• Tripatouillage Constitutionnelle: Evariste Boshab-Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, faussaires et fossoyeurs du Congo

    Tripatouillage Constitutionnelle: Evariste Boshab-Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, faussaires et fossoyeurs du Congo

    Ténébreux, ombrageux, embrouilleurs, adeptes de l'adage:"science sans conscience n'est que ruine de l'âme", Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont les Dupond-Dupont congolo-belges, fossoyeurs patentés de la République démocratique du Congo. Chaperonner par Louis Michel "Big Loulou" leur grand parrain, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont deux pseudos intellectuels, deux chiens de garde dressés par des néocoloniaux et néocolonialistes pour mieux casser la République démocratique du Congo, l'empêcher de décoller et servir au mieux leurs intérêts: pillages organisés des ressources ! Un Grand Congo violé, fragile, très faible, caporalisé, divisé, incapable de se défendre, ni de défendre ses citoyens les poussant à l'exil est du pain bénit pour des belges nécoloniaux et néocolonialistes, qui sont conscients que la Belgique ne pèse pas sans le Congo même faisant partie de l'union européenne. Opportunistes, situationnistes, transpirant la corruption, aimant la vie facile et du lucre, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont des vrais ennemis du Congo ! C'est Louis Michel "Big Loulou" qui a placé ce faux opposant anti-mobutiste, Evariste Boshab politicailleur ventripotent auprès de Joseph Kabila comme son Directeur de cabinet durant la transition 1+4=0, pour mieux manipuler le petit Kadogo et influer sur les décisions. Evariste Boshab est un ancien étudiant de la fameuse université de Liège qui est financée par le MR, le parti de Louis Michel. Quant à Bob Kabamba Kazadi, réputé pour ses fourberies et roublardises, il est plus connu comme le garçon de course de "Big Loulou", le Muana Bitinda de Louis Michel. Son évolution à l'université de Liège il le doit au piston de Louis Michel. Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont franc-maçons, ils sont les seuls deux congolo-belges que Louis Michel a coopté à l'équipe belge qui a rédigé la Constitution de Liège aux allures monarchiques imposée aux Congolais pour maintenir Joseph Kabila à la tête du Grand Congo. Constitution de Liège adoptée a la va-vite par des députés godillots lors de la transition contre espèces sonnantes et trébuchantes et les jeeps X-Trail. C'est Olivier Kamitatu, un autre faussaire et fossoyeur de la République, alors président de l'Assemblée National de transition contribua à la forfaiture de l'adoption de la Constitution de Liège.

    Evariste Boshab, mangeriste ventripotent, opportuniste et situationniste sans scrupule.

    Bob Kabamba Kazadi, le garçon de course de Louis Michel, Muana ya Bitinda de "Big Loulou.

    Le Congo a raté l'occasion de devenir une vraie démocratie dans la région de l'Afrique centrale avec les élections Louis Michel 2006, en imposant Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo par un premier hold-up électoral.

    N'ayons pas de mémoire courte pour l'histoire de notre pays ! L'incapacitaire du Palais de la Nation et fermier de Kingakati sans consulter le Parlement congolais donna son aval en catimini à l'opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les FDLR (Front de Libération du Rwanda) entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu négociée par Congolais Joseph Kabila et Paul Kagamé, le Nazi de Mille Collines, tous deux issus de l'armée patriotique Rwandaise, le groupe rebelle tutsi qui envahit le Rwanda de 1990 à 1994 à partir de l'Ouganda, souleva un tollé de protestations.

    Vital Kamerhe qui était au perchoir de l'Assemblée nationale déclara publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. Des Joséphistes mangeristes et mangercrates crièrent à la déloyauté de Kamerhe à l'égard de Jo Ka. Acculé, Vital Kamerhe démissionna le 26 mars 2009. Qui l'a-t-il remplacé à la présidence de l'Assemblée nationale ? Evariste Boshab !

    Ce dernier qui n'a jamais été une lumière, le pseudo professeur n'hésita pas à corrompre les députés et sénateurs de la Majorité Présidentielle pour tripatouiller la Constitution de Liège. Afin d'éviter à l'aphone de la République, un débat démocratique entre les deux candidats arrivés en lice au premier tour-déjà Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin alors président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés s'était fait corrompre et avait annulé ce débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition. Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompesé,il est le Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila.

    Pour les scrutins du 28 novembre 2011, Evariste Boshab et des parlementaires godillots corrompus de la Majorité Présidentielle vont tripatouiller la Constitution de Liège reduisant les deux tours à un tour alors que la RDC a plus de 70 millions d'habitants, soit 32 millions d'électeurs. Dans le viseur de cette décision, sans doute Etienne Tshisekedi, le plus populaire d'acteurs politiques à l'époque. Evariste Boshab obtint de Joseph Kabila qu'il sera son nouveau Premier ministre, promesse que Jo ka ne tiendra jamais ! C'est Matata Pognon qui sera nommé ! Devenu l'ombre de lui même après l'accident mortel de son loubard de fils Yan Boshab en état d'ébrieté au volant de la jeep officielle causant la mort de 5 congolais. Le professeur et Président national Boshab ne trouva mieux que d'extirper son fils à la justice congolaise en l'envoyant à Liège en Belgique !

    Depuis qu'il a quitté le perchoir de l'Assemblé nationale, Boshab cherche à rebondir. Il vient de publier un livre de 440 pages intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation » sorti des éditions Larcier en Belgique, baptisé à l’Hôtel du Fleuve, loin des milieux universitaires de Kinshasa, en date du 19 juin 2013. Le mot « inanition » évoque la mort ou le dépérissement. Evariste BOSHAB menace et prédit que la Nation mourrait certainement par « inanition » si one ne révisait pas la Constitution et plus précisément si le président ne recevait pas un troisième mandat par « révision totale » de la Constitution ! Il oublie ce qui pourrait aussi se produire au cas où le peuple recourait à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout celui qui prend le pouvoir et l’exerce en violation de la Constitution.

    En bon capitaine d’une équipe qui gagne souvent « hors-jeu », Evariste Boshab tire son coup franc indirect ou un corner dans la surface de réparation pour créer le cafouillage et permettre aux corrompus parlementaires de sa majorité de marquer le but fatidique qui serait une révision constitutionnelle.

    cet article 220 interdit toute révision touchant à la forme républicaine de l’Etat, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du gouvernement, au nombre et à la durée des mandats présidentiels, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et individuel. L’article 220 interdit également toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.

    Un journal kinois titre:"Evariste Boshab à la base d’une opération « 100.000 USD par député pour un 3ème mandat ».

    ça spécule (...) dans tous les sens sur une mise de 100.000 dollars à mettre sur la tête de chaque député de la majorité, 50.000 à verser avant et le solde, si seulement l’opération aboutit à un succès. Les fonds proviendraient d’une mine déjà identifiée à “brader” dans la province cuprifère du Katanga, déjà mise sous coupe réglée.

     

    La Constitution ne se tripatouille pas tous les quatre matins ! Voir que des pseudos intellectuels avec de titres ronflants de "professeurs" se jouent des populations, trahissent leurs nations en justifiant l'injustifiable, quelle honte ! Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, deux personnages ténébreux qui contribuent à la non instauration de la démocratie en République démocratique du Congo. Ils sont sans foi ni loi et se croient tout permis. Sauf que le Congo ne leur appartient pas, ce n'est pas leur ligablo, tripatouiller pour la énième fois pour permettre à Joseph Kabila de continuer à diriger par défi sans aucune légitimité et en toute illégalité est scandaleux.

    Les congolais ont le droit et le devoir de faire l'inventaire du joséphisme avec ses brontosaures, mammouths et dinosaures.

  • Malaisie: Jean-Marc Ayrault se fait le défenseur des PME françaises !

    Malaisie: Jean-Marc Ayrault se fait le défenseur des PME françaises !

    Lundi 29 juillet 2013, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a visité le site Safran à Bandar Sri Sendayan, en Malaisie.

    A + Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a endossé le costume de VRP des entreprises françaises et de promoteur d’une France demandeuse d’investissements étrangers, en Malaisie lundi, tout comme en Corée du Sud jeudi dernier, afin de consolider les liens de la France avec les pays de l’Asie du Sud-Est, foyers de croissance.

    «Nous ouvrons un nouveau chapitre de nos relations». C’est en des termes identiques que le Premier ministre français et son homologue malaisien Najib Razak ont décrit l’état des relations entre les deux pays, lundi au cours d’une conférence de presse commune.

    Jean-Marc Ayrault est le premier chef de gouvernement français à se rendre dans cette puissance émergente, cinquième partenaire de la France en Asie et deuxième au sein de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), depuis le voyage de Pierre Mauroy en 1982. Un geste qui a justifié que la rencontre soit possible alors que ce pays, musulman, est en période de ramadan. M. Ayrault était d’ailleurs convié à un dîner de rupture de jeûne, lundi soir, juste avant de repartir pour la France.

    Entre les déplacements du président François Hollande (Chine, Inde, Japon, Vietnam) et les siens (Singapour, Philippines, Cambodge, Thaïlande, Corée du Sud et Malaisie), «nous aurons visité quasiment tous les pays de la région», a souligné le Premier ministre.

    «C’est une stratégie délibérée de ne pas se limiter aux grandes puissances. Nous avons aussi décidé de nous rendre dans les puissances moyennes, parce qu’elles sont en pleine croissance», a-t-il expliqué, rappelant que cette démarche était identique en Amérique latine.

    L’accent mis sur les PME s’inscrit dans le même cadre. «On exporte environ 430 milliards d’euros par an, les grands contrats représentent quelques dizaines de milliards, ce qui veut dire que le commerce des PME représente environ 400 milliards. La stratégie du gouvernement est d’influer sur cette masse», a fait valoir un conseiller de M. Ayrault.

    «Ces années où on n’a pas agi dans cette direction sont des années perdues, et nous sommes en train de les rattraper», a affirmé M. Ayrault, pour qui «la France sous-estime parfois ses atouts» alors qu’elle est «attendue partout» et bénéficie d’une «image positive de savoir-faire, d’innovation, de culture».

    Etape d’une journée, la Malaisie connaît un taux de croissance économique de 5,6% et a entamé d’ambitieux chantiers (formation, liaisons ferroviaires, nouvelles technologies) pour devenir un pays dit développé à l’horizon 2020.

    «Nous avons un grand potentiel puisque nous avons la chance d’avoir en France de grands groupes mais aussi des PME, nombreuses à venir ici», s’est félicité M. Ayrault. Quelque 260 entreprises françaises sont implantées en Malaisie, très peu d’entreprises malaisiennes en revanche le sont en France.

    Au cours d’un forum d’affaires, M. Ayrault a tout simplement dit à l’adresse des Malaisiens : «Venez investir en confiance ! Vous attendiez un signe, je suis venu vous le donner», a-t-il déclaré, un discours qu’il avait aussi fait en Corée du Sud quelques jours plus tôt.

    La visite de Jean-Marc Ayrault semble avoir fait mouche. «Nous attendions ce moment depuis très, très longtemps !», a affirmé à quelques journalistes le ministre malaisien du Commerce international et de l’industrie, Mustapa Mohamed. «Nous nous demandions pourquoi la Malaisie n’était pas dans le radar des dirigeants français. Ca laisse présager des liens très étroits», a ajouté M. Mustapa, rappelant que sont pays est «le plus grand client en Airbus A320 et il y a beaucoup de grandes entreprises françaises en Malaisie et des PME aussi».

     

    «Donc, c’est une visite très importante, c’est un jalon, j’espère qu’il y aura plus d’échanges à l’avenir», a-t-il conclu.
  • Malaisie: Jean-Marc Ayrault rassure le Premier ministre Najib Razak sur l'huile de palme

    Malaisie: Jean-Marc Ayrault rassure le Premier ministre Najib Razak sur l'huile de palme

    Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a rassuré lundi sur le dossier sensible de l'huile de palme, dont la Malaisie est le deuxième producteur mondial, rappelant que la "taxe Nutella" n'avait pas été adoptée ni soutenue par son gouvernement. "Il faut éviter les malentendus: la France n'est pas hostile à l'huile de palme", a affirmé M. Ayrault lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre malaisien Najib Razak. Il a rappelé que "c'était d'ailleurs un Français" qui avait diffusé le palmier à huile en Malaisie.

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

    Le Premier ministre malaisien Najib Razak.

    "Au parlement, une initiative avait été prise de taxer les produits contenant les huiles de palme. Cette proposition parlementaire n'a pas été suivie ni soutenue par le gouvernement. Donc il n'est pas du tout envisagé une pénalisation fiscale de l'huile de palme", a insisté le Premier ministre français.

    A l'automne dernier, le Sénat avait lancé un débat sur la dangerosité supposée de l'huile de palme destinée à l'alimentation humaine et accusée de favoriser l'obésité et la déforestation.

    Un amendement (PS) du Sénat proposait de surtaxer cette huile, une taxe baptisée "taxe Nutella", du nom de la populaire pâte à tartiner au chocolat qui en contient. L'initiative avait été reprise à l'Assemblée nationale par les écologistes, qui voulaient augmenter de 300% la taxe sur cette huile, mais elle a finalement été rejetée.

    "Quelques producteurs et distributeurs français ont pris l'initiative d'étiqueter des produits avec la mention +sans huile de palme+. Mais ce n'est absolument pas une initiative du gouvernement mais une initiative privée qui relève de la liberté du commerce", a aussi fait valoir M. Ayrault, qui a dit s'être entretenu "avec franchise" de ce dossier avec son homologue.

    Il a reconnu que c'était "un sujet sensible, notamment pour les petits producteurs ici qui en vivent".

    Toutefois, M. Ayrault a rappelé que "dès l'année prochaine, il va y avoir une réglementation européenne qui rendra obligatoires les indications du nom des huiles utilisées". "L'huile de palme ne sera pas traitée à part, elle sera traitée comme toutes les autres huiles", a-t-il dit.

    Les cours de l'huile de palme ont triplé ces dix dernières années, alimentant une déforestation galopante en Afrique et en Asie du Sud-Est. L'Indonésie et la Malaisie, premier et deuxième producteurs mondiaux avec 85% de la production, ont perdu plus de 11 millions d'hectares de forêts entre 2000 et 2010, soit la taille du Danemark, selon une étude publiée dans la revue spécialisée "Global Change Biology".

    Les planteurs de palmiers à huile se sont de plus retrouvés récemment au centre d'une controverse internationale après la multiplication des feux de forêts sur l'île indonésienne de Sumatra (nord-ouest). Une enquête est en cours sur des accusations de médias selon lesquelles des plantations de palmiers auraient volontairement incendié la forêt primaire ou la tourbière afin de défricher à moindres coûts.

    Les incendies ont provoqué une importante pollution atmosphérique chez les voisins malaisien et singapourien de l'Indonésie, atteignant même des niveaux dangereux pour la santé humaine.

    Les incendies ont provoqué une importante pollution atmosphérique chez les voisins malaisien et singapourien de l'Indonésie, atteignant même des niveaux dangereux pour la santé humaine.
  • Asie du Sud-Est: Jean-Marc Ayrault en Malaisie !

    Asie du Sud-Est: Jean-Marc Ayrault en Malaisie !

    Après un déplacement en République de Corée puis en Nouvelle-Calédonie, Jean-Marc Ayrault poursuit sa série de déplacements officiels en Malaisie. Cette visite s'est déroulé toute la journée du lundi 29 juillet 2013 et a porté notamment sur le nucléaire civil et la défense. Ce lundi 29 juillet, Jean-Marc Ayrault est en visite officielle en Fédération de Malaisie. Depuis la venue en 1982 de Pierre Mauroy, aucun Premier ministre ne s'était rendu dans ce pays. La Malaisie est le cinquième partenaire de la France en Asie, après la Chine, le Japon, Singapour et la Corée du Sud où Jean-Marc Ayrault s'est rendu en visite officielle, ce jeudi 25 juillet.

    Lundi 29 juillet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à son arrivée à Kuala Lumpur en Malaisie.

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son épouse Brigitte au salon d'honneur de l'aéroport de Kuala Lumpur.

    Sortie de Jean-Marc Ayrault de l'aéroport de Kuala Lumpur.

    Passage des troupes et honneur militaire pour Jean-Marc Ayrault à la résidence du Premier ministre Malaisien.

    Le Premier ministre Malaisien Najib Razak accueille Jean-Marc Ayrault.

    Le Premier ministre Malaisien Najib Razak et Jean-Marc Ayrault sur l'esplanade de la résidence.

    Le Premier ministre Malaisien Najib Razak raccompagne et dit au revoir à son homologue français Jean-Marc Ayrault.

     

    Reportage à suivre !
  • Mali: François Hollande et Jean-Marc Ayrault saluent "le bon déroulement du scrutin"

    Mali: François Hollande et Jean-Marc Ayrault saluent "le bon déroulement du scrutin"

    Le président de la République, François Hollande, "salue le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incident majeur", dans un communiqué publié lundi.

    Le président Francois Hollande s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 juillet 2013 à Ljubljana.

    Les "premières observations de la mission de l’Union Européenne" ont noté cette absence d'incidents en dépit de menaces proférées par un groupe jihadiste. "Cette élection consacre le retour du Mali à l’ordre constitutionnel, après la victoire obtenue sur les terroristes et la libération du territoire," se félicite le président de la République.

    "La participation sans précédent observée hier au Mali témoigne de l’attachement des Maliens aux valeurs démocratiques. C’est une chance et un symbole", conclut-il.

    Depuis la Malaisie où il est en visite officielle, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lui souligné que la France avait donné à ce pays "toutes ses chances pour devenir une nation démocratique".

    "Il faut se féliciter que les élections au Mali se soient passées dans de bonnes conditions. Attendons les résultats officiels", a-t-il déclaré en marge de la visite du chantier de la future usine Safran, à Bandar Sri Sendayan.

    "Nous avons réussi sur le plan militaire, et ensuite la France a été soutenue par les forces des Nations unies qui ont pris le relais, et en même temps le processus démocratique a été respecté", a-t-il fait valoir, affirmant: "Pour la France, c'est un grand succès. Pour l'image de la France dans le monde aussi, c'est un plus considérable, qui a été perçu dans le monde entier".

    De cette intervention de la France au Mali, "on en parle lors d'un déplacement comme celui-ci en Malaisie ou en Corée du Sud (où il était jeudi, NDLR)", a noté le Premier ministre.

     

    "Dans tous mes contacts internationaux, on a salué le courage et surtout la cohérence de la France qui, en aucun cas, n'a voulu faire un acte en lien avec le passé, de caporalisme ou de paternalisme, mais au contraire donne à l'Afrique et en l'occurrence au Mali toutes ses chances pour devenir une nation démocratique, indépendante et qui puisse assurer son développement", a souligné Le Premier ministre.
  • Ogre minier: Glencore Xstrata fusionne les filiales Mutanda Mining et Kansuki en RDC

    Ogre minier: Glencore Xstrata fusionne les filiales Mutanda Mining et Kansuki en RDC

    Glencore Xstrata indique qu'il a finalisé la fusion de ses co-filiales Mutanda Mining et Kansuki, en République démocratique du Congo (RDC), la première ayant absorbé la seconde et réglant l'opération en actions nouvelles. Des synergies 'significatives' sont attendues de ce rapprochement.

    Après cette opération, le géant anglo-suisse des matières premières détient une participation indirecte de 54,5% dans le nouvel ensemble.

    Mutanda détient des gisements de cuivre et de cobalt dont il a produit respectivement 87.000 et 9.000 tonnes l'an dernier.

    Kansuki est un champ minier de 185 km2 contenant les mêmes métaux non ferreux. Son développement nécessite des investissements d'un total de 641 millions de dollars, dont 570 millions ont déjà été dépensés.

    A terme, le nouvel ensemble devrait afficher une capacité de production de 200.000 tonnes de cuivre par an et de 23.000 tonnes d'hydroxyde de cobalt.

    Glencore Xstrata rappelle qu'il pourra aussi exercer, entre le 15 et le 31 décembre 2013, une option lui permettant d'acquérir les 14,5% de la société congolaise (RDC) auprès de High Grade Minerals SA pour 430 millions de dollars. Il pourra faire de même avec la moitié de la participation de 31% de Rowny Assets Limited entre juillet 2016 et juillet 2018 à 'un juste prix de marché'.

     

    Glencor Xstrata est devenu un ogre insatiable en République démocratique du Congo.
  • Jean-Marc Ayrault rend hommage à la culture kanak

    Jean-Marc Ayrault rend hommage à la culture kanak

    Jean-Marc Ayrault, en visite en Nouvelle-Calédonie du vendredi 26 au dimanche 28 juillet, a aussi pointé du doigt les difficultés du logement et des services bancaires que connaissent les habitants de l’archipel.

    Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault devant le centre culturel Tijbaou.

    « La culture kanake est extrêmement riche, elle est multimillénaire et a une force incroyable. Elle porte des valeurs qui ne sont pas limitées à la Nouvelle-Calédonie, car ce sont des valeurs universelles ». C’est en ces termes que le premier ministre Jean-Marc Ayrault, a rendu hommage à la culture Kanak, au centre culturel Tijbaou (CCT), au dernier jour de sa visite en Nouvelle-Calédonie.

    Dimanche matin, il a visité cet édifice, dernier des grands travaux de François Mitterrand, qui consacra en 1998 la reconnaissance de la culture kanak dans le sillage d’accords politiques de réconciliation entre les communautés mélanésienne et européenne. Au pied de cases kanakes traditionnelles, qui jouxtent dix cases futuristes dessinées par l’architecte italien Renzo Piano, M. Ayrault été accueilli par Marie-Claude Tjibaou, la veuve de Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste assassiné en 1989, et par son fils, Emmanuel, actuel directeur du CCT.

    Respect et humilité

    Avec le chef coutumier de la région, il s’est livré au traditionnel échange d’étoffes et de présents, signe de respect et d’humilité. « Ce geste vous honore et honore la terre de ce pays », a déclaré Emmanuel Tjibaou, qui a ensuite conduit M. Ayrault sur le « chemin kanak » en lisière de mangrove, où il a pu suivre les étapes d’un mythe de la cosmogonie kanake.

    Sa visite intervient avant l’inauguration le 15 octobre au musée du quai Branly à Paris d’une grande exposition d’objets et d’œuvres intitulée « Kanak, l’art est une parole ». Cette exposition sera présentée en mars 2014 à Nouméa au Centre Tjibaou. Vendredi 26 juillet, il a promis restituer au peuple kanak le crâne d’Ataï, un rebelle décapité en 1878 et actuellement entreposé au Musée de l’Homme à Paris.

    « Travail de mémoire » à propos d'Ouvéa

    Au cours de sa visite, Jean-Marc Ayrault s’est rendu à Ouvéa, en souvenir de la sanglante prise d’otage, qui a eu lieu il y a 25 ans. Dans un parcours des plus symboliques, il a voulu rendre un hommage collectif en allant se recueillir d’abord devant la stèle à la mémoire des gendarmes tués à la gendarmerie de Fayaoué, puis à l’endroit où les deux leaders indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné furent tués par un des leurs avant enfin de déposer une gerbe au monument des 19 militants kanaks tués lors de l’assaut de la grotte d’Ouvéa.

    L’autodétermination en 2014

    Le chef du gouvernement a salué « ceux qui ont fait un travail de deuil, un travail de mémoire et un travail extraordinaire de réconciliation qui est riche d’enseignements et de promesses pour l’avenir » a-t-il déclaré alors que la Nouvelle-Calédonie devrait organiser à partir de 2014 un référendum d’autodétermination, après les accords de Matignon en 1988, et ceux de Nouméa, en 1998.

    Sur le plan social, il s’est étonné du coût des frais bancaires en Nouvelle-Calédonie. Les prix sont en Nouvelle-Calédonie en moyenne 34 % plus élevés qu’en Métropole, faisant peser sur cet archipel, où les inégalités sociales sont fortes, des risques d’instabilité. « J’invite le gouvernement de Nouvelle-Calédonie à faire pleinement usage de ses compétences et à s’engager résolument dans une politique de modernisation de sa législation économique en matière de concurrence et de contrôle des prix », a déclaré Jean-Marc Ayrault, arrivé jeudi à Nouméa.

    Dimanche à la mi-journée, Jean-Marc Ayrault a quitté la Nouvelle-Calédonie pour la Malaisie.

    Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre Devant les acteurs économiques à Nouméa

    Monsieur le ministre,

    Madame la ministre,

    Monsieur le Haut Commissaire,

    Mesdames, Messieurs les parlementaires,

    Madame la présidente de la province Sud,

    Monsieur le président de la chambre de commerce et d’industrie, de la chambre d’agriculture, de la chambre, je ne sais pas s’il n’y a pas de chambre de métiers, je ne l’ai même pas sur ma liste, heureusement que je suis là pour… Bon, je ne vais pas citer tout le monde en ses titres et qualités mais je suis très heureux de vous recevoir ici ce soir dans la maison de l’Etat, et de le faire avec une délégation importante qui m’accompagne, le ministre des Outre-mers Victorin LUREL, qui est déjà venu plusieurs fois, et puis Fleur PELLERIN, ministre des PME et de l’Economie numérique.

    Mesdames, Messieurs, j’ai vraiment souhaité vous rencontrer, même si au fil de ce voyage, j’ai déjà rencontré un certain nombre d’entre vous. Je voulais le faire pour vous adresser un message et vous dire ma confiance dans le développement économique de la Nouvelle-Calédonie, même si bien sûr il y a encore bien des défis à relever. J’arrive à la fin de mon séjour et celui de la délégation de parlementaires aussi qui m’ont accompagné, que je remercie pour tous les contacts qu’ils ont pris aussi de leur côté.

    J’arrive donc à la fin de ce séjour qui se clôturera par la visite du centre culturel TJIBAOU demain matin, un rapide survol en hélicoptère du Sud mais c’est vrai que je partirai avec une bonne impression et je partirai avec une bonne impression parce que si cet après- midi, j’ai consacré un moment de recueillement à Ouvéa vingt-cinq ans après les événements tragiques qui s’y sont produits en saluant la mémoire des gendarmes et des parachutistes mais aussi des 19 indépendantistes kanaks en présence de Madame TJIBAOU, de Madame YEWENE, de Madame WEA, j’ai vu à quel point la société calédonienne était capable aussi de faire un travail sur elle-même, un travail de pardon, mais aussi un travail de réconciliation.

    Cela ne veut pas dire que l’on doit oublier, mais cela veut dire aussi que l’on est capable de dépasser. Et le même jour, j’ai pu me rendre en province Nord visiter cette superbe usine de nickel qui est le symbole, je crois, du renouveau, du redressement, du rééquilibrage aussi. Et j’ai pu le voir hier aussi à l’université de la Nouvelle-Calédonie en rencontrant des jeunes qui ont été formés dans le cadre de plusieurs programmes, dont le dernier, « Cadres Avenir ». J’ai revu plusieurs d’entre eux aujourd’hui, qui exercent d’importantes responsabilités.

    J’étais présent aux côtés de Lionel JOSPIN mais je n’étais pas un acteur important, je représentais le groupe parlementaire que je présidais alors en 1998 au moment de la signature des accords de Nouméa. Et en revenant là dans d’autres fonctions, celles de chef de gouvernement, les choses ont avancé de façon considérable. L’état d’esprit a changé, le dialogue est plus fructueux. Est-ce que cela veut dire que tout est réglé ? Est-ce que cela veut dire qu’il n’y a rien à faire encore devant nous ? Bien entendu non. Il y aura des étapes, je les ai évoquées lors de mon discours au Congrès devant les membres de l’Assemblée et cela ne sera pas forcément facile, mais est-ce que cela a été facile depuis vingt-cinq ans ? Non. Est-ce que cela a été facile depuis quinze ans ? Non. Est-ce qu’il y a eu des résultats ? Oui. Et vous êtes tous des acteurs de ce changement.

    C’est vrai qu’ici, l’Etat n’exerce plus de compétences en matière de développement économique ou de droit social. C’est donc vous, mesdames et messieurs les responsables politiques, économiques, syndicaux à qui il revient d’agir dans ces domaines et de mettre en place des procédures adaptées, notamment en matière de dialogue social. Vous connaissez mon attachement et celui de mon gouvernement au dialogue social. C’est une méthode qui lorsqu’elle s’applique bien peut nous conduire à de bons résultats. Parce que si on veut réformer – les réformes sont nécessaires partout et parfois, elles vont bousculer des habitudes, des situations acquises – on ne peut pas le faire brutalement et de façon autoritaire.

    En tout cas, ce n’est pas ma conception et l’histoire a montré que bien sûr, un gouvernement doit assumer, doit dire la direction dans laquelle il agit, doit prendre ses responsabilités et je les prends, mais en même temps, quand il s’agit de faire bouger la société, il faut le faire avec elle. Cela vaut pour les forces économiques et cela vaut pour les forces sociales. S’agissant des entreprises et du développement économique, je voudrais justement souligner l’excellente collaboration entre l’Agence de Développement économique de la Nouvelle-Calédonie, la DECAL, et l’Agence de l’Etat français au service des PME. Je voudrais citer notamment le rôle d’UBIFRANCE dont le président, le député Jean-Paul BACQUET, est présent au cours de ce déplacement, et vous dire que les PME calédoniennes trouvent dans les bureaux d’UBIFRANCE de par le monde des relais utiles pour se développer à l’international. Et si j’évoque ce point, c’est parce que c’est le cas.

    Je prendrai quelques exemples concrets. C’est le cas de la société BLUECHAM qui est spécialisée dans les nouvelles technologies liées à l’environnement et qui a développé des activités en Australie.

    C’est le cas de SUN RAY qui fabrique des chauffe-eaux solaires. C’est également vrai de l’entreprise agroalimentaire LE FROID qui est spécialisée dans la production de boissons, qui produit en particulier la bière locale, Manta, eh bien UBIFRANCE accompagne cette entreprise comme d’autres notamment en Corée. Donc il y a un marché potentiel très important et d’une manière générale, l’Etat continue à soutenir le finalement de l’économie calédonienne. D’ailleurs, je voudrais en profiter pour vous donner quelques précisions. Je sais que les entreprises qui investissent sont très attentives à l’évolution du système de défiscalisation outre-mer. Je dois vous dire que j’étais récemment avec Victorin LUREL en Martinique et aussi en Guadeloupe – pardon, je te cherchais, je te cherchais à droite et en fait, tu es totalement à gauche mais cela ne m’étonne pas !

    En tout cas, ce que je sais, Victorin, c’est que tu es en première ligne et c’était un peu les mêmes questions. Et ce sont des questions générales pour le monde économique. Ce qui est important, c’est que les règles soient claires et qu’elles ne changent pas en permanence. Cela vaut pour la fiscalité, cela vaut pour la règlementation, mais c’est normal que la règlementation s’adapte et qu’elle évolue ; en matière environnementale, c’est le cas. Mais je veille avec mon gouvernement à ne pas rajouter de la réglementation à la réglementation. Alors, en Nouvelle-Calédonie, évidemment, vous avez des compétences que d’autres territoires n’ont pas, mais s’agissant de la politique fiscale de l’Etat, c’est bien l’Etat qui continue de l’exercer à travers ses lois de finances. S’agissant des incitations fiscales, qui sont un élément structurel du financement des économies ultra-marines, tous les territoires concernés, y compris les collectivités dotées de l’autonomie fiscale – c’est donc votre cas – bénéficient aujourd’hui de ces dispositions pour mener à bien des projets de développement. Eh bien, la réforme qui a été envisagée a suscité des appréhensions, des inquiétudes, des interrogations, qui n’ont peut-être pas encore été suffisamment dissipées après les précisions que j’ai données aux Antilles. Donc je les précise à nouveau devant vous.

    A ma demande, Victorin LUREL a engagé en février une réflexion sur l’avenir de la défiscalisation et j’ai voulu que cette réflexion soit guidée par deux principes simples : le premier, la préservation de l’intérêt économique des outre-mers, qui suppose le maintien de l’engagement de l’Etat à leurs côtés ; le deuxième principe, c’est la recherche d’une plus grande efficacité dans l’allocation des ressources publiques et c’est bien normal. Nous devons en permanence veiller à la maîtrise de la dépense publique et donc tout ce qui va, je dirais, générer une dépense – et une défiscalisation, c’est une dépense –, il faut qu’elle soit particulièrement efficace et, s’agissant des outremers, qu’elle profite aux entreprises. Mais j’ai souhaité que ce travail soit conduit de manière concertée et cette méthode, monsieur le ministre, vous l’avez scrupuleusement respectée. Tous les scénarios envisageables ont été mis sur la table et je sais qu’ils n’étaient pas tous consensuels. Vos élus ainsi que les représentants des acteurs économiques d’outre-mer en ont donc débattu et nous avons reçu de nombreuses contributions de grande qualité :je vous en remercie. La voix des outremers a été entendue.

    Je me suis penché personnellement sur cette question, bien conseillé par Victorin LUREL que je remercie encore. Et sur la base de ses propositions, j’ai annoncé les grandes orientations de la réforme qui ont été confirmées lors du comité interministériel de modernisation de l’action publique du 17 juillet, la semaine dernière. Nous sommes parvenus, je crois, à un compromis qui concilie durablement les différents objectifs que nous nous sommes fixés. J’ai souhaité que les spécificités des territoires à autonomie fiscale soient prises en compte : par exemple, le crédit d’impôt que nous allons expérimenter dans les départements ne va pas s’appliquer ici compte tenu des spécificités de la Nouvelle-Calédonie. Et pour les territoires à autonomie fiscale, j’ai décidé de maintenir les outils actuels de défiscalisation, des outils qui seront toutefois ici comme ailleurs mieux encadrés, mieux maîtrisés si l’on veut qu’ils soient utiles. La réglementation de la profession de monteur en défiscalisation – c’est déjà tout un programme ! – doit être évidemment particulièrement orientée vers l’essentiel, je le dis bien, l’investissement. Il faut que ce soit utile ; ce n’est pas pour faire de l’argent pour de l’argent, au profit de ceux qui sont chargés de faire des montages. L’encadrement des investissements de renouvellement et des investissements dans le secteur des transports, la hausse des taux de rétrocession aux exploitants, la mise en place d’une programmation concertée des besoins en matière de logement social seront autant d’exemples de cette recherche d’efficacité.

    Nous avons, monsieur le Haut commissaire, évoqué ce midi le logement social. J’ai bien vu ici au cours de mon séjour que le besoin était important et que le lancement des chantiers était très inégal.

    Il y a des lacunes qu’il faut absolument combler, donc utiliser ces crédits, ces systèmes de défiscalisation pour ces investissements. Faut-il encore que les élus locaux lancent des programmes pour que vous puissiez y répondre et là, je parle des entreprises. Donc la concertation, c’est la bonne méthode. Elle va se poursuivre afin de définir les paramètres exacts de la réforme, vous y serez associés comme vous l’avez été jusqu’ici. Nous avons donc d’un côté choisi la continuité mais en même temps, nous ne sommes pas immobiles. Le maintien de la défiscalisation ne doit pas nous interdire d’expérimenter de nouveaux outils de financement qui pourraient s’avérer plus efficaces. Donc on maintient le système existant ; parallèlement on va en inventer de nouveaux que l’on va tester pour voir s’ils sont aussi bons, voire meilleurs et c’est à partir de là que nous prendrons nos décisions définitivement. En tout cas, soyez rassurés : je ne veux pas bousculer les choses pour le plaisir, je veux que cela marche !

    Parmi les outils nouveaux qui demandent à être adaptés aux spécificités locales, il faut faire une place toute particulière à la Banque publique d’investissement. Vous le savez, cette Banque publique d’investissement était un des engagements du président de la République. C’est maintenant une réalité, cette Banque publique d’investissement s’installe dans tous les territoires, dans les régions de métropole mais aussi les outre-mers. La Banque publique d’investissement, c’est le partenaire privilégié des entreprises, c’est un instrument décisif pour redynamiser, pour développer, pour restaurer de la compétitivité. Je vous le dis très clairement : l’engagement de campagne du président de la République sera respecté. La Banque publique d’investissement, c’est une banque, mais ce n’est pas une banque comme les autres. Elle sera déployée aussi dans les collectivités du Pacifique ; elle le sera selon des modalités particulières, c’est normal, respectueuses du champ de compétences très large dont ces collectivités bénéficient. Il y a à inventer quelque chose de particulier. Vous êtes ceux qui bénéficient aujourd’hui de la plus large autonomie, peut-être la Polynésie est dans cette situation. Mais vous n’êtes pas une région ou un département.

    Vous avez des responsabilités et des pouvoirs propres considérables. Et j’ai tenu d’emblée à ce que ces spécificités ultra- marines, et notamment celles qui vous concernent, soient prises en compte par la Banque publique d’investissement. La loi du 31 décembre 2012 habilite ainsi le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures destinées à la rendre applicable avec les adaptations nécessaires en Nouvelle-Calédonie, je l’ai dit, en Polynésie, je viens de la citer, mais aussi à Wallis-et-Futuna. Un projet d’ordonnance et son décret d’application ont été transmis au Conseil d’Etat, ils donneront à la Banque publique d’Investissement une compétence à agir dans ces trois collectivités, ce qui n’est pas pleinement le cas aujourd’hui. La Nouvelle- Calédonie, parce que c’est la règle avant la rédaction définitive, en sera prochainement saisie pour avis.

    Ce que prévoit le projet d’ordonnance, c’est que l’intervention de la Banque publique d’investissement se fera sur la base de la concertation, par le biais de conventions signées avec chacune des collectivités concernées. De telles conventions existent parfois. C’est le cas avec l’Agence française de Développement qui intervient pour le compte d’OSEO. Mais leur champ est limité, est trop limité ; il faut donc aller plus loin et cette démarche permettra à la BPI d’adapter son action aux besoins de chaque territoire, de définir des priorités conjointes, qu’il s’agisse de répondre aux besoins de financement des entreprises à court ou moyen terme, d’intensifier le financement de l’innovation, ou de mener une action spécifique dans certains secteurs prioritaires. Et puis, il faudra réfléchir à la gouvernance spécifique de la BPI dans le Pacifique. Nous l’avons déjà fait dans les départements d’outre-mer. Je souhaite que cette réflexion serve un objectif prioritaire : un déploiement rapide pour une efficacité immédiate. Il faudra tenir compte de la place de certains acteurs : je pense à l’AFD, à la CAISSE DES DEPOTS, aux collectivités elles-mêmes. Les textes que nous nous apprêtons à vous soumettre prévoient la possibilité de créer l’équivalent des comités d’orientation qui sont déjà mis en place dans chacune des régions de métropole. Il faudra rechercher la meilleure synergie entre cet acteur national de financement de l’économie qu’est la BPI, et des collectivités responsables du développement de leurs territoires.

    Mesdames, Messieurs, je sais qu’il y a eu ces dernières semaines une forte mobilisation populaire, je l’ai suivie, pour demander au gouvernement calédonien de lutter plus vigoureusement contre la vie chère. On retrouve cette caractéristique dans d’autres territoires des outre-mers. C’est vrai que la population souffre d’un coût de la vie trop élevé. Très souvent, elle dénonce des abus, il y en a, et elle exige surtout plus de transparence sur la formation des prix. Si on veut la confiance, il faut plus de transparence parce que quand le doute s’installe, le dialogue est beaucoup plus difficile pour trouver les solutions, mais vous le savez bien. Plusieurs projets sont à l’ordre du jour : la création d’une Autorité de la concurrence en Nouvelle-Calédonie, et la modernisation des outils de régulation inspirée de la loi que mon gouvernement a fait voter en novembre 2012, portée par Victorin LUREL, pour les départements d’outremer. C’est une des premières lois votées. Le projet de loi organique en discussion au Parlement va donner compétence aux territoires pour créer des autorités administratives indépendantes de plein exercice, c’est-à-dire disposant d’un pouvoir de décision et de sanction. Les conditions pour créer une autorité de la concurrence locale sont donc remplies, en tout cas elles le seront dans les prochaines semaines. Il vous appartiendra, en tout cas il appartiendra aux élus d’en prendre l’initiative : du côté du gouvernement et du Parlement, les choses seront réglées. Il vous faudra aussi mettre en place comme le prévoit le projet de loi de pays soumis au Conseil d’Etat un droit de concentration, un droit de l’urbanisme commercial et un droit antitrust avec des adaptations nécessaires par rapport au droit national.

    Je ne veux pas insister sur ces points car les réformes sont bien engagées, mais elles sont importantes. Et puis, je voudrais répondre à ceux qui s’interrogent sur l’efficacité des réformes engagées dans les DOM pour renforcer la régulation économique. Notre objectif est de mettre autant que possible les outre-mers dans le droit commun des marchés, en améliorant leur fonctionnement concurrentiel, et donc de les éloigner le plus possible de l’économie administrée. Il faut lutter contre certaines situations que l’on peut sans hésitation qualifier de situations de rente, rétablir la confiance de la population dans les prix et les marges des produits qu’ils achètent. Je vous le disais, la confiance. Ce choix stratégique d’un fonctionnement, j’allais dire, plus normal de l’économie ultra-marine, débarrassé d’un contrôle de prix souvent inefficace, doit être évalué sur le long terme, mais la loi relative à la régulation économique outre-mer a d’ores et déjà produit des effets. Je citerai trois exemples.

    Le premier, c’est le bouclier qualité prix. C’était un engagement là aussi du président de la République pour les outre-mers. Il a été mis en place en trois mois à peine. Une concertation avec les associations de consommateurs et les professionnels a débouché sur des accords avec la grande distribution dans les cinq DOM, ce qui est déjà un succès.

    Ces accords appliqués depuis le 1er mars ont déjà fait baisser de plus de 10% les prix d’une centaine de produits de grande consommation, sans subvention de l’Etat et sans blocage des prix. Donc c’est possible. Le deuxième exemple, il est particulièrement sensible ici, c’est la question des tarifs bancaires. La loi a instauré un principe de non-discrimination des départements d’outre-mer par rapport aux autres départements. Or les observatoires des tarifs bancaires ont bien constaté un mouvement de convergence entre les DOM et l’Hexagone dès la fin 2012, mouvement qui devrait, je l’espère, s’accélérer en 2013. Pour 13 des principaux services bancaires, la convergence est déjà effective. Les rapports des observatoires mentionnent aussi des baisses moyennes de 30 % pour certains services en ligne.

    La gratuité devient parfois la norme, comme c’est déjà le cas dans l’Hexagone. Cela veut dire que le volontarisme politique a payé, que les pratiques sont en train de changer mais pas partout. Et j’espère que nous aboutirons à un accord similaire en Nouvelle-Calédonie. Il y a déjà eu des discussions entre les banques et le pouvoir mais, monsieur le Haut commissaire, ces avancées ne sont pas suffisantes, je l’ai dit d’ailleurs il y a quelques instants à la télévision. J’invite donc toutes les parties à avancer et conclure les négociations. Il faudra faire des efforts parce qu’on me donne des chiffres, je n’en revenais pas, qui sont exorbitants. Si nécessaire, le gouvernement, nous en avons parlé avec Victorin LUREL, prendra ses responsabilités mais je souhaite que nous aboutissions à un accord. C’est mieux. Si ce n’est pas le cas, nous prendrons nos responsabilités.

    Regardez ce qui s’est passé pour la téléphonie mobile. La pression du gouvernement a permis d’atteindre en quelques mois un objectif qui apparaissait naguère comme un vœu pieux, l’intégration des appels vers les départements ou territoires d’outre-mer dans les forfaits de téléphonie fixe et mobile de l’Hexagone sans qu’il soit besoin de prendre des mesures autoritaires. Cela vaut pour la Nouvelle-Calédonie aussi. Je sais qu’il y a du scepticisme, je sais qu’on dit qu’il y a de l’attentisme. Mais justement, il faut avancer. J’encourage le gouvernement de Nouvelle-Calédonie à faire pleinement usage de ses compétences, il a des compétences, et à s’engager résolument dans une politique de modernisation de sa législation économique en matière de concurrence et de contrôle des prix. Nous lui avons donné des compétences très importantes, très élargies, et il faut s’en servir pleinement. Je sais bien qu’il faut du temps, je ne suis pas là en train de faire la leçon, sûrement pas. Je sais ce qu’est la difficulté d’exercer des responsabilités politiques, d’exercer les responsabilités d’exécutif. Et il faut toujours se remettre au travail, ce n’est jamais fini. Mais vous avez le pouvoir, vous en avez le droit et donc je pense que les choses vont avancer. En tout cas, je vous l’ai dit tout à l’heure en terminant ce séjour, j’ai confiance, parce que chacun est bien conscient qu’il faut que les choses continuent de progresser.

    La Nouvelle-Calédonie a beaucoup d’atouts, qui vont bien au-delà des richesses de son sous-sol, et qui expliquent que l’économie calédonienne résiste à la crise et continue de croître, même si tout le monde n’en bénéficie pas assez parce qu’il y a aussi des inégalités sociales, il y a des inégalités territoriales même si elles ont tendance à reculer, il y a encore beaucoup de batailles à mener. Et nous avons besoin de toutes les forces pour cela. Nous avons besoin de l’énergie des chefs d’entreprise ; nous avons besoin aussi de l’engagement de leurs salariés ; nous avons besoin aussi de tous les outils de formation professionnelle, depuis l’école primaire, pour former la jeunesse, de la formation permanente qui permet à chacun de trouver sa voie et de répondre mieux aux besoins des activités économiques.

    Voilà ce que je voulais vous dire. Vos entreprises montrent souvent le chemin. Je l’ai dit, elles s’internationalisent, elles créent des emplois, elles se développent, et vous avez compris que l’Etat, à la place qui est la sienne, fera tout, même s’il y a une large autonomie de décision donnée aux assemblées locales, pour entretenir ce dynamisme et pour répondre aux besoins de la population locale. La Nouvelle-Calédonie est certes largement autonome mais aussi longtemps qu’elle appartiendra au territoire de la République, elle aura droit à son soutien plein et entier, au soutien de la nation : c’est le message que je suis venu vous apporter, en vous souhaitant aussi bon courage parce qu’il en faut, mais vous en avez, pour continuer tout ce qui restera à faire encore, je m’en suis expliqué devant les élus du congrès, je ne le redirai pas ce soir, je ne vais pas faire deux fois le même discours mais je crois que vous en avez pris connaissance. Vous pourrez compter sur moi, vous pourrez compter sur tout le gouvernement. J’aurai l’occasion au mois d’octobre de recevoir le comité des signataires des accords de Nouméa, nous aurons des bilans à faire dans tous les domaines, y compris dans le domaine économique. Nous allons rester ensemble vigilants pour que les choses continuent d’avancer.

    Vint-cinq ans après la signature des Accords de Matignon, quinze ans après les Accords de Nouméa, qui aurait pu penser que les choses évoluent de telle façon ? C’est parce qu’il y a eu aussi des hommes et des femmes de bonne volonté et il y en a encore beaucoup, vous en êtes, mesdames et messieurs. J’ai profité de ces quelques jours pour dialoguer, pour écouter, je veux le faire encore ce soir avec vous, même si, comme je vous le disais, j’ai déjà rencontré un certain nombre d’entre vous.

    Vous avez tous la passion de ce pays, la Nouvelle- Calédonie, et vous avez raison : il faut lui donner le meilleur de soi-même ; vous le faites déjà, continuez surtout. En tout cas je serai toujours à vos côtés avec tout le gouvernement. Merci d’avoir répondu à mon invitation. Je vous souhaite encore bon courage et surtout bon succès.
  • Jean-Marc Ayrault invité du JT de Nouvelle-Calédonie 1ere !

    Jean-Marc Ayrault invité du JT de Nouvelle-Calédonie 1ere !

    Jean-Marc Ayrault en Nouvelle Calédonie.

    Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est intervenu dans le journal télévisé de "Nouvelle Calédonie 1ère" ce samedi 27 juillet 2013. Répondant aux questions de Nathalie Rougeau et Steeven Gnipat, le Premier ministre a salué la culture kanak porteuse de valeurs universelle. Il a notamment salué la réussite de l'usine de nickel, Koniambo Nickel, de Koné, située dans la province nord à majorité kanak. Le Premier ministre a également rappelé les efforts entrepris en termes de formation depuis 25 ans et évoqué la question de l'évolution des institutions calédoniennes dans la période 2014-2018.


    Le Premier ministre invité du JT de Nouvelle... par Matignon

    Jean-Marc Ayrault salue l'usine moderne de Koniambo

    Nouméa (France) - La gigantesque usine de nickel de Koniambo, dans la province Nord de la Nouvelle-Calédonie, est "le symbole" du "rééquilibrage économique en marche" au profit des populations kanaks, a déclaré samedi Jean-Marc Ayrault, après l'avoir visitée.

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son épouse Brigitte le 27 juillet 2013 dans l'hélicoptère à Koné en Nouvelle-Calédonie.

    Cette usine parmi les plus modernes au monde, entrée en production en avril dernier, est détenue à 51% par la SMSP, société minière de la province Nord gouvernée par les indépendantistes kanaks, et à 49% par le géant suisse Glencore Xstrata, opérateur industriel. Elle représente un investissement de cinq milliards de dollars.

    "J'ai assisté avec émotion à une coulée de nickel, c'est le symbole que le rééquilibrage économique est en marche", a affirmé le Premier ministre. "On est vraiment dans le respect des engagements pris tant par les accords de Matignon (1988) que de Nouméa (1998)", qui prévoyaient un partage des pouvoirs politique et économique.

    "Aujourd'hui, ce n'est plus une promesse, c'est devenu une réalité", a-t-il souligné, y voyant "le succès d'une volonté politique partagée entre les partenaires des accords", kanaks et caldoches (d'origine européenne), avec le soutien de l'État.

    "Le rééquilibrage, ce sont des investissements, c'est aussi un avenir pour la jeunesse de ce pays", a poursuivi M. Ayrault, "heureux d'avoir pu assister à cette nouvelle étape de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie".

    Des jeunes des tribus alentours ont bénéficié de formation, dès le lancement du projet de l'usine, et nombreux sont ceux qui y travaillent maintenant, à l'image d'Alcide Ponga, kanak de 38 ans et directeur des affaires extérieures de Koniambo Nickel SAS. Il se dit "fier avec un grand F" de cette "cathédrale industrielle", haute de 124 mètres: "c'est une aventure humaine qui se joue ici!".

    Autre image forte, c'est une jeune femme kanak qui a opéré la percée du four pour la coulée de nickel à laquelle le Premier ministre a assisté, une opération délicate.

    Le site KNS emploie environ 35% de femmes et ambitionne d'en avoir 40% d'ici la fin de l'année quand des jeunes finiront leur formation. "Ce n'est pas une politique de quotas, c'est une simple sélection selon les compétences", a assuré à l'AFP Peter Hancock, président de KNS, qui les recrute aussi bien à des postes d'opérateur que de conducteur d'engin.

    "On a encore besoin de compétences extérieures (notamment des formateurs venus de Glencore) mais l'objectif est que ce soient les Calédoniens qui soient majoritairement employés", a affirmé André Dang, président de la SMSP et homme clé de ce projet aux côtés du président de la province Nord, Paul Néaoutyine (FLNKS).

    Le site KNS emploie environ 35% de femmes et ambitionne d'en avoir 40% d'ici la fin de l'année quand des jeunes finiront leur formation. "Ce n'est pas une politique de quotas, c'est une simple sélection selon les compétences", a assuré Peter Hancock, président de KNS, qui les recrute aussi bien à des postes d'opérateur que de conducteur d'engin.
  • Jean-Marc Ayrault rend hommage aux morts d'Ouvéa:"Ici on a pratiqué le pardon et la réconciliation "

    Jean-Marc Ayrault rend hommage aux morts d'Ouvéa:"Ici on a pratiqué le pardon et la réconciliation "

    Le premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est rendu à Ouvéa, 25 ans après la sanglante prise d'otages dans cet atoll de la Nouvelle-Calédonie, "pour rassembler les mémoires" des gendarmes et des militants indépendantistes kanaks morts dans ce drame. M. Ayrault est le premier chef de gouvernement à se rendre sur Ouvéa depuis ces événements, qui débouchèrent sur les accords de Matignon puis de Nouméa, ramenant la paix et engageant un processus de décolonisation et de rééquilibrage politico-économique en faveur des kanaks.


    Hommage aux morts d'Ouvea: «ici on a pratiqué... par Matignon

    Dans un parcours des plus symboliques, il est allé se recueillir d'abord devant la stèle à la mémoire des gendarmes tués à la gendarmerie de Fayaoué, puis à l'endroit où les deux leaders indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné furent tués par un des leurs avant enfin de déposer une gerbe au monument des 19 militants kanaks tués lors de l'assaut de la grotte d'Ouvéa.

    Le premier ministre a salué "ceux qui ont fait un travail de deuil, un travail de mémoire et un travail extraordinaire de réconciliation qui est riche d'enseignements et de promesses pour l'avenir". "On ne peut pas réussir la construction d'un projet si on laisse cachés des drames ou des questions", a-t-il déclaré alors que la Nouvelle-Calédonie va pouvoir organiser à partir de 2014 un référendum d'autodétermination.

    "Et ce qui a été fait ici est une belle leçon pour tout le monde", a déclaré M. Ayrault, qui a reçu un accueil chaleureux des habitants avec qui il a partagé le rituel de la coutume kanak. "C'est aussi la leçon que les valeurs de la culture kanak nous transmettent: certes, la culture kanak n'en a pas le monopole, mais ici on a pratiqué le pardon et la réconciliation", a-t-il souligné.

     

    "De leur côté les gendarmes et les militaires ont fait le même travail. C'est ces deux mémoires que j'ai voulu rassembler dans la même réconciliation et la même volonté de construire l'avenir de la Nouvelle Calédonie", a-t-il déclaré à la presse après ces trois hommages silencieux.
  • Nouvelle Calédonie: Jean-Marc Ayrault «dans les pas» de ses prédécesseurs socialistes

    Nouvelle Calédonie: Jean-Marc Ayrault «dans les pas» de ses prédécesseurs socialistes

    Nouméa, jeudi 26 juillet 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Congrès de la Nouvelle Calédonie.


    «L'Etat est à vos côtés et ne cessera pas de l... par Matignon Jean-Marc Ayrault s’est inscrit, vendredi au premier jour d’un voyage en Nouvelle Calédonie, «dans les pas» de ses prédécesseurs socialistes Michel Rocard et Lionel Jospin, signataires des accords de Matignon (1988) puis de Nouméa (1998) qui ont instauré une paix durable sur le Caillou.

    «Mon ambition est de m’inscrire dans les pas et dans la cohérence de Michel Rocard et de Lionel Jospin. Je serai le garant du processus politique engagé depuis 1988», a déclaré le Premier ministre devant le Congrès calédonien, les parlementaires et les membres du gouvernement.

    Passage des troupes en revue et honneur militaire au Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Nouméa.

    Venu à l’occasion des 25 ans des accords de Matignon, qui ont mis fin à la quasi guerre civile qui secouait cette collectivité du Pacifique sud, et des 15 ans de l’accord de Nouméa qui a étoffé le rééquilibrage économique entre kanaks et caldoches, M. Ayrault a rassuré les élus de tous bords sur la volonté de l’Etat «d’appliquer scrupuleusement» l’accord de Nouméa.

    «Une émotion m’étreint», a-t-il lâché, lui qui avait accompagné Lionel Jospin en 1998, comme président du groupe PS à l’Assemblée nationale, à la signature de cet accord. Il prévoit un processus de décolonisation dont le terme approche: le Congrès qui sortira des élections territoriales de 2014 aura la charge de fixer la date d’un référendum d’autodétermination d’ici 2018. Si cela n’est pas fait, il revient à l’Etat de l’organiser.

    «L’Etat remplira ses obligations. Personne ne doit en douter», a affirmé M. Ayrault qui a aussi évoqué en incidente la possibilité que les Calédoniens puissent choisir une autre voie, «une solution consensuelle», autrement dit un nouvel accord qui éviterait un référendum, potentiellement porteur de tensions entre les communautés.

    Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie Nouméa, vendredi 26 juillet 2013

    Monsieur le président du Congrès, d’abord merci pour votre accueil, merci pour votre discours, merci pour vous mesdames et messieurs les membres du Congrès pour votre présence, mesdames et messieurs les parlementaires que je tiens aussi à saluer, je voudrais aussi bien sûr saluer Monsieur le vice-président et mesdames et messieurs les membres du gouvernement de Nouvelle-Calédonie que j’ai rencontrés il y a quelques instants, saluer madame et messieurs les présidents des provinces, monsieur le maire de Nouméa, mais aussi le président du Sénat coutumier et vous tous et toutes mesdames, messieurs.

    C’est un honneur de m’exprimer aujourd’hui devant vous aujourd’hui, c’est une émotion qui m’étreint. Vous êtes des élus du Congrès de Nouvelle-Calédonie et, à travers vous, c’est l’occasion pour moi de saluer tous les Calédoniens que vous représentez dans toutes leurs diversités et toutes leurs richesses : élus des Iles Loyauté, de la province du Sud, de la province du Nord, vous représentez l’ensemble des communautés qui ont fait le choix d’un destin commun. Le peuple kanak d’abord, qui habitait cette terre au moment de la colonisation et dont les langues, les traditions et la coutume se perpétuent aujourd’hui ; La population européenne ensuite, celle qui s’est installée depuis plusieurs générations, en apportant ses espoirs et ses ambitions ; Ceux enfin venus au fil du temps d’Europe, d’Asie, d’Océanie ou d’ailleurs et qui ont contribué, eux aussi, par leur travail et leurs initiatives, à construire la Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui.

    Tous, vous êtes réunis par un même attachement à la paix, à la solidarité et à la prospérité de cette terre, que vous préparez patiemment à son avenir et dont vous avez transmis l’amour à vos enfants. Cette terre de Calédonie vous savez qu’elle ne laisse jamais indifférent, vous savez la trace qu’elle imprime chez tous ceux qui ont pris le temps de rentrer dans son histoire et de chercher à comprendre vos aspirations, mais vous savez aussi - car vous l’avez douloureusement vécu - que rien n’a été donné et que le lien social durable entre les communautés qui figure au rang des grands objectifs du préambule de l’accord de Nouméa exige de votre part un engagement et une attention de tous les instants, et j’ai en face de moi le préambule de l’accord de Nouméa de 1998 et s’il est ici c’est parce qu’en permanence, au-delà de vos débats, parfois de vos controverses qui sont légitimes en démocratie ou vos confrontations, vous revenez à l’essentiel de ce texte qui nous engage ensemble.

    Je n’étais qu’un observateur, j’allais dire un témoin de la signature lorsque Lionel Jospin m’avait convié à l’accompagner en 1998, mais j’avais ressenti à l’époque quelque chose qui nous dépassait, qui vous dépassait chacune et chacun d’entre nous et qui montrait à quel point nous portions, vous portiez, vous portez et nous portons une responsabilité pour l’avenir et, donc, c’est bien de revenir sans cesse à ce texte.

    J’ai pris le temps dans l’avion de relire le préambule, c’est un beau texte, c’est un texte de grande richesse, de grande valeur et de grande sensibilité. Et vous, vous mesdames et messieurs les membres du Congrès, vous savez, vous qui représentez les forces politiques de ce territoire et portez des visions différentes de l’avenir de la Nouvelle- Calédonie et de sa relation avec la France que le fil du dialogue ne doit jamais être rompu, et le cadeau symbolique que vous m’avez remis reflète cette volonté, reflète cette exigence et cet engagement.

    C’est donc devant vous qu’avec Victorin Lurel, ministre des Outre-mer et Fleur Pellerin, ministre des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, que j’ai souhaité prendre la parole. J’ai déjà eu l’occasion de rencontrer certains d’entre vous lors du dernier Comité des signataires de l’Accord de Nouméa à Matignon, ce comité joue un rôle important, il nous permet de faire avancer la mise en œuvre de l’Accord, de vérifier l’efficacité de nos dispositifs et, surtout, il nous permet de nous parler très régulièrement et de ne pas nous éloigner les uns des autres. Dès le 11 octobre prochain, nous aurons d’ailleurs une nouvelle séance de travail à l’hôtel de Matignon. Mais au-delà de cette rencontre, au-delà de ces rendez-vous, j’ai souhaité venir ici à Nouméa pour vous rencontrer plus longuement parce que cette année - vous le savez - est une année particulière, 25 ans après les accords de Matignon, 15 ans après l’Accord de Nouméa et à quelques mois des prochaines élections qui mandateront le Congrès pour organiser avant 2018 la consultation prévue par l’Accord de Nouméa, il était important que le chef du Gouvernement vienne souligner l’ampleur de ce que nous avons accompli ensemble et pour rappeler d’où nous venons et, surtout, où nous allons.

    J’irai demain à Ouvéa, j’irais pour m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de la tragédie de 1988 : les 4 gendarmes et les 2 parachutistes tués ainsi que les 19 militants indépendantistes Kanaks, je me recueillerai également sur le lieu où tombèrent un an après Jean-Marie Tjibaou et Yeiweiné Yeiweine.

    Ces événements dramatiques sont restés très douloureux dans le souvenir de ceux qui les ont vécus, ils demeurent aussi dans l’esprit de tous les Français, il ne faut pas les oublier, il ne faut pas les effacer, au contraire ce qu’il faut faire c’est poursuivre le travail de mémoire, ce travail sur nous-mêmes, parce que c’est lui qui permet l’acte de paix et de réconciliation.

    Mais 1988 fut aussi l’année où les Calédoniens, conduits par des hommes d’exception, décidèrent de tourner la page de la violence, de partager et faire partager une vision de leur pays et de son avenir. Cet amour de leur pays, cette clairvoyance historique, celle qui permit au gouvernement et aux forces politiques du territoire de reprendre le chemin du dialogue, gardons-la en mémoire comme une force, c’est un bien, le plus précieux qu’ils nous ont légué, celui qui permettra à chacune et à chacun d’entre nous de jouer le rôle qui doit être le sien dans la période qui s’ouvrira l’an prochain.

    Michel Rocard, Jean-Marie Tjibaou, Jacques Lafleur, conscients de leurs responsabilités devant l’histoire, surent trouver les gestes et le chemin de la réconciliation et poser les premiers jalons de ce destin commun.

    A notre tour, dans les années qui viennent, de mesurer nos responsabilités devant les Calédoniens et les Français et de prendre les décisions fidèles à cet héritage inestimable, car les progrès réalisés depuis 1988 sont immenses et plus encore depuis l’Accord de Nouméa.

    Cet accord vous le vivez au quotidien, il a mis en place les institutions actuelles de la Nouvelle-Calédonie, il a fixé les principes du processus d’émancipation, il a défini les modalités du rééquilibrage et du partage des responsabilités. Ce n’est pas rien tout cela ! Nous pouvons en mesurer les avancées sur le terrain.

    Je pourrai le constater demain quand je visiterai l’usine de nickel de Koniambo, je ne suis pas le premier à faire cette visite bien sûr, mais maintenant le nickel coule, l’usine produit et c’est une véritable réussite industrielle - ce n’était pas acquis - et nous pouvons féliciter tous ceux qui y ont contribué : les ouvriers Calédoniens et étrangers, les cadres souvent recrutés et formés localement et, bien sûr, les dirigeants de la société KNS.

    Et c’est surtout un grand succès politique, mesdames et messieurs les élus un succès politique, d’abord un succès politique, car les signataires de l’Accord de Nouméa - et ils sont nombreux ici parmi nous - avaient décidé autour de Lionel Jospin de consacrer des efforts importants au rééquilibrage des richesses et de l’emploi, c’était ça la volonté politique. Cette usine, qui fonctionne et qui produit, en est la manifestation la plus tangible.

    Mesdames et Messieurs les élus du Congrès, je crois que nous pouvons regarder tout ce qui a été entrepris depuis 25 ans avec fierté, mais comme toujours nous devons le faire aussi avec modestie. Oui ! De la modestie, pourquoi ? Mais parce qu’on ne change pas une société en une génération, les traces du passé colonial ne s’effacent pas rapidement et restent longtemps ancrées dans les esprits et parfois les comportements.

    Aujourd’hui les populations calédoniennes ne bénéficient pas toutes du même niveau de vie, d’éducation et d’emploi, j’ai bien conscience que la jeunesse de ce pays – vous m’en parliez monsieur le Président il y a quelques instants - a besoin de repères, a besoin d’espoir et aussi, très concrètement, d’un emploi, d’une activité.

    Votre responsabilité, notre responsabilité, est de donner des perspectives d’avenir à la Nouvelle-Calédonie, mais n’oublions pas le quotidien, n’oublions pas les aspirations légitimes de chacun. Le rééquilibrage de l’activité économique ne doit pas s’incarner dans la seule usine de Koniambo bien sûr, nous devons agir tous ensemble pour favoriser la création d’activités dans les îles et dans le Nord.

    Vous savez que l’Etat est à vos côtés pour atteindre cet objectif, les contrats de développement ont vocation à accompagner toutes les initiatives qui iront dans ce sens.

    Je rencontrerai cet après-midi des bénéficiaires du programme « Cadres avenir », c’est un enjeu majeur de l’Accord de Nouméa : permettre à tous les Calédoniens de prendre en main leur destin en les formant et en leur donnant accès aux responsabilités et tout particulièrement celles qui résultent des transferts de compétences qu’il faut exercer – et c’est une tâche difficile - « Cadres Avenir » est un formidable instrument, un instrument de promotion individuelle mais aussi collective. Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, nous devons persévérer, aller plus loin, ne jamais relâcher nos efforts. Mais ces efforts, il faut le dire à travers « Cadres avenir », ces efforts que vous avez entrepris, sont récompensés C’est en pensant à tout ce qu’il nous reste à faire que je veux – et c’est pourquoi j’ai parlé de modestie, justement rester modeste pour évoquer le travail accompli, nous devons en effet poursuivre les efforts engagés, confirmer notre ténacité, ne pas relâcher notre volonté politique. Mais encore une fois je le redis, nous devons être fiers pour le parcours que nous avons déjà effectué ensemble, l’Etat et les élus Calédoniens.

    Notre action commune est à l’origine de changements profonds pour la Nouvelle-Calédonie, je pense d’abord au partage des responsabilités, il est incontestable aujourd’hui.

    Monsieur le président du Congrès, monsieur le vice-président du Gouvernement, vous qui m’avez accueilli ce matin, vous en êtes le témoignage, ce sont les institutions qui sont issues de l’Accord de Nouméa qui ont permis ce partage et qui fonctionne. Je pense également à la reconnaissance de l’identité kanak, principe essentiel du préambule de l’Accord de Nouméa, elle a permis la définition du statut coutumier et la création du Sénat coutumier et du procès-verbal de palabre, je veux ici saluer l’action remarquable de l’Agence de développement de la culture kanak et le rayonnement du Centre culturel Tjibaou que je suis impatient de visiter à nouveau dimanche matin. Son architecture qui s’impose dans le paysage est devenue un événement qui dépasse largement les frontières de la Nouvelle-Calédonie, qui rayonne ainsi sur toute une région mais qui vit de l’intérieur, qui crée du lien, qui met en valeur la culture kanak qui est désormais reconnue à sa juste valeur pour son riche patrimoine mais aussi pour sa créativité qui reste intacte. Et, puisque l’occasion m’est donnée de l’évoquer, je voudrais m’exprimer sur la demande qui est la restitution du crâne du grand chef Ataï, qui a été formellement identifié dans les réserves du Musée de l’Homme en juillet 2011.

    La position de l’Etat est claire : Oui ! Cette relique a vocation à revenir en Nouvelle-Calédonie - et elle reviendra, - je me félicite que le Sénat coutumier se soit emparé du sujet pour que la réconciliation coutumière puisse intervenir en préalable à toute restitution. . L’Accord de Nouméa est également une réussite en matière d’équipement des territoires, les contrats de développement signés avec l’Etat pour un montant de 60 milliards de francs pacifique sur 10 ans constituent le principal levier du rééquilibrage. Il y a notamment un résultat très significatif que je salue, le parc des logements sociaux a été doublé en 10 ans – et ça se voit – dès mon arrivée j’ai pu le constater, certes les besoins sont encore très importants mais c’est un grand progrès. J’en viens à la question des transferts de compétences, qui sont au cœur de l’Accord de Nouméa et qui s’inscrivent dans le processus d’accès à la souveraineté partagée à la fois irréversible et garanti par la Constitution, ces transferts constituent un véritable défi tant ils nécessitent un travail préparatoire considérable. Ils ont eu lieu dans des domaines aussi importants que l’emploi, le travail, le commerce extérieur, les postes et télécommunications, la sécurité aérienne et maritime, mais aussi l’éducation, le droit civil et le droit commercial et ce sera bientôt la sécurité civile. Mais vous le savez - et nous en avons discuté lors de la dernière réunion du Comité des signataires - transfert de compétences ne signifie pas, à mes yeux, désintérêt de l’Etat, nous restons et nous resterons présents pour vous accompagner dans la prise en charge de ces nouvelles compétences. Conformément à l’engagement qui a été pris une structure d’appui spécifique a été créée au Ministère des Outre-mer qui réunit tous les ministères concernés par les transferts de compétences et qui est dirigée par un Calédonien que chacun connaît ici, qui est Jacques Wadrawane. Mesdames, messieurs les membres du Congrès, les prochains mois seront naturellement dominés par la campagne électorale des élections municipales et surtout des élections provinciales. L’Etat s’en tiendra pendant cette période à l’obligation de réserve qui doit être la sienne. Mais il est engagé dans l’application de l’accord et, dans son accompagnement vigilant, le gouvernement poursuivra le travail prévu dans le cadre du Comité des signataires. Après le Sénat qui vient de l’adopter à l’unanimité ces dernières heures, ce sera le tour de l’Assemblée Nationale d’examiner le projet de loi organique, très attendu, qui permet la création par la Nouvelle-Calédonie, d’autorités administratives indépendantes locales dotées de toutes les prérogatives requises.

    Quant à l’après 2014, qui suscite beaucoup d’attentes chez les uns, beaucoup d’interrogations et d’appréciations parfois chez les autres, il n’est pas question d’esquiver vos interrogations. Chacun a pu le constater l’Etat s’est efforcé d’appliquer scrupuleusement l’Accord de Nouméa - c’était non seulement une obligation politique, ce n’était pas seulement une obligation morale, mais c’était la condition de la réussite - et je pense que l’Etat y est pour l’essentiel parvenu, il continuera à l’appliquer après les élections de 2014. Lorsque le Congrès décidera d’une date pour l’organisation d’un référendum, celui-ci sera organisé, et si en 2018 le Congrès ne s’est pas prononcé l’Etat prendra ses responsabilités et remplira les obligations qui sont les siennes, personne ne doit en douter.

    Sauf à ce qu’une solution consensuelle réunisse l’ensemble des forces calédoniennes - solution qui entraînerait nécessairement une révision de la Constitution - la question de l’accès de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté sera posée par référendum au plus tard en 2018, dans les termes prévus par l’Accord de Nouméa. Dans cette période qui s’ouvrira après les élections de 2014, l’Etat sera également attentif à poursuivre les travaux - notamment dans 2 domaines essentiels pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie - et la suite du processus : c’est d’abord la stratégie industrielle de la Nouvelle-Calédonie dans le domaine du nickel, sur laquelle les opinions divergent encore, eh bien le dialogue doit se poursuivre et l’Etat y prendra toute sa part ; Second sujet d’importance, la mise en œuvre des transferts de compétences prévus par l’article 27 de la loi organique du 19 mars 1999.

    La structure interministérielle de suivi des transferts de compétences est en train d’en déterminer le périmètre exact - et cela se poursuivra après les élections - en relation avec les partenaires du Comité des signataires. L’Etat proposera enfin aux membres du Comité de poursuivre le travail engagé sur l’avenir institutionnel, cette réflexion portera en particulier sur l’exercice des fonctions régaliennes et sur les grands principes qui devront régir les futures institutions de la Nouvelle- Calédonie, que les Calédoniens décident ou non d’accéder à la pleine souveraineté. Mesdames et messieurs les membres du Congrès, toutes les réussites dans la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa, tous les changements intervenus sur le terrain, tout cela est le fruit d’un travail collectif, c’est parce que les accords de Matignon et de Nouméa ont engagé la construction d’un avenir commun, d’un destin commun, que de telles avancées ont pu se réaliser, j’ai confiance dans notre capacité à conserver cet état d’esprit qui ne doit et ne devra jamais cesser de nous animer. Je sais que vous avez toutes et tous conscience de cela ! C’est en faisant émerger une vision commune que nous construirons cet avenir et que nous serons fidèles à tout ce que nous avons construit depuis 1988 pour la jeunesse calédonienne.

    Mon ambition, elle est simple en tant que Premier ministre, c’est de m’inscrire dans les pas et dans la cohérence de ce qui a été entrepris par Michel Rocard et Lionel Jospin, je serai le garant du processus politique engagé depuis 1988, mais je ne le serai pas seul, je le serai avec vous, avec vous mesdames et messieurs les élus, avec vous qui représentez la population de toute la Calédonie, ce que nous avons fait ensemble et vous surtout face à l’histoire.

     

    Quand on connait aujourd’hui dans le monde tant d’affrontements, tant de violences, c’est la sagesse, c’est l’intelligence qui l’a emporté. Eh bien elle va nous entraîner encore, elle nous conduira loin et nous en serons fiers, vos enfants, vos petits-enfants aussi - et ils auront raison. Merci à vous pour tout ce que vous avez fait et que vous ferez encore pour la Nouvelle-Calédonie.