• Concertations Nationales Souveraines ? Rolain Mena répond !

    Concertations Nationales Souveraines ? Rolain Mena répond !

    Rolain Mena, " l'homme du 12 septembre 2011 " qui avait affronté 6 ministres rwandais au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) lors de la visite de Paul Kagamé, le Nazi de Mille colline à Paris. Rolain Mena, le président de Citoyenneté Congolaise droits et devoirs (C2D) est un ami de Réveil FM International. Ami de la France, il ne s'en cache pas, pointu dans ses réflexions, intelligent, ouvert, homme de terrain, Rolain Mena fait partie des acteurs politiques activistes de la République démocratique du Congo à Paris. La cinquantaine bien sonné contrairement aux politicailleurs comme Léon Lobitch Kengo, Monsieur 4%-l'édenté de la Gare du Nord, Edouard Mokolo, Justin Mbomboko et autres qui se teignent les cheveux , Rolain Mena ne triche pas avec ses cheveux. C'est chez lui à Antony dans les Hauts-de- Seine (92) qu'il nous a accordé cette interview où sans ambages il a répondu à nos questions.

    Rolain Mena "L'homme du 12 septembre 2011" est le président de C2D. Photos Réveil FM

    A Paris, quelques moineaux "Mvunzi" veulent aller à Kinshasa pour légitimer le pouvoir dictatorial, pire encore quelques diaspourries du Canada sont déjà à Kinshasa avec des titres pompeux: Professeurs, Dr... etc de vrais fantômas dans la communauté congolaise de l'Etranger, d'où sortent-ils ? Le régime de Kinshasa se fabrique ses diasporas ! Joseph Kabila

    Avec la dextérité qui le caractérise, sans langue de bois, Rolain Mena s'est livré à coeur ouvert é Réveil FM International.
  • Valérie Trierweiler avec 5000 enfants défavorisés à Cabourg

    Valérie Trierweiler avec 5000 enfants défavorisés à Cabourg

    Le mercredi dernier, Valérie Trierweiler s'est rendue aux côtés des "Oubliés des Vacances" du Secours Populaire. La 1ère dame a partagé un moment à la plage de Cabourg avec 5 000 enfants défavorisés de la région parisienne.

    Valérie Trierweiler avec 5000 enfants défavorisés à Cabourg.

    Comme chaque année, des associations caritatives font tout pour que des enfants défavorisés puissent partir en vacances. De plus en plus engagée dans des actions associatives en tant que première dame,Valérie Trierweiler a décidé de soutenir ces initiatives. Pour cela, la compagne du président s'est rendue sur la plage de Cabourg pour passer quelques instants avec 5000 enfants des "Oubliés des Vacances" du Secours Populaire. Si la plupart d'entre eux n'avaient jamais vu la mer, on peut parier qu'ils n'oublieront pas cette journée passée avec la compagne de François Hollande !

    Avec cette visite, Valérie Trierweiler a mis sa notoriété au profit d'une cause et semble plus à l'aise avec son rôle de première dame. Rôle que Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire, l'a aidé à comprendre selon elle : "J'ai compris le sens de mon rôle le jour où j'ai rencontré Julien Lauprêtre, fin 2012. J'ai compris la différence entre la générosité seule et la générosité alliée à la solidarité". Et on peut dire que la journaliste a bien suivi les conseils de son mentor. Ces derniers temps, Valérie Trierweiler semble beaucoup plus impliquée dans les actions humanitaires et sociales. En novembre dernier, elle avait invité trois jeunes trisomiques à prendre le petit-déjeuner à l’Élysée. Il semblerait que son instinct maternel soit le moteur de ces initiatives.

    En juin, sur le plateau de C à vous, elle avait déclaré : "On oublie souvent que je suis mère, alors que ça me définit. Une mère tigresse".
  • Deal des Cons: Joseph Kabila doit continuer de chauffer le fauteuil présidentiel au Congo jusqu'à la sortie de Bemba de la CPI ! Et le peuple congolais ?

    Deal des Cons: Joseph Kabila doit continuer de chauffer le fauteuil présidentiel au Congo jusqu'à la sortie de Bemba de la CPI ! Et le peuple congolais ?

    Pour un deal des cons, celui-ci en est un ! Les policailleurs sans éthique ni morale prennent vraiment le peuple congolais pour des cons ! Grâce à Louis Michel "Big Loulou" encore lui et toujours lui, un Léopoldien néo-colonialiste à l'esprit très colonial, Jean-Pierre Bemba depuis sa prison de La Haye a conversé durant 3 heures avec Joseph Kabila son bourreau. Le deal est simple, Joseph Kabila malgré ses deux hold-up électoraux, ses hautes trahisons de l'Etat congolais et son usurpation de poste présidentiel doit continuer de chauffer le fauteuil présidentiel jusqu' à l'hypothétique sortie de Jean-Pierre Bemba de la prison de La Haye. En contre partie le MLC parti des mafieux-véreux mobutistes va participer aux Concertations Nationales de Joseph Kabila et devra se retrouver dans ce deal, occuper des postes importants dans le fameux gouvernement d'union nationale préconisée par Léon Lobitch Kengo.

    Fossoyeurs et politicailleurs Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba tel Laurel et Hardy font un deal des cons sur le dos du peuple congolais.

    Si quelqu'un d'autre prend le pouvoir après Joseph Kabila adieu la présidence de la République pour Jean-Pierre Bemba malgré le fait qu'il passe son temps à peindre. Arrivera-t-il à égaler Picasso ? Pas si sûre ! A entendre Laurel et Hardy, fossoyeurs de la politique congolaise, c'est comme si la République démocratique du Congo appartient aux deux sorciers ! Après les élections Louis Michel 2006, il y a eu les fraudes électorales de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 gagnée haut la main par Etienne Tshisekedi "Ya Tshitshi", ceux qui réclament la vérité des urnes doivent-ils se taire ? Que dire de ceux qui clament haut et fort, nuit et jour "Kabila dégage" ?

    Ce n'est un secret pour personne le MLC est parti alimentaire anti peuple qui roule pour Joseph Kabila. Depuis l'arrestation de Jean-Pierre Bemba à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale, en raison d'accusations de crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Il a été transféré à La Haye le 3 juillet 2008. Le silence assourdissant du MLC est ahurissant ! Pas de marches ni du bruit pour son leader. Que Jean-Pierre Bemba se permette de parler avec Joseph Kabila pour rassurer ce dernier de son soutien est une haute trahison à l'égard du peuple congolais devenu le dindon de la farce des sorciers-politicailleurs sans morale ni vergogne qui ne pensent qu'à eux comme si le Congo était leur ligablo.

    Ce n'est pas un hasard que le MLC qui avait siégé avec d'autres partis d'opposition contre les concertations Kabila-Kengo Minaku, qu'il soit disposé comme par magie d'aller à ces distractions nationales qui débutent le 4 septembre prochain. Parti des positionnistes, girouettes et tourneurs de casaque, il ne faudrait attendre rien de nouveau ni chez Jean-Pierre Bemba encore moins de ses suivistes. Amnésique Jean-Pierre Bemba a oublié tous les congolais civils comme militaires qui sont morts pour sauver sa peau. Il a même oublié qu'il est aujourd'hui orphelin et que son avocat Chris Kwebe est aussi décédé.

    Fort heureusement le peuple congolais n'a pas oublié le mot d'ordre présidentiel:"Prenez-vous en charge" !
  • Matignon: "Retraites"-concertations avec les syndicats regard d'un journaliste congolais

    Matignon: "Retraites"-concertations avec les syndicats regard d'un journaliste congolais

    Matignon, mardi 27 aoüt, Jean-Marc Ayrault après sa déclaration sur les retraites. Photo Réveil FM

    Marisol Touraine, Jean -Marc Ayrault, Michel Sapin et Maryse Lebranchu. Photo Réveil FM

    Jean-Marc Ayrault a dévoilé les détails de la réforme des retraites, mardi 27 août à Matignon, à l'issue de deux journées de concertation avec syndicats et patronat. Il s'agit de la cinquième réforme des retraites en 20 ans. Financée par une hausse des cotisations sociales, elle prévoit un allongement de la durée de cotisations à 43 ans en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015 :


    Réforme des retraites : garantir notre système... par Matignon

    -Le gouvernement renonce à augmenter la contribution sociale généralisée (CSG) et opte pour une hausse des cotisations salariales et patronales de 0,15 point en 2014, puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit au total 0,3 point pour les salariés comme pour les employeurs en 2017.

    -La durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein sera progressivement augmentée, d'un trimestre tous les trois ans, pour atteindre quarante-trois années en 2035, contre quarante et une et demie actuellement.

    -Le projet prévoit en outre l'instauration en 2015 d'un "compte personnel de prévention de la pénibilité", financé par les entreprises.

    "Je le dis immédiatement : le gouvernement écarte l'augmentation de la CSG. Elle pèserait sur l'ensemble des ménages, elle n'a pas été créée pour financer les retraites", a déclaré Jean-Marc Ayrault. "Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées à un faible niveau et progressivement. C'était d'ailleurs les vœux des organisations syndicales de salariés", a souligné le premier ministre. "Tous les régimes seront concernés : celui des fonctionnaires, les régimes spéciaux comme le régime général ou, par exemple, celui des indépendants selon des modalités propres."

    Reportage photos

    Les gendarmes gardent la forteresse Matignon. Photo Réveil FM

    La Garde Républicaine veille également à la sécurité des personnalités et journalistes à Matignon. Photos Réveil FM

    Des journalistes à l'affût de l'information. Photos Réveil FM

    Freddy Mulongo à Matignon. Photo Réveil FM

    Des journalistes présents pour la journée de mardi 27 août 2013. Photo Réveil FM

    Les cars de reportage pour le direct. Photo Réveil FM

     

    Interview du Secrétaire Général de FO par BFM. Photo Réveil FM

  • Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

    Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

    Si Jean-Marc Ayrault et les cadres du Parti socialiste qualifient cette réforme de "responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle", tel n'est pas l'avis de nombreux responsables de l'UMP, qui dénoncent des hausses d'impôt sans réforme structurelle, et de l'aile gauche du PS, qui regrette l'allongement de la durée de cotisation à quarante-trois ans.

    Matignon, mardi 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault, ses ministres et les partenaires sociaux. Photos Réveil FM

    Le projet de réforme des retraites, dévoilé mardi 27 août par Jean-Marc Ayrault, a immédiatement été rejeté à la fois par les syndicats contestataires (CGT, FO) et par le Medef ainsi que par une large partie de la classe politique. Financée par une hausse des cotisations sociales, la réforme prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à quarante-trois années en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015.

    Les partenaires sociaux divisés !

    Matignon, Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires. Photo Réveil FM

    "Sur la pénibilité, il y aura une participation des employeurs avec la volonté de mettre en place le compte à partir du 1er janvier 2015", a annoné Jean-Claude Mailly (FO) après son passage à Matignon.

    Jean-Claude Mailly (FO) à son arrivée à Matignon. Photo Réveil FM

    Jean-Claude Mailly répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

    Du côté de la CGT, Eric Aubin, membre de la direction du syndicat, a affirmé que "la CGT n'a pas été entendue par le gouvernement" et s'est dit "formellement opposé à un transfert des cotisations famille vers l'impôt", alors que le premier ministre a annoncé une prochaine réforme pour que le financement de la branche famille pèse moins sur le coût du travail.

    "Nous avions fait des propositions de réforme de fond avec des mesures de court terme et de long terme mais le premier ministre a balayé d'un revers de main les propositions de la CGT. Plus que jamais la manifestation du 10 septembre est nécessaire pour peser sur les choix et faire en sorte que d'autres choix soient faits."

    Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a estimé pour sa part sur Europe 1 que l'allongement de la durée de cotisation après 2020 "n'est pas un signe d'espoir pour les jeunes". Il s'est dit en revanche satisfait de voir l'augmentation de la cotisation "privilégiée" à une hausse de la CSG, et la création d'un compte pénibilité, "quelque chose que nous demandions".

    "Le premier ministre a pris les chaussons de M. Fillon puisqu'il prolonge ce qu'avait fait M. Fillon en 2003, à une époque où il n'était pas d'accord. Personne ne peut garantir que cette réforme sera la der des ders, ce qui justifie qu'on appelle à mobiliser le 10 septembre."

    A l'inverse, la direction de la CFDT s'est félicitée des "mesures de justice" obtenues :

    "La CFDT prend acte des efforts partagés et mesurés qui sont demandés, et restera vigilante sur la concrétisation des mesures de justice annoncées, et se félicite de la création d'un compte personnel pénibilité, une évolution majeure de notre système de retraite."

    Côté patronal, Pierre Gattaz, président du Medef, a dénoncé dans une interview au Figaro "une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous".

    "A vrai dire, c'est même une non-réforme : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer. Les mesures annoncées ce soir par le premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme. Il est irresponsable aujourd'hui d'augmenter les charges et les contraintes sur les entreprises [alors que] la situation économique de notre pays est grave."

    Enfin, Jean-François Roubaud, président de la CGPME, a affirmé que son organisation "est assez inquiète".

    "On voit peu de réformes, mais une augmentation des prélèvements et une augmentation des dépenses. Une réforme ce n'est pas ça. Ce que je demande, c'est que le premier ministre et le gouvernement s'engagent à une annulation de ces charges supplémentaires."

    PS et gouvernement à la défense

    Michel Sapin , ministre du travail. Photo Réveil FM

    Marisol Touraine, ministre des affaires sociale et santé à Matignon. Photo Réveil FM

    Maryse Lebranchu, ministre de la Réforme d'Etat et de la Décentralisation et fonction publique à Matignon. Photo Réveil FM

    La ministre des affaires sociales, était évidemment la première à défendre le projet de réforme de son gouvernement. Invitée par TF1, la ministre a estimé que, "pour la première fois, une réforme des retraites est aussi synonyme de droits nouveaux, de progrès, de justice sociale".

    "Cette réforme est courageuse parce que nous ne pouvions pas laisser filer les déficits tels qu'ils existent, et qu'ils seront totalement comblés par la réforme que nous engageons. C'est une réforme audacieuse, ambitieuse, parce que, contrairement à ce qui a été fait au cours des dernières réformes, elle s'inscrit dans la durée : nous réfléchissons à l'horizon 2035, 2040, nous ne nous contentons pas de replâtrer les comptes, nous introduisons de véritables transformations du système."

    Le président des députés PS, Bruno Le Roux, a défendu "une réforme globale, juste et progressiste."

    "Cette réforme tranche enfin avec les précédentes par son souci de concevoir un compromis fécond avec les partenaires sociaux. Beaucoup de leurs remarques et de leurs propositions ont été prises en compte et [ont] contribué à l'équilibre général du projet. Le groupe socialiste est totalement solidaire de cette réforme qui correspond point par point à ce que nous défendons. Le gouvernement prouve qu'on peut rénover notre modèle social sans saper ses fondements comme l'a fait l'ancienne majorité de droite."

    La droite réplique fort

    Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, la réforme des retraites est "simplement une hausse de taxes qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés, qui va pénaliser la compétitivité des entreprises, à un moment où le chômage continue d'augmenter".

    Pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général chargé du projet des retraites à l'UMP, "les comptes pour 2020 n'y sont pas".

    "Rien n'est réglé à plus long terme, rien n'est fait pour rapprocher les régimes et assurer la justice, et les Français vont payer davantage. Le gouvernement achète, sur le dos des Français, un sursis de trois ou quatre ans, mais ne règle rien. Cette 'réformette' n'est ni efficace, ni juste, ni durable."

    La gauche de la gauche dénonce

    Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé au JT de France 2 que les mesures proposées constitueraient une "série de ponctions" au détriment des salariés.

    "Au-delà de tout, qu'est-ce qui va commencer tout de suite ? Une baisse des salaires, c'est ça qui commence (...) sur la feuille de paie, le salaire baisse. Quand vous prenez sur les salaires, ça réduit la consommation. Quand vous réduisez la consommation, ça réduit l'activité, donc ça réduit mécaniquement l'emploi."

    Le Parti communiste français a pour sa part considéré que Jean-Marc Ayrault se détournait des Français.

     

    "En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à quarante-trois ans d'ici [à] 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite."
  • Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

    Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

    Si Jean-Marc Ayrault et les cadres du Parti socialiste qualifient cette réforme de "responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle", tel n'est pas l'avis de nombreux responsables de l'UMP, qui dénoncent des hausses d'impôt sans réforme structurelle, et de l'aile gauche du PS, qui regrette l'allongement de la durée de cotisation à quarante-trois ans.

    Matignon, mardi 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault, ses ministres et les partenaires sociaux. Photos Réveil FM

    Le projet de réforme des retraites, dévoilé mardi 27 août par Jean-Marc Ayrault, a immédiatement été rejeté à la fois par les syndicats contestataires (CGT, FO) et par le Medef ainsi que par une large partie de la classe politique. Financée par une hausse des cotisations sociales, la réforme prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à quarante-trois années en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015.

    Les partenaires sociaux divisés !

    Matignon, Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires. Photo Réveil FM

    "Sur la pénibilité, il y aura une participation des employeurs avec la volonté de mettre en place le compte à partir du 1er janvier 2015", a annoné Jean-Claude Mailly (FO) après son passage à Matignon.

    Jean-Claude Mailly (FO) à son arrivée à Matignon. Photo Réveil FM


    Jean-Claude Mailly répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

    Du côté de la CGT, Eric Aubin, membre de la direction du syndicat, a affirmé que "la CGT n'a pas été entendue par le gouvernement" et s'est dit "formellement opposé à un transfert des cotisations famille vers l'impôt", alors que le premier ministre a annoncé une prochaine réforme pour que le financement de la branche famille pèse moins sur le coût du travail.

    "Nous avions fait des propositions de réforme de fond avec des mesures de court terme et de long terme mais le premier ministre a balayé d'un revers de main les propositions de la CGT. Plus que jamais la manifestation du 10 septembre est nécessaire pour peser sur les choix et faire en sorte que d'autres choix soient faits."

    Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a estimé pour sa part sur Europe 1 que l'allongement de la durée de cotisation après 2020 "n'est pas un signe d'espoir pour les jeunes". Il s'est dit en revanche satisfait de voir l'augmentation de la cotisation "privilégiée" à une hausse de la CSG, et la création d'un compte pénibilité, "quelque chose que nous demandions".

    "Le premier ministre a pris les chaussons de M. Fillon puisqu'il prolonge ce qu'avait fait M. Fillon en 2003, à une époque où il n'était pas d'accord. Personne ne peut garantir que cette réforme sera la der des ders, ce qui justifie qu'on appelle à mobiliser le 10 septembre."

    A l'inverse, la direction de la CFDT s'est félicitée des "mesures de justice" obtenues :

    "La CFDT prend acte des efforts partagés et mesurés qui sont demandés, et restera vigilante sur la concrétisation des mesures de justice annoncées, et se félicite de la création d'un compte personnel pénibilité, une évolution majeure de notre système de retraite."

    Côté patronal, Pierre Gattaz, président du Medef, a dénoncé dans une interview au Figaro "une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous".

    "A vrai dire, c'est même une non-réforme : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer. Les mesures annoncées ce soir par le premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme. Il est irresponsable aujourd'hui d'augmenter les charges et les contraintes sur les entreprises [alors que] la situation économique de notre pays est grave."

    Enfin, Jean-François Roubaud, président de la CGPME, a affirmé que son organisation "est assez inquiète".

    "On voit peu de réformes, mais une augmentation des prélèvements et une augmentation des dépenses. Une réforme ce n'est pas ça. Ce que je demande, c'est que le premier ministre et le gouvernement s'engagent à une annulation de ces charges supplémentaires."

    PS et gouvernement à la défense

    Michel Sapin , ministre du travail. Photo Réveil FM

    Marisol Touraine, ministre des affaires sociale et santé à Matignon. Photo Réveil FM

    Maryse Lebranchu, ministre de la Réforme d'Etat et de la Décentralisation et fonction publique à Matignon. Photo Réveil FM

    La ministre des affaires sociales, était évidemment la première à défendre le projet de réforme de son gouvernement. Invitée par TF1, la ministre a estimé que, "pour la première fois, une réforme des retraites est aussi synonyme de droits nouveaux, de progrès, de justice sociale".

    "Cette réforme est courageuse parce que nous ne pouvions pas laisser filer les déficits tels qu'ils existent, et qu'ils seront totalement comblés par la réforme que nous engageons. C'est une réforme audacieuse, ambitieuse, parce que, contrairement à ce qui a été fait au cours des dernières réformes, elle s'inscrit dans la durée : nous réfléchissons à l'horizon 2035, 2040, nous ne nous contentons pas de replâtrer les comptes, nous introduisons de véritables transformations du système."

    Le président des députés PS, Bruno Le Roux, a défendu "une réforme globale, juste et progressiste."

    "Cette réforme tranche enfin avec les précédentes par son souci de concevoir un compromis fécond avec les partenaires sociaux. Beaucoup de leurs remarques et de leurs propositions ont été prises en compte et [ont] contribué à l'équilibre général du projet. Le groupe socialiste est totalement solidaire de cette réforme qui correspond point par point à ce que nous défendons. Le gouvernement prouve qu'on peut rénover notre modèle social sans saper ses fondements comme l'a fait l'ancienne majorité de droite."

    La droite réplique fort

    Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, la réforme des retraites est "simplement une hausse de taxes qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés, qui va pénaliser la compétitivité des entreprises, à un moment où le chômage continue d'augmenter".

    Pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général chargé du projet des retraites à l'UMP, "les comptes pour 2020 n'y sont pas".

    "Rien n'est réglé à plus long terme, rien n'est fait pour rapprocher les régimes et assurer la justice, et les Français vont payer davantage. Le gouvernement achète, sur le dos des Français, un sursis de trois ou quatre ans, mais ne règle rien. Cette 'réformette' n'est ni efficace, ni juste, ni durable."

    La gauche de la gauche dénonce

    Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé au JT de France 2 que les mesures proposées constitueraient une "série de ponctions" au détriment des salariés.

    "Au-delà de tout, qu'est-ce qui va commencer tout de suite ? Une baisse des salaires, c'est ça qui commence (...) sur la feuille de paie, le salaire baisse. Quand vous prenez sur les salaires, ça réduit la consommation. Quand vous réduisez la consommation, ça réduit l'activité, donc ça réduit mécaniquement l'emploi."

    Le Parti communiste français a pour sa part considéré que Jean-Marc Ayrault se détournait des Français.

     

    "En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à quarante-trois ans d'ici [à] 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite."
  • Matignon: Retraites, pas de relèvement de la CSG mais une hausse des cotisations

    Matignon: Retraites, pas de relèvement de la CSG mais une hausse des cotisations

    Matignon a annoncé ce soir le contenu de sa réforme des retraites. La hausse des cotisations et l'allongement de la durée de cotisation rapporteront 7,3 milliards d'euros en 2020.

    Après deux jours de négociations avec les organisations patronales et syndicales, Jean-Marc Ayrault dessine les contours de la future réforme des retraites, «juste, équilibrée et structurelle», qui sera présentée au conseil des ministres le 18 septembre prochain. Les principales mesures annoncées doivent rapporter 7,3 milliards d'euros en 2020, ce qui permettrait de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards à cette date.

    • L'allongement de la durée de cotisation

    «Il n'y a pas d'autre solution», a assuré Jean-Marc Ayrault. «Ne pas le faire, ce serait s'exposer soit à une diminution des pensions des actuels comme des futurs retraités, soit à une augmentation insupportable des prélèvements, ce que le gouvernement ne veut pas.» La durée de cotisation sera donc portée à 43 ans en 2035, contre 41,5 années en 2020. L'allongement sera progressif: de 42 ans en 2023, la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein passera à 42 ans et un trimestre en 2026, puis 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032 et enfin 43 ans en 2035. Jean-Marc Ayrault s'est engagé à ce qu'il n'y ait plus d'allongement de la durée de cotisation après 2035.

    Une mesure en demi-teinte, puisque le rapport Moreau avait préconisé un allongement jusqu'à 44 ans pour la génération née en 1989. La CFDT, seul syndicat qui n'était pas radicalement opposé à cette mesure, a eu gain de cause: elle avait prévenu qu'elle serait réfractaire à une augmentation de plus de 43 ans à l'horizon 2035. Le premier ministre a exclu que le mode de calcul des fonctionnaires soit aligné sur celui des agents du privé, arguant que «la durée de cotisation des agents publics est déjà alignée sur celle du privé alors qu'ils partent à la retraite sans apport financier».

     Pas de hausse de la CSG

    Contrairement à ce qui était un temps évoqué, la CSG ne sera en aucun cas augmentée. Si une hausse généralisée était d'ores et déjà exclue, la CGPME évoquait hier un relèvement de la CSG des retraités (6,6% à l'heure actuelle) au niveau de celle des actifs (7,5%). Cette option n'a finalement pas été retenue. «La CSG n'a pas été créée pour financer les retraites», a déclaré le premier ministre, estimant qu'un relèvement «pèserait sur tous les ménages». «Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées, à un faible niveau», a ajouté Jean-Marc Ayrault.

    • Augmentation des cotisations patronales et salariales

    Les cotisations patronales et salariales augmenteront pour financer la réforme. La hausse sera progressive: 0,15 point en 2014, puis 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit 0,3 point au total, du côté des actifs comme des employeurs. Le Medef avait consenti cette hausse en échange d'une baisse du coût du travail qui doit être négociée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, à l'automne.

     Mise en place d'un compte pénibilité

    A partir du 1er janvier 2015, un compte personnel de prévention de la pénibilité financé par les entreprises sera mis en place. Il combinera un financement collectif des entreprises et une cotisation de chaque entreprise en fonction de la pénibilité qui lui est propre. Il pourra servir à financer «la formation pour une reconversion, un temps partiel en fin de carrière» ou permettre à un salarié en situation de pénibilité de partir «plus tôt à la retraite».

    • Des mesures spécifiques pour les femmes et les jeunes

    Comme attendu, la majoration des pensions de 10% pour les parents d'au moins trois enfants va disparaître, jugée plus profitable aux hommes qu'aux femmes étant donné qu'ils bénéficient en moyenne de pensions plus élevées. Elle sera remplacée par un forfait de pension par enfant pour toutes les femmes, à partir du premier enfant. Aucun montant n'a pour l'instant été annoncé.

    Une aide forfaitaire sera également mise en place pour permettre aux jeunes diplômés de racheter leurs années d'études, dans la limite de quatre trimestres. Jean-Marc Ayrault s'est également engagé à mener une réforme «pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail», comme il l'avait promis au Medef. Cette réforme concernera notamment la «branche famille».

    «Cette évolution serait engagée dès 2014, de sorte qu'il n'y ait pas de hausse du coût du travail l'année prochaine.»
  • Souvenirs: Berlin, la porte de Brandebourg symbole de le réunification allemande !

    Souvenirs: Berlin, la porte de Brandebourg symbole de le réunification allemande !

    45 journalistes accrédités à Matignon avaient accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Berlin du 14 au 16 novembre 2012 lors de son premier voyage officiel hors du territoire français. C'est l'Allemagne, la rencontre avec la Chancelière Angela Merkel qui a été au centre de cette visite. Jean-Marc Ayrault maniant à merveille la langue de Goethe n'a pas eu besoin d’interprète. Les journalistes avaient pour quartier général l'ambassade de France situé au 5 Pariser Platz - Berlin, à quelques mètres de la Porte de Brandebourg et en haut de l'avenue Unter den Linden. Le nom de Pariser Platz (« place de Paris ») lui a été donné en 1814, pour célébrer la prise de Paris par les armées coalisées, incluant la Prusse.

    Freddy Mulongo et deux Allemands en tenue américaine et russe de l'époque de la guerre froide, devant la porte de Brandebourg à Berlin. Photo Réveil FM

    Très sympathique les deux Allemands déguisés en soldats Américain et Russe de l'ère guerre froide. Photos Réveil FM

    La porte de Brandebourg est un symbole de l'unité allemande. Plusieurs événements majeurs sont liés au monument. Il a été enrichit au fil de l'historie de l'empire, avant d'être le premier lieu de la chute du mur de Berlin.

    L'édifice a été commandé par le roi Frédérique-Guillaume de Prusse, à la fin du XVIIIème siècle. En 1793, on installa à son sommet une statue de Johann Gottfried Schadow: elle représente la déesse de la victoire, juchée sur un char tiré par quatre chevaux. Mais ce quadrige fut prise en 1806 par Napoléon, qui avait l'intention de l'exposer à Paris. L'œuvre est revenue en Allemagne à la chute du premier empire napoléonien.

    Arrivée des journalistes sur Pariser Platz « place de Paris ». Photos Réveil FM

    La Porte de Brandebourg. Photo Réveil FM

    La salle réservée aux journalistes à l'ambassade de France à Berlin. Photo Réveil FM

    L'ambassade de France est à quelques mètres de la porte de Brandebourg.

    On y ajouta alors un aigle prussien, symbole du pouvoir allemand. Cependant, l'ensemble de la sculpture fut très endommagé pendant la seconde guerre mondiale: elle fut remplacée par une copie en plâtre. Le mur de Berlin plaça l'édifice dans la partie est de la ville, communiste. En 1989, c'est au niveau de la porte que le mur fut détruit. Elle apparaît aujourd'hui sur les pièces de 10, 20 et 50 centimes d'euros allemands en tant qu'emblème de la réunification.

    La porte de Brandebourg (Brandenburger Tor en allemand) se situe à l'entrée ouest de l'ancien Berlin et est un symbole de la ville, mais fut pendant presque trois décennies le symbole de la division de la ville : le monument faisait partie intégrante du mur de Berlin. Elle fut érigée par Carl Gotthard Langhans (1732-1808) pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (1744-1797). Elle fut construite de 1788 à 1791 dans le style néoclassique, en s'inspirant du Propylée de l'Acropole d'Athènes.

    Freddy Mulongo au Bundestag. Photos Réveil FM

    La porte termine l'avenue Unter den Linden et remplace une porte précédente qui y avait été construite en 1734. Elle fait 26 mètres de haut, 65,5 mètres de large et a une profondeur de 11 mètres. Elle comprend cinq passages et deux maisonnettes. Jusqu'à ce que le Kaiser fût déposé, celui-ci était le seul à pouvoir passer avec son véhicule sous le passage central.

    En 1793, elle est couronnée du quadrige de Johann Gottfried Schadow (1764-1850) figurant la déesse de la Victoire sur un char tiré par quatre chevaux. Cette statue a été réalisée en cuivre. En 1806, elle est emportée par Napoléon qui veut l'installer à Paris. Après la chute du Premier Empire, le quadrige retourne à Berlin, où il est restauré et agrémenté d'un nouveau symbole de pouvoir (l'aigle prussien). Le quadrige a retrouvé, après bien des débats, son aigle et sa croix de fer, attributs guerriers dessinés par Karl Friedrich Schinkel à la demande du roi Frédéric-Guillaume III.

    Freddy Mulongo au Bundestag à Berlin. Photos Réveil FM

    Après la Seconde Guerre mondiale, on fit poser une copie en plâtre. En effet, lors de la bataille de Berlin, des soldats allemands s'étaient réfugiés derrière le quadrige d'où ils tiraient et la statue fut gravement endommagée. Seuls deux chevaux échappèrent à l'attaque. Le 21 septembre 1956, le magistrat de la ville de Berlin décida de reconstruire l'unique ancienne porte de la ville encore debout. La rénovation fut terminée le 14 décembre 1957.

    À la partition de la ville, la porte de Brandebourg se situe dans la Zone est. Avec la construction du mur de Berlin, le 13 août 1961, celle-ci se retrouve au milieu du No Man's Land gardé par les soldats de RDA et ne peut donc plus être traversée ni à l'est ni à l'ouest1. Tandis que la vue sur l'édifice à partir de Unter den Linden (secteur Est) n'était entravée par aucun dispositif de sécurité (sauf des barrières), celle à partir du secteur Ouest (Straße des 17. Juni) était gâchée par le mur de béton d'environ 3 mètres de hauteur qui cachait la base du monument aux Berlinois de l'ouest. Lors de leurs venues en visite officielle à Berlin-Ouest, les dirigeants occidentaux (tel que le président Kennedy en juin 1963) avaient pris l'habitude de prononcer régulièrement des discours devant la porte. C'est pourquoi, les autorités de la RDA faisaient alors installer des tentures (souvent des drapeaux de l'État est-allemand ou des étoffes rouges) entre les piliers du monument, afin d'en obstruer la vue aux habitants de Berlin-Est éventuellement trop curieux.

    Napoléon et la Grande Armée défilant sous la Porte de Brandebourg après l'écrasement de la Prusse et de la Saxe aux batailles d'Iéna et d'Auerstaedt en 1806.

    La statuaire symbole de Berlin était initialement orientée vers la ville en signe de Paix dont elle incarne le triomphe. Après l'écrasement de Napoléon(?), la place dénommée le Quarré devint alors Pariser Platz. Le fait qu'Hitler fit tourner le Quadrige vers l'ouest, pour exprimer ses désirs de puissance et de conquête, est une légende toujours tenace. Après la Seconde Guerre mondiale, le quadrige détruit fut refait, mais sans la Croix de fer ni l'Aigle de Prusse, de manière à renouer avec ses intentions pacifiques originelles. Lors de sa dernière restauration, après la réunification allemande, le Quadrige put enfin retrouver ses insignes de la Victoire, et ce en dépit d'une vive polémique.

    Durant la séparation, l'aigle qui trônait au-dessus du quadrige en haut de la porte fut retiré. Il retrouva sa place lors de la réunification.

    Tous les événements importants de l'histoire de Berlin sont liés à la porte de Brandebourg comme symbole de la ville, mais aussi de l'État. Ainsi, c'est sous la pression de plus de 100 000 personnes que vingt-huit ans après sa construction, le mur fut enfin rouvert au niveau de la porte le 22 décembre 1989. La porte de Brandebourg est représentée sur les pièces allemandes de 10, 20 et 50 centimes d'euro comme symbole de l'unité retrouvée.

    Le 3 octobre 2002, la porte de Brandebourg a été enfin dévoilée lors de joyeuses festivités après vingt-deux mois de rénovation. Auparavant, elle avait été longtemps négligée et elle était régulièrement endommagée pendant les festivités du nouvel an où de nombreuses personnes y montaient.

    Façade de l'ambassade actuelle de l'ambassade de France à Berlin. Photos Réveil FM

    En 1860, le prince de la Tour d'Auvergne, alors ambassadeur de France auprès du royaume de Prusse, suggère à l'empereur Napoléon III de se porter acquéreur d'un hôtel situé sur ce qu'il considère être une des plus belles places de Berlin, non loin de la porte de Brandebourg ; le nom de Pariser Platz (« place de Paris ») lui a été donné en 1814, pour célébrer la prise de Paris par les armées coalisées, incluant la Prusse. La vente est conclue en avril. Le palais Beauvryé, construit entre 1735 et 1737, n'est pas vraiment adapté à la présence d'une ambassade, mais devient rapidement le lieu de prédilection du gotha berlinois. Vendu immédiatement après sa construction par Bernhard von Beauvryé (de), il avait été la résidence de plusieurs familles aristocratiques de Berlin. Il est loué par la France dès 1835 qui y installe sa légation.

    Le palais Beauvryé en 1937.

    Après l'implication de l'ambassadeur Benedetti dans l'affaire de la dépêche d'Ems qui conduira à la guerre de 1870, l'immeuble est confié aux Anglais. Le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et désormais l'Allemagne en 1871 lancera les opérations de rénovation. Jusqu'à la fin du xixe siècle, les travaux d'aménagement et de décoration donnent du prestige au lieu. L'hôtel sera ensuite entièrement modernisé (électricité, téléphone…) avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Durant l'entre-deux-guerres, la situation est confuse, en raison du difficile retour de la diplomatie et les émeutes révolutionnaires de 1919-1920. Sous la garde de l'ambassade d'Espagne depuis le début de la guerre, l'édifice retrouve ses fonctions en 1922. La réfection de la façade en 1930 permet une meilleure sécurisation du lieu et lui donne une nouvelle modernité. L'ambassade accueillera de nombreux artistes français de renom.

    L'ambassadeur François-Poncet, qui a largement ouvert les portes de l'ambassade à de nombreuses personnalités allemandes, assiste en 1933 à l'incendie du Reichstag, situé à environ 200 mètres. Après les Accords de Munich du 30 septembre 1938, il demande sa mutation pour Rome car il surestime le rôle de Mussolini. Il est remplacé par Robert Coulondre, qui sera le dernier ambassadeur de France en poste à Berlin jusqu'au transfert du personnel diplomatique depuis l'ambassade de Bonn en 1999, neuf ans après la réunification allemande (exception faite des ambassadeurs de France auprès de la RDA).

    Le palais est détruit dans un bombardement le 2 mai 1945. Le terrain est entièrement débarrassé de ses ruines en 1959. Deux ans plus tard, lors de construction du mur de Berlin, plus de la moitié du site de l'ambassade se retrouve dans le No man's land qui bordait celui-ci à l'est2. Après la réunification de 1990, la France en obtient la restitution et ouvre un concours architectural dès 1995. C'est Christian de Portzamparc qui est lauréat et pose la première pierre le 10 juillet 1998.

    L'ambassade ouvre ses portes en octobre 2002, au lieu même qu'elle occupait soixante ans plus tôt.
  • Syrie: Les enquêteurs de l'ONU visés par des snipers

    Syrie: Les enquêteurs de l'ONU visés par des snipers

    Les experts chargés par l'ONU d'enquêter sur l'éventuel usage d'armes chimiques en Syrie ont été lundi la cible de tireurs embusqués non identifiés, les forçant à rebrousser chemin pour changer de véhicule, a annoncé un porte-parole des Nations unies. Damas accuse les rebelles d'avoir ouvert le feu.

    Le président syrien Bachar al-Assad a qualifié d'«insensées» les accusations occidentales et a prévenu les Etats-Unis que leur projets d'intervention militaire en Syrie étaient voués à l'«échec».

    Angela Kane, l'envoyée spéciale de l'ONU chargée du désarmement, arrivée samedi à Damas, regarde les inspecteurs partir à bord d'un convoi de cinq voitures, escorté des services de sécurité syriens.(Lundi 26 août 2013)

    Les inspecteurs de l'ONU qui se dirigeaient lundi matin vers le site de l'attaque chimique à Damas ont été pris pour cible par des tireurs embusqués. (Lundi 26 août 2013)

    Les enquêteurs de l'ONU se rendaient lundi vers le site de l'attaque chimique présumée imputé au régime syrien près de Damas, dans la région de la Ghouta orientale. L'opposition et les pays occidentaux y accusent l'armée d'avoir tué des centaines de civils dans une attaque à l'arme chimique la semaine dernière.

    Sains et saufs

    «Le premier véhicule de l'équipe d'enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» dans une zone-tampon à l'approche de cette région, a déclaré Martin Nesirky dans un communiqué. Il n'a fait état d'aucun blessé.

    «La voiture n'étant plus utilisable, (les enquêteurs) sont retournés sains et saufs au point de contrôle tenu par le gouvernement», a-t-il précisé, ajoutant que l'équipe retournerait dans la zone «après avoir changé de véhicule». «Toutes les parties doivent coopérer pour que l'équipe puisse mener son important travail», a conclu Martin Nesirky.

    La Suisse propose son aide

    La Suisse est prête à aider l'ONU, si elle en formule la demande, dans l'enquête sur les possibles attaques chimiques en Syrie, selon un communiqué du Département fédéral des Affaires étrangères.

    Le chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter a notamment proposé le concours du laboratoire de Spiez, l'un des 21 laboratoires spécialisés (dans les analyses des substances chimiques) désignés par l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) dans le monde.

    Pour aider l'OIAC, le laboratoire de Spiez lui «fournit gratuitement des bases de données pour l'analyse des substances chimiques et organise régulièrement des cours de formations pour les inspecteurs de l'OIAC», indique le communiqué de Berne. Le ministre suisse des Affaires étrangères a rencontré à La Haye, lors d'une visite de travail, le directeur général de l'OIAC, M. Amhed Üzümcü.

    Assad met Washington en garde

    Le président syrien Bachar al-Assad a qualifié d'«insensées» les accusations occidentales et a prévenu les Etats-Unis que leur projets d'intervention militaire en Syrie étaient voués à l'«échec» dans une interview au quotidien russe Izvestia.

    «Les déclarations faites par des hommes politiques aux Etats-Unis et en Occident sont une insulte au bon sens», a-t-il déclaré. «Les Etats-Unis essuieront un échec comme lors de toutes les guerres précédentes qu'ils ont lancées à commencer par le Vietnam» s'ils décident de mener une opération militaire en Syrie, a-t-il ajouté.

    Option militaire envisagée

    L'avertissement de Bachar al-Assad, intervient au moment où Washington et Londres étudient les options militaires pour répondre à l'attaque chimique présumée. Une option occidentale contre laquelle les deux alliés de Damas, l'Iran et la Russie, ont émis des mises en gardes.

    Le Premier ministre britannique David Cameron a décidé d'écourter ses vacances «en raison de la situation en Syrie» et sera de retour à Downing Street mardi, avant de présider une réunion du Conseil de sécurité nationale, a annoncé lundi un porte-parole.

    La Russie a attiré l'attention des Etats-Unis contre les conséquences d'une possible intervention militaire en Syrie, au cours d'un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry.

    Sergueï Lavrov a insisté sur «les conséquences extrêmement graves d'une possible intervention militaire pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord où des pays comme l'Irak ou la Libye sont toujours déstabilisés». La Russie «est très inquiète» par les récentes déclarations américaines selon lesquelles Washington est prêt à «intervenir» dans le conflit, a-t-il souligné.

    «Très peu de doutes»

    Le régime a attendu quatre jours après l'attaque présumée avant de donner son feu vert à la mission d'experts onusiens qui était déjà sur place pour enquêter sur des allégations sur d'autres attaques présumées dans le pays plus tôt cette année.

    Un responsable américain a affirmé à l'AFP que l'autorisation de Damas arrivait «trop tard pour être crédible, notamment parce que les preuves disponibles ont été largement altérées par les bombardements continus menés par le régime».

    Selon lui, il reste «très peu de doutes» sur l'usage d'armes chimiques, une affirmation soutenue notamment par la France et la Grande-Bretagne. D'intenses consultations à haut niveau ont eu lieu ces derniers jours entre les capitales occidentales pour préparer une «réponse sérieuse», alors que l'armée américaine assurait préparer ses options.

    Lundi, de hauts responsables militaires de pays occidentaux et musulmans entameront une réunion de deux jours en Jordanie pour discuter «des scénarios» possibles après les «dangereux développements» en Syrie, selon Amman. Cette réunion rassemblera entre autres le chef d'état-major inter-armées américain, le général Martin Dempsey.

    Washington a longtemps considéré l'usage d'armes chimiques comme une «ligne rouge». Pour autant, la Maison Blanche a démenti des informations du quotidien britannique Telegraph affirmant que Washington et Londres s'apprêtaient à lancer une action militaire commune «dans les prochains jours».

    De même, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a indiqué qu'une décision en ce sens «n'était pas encore prise». «Il faut proportionner les réactions (...) et cela va être arbitré dans les jours qui viennent», a-t-il dit.

    La Turquie prête à rejoindre une coalition

    La Turquie a également affirmé être prête à rejoindre une coalition internationale dirigée contre la Syrie en réaction à l'attaque, même en l'absence de consensus à l'ONU, a affirmé lundi son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu. «Si une coalition est formée contre la Syrie lors de ce processus, la Turquie en fera partie», a déclaré M. Davutoglu dans un entretien accordé au quotidien Milliyet paru lundi.

    «Après cette inspection, les Nations unies doivent prendre une décision sur des sanctions. Nous avons toujours privilégié une action sous couvert de l'ONU et avec la communauté internationale», a indiqué M. Davutoglu. «Si une telle décision n'est pas prise, d'autres options sont sur la table. Quelque 36 ou 37 pays discutent déjà de ces options», a-t-il poursuivi.

    Résolument hostile au président Bachar al-Assad, la Turquie, qui accueille près de 500'000 réfugiés syriens sur son sol, exhorte depuis mercredi la communauté internationale à agir très fermement contre son régime.

    «Le monde regarde la Syrie»

    Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait déclaré lundi que «chaque heure compte» dans l'enquête des experts. «Le monde regarde la Syrie», a ajouté Ban Ki-moon. Le secrétaire général de l'ONU a souligné une fois de plus que les experts devaient avoir «un accès libre» au site et pouvoir travailler «sans entrave».

     

    «Nous ne pouvons pas laisser impuni ce qui apparaît être un crime grave contre l'humanité», a ajouté le patron de l'ONU, à la fin d'une visite de cinq jours en Corée du Sud, son pays natal.
  • Ayrault sur les retraites : "Pas question de repousser l'âge légal de départ à la retraite" !

    Ayrault sur les retraites : "Pas question de repousser l'âge légal de départ à la retraite" !

    Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.

    Invité du 20 heures de France 2, dimanche 25 août, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait le tour des sujets d'actualité, quelques heures après son discours d'apaisement lors de la clôture de l'université d'été du parti socialiste.

    Les retraites

    Peu de détails sur le dossier tendu de la réforme des retraites. Une chose est sûre, "il n'est pas question de repousser l'âge légal de départ à la retraite", a insisté le premier ministre qui doit s'entretenir sur le sujet, lundi et mardi, avec les représentants de huit syndicats et trois organisations patronales, à tour de rôle. Et ce car "ce serait pénaliser toute une génération, tous ceux qui ont prévu d'aller à la retraite dans les années qui viennent se sentiraient trahis".

    Entre une hausse de la CSG ou des cotisations sociales, en revanche, "rien n'est encore décidé", a affirmé le premier ministre. Des arbitrages définitifs sont attendus dès mercredi ou jeudi. Autant dire un planning ultraresserré, après s'être laissé deux mois pour réfléchir sur les préconisations du rapport Moreau sur les retraites.

    Le chômage

    L'objectif de l'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année? "J'y crois", a lancé M. Ayrault. Le ministre du travail, Michel Sapin, avait également réaffirmé, au cours d'une interview sur RTL-Le Figaro-LCI, dimanche, que la promesse de François Hollande serait tenue.

    Quant à la croissance, elle est bien "de retour", selon le chef du gouvernement. Il s'agit désormais de la "consolider".

    Le budget

    Jean-Marc Ayrault a également insisté sur l'effort que l'Etat va réaliser dans le budget 2014, avec des économies "sans précédent" de 10 milliards d'euros, du "jamais vu", a-t-il assuré. "Il y a des priorités à financer", comme l'éducation, les emplois d'avenir, les contrats de génération, la police ou la gendarmerie, a-t-il énuméré.

    Sur la pression fiscale, "il y aura encore des efforts (en 2014), mais ces efforts vont diminuer", a-t-il tenu à préciser, s'affirmant comme "le premier ministre de la détermination à redresser notre pays. Et nous allons y parvenir."

    Les grandes lignes du budget 2014 seront dévoilées fin septembre. Le gouvernement a déjà prévenu qu'un effort fiscal supplémentaire de six milliards d'euros sera demandé aux Français et que 14 milliards d'économies seront réalisées dans les dépenses publiques.

    Les relations au sein du gouvernement

    Après les tensions de l'été, le premier ministre s'est réaffirmé comme "le chef du gouvernement". "Ce que j'ai bien noté à La Rochelle, c'est que les militants et les sympathisants attendent qu'il n'y ait plus de partitions en solo", a-t-il déclaré.

     

    Avouant qu'il existait des "arbitrages, par exemple sur la réforme pénale", il a martelé qu'il n'y avait "de compétition entre les ministres" ni "deux politiques" au sein de son gouvernement, jouant ainsi de nouveau l'apaisement entre les ministres de la justice, Christiane Taubira, et de l'intérieur, Manuel Valls, qui se sont affrontés tout l'été sur le projet de réforme pénale.