur la gestion des sommes faramineuses qui avaient été mises à sa disposition pour l'organisation de ces élections. Des voix continuent à réclamer jusqu'à ce jour un rapport d'audit sur la gestion de la CEI lors des élections Louis Michel "Big Loulou" 2006. On n'a jamais oublié qu'un des proches du fameux abbé Malu Malu avait été arrêté à l'aéroport de Zaventem en Belgique avec une valise remplie de devises. Malu Malu a escamoté le recensement de la population congolaise ainsi que l'octroi d'une carte d'identité à chaque citoyen. D'ailleurs c'est le même schéma qu'à suivi son successeur le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda. Malu Malu de son propre gré avait décidé de remettre au Togo les kits électoraux congolais achetés à la société belge Zetes. Société Zetes qui appartient à ami de Louis Michel "Big Loulou". D'ailleurs l'Aprodec est en procès avec cette société belge spécialisée dans la tricherie électorale en Afrique. Que sont devenus les kits électoraux congolais au Togo ? les kits électoraux appartenaient-ils à Malu Malu ou à l'Etat congolais ? Malu Malu n'a jamais garanti la neutralité et l'impartialité dans l'organisation d'élections libres, démocratiques et transparentes en République démocratique du Congo.

    5. Pour sauvegarder la souveraineté de la République démocratique, il faut que les élections soient financées à 100% par l'Etat. La RDC doit refuser tout financement extérieur pour les élections. Il faut réunir plusieurs autres conditions: la paix dans tout le pays, le contrôle et sécurisation du territoire congolais, le recensement de la population en croissant et nettoyant les fichiers pour éviter les doublons, le ministère de l'intérieur doit retrouver sa vraie place et travailler en collaboration étroite avec la Commission Électorale Nationale Indépendante...Cette dernière ne doit pas être au dessus du ministère de l'intérieur et être téléguidée par l'extérieur. Pour asseoir la démocratie, il faut toujours commencer par des élections locales, municipales, provinciales, législatives et enfin Présidentielles. Il faut une bonne campagne de sensibilisation de la population. Il faut veiller à ce que les urnes se rapprochent de la population et non pas que la population recherchent les urnes !

    On ne peut pas compter avec une classe politique corrompue, des policailleurs ventripotents et des requins de tous genres qui ne voient d'abord que leur ventre pour organiser des bonnes élections au Congo. Il faut des hommes et femmes dévoués pour la cause nationale, seuls ceux et celles qui n'ont pas d'ambition de briguer des mandats électifs peuvent nous amener aux élections, libres démocratiques et transparentes.
  • Quai d'Orsay: Mali, Laurent Fabius répond à Réveil FM International

    Quai d'Orsay: Mali, Laurent Fabius répond à Réveil FM International

    Le vendredi 24 mai 2013, au Quai d'Orsay à Paris, lors de la conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le ministre des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, M. Guido Westerwelle, le ministre français a répondu à la question de Réveil FM International sur les élections au Mali.

    Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères

    1. Réveil FM International: Monsieur le Ministre, on sait que la France a chassé les djihadistes au Mali, mais un problème se pose : la France voudrait amener le Mali aux élections. Or, dans la société civile malienne, des voix s'élèvent pour dire que les élections pour le mois de juillet ne seront pas possibles au Mali. Quels sont les éléments que vous avez pour soutenir cette vision de la France d'amener effectivement le Mali aux élections au mois de juillet ?

    Laurent Fabius: Ce n'est pas simplement la position de la France, c'est d'abord la position du président du Mali et du gouvernement malien qui, d'une façon tout à fait autorisée, après avoir étudié les éléments techniques, ont fixé en liaison avec l'Assemblée nationale malienne le premier jour de l'élection présidentielle au 28 juillet. C'est également la position de l'Organisation des Nations unies qui considère à juste titre, comme l'Allemagne, comme la France, que tout notre travail au Mali doit reposer sur un triangle. Il y a la question de la sécurité qui est en train d'être traitée, il y a la question du développement économique sur laquelle nous avons eu une réunion très fructueuse récemment à Bruxelles. Et puis, il y a la question de la démocratie, et on ne peut pas dissocier un élément du triangle des autres.

    Pour qu'il y ait une démocratie active, il faut bien sûr qu'il y ait des élections et qu'il y ait un dialogue, une réconciliation comme on dit entre le Sud et le Nord et entre les différents groupes de la population. Une commission au dialogue et à la réconciliation a été mise sur pied.

    D'autre part, comme vous le savez certainement, des discussions ont lieu en ce moment avec une base internationale et des autorités nationales avec certains éléments de Kidal. Il y a eu un travail technique très avancé qui fait que l'édition, j'entre dans les détails, des cartes électorales a été confiée à une société et que les cartes électorales seront disponibles au mois de juin. Et il y a évidemment tout un travail qui a été fait par l'équivalent du ministère de l'intérieur malien pour faire en sorte que le vote puisse avoir lieu.

    Après, évidemment, cela relève des autorités maliennes qui sont en train d'organiser tout cela mais j'ai eu l'occasion moi-même de réunir, la dernière fois que je suis allé à Bamako - c'était il y a quelques semaines -, les présidents des principaux partis et ce sont eux qui sont directement intéressés, bien sûr, et tous m'ont dit qu'ils souhaitaient que les élections aient lieu à cette date et que cela était parfaitement possible. Alors voilà où nous en sommes.

    Bien évidemment, le souhait de chacun, dès lors qu'il est démocrate, c'est que les élections aient lieu à leur date et dans de bonnes conditions. Les autorités maliennes comme la société civile, disent- je ne connais pas beaucoup d'exceptions à cela - que c'est parfaitement possible.

    Cela dit bien sûr, il reste du travail à faire parce que, quand on passe d'une situation d'occupation par les terroristes à une situation de démocratie. Cela implique un changement extrêmement important mais je pense que, dès lors que nous sommes très vigilants et que le travail est fait par les uns et par les autres, il y a tout lieu d'être confiant.

    Quand nous aurons le vote de la population malienne en direction d'une nouvelle présidence, puis des élections législatives en même temps que le dialogue, en même temps que la sécurité, en même temps que les outils du développement économique, que la réinstallation de l'administration malienne dans l'ensemble du territoire, eh bien je pense que du bon travail aura été fait.
  • Du Grabuge au 32 Cour Albert Ier à Paris à cause de l'arlésienne "Passeport-biométriques" !

    Du Grabuge au 32 Cour Albert Ier à Paris à cause de l'arlésienne "Passeport-biométriques" !

    Le Mobutiste-Joséphiste Alexis Tambwe Mwamba en bon tartufe, dans ses tartuferies alors ministre des Affaires étrangères de Joseph Kabila a roulé dans la farine toute nation avec ses fameux passeport-biométriques. Après investigation, on découvrit que ce sont les Libanais de Kinshasa qui avaient gagné le marché du Ministère des Affaires Étrangères. Or les stocks des "passeport-biométriques congolais" sont gérés par Kigali. Le gouvernement fantoche de Kinshasa laisse faire. Au 32 Cour Albert Ier, à l'ambassade de la République démocratique du Congo, les esprits se chauffent. Cela fait belle lurette que des congolais qui ont déjà payé leurs frais pour les passeport-biométriques se font balader. Alors que les préfectures attendent pour renouveler les papiers de nos compatriotes le "Yaka lobi" de l'équipe de l'ambassadeur Ileka Atoli fait jaser. Le vendredi 24 mai dernier une bagarre a eu lieu dans l'enceinte de l'ambassade. Certaines vitres ont volé en éclats, les congolais qui se sentent berner par la politique exclusionnisme des congolais de l'Etranger par le régime de Kinshasa ne supportent plus d'être les dindons de la farce. A quand les passeport-biométriques pour tous ? Ikela Atoli doit vite se résaisir pour donner des passeport-biométriques aux ayants droit . A force de raconter des balivernes aux Congolais de France, Ileka Atoli risque de se discréditer totalement et devenir son prédécesseur Myra Njoku de triste mémoire.

    L'ambassade de la République démocratique du Congo au 32 Cour Albert Ier à Paris dans le VIIIè arrondissement.

    Après le premier hold-up électoral et les 5 chantiers bidon de 2006-2011 de Joseph Kabila et sa bande, des Joséphistes abreuvent des congolais avec le slogan creux de la révolution de la modernité, pour le second hold-up. La modernité n'est-ce pas de respecter ses concitoyens. N'est-ce pas un droit élémentaire pour chaque citoyen de posséder un passeport ? Vendredi dernier il y a eu la bagarre dans l'enceinte de l'ambassade, que nous réserve l'avenir ? Les congolais de France ont l’irritabilité à fleur de peau face à l'usurpation et l'imposture qui sévit en République démocratique du Congo, à trop tirer sur la corde, elle finit par se casser.

    "Passeport-biométriques pour tous" pourrait être un bon slogan pour accompagner celui de la "Vérité des urnes".
  • Matignon-Evreux-Paris

    Matignon-Evreux-Paris

     

     

    Le jeudi 23 mai, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault accompagné de la ministre des Droits des femmes, porte-parole Najat Vallaud-Belkacem étaient à Évreux dans le département de l'Eure pour déclarer la guerre aux violences faites aux femmes. L'Eure est l'un des cinq départements issus du découpage de l'ancienne province de Normandie. Il tire son nom de l'Eure, rivière qui le traverse avant de rejoindre la Seine. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 27. Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, sous la dénomination "Département d'Évreux", à partir d'une partie de la province de Normandie. Chef-lieu du département à sa création, Évreux abandonna ce titre au cours de l'année 1793 au profit de Bernay, mais le récupéra avant la fin de cette même année. Le département fut d'abord divisé en six districts (Évreux, Les Andelys, Bernay, Louviers, Pont-Audemer et Verneuil) en 1790 puis en cinq arrondissements à partir de 1800 : Évreux, Bernay, Les Andelys, Louviers et Pont-Audemer. Les deux derniers furent supprimés en 1926, celui de Pont-Audemer étant rattaché à Bernay et celui de Louviers partagé entre Les Andelys et Évreux. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818. Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, l'Eure fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massif. Moins d'une centaine d'opposants sont arrêtés.

    Reportage photos !

    Matignon, jeudi 23 mai à 14h30. photo Réveil FM

    Le car des journalistes devant Matignon. Photo Réveil FM

    Départ pour Évreux. Photo Réveil FM

    Aux alentours des Invalides. Photo Réveil FM

    Le pont Alexandre III. Photo Réveil FM

    Le pont Alexandre III. Photo Réveil FM

    Les Champs-Élysées. Photo Réveil FM

    Avenue de La Grande Armée. Photo Réveil FM

    Le temps se gâte sur l'avenue de la Grande Armée. Photo Réveil FM

    Evreux. Photo Réveil FM

    En attendant Jean-Marc Ayrault !

    Le maire d'Evreux Michel Champredon, le Président du conseil général Jean-Louis Destans et le Préfet Dominique Sorain. Photo Réveil FM

    Le maire d'Evreux Michel Champredon, le Président du conseil général Jean-Louis Destans et le Préfet Dominique Sorain. Photo Réveil FM

    Le maire d'Evreux Michel Champredon, le Président du conseil général Jean-Louis Destans et le Préfet Dominique Sorain. Photo Réveil FM

    Affiches de campagne contre les violences aux femmes. Photo Réveil FM

    Affiches de campagne contre les violences aux femmes. Photo Réveil FM

    Affiches de campagne contre les violences aux femmes. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault se dirigeant vers l'hôtel du département de l'Eure. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault dans l'hôtel du département de l'Eure. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault répondant aux questions des journalistes. photo Réveil FM

    La préfecture de l'Eure. Photo Réveil FM

    Hôtel du département de l'Eure. Photo Réveil FM

    Département de l'Eure. Photo Réveil FM

     

  • Évreux: Mariage pour tous, Ayrault évoque Aristrid Briand avec sa loi 1905 pour appeler à l'apaisement !

    Évreux: Mariage pour tous, Ayrault évoque Aristrid Briand avec sa loi 1905 pour appeler à l'apaisement !

    Jeudi 23 mai à Évreux dans l'Eure, s'exprimant devant les élus, notables du département, Jean-Marc Ayrault en grand tribun a évoqué la loi de 1905 de la séparation de l’Église et de l'Etat défendue par Aristrid Briand qui est devenue une référence aujourd'hui pour la République malgré les tensions de l'époque. Le Premier ministre a appelé à l'apaisement mais aussi à la vigilance. La loi du mariage pour tous, est désormais une loi de la République.

    Évreux, jeudi 23 mai, jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    Souvent oublié, Aristide Briand a pourtant joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de la loi de 1905. Aristide Briand fut, en 1905, le rapporteur du projet de loi de séparation des églises et de l'Etat. Partisan d'une voie moyenne, il a voulu donner aux églises de France, et évidemment à l'Eglise catholique, majoritaire, sa liberté. Rejetant tout extrémisme, son action en relation parfois avec les autorités ecclésiastiques aboutira à l'accord de 1923 et au rétablissement de relations diplomatiques avec le Saint-Siège.

    Michel Champredon, maire d’Évreux et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Photo Réveil FM

    Aristide Briand a incarné à lui seul la IIIe République. Onze fois président du Conseil, vingt-cinq fois ministre, il en a, pendant trente ans, connu toutes les crises, vécu tous les temps forts. Une époque de grandes mutations, de luttes passionnées, où le tragique se mêle au pittoresque. En 1905, c'est Briand qui fait voter la loi de séparation des églises et de l'Etat, apaisant ainsi la querelle religieuse. Lors de la Grande Guerre, il tient la barre du pays pendant un an et demi. Il est au pouvoir au moment décisif de Verdun.

    Mais c'est dans les années 20 qu'il va prendre sa pleine mesure. Transfiguré par le souvenir des charniers de la guerre, le politicien se mue en prophète, le trop habile manœuvrier devient "le pèlerin de la paix". Il est l'homme de la réconciliation franco-allemande, du pacte de Locarno, du premier projet d'intégration européenne. Sur le moment, cette grande espérance est déçue. Briand meurt en 1932, à la veille de l'arrivée de Hitler au pouvoir. Pourtant la seconde après-guerre verra la France s'engager plus résolument dans la voie qu'il avait souhaitée. Grande figure de son siècle, Briand avait, sans toujours s'en douter, pris date avec l'Histoire.

    Mais, au-delà du précurseur, personnage mythique et pourtant mal connu, nous voyons revivre Aristide Briand, un être de chair et de sang, aux dons éclatants, au caractère complexe, à la vie privée tumultueuse, adulé par les uns, haï par les autres, fascinant pour tous, et qui, dans un monde pris de folie guerrière, a voulu laisser le souvenir d'un "homme de bonne volonté".

    Jean-Marc Ayrault qui, dans un long discours très intéressant, fit aussi des parallèles avec la situation de la France actuellement. Il a semblé tout connaître de ce personnage internationaliste, onze fois président du Conseil et vingt fois ministre, prix Nobel de la Paix en 1926, qui a joué un rôle essentiel dans les relations internationales après la Première Guerre mondiale.

    Franck Martin a écrit dans son blog:" Je reviens d'Evreux où le premier ministre et la ministre des droits de la femme avaient invité les élus de l'Eure.

    "Evreux : tenez bon, monsieur Ayrault" !

    La visite était placée sous le signe des droits des femmes. La ministre, Najat Vallaud-Belkacem, a été fidèle à l'image, que j'avais formée, de sa personnalité énergique, pétillante, à l'expression limpide et percutante.

    En revanche, j'ai découvert en Jean Marc Ayrault un homme bien différent de son image médiatique, trop lisse, trop sage.

    Chez un homme qui respire la droiture, la solidité n'exclut pas le mouvement. Le calme, la sérénité du discours servent efficacement le dynamisme d'un engagement, que l'on devine passionnel, pour la mission qu'il se donne de redresser la France.

    Il y a du Pierre Mauroy dans cet homme loyal. Il y a de la « force tranquille », une expression qui semble forgée pour lui, plus que le modèle mitterrandien. « Tenez bon ! » lui ai-je glissé au moment de son départ.

    « Tenez bon, monsieur le premier ministre, nous avons confiance en vous. »
  • François Hollande propose un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique

    François Hollande propose un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique

    Le président de la République française a proposé, samedi à Addis Abeba, lors des festivités du 50e anniversaire de l'Union africaine, la tenue d'un sommet "pour la paix et la sécurité sur le continent africain" les 6 et 7 décembre à Paris.

    François Hollande à Addis-Abeba

    Les célébrations de l'unité africaine samedi à Addis Abeba ont été quelque peu voilées par la menace islamiste grandissante sur le continent, au surlendemain de nouveaux attentats au Niger, la France proposant un sommet exclusivement consacré à la sécurité.

    La France, a annoncé le président François Hollande, s'apprête à convier "l'ensemble des dirigeants africains" à un sommet pour la paix et la sécurité sur le continent africain. Il se tiendra les 6 et 7 décembre à Paris et fera une large part "à la lutte contre le terrorisme".

    "Ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent" même si "la France sera toujours à leurs côtés", a estimé le président français, seul chef d'Etat européen invité aux festivités du 50e anniversaire de la création de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), devenue l'Union africaine (UA) en 2002.

    La France est intervenu militairement depuis quatre mois pour neutraliser les milices islamistes qui avaient conquis le nord du Mali, face à l'extrême lenteur du déploiement des forces panafricaines. Et vendredi encore, c'est un assaut de forces spéciales françaises, aux côtés d'éléments nigériens, qui a mis fin à une attaque sanglante d'islamistes dans le nord du Niger.

    Mais, souligne l'entourage du président Hollande, la France n'entend plus apparaître comme le "gendarme de l'Afrique" ni s'ingérer dans ses affaires intérieures.

    "Le terrorisme est désormais une menace sérieuse pour l'Afrique", a reconnu de son côté le ministre éthiopien des Affaires étrangères lors d'une rencontre avec son homologue américain John Kerry qui a également fait escale à Addis Abeba.

    Soulignant que "ce qui arrive au Niger n'est pas un incident isolé" mais "lié à ce qui se passe au Mali", Teodros Adhanom a assuré que l'Afrique avait "l'expérience" de ces situations "avec bien sûr le soutien de partenaires comme les Etats-Unis".

    L'exemple en est la Somalie, livrée depuis 1991 à la guerre civile, et où une force de l'Union africaine (Amisom) a fait largement reculer depuis un an et demi les islamistes shebab, un moment sur le point de conquérir l'ensemble du pays.

    Cette force, financée pour l'essentiel par des donateurs non africains, est composée de soldats ougandais, burundais et kényans pour l'essentiel, préfigurant peut être ce concept de sécurité africaine assurée par des forces africaines.

    A présent, c'est aussi au Nigeria qu'une insurrection islamiste suscite l'inquiétude.

    L'armée nigériane a annoncé vendredi avoir mené des frappes aériennes et des attaques terrestres contre les bastions du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est, un nouveau tournant dans la guerre contre les extrémistes que redoutent les civils exposés aux combats.

    Il s'agit de l'opération militaire la plus importante contre Boko Haram depuis 2009, quand les soldats avaient envahi la ville nigériane de Maiduguri, QG de la secte.

    Tout en qualifiant pour la première fois Boko Haram "d'organisation terroriste", le secrétaire d'Etat américain John Kerry a de nouveau exhorté samedi à Addis Abeba les autorités nigérianes à faire en sorte que l'armée ne commette pas d'"atrocités" contre des civils dans ses opérations en cours contre ce mouvement.

    "Nous soutenons complètement le droit du gouvernement du Nigeria à se défendre et de combattre les terroristes. Cela dit, j'ai soulevé la question des droits de l'homme avec le gouvernement", a dit M. Kerry. "Les atrocités commises par certains ne doivent pas excuser celles commises par d'autres", a souligné le secrétaire d'Etat devant la presse.

    "Nous soutenons complètement le droit du gouvernement du Nigeria à se défendre et de combattre les terroristes. Cela dit, j'ai soulevé la question des droits de l'homme avec le gouvernement", a dit M. Kerry. "Les atrocités commises par certains ne doivent pas excuser celles commises par d'autres", a souligné le secrétaire d'Etat devant la presse.